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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:11

La charte des langues

régionales ou minoritaires :

arme de destruction massive

Le 20 décembre 2013

L’annonce par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 13 décembre à Quimper, de la relance du processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires a surpris certains.

C’est oublier que l’Union européenne exerce une pression permanente pour aboutir à une Europe des régions à base technocratique et ethnolinguistique.

Cette charte agissant comme un dissolvant n’a pas surgi par hasard.

Les premières traces d’une reconnaissance internationale du droit ethnolinguistique remontent au XIXe siècle.

Cependant, il faut véritablement attendre le traité de Versailles (1919) pour voir apparaître un programme complet de protection des ethnies et de leurs caractéristiques linguistiques.

Cette affirmation fut rendue possible grâce à l’action de la franc-maçonnerie juive américaine (les « B’nai B’rith », « les fils de l’Alliance »), sous la forme d’un « mémorandum », en liaison avec le président Wilson, le président de la Cour suprême des États-Unis (Louis Brandeis) et Léo Motzkin, secrétaire général du « Comité des délégations juives » à Versailles, comme le relate la thèse de Nathan Feinberg en 1929.

Dans les années qui suivirent, les pangermanistes, dirigés par Ewald Amende en liaison avec Léo Motzkin 1, élaborèrent un ensemble de mesures dans le cadre de la SDN afin de renforcer les directives issues de cette collaboration.

La Seconde Guerre mondiale balaya toutes ces structures, qui ne reprirent forme qu’après 1945.

En effet, à l’initiative du Breton Joseph Martray, un congrès en faveur des groupes ethniques est organisé en avril 1949 à Paris, avec le soutien d’Écossais, de Frisons, de Catalans et la présence d’un jeune sous-secrétaire d’État, François Mitterrand.

Il aboutit à la création, en novembre 1949, de « L’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes » (UFCE) qui, dans les années 1950, est phagocyté, financé et placé sous l’influence de l’Allemagne.

Les statuts de cet institut précisent la volonté d’établir une constitution fédérale pour l’Europe, autorisant l’autonomie des groupes ethniques.

C’est de cette matrice réunissant de nombreux juristes allemands, autrichiens et de la province germanophone du Haut-Adige italien qu’un véritable corps de doctrine en faveur des groupes ethniques est élaboré et voit le jour en 1967.

Avec l’appui de la Paneurope, le programme réunissant toute une batterie de mesures ethnolinguistiques est soumis en 1984, en 1988 et en 1993 (en particulier avec Siegbert Alber (Discours [PDF]), président de la Paneurope Allemagne) aux instances européennes.

C’est un échec à chaque fois en raison de l’ampleur du projet.

Pour réussir à imposer un ordre ethnique en Europe, la Charte des langues régionales est traitée à part dès 1988. Détachée du corps de doctrine, elle est promue par un groupe de travail comprenant entre autres un rapporteur, l’avocat allemand Herbert Kohn (Discours [PDF 18,8 Mo]) membre du comité juridique de l’UFCE, et le président du groupe de travail, le juriste autrichien Theodor Veiter (Discours [PDF 14,4 Mo]).

Cette préparation permit l’élaboration de la résolution 192 (1988) [PDF 14,9 Mo], prélude à la Charte européenne des langues régionales, présentée lors du congrès de l’UFCE à Anvers en octobre 1988.

Le secrétaire général de l’UFCE, Armin Nickelsen, ne se priva pas dans deux lettres [PDF] pour nous confirmer le rôle des différents protagonistes dans la promotion de ce texte.

Proclamant la reconnaissance et l’emploi des langues minoritaires dans tous les domaines comme l’éducation, les médias, les services administratifs, le renforcement des échanges transfrontaliers (par exemple entre le Roussillon et la Catalogne, principe idéal pour les eurorégions…), cette charte s’associe à la montée en puissance des régions se détachant de l’autorité de l’État.

Il va de soi que les populations extra-européennes, au nom de la non-discrimination, exigeront les mêmes droits linguistiques dans les zones où elles sont à forte majorité (Roubaix, le 93…).

Les Kosovo risquent de se multiplier.

Malheur aux populations ne parlant pas ou mal la langue promue par les autorités régionales ! Les discriminations en tout genre vont pulluler et la France va peu à peu se disloquer.

Pour les dirigeants apatrides de l’Union européenne, c’est exactement le but recherché.

PS : Pour plus d’informations, lire notre livre « Minorités et régionalismes ».

  1. Ewald Amende, Die Nationalitäten in der Staaten Europas, Vienne-Leipzig, Éditions Wilhelm Braumüller, 1931, p. 9

http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/la-charte-des-langues-regionales-ou-minoritaires-arme-de-destruction-massive,44879?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7317f097f4-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7317f097f4-30403221

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:03

Quand l’électorat musulman de François Hollande se rebiffe…

Eli Veugnol

Ecrivain

La cuisine politicienne transpire trop dans l’auberge espagnole de la pensée socialiste, et les musulmans se font moins dupes.

Tout avait pourtant bien commencé : quelques effets de manche sur la diversité, quelques moulinets sur la France apaisée, et François Hollande se mettait l’électorat musulman dans la poche.

En mai 2012, deux millions de citoyens votaient ainsi à 93 % pour sa petite personne.

Le rêve de la fondation Terra Nova réalisé, de voir le PS capter l’électeur d’origine africaine en lieu et place de l’ouvrier.

Pourtant, à y regarder de plus près, qu’avait promis le candidat aux musulmans ? Bof, pas grand-chose.

Et que leur a-t-il donné depuis dix-huit mois ? Des lois sociétales.

D’abord, l’IVG anonyme pour les mineures, parce que c’est vrai, avorter, pour une gamine de 13 ans, c’est comme se faire enlever les dents de sagesse, tandis que vous, parents, jamais il ne vous viendrait à l’idée de soutenir votre fille dans l’épreuve.

Ensuite, la loi Taubira, avec la remise en cause de la filiation biologique.

Puis, pendant l’été, l’autorisation de la recherche sur les embryons.

Demain, la loi famille, saison II de la loi Taubira, et après-demain, sans doute, une large brèche dans l’interdit de l’euthanasie.

Alors là, un doute me traverse : le citoyen musulman aurait-il voté pour ça ? Forcément, obéir aux injonctions des lobbies libéraux-libertaires d’une part, et se poser en héraut de la communauté musulmane de l’autre, ça oblige à un petit grand écart.

Et notre bon Président a beau être souple comme une anguille, la déchirure périnéale le guette.

Le bon musulman de la rue, lui, commence à se demander s’il ne s’est pas fait pigeonner…

La Manif pour tous a favorisé cette prise de conscience.

Derrière les figures de proue, tel Camel Bechikh de Fils de France, nombreux anonymes se sont levés.

Ainsi de Dalila Safouane, qui élève seule ses trois adolescents, et sait désormais ce qu’elle doit à François Hollande : membre du collectif des Mères Veilleuses, elle était traitée au moins de juin de connasse et de facho (sic) par un homme plein de panache, et menacée au couteau sur la grand-place de Lille.

Le parquet, qui s’était d’abord voulu clément, s’est ravisé, et l’agresseur a finalement écopé le 17 décembre de trois mois de prison avec sursis, et 500 euros d’amende pour violence avec arme.

Toutes ces lois sociétales, pourtant, demeuraient encore lointaines pour une grande partie de la communauté, certains les considérant même comme affaires de Français de souche, bien secondaires à la loi divine.

Mais les choses changent, car l’État a probablement commis la faute de trop : toucher à leurs enfants, par l’introduction dès l’école primaire, voire la crèche, de l’idéologie du genre, cette « déconstruction 1 de la complémentarité des sexes » portée par une ministre qui laisse à beaucoup un petit arrière-goût de trahison : Najat Vallaud-Belkacem.

Des imams évoquent maintenant cette doctrine destructrice à la mosquée, des voix fortes la fustigent, comme celle de Farida Belghoul, qui cofondait il y a trente ans SOS Racisme avec Julien Dray, Harlem Désir et consorts…

Beaucoup de musulmans commencent ainsi à se sentir dépossédés par une Éducation nationale devenue inquiétante, et on le comprend quand on lit les mots orwelliens de Vincent Peillon : « L’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen [...] C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère, dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. »

Sur ce sujet, on ne trouve d’ailleurs pas l’épaisseur d’une feuille de papier bible entre les grandes religions, mais également avec bon nombre d’agnostiques ou d’athées estimant que l’école doit enseigner, et les parents éduquer.

Au fond, c’est moins la guerre des religions qui couve en France que l’alliance des religions et des philosophies contre une République non plus laïque, mais déicide.

Tâchant peut-être de rattraper l’électorat musulman par la manche, Matignon n’a pas hésité à publier sur son site un rapport promettant une officialisation du multiculturalisme en France.

Mais la cuisine politicienne transpire trop dans l’auberge espagnole de la pensée socialiste, et les musulmans se font moins dupes. Malika Sorel-Sutter, membre du Haut Conseil à l’intégration, a ainsi été la plus virulente avec le texte, dénonçant une rupture pleinement assumée avec l’héritage du peuple français, et la police de la pensée l’accompagnant.

Quant à Farida Belghoul, elle n’a aujourd’hui pas de mots assez durs pour critiquer la posture antiraciste, qui a enfermé toute une partie de la population dans une position de victime, compliquant d’autant sa bonne intégration.

Gageons qu’on n’y prendra pas les musulmans deux fois.

  1. Déconstruction = novlangue, synonyme de destruction.

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/eliveugnol/quand-lelectorat-musulman-de-francois-hollande-se-rebiffe,44883?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7317f097f4-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7317f097f4-30403221

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:54

La gastronomie, vecteur d'influence :


le décryptage de Thierry Marx

Ce samedi 14 décembre 2013, sous les lambris de l'hôtel Matignon, le Premier ministre a remis en petit comité les insignes de chevalier de la Légion d'honneur au Chef cuisinier Thierry Marx. Jean-Marc Ayrault a tout particulièrement salué l'exemplarité de son parcours professionnel et son rôle dans la prédominance de la cuisine française sur la scène internationale.

Une belle cérémonie qui nous a tous émus, car les qualités de courage, ténacité et fidélité qu'incarne Thierry Marx étaient au rendez-vous !

Les fêtes de fin d'année sont l'occasion de réfléchir au rôle que jouent la gastronomie française et plus généralement les arts de la table dans le rayonnement de la France à l'international.

À ce titre, Thierry Marx est l'interlocuteur idoine.

Issu d'un milieu modeste, il est aujourd'hui l'un des Chefs français les plus en vogue, à la tête notamment des restaurants de ce grand hôtel parisien qu'est le Mandarin Oriental.

Dans l'entretien qu'il m'a accordé, Thierry Marx met en relief la dimension influence de la gastronomie, paramètre-clé qu'avait parfaitement su utiliser ce diplomate hors normes que fut Talleyrand.

Homme aussi attachant qu'atypique, Thierry Marx nous invite à explorer toutes les ressources du soft power qu'offre l'art culinaire.

Figure de proue de la cuisine moléculaire, il rappelle que l'on doit sans relâche conjuguer tradition et innovation.

Ancien parachutiste, spécialiste des arts martiaux, qu'il pratique à haut niveau, Thierry Marx séduit par son discours simple et humain, qui révèle un homme calme, déterminé, d'une culture qui n'a d'égale que sa force intérieure.

Bonne lecture, Joyeux Noël et bonne année 2014 à tous !

Bruno Racouchot
COMES COMMUNICATION
tel : +33 (0)1 47 09 36 99 / mob : +33 (0)6 10 84 3
5 15


courriel : bruno@comes-communication.com
site : www.comes-communication.com
et www.www.communicationetinfluen
ce.fr

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:50

DÉMOCRATIE

L’Union européenne refuse d’intégrer les Parlements nationaux à la gouvernance économique

on 19 décembre 2013 at 18:42

Ce soir j’aimerais revenir rapidement sur la conférence interparlementaire pour la gouvernance économique économique et financière.

Fin octobre, j’ai publié sur un article consacré à la dernière conférence de Vilnius à laquelle participaient plusieurs parlementaires français, notamment Christophe Caresche et Philippe Marini, particulièrement investis sur le sujet.


Tous deux militent pour une participation accrue des Parlements nationaux dans la gouvernance économique européenne.


Pour l’instant, les règles budgétaires sont négociées et validées par les ministres de l’économie et par les eurodéputés. Les parlementaires nationaux se retrouvent en situation de travailler des budgets conformes au droit européen.

Malheureusement, les deux parlementaires français étaient revenus déçus de Vilnius et nous avez rapporté que les avancées étaient largement bloquées par des eurodéputés avares de partager leur prérogatives avec leurs homologues nationaux.

De fait, le compromis final n’avait pu être trouvé à Vilnius que sous la forme d’une simple contribution, adoptée « aux forceps » et « mise au voix de façon expéditive » par une Présidence lituanienne apparemment « excédée par la remise en cause du travail fourni ».
La contribution exprimait le souhait de voir démarrer un processus de Vilnius avec l’adoption du règlement lors de la prochaine conférence qui se tiendra en février à Bruxelle
s.

La semaine dernière, Monsieur Marini m’a informée que le « processus de Vilnius » semblait aux arrêts.
La vidéo de l’entretien devrait être publiée très prochainement et sera disponible sur cette pag
e.

L’occasion pour moi de revenir sur une excellente étude l’institut Jacques Delors intitulée « La nouvelle la conférence interparlementaire pour la gouvernance économique économique et financière« .
Celle-ci, rédigée par Valentin Kreilinger, vient notamment nous informer sur les forces politiques européennes venues réduire progressivement le rôle des Parlements nationaux dans l’Union économique et monétaire en construction
.

Il faut savoir que la conférence interparlementaire pour la gouvernance économique économique et financière est une possibilité offerte par les Traités. Celle-ci a cependant été mise sur le devant de la scène par le fameux Pacte budgétaire, via un article (n°13) initié par les parlementaires français.

L’étude de Valentin Kreilinger nous apprend que la rédaction de cet article 13 a été peu à peu vidé de sa substance eu fur et à mesure des négociations de rédaction du Pacte budgétaire. Selon l’auteur, « les responsabilités assignées aux parlements nationaux ont été progressivement réduites » (page 11).

[Si] le rapport de juin 2012 d’Herman Van Rompuy a lancé l’idée d’une « prise de décision [interparlementaire] conjointe ». Le rapport provisoire du président d’octobre 2012 a atténué le niveau d’ambition ; il a abandonné l’idée d’une « prise de décision conjointe » pour appeler à un simple accroissement du « niveau de coopération entre les parlements nationaux et le Parlement européen ». Son rapport final du 5 décembre 2012 octroie un rôle central au Parlement européen dans la légitimité démocratique et l’obligation de rendre des comptes; les parlement nationaux sont, quant à eux, relégués au second plan.

Selon l’étude, ces modifications sont dues à l’opposition du Parlement européen et de la Commission européenne.

Dans un rapport de novembre 2012, le Parlement européen adoptait un rapport dans lequel la possibilité de créer un organe parlementaire mixte est présentée comme quelque chose d’« à la fois inefficace et illégitime ».

La suite http://www.contrelacour.fr/ue-refus-parlements-nationaux-gouvernance-economique/

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:49

Les évêques intoxiqués à l’“européisme” ?

POSTED ON 19 DÉCEMBRE 2013 BY VINI GANIMARA IN EGLISE EN FRANCE, EN UNE,EPISCOPATS LOCAUX, OSSERVATORE VATICANO

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Le détail a échappé aux observateurs de l’assemblée de Lourdes de l’automne 2013. Est-ce volontaire, ou parce que l’événement, il faut bien le dire, n’intéresse personne ?

En tout cas, renouant avec les grandes heures du siècle précédent, les princes qui nous gouvernent avaient invité, lors de leur dernier meeting, une dénommée Sylvie Goulard. Sans donner une prime à la célébrité, avouons notre ignorance. En ces temps de politiquement correct et d’alignement consensuel, en guise de préalable prudent, affirmons notre absence de préjugé contre cette personne, certainement fort respectable.

Cependant, depuis un précédent célèbre, celui de M. Jacques Delors, il convient d’étudier la chose avec quelque acribie.

Qui donc est cette Mme Goulard ? À quel titre a-t-elle été invitée à Lourdes.

D’abord c’est une tête bien pleine: Sciences Po-ENA, haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, chercheur au Centre de recherches en sciences sociales à l’international (CERI), bref, le parcours classique des têtes d’œuf surdiplômées qui, aujourd’hui, constituent l’aristocratie républicaine et européenne.

Jusque-là, rien à dire. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es. Qui Mme Goulard fréquente-t-elle ou a-t-elle fréquenté ?

Il y a, entre autres, Jean-François Copé et Mario Monti, avec qui elle a corédigé des livres. Bien plus curieux, député européen, inscrite au ALDE (groupe libéral), avec qui, je vous le donne en mille, a-t-elle fondé un intergroupe de défense de l’idée européenne. Daniel Cohn-Bendit ! Vous avez bien lu, Dany le Rouge lui-même, le magicien à la braguette magique, agitateur notoire et apparatchik encensé par le système. Asinus asinum fricat, disaient les Anciens. Le temps manque pour creuser les autres fréquentations de cette dame, mais il y a déjà de quoi s’inquiéter.

Mais il y a pire. Qui, en dehors des excellences épiscopales, a prêté attention aux propos de cette dame, disponibles aisément sur internet ? Pour ne pas lasser, citons en passant : « L’UE… une réalisation exceptionnelle », « sans équivalent » « projet magnifique », qu’elle appelle les évêques à soutenir, avec « cette ardeur à abolir les barrières » contre « la tentation nationale » qui habitait les pères fondateurs. À cet encensement, est jointe, bien entendu, la dénonciation des « peurs identitaires », de la « tentation du repli », du « sursaut national xénophobe », et un appel « à faire honte à ceux qui veulent se protéger ».

Alors, que Mme Goulard soit une européiste convaincu, pourquoi pas ? Que nos évêques aient envie d’entendre le point de vue des instances européennes, ou d’un porte-parole bien placé, pour éclairer leurs réflexions, c’est encore possible. Mais que cette propagandiste fanatique de la religion européenne aux louches fréquentations prêche dans cette assemblée, sans que cet auditoire ne puisse et, surtout ne désire, entendre un autre son de cloche, n’émette la moindre critique, laisse pantois.

Pour terminer, une petite note de cruauté, nécessaire. Rappelons-nous qu’en 1974, au congrès de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Georges Marchais, secrétaire général du PCF, était accueilli par 35 000 jeunes au chant de L’Internationale, en présence de 44 évêques, dont Mgr Marty, cardinal-archevêque de Paris. En 1979, une enquête révélait que 66 % des évêques de France partageaient les analyses marxistes. Dix ans plus tard, tombait le Mur de Berlin…

En vertu de ce précédent, les fièvres européistes de l’épiscopat français annoncent-elles les dernières heures de « l’Union [soviétique] Européenne » (Vladimir Boukovsy) ?

Si c’est vrai, tant mieux! Mais dix ans, mon Dieu que c’est long !

La panique des européistes, venus supplier les évêques à Lourdes, annonce peut-être une réduction des délais. Loué soit Dieu !

Source : http://www.riposte-catholique.fr/osservatore-vaticano/les-eveques-intoxiques-a-leuropeisme

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:43

Inauguration des locaux de TV Libertés

Depuis près de deux ans, un projet que l’on aurait légitimement pu qualifier d’osé a été entrepris : créer une chaîne de télévision patriotique et libérée du politiquement correct.

Les initiateurs de ce projet, réunis autour de Philippe Milliau, ont pris acte de l’évolution technologique rendant possible la diffusion d’une chaîne de télévision : tout foyer disposant d’une connexion Internet aura la possibilité de recevoir cette chaîne, par le biais d’un ordinateur ou d’un smartphone, mais aussi via les télévisions connectées à Internet par le Wifi.

Une équipe prestigieuse a été réunie par Philippe Milliau. On y retrouve pêle-mêle des personnalités comme Jean-Yves Le Gallou, Bernard Lugan, Philippe Conrad, Yvan Blot, Robert Ménard, Martial Bild, Arnaud Soyez, Jean-Baptiste Giraud, Anne Brassié et bien d’autres.

Les locaux de TV Libertés, situés à proximité de Paris dans le Val-de-Marne, viennent d’être inaugurés et présentés aux soutiens du projet. Voici les premières photos des locaux, fournies par un correspondant de Nouvelles de France :

La salle de rédaction

Un des studios de TV Libertés

La régie d’un des studios

Le démarrage de la chaîne est prévu pour janvier 2014.

Christina Tasin a publié un résumé de la présentation du jeudi 12 décembre sur son blog.

Vous pouvez vous aussi soutenir le projet en envoyant vos dons (déductibles d’impôt à hauteur de 66% du montant du don) en envoyant vos chèques à l’ordre de l’ASNA, à TV Libertés BP 400-35 94271 Le Kremlin Bicêtre (contact mail : tvlibertes@gmail.com).

Inauguration des locaux de TV Libertés

Depuis près de deux ans, un projet que l’on aurait légitimement pu qualifier d’osé a été entrepris : créer une chaîne de télévision patriotique et libérée du politiquement correct.

Les initiateurs de ce projet, réunis autour de Philippe Milliau, ont pris acte de l’évolution technologique rendant possible la diffusion d’une chaîne de télévision : tout foyer disposant d’une connexion Internet aura la possibilité de recevoir cette chaîne, par le biais d’un ordinateur ou d’un smartphone, mais aussi via les télévisions connectées à Internet par le Wifi.

Une équipe prestigieuse a été réunie par Philippe Milliau. On y retrouve pêle-mêle des personnalités comme Jean-Yves Le Gallou, Bernard Lugan, Philippe Conrad, Yvan Blot, Robert Ménard, Martial Bild, Arnaud Soyez, Jean-Baptiste Giraud, Anne Brassié et bien d’autres.

Les locaux de TV Libertés, situés à proximité de Paris dans le Val-de-Marne, viennent d’être inaugurés et présentés aux soutiens du projet. Voici les premières photos des locaux, fournies par un correspondant deNouvelles de France :

La salle de rédaction

Un des studios de TV Libertés

La régie d’un des studios

Le démarrage de la chaîne est prévu pour janvier 2014.

Christina Tasin a publié un résumé de la présentation du jeudi 12 décembre sur son blog.

Vous pouvez vous aussi soutenir le projet en envoyant vos dons (déductibles d’impôt à hauteur de 66% du montant du don) en envoyant vos chèques à l’ordre de l’ASNA, à TV Libertés BP 400-35 94271 Le Kremlin Bicêtre (contact mail : tvlibertes@gmail.com).

Par contre :

le 17 décembre 2013 dans Médias

Ainsi peut-on voir la liste de 200 titres qui bénéficient de ces aides publiques.

En tête du classement, Le Monde et Le Figaro sont les mieux dotés avec respectivement 18,6 et 18,2 millions d’euros. Viennent ensuite le quotidien régional Ouest-France (11,9 millions),La Croix (10,7 millions), le titre du groupe Le Monde Télérama (10,3 millions), Libération (10 millions), Aujourd’hui en France (9,3 millions), Le Nouvel Observateur (9,3 millions) L’Express (7,2 millions) et Télé 7 jours (6,9 millions).

Les « pure player », titres exclusivement sur internet, restent en bas du classement, comme Slate.fr qui est, par exemple, 194ème avec 166 524 euros d’aides.

Selon le ministère de la Culture, ces aides sont calculées en fonction du nombre d’exemplaires diffusés afin de « mettre en lien les volumes d’aides en euros avec le nombre de tirages de chaque titre ».

Elles sont aussi bien directes, indirectes (aides postales) ou encore aux tiers (SNCF…).

La Cour des comptes a vivement critiqué le montant de ces aides depuis que celles-ci ont doublé en 2008.

La Cour des comptes estime que le plan d’aide déployé entre 2009 et 2011, qui peut être estimé à 5 milliards d’euros, a été « peu efficace » et entraîne inévitablement une inquiétante situation de « dépendance » pour le secteur.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:21

Suite à une plainte, la crèche est retirée…

ils n’arrêteront que lorsqu’ils auront islamisé la France

Posted On 18 déc 2013

By : Jean-Patrick Grumberg

Mais par contre, il faut montrer tolérance et respect envers leur religion, leur culture, leurs traditions, leurs burqa, et son interdiction est une atteinte à leur liberté de conscience, de religion.

L’Algérie et le Maroc en France, c’est maintenant, sans attendre son officialisation par la mise en place du rapport sur la suppression de l’intégration du premier ministre Ayrault.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

- See more at: http://www.dreuz.info/2013/12/suite-a-la-plainte-dun-client-la-creche-est-retiree-ils-narreteront-que-lorsquils-auront-totalement-islamise-la-france/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29#sthash.atTKgjfQ.dpuf

  1. nani

    18 heures

    que pouvez vous me dire au sujet du soufisme que certains disent qu’il prône le respect des autres religions , tolérance. si quelqu’un peut m’en dire plus! merci!

    répondre

  2. lauraRépondu :

    15 heures

    Il est vrai que les soufistes sont plus tolérants que les autres musulmans. Je pense par exemple aux disciples du poète persan Mevlana en Turquie ( que les derviches tourneurs honorent tous les ans à Konya).

    Seulement, il faut savoir qu’ils sont très minoritaires et considérés comme des hérétiques. D’ailleurs, je ne suis pas sûre que cette tolérance des soufistes ait subsisté dans la Turquie islamiste d’aujourd’hui ( Mes souvenirs remontent au débbr des années 90). Je suis retournée en Turquie il y 6 ans et j’ai été consternée par sa ré islamisation et par le fossé grandissant entre les kémalistes désormais écartés du pouvoir et le peuple partisan de Erdogan.

    Ce sont deux mondes qui vivent séparés, un peu comme les français de souche et les immigrés musulmans en France.

    répondre

  3. abbé arbezRépondu :

    2 heures

    les soufis ont toujours été honnis par l’islam officiel.
    ce sont des musulmans mais qui ont un peu édulcoré la dureté de la tradition coranique par des emprunts au judaïsme et au christianisme, ils ont ajouté de la spiritualité d’origine judéo-chrétienne, ce qui attire vers cet islam les Occidentaux qui ne connaissent pas leurs propres traditions

    répondre

  4. Zorglub

    18 heures

    C’est pas compliqué. Puisque nous, les souchiens, nous ne nous décidons pas à défendre nos chapelles, le combat est d’ores et déjà perdu.

    répondre

  5. Prince Valium

    18 heures

    Souchiens certes mais dans la bouche de cette jeune femme j’ai cru comprendre sous-chiens à l’époque et je devais pas être loin de la vérité….ce qui en dit long sur leur motivation.
    En parlant d’Islam, je me dis en regardant les chiffres de la délinquance que les principales victimes de la loi coranique seront les mêmes qui la prônent mais ne se l’appliquent pas….j’entends trafics divers, vols, viols, violences (sur concubine entre autres) et j’en passe et des pires…ah mais oui, suis -je bête, mes arguments ne sont pas valides, on ne classe pas la délinquance par religion—-
    A suiv
    re

    répondre

  6. mzzchzzl

    L’histoire ne dit pas qui a déposé plainte : musulman blessé ou complice de l’islamisation galopante (au hasard, un militant d’extrême gauche) ?

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:46

A La Une » Immigration : 60 000€ par an et par mineur isolé étranger en Ille-et-Vilaine

Jean-Louis Tourenne, président (PS) du conseil général d'Ille-et-Vilaine : il a fait de son département l'un des plus attractif de France pour l'accueil des jeunes immigrés

Immigration : 60 000€ par an et par mineur isolé étranger en Ille-et-Vilaine

Publié par : redacbzhinfo 19 décembre 2013 dans A La Une, Economie 1 commentaire

19/12/2013 – 06H00 Rennes (Breizh-info.com) – Les jeunes mineurs immigrés coûteraient aux contribuables bretons 50 000 à 60 000 euros par an et par personne soit un budget d’environ 30 millions d’euros par an pour 4 des 5 départements bretons (coût pour 550 mineurs isolés recensés auquel il faut rajouter environ 5 millions d’euros pour la centaine de mineurs étrangers isolés en Loire-Atlantique).

Jusqu’en juin dernier, date de la signature du protocole entre l’État et les départements sur le« dispositif national de mise à l’abri, d’évaluation et d’orientation des mineurs isolés étrangers », l’Ille-et-Vilaine était, après Paris et la Seine St Denis, le troisième département français en terme d’accueil de cette population (450 mineurs isolés étrangers).

Il s’agit majoritairement de garçons, âgés de 15 à 16 ans, originaires d’Afrique (un continent où la démographie explose de façon exponentielle) ou d’Asie centrale, voire d’Europe de l’Est.

Au début des années 2000, ils n’étaient que 5 en Ille-et-Vilaine, pour un coût de 200 000 euros par an : aujourd’hui, le conseil général alloue plus de 12 % de son budget dédié à l’enfance pour 450 individus (15 millions d’euros par an sur les 120 Millions consacrés à l’enfance), avec notamment les objectifs ci-dessous définis par la commission égalité des chances, citoyenneté et démocratie participative (composition ici) :

Tout jeune, déclaré mineur par décision de justice, est pris en charge jusqu’à sa majorité par les services de Protection de l’enfance du Conseil général.

En Ille-et-Vilaine, le jeune entré dans ce dispositif en tant que mineur et atteignant la majorité peut en outre bénéficier d’une protection « jeune majeur », au titre de l’Accueil Provisoire Jeune Majeur (APJM).

Cette prise en charge supplémentaire, qui permet de l’accompagner vers l’autonomie, peut, sous certaines conditions, se poursuivre jusqu’à ses 21 ans.

— Le jeune est informé de la procédure qui le concerne.

— Le Conseil général lui trouve un toit, l’habille, le loge et le nourrit.

— Il lui propose un bilan médical : le jeune bénéficie de la couverture maladie universelle (CMU).

— Il l’aide à comprendre la législation concernant le droit d’asile et la procédure d’accès au titre de séjour.

— Il propose au jeune qui le souhaiterait de faire valoir ses droits à l’aide juridictionnelle en cas de recours dans le cadre de procédures administrative ou judiciaire.

— Il évalue son projet et les besoins pour le réaliser dès lors qu’il lui est confié.

— Il a parfois recours à un service spécifique de traduction.

Le département d’Ille-et-Vilaine comptant au total, selon le dernier recensement Insee, 256 398 jeunes de moins de 19 ans, ce serait tout simplement 13 milliards d’euros (soit 13 années de budget du département) qui devraient être débloqués, si chaque jeune du département, de nationalité française, bénéficiait des mêmes aides, au nom de l’égalité des chances.

Jean-Louis Tourenne, président (PS) du conseil général d’Ille-et-Vilaine, qui a fait de ce département l’un des plus attractif pour les immigrés, avait été un des premiers à se féliciter de la réforme introduite en juin et qui permet depuis une plus « juste » répartition de l’accueil des Mineurs Isolés Etrangers entre les départements.
Cette réforme, voulue et mise en place par le Parti socialiste, consiste en réalité à obliger, dans un devoir « d’équité » chaque département à accueillir son pourcentage de mineurs isolés immigrés, à hauteur du pourcentage de la population âgée de moins de 19 ans du département
.

Aujourd’hui néanmoins, l’immigration des jeunes mineurs et les demandes d’aides explosent et il semble peu probable que le conseil général d’Ille-et-Vilaine à large majorité de gauche, 17e département le plus endetté en France en 2010, renonce à sa politique d’accueil, d’intégration, et de financement des immigrés, au nom d’une égalité des chances, qui ne semble profiter au final qu’à une infime minorité de jeunes étrangers, au détriment des jeunes Bretons (15 millions d’euros, c’est ce que coûte la construction d’un collège par exemple) et des contribuables (les impôts locaux ont augmenté en moyenne de 13,08 % en 2010).

Jean-Louis Tourenne peut également compter sur ses amis du Parti Socialiste qui semblent se réjouir, mais aussi justifier l’explosion de cette immigration incontrôlée financée par le contribuable et notamment sur Pierre Maille (PS), président du Conseil Général du Finistère qui déclare dans le Télégramme de ce jour :

« Dans le Finistère, dans les années à venir, il faudra compter avec un flux continu de 150 jeunes ».

Même son de cloche du côté Claudy Lebreton, président (PS) du conseil général des Côtes-d’Armor : « Ce ne sont pas des délinquants, mais des jeunes qui quittent leur pays en espérant venir gagner de l’argent pour l’expédier à leur famille, nous devons d’autant plus les accueillir que nous avons un devoir par rapport à des territoires dont, par le passé, nous avons exploité les richesses. ».

Des discours et des dépenses qui apparaissent avant tout idéologiques, en total décalage avec la crise économique, sociale qui frappe la Bretagne et les Bretons aujourd’hui.

En total décalage également avec les derniers rapports de l’INSEE sur la pauvreté en Bretagne, ou encore les conditions de vie des jeunes actifs.

Au sein de l’opposition, qui peine à se démarquer et à peser sur la scène politique bretonne, certaines personnes siégeant au conseil général d’Ille-et-Vilaine ne mâchent pas leurs mots : « C’est difficile de travailler et d’avancer dans ces conditions : les socialistes contrôlent tout de façon souvent très éloignée de l’image que je me faisais de la démocratie lorsque j’ai commencé la politique.

Vivement que cela change », déclare l’assistante d’un conseiller général soucieuse de préserver son anonymat. « Vous parlez là du cas particulier des Mineurs Isolés Etrangers. Ce n’est qu’une partie immergée de l’iceberg des aides sociales et de l’immigration. Si les gens savaient, il y aurait du changement » poursuit-elle.

L’année 2014 permettra sans doute d’y voir plus clair. À suivre…


Source : [cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origin
e.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:43

Le Point.fr - Publié le 19/12/2013 à 06:18

La légende selon laquelle notre pays serait un exemple mondial est sévèrement remise en cause par un

rapport rédigé par le think tank GenerationLibre.

Par GASPARD KOENIG

À la une du Point.fr

On ne connaît généralement que le premier couplet de La Marseillaise, et c'est heureux.

Les paroles de notre hymne national furent composées par un petit officier ambitieux lors d'une nuit d'ivresse, plaisamment décrite par Zweig dans Les très riches heures de l'humanité.

Elles ne brillent ni par leur finesse, ni par leur esprit de modération.

Pourtant, vers la fin, deux vers se détachent, que les écoliers pourraient apprendre avec davantage de profit que "l'étendard sanglant" et autres délires morbides :

Liberté, liberté chérie

Combats avec tes défenseurs !

Liberté chérie, voilà une belle amante ! Mais qui sont tes défenseurs aujourd'hui ?

Pas les intellectuels, qui, dans leur écrasante majorité, continuent à faire vivre l'utopie socialiste, comme l'a justement dénoncé Jean-François Revel dans La grande parade, dont je cite pour le plaisir cette phrase délicieuse : "L'intelligentsia de gauche, c'est la bonne conscience plus la subvention."

Pas les politiques, qui, de l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les partis de gouvernement, se sont érigés en tuteurs des Français, s'acharnant à faire prospérer l'État providence à coup de dépenses publiques et l'État nounou sur la mélodie du paternalisme.

L'argument de la liberté a disparu du débat public.

Pas l'administration, qui prend un malin plaisir à mettre en place le cauchemar de Tocqueville : "Un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule."

Le pays aux 365 fromages est devenu celui des 400 000 règles.

Pas les syndicats, de patrons comme d'employés, ni les groupements spontanés d'entrepreneurs, qui pataugent dans le corporatisme. Quelle tristesse que les Pigeons, par exemple, aient refusé de transformer leur (juste) revendication sur la taxation des plus-values en un discours politique sur la liberté d'entreprendre !

Depuis quand cette folie de tout vouloir contrôler ?

Pourtant, la France fit sa fortune, de la fin du second Empire à la Seconde Guerre mondiale, sur un libéralisme assumé à la fois dans les pratiques et dans les discours.

Nous sommes les héritiers de Turgot, de Constant, de Jean-Baptiste Say, de Frédéric Bastiat.

L'Occident entier, comme le rappelle l'historien britannique Niall Ferguson dans Civilization, s'est construit sur la compétition, les droits de propriété, la société de consommation et l'éthique du travail - des principes si efficaces qu'ils sont aujourd'hui repris dans l'ensemble des pays émergents.

D'où vient que nous leur tournions le dos avec un tel mépris ? Pourquoi avons-nous tant peur de laisser les zones de flou, de risque, d'expérimentation, que la liberté implique ? Depuis quand cette folie de tout vouloir contrôler : les capitaux, les hommes, les mots ?

Nous avons plus que jamais besoin de combattants de la liberté, à l'heure où le gouvernement nous impose sa morale puritaine, sa vision archaïque de la planification, sa puissance d'extorsion légale.

La nouvelle expression à la mode chez nos ministres, "faire société", en plus d'être grammaticalement discutable et stylistiquement navrante, est intellectuellement terrifiante.

Nous n'avons pas besoin de vous, chers gouvernants, pour nous intégrer dans une vision holiste décidée par des commissions d'experts ; nous avons besoin de vous pour garantir nos libertés fondamentales, que vous connaissez si mal, et que cette chronique aura pour ambition de défendre.

J'exagère ? Je dramatise ? Jetez un coup d'oeil sur les classements internationaux, simplement du point de vue des libertés individuelles.

Democracy Index : France, 28e dans la catégorie des "démocraties imparfaites". Press Freedom Index : France, 37e, entre le Ghana et le Salvador. Index of Economic Freedom : France, 62e, entre la Thaïlande et le Rwanda. Pas très brillant pour le pays des Lumières.

Autre chiffre glaçant et moins connu : la France détient la quatrième place des pays les plus condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme pour violation de son article 10 protégeant la liberté d'expression - juste derrière la Turquie, l'Autriche et la Russie...

Le moindre propos un peu tranchant peut valoir des poursuites

La liberté d'expression ! vous étonnez-vous. Je partageais votre scepticisme.

C'est pourquoi le think tank que je préside, GenerationLibre, a entrepris un rapport complet sur le sujet, que vous pourrez retrouver sur le site du Point.

Aurélien Portuese, brillant juriste, a parcouru notre corpus juridique pour mieux comprendre cette étrange statistique. Il a passé en revue toutes les limites apportées à la liberté d'expression, depuis sa sacralisation dans la loi sur la presse de 1881.

La conclusion est sans appel. De la loi Pleven ("anti-discrimination") aux lois mémorielles, du délit d'"outrage à une personne chargée de service publique" à celui d'"opinions contraires à la décence", le législateur, plein de bonnes intentions et d'ignorance, a élaboré depuis quarante ans l'un des cadres les plus restrictifs des pays développés.

La multiplication des procédures de diffamation, où la charge de la preuve est inversée, reflète l'extrême judiciarisation du débat public. Le moindre propos un peu tranchant peut aujourd'hui valoir de multiples poursuites.

Et ce n'est pas fini : en février dernier, la sénatrice EELV Esther Benbassa a proposé de former un groupe de réflexion pour "faciliter la répression des propos sur les réseaux sociaux"...

Ici comme ailleurs, une société saine devrait pouvoir assumer les excès, les provocations, les confrontations, au risque sinon de laisser se rétablir une définition officielle de la vérité et de la morale.

D'ailleurs, les premières lignes de ce papier tombent probablement sous le coup de la loi de 2003 qui a introduit dans le Code pénal l'article 433-5-1, inventant le délit d'"outrage public à l'hymne national", passible de six mois d'emprisonnement.

Allez, procureur, chiche ?http://www.lepoint.fr/html/media/pdf/synthese-liberte-expression.pdf

Une synthèse précise et plus courte de ce rapport est également disponible. Cliquez ici pour la consulter.

Source et publication: http://www.lepoint.fr/economie/exclusif-et-si-la-france-n-etait-plus-le-pays-des-libertes-19-12-2013-1771863_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20131219

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:33

Calendrier 2014 :

les soutanes à l’honneur !

Le 19 décembre 2013

Ces derniers temps, sur les calendriers, c’étaient les seins qui avaient la cote.

À présent, ce serait plutôt les saints...

Vous le savez, depuis quelques années, les calendriers « de charme » sont de rigueur.

Exit les paysages ultra-kitsch à l’herbe trop verte et au ciel trop bleu ; adieu les paniers en osier de mémère dans lesquels se serrent dix chiots et autant de chatons ; disparu l’improbable colibri sur sa branche de cerisier en fleurs.

La mode est aux fesses et aux pectoraux huilés.

Les sportifs, les pompiers, les étudiants de grandes écoles, les parents d’élèves, les sages-femmes : tout le monde y va de son strip-tease artisanal.

Toujours, d’ailleurs, pour financer une bonne cause.

On attendait celui de la maison de retraite de Marmande ou de Bécon-les-Bruyères, où des pensionnaires auraient pris la pose en string afin d’acheter un lot d’alèzes supplémentaire.

C’est un autre calendrier dont Le Figaro, L’Express, Midi libre, Le Parisien, Marie-Claire, Cosmopolitan et tutti quanti nous annoncent la parution (avec une similitude de titres, qui sent sa dépêche AFP que, sur un coup de flemme, on a copié-collé) : « Le calendrier des prêtres les plus sexy… »

C’est quoi, cette fable ? Ben, une fable, justement.

Car évidemment, ces prêtres anonymes, qu’un photographe vénitien dit avoir rencontrés au hasard de ses promenades dans les rues du Vatican, ne pourraient pas poser plus décemment qu’ils ne l’ont fait.

Ils sont même boutonnés jusqu’en haut. Avec un col romain.

Alors pourquoi suggérer lourdement, dans la suite de l’article – comme le font ces journaux –, une parenté avec Les Dieux du stade ?

Parce que, nous dit-on, ces prêtres sont jeunes et beaux. Et qu’il faut croire que la vue d’un homme jeune et beau en soutane est aussi renversante, pour le quidam moyen, que celle d’un joueur de rugby en tenue d’Adam.

Pour avoir accepté tant de renoncements, ne faut-il donc pas y avoir nécessairement été forcé par un pied-bot, un bec-de-lièvre, un crâne chauve, un teint grêlé ou un troisième œil au milieu du front ?

Dans la rubrique des commentaires s’amoncellent des « regrets » d’internautes féminins ponctués de smileys égrillards.

Comme si une génération qui se drague sur Twitter et se largue sur Facebook déplorait d’un coup d’avoir laissé filer vers le ciel des hommes capables de s’engager pour l’éternité.

Ces derniers temps, sur les calendriers, c’étaient les seins qui avaient la cote. À présent, ce serait plutôt les saints…

http://calendarioromano.org/

Par

Gabrielle Cluzel

Ecrivain, journaliste

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/calendrier-2014-les-soutanes-lhonneur,44890?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7a23a45e74-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7a23a45e74-30403221

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