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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 18:16

Souhaitons le succès de la Marche pour la vie !

Posted: 13 Jan 2014 04:35 AM PST

Ce dimanche, pour la première fois, je participerai à la Marche pour la vie.

Personnellement je suis défavorable à l'interdiction de l'avortement, pour moi le débat ne peut pas se réduire à une approche binaire, et puis il suffirait de prendre l'avion ou le train pour un autre pays pour pouvoir le pratiquer.

Mais je n'accepte pas non plus la banalisation de cet acte qu'encouragent tous les gouvernements depuis longtemps, avorter ce n'est pas traiter une tumeur.

200.000 avortements par an, cela doit nous interroger.

Pour ma part, je considère que l'Etat devrait tout faire pour diminuer le nombre d'avortements, mais sans jamais user de moyens coercitifs (par exemple en rétablissant l'entretien préalable prévu par la loi Veil mais supprimé par Martine Aubry, en proposant un questionnaire pour comprendre les motivations et adapter les politiques publiques, etc.).

Mais d'ailleurs, la Marche pour la vie ne lutte pas exclusivement pour l'interdiction de l'IVG mais aussi contre sa banalisation, de ce fait un grand nombre de personnes peuvent s'y retrouver !

Par ailleurs cette manifestation s'oppose aussi à l'euthanasie, que veut favoriser et étendre le gouvernement, un argument supplémentaire pour y aller.

Enfin, dans le projet de loi qui sera examiné dès le lendemain à l'Assemblée nationale, il est prévu un "délit d'entrave à l'IVG" concernant "toute information donnée à une femme enceinte qui n'évoque pas la possibilité d'avorter".

Un site internet qui déconseille l'avortement pourrait donc être mis hors la loi !

Une telle décision constituerait un précédent dangereux qui ne doit pas manquer d'alerter tous ceux qui défendent la liberté d'expression.

Raison de plus pour aller dimanche à la Marche pour la vie.

Autrement, mon interview sur le bitcoin sur ITespresso.it.

> Suivez ma revue de presse économique et mon actu sur Facebook ou Twitter

Phil
ippe Herlin

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 10:38

Charles Sicre

Lettre ouverte à l'attention de monsieur Valls et de Hollande, Garants de la République et de l'ordre public

Messieurs,

La Démocratie, au delà de ce qui constitue, en quelques sortes,une Démocratie absolue - le vote du peuple sur les choix à prendre -, c'est l'art de régler par la parole ce que l'Homme est enclin à régler par
la force.

Il s'agit donc d'une bagarre intellectuelle qui n'a pour armes que l'argument.

Ainsi, si une enfant noir se fait frapper par un enfant blanc, en vertu de sa couleur (donc par pur racisme), démocratiquement, les parents du petit noir n'ont pas d'autre choix que d'aller rencontrer les parents blanc afin de faire cesser celà.


Cet exemple est purement théorique car, heureusement, nos démocrties ont intauré tout un système qui permet d'autres possibilités qui sont le cadre juridique...


Ceci dit, en Démocratie, la réaction normale devrait être, malgré tout, de faire cette démarche, avant que d'en appeler à une autorité quelle qu'elle soit.


Je mise que, dans un pays évolué, 95% des parents blanc, racistes, réagiraient dans ce cas là avec bon sens. Pour les insencés; il reste toujours l'autre voie.


Donc, el agissant comme vous, il faut que vous sachiez que la conséquence est de tuer de façon directe la démocratie.

En effet, censurer le spectacle d'un homme qui dit des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord et, même, que vous trouvez ignobles, c'est faire disparaître les deux seules solutions démocratiques de solutionner le problème que vous dénoncez.Il n'y a pas d'échange argumentatif, il n'y a plus de recours aux structures démocratiques qui encadrent la démocratie.

Vous la rendez illusoire, impopulaire, inutile, inéficace, et vous ne laissez d'autre choix que la révolte, la violence, la clandestinité, la victimisation, la force à ceux auxquels vous ne pourrez plus vous opposer que par ces mêmes moyens.


Il s'agit d'un choix qu'il vous faut comprendre, assumer, présenter aux Français.
Sachez qu'en prenant cette direction, vous n'aurez plus d'autre possibilité que de détruire physiquement vos adversaires car ils ne pourront plus être dans le procéssus raisonable de la démocratie, à cause de vou
s.

La question n'est donc pas, ici, de savoir qui a raison ou qui a tort, mais bien de savoir comment règler ces différents.

Vous n'êtes pas un démocrate, monsieur Valls, vous n'êtes pas un démocrate, monsieur Hollande, vous n'êtes pas des républicains, tous deux!


Pas démocrates, car vous n'en respectez pas ce fondement essentiel qui est le dialogue argumenté, raisonnable, et vous n'êtes pas des républicains car,la République est ce cadre où s'organise l'autorité qui assure la démocratie instutitionnellement.

En passant au dessus, vous vous placez en dessous; C'est la voie choisie, sciemment (au moins) par d'autres: Hitler, Staline, Lénine, Mao; pour prendre les plus violents, mais aussi tous les dictateurs, monarques absolus...

« La politique n'étant qu'un enchaînement de conséquences, toute vérité isolée devient un mensonge dans l'ordre soci
al. »


de J. Fiévée

« Les hommes qui prennent de grands risques doivent s'attendre à en supporter souvent les lourdes conséquen
ces. »


de Nelson Mandela

Avec toute ma relative considération!

Charles Sicre https://www.facebo
ok.com/

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 10:23

Par MARC FAYAD

À la une du Point.fr

De tout temps, les rois, empereurs, présidents ont su se servir de leur toute-puissance afin de charmer la gent féminine.

Une sorte de coutume masculine perpétuée sans relâche par les présidents français, à commencer par le premier président de la République.

Narcissique et avide de pouvoir, Napoléon III ne s'est pas privé d'utiliser sa position forte pour séduire. Entre les bonnes samaritaines Madame Gordon et Miss Howard qui lui financèrent ses coups d'État ratés et les nombreuses courtisanes, il n'a pas chômé.

Sa relation la plus célèbre reste celle qu'il a entretenue avec "La Castiglione". Considérée comme l'une des plus belles femmes de l'époque, Virginia Oldoïni était de 28 ans sa cadette, mais par pur plaisir du pouvoir et de la manipulation politique (enjeu avec l'unification de l'Italie), elle avait accepté de devenir sa maîtresse.

Sous la Ve République, les relations extraconjugales des présidents sont ancrées dans un véritable mode de vie.

Alors que l'affaire Markovic en 1968 salissait le nom Georges Pompidou en l'impliquant dans des soirées échangistes et autres partouzes, son successeur Valéry Giscard d'Estaing se vante encore aujourd'hui de son pouvoir de séduction.

Il écrit notamment dans l'un de ses livres "Nathalie, la belle et superbe Nathalie, y mettait la même ardeur et y ajoutait à certains moments, un mystérieux besoin de soumission.

Sa peau est tiède, sous la laine, et extraordinairement douce, presque fragile. Nathalie réagit par un frémissement défensif à l'envahissement de mes lèvres."

Il assume son statut de Don Juan jusqu'au bout, puisqu'il prétendra même avoir eu une liaison avec Lady Diana qui ne semblait rien lui refuser.

En 1974, au cours de son mandat, le Canard enchaîné révèle sa présence sur les lieux d'un accident en présence d'une actrice célèbre à son bras, ou encore de sa relation avec la photographe Marie-Laure de Decker.

"5 minutes douche comprise"

Outre sa relation avec l'historienne et conservatrice Anne Pingeot de qui il eut une fille, Mazarine, François Mitterrand a cumulé les liaisons avec les journalistes et autres personnalités mondaines.

Si certaines ont le statut de rumeur invérifiable, d'autres ont été révélées au grand jour comme ses ébats avec la chanteuse Dalida et la journaliste suédoise Christina Forsne.

Mais le véritable Casanova de l'Élysée n'est autre que Jacques Chirac.

Lorsqu'il devient président en 1995, sa réputation n'est plus à faire. On peut dire qu'avec lui, "les femmes, ça galopait" pour citer Bernadette.

Son ex-chauffeur, qui l'a accompagné voir de nombreuses députées, conseillères et autres politiciennes, disait de lui que l'affaire était pliée en "5 minutes douche comprise".

Parmi ses liaisons, on retrouve la journaliste de l'AFP Élisabeth Friederich, ou encore l'ancienne ministre de la Santé Michèle Barzach.

L'Élysée, un bordel présidentiel

Mais côté légende, nul ne dépassera Félix Faure. Président de 1895 à 1899, Faure fait défiler ses maîtresses et autres filles de joie pour soulager ses désirs sexuels.

Sa mort est très certainement la plus célèbre de l'histoire de France puisqu'il meurt dans les bras de sa maîtresse Marguerite Steinheil, juste après le coït.

La rumeur populaire raconte même que la fellation prodiguée par cette dernière provoqua l'orgasme fatal, ce qui lui valut le surnom de "pompe funèbre".

Félix Faure fut naturellement sujet à de nombreuses moqueries comme celle attribuée à Clemenceau : "Il voulait être César, il ne fut que Pompée."

Source et publication : http://www.lepoint.fr/histoire/les-maitresses-des-presidents-12-01-2014-1779417_1615.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20140113

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 10:18

Le 13 janvier 2014

Christophe Servan

Gestionnaire de fonds d’investissement

Jusqu’où faudra-t-il rogner sur les principes fondateurs de la démocratie – égalité entre les citoyens, liberté d’opinion, présomption d’innocence, non-rétroactivité de la loi… – pour satisfaire aux exigences de la lutte contre l’antisémitisme ?

Nous ne nous attarderons pas sur la question de l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité (accord de Londres 1945 et loi du 26 décembre 1964), crimes dont la définition n’a cessé de s’étoffer et le champ d’application de s’étendre, y compris de manière rétroactive (jurisprudence Klaus Barbie du 26 janvier 1984).

Mais comment ne pas mentionner la loi Gayssot (13 juillet 1990), loi de factoanticonstitutionnelle depuis la décision du Conseil constitutionnel d’invalider la loi sur le génocide arménien (28 février 2012) mais toujours en vigueur au motif que personne aujourd’hui n’ose poser la question prioritaire de constitutionnalité (QCP) spécifiquement sur ce texte 1 ?

Et comment, aussi, ne pas mentionner la reconnaissance de la responsabilité de la France pour les crimes commis durant l’Occupation (16 juillet 1995), prenant ainsi le contre-pied d’une doctrine constante et pleinement justifiée, reconnaissance dont le seul but – peu de Français le savent – était de préparer les conditions juridiques au décret du 13 juillet 2000 (Jospin) instituant l’indemnisation des orphelins de victimes de persécutions antisémites, décret éminemment discriminatoire puisqu’il excluait les orphelins des déportés non juifs ?

Comment, aussi, ne pas mentionner la loi du 3 février 2003 visant à aggraver les peines punissant les infractions à caractère raciste, antisémite ou xénophobe, loi qui pour la première fois introduit pour des faits objectivement identiques une hiérarchie entre les victimes selon une intention appréciée de manière forcément subjective ?

La censure contre Dieudonné décidée au terme d’une parodie de justice s’inscrit dans le droit fil de cette surenchère.

L’antisémitisme recule-t-il pour autant ? À en croire les premiers intéressés, non ! C’est même tout le contraire. Mais ce qu’ils feignent d’ignorer, c’est que l’antisémitisme change de nature plus vite encore. Finkielkraut disait que l’antisionisme est un « proxy » pour l’antisémitisme.

C’était vrai lors de la première intifada (1987), ce n’est plus vrai aujourd’hui. L’antisémitisme d’un Dieudonné ou d’un Soral est dirigé exclusivement contre ceux qui sous le prétexte de la lutte contre l’antisémitisme empilent les unes sur les autres les entraves à la liberté d’opinion, qu’ils soient juifs ou non.

Ainsi, lorsque Dieudonné tourne la Shoah en dérision, il ne vise pas les victimes de la Shoah, mais ceux qui l’instrumentalisent pour encadrer la liberté d’opinion. Comme si l’antisémitisme était arrivé au terme de son évolution, il se nourrit désormais de la lutte exercée contre lui.

Engagés dans un combat dont ils ne saisissent pas la vraie nature, des matamores irresponsables (Manuel Valls, Christophe Barbier) veulent punir encore davantage. Ils parlent de pédagogie intensive et de censure tous azimuts.

Si on les laisse faire, au train où vont les choses, nous allons tout droit vers des camps de rééducation et la fermeture de l’Internet.

  1. Dans un arrêt du 7 mai 2010, la Cour de cassation avait dénié le droit au magazine Rivarol de poser la QCP au motif « qu’elle ne présentait pas un caractère sérieux ».

Source : http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/dieudonne-la-fuite-en-avant-dun-pouvoir-sous-influence,47198?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=6bb59c062b-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-6bb59c062b-30403221

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:59

La désintégration programmée de la nation

11 janvier 2014, 14:28 Auteur : Jean Monneret

Par Jean Monneret ), historien.

« Rome se fit tant de nouveaux citoyens, par brigue ou par raison, qu’à peine pouvait-elle se reconnaître elle-même parmi tant d’étrangers qu’elle avait naturalisés. »

Bossuet.

Discours sur l’Histoire Universelle.

Un certain rapport officiel sur l’immigration et l’intégration a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines.

Il s’agit d’un texte en cinq volumes publié sur le site du Premier ministre, lequel avait approuvé la composition des commissions désignées pour le rédiger.

Ce texte a soulevé une légitime indignation.

Légitime, car bien des Français ont découvert avec surprise et colère que nos politiques envisagent de démanteler la chère (autant que dispendieuse) république égalitaire, sociale et laïque dans laquelle ils croient vivre.

Colère légitime mais pourtant bien tardive. En matière d’immigration, les initiés et les renseignés savent en effet depuis belle lurette que les propositions des cinq groupes de travail précités ont constitué l’orientation de base de notre classe politique (droite et gauche confondues) durant les 30 années écoulées.

Qu’y a-t-il donc dans ce quintuple rapport ?

D’abord il y est question de remplacer l’intégration des nouveaux venus par l’inclusion. Ne parlons pas d’assimilation car, pour nos hiérarques et leurs idéologues de service, c’est devenu un gros mot.

Bien sûr certains objecteront qu’il ne faut pas dramatiser, que cela relève du folklore sémantique et qu’il vaut mieux en rire.

Ce serait négliger le côté orwellien de ces exercices jargonneux, qui font souvent froid dans le dos.

Ce serait oublier aussi que des actes précis et des décisions extrêmes y correspondent déjà.

Les politiques qui ont chassé Louis XIV des programmes d’histoire et qui veulent que, désormais, les petits Français étudient les royaumes africains, n’ont pas attendu le rapport dont nous parlons ; ils ne jouent pas. Ils agissent, ils tranchent. Et cette décision date du quinquennat précédent.

Indiquer comme le fait le quintuple rapport que « l’héritage légué par les migrants fait partie de l’identité française » a de quoi heurter. Affirmer que la France doit « assumer sa dimension arabo-orientale(sic) » est aussi ridicule qu’inquiétant.

Car ces formules sont aussi imprécises qu’absurdes : on peut apprécier le couscous, les maqrouds et la lecture d’Ibn Khaldoun, sans pour autant avoir envie d’assouplir l’interdiction du voile à l’école. (Or c’est une des recommandations du texte.)

Asservir les femmes, ou laisser des imams diriger nos cités par délégation n’a jamais fait partie de la dimension franco-occidentale de notre pays. La France est depuis des siècles une terre de liberté.

Voilà la dimension qu’il convient d’assumer. Or, réclamer, comme le rapport, la création d’un délit de harcèlement racial pourrait mener aux pires abus. Ce ne serait pas l’instauration du terrorisme intellectuel,- il ne se porte déjà que trop bien-, ce serait la possibilité d’une véritable tchéka de la pensée unique qui se dessinerait.

Sur tous ces points, d’excellents commentaires ont déjà été publiés dans une partie de la presse. Je reprendrai ici le jugement de Mme Malika Sorel-Sutter, qui me semble les résumer tous : « Pour moi, il s’agit de déraciner le peuple français. »

Ajoutons-y quelques commentaires malicieux et amusants, car, aujourd’hui les occasions de rire se raréfient : Gilles-William Goldnagel estime que la gauche est prise « une nouvelle fois en flagrant délire ». François d’Orcival rappelle que le rapport invite à « faire France », (expression biscornue calquée sur : « faire chic »), pour évoquer l’accueil des étrangers et la transformation multiculturelle du pays.

Ce que l’éditorialiste propose en fait de traduire par : « défaire la France ».

La réaction du président Hollande à la publication de ce rapport fut qu’il ne correspondait pas à l’orientation du gouvernement. Ce qui reste à prouver. Il y a tout lieu de craindre, au contraire, que la règle soit ; y penser toujours, n’en parler jamais, selon un précédent fameux.

Pour ma part, je souhaiterais attirer l’attention sur une partie moins remarquée de ce rapport.

Le texte-feuille de route conseille de créer un musée des migrations. Tout naturellement il suggère qu’il soit installé à l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde, où fut signé en 1848 le décret de l’abolition de l’esclavage. (Le Figaro 12/12/2013)*

Or, ce projet a précisément toute une histoire. Fleuron du patrimoine national, il avait été prévu vers 2010 de le vendre et de le transformer en hôtel de luxe.

Après la réaction hostile d’un certain nombre d’intellectuels et d’historiens, d’aucuns suggérèrent d’y installer un musée de l’esclavage et de la colonisation.

Vouloir y joindre un musée des migrations en dit long sur la conception « historique » de certains idéologues.

Avec eux, l’histoire de France va se muer en une longue histoire de l’esclavage (crime contre l’humanité) auquel risque fort d’être assimilée la colonisation. Il n’est que de regarder dans le journal Le Monde de janvier 2011 la composition du groupe pétitionnaire réclamant la transformation de l’Hôtel de la Marine. La mouvance coloniale y est abondamment représentée.

On devine que, placées dans ce voisinage, les migrations et l’immigration seront,- c’est clair comme de l’eau de roche-, systématiquement présentées sous un double aspect, marquées dès l’origine par le racisme et le rejet de l’autre ; elles devront aboutir à la transformation en profondeur de ce pays « réactionnaire et dominateur » qu’est la France. Plus tard, réconcilié avec ses identités multiples (sic) et en quelque sorte régénéré et ramené des abîmes, notre pays sera un havre de paix, où s’épanouiront les divers peuples qui le composent, en un cosmopolitisme frais et joyeux.

Certes, les actuels désordres économiques obligent nos gouvernants à mettre en sommeil le projet de musée. Ceci n’a rien de définitif.

Le moment venu et pour peu que les rapports de force politique le favorisent, on le verra réapparaître car la réécriture de l’Histoire est inhérente à l’immigrationnisme et indispensable au communautarisme.

Que le ciel nous préserve de ces utopies totalitaires ! Elles ont toutes chances de nous mener directement à la guerre civile plutôt qu’aux lendemains radieux et chantants qu’annoncerait cette bizarrerie culturelle.

Denis Tillinac a malheureusement raison de voir dans ce rapport l’amorce d’un suicide collectif à base de nihilisme.

Jean Monneret, 10/01/2014

_______

*Eric Zemmour a fait remarquer, en plaisantant, qu’on y avait aussi décidé d’exécuter Louis XVI. Il suggère qu’on pourrait donc y créer un musée de la monarchie.

Source et publication: http://www.enquete-debat.fr/archives/la-desintegration-programmee-de-la-nation-37855

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 13:10

Mgr de Kerimel : « La Marche pour la vie est une cause juste »

POSTED ON 11 JANVIER 2014 BY MAXIMILIEN BERNARD

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Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne et responsable du groupe de travail sur « le phénomène social de l’avortement » au sein de la Conférence des évêques de France, fait partie du comité de soutien de la Marche pour la vie qui se tiendra à Paris le 19 janvier (14h30 à Denfert-Rochereau). Il répond à l’hebdomadaire Famille chrétienne :

« Pour quelles raisons avez-vous rejoint cette année le comité de soutien de la Marche pour la vie ?

Cette manifestation est nécessaire. La Marche pour la vie est une cause juste. Il faut bien sûr tout faire pour, qu’en France, il n’y ait plus un seul avortement.

Un projet de loi, visant à faire disparaître du code de la santé publique la notion de détresse liée à cet acte, va bientôt être examiné à l’Assemblée nationale. Y a-t-il urgence à se mobiliser ?

Ce projet est la preuve d’une idéologie de plus en plus déconnectée de la réalité : supprimer la notion de détresse revient à nier la réalité de ce que vivent bon nombre de femmes qui avortent.

La question de l’avortement touche au fondement de la société, à la personne humaine, au sens de la vie. Interrogeons-nous : comment cela se fait-il qu’un enfant à naître devienne un gêneur ?

Les pouvoirs publics doivent prendre conscience qu’on ne peut favoriser les libertés individuelles en s’appuyant sur une vision étriquée de la personne.

Comment l’Église peut-elle agir ?

Nous devons trouver l’attitude juste, évangélique, afin d’aider les femmes en situation de détresse sans les faire culpabiliser, et les hommes, afin qu’ils assument leurs responsabilités.

Il nous faut aussi travailler à l’éducation des jeunes.

Dans les diocèses, des initiatives existent, mais pas suffisamment.

L’avortement est un acte de désespérance.

Nous, Église catholique, devons être témoin de l’espérance, et proclamer l’évangile de la vie, cette bonne nouvelle qu’est la beauté de l’amour humain, de la sexualité, de la famille ! »

Source : http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/mgr-de-kerimel-la-marche-pour-la-vie-est-une-cause-juste

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 13:05

Une église vient à nouveau d'être profanée, à Paris !

Blasphèmes, exhibitionnisme, vols, vandalisme, irrespect, profanations vis-à-vis des lieux de culte et vis-à-vis des chrétiens, deviennent monnaie courante : église Sainte Odile, église de la Madeleine, cathédrale Notre-Dame de Paris…

Nous demandons à Monsieur Valls, ministre de l'Intérieur chargé des cultes, de faire cesser et de sanctionner ces faits, de nature à troubler l'ordre public.

A cet effet, merci de signer la pétition : http://citizengo.org/fr/2259-faites-cessez-et-sanctionnez-les-profanations

Sur un autre sujet, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur chargé des cultes vient d'écrire, le 6 janvier 2013, aux préfets et préfets de police :

« La lutte contre le racisme et l'antisémitisme est une préoccupation essentielle du Gouvernement et exige une action énergique. Il y a lieu de faire preuve de la plus grande vigilance lorsque sont susceptibles d'être prononcés des propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée. »

Nous lui demandons de bien vouloir appliquer ce qu'il vient d'écrire ; merci de nous aider et signer : http://citizengo.org/fr/2259-faites-cessez-et-sanctionnez-les-profanations

La laïcité n'est pas un principe anti-chrétien mais un principe de liberté absolue.

Aussi, nous demandons à monsieur Valls d'être « énergique » et de sanctionner ces faits, de nature à troubler l'ordre public et de faire respecter les droits de tout citoyen (article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen).

Aidez-nous en signant et en diffusant cette pétition : http://citizengo.org/fr/2259-faites-cessez-et-sanctionnez-les-profanations

Fraternellement

Sébastien

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:29

Ecrit le 12 jan 2014 à 8:03 par Eric Martin dans Nos brèves

Chaque jour, JSS News livre en pâture des dizaines de «nazillons» coupables de quenelles pour ruiner leur vie

« Dans la traque aux nazillons, il n’y aura pas de pause jusqu’à ce qu’ils soient tous identifiés.

Nous avons une liste de 1 500 prioritaires, mais les 8 500 autres seront aussi identifiés » a prévenu samedi 11 janvier sur Canal + Jonathan-Simon Sellem, le fondateur franco-israélien du site sioniste JSS News, qui livre en pâture chaque jour les noms et parfois les coordonnées de dizaines de personnes coupables de quenelles (exemples récents ici et ).

L’objectif ? « Marquer, sur le web, donc pour toujours, les noms des responsables de cette haine ».

Dans une lettre ouverte adressée il y a quelques jours à Dieudonné, Jonathan-Simon Sellem se réjouit que « des dizaines de personnes ont été sanctionnées pour (son) salut nazi déguisé. Au moins 32 ‘quenelliers’ ont été licenciés. Et il y en aura d’autres dans les prochains jours », prévoit-il.

Dans l’ensemble, les commentateurs applaudissent.

L’un d’entre eux, « moache », est plus dubitatif sur les méthodes de JSS News : « Il n’y a qu’à espérer qu’aucun climat insurrectionnel, et qu’aucun acte anti-juif ne naisse de cette situation pourrie.

des pauvres types jetés en pâture sur Internet ne pète un plomb et aille se cogner « du juif » pour se venger d’un site israélien qui a cherché à ruiner sa vie… pour un bras d’honneur… »

Source: http://www.ndf.fr/nos-breves/12-01-2014/chaque-jour-jss-news-livre-en-pature-des-dizaines-de-nazillons-coupables-de-quenelles-pour-ruiner-leur-vie

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:15

Dimanche 12 janvier 2014

Républicains, vous avez dit républicains ?

La plupart des partis politiques se prétendent républicains et les élites médiatiques leur accordent volontiers ce qualificatif.

Mais sont-ils vraiment républicains ?

C’est quoi, être républicain ? Selon la définition des dictionnaires en usage, c’est être « partisan d’un régime politique dans lequel le peuple exerce la souveraineté directement ou par l’intermédiaire de délégués élus. ».

donc, être républicain pour un élu de la Nation, c’est logiquement respecter le mandat que lui a conféré le peuple. Bien !…

Mais alors, cette définition n’est plus légitime pour nos partis se déclarant républicains puisque nos politiciens, UMP et PS en tête, suivis de peu par l’UDI et les Verts, n’ont-ils pas passé outre la décision du peuple qui avait voté « NON » au projet de Constitution européenne en 2005, pour ensuite ratifier, sans référendum et sans mandat du peuple, le Traité de Lisbonne en 2007 ?

Traité, qui n’est que la copie conforme du projet rejeté par les Français...

Rappelons que le parlement européen exerce trois pouvoirs fondamentaux : le pouvoir législatif, le pouvoir budgétaire et le contrôle politique des institutions européennes.

Cette entité supranationale, fédéraliste et centralisatrice, résulte d’une association de nations qui lui a délégué tous les pouvoirs de décisions.

Une sorte de république européenne. Enfin, pas encore. Mais nos « républicains » ont déjà légalisé l’effacement de notre Nation et la perte de sa souveraineté. Dans cette situation, il ne reste plus qu’un petit pas à franchir.

Et ces partis, UMP, PS et consorts, continuent bassement à nous prendre pour des benêts en déclarant à tous vents, la main sur le cœur : « Nous sommes républicains, nous ! ».

Jusqu’à l’essoufflement, ils déclinent cette formule magique dans tous les styles et les modalités. Selon les circonstances, nous avons droit au : « Pacte républicain », une autre fois aux : « Valeurs républicaines » ou encore à la : « République sociale » … La République Française est sociale !

C’est rédigé dans l’article 1 de notre Constitution : « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Ces « Tartuffes du patriotisme », ces donneurs de leçons, osent s’accaparer la République alors qu’ils la foulent aux pieds sans relâche.

Pour eux, les valeurs de la République ne s’inscrivent plus que dans un catalogue d’idées calibrées sans significations réelles.

La Laïcité ? Ils la contournent lâchement selon leurs besoins électoraux.

La Liberté ? Ils ne savent même plus ce que cela veut dire : elle est détournée au profit de minorités subventionnées ne représentant qu’elles-mêmes et qui revendiquent, toujours et avant tout, la liberté individuelle d’exercer les vices les plus tordus et les plus confus.

La Fraternité ? Elle doit être « positive », vague expression en référence à leur fameuse « discrimination positive » envers les « minorités visibles ».

Comme si une discrimination pouvait être positive… on nous prend vraiment pour des naïfs.

Leur fraternité n’a qu’un seul but : nous imposer une population de remplacement moins aguerrie et plus perméable à leur idéologie. L’Egalité, des droits et des devoirs ?

Que nenni ! On néglige les devoirs en les adaptant aux besoins des petits copains coquins et aux besoins des petits caïds de banlieue ou des remarquables « minorités visibles ».

Par contre, les précités ont tous les droits (logements, aides sociales multiples, retraites sans avoir travaillé dans le pays d’origine, etc.) qui, normalement, ne devraient être accordés en priorité qu’aux nationaux (la majorité des pays applique le principe de la priorité nationale) et aux citoyens dignes, respectueux des valeurs républicaines – surtout pas aux délinquants !

Mais non, nos « républicains » prônent avec une compassion imbécile défiant tout entendement, la préférence des autres, tous les autres.

S’ils pouvaient accueillir tous les misérables et tous les dévoyés du monde …

Ils en oublient la Nation, cette Nation dont les données objectives (le territoire, l’ethnie, la langue, la religion, la culture, l’Etat) supposent l’existence d’une volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble, en inventant - ça vient de sortir et c’est du dernier chic - « l’inclusion » ! Autrement dit, le multiculturalisme officialisé. Le contraire de l’assimilation ou de l’intégration.

Cette assimilation à la française qui a tellement bien prouvé son efficacité et qui a fait, depuis longtemps déjà, le ciment de notre République.

Ce fameux rapport sur l’intégration - qui préconise « l’inclusion » - commandé par le gouvernement devrait s’appeler « Rapport sur la désintégration ». Ce serait plus juste.

Ils en oublient la Patrie sous prétexte que ce symbole incarne le repli sur soi. Etre patriote, foncièrement et profondément, dans sa chair et dans son cœur, c’est être rabougri ?

Etre fier de son identité, de sa culture, de ses valeurs, de son histoire et de ses racines, c’est être étriqué ?

C’est sûr que ce concept, Nation-Patrie, doit paraître un peu étroit à nos idéologues et politiciens européistes, internationalistes et mondialistes.

Pourtant ils se rendent bien compte que de plus en plus de Français veulent à nouveau s’approprier leur nation et leur patrie.

Ces symboles indissociables qui définissent si parfaitement, un peuple.

Que nos chers « républicains » arrêtent de nous échauffer les oreilles avec leurs cris d’orfraies devant l’inévitable montée du patriotisme en France et en Europe, mais qu’ils nomment pour faire peur, « populisme » ou « fascisme », selon leurs aigreurs du moment.

Nous ne sommes plus dupes. Et qu’ils arrêtent leurs leçons de républicanisme : c’est indécent.

Ça suffit !

Claude PICARD

http://www.citoyens-et-francais.fr/article-republicains-vous-avez-dit-republicains-121990019.html

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:05

Mon fils revient de l’école et ne sait plus parler

Sinon, à part instit, je suis père. Notamment d’un petit garçon qui est entré au CP cette année.

Tout se passe bien, merci, mais depuis quelques temps Martin a attrapé comme on chope la gastro des tics de langage qui me hérissent le poil. Il y a les débuts de gros mot, réprimés juste à temps, il y a les phrases ponctuées de « toi » (genre « mais non c’est pas ça, toi !... »), etc.

Et puis, il y a des incorrections qui avaient disparu depuis belle lurette et qui font un retour dont je me serais bien passé.

« Papa, c’est les méchants qui zont commencé à attaquer les gentils »…

« Si j’aurais été sûr, j’aurais pas choisi cette solution »…

« Même si je saurais voulu tu me l’aurais pas donné »…

« Qu’est-ce que vous faisez ? »…

Vous allez me dire c’est normal, ça arrive, surtout dans les moments de fatigue, arrête ton char l’instit, pose ton stylo rouge, et puis il a que six ans quand même, ça se saurait si on savait parler correctement à cet âge-là, après tout il a tout le temps devant lui, l’oral du bac de français c’est pas pour tout de suite. Soit. que, il y a deux choses qui me chiffonnent.

Primo, sa mère et moi, on s’échine depuis des années à corriger au quotidien les petites erreurs de langage de notre progéniture, partant de l’idée que si les erreurs sont normales à chaque stade de développement langagier, ne pas les laisser s’installer en donnant la tournure correcte paraît tout aussi normal si on veut que le langage évolue.

Et globalement, ça marche. C’est chiant, parfois j’ai pas franchement le cœur à le reprendre en pleine explication sur la vie des dinosaures au crétacé, mais au final le niveau de langage de mon fils est tout à fait correct pour 6 ans (même si la qualité ne rattrapera jamais la quantité…).

Deuzio, il ne s’agit pas seulement d’anciennes erreurs qui resurgissent momentanément, donnant le sentiment qu’on est juste dans une de ces phases de reflux typique de tout apprentissage en cours.

Martin fait des erreurs qu’il ne faisait pas avant ! D’où le sentiment que j’ai, certains soirs ces derniers temps, que le niveau de langage de mon fils baisse à l’école.

Ce qui, en tant qu’instit, ne me satisfait pas franchement.

De l’autre côté du miroir

Avant de retrouver mon fils le soir, je fais l’école la journée, donc. Et que fais-je à longueur de journée, en classe, dans les couloirs, dans les escaliers, dans la cour, à la cantine ?... Je corrige les erreurs de langage de mes élèves !

J’ai déjà raconté dans ce précédent post comme il m’arrive d’être désappointé par le niveau de langage de mes élèves…

« Maître, je peux yaller aux toilettes ? ».

« Maître, il nen a plein des élèves qui zont un chewing-gum ! ».

« Aujourd’hui, la des carottes à la cantine ».

Etc…

Je reprends, toujours, même discrètement, en essayant de ne pas brider pour autant la parole de mes élèves.

Je leur dis souvent qu’ils doivent veiller à garder un bon niveau de langage oral, essayer de l’améliorer, que dans la vie il est important de savoir parler correctement en toute occasion, savoir s’adapter à son interlocuteur ; on travaille sur les niveaux de langue, les registres de langue.

Je leur dis aussi que plus le langage oral s’écarte de la règle, plus la qualité de l'écrit en pâtit, qu’il faut veiller à bien parler si on veut écrire bien, lire mieux.

Bref, je prends très à cœur cette partie de mon métier qui concerne la langue, et c’est toujours satisfait et assez fier de moi, le sentiment du devoir accompli, après une séance rondement menée sur le langage, que je regarde mes élèves se ranger devant la classe.

bouffée d’orgueil m’envahit, je sens en moi comme je suis utile à ces petits d’hommes mal embouchés qui, grâce à mon abnégation, vont enfin pouvoir pratiquer notre magnifique langue avec précision, habileté et, probablement, grâce.

Le sourire aux lèvres, le menton haut, le regard vague, infatué jusqu’aux racines des cheveux, je descends mon rang, tellement heureux de participer si efficacement au Grand Projet Langagier National Commun.

C’est généralement là que Benjamin, du fond du rang, bougonne un truc du genre :

« Putain sa race, faut qu’on se magne le cul nen a des CM2 qui zont déjà pris la place dans les buts ! ».

La cour de récré, société des enfants

On le voit, le père en moi se désole que sa progéniture perde son latin à l’école et revienne en ayant égaré dans la journée les préventions patiemment établies en lui – et je maugrée bêtement, colère contre cette école de la République qui ne fait plus son travail et me rend mon fils plus ignare le soir qu'il ne l'était le matin.

Dans le même temps ou presque, l’instit en moi se lamente du niveau de langue des élèves, ébahi devant leurs lacunes – et je grommelle connement, renaudant contre les parents qui ne font plus leur travail et m’envoient des semi-aphasiques.

Et puis ces deux personnes en moi se rencontrent, se toisent, d’abord méfiantes, le regard vaguement accusateur, et bientôt voient dans l’œil de l’autre le même désarroi, reconnaissent dans son front plissé la même problématique.

Alors le père et l’instit formulent un même geste d’impuissance et se tournent vers ce qui leur échappe, à tous les deux, mais constitue la réalité quotidienne de leur(s) rejeton / élèves.

On oublie souvent que l’école, ce n’est pas que 24 heures de classe, de l’encre, des cahiers cornés, des savoirs en jachère, des apprentissages en cours.

L’école, c’est aussi des heures entières passées à jouer avec les copains et les copines, dix heures de récré hebdomadaire, au bas mot, pendant lesquelles les enfants parlent bien plus qu’en classe, bien plus qu’à la maison, dans un contexte langagier affranchi, celui d’une communication exacerbée par les relations sociales en jeu dans cet espace restreint et surpeuplé.

Bien sûr, certains vont me dire que, quand même, trop de parents ne jouent plus leur rôle dans la construction du langage et portent une responsabilité quant à la pratique de leur enfant.

D’autres me diront que, vraiment, l’école peine à travailler la langue en profondeur, ne se donne plus le temps de structurer son usage, de multiplier son exercice, et qu’elle est coupable de son appauvrissement.

Tous auront partiellement raison, mais il ne faut pas méconnaître cette part importante de la vie des enfants que constitue la collectivité, la vie sociale dans la cour de récré et par extension, les échanges au square, au parc, dans le club de foot, de gym…

La plupart des échanges langagiers ont lieu là, selon des codes qui nous dépassent, dans un espace social où le souci d’appartenance à la norme est particulièrement fort, débouchant sur une uniformisation qui se fait plutôt par le bas que par le haut.

Il n’y a pas à le déplorer, d’abord ça ne sert à rien, et puis la société des enfants fait souvent écho à celle des adultes.

Si on souhaite agir, on peut donc travailler, parents et enseignants, à améliorer la qualité de notre langage.

Mine de rien, l’enfant s’empare toujours des modèles qu’on lui propose.

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