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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:35

5 13 /05 /Mai /2011 17:29

 

 

Suite à l’interdiction de la Marche des cochons, organisée par le mouvement identitaire Rebeyne !, les jeunes du Centre national des Indépendants et Paysans (CNIP) s’interrogent sur les risques qu’entraîne cette interdiction tandis que de nombreuses manifestations et communications de mouvements d’extrême gauche violents sont autorisées et se multiplient.

 

Les sites et mouvements libertaires extrémistes comme Rebellyon, et Voraces vont jusqu’à appeler à « une grande battue afin de contrôler l’espèce et de préserver la faune sauvage » indiquant qu’il s’agit d’une « battue de capture ».

Un visuel représentant des bouchers vidant un cochon indique : « Ils sont cochons, soyons bouchers »

   

Pour Antoine Aupetitallot de Chemellier, secrétaire général des jeunes du CNIP, « les appels publics et répétés à la violence physique de groupuscules d’extrême gauche devraient être combattus avec la même virulence par les pouvoirs publics. Nous ne pouvons pas laisser s’installer une situation de deux poids, deux mesures qui rendrait le combat d’une extrême gauche ultra-violente acceptable ».

   

Les différentes manifestations et rassemblements extrémistes depuis plusieurs mois sont la marque d’une escalade de la violence qui doit cesser afin de garantir la sécurité des Lyonnais, et ce n’est certainement pas en donnant un blanc-seing aux activistes libertaires que la situation s’arrangera.

L’interdiction de la Marche des cochons et la multiplication des manifestations « antifascistes » pour la journée du 14 mai risquent de donner lieu à des manifestations sauvages et des combats de rue qui auraient pu et devraient être évités !

Nous disons oui à la liberté d’expression, mais non à la violence !

   

Enfin il est important de rappeler que le débat sur une offre sans mention spécifique de viande halal, abattage rituel musulman, dans le quotidien de certains Français est à mener en toute transparence et sans tabou. « L’enjeu, pour le CNIP et tous les mouvements politiques, est de pouvoir débattre sur une offre qui pourrait être discriminatoire sans stigmatiser une frange de la population afin de pouvoir mener un débat important en toute sérénité.

C’est pour cela que l’escalade de la violence doit cesser à Lyon, comme ailleurs », précise Alexandre Cuignache, président des jeunes du CNIP.

Suite à l’interdiction de la Marche des cochons, Rebeyne ! et le Bloc identitaire
organisent demain samedi à 14 h 30, place Saint-Jean à Lyon,
un Rassemblement (autorisé) pour la liberté d’expression.

 
    [http://fr.novopress.info]

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:30

jeudi, 22 décembre 2011

Avez-vous pensé à vous abonner à Synthèse nationale ?

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:26
“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel  
 

“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel

21/12/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – « Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles.

 

C’est totalement faux ».

C’est sûr cette phrase que débute l’argumentaire d’Emil Darhel dans son livre D’une colonisation l’autre paru tout récemment .

 

Les informations réunies dans cet ouvrage concernant, pour la France, la démographie, la criminalité, l’immigration, les intentions plus ou moins assumées des partis politiques traditionnels, etc. sont jusqu’à présent et pour la plupart d’entre elles restées hors de portée du grand public.

 

Ce livre est un appel à une prise de conscience nécessaire de la situation catastrophique qui se trame en Europe aujourd’hui.

 

Un pamphlet criant de vérité, synthétisant à la fois les analyses d’un Bernard Lugan sur la colonisation de l’Afrique notamment ainsi que ses conséquences ou encore d’un Guillaume Faye sur la colonisation de l’Europe.

 

Pour présenter l’ouvrage, nous avons rencontré son auteur, Emil Darhel.

 

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

 

[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:13

 

Bretagne

Polémique autour du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne

Politique jeudi 22 décembre 2011

L’Assemblée nationale a adopté mercredi, contre l’avis du gouvernement, un texte qui faciliterait le rattachement éventuel de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

Une décision qui n’est pas du goût de tous les élus ligériens.

Cet amendement à un projet de loi sur l’organisation des « référendums d’initiative partagée » prévus par la réforme constitutionnelle de 2008 avait été déposé par plusieurs députés bretons emmenés par Marc Le Fur (UMP, Côtes d’Armor) et François de Rugy (EELV, Loire-Atlantique).

Jacques Auxiette « surpris »

- Le président de la région Pays de la Loire, le socialiste Jacques Auxiette, a fait savoir par ses services qu’il était « surpris » de ce vote. « C’est un amendement contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? », indique son cabinet à la Région.

M. Auxiette s’est dit également « surpris de cette initiative prise par des députés de gauche car il considère que cela fait diversion : pendant que l’on traitera de ce sujet, on ne traitera pas les vraies priorités dans la campagne électorale ».

Manque de respect pour Jean-Marc Ayrault

- Le député maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, estime qu’« une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire », selon ses services. « Nous ne pouvons faire fi des habitants de La Roche-sur-Yon, Cholet ou Angers -par exemple- avec lesquels nous entretenons des liens étroits. Nos destins sont liés ». « Dans un monde de plus en plus ouvert, où il faut savoir s’associer et s’allier, la collaboration a plus de sens que le rattachement ou la réunification ».

Franck Louvrier s’en félicite

- Le conseiller régional UMP des Pays de la Loire, Franck Louvrier, également très proche conseiller du président Nicolas Sarkozy, s’est félicité de cet amendement.

« Résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest, je me félicite de cette avancée que j’estime tout simplement démocratique. En effet, j’appelle de mes vœux une lecture plus cohérente de notre territoire et ce travail, ce sont les citoyens qui doivent le prendre en mains », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Une « avancée significative » pour Le Drian

 

LIRE LA SUITE SUR OUEST- FRANCE.FR 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:38
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 21:34

 

                       Un nouveau scandale est intervenu au Parlement la semaine dernière : l’enterrement «collectif» du rapport Peruchot, député du Nouveau Centre, sur le financement des syndicats.

 

Sans la moindre pudeur, le Président de l’Assemblée a décidé que ce document ne serait pas rendu public, l’envoyant directement au pilon.

 

Droite et gauche n’ont pas crié au scandale alors que ce fait est unique dans les annales de la République.  Pourquoi ?

 

                        Cette fois impossible d’invoquer le Secret défense. Est-il à ce point scandaleux pour un élu de chercher à comprendre comment est dépensé l’argent public au moment où les français doivent se serrer la ceinture ? En fait le député Peruchot doit gêner et se taire, ne rien révéler sur le contenu de «son» rapport sous peine de prison et d’une forte amende …

 

                        Mais alors c’est quoi la représentation nationale, un système conçu pour cacher la vérité aux citoyens ?

 

                        Des quelques fuites de ce rapport il ressort que le financement public des syndicats serait de l’ordre de 4 milliards d’euros par an. Ce rapport contenant des informations concernant à la fois les syndicats patronaux et ouvriers, gauche et droite se sont empressées, par clientélisme, de se débarrasser de la «patate chaude» en classant le dossier sans suite... Curieusement les syndicats ouvriers, et notamment la CGT, demandent sa publication. Silence en revanche au Medef.

 

                        Alors que « l’incident » semblait classé et déjà oublié, la Cour des comptes pointe du doigt la gestion «douteuse» du Comité d’entreprise de la RATP. Il va dès lors être difficile pour les députés de balayer du revers de la main une proposition de loi destinée à remettre un peu d’ordre.

 

                        Financement douteux des partis et des campagnes électorales, fonds publics dilapidés sans contrôle, mais, plus encore, inertie complice de l’Assemblée, voilà un nouvel encouragement pour le citoyen de faire confiance à la classe politique …

 

                        Le PS, chevalier blanc de la vie politique se fait rattraper, après Marseille, par sa première fédération, celle du Pas de Calais. Martine Aubry réagit de la façon la plus maladroite, en dénonçant «l’ego hypertrophié » de Montebourg et cherche, pour le brave Jack, une nouvelle terre d’accueil … une de plus …

 

                        Après la condamnation de Chirac, tout ceci commence à faire beaucoup dans la même semaine. Seule la Justice sort gagnante de cette pantomime, les magistrats, contre le réquisitoire du Procureur, ont osé faire passer la Justice.

 

                        L’affaire Karachi prend de la vitesse, affolant le landerneau politique qui commence à commettre des erreurs de communication.

 

                       Je ne suis pas certain que tout ceci profite, électoralement, aux partis extrémistes, mais au pire mal d’une démocratie : l’abstention.

 

                        Que nos élus ne s’en aperçoivent toujours pas est consternant. Ils finiront bien par le payer.

 

Source:    http://lafitte-vigordane-le-citoyen-vigile.over-blog.com/article-et-un-point-de-plus-93330400.html

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:37

Bretagne, la guerre des frontières

En 1941, le maréchal Pétain sépare la Loire-Atlantique de la Bretagne, balayant ainsi 1.200 ans d'histoire.

Depuis lors, élus et citoyens s'écharpent sur une question: Nantes, capitale du département, doit-elle redevenir bretonne?

Le phare de la Vieille, à la pointe du Raz. REUTERS/Mal Langsdon

- Le phare de la Vieille, à la pointe du Raz. REUTERS/Mal Langsdon -

 

La guerre entre les régions Bretagne et Pays de la Loire est relancée. Un an après la réforme territoriale du 16 décembre 2010 qui a confirmé les «frontières» existantes, deux nouveaux éléments sont venus alimenter le moulin des partisans du retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

 

C’est l’IGN (Institut géographique national) qui a ouvert le bal le 5 décembre en publiant une carte de Bretagne à cinq départements.

 

Deux jours plus tard, le conseil général du Morbihan a voté à l’unanimité en faveur du retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

Si l’IGN s’est défendue de tout parti pris, expliquant avoir fait le choix de la simplicité, le vote de l'assemblée départementale a lui pour but de rouvrir le débat, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Quel est le problème?

Le duché de Bretagne s’est unifié au IXe siècle sur un territoire regroupant les quatre départements actuels et la Loire-Atlantique. Convoitée par l’Angleterre et la France, la Bretagne se rattachera à cette dernière en 1532 tout en gardant une forte autonomie jusqu’à la Révolution. «Les frontières de la Bretagne sont restées remarquablement stables, à de rares exceptions près, elles n'ont pas bougé depuis le IXe siècle», fait remarquer l’historien Jean-Christophe Cassard.

En effet, le territoire breton n’a que peu évolué jusqu’à juin 1941 et le décret du maréchal Pétain séparant la Loire-Atlantique de la Bretagne.

L’historien Alain Croix réfute cette version. La partition de la Bretagne était déjà instaurée par les «groupements économiques régionaux» de Clémentel, ministre de Poincaré en 1919, ainsi que par le décret-loi de Daladier en 1938. Pour lui, la Bretagne à quatre départements est le fruit des pressions d’élus comme le maire de Nantes de l’époque, de l’Evêché de Rennes et de l’élite économique nantaise. Pétain, lui-même opposé à la séparation, n'a fait que nommer les préfets des régions préalablement découpées.

Précision historique qui n’enlève rien au problème. «Ce découpage est anti-démocratique, c’est une anomalie historique», s’insurge Yves Pelle, président du Parti breton, qui demande réparation pour cette injustice et insiste sur le fait que les habitants n’ont jamais été consultés, comme le prévoit pourtant la Constitution.

Depuis cette date, la réunification suscite un vif débat. Des élus (conseils municipaux, généraux, régionaux) émettent des vœux, des citoyens réalisent des opérations médiatiques et des marches de protestation sont régulièrement organisées à Nantes. Mais les différents appels à la réunification heurtent à des fins se non recevoir.

En 1982, nouvelle désillusion. La carte des régions confirme les frontières de la Bretagne administrative à quatre départements. «La région du Pays de la Loire a été créée artificiellement, par une campagne de pub, sans aucune légitimité historique ou culturelle», ajoute Yves Pelle.

 

La réforme de 2010 ne viendra rien changer aux frontières de la Bretagne administrée. Pour Thierry Jolivet, porte-parole de l’association Bretagne Réunie, «la Bretagne actuelle n’est pas la Bretagne, c’est une simple région administrative. Seule la Bretagne historique mériterait de s’appeler Bretagne».

Qu’en pensent les Bretons?

Les institutions et les citoyens de Bretagne administrative (à quatre départements) sont dans l’ensemble favorables à ce rattachement.

Le conseil régional de Bretagne s’est prononcé à deux reprises (2001, 2008) en faveur d’une réunification et a mis en place un groupe de travail pour développer les coopérations culturelles avec la Loire-Atlantique. Le conseil général du Morbihan a voté un vœu de réunification début décembre et va donc adresser une lettre au Premier ministre pour lui demander d’organiser des concertations entre les différentes parties.

 

La population, à défaut d’avoir été consultée par référendum, l’a été par l’intermédiaire de nombreux sondages. 58% des sondés sont favorables au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne (moyenne de cinq sondages entre 2000 et 2009).

De nombreuses associations, entreprises, élus et célébrités bretonnes se mobilisent pour faire avancer le dossier.

Et les habitants de Loire-Atlantique?

Le conseil général de Loire-Atlantique s’est prononcé en 2001 en faveur de cette réunification. «Le conseil général demande au gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq départements bretons», détaille le texte envoyé au Premier ministre. D’après les sondages, 62% des habitants de Loire-Atlantique sont favorable à un rattachement à la Bretagne.

Toutefois, en Loire-Atlantique, l’identité bretonne est à géométrie variable. «Les Nantais se sont toujours sentis nantais, c’est la seule grande ville de l'Ouest, indique Jean-Christophe Cassard. Néanmoins, dans les écrits, les Nantais se disent bretons jusqu’au XIXe siècle. Pourtant, à la fin du XIXe, pendant la révolution industrielle, leur rapport à la Bretagne va évoluer. Ils n'ont pas apprécié l'arrivée du sous-prolétariat venu de Basse-Bretagne. La ville s’est sentie encerclée par les campagnes et assiégée par le développement industriel.»

Sales et parlant pas ou peu le français, les travailleurs bretons sont vus d’un mauvais œil par les Nantais. Mais ce sentiment ne s'étend pas à tout le département. On retrouve par exemple beaucoup d'hermines dans les communes de Loire-Atlantique

En outre, «au sud de la Loire, l’attache à la Bretagne est beaucoup moins forte. Les habitants ont d’avantage tissé des liens avec la Vendée», précise Jean Gaubert, député PS des Côtes d’Armor.

Réunifier, pour quoi faire?

La Bretagne se distingue d’autres régions par son identité régionale ancrée, caractérisée par ses symboles (hermines, triskells), sa musique et ses danses. Mais c’est surtout la langue qui a contribué à la création de l’identité bretonne. On dénombre aujourd’hui près de 200.000 locuteurs actifs sur cinq départements.

«Les Bretons de Loire-Atlantique souffrent d’un complexe identitaire à cause de cette partition», affirme Thierry Jolivet. La Halde, ainsi que l’ONU ont été saisis par des associations dénonçant les discriminations envers les Bretons de Loire-Atlantique, arguant que leur identité bretonne est mise à mal et déniée.

Mais au-delà des motivations culturelles et historiques, les défenseurs d’une Bretagne à cinq départements mettent en avant les vertus économiques d’une réunification, notamment les avantages maritimes. L’image de la Bretagne, région bien identifiée en Europe, sert les entreprises, dans des secteurs aussi variés que le tourisme, l’agriculture ou la grande distribution. La marque «Produit en Bretagne» rassemble déjà trois cents entreprises sur les cinq départements et les collaborations économiques existent.

Jean Ollivro, géographe et président du think tank Bretagne Prospectives, assure qu’une Bretagne à cinq avec 4,3 millions d’habitants pèserait plus lourd sur la scène européenne avec une taille et un PIB comparables à certains pays ou grandes régions de l’Union européenne.

bretagne

Les partisans de la réunification, qui ont lancé un appel commun en 2009, sont en faveur d’un redécoupage du Nord-Ouest de la France afin de créer des régions à l’identité bien affirmée.

 

Cette carte vise aussi à proposer une alternative au Pays de la Loire après le départ de la Loire-Atlantique en proposant la création d’une région «Val de Loire», bénéficiant d’une image connue (classée au patrimoine mondial par l’Unesco).

Jean Gaubert, pourtant favorable au retour de la Loire-Atlantique en Bretagne, ne partage pas cet engouement.

«Economiquement, la réunification n’apportera rien de plus. Nous n’avons plus de douanes aux frontières, il y a des routes, rien n’empêche la collaboration.» Propos que réfute Thierry Jolivet: «Les barrières administratives sont nombreuses avec le Pays de la Loire», assure-t-il.

Qu’est-ce qui bloque la réunification?

«La réforme territoriale du 16 décembre 2010 stipule que, pour qu’une région modifie ses limites administratives, il faut l’accord de toutes les collectivités concernées. En l’occurrence, il faudrait donc des délibérations concordantes des régions Bretagne et Pays-de Loire et du Département de la Loire-Atlantique», souligne Jean-Marc Ayrault, député-maire (PS) de Nantes.

Mais l’issue de ce vote est improbable. Si, la partition de 1941 a amputé de plus d’un tiers le PIB de la Bretagne, la Loire-Atlantique compte aujourd’hui pour 40% du PIB du Pays de la Loire. Pas étonnant donc que la région soit réticente à l’idée de perdre sa poule aux œufs d’or. Jacques Auxiette, le président de la région Pays de la Loire s’est clairement opposé au rattachement. Il compare même le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne à une «annexion des temps modernes totalement inacceptable».

Un amendement a été récemment déposé par plusieurs députés (de Bretagne et du Pays de la Loire) pour simplifier «le transfert d’un département d’une région à une autre». Il propose que seuls le département concerné et la région de destination soient consultés. Amendement symbolique, un an tout juste après l'adoption de la réforme territoriale, il a peu de chances d'aboutir.

 Pourtant, le rapport Balladur, rendu en 2009, laissait présager d’une toute autre issue. Le document de la commission prônait une réduction du nombre de régions de vingt-deux à «une quinzaine» et proposait d’ailleurs la réunification de la Bretagne «à titre expérimental». Jean-Marc Ayrault qui se dit pourtant «très attaché à la Bretagne et à la culture bretonne», s’est démené pour faire en sorte que cette proposition ne figure pas au rapport final.

Le député-maire de Nantes, à l’instar de Jacques Auxiette, dit privilégier la continuité des échanges entre les métropoles et les régions plutôt qu’une modification des frontières administratives. Si Jean-Marc Ayrault préfère rester évasif, Jacques Auxiette s’est lui déclaré en faveur de la création d’une région Grand ouest, regroupant Bretagne, Pays de la Loire et Normandie.

Au-delà du problème breton, c’est le jacobinisme de l’Etat qui est dénoncé par les partisans de la réunification. «L'Etat ne fait pas confiance à ses régions, tout est centralisé. C'est ce que j'appelle la géographie du Fouquet's, explique cyniquement Jean Ollivro. François Fillon par exemple a toujours nié l’identité bretonne, il ne comprend rien au régionalisme.» Thierry Jolivet va même plus loin: «Les gouvernement successifs depuis 1941 ont tout fait pour que la Bretagne ne soit pas réunie. La Bretagne fait peur.»

Quelle capitale pour la Bretagne?

La question de la capitale est au centre des débats. Qui de Rennes ou de Nantes prendrait les rênes d’une Bretagne réunifiée? On entend beaucoup dire que Nantes est historiquement la capitale de la Bretagne, c’est en partie faux. Nantes a en effet accueilli le château des ducs de Bretagne, mais la notion de capitale est assez récente, et les ducs et duchesses de Bretagne s’installaient où bon leur semblait, à Nantes comme ailleurs. Il est vrai toutefois que Nantes tenait lieu de capitale économique quand Rennes servait de capitale administrative.

Au final, cette question est surtout cruciale pour les deux maires concernés, Jean-Marc Ayrault et Daniel Delaveau, attachés au statut de capitale régionale de leur ville: en 2009, les deux hommes avaient affirmé vouloir approfondir la «coopération» entre Rennes et Nantes et ne pas faire de la réunification une «priorité». Les partisans de cette réunification, eux, estiment que les deux villes sont en fait complémentaires: « Le débat n’est pas là, on s’invente des problèmes. On peut très bien imaginer une Bretagne à deux capitales comme en Ecosse par exemple», regrette ainsi Jean Ollivro.

Une autre Bretagne est-elle possible?

L’argument le plus souvent opposé aux militants d’une Bretagne à cinq départements est l’«anachronisme du débat», selon les termes employés par Jean-Marc Ayrault. Jean Gaubert, député PS des Côtes d’Armor, estime que ce n’est pas la priorité. «Ce qui intéresse les Français c’est l’emploi, le pouvoir d’achat. Le découpage du territoire n’est pas au cœur des préoccupations des citoyens», croit-il savoir.

 

Face au blocus de la région Pays de la Loire, les défenseurs d’une Bretagne réunie se tournent vers les candidats à la présidentielle. François Bayrou et Eva Joly, prosélytes d’un Etat décentralisé, soutiennent le projet sans pour autant s’exprimer publiquement sur le sujet. Nicolas Sarkozy, lors d’un déplacement en Loire-Atlantique en 2008 parlait de «Nantes, capitale de la Bretagne». Pourtant, à l’approche de l’élection, l’UMP n’a pas donné suite à notre demande d’entretien. Le Parti socialiste se garde bien lui aussi d’adopter une position officielle, se contentant de repousser le problème à plus tard.

Pas fatigué d’espérer, Yves Pelle veut croire à un dénouement proche. «Après les élections, le sujet de la réforme territoriale reviendra sur la table. On peut s’attendre à de nouvelles tractations dans moins de trois ans.» Son enthousiasme ne fait pas l’unanimité mais a le mérite de donner de l’espoir aux partisans de la réunification qui attendent le retour de Nantes depuis 1941.

 

 

Source et publication: Emmanuel Daniel / Slate.fr

Article modifié: le prénom du député Gaubert est bien Jean et non Alain. Toutes nos excuses.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:15

La Charte de l’Union de la Droite Nationale


L'Union tient à affirmer sa volonté d'incarner le grand mouvement populaire de redressement national dont la France a besoin, en particulier en vue des échéances électorales à venir.

 

Un mouvement ancré dans la fidélité à ses valeurs et à ses principes fondamentaux partagés par un nombre croissant de nos compatriotes. Mais aussi un mouvement conscient des réalités du XXIème siècle, ancré dans les traditions et tourné vers la modernité et l’avenir.


L'Union s'organise sous la forme d'une confédération regroupant les mouvements, cercles, publications, associations et personnalités nationales qui adhèrent à la charte ci-dessous.

 

Chaque composante de l'Union conserve, son identité et sa liberté.


● 1 - Rupture avec le mondialisme, mise en place d’un système de régulation commerciale et financière et de protection
économique aux frontières de l’Europe afin d’organiser la réindustrialisation de la France et la reconquête du marché européen.
Affirmation des principes économiques de préférence régionale, nationale et européenne et d’autonomie dans les
domaines stratégiques.


● 2 - Défense du monde paysan, de la ruralité, de notre patrimoine naturel et de notre environnement.


● 3 - Organisation du retour au pays des populations déracinées et refus de la colonisation migratoire de peuplement ainsi
que du communautarisme, destructeurs de l’identité et de l’unité nationale.


● 4 - Application de l’exclusivité nationale en matière de prestations sociales et familiales et de la préférence nationale et
européenne pour le droit au travail et le logement.


● 5 - Affirmation du principe d’acquisition de la nationalité parla filiation et suppression du droit du sol et de la double nationalité pour les non-européens. Déchéance de la nationalité pour les criminels d’origine étrangère et expulsion à l’issue de leurs peines.


● 6 - Maintien des libertés individuelles de conscience et de religion mais refus de l'islamisation de notre société et rejet de
la charia comme principe de vie collective.


● 7 - Rétablissement de la sécurité des biens et des personnes, de la justice et de l'ordre sur l'ensemble du territoire national.


● 8 - Renforcement des moyens de l'armée au service de la sécurité intérieure et extérieure et mise en place d’un service
civique sous la forme d’une garde nationale.


● 9 - Réforme des institutions et des politiques européennes au profit d’une Europe indépendante et puissante composée
de nations souveraines et de peuples libres, fidèle à ses racines helléniques, latines et chrétiennes. Promotion de l’histoire
de France, de la civilisation européenne et refus de toute repentance


● 10 - Rétablissement des valeurs familiales et des principes fondateurs de notre civilisation, en particulier à l’école et dans
le cadre de notre politique culturelle. Mise en place d’une grande politique familiale et nataliste.


● 11 - Rétablissement de la libre communication des pensées et des opinions. Abolition des lois liberticides et antifrançaises.


● 12 - Rendre la parole au peuple français par l’instauration effective de la démocratie directe: Inscription dans la Constitution du référendum d'initiative populaire et du référendum véto à tous les niveaux de décision (de la commune à l’Etat). Instauration du scrutin proportionnel intégral pour toutes les élections.

 

 

L’Union de la Droite Nationale a son blog :  http://udn.hautetfort.com/


Chaque jour, consultez Synthèse nationale : http://synthesenationale.hautetfort.com/


Pour renforcer l’Union de la Droite Nationale :
 
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Ville et code postal
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Téléphone
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AGENDA

 

 

PRÉSIDENTIELLE 2012 : CARL LANG  PRÉSIDENT DU PARTI DE LA FRANCE ET CANDIDAT DE L' UNION DE LA DROITE NATIONALE SERA À St BRIEUC ( 22 ) LE 28 JANVIER 2012 

 

Réservations :  dan.le.marin.breizh@gmail.fr       Tél.  06 65 61 08 62

 

pdfbretagne@ orange.fr

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:08
LA NDP ET L' UNION DE LA DROITE NATIONALE ! RAPPEL ! Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 21:16

 

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Par Laurent Vergne

NDP Bourgogne cliquez ici

La campagne présidentielle que mène Carl Lang est basée sur les fondamentaux qui font l’originalité et la raison d’être du mouvement national.

 

Elle ne plait donc pas au Système, et c’est pour cela qu’elle se heurte, malgré les efforts de l’équipe de campagne, à l’ostracisme des médias aux ordres.

Certains pensent que la dédiabolisation serait la clé de la réussite. Dédiabolisation effectuée, il va sans dire, au détriment des fondamentaux... donc au profit du Système que nous combattons.

Nous verrons bien si Marine le Pen réussit à se qualifier au second tour face à Nicolas Sarkozy ou à François Hollande.

Quoiqu’il en soit, l’issue de cette présidentielle n’engendrera pas le véritable changement dont la France a tant besoin.

Si Sarkozy nous refait le coup de 2007 et est réélu en promettant d’appliquer une politique résolument nationale et sécuritaire, il lui sera difficile, voire impossible, d’opérer ces changements sans un accord avec la gauche puisque le Sénat est tombé entre les mains de celle-ci en septembre dernier. Ajoutons à cela le fait que toutes les régions ou presque sont présidées par la gauche.

Si Hollande est élu, on le sait, ce sera entre autre l’attribution du droit de vote aux étrangers, c'est-à-dire la porte ouverte à l’islamisation politique à terme de la France ; des lois favorables à l’instauration du mariage homosexuel, c'est-à-dire la destruction de la famille comme cellule de base de notre Société ; le démantèlement des centrales nucléaire, c'est-à-dire la fin de notre indépendance énergétique… Il est vrai que, sur tout ces points, la pseudo droite UMP serait capable de céder et d’appliquer la même politique que la gauche vu son manque flagrant de convictions profondes dignes de ce nom.

La réélection de Sarkozy serait tout aussi catastrophique. Nous ne croyons pas en la volonté de celui-ci de rompre avec le mondialisme dont il est l’un des principaux complices dans notre pays.

La politique qu’il mènera sera, comme c’est le cas depuis 5 ans, une sorte de médecine douce dont il ne sortira rien de positif. Les Français resteraient 5 ans de plus en état de dormition, et, au final, notre peuple disparaîtrait de sa belle mort, car écrasé par l’invasion et la forte démographie des peuples allogènes occupant son territoire.

L’élection de Hollande peut-elle faire l’effet d’une douche froide ?

Que va t il se passer quand les électeurs se rendront compte que le grand danger qui les menace est celui de ne plus être maître chez eux ? Jusqu'à présent, leur vote n’avait guère de conséquences évidentes : droite et gauche se partageaient le pouvoir sans rien véritablement changer.

Et finalement tout le monde se laissait bercer dans l’illusion que cette situation pouvait s’éterniser... et que les dangers finiraient bien pas se dissiper.

Cette fois, les choses sont différentes. La conséquence la plus grave du retour aux affaires des socialistes sera l’émergence, comme nous l’avons dit, d’un islam politiquement organisé capable d’influencer dans un premier temps et de guider dans un second la politique française. Ce serait la fin de notre identité et cela nous ne pouvons l’accepter.


Je pense qu’il est temps de parler de la fin de l’article 1er de la Constitution de 1958 :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Nous le savons, certaines parties, de plus en plus grandes, du sol français ne sont plus occupées par des Français de souche, et l’identité des nouveaux habitants n’est plus européenne. Ces zones appartiennent maintenant à des groupes ethniques et religieux distincts le plus souvent venus du continent africain et par conséquent de religion musulmane.

Ils sont en passe de devenir un jour majoritaire en France, et en Europe. L’obtention du droit de vote sera pour eux le moyen de constituer une force favorable à l’islam politique. Une force qui, par l’accroissement démographique de ces populations, peut devenir majoritaire. Dans ces conditions, l’article 1er de la Constitution évoqué ci-dessus deviendrait vite caduque.

Il est difficile d’imaginer que celui-ci soit encore applicable à partir du moment que le pouvoir politique sera dominé par des gens qui appliqueront leur conception religieuse, en l’occurrence l’islam, On voit mal « la laïcité », si chérie par le Système actuel, se maintenir dans ces conditions.


Tous cela est un constat, il suffit d’ouvrir les yeux et d’en tirer des conclusions. L’intégration ou l’assimilation ne sont plus que des espérances du passé.

Les politiques d’immigration menées par les différents gouvernements, de droite comme de gauche, depuis des décennies ont entraîné une véritable catastrophe identitaire pour le peuple français. Nous n’avons vraiment rien à attendre des tenants du Système ou des ses valets.


Et enfin, quand chez soit, on n’est plus chez soit, on pas le choix de partir.


On a l’obligation de se battre !


C’est là, la raison d’être des forces nationales, nationalistes et identitaires regroupées au sein de l’Union de la Droite Nationale.

 

 

 

TRIBUNE LIBRE

 

A Lire sur le site : http://la-flamme.fr/2011/12/exibi-sionisme-au-fn/

 

ET AUSSI

 

 

Le FN Parti TRÈS ( Trop ) Utile à l'Empire ...

Commentaires Supprimés pour cause d'overdose de stupidités des frontistes pas foutus de faire la différence entre un juif et un sioniste ainsi qu'entre les anti-sionistes et les racistes.

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 17:35

 

par Argo (son site) lundi 19 décembre 2011 -  

TK BREMEN. On n’a pas fini d’avoir tout entendu

Suite à l’échouement du cargo maltais TK Bremen, il aura suffi de quelques heures pour que nos éminences politiques et journalistiques partent en délirantes spirales d’élucubrations.

Eva Joly réclame des explications, Yves Le Drian veut légiférer sur le champ, de façon à pouvoir interdire aux navires de prendre la mer en cas de tempête.
Nathalie Kosciusko-Morizet, à son tour, s’emporte… à quand une Haute Autorité au Naufrage ? Un Grenelle du Cargo Maltais ?
Un vrai déchaînement après la tempête. La faute à Joachim. Morceaux choisis.



D’ordinaire, quand un sujet que je connais un petit peu s’invite dans l’actualité, je ferme la radio et la télé, je ne lis plus rien sur Internet.
Une longue pratique de la couillonnade à jet bâton m’a enseigné cet embryon de sagesse.
Cette fois ci, j’ai dérogé à la règle. Comment ne pas être atterré - c’est le cas de le dire dans le cas du Bremen - par la somme colossale d’opinions, d’hypothèses et de théories plus baroques et saugrenues les unes que les autres qui se déversent à plein goulot dans les media ?
 
Tout d’abord, on a eu droit au sacro-saint principe de précaution. Ah ! le principe de précaution, la géniale invention de nos hommes politiques pour démontrer – rétroactivement s’entend – comment l’Etat aurait pu éviter tout ce qu’il a été incapable d’éviter. Toute la sagesse de l’humanité, dans le « si j’aurais su ».
Pas de risque ! Voilà le maître mot. Avec lui, personne ne ferait plus d’enfant, ne conduirait plus de voiture, le mariage serait devenu une pratique aussi répandue que le saut à l’élastique sans élastique. Tiens ! Peut-être même que les dinosaures ne se seraient jamais éteints. Ils en prospéreraient probablement des colonies en Irak où, à défaut d’apprécier l’écosystème, ils cultiveraient à loisir leur nostalgie du Crétacé inférieur, une époque assez voisine de celle dans laquelle les États-Unis et leurs alliés ont abandonné le pays.
Mais je m’égare, tenons-nous en aux vraies catastrophes. Au TK Bremen. Et pour emprunter à Mesdames Nathalie Kosciusko-Morizet et Eva Joly « que faisait ce cargo au large de l’île de Groix en pleine tempête ? » ou encore « A qui appartient la cargaison transportée sous pavillon de complaisance ? ».
 
A la première question, et au risque d’en surprendre plus d’un, j’aurais tendance à répondre que les navires sont faits pour naviguer - et non pour couler -, un peu comme les avions sont faits pour voler et pas pour s’écraser.
Quelqu’un a-t-il osé demander ce que foutait le vol AF 447, en plein ciel orageux entre Rio et Paris, la nuit où il s’est crashé ?
Des navires, pendant cette tempête, il y en avait des centaines et des milliers qui naviguaient, parce que c’est leur métier, aux marins, d’être en mer, avec les aléas que cela suppose.
 
Sur le second point, je reconnais bien le penchant naturel de nos élites : le haro sur l’armateur – Turc, en l’occurrence, et donc forcément voyou - d’un navire sous pavillon de complaisance - et donc délabré - commandé par un marin étranger – et donc incompétent.
Difficile d’échapper aux clichés. Malheureusement, il se trouve que le navire était lège et « à ordres » – vide, si vous préférez, et en attente d’une affectation commerciale. Ce furoncle d’armateur voyou n’avait donc aucun mobile financier à pousser son commandant à quitter le port.
Mieux, selon la réglementation, son navire bénéficiait de trois jours de gratuité au port de Lorient. C’est un peu comme si, allant faire vos courses au supermarché du coin, vous prendriez le risque de laisser votre voiture sur un emplacement réservé, à l’extérieur du centre commercial, plutôt que de profiter des trois heures de parking offertes ?
Pour une crapule d’armateur avide de profit, avouez que ce serait un comble.
 
Mais alors, me direz-vous, pourquoi donc ce foutu rafiot et son équipage sont-ils partis se faire matraquer au large de l’ile de Groix ? Ni pour l’argent, ni pour le plaisir – à moins d’être furieusement amateur de mal de mer, un navire lège au mouillage par grand vent, c’est pas aussi douillet qu’une suite, garnie ou pas, de l’hôtel Carlton.
Je vois deux explications plausibles. Tout d’abord, il faut savoir qu’un navire de commerce, n’en déplaise à Monsieur Yves Le Drian, est plus en sûreté en mer - à la cape - qu’au port.
A quai, en cas de rupture des amarres, la situation est désespérée. Dans n’importe quel port du monde, vous verrez les navires marchands - je ne parle pas des pêcheurs et des plaisanciers - quitter le port et partir faire des ronds dans l’eau en cas de cyclone annoncé.
Au Japon, les autorités sont particulièrement strictes sur le sujet. Inutile, Monsieur Le Drian, d’être président de la première région maritime de France et chantre de la sécurité maritime pour savoir cela.
 
Evidemment, naviguer n’est pas synonyme de mouiller. Et même si le mouillage de l’île de Groix est connu et reconnu par des générations de marins en cas de gros temps de suroît, le faire avec un navire lège - faible poids et grosse prise au vent - par 70 nœuds de vent, c’est chinoisement périlleux de la part de son capitaine.
 
Pour autant, et quelle que soit l’erreur d’appréciation commise par le commandant, il ne faut pas non plus exclure la possibilité que le navire ait appareillé à la demande des autorités du port de Lorient, soit pour les raisons de sécurité évoquées plus haut, soit pour des raisons commerciales – libérer une place à quai pour un autre navire.
A défaut de l’imposer – ce qui, n’en déplaise à Monsieur Le Drian, est illégal – la capitainerie du port de Lorient a-t-elle seulement proposé au commandant de rester au port ? Y avait-il un danger à le faire ? Ou a-t-on gentiment prié ce commandant d’aller, en quelque sorte, se faire voir chez les Grecs – surnom affectueux donnés aux habitants de l’île de Groix – sachant qu’il n’avait pas d’affectation commerciale et que son armateur n’allait probablement pas le payer à user du combustible pour faire des ronds dans l’eau ? En a-t-on discuté ?
 
Voilà des questions auxquelles je n’ai pas de réponse.
Et j’aurais aimé en trouver de la part des media et des politiques, à condition, bien sûr, que ceux-ci commencent par poser les bonnes questions, plutôt que de d’enfourcher séance tenante leur cheval de bataille électorale, et nous servir leur habituel charabia d’arguments de complaisance et d’inepties maritimes.
« Qui voit Groix, voit sa croix » dit un fameux proverbe breton.
Moi, je ferme le poste. Je crains, qu’une fois de plus, on n’ait pas fini d’avoir tout entendu.

Source et publication :Le site d' argo / Agoravox.fr

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 17:29

 

Manifestation des Jeunesses Nationalistes

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