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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:04

Dimanche 19 janvier 2014

Sénat : Le lieu de résidence devient le vingtième critère de discrimination de la législation française.

Le Sénat a adopté, mercredi 15 janvier, un nouveau critère permettant de juger de discrimination, fondé sur le lieu de résidence.

On pourra invoquer ce motif pour poursuivre un employeur, un propriétaire, une banque dont on s’estimera victime de discrimination à cause de son lieu de domicile, car présenter sur son CV une adresse à La Courneuve en Seine-Saint-Denis ou à Grigny en Essonne peut s’avérer un vrai handicap.

Inclus dans le projet de loi sur la ville, présenté par le ministre François Lamy, l’article 10 prévoit que le lieu d’habitation devienne le vingtième critère de discrimination de la législation française.

Dorénavant, en plus du nom, du sexe, de l’origine, de l’âge, du handicap…, la loi relative à la lutte contre les discriminations poursuivra les auteurs de stigmatisation à cause du «lieu de résidence». […]

Daniel Goldberg, député PS de Seine-Saint-Denis, a donc proposé un amendement lors de l’examen du projet de loi à l’assemblée le 27 novembre 2013.

La disposition est passée, à la grande satisfaction de nombreux élus de banlieue. Elle vient d’être aussi largement approuvée par le Sénat.

Reste à construire une jurisprudence à partir de quelques procès, ce qui sera malaisé car la discrimination par l’adresse est souvent difficile à prouver, tant elle se confond souvent avec une stigmatisation fondée sur les origines.

Le Monde

source http://www.citoyens-et-francais.fr/article-senat-le-lieu-de-residence-devient-le-vingtieme-critere-de-discrimination-de-la-legislation-fran-a-122099665.html

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:48

Samedi 18 janvier 2014

Les obscurités de l’exigence de neutralité religieuse

A la suite d'une saisine du Défenseur des droits du 20 septembre 2013 en vertu de l'article 19 de la loi organique du 29 mars 2011, le Conseil d'État adopte en assemblée générale, le 19 décembre 2013 une étude visant à dissiper certaines interrogations.

L'identification des services publics et la portée de l'exigence de neutralité religieuse sont les deux problématiques abordées.

Le Conseil d'État répond point par point aux préoccupations de Dominique Baudis et présente le document comme un exposé du droit. L'étude est guidée en creux par la volonté de réaffirmer que la liberté religieuse est le principe et la restriction l'exception.

On ne peut nier que les applications pratiques de la laïcité, principe républicain, soulèvent d'épineuses questions.

Néanmoins, le pragmatisme du Conseil d'État apporte un tempérament fort bienvenu à ce débat fébrile qui frôle parfois la déraison.

problématiques qui gravitent autour de la laïcité sont souvent portées par une cacophonie politique et médiatique : le seulinventaire des épithètes déjà employés pour la qualifier montre qu’il existe presque autant de concepts que d’individus. La récurrence du débat n’a d’égal que son manque de rationalité. Aujourd’hui, la discussion est guidée en creux par des sentiments ou principes qui vont se chercher sur divers terrains : culture, moralité, mixité, égalité homme/femme. Chacun

pousse son pion sur l’échiquier de la laïcité. La question se pose de la place du droit sur ce damier. En effet, laïcité, services publics, neutralité religieuse, tous ces termes, molestés par les détournements dont ils font l’objet, sont, avant tout, juridiquement fondés et définis par le droit. Dans le cadre de sa mission de prévention des conflits (Loi organique n ° 2011-333 du 29 mars 2011), le Défenseur des droits est sollicité par des réclamations qui lui font état de difficultés en matière d’expression religieuse dans la sphère publique.

On ne peut nier que certains discours opacifient lourdement les règles applicables en la matière. DominiqueBaudis a donc pris l’initiative, en vertu de l’article 19 de la loi organique du 29 mars 2011, de saisir le Conseil d’État.

Dans sa lettre au Président, le Défenseur des droits formule deux questions. La première porte sur les critères d’identification de la ligne de partage entre missions de service public et missions d’intérêt général. La seconde vise à clarifier l’existenceou non de catégories de « participants au service public » ou «collaborateurs au service public » et d’identifier le régime qui leur est applicable, notamment pour ce qui est de la neutralité religieuse Dans cette étude, première du genre, le Conseil d’État répond successivement aux interrogations du Défenseur des droits. Les 35 pages du document se divisent en trois parties. La première partie est essentielle en ceci qu’elle explicite les principes qui déterminent les réponses apportées par l’étude. Brièvement, précisons que le Conseil rappelle sans ambages que la liberté des convictions religieuses est générale.

Elle trouve sa source à l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et à l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme.

Certaines conditions lorsqu’elles sont réunies méritent d’imposer des restrictions. Ce caractère relatif est prévu par les mêmes dispositions constitutionnelles et conventionde nonnelles (page 12). La liberté de conscience est protégée corrélativement par le principe discrimination (garantie par le principe d’égalité proclamé par le Préambule de la Constitution de 1946 et par l’article 14 de la Convention européenne de sauvegarde – page 13).

Le Conseil d’État indique ensuite que le principe de laïcité, quant à lui « implique que la République ne reconnaît aucun culte, n’en salarie aucun, mais garantit le libre exercice des cultes ; il impose le respect de toutes les

croyances et l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion ».

le principe de neutralité du service public « autonome par rapport au principe de laïcité », le Conseil d’État rappelle qu’il s’applique aussi « aux champs philosophique et politique » (voir Décision n°2013-353 QPC du 18 octobre 2012, M. Franck M. et autres – ADL du 15 novembre 2013 – page 14 de l’étude) Enfin, l’étude distingue les deux régimes qui s’appliquent d’une part au sein des services publics, d’autre part dans le champ professionnel.

Dans le premier cas, la liberté de manifester ses croyances religieuses doit être conciliée avec les principes de laïcité et de neutralité des services publics.

Dans le second, des restrictions à cette liberté ne peuvent être justifiées que par la nature de la tâche à accomplir et doivent respecter le principe de proportionnalité (page 18).

Le propos liminaire annonce que l’étude n’a pas « pour objet de dresser un panorama de la laïcité, ni de proposer des évolutions [...] mais de dresser un constat du droit en vigueur » (page 9). La question se pose de la portée d’un tel document. D’un genre nouveau, cette étude n’est pas un avis – que le Conseil d’État rend dans son rôle de conseiller du gouvernement –, encore moins un arrêt de la juridiction administrative, pas plus qu’il n’émane de la section rapports et études du Conseil d’État.On peut donc s’interroger sur la valeur de cette étude et de l’usage qui en sera fait.

Pour le moins, même si la logique se voudrait d’une glaciale objectivité, la lecture de l’étude ne se fait pas sans déceler certaines orientations.

Ainsi, sur la frontière entre mission d’intérêt général et mission de service public, le raisonnement méthodiquement exposé rend vaine toute voie de contestation (1°). Sur la seconde question du Défenseur des droits, avant de plaider pour un pragmatisme nécessaire (3°), la Haute juridiction administrative réfute catégoriquement l’existence d’une « catégorie intermédiaire » entre l’agent et l’usager du service public (2°).

1°/- L’identification des services publics, un raisonnement juridique classique qui dissipe utilement toute contestation

Le Conseil d’État était appelé par le Défenseur des droits à énumérer les «critères d’identification de la ligne de partage » entre missions de service public et missions d’intérêt général.

Dans la seconde partie de l’étude intitulée « identification des services publics », la Haute juridiction expose l’état du droit en la matière, lequel repose principalement sur sa propre jurisprudence.

Sans s’appesantir outre mesure sur la démonstration, il convient d’en évoquer les lignes essentielles. Deux cas de figure posent peu de difficultés : les activités d’intérêt général dont la qualification de services publics est tirée de dispositions constitutionnelles ou législatives, et celles assurées directement par des personnes publiques. L’ensemble du régime propre aux services publics doit leur être appliqué, et partant, les principes de laïcité et de neutralité (page 21).

Le Conseil d’État envisage ensuite les activités d’intérêt général assurées par des personnes privées, elles constituent le cœur du problème. Dans une telle hypothèse, il convient de mettre en œuvre la jurisprudence établie par la décision APREI (CE, Sect., 22 février 2007, Association du personnel relevant des établissements pour inadaptés, n°264541). Ainsi, le Conseil d’État, se citant lui-même, distingue deux situations. La première, impose la réunion de trois critères pour emporter la qualification de service public: l’intérêt général attaché à l’activité, le contrôle de l’administration, et enfin la détention par la personne privée de prérogatives de puissance publique (page 22).

La seconde, substitue à ce dernier critère de détention de prérogatives de puissance publique « un faisceau d’indices qui conduit [...] à mesurer le degré d’implication de la personne publique, d’une part, dans les conditions de création, d’organisation et de fonctionnement de l’organisme de droit privé, d’autre part, dans la fixation d’obligations spécifiques et la conduite d’un contrôle des objectifs assignés » (page 23).

Dans cette perspective, le Conseil d’État prend la peine de préciser qu’un «contrôle administratif prenant la forme d’un régime d’autorisation ou de déclaration, éventuellement doublé d’une réglementation sur les modalités d’exercice de l’activité » n’atteint pas le degré d’implication suffisant. Il ajoute que les structures d’accueil de jeunes enfants, et notamment les crèches, créées par des personnes de droit privé, entrent précisément dans ce type de cadre normatif (articles L. 2324-1 et suivants du code de la santé publique), et par conséquent, échappent au régime réservé aux services publics (page 24). Si on peut lire dans l’introduction de l’étude que le Conseil d’État se refuse à prendre parti sur l’affaire Baby-Loup «qui relève de la compétence des juridictions judiciaires » (page 9), on ne saurait s’empêcher de voir ici plus

qu’un simple écho à la position de la Chambre sociale de la Cour de cassation. En effet, c’est pour le moins une allusion flagrante à la position de la juridiction judiciaire, à laquelle le Conseil d’État souscrit sans réserve. L’affaire Baby-Loup est largement évoquée dans la lettre de saisine du Défenseur des droits, et pour cause, la question est éminemment problématique, en témoigne le circuit contentieux débridé de l’affaire de la crèche des Yvelines.

Pour mémoire, le litige opposait une crèche associative à son employée, la première ayant licencié la seconde pour faute grave, au motif que celle-ci s’était rendue à son poste vêtue du voile islamique, alors que le règlement intérieur imposait le respect des principes de laïcité et de neutralité.

Au terme d’un parcours judiciaire extrêmement médiatisé, les juges du quai de l’Horloge ont tranché en faveur de la liberté d’expression des convictions religieuses de la salariée, jugeant que le principe de laïcité ne s’appliquait pas au sein des entreprises privées, en dépit de la mission d’intérêt général en cause (Cour de cassation, Chambre sociale, 19 mars 2013, Arrêt n° 536 – n° 11-28.845 ; voir ADL du 1er mai 2013 – La liberté d’expression religieuse au travail à l’épreuve des soubresauts du principe de laïcité). La position des juges judiciaires, au lieu de dissiper le tumulte cramponné au sillage de l’affaire, a plutôt attisé la fièvre laïque des parlementaires et journalistes de tous bords. L’orthodoxie du raisonnement juridique tenu par la Cour de cassation n’était peut-être pas à l’image de la fébrilité avec laquelle la décision était attendue.

Le Conseil d’État, dans l’étude ici commentée, ne souhaite visiblement pas le dire verbatim mais abonde allègrement dans le sens de son homologue judiciaire : « ainsi, une activité d’intérêt général, alors même qu’elle pourrait constituer un service public si elle était assumée par une personne publique, n’est pas soumise aux règles et principes du service public lorsqu’elle est uniquement subventionnée et réglementée » (page 25).

Avant quoi, il indique à la page 18 de l’étude que « hors des services publics, des restrictions à la liberté de manifester ses opinions ou croyances religieuses ne peuvent être justifiées ni par la laïcité de l’État, ni par la neutralité des services publics ».

Ces principes ne sont pas nouveaux, loin de là, mais face à l’émoi suscité par la décision Baby-Loup, on imagine aisément l’inconfort de la position du Défenseur des droits dans son rôle de médiation et de prévention des contentieux.

Comment expliquer avec crédit la portée d’une décision de justice, instantanément déplorée avec force bruit par la majorité de la classe politique ?

Point de révolution donc dans cet exposé, mais on peut saluer la dissipation de tout mystère sur l’identification des services publics et du régime spécifique qui leur est attaché. La seconde partie de l’étude, consacrée à la portée de l’exigence de neutralité religieuse éprouve, elle, une virtuosité juridique moins évidente.

*

2°/- Absence de catégorie intermédiaire entre l’agent et l’usager du service public, le régime des sorties scolaires en suspens ?

Dans cette troisième partie de l’étude, le Conseil d’État rappelle en premier lieu l’essence du principe de neutralité religieuse qui justifie « à l’égard des agents du service public, une interdiction de manifester leurs croyances ou leur appartenance à une religion dans l’exercice de leurs fonctions » (page 28).

Il ajoute que ces obligation « s’appliquent [...] aux agents des personnes publiques et aux employés des personnes morales de droit privéauxquelles a été confiée la gestion d’un service public » (page 29). Là encore, rien d’inédit : le Conseil d’État reprend la jurisprudence administrative classique en citant l’avis Mlle Marteaux du 3 mai 2000 (CE, avis, 3 mai 2000, Mlle Marteaux, n° 217017). Il souligne l’harmonie des ordres administratif et judiciaire sur cette question en rappelant l’arrêtCPAM de Seine-Saint-Denis du 19 mais 2013 (Cour de cassation, Chambre sociale, 19 mars 2013, Arrêt n° 537 – n° 12-11.590) – synchrone de l’arrêt Baby-Loup déjà évoqué – lequel précise

que le contact direct de l’agent avec le public n’importe pas dans l’application des principes de laïcité et de neutralité qui légitiment l’interdiction du port de signes religieux (page 29).

La portée du principe de neutralité, si elle est claire concernant les agents des services publics, sous-tend une question plus épineuse que Dominique Baudis soulève formellement.

En effet, la lettre de saisine sollicite des éclaircissements sur le fait de savoir s’il peut être identifiée une notion de « participation au service public » ou encore de « collaboration occasionnelle au service public ».

Dominique Baudis évoque plus concrètement le cas des « personnes sans lien contractuel ou lien de sujétion particulier avec le service public » et des « bénévoles en appui des services publics [...] à l’hôpital, dans les maisons de retraite, à l’école » (page 5). Deux affirmations claires et non équivoques se dégagent de la réponse du Conseil d’État à la question du Défenseur des droits.

D’une part, la Haute juridiction affirme que « l’usager du service public n’est pas, en principe, soumis à l’exigence de neutralité religieuse » (page 30). D’autre part, il n’existe pas de catégorie intermédiaire entre l’usager et l’agent du service public, comme le suggère la lettre de saisine du Défenseur des droits sous l’appellation « participant » ou « collaborateur » (page 29).

Le Conseil d’État indique qu’il existe bien une «théorie des collaborateurs occasionnels des services publics» dans la jurisprudence administrative mais qu’elle reste « purement fonctionnelle » et n’a qu’une vocationindemnitaire (sur la théorie du risque professionnel voir CE, 21 juin 1985,Cames, rec. p 509 ; sur l’indemnisation du dommage subi voir CE, Ass., 22 novembre 1946, Commune de Saint- Priest-la-Plaine, rec. p 279 ; et récemment CE, Sect., 12 octobre 2009, Mme Chevillard, n° 297075, rec. p 387) (page 30).

Quant aux textes qui emploient des expressions analogues pour désigner les personnes ayant une relation avec le service public différente de celle de l’usager ou de l’agent, ils répondent à une logique casuistique « cette assimilation [ne valant] que pour la règle prescrite par le texte et [n'entraînant] en rien l’application de l’ensemble des sujétions imposées aux agents publics » (page 31).

A ce stade de la lecture de l’étude, la position du Conseil d’État ne prête à aucune ambiguïté : pas de statut hybride pour un potentiel « participant » ou «collaborateur » au service public. C’est ici que l’étude distille ses subtilités, inévitables tant le sujet est délicat.

Le Conseil d’État envisage les hypothèses où usagers et tiers au service public sont susceptibles être soumis à des restrictions à la liberté de manifester une opinion religieuse. Des textes particuliers peuvent ainsi instaurer des limitations particulières : la loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, et la circulaire « Fillon » du 18 mai 2004 en sont les exemples topiques (page 32). Le Conseil d’État poursuit en indiquant que peuvent également venir limiter la liberté d’expression des convictions religieuses « les nécessités de l’ordre public et du bon fonctionnement du service, qui résultent de la lettre même de l’article 10 de la Déclaration de 1789 » ; il laisse le soin à « l’autorité compétente » de déterminer tant la substance des « nécessités » en question que les restrictions qu’elles exigent (page 33).

A cet instant, le lecteur pourrait estimer que le Conseil d’État se refuse à trancher dans un sens ou dans un autre, et à force de laconisme, qu’il laisse en suspens certaines difficultéssoulevées par Dominique Baudis.

A ce titre, la question de l’expression des convictions religieuses des parents accompagnant les classes pendant les sorties scolaires et plus concrètement celle du port du voile islamique, fait partie des préoccupations du Défenseur des droits lorsqu’il sollicite les lumières du Conseil d’État. Rappelons qu’aujourd’hui, cetteproblématique est seulement traitée par la circulaire Châtel du 27 mars 2012 laquelle indique que «les principes de laïcité de l’enseignement et de neutralité du service public [...] permettent notamment d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires ». A même de présenter un reflet concret de la situation sur le terrain, la lettre de saisine du

Défenseur des droits évoque des « dispositions prises [qui] varient d’un établissement à l’autre » (page 5).

ce propos, il convient de mentionner un jugement du Tribunal administratif de Montreuil qui était venu approuver une disposition du règlement intérieur d’une école élémentaire imposant aux parents volontaires pour accompagner les sorties scolaires de respecter dans leurs tenue et propos la neutralité de l’école laïque (TA de Montreuil, 22 novembre 2011, n° 1012015).

Une application hétérogène du droit sur le territoire soulève des interrogations légitimes et le principe constitutionnel d’égalité ne saurait s’en accommoder. On peut donc à juste titre s’interroger sur la portée de la position de la Haute juridiction.

*

3°/- Neutralité religieuse dans les services publics : un pragmatisme nécessaire

Comme un grain dans les rouages non si bien huilée de la machine laïque, la nuance du Conseil d’État n’a pas manqué de provoquer quelques réactions. Le prédécesseur de l’actuel ministre de l’éducation a ainsi fustigéune « laïcité à géométrie variable ». Député de Haute- Marne, il appelle à légiférer sur la question.

Le Ministère a, quant à lui, rapidement indiqué que « s’agissant des parents d’élèves qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, ils doivent faire preuve de neutralité dans l’expression de leurs convictions, notamment religieuses ». Néanmoins, le même communiqué ajoute que si la Circulaire Châtel reste valable, elle est « mise en œuvre sur le terrain avec intelligence, en privilégiant toujours d’abord la voie du dialogue ». Le phrasé du Ministère semble donc inoculer plus de doigté dans la pratique que ce que prescrit le texte en question.

On peut s’étonner que l’étude n’ait pas jugé bon de mentionner cette circulaire. Pour autant, la tâche consistait pour le Conseil d’État à parcourir les contours sinueux de l’état du droit, on comprend la nécessité dans l’exercice de faire abstraction d’un tel nid de poule. En outre, est-ilnécessaire de rappeler ici qu’une circulaire n’a pas de portée normative.Une première analyse consisterait à dire que le Conseil d’État édulcore l’embarrassante question.

On ne peut souscrire à un tel raccourci.

En réalité, d’une part, l’étude réaffirme le principe fondamental selon lequel la liberté des convictions religieuses est la règle, la restriction l’exception, d’autre part, elle prône le pragmatisme dans l’application de ce principe.Cette position s’inscrit dans l’axe cardinal habituel de la jurisprudence administrative – la réticence de l’avis du Conseil d’État sur la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public en est une illustration.

C’est une position récurrente du juge administratif que de s’attacher à garantir le libre exercice du culte. Certes, pas de solution impérieuse, implacable dans le raisonnement, draconienne dans l’application.

Mais la question méritait sensiblement mieux que ce type d’étroitesse. La conciliation entre un principe républicain et une liberté fondamentale ne se fait pas au couperet. Certains ne manqueront pas de voir dans la position du Conseil d’État un renvoi au législateur, auquel reviendrait le rôle de sauvegarder une laïcité en péril. On ne saurait adhérer à cette vue.

La position du Conseil d’État n’est-elle pas plutôt d’affirmer qu’en certains domaines, tout ne peut être strictement réglé par la loi, et qu’en matière de laïcité c’est éminemment le cas ? Il est possible et plus sage de faire confiance aux acteurs de terrain et notamment aux chefs d’établissement dont on imagine aisément qu’ils ont à cœur, plus que quiconque, la prévention des conflits.

Il est utile enfin, de rapporter la position de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme qui, dans son avis du 26 septembre 2013 sur la laïcité estime que « la loi ne saurait se substituer à la jurisprudence, dès lors qu’il lui est impossible de résoudre chaque difficulté particulière posée par l’application du principe de laïcité ; elle risque même de susciter de nouvelles difficultés et de rompre l’équilibre atteint aujourd’hui ».

Au surplus, personne n’ignore que l’islam cristallise les passions de certains partisans d’une laïcité radicale. On ne saurait appeler sereinement à un nouveau texte sur le voile à l’école, qui apporterait inévitablement son lot de crispations politiques et de stigmatisations. L’école doit être le terrain apaisé de l’éducation et de l’apprentissage des valeurs, il est loin d’être sûr qu’elle ne souffrira pas d’un nouveau débat de ce type. Gageons que c’est précisément ce que souhaite éviter le Conseil d’État.

L’étude du Conseil d’État montre que les questions posées par le Défenseur des droits ne peuvent être cernées pertinemment sans subtilités. Pour autant, l’arsenal normatif est à l’œuvre et pose distinctement tant le principe fondamental de liberté d’expression des convictions religieusesque les exceptions qu’il souffre.

Appliqué sereinement, il suffit àappréhender la diversité des situations qui peuvent se présenter. Il semble que sur ce point, la Cour de cassation et le Conseil d’État regardent dans la même direction et épousent les contours de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme.

En effet, la recommandation du Conseil d’État de favoriser le dialogue, n’est pas sans faire écho aux «accommodements raisonnables » strasbourgeois (voir Cour EDH, 4e Sect. 7 décembre 2010, Jakóbski c. Pologne, Req. n° 18429/06 – ADL du 7 décembre 2010 et Cour EDH, 2e Sect. 3 avril 2012, Francesco Sessa c. Italie, Req. n° 28790/08, § 35 – ADL du 15 avril 2012). Par ailleurs la Cour de cassation, en réaffirmant la liberté d’expression des convictions religieuses du salarié face au pouvoir de direction de l’employeur dans l’affaire Baby-Loup, marche dans les pas du juge européen (voir Cour EDH, 4e Sect. 15 janvier 2013, Eweida et autres c. Royaume-Uni, Req. n° 51671/10, 36516/10, 48420/10 et 59842/10 – ADL du 24 janvier 2013).

Ces considérations devront guider tout projet ou proposition de loi, car si aujourd’hui certains regrettent les nuances du Conseil d’État, c’est au prétoire européen que leur arrogance législative mènera.

SECURITE INTERIEURE

L’éclairage du Conseil d’Etat sur les obscurités de l’exigence de neutralité religieuse

Source, journal ou site Internet : sécurité intérieure

Date : 18 janvier 2014


Auteur Gabrielle Hébard

Source et publication: http://www.lumieres-et-liberte.org/article-les-obscurite-s-de-l-exigence-de-neutralite-religieuse-122128072.html

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:43

Le quotidien catholique "Présent" a publié, dans sa livraison n° 8021 du
15/01/2014, un excellent article, un article "roboratif" comme on dit
aujourd'hui et qui tranche avec ce qu'on peut lire partout ailleu
rs.

Il est signé de Me Trémolet de Villers,


La République contre le rire

"Forum et Jus" ! Le débat public et le droit ! Ces deux mots latins qui
formaient la devise du grand Berryer s¹imposent à la plume et à la parole
pour l¹avocat qui contemple, saisi, le mélodrame
Valls-Dieudonné.


Quand il s¹agit de liberté publique, et du rire, du droit de rire qui,
comme chacun le sait, étant "le propre de l¹homme", est, au plus haut point,
celui du Français ce n¹est pas dans le catimini d¹une décision
administrative dont tout juge vous dira qu¹à cette vitesse-là elle était,
bien sûr, rédigée à l¹avance, que se mène la discussion et que se prend la
décis
ion.

C¹est au grand jour du débat public, dans la salle d¹audience d¹un
tribunal ou d¹une Cour de l¹ordre judiciaire. "Forum et Jus"
!


"Aujourd¹hui, la République, elle a gagné", a répété deux fois, devant
les micros et les caméras, un ministre de l¹Intérieur qui parle le français
comme un Valls espagnol. "La République, elle a gagné !" Il faudra bien lui
apprendre qu¹en français, au contraire du catalan qui est une belle langue
que je respecte comme un parler-frère d¹une province s¦ur, l¹emploi du
substantif sujet évite l¹usage du pronom qui suit, on dit "la République a
gagné", ou, peut-être, si l¹on veut faire une figure oratoire, "Elle a
gagné, la République" ! Mais pas "La Républiqu
e, elle..."


Contre qui a-t-elle gagné, la République ?


L¹exemple est trop beau, et pourtant l¹exemple, il est vrai, comme dit
le ministre de l¹Intérieur, la République, c¹est contre le rire et contre la
liberté qu¹elle a gagné
!


On dira : le rire n¹était pas de bon goût. Et puis, la liberté, ce n¹est
pas la possibilité de tout dire ! (en syntaxe approximative, signée Valls).
Deux propositions parfaitement exactes
.

L¹un des morceaux comiques de
Dieudonné M¹bala, M¹bala, sur son père au Cameroun et sur les Pygmées, m¹a
paru, surtout dans la fin, proprement insupportable. J¹aurais été au
théâtre, j¹aurais sifflé... je pense ou du moins j¹espère qu¹il aurait
compris et accepté ma protestation. Il paraît qu¹il en a d¹autres, touchant
à la foi et à l¹Eglise catholique..., il paraît aussi qu¹il y en a qui sont
douloureux, des propos comiques (comme dirait la syntaxe à la Valls), pour
des orei
lles juives.

Et alors ? Si c¹est le cas, on peut ne pas aller au
spectacle, déconseiller de s¹y rendre, dire son opposition à l¹histrion en
allant lui rendre visite et même, à la rigueur, si on ne craint pas le
ridicule, lui faire un procès devant le tribunal. "Forum et
Jus" !


Mais une interdiction administrative, a priori, sur tout le territoire
national, par la mise en mouvement des préfets de la République ! Cela ne
signifie pas que la République, elle a gagné, mais bien, en réalité que, la
République, elle est en dang
er.

Quand la République, elle est en danger, ça va mal pour le rire et pour
la liberté. Nous le pressentions depuis la répression des manifestations du
Printemps français. Nous allons le sentir avec celles qui viennen
t.

Ces
gens-là, ils sont dangereux, pas pour la République, elle s¹en nourrit, mais
pour la liberté et pour le rire qui va avec la libe
rté.


Nous apprenons, grâce à la plume savante d¹Yves Chiron, que sainte
Jeanne de Lestonnac, la nièce du charmant Montaigne, était très attentive à
ce que le service de Dieu se fît dans l¹allégresse. ("Présent", samedi 11
janvier 2014).
"Qui ne danse pas fait l¹aveu tout bas de quelque disgrâce", disait
Louis-Ferdinand. On peut en dire autant de celui qui ne rit
pas.


Le rire, comme la liberté, qui marche avec lui, nécessite toujours une
marge de tolérance. Il y a une crainte, raisonnable, devant le rire. Il peut
être allégresse. C¹est le rire sain, et saint
.

Celui de Jeanne de Lestonnac.
Celui de Jeanne d¹Arc, jusque dans les moments les plus durs du procès de
Rouen, quand le greffier note qu¹il y a chez elle des accès de rire et de
sourire "surprenants et insole
nts".

Et puis il y a le rire méchant,
sardonique, qui peut être aussi le rire sinistre. Entre les deux, les
nuances sont innombrables. On peut en dire tout autant pour la liberté. Il y
a "la sainte liberté" des enfants de Dieu, et puis il y a celle au nom de
qui on commet tant de crimes. Mais, voilà, nous le savons depuis l
e début.


En faisant l¹amour, Adam et Eve prennent le risque d¹enfanter Caïn.

Par
principe de précaution, ils peuvent tenter de limiter les naissances à la
venue du gentil Abel. Ils n¹auront ni l¹un, ni l¹autre. La liberté, comme le
rire, comme la vie, ne se divisent pas. Il faut, a priori, assumer le
risque, et puis, a posteriori, ne pas hésiter à choisir.
Mais l¹Etat, et le Conseil d¹Etat, le ministre de l¹Intérieur, même si
c¹est un Catalan espagnol, n¹ont aucune compétence pour juger
du rire.


Et puis, puisque nous sommes dans le rire, le président normal sur sa
petite vespa, à la rencontre, façon vacances romaines, de sa jolie Julie,
c¹est bien rigolo, non ? J¹entends les grandes consciences, auxquelles même
notre Marine nationale a joint sa voix, nous dire que, la vie privée, il ne
faut pas y touch
er !

Doucement, Messieurs, Mesdames,... Doucement... on ne
touche pas à la vie privée d¹un homme privé... mais un président de la
République... c¹est-à-dire un homme qui a été candidat, sans qu¹on lui
demande rien, pour être élu, ce qu¹il a obtenu, à une fonction qui consiste
à présider aux destinées publiques de toute la nation, il aurait droit à une
vie
privée ?

Et puis quoi encore ? La vie privée, ça se paie, avec l¹argent
gagné dans une activité privée. Quand on vit, soi et ses concubines
régulières ou passagères, de l¹argent public, ceux qui paient ont le droit
de savoir où va l¹argent. Rien n¹est gratuit, pépère, et tout se paie, même
la vespa et le studio de la dem
oiselle.


Mais, pépère, qui ne l¹est pas tant que ça, a bloqué toutes les
informations. Ordre supérieur
!


Je vous le dis, ces gens sont dangereux.


Donc, nous allons marcher, les trois dimanches qui viennent, dans la
rue, en chantant, en priant, en riant (*). Cet incident que Dieu nous a
donné nous met en éveil, plus encore que nous ne l¹étions, au cas où notre
attention serait retombée. Avec de tels hommes au gouvernement, il ne faut
pas hésiter. Marcher dans la rue, manifester, s¹opposer devient un devoir
d¹état. Je ne sais pas si la poule au pot du dimanche doit, obligatoirement,
se doubler de la quenelle, sauce nantua, le vendredi, mais il me semble
qu¹une telle résolution, outre qu¹elle viendrait au secours de certains
artisans de la cuisine injustement atteints dans leur gagne-pain, serait un
acte de liberté gastronomique adapté aux
circonstances.


"Allons, enfants de la patrie", chantaient les spectateurs du Zénith de
Nantes, à l¹annonce de la suppression du spectacle dont ils avaient payé le
billet. Je ne sais si les paroles de notre hymne national, avec "le sang
impur qui abreuve nos sillons", sont vraiment celles qui conviennent, mais,
au-delà des mots, il y a du rythme, et puis, c¹est bien vrai que Valls, le
ministre, il a levé, "contre nous, l¹étendard de la tyr
annie".


Jacques Trémolet de Villers
< END>

(*) Allusion, entre autres, à la manifestion prévue pour le 26 janvier
prochain, "Jour de
colère".

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:38

http://www.mondialisation.ca/laffaire-dieudonne-pour-en-finir-avec-les-terme
s-holocauste-shoah/53651
24

"L¹affaire Dieudonné Pour en finir avec les termes : holocauste & shoah!


Par Daniel Vanhove


15/01/2014

Mise au point.
Lundi soir s¹est tenue l¹émission "Mots croisés" animée par Y. Calvi sur
France2.
Le sujet principal en était "l¹affaire Dieudonné" avec pour objectif
du moins, j¹imagine de tenter de démêler le vrai du faux. Sérieux défi!
Surtout au vu des invités sur le plateau, en tête desquels, "l¹agité de
l¹identité" (comme l¹a très justement nommé un internaute), à savoir A.
Finkielkraut.
Pour ce qui aurait pu être un débat de société, point de contradicteur
digne de ce nom. Mauvais point pour le responsable de l¹émission et son
équipe.
Beaucoup de choses invraisemblables ont été lancées au cours de
l¹émission, et en établir le détail m¹est tout bonnement impossible. Ceux
qui le désirent peuvent toujours revoir l¹émission sur le site de la chaîne.
Mais à un moment, Y. Calvi a soulevé une question intéressante, voire
essentielle, à savoir : n¹y a-t-il pas deux poids, deux mesures dans la
manière dont on parle du génocide des juifs, tant à l¹école que dans les
médias? Et les invités du plateau, dont Finkelkraut en tête (évidemment!),
d¹assurer en gros, que non.
Ben, voyons...
Il convient donc d¹éclairer quelque peu les choses en signalant pour
commencer que seul, ce génocide s¹est vu affublé de 2 noms pour le
caractériser: Holocauste & Shoah. Avec leurs majuscules de préférence! Or,
que signifient ces mots ³savants² que la majorité de ceux qui l¹utilisent
(croyant par-là se hisser à un degré de savoir que manifestement ils n¹ont
pas)
ne connaissent apparemment pas?


Le mot ³holocauste² vient du grec, et signifie le sacrifice par le feu
de la bête entière offerte à Dieu au lieu de n¹en offrir qu¹une partie et de
manger le reste
.

Ce serait à peu près la même chose qu¹une immolation. Où y
aurait-il eu un tel sacrifice, une immolation des juifs à Dieu dans le
génocide dont ils ont fait l¹obje
t!?

C¹est une terminologie tout simplement
inappropriée...
Et le mot ³shoah² est utilisé quelques fois dans l¹Ancien Testament pour
désigner une catastrophe naturelle. Où ce génocide serait-il une catastrophe
naturelle!? Tout à l¹inverse, il est le produit d¹une décision strictement
humaine, politique, dont les acteurs doivent assumer l¹entière
responsabilité. ET POURQUOI L'AVOIR CHOISI DANS LE LEXIQUE BIBLIQUE, SINON
POUR Y RAMENER INSIDIEUSEMENT LA NOTION DE PEUPLE "ÉLU"? [souligné par
Bocage] Une nouvelle fois, cette terminologie est tout simplement
inappropriée...
Dans le langage commun, utilisé par tout le monde, croyant ou non, il y
a quantités de mots et d¹expressions pour qualifier des actes qui ne
relèvent que d¹une barbarie humaine: génocide, solution finale, crime contre
l¹humanité, etc., utilisés d¹ailleurs pour tous les autres massacres sur des
populations entières on estime à env. 20 millions les Amérindiens décimés
par les colons européens lors de la découverte des Amériques sans parler
de tous les autres crimes contre l¹Humanité perpétrés au cours de la
sini
stre Histoire humaine...


Les mots que l¹on utilise ne sont jamais neutres, ils évoluent avec le
temps et l¹usage que l¹on en fait... Et il y a donc bien, en ce cas, un
³deux poids, deux mesures² évident! Le nier est une imposture
.

Méfions-nous
dès lors de tomber dans un vocable que nous ne comprenons pas nous-mêmes et
que nous ne faisons que reproduire de façon grégaire. Ne cédons pas à la
tentation de la paresse intellectuelle en répétant ce que l¹on entend. Et
finissons-en une fois pour toutes, avec les mots holocauste et shoah! Cela
n¹ajoute rien à la gravité d
es faits.

Au contraire... c¹est peut-être pour
certains, une manière de cacher un problème de racisme non résolu.
..


Rappel : Albert Camus disait: ³Mal nommer les choses, c¹est ajouter au
malheur du monde²
.


Daniel Vanhove

Source : signé par Le dernier des Mohicans

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:30

Les élites françaises ont honte de la France

Publié le 19 janvier 2014 par perubu

L’ancienne directrice de l’ENA, fille d’instituteurs, Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne apparentée au groupe socialiste, livre ici un regard très critique sur le rapport des classes dirigeantes françaises à notre nation.

De sa fréquentation des politiques à celle des élèves des grandes écoles, elle a rapporté de nombreuses anecdotes édifiantes.

Face à ça, dans cette période de crise, en France, le peuple se replie sur la nation, et comme on lui interdit d’être fier de son pays, qu’à longueur d’émission de télévision on lui explique que la France est une nation rance et sur le déclin, il prend le mauvais chemin, une mauvaise direction.

Tous ces petits messieurs font le jeu du Front national.

Vous venez d’affirmer dans un entretien publié dans l’Expansion que «la spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation».

Pouvez-vous préciser cette pensée et la justifier par quelques exemples ?

C’est une idée qui me poursuit depuis assez longtemps. Je me souviens l’avoir soutenue pour la première fois dans un entretien accordé à Joseph Macé-Scaron dans le Figaro fin 2000.

Je lui avais dit que j’étais très frappée de voir à quel point les élites britanniques étaient fières de leur nation.

Aujourd’hui, pour moi, c’est plus que jamais un constat absolu et évident. `

Les élites françaises ont honte de la France, ce qui n’empêche qu’elles peuvent avoir un comportement extrêmement arrogant, même si cela peut paraître paradoxal. […]

Autre exemple qui m’a été raconté de première main et qui illustre ce mélange de déni et d’arrogance.

Dans les négociations européennes de 1997 à 1999, en vue de la conclusion du traité de Nice, Pierre Moscovici, alors ministre délégué aux Affaires européennes, avait traité les petits pays avec une morgue incroyable, coupant la parole aux uns, leur demandant d’abréger leur discours, exigeant que le représentant de la Belgique se taise.

C’est ce même Pierre Moscovici, toute son action le démontre, qui est persuadé que la nation française a disparu, que nous sommes devenus une région de la grande nébuleuse libérale et atlantisée.

Aucune partie de nos élites ne trouve grâce à vos yeux ?

Je n’ai aucune admiration pour la grande majorité des élites économiques, mais je pense qu’il y a des exceptions.

Ainsi, par exemple, Jean-Louis Beffa, l’ancien patron de Saint-Gobain, me semble avoir encore une conscience nationale.

En revanche, ce n’est pas du côté des banques qu’il faut chercher.

L’épargne française est énorme, 17 % du revenu… Qu’en font-elles ? Rien, ou plutôt rien d’utile à notre pays. […]

Généralement, les hauts fonctionnaires partagent l’idéal européiste angélique et vertueux.

Ils ont tous appris que «l’Europe est notre avenir».

Sur ce sujet, leur esprit critique est assez peu développé.

pensent tous que la France est une affaire dépassée.

Pour conclure, avec de tels propos, ne craignez-vous pas de rejoindre les intellectuels et politiques qui ont été qualifiés de «néocons» par l’hebdomadaire le Point ?

Méfiez-vous, vous vous retrouvez en compagnie de Marine Le Pen…

Oublions le ridicule inventaire du Point.

Je pense que, si l’on avait davantage écouté Jean-Pierre Chevènement, mieux, si on l’avait élu en 2002, on verrait aujourd’hui ce qu’est la différence entre une conception ouverte, généreuse et patriotique de la nation et le repli frileux, pour ne pas dire infantile, sur des valeurs régressives.

Le problème aujourd’hui est de faire comprendre aux Français que la nation bien comprise est source de modernité, non de repliement : mais comment le leur faire comprendre alors que, à gauche comme à droite, l’Europe telle qu’elle dérive est devenue «la grande illusion» ?

Marianne

Source et publication: http://www.fdesouche.com/414383-les-elites-francaises-ont-honte-de-la-france?utm_medium=facebook&utm_source=twitterfeed

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:58

Ecrit le 18 jan 2014 à 11:27 par Philippe Edmont dans Poing de vue

Pourquoi manifester ces trois prochains dimanches ?

Pourquoi manifester ?
Pris par une certaine fatigue, on peut se demander à quoi tout cela peut bien servi
r.

Et oublier alors qu’il est difficile de se plaindre qu’on n’est pas entendu si on ne cherche pas à se faire entendre.

Les médias ont bien du mal à comprendre les désapprobations silencieuses. Ils ne connaissent que les grands nombres et les agitations visibles.


La répétition et la constance jouent aussi un rôle dans l’espace public.

Ne pas avoir été écouté une première fois ou une première année ne suffit pas à expliquer qu’on rentre chez soi.

Certains pensent qu’une protestation massive ne sera pas oubliée. Il faut au contraire beaucoup de répétitions pour que les médias accordent un petit espace à la résistance.
Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir une perspective de succès rapide pour s’engager. Il peut y avoir bien de l’honneur dans une action pour une cause juste, même si elle semble inutile
.

Ceux qui ont lu le Seigneur des anneaux de Tolkien se souviennent certainement de la bataille de Pelennor, quand les cavaliers venus du nord chargent à l’heure de la plus profonde obscurité, sans espoir visible, mais pour rester fidèles à leur alliance et à l’esprit de jeunesse et de liberté qu’ils ont su retrouver.

Pourquoi manifester pour la Vie ?
L’avortement continue à déchirer en silence la société français
e.

Un quart des femmes y passeraient au cours de leur vie et le profond malaise qu’elles éprouvent à propos de l’avortement n’est jamais écouté dans l’espace public.

Le gouvernement veut même aller encore plus loin en étouffant le plus possible la voix méconnue du réel à propos de « l’IVG » qui n’est pas une interruption mais une suppression, qui ne supprime pas une grossesse mais un homme et qui bien souvent se fait à contre cœur. C’est avec notre argent que le gouvernement a payé un site internet prétendument neutre et objectif.

On n’y trouve pas un mot sur les douleurs de l’avortement, et pas un mot non plus sur les alternatives possibles pour celles qui veulent y échapper.
Manifester est donc un moyen de faire entendre un peu la voix des oubliés et des inconsolables
.

C’est une possibilité de parler de tous ces enfants interrompus, transformés en déchets et en matériau de laboratoire. Parler pour eux, c’est aussi parler pour ceux qui ne sont plus désirés et qu’on méprise si facilement, les isolés, les grands malades, les prisonniers méprisés et les vieux abandonnés.


Appeler au changement de la loi, c’est un début insuffisant mais nécessaire. Cela peut en effet être un début de mouvement vers un grand effort de charité en faveur des mères, des pères et des enfants du mauvais moment. L’avortement se nourrit bien souvent de la gêne matérielle et des obstacles pratiques à l’éducation d’enfants quand on est jeune et précaire.

Qui dira comment les jeunes mères réagiront si elles savent qu’elles pourront trouver de l’aide après la naissance.

Un peu d’argent mais surtout des structures de solidarité et de garde d’enfants offertes par des familles bénévoles, par exemple pour pouvoir sortir le soir quand on a un enfant abandonné par son père, et qu’on cherche à fonder une famille, ou quand on est une famille pauvre qui a des horaires de travail décalés et pas de possibilité de vacances.

Pourquoi manifester pour un « jour de colère » ?
La colère n’est pas bonne conseillère ! A quoi mènerait une démission du président de la république ? Ces arguments ne sont pas sans portée, mais … Ils laissent de côté la situation politique général
e.

Les grands médias ont besoin d’une manifestation visible d’opposition politique aux actions du gouvernement et les grands partis politiques en place, UDI, UMP ou FN ne font pas leur travail de mobilisation visible d’une opposition cohérente.

Alors, faute de mieux, il me semble qu’il faut aller porter une protestation politique sur des sujets qui ne sont ni la famille ni la vie.


Les bonnets rouges portent en effet une nécessaire protestation sociale, contre un gouvernement qui avait promis qu’il ne serait pas celui des « riches » et qui fait l’inverse : ouverture encore plus large du travail du dimanche, pas de TVA anti délocalisations, politique en faveur des grandes entreprises monopolistiques, déficits incontrôlés, augmentation des charges sur les petites entreprises créatrices d’emploi.


Dieudonné n’est pas un modèle pour ce qu’il dit. Il montre le visage inversé de la propagande des socialistes Mitterrandiens qui prétendaient être les meilleurs défenseurs des Juifs ; mais la persécution qu’il subit est un moyen de resserrer encore un peu plus le nœud coulant qui étouffe la liberté d’expression.

Les paroles devraient pouvoir se réfuter par d’autres paroles, et surtout par la Parole de Dieu bien plus que par des actions de basse police.

Pourquoi continuer à manifester pour la famille et contre le mariage homosexuel ?
Le sens du vent peut changer, l’abrogation de la loi Taubira n’est pas pour tout de suite, mais rien n’est impossible à Dieu et à ceux qui persévèrent
.

Depuis les grandes mobilisations de l’an dernier, la nature du combat entre le gouvernement et les amis de la famille devient plus claire. Il oppose le parti de la déliaison, de l’individu sans relations et sans engagements à ceux qui prennent les relations humaines et la solidarité au sérieux. Solidarité envers les enfants qu’on voudrait priver d’un père ou d’une mère, mais aussi solidarité pour les familles nombreuses par des allocations et des retraites justes.

Solidarité aussi de la nation envers ceux qui se sont engagés l’un envers l’autre et qui ont apporté au pays plus d’enfants et donc plus de personnes capables d’échanger de l’amour.


Le comportement privé du président est tout à fait en harmonie avec sa politique non familiale. Il fait encore plus peser les charges de l’Etat sur ceux qui donnent et qui partagent directement par leurs familles. Il allège par contre le poids des impôts et des cotisations sur ceux qui font le choix de l’isolationnisme personnel.


Toutes les plus grandes espérances sont permises contre une politique aussi desséchée. Tous les blessés de la famille, les enfants de parents séparés, ceux qui essaient de construire au temps du divorce banalisé, mais aussi tous ceux qui se précipitent sur les réseaux sociaux et plébiscitent le lien familial dans les sondages espèrent mieux.

Continuer le mouvement pour une politique de respect du lien familial est aussi un moyen de faire pression sur les hommes politiques, en montrant qu’ils risquent de perdre leurs précieuses fonctions s’ils négligent encore et toujours la question relationnelle et familiale.

Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/18-01-2014/pourquoi-manifester-ces-trois-prochains-dimanches

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:37

Précisions sur la position de Philippe Vardon vis-à-vis du FN-RBM

[Communiqué du 18 janvier 2013]

J’ai souhaité profiter de la venue de

Jean-Marie Le Pen à Nice pour apporter des précisions sur ma position vis-à-vis du FN et du RBM, sur le plan niçois, départemental et même national.

Dans le livre du journaliste David Doucet (Histoire du Front National), c’est ce même Jean-Marie Le Pen qui déclarait à mon propos « Je ne suis pas contre sa venue », emboîtant le pas à Steeve Briois s’enthousiasmant pour sa part dans le même ouvrage : « Je le dis de but en blanc : Vardon à sa place au FN ! » Ce livre est paru en septembre 2013, deux mois seulement avant que je me vois refuser l’entrée au sein du Rassemblement Bleu Marine, ce qui semble en contradiction évidente avec les déclarations du Président d’honneur et du Secrétaire général du FN. Cela, tout autant que les deux jours d’hésitation autour de mon adhésion, suffit je crois à démontrer le rôle qu’a pu jouer le duo « Arnofri » dans cet épisode, usant et abusant de ses relais et soutiens auprès des instances parisiennes du RBM. Pour eux, il ne fallait surtout pas qu’un rapprochement soit rendu possible sur le plan local…

Chacun le sait désormais : l’attitude méprisante affichée par Marie-Christine Arnautu sous l’influence nocive de son directeur de campagne Gaël Nofri, la composition de la liste qu’ils entendent mener devant les électeurs Niçois (qu’ils auront donc préféré ouvrir à d’anciens UMP qui chérissaient encore Estrosi la veille plutôt qu’aux identitaires), et la ligne politique qu’ils semblent vouloir défendre (Mme Arnautu déclarant par exemple dans un entretien à Nice Matin ne pas être opposée à la construction de mosquées dans la ville si elles sont financées par les fidèles, ne sachant sans doute pas que notre ville compte déjà 18 lieux de cultes musulmans), ont rendu impossible toute entente.

Chacun le sait aussi, je participerai donc à cette élection sur une autre liste de rassemblement des patriotes et identitaires, défendant réellement nos idées et notre projet pour Nice face au système Estrosi.

Pour autant, si je regrette amèrement la situation niçoise, ma position concernant les autres communes reste inchangée : je soutiens l’union la plus large possible du camp antimondialiste, au-delà des divergences réelles mais surmontables, et cela dès le 1er tour des élections municipales. Il est évident que dans l’immense majorité des villes cette union s’incarne à travers les listes « Bleu Marine ». Je constate d’ailleurs que ce qui a été possible dans de très nombreuses communes de France, ou du département (je pense notamment aux listes présentées à Grasse, à Antibes, à Menton, à Cannes ou au Cannet auxquelles je souhaite la plus grande réussite possible), ne l’a pas été à Nice.

Si j’ai souhaité adhérer au RBM, c’était dans une démarche sincère, et je ne retire rien de ce que j’ai pu écrire ou dire alors. Je rappelle aussi que j’ai soutenu publiquement la candidature de Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle. Ce n’était pas le cas des ex-UMP venus aujourd’hui tranquillement prendre la quatrième et la cinquième place de la liste « FN » à Nice !

Ainsi, si je serai en mars prochain l’adversaire de la liste que pilotera Mme Arnautu avant de partir vers Bruxelles, je tenais à préciser clairement que je ne suis pas pour autant devenu l’ennemi du FN-RBM et de sa présidente.

Philippe Vardon

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:25

Léonard Trierweiler: “3 molosses musclés pour m’expulser et m’empêcher de voir ma mère”

Posted On 18 jan 2014

By : Hervé Roubaix

Dans un tweet publié vendredi 16 janvier, Léonard Trierweiler le fils de Valérie écrit : “Le professeur a fait appel a trois molosses musclés pour m’expulser et m’empêcher de voir ma mère a la Pitié. Pourquoi ?”

Puis il supprime le tweet.

Et en publie un autre qui renvoie à une brève de Paris Match où il est indiqué « Vendredi après-midi pour la première fois depuis son hospitalisation vendredi dernier, son plus jeune fils âgé de 16 ans n’a pas pu rendre visite à sa mère à la Pitié-Salpêtrière (13e arrondissement de Paris) ».

En même temps, Le Point dit le contraire : « Selon nos informations toutefois, Ségolène a bel et bien été à la Pitié-Salpêtrière en passant par la psychiatrie, selon l’entourage du photographe, qui précise qu’il y a deux entrées à la Pitié. Ségolène y est photographiée à 20 h 04 mercredi.

Plus tôt dans l’après-midi, le plus jeune des fils de Valérie Trierweiler avait rendu visite à sa mère, bouquet de fleurs à la main. Il est entré par la même porte : la psychiatrie. »

Mais on s’en fout ! On s’en fout de savoir que Valérie Trierweiler répond ou ne répond plus au téléphone.

Que Royal a rendu ou ne lui a pas rendu visite à l’hôpital. Que son fils a pu ou n’a pas pu lui rendre visite !

Oui les personnes publiques ont une vie privée, oui s’ils sont exhibitionnistes comme le clan Hollande Gayet Trierweiler Royal DSK Cahuzac Moscovici Drai Montebourg mais aussi Sarkozy, leur vie privée se mélange alors à leur vie publique, et donc, elle déborde sur votre vie privée.

Qu’on les apprécie ou pas, Jean Marc Ayrault ou Manuel Valls ne livrent pas leur vie privée au show biz, et Marine Le Pen, dont l’appartement de son enfance fut victime d’une attaque à l’explosif, a bien fait comprendre que si un seul journaliste évoquait la vie de ses enfants, elle leur taillerait des croupières.

Tout ceci pour vous dire que si les journalistes mettaient la même énergie à rapporter les faits politiques tels qu’ils sont (et non tels que leur dogme gauchiste leur dit de le faire), qu’à épier les moindres mouvements de l’entourage de Julie Gayet, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, François Hollande, et leurs voisins de palier respectifs, la démocratie en bénéficierait grandement, le monde baignerait un peu moins dans le mensonge, et votre vie privée serait plus harmonieuse (rappelez-vous, les Français sont au 47e rang des peuples les plus heureux, la Suisse au 7e).

Même si le droit à la vie privée du président n’est pas illimité.

Personne n’a manqué de railler le président qui ne veut pas du mariage pour lui mais le fait voter pour tous. Ils ont fait fausse route par une analyse superficielle.

Si François Hollande avait du respect pour l’institution du mariage, il aurait épousé Ségolène Royal, mère de leur quatre enfants, et ne les aurait pas toutes tromper.

C’est par mépris du mariage qu’il a accepté de le dépouiller de ses valeurs profondes, et de le donner en pâture aux progressistes.

Si les Français avaient su que François Hollande trompe ainsi les femmes qu’il aime et qui lui font confiance, ils en auraient peut-être déduit qu’il les tromperait aussi. Pour cela, il n’a pas le droit comme un homme normal au respect de toute sa vie privée.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:13

TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE

Jour de colère, oui, mais quelle perspective politique?

Publié le 18 janvier 2014 par Robert Albarèdes - Article du nº 338

Si j’habitais Paris (ou la région parisienne), j’irais le 26 janvier prochain, place de la Bastille, me joindre, pedibus cum jambis, au cortège de tous ceux qui seront là pour exprimer leur colère à l’encontre du pouvoir en place, ce pouvoir minoritaire dans les urnes (socialos-écolos, c’est 20% de l’électorat…) et dans les opinions (Hollande, c’est 17% d’opinions favorables – 1), et qui impose par tous les moyens sa politique destructrice de notre espace économique, politique, social et sociétal…

J’irais donc Place de la Bastille, avec ma cocarde bleue-blanc-rouge à la boutonnière, et mon affichette bien en vue rappelant mes mots d’ordre : » Non à la mondialisation, à l’Europe, à l’immigration, à l’islamisation de la France, à la perte de notre identité historique. ».. »Oui à la Nation, à sa souveraineté, à ses principes laïques et démocratiques, à l’équité sociale, à la juste valorisation du travail « .

Le collectif organisant cette manifestation en appelle à l’agrégation des mécontentements, à l’exacerbation des colères nées de la surdité du gouvernement en place, de sa haine pour tous ceux qui ne pensent pas comme lui, de son intolérance et de son refus de la véritable démocratie.

Il souhaite rassembler sans violence et sans haine, en dehors de tout parti politique face : » au matraquage fiscal, à la misère paysanne, au chômage ,à l’insécurité, à la faillite de l’Éducation Nationale, à la destruction de la famille, au mépris de l’identité française, aux atteintes à la liberté et au déni de démocratie. »

En même temps, il souhaite réunir les « employeurs, salariés, chômeurs, retraités, travailleurs indépendants et artisans, étudiants et parents d’élèves, contribuables et justiciables, élus ou simples citoyens pour dire NON à la politique en cours et aux orientations actuelles prises pour notre pays par une élite irresponsable et incapable » , et ouvrir de nouveaux cahiers de doléances, réunir des États généraux, convoquer une assemblée souveraine.!

Tout cela est bel et bon et doit être soutenu.

Mais, au-delà des conséquences ainsi énoncées de la politique menée depuis ces derniers mois, où est le diagnostic remontant aux causes réelles de cette politique?

Où est la réflexion montrant que ce qui se produit aujourd’hui est dans le droit fil de ce qui s’est fait en France depuis bientôt 40 ans, et que le quinquennat précédent a accentué lui-aussi?

Où est l’analyse qui permettrait de prendre conscience que la « politique hollandienne », par delà la personnalité du scootériste de l’Elysée, est pensée, organisée, appliquée à partir d’un pouvoir économique et financier laissé aux oligarchies transnationales et apatrides, d’une primauté de l’Europe sur la Nation, d’une destructuration de l’espace politique et sociétal au profit d’un communautarisme porté par une immigration galopante, d’un effacement des valeurs essentielles de notre Peuple ( et de notre Peuple lui-même) sous le flux néfaste d’un islam conquérant nous faisant revenir au Moyen Age ?

Mais où est le projet politique, l’objectif susceptible de mobiliser une majorité qui ne peut être qu’électorale sauf à imaginer un processus révolutionnaire relevant de prédictions illusoires de prophètes échevelés?

Rassembler, crier sa colère, demander un changement radical, oui, mais pour quelle perspective? pour quel projet? pour faire quoi et avec qui?

Là sont les vraies questions posées à chacun d’entre nous…

Et comme il n’y aura aucune mutation du pouvoir en place, aucun mouvement révolutionnaire, aucune « guerre civile », il faut bien qu’un projet transformateur devienne majoritaire.

Il ne faudrait surtout pas croire que le squatteur-scootériste est juste capable de soigner sa libido, et qu’il navigue à vue comme s’il remontait une file de voitures sur une autoroute… Il sait où il va, et il va vers la destruction de l’espace administratif de la France avec la concentration des régions en territorialités à la mode des « lands allemands » pour mieux détruire l’unité de la Nation (et son intention de signer la charte européenne sur les langues régionales et minoritaires va dans ce sens) ..

Il est pour l’effacement de la souveraineté nationale dans une Europe politique bâtie à petits pas…

Il est pour la main mise sur l’économie et la finance des oligarchies financières mondialistes (et les discussions sur le futur traité économique trans-atlantique avec les USA participent de cette volonté)..

Il est pour l’affaiblissement des principes laïques et démocratiques de notre République en impulsant toutes les formes du communautarisme et en laissant la place libre à l’islam pour l’y aider…

Il est pour un multiculturalisme destructeur de l’identité historique de la France, appuyé sur une immigration tous azimuts permettant le remplacement de notre peuple…

Tout ce que dénoncent les organisateurs de ce jour de colère trouve ses causes dans ce qui précède…

Et la seule solution possible est celle qui prendra en compte une rupture totale avec tout cela.

Aujourd’hui, dans l’offre politique française, un seul projet s’inscrit dans cette voie…

Et les organisateurs devront un jour comprendre qu’on ne peut refuser une approche politique des solutions aux problèmes soulevés, et que cette approche politique ne peut que s’organiser autour du projet pré-cité, seul axe crédible et performant.

Aussi, si j’habitais Paris ou la région parisienne, ce 26 janvier, j’irais pedibus cum jambis Place de la Bastille, avec ma cocarde tricolore et mon affichette de mots d’ordre ouvrant cette perspective politique!

Robert Albarèdes

1 -http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/16/sondage-popularite-de-hollande-stable-a-17-ayrault-en-baisse-a-14_973210

Source et publication: http://ripostelaique.com/jour-de-colere-oui-mais-quelle-perspective-politique.html

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:44

Le Parti de la France / Bretagne est en forte progression en nombre d' adhérents ! le renfort de quelques cadres ( anciens Responsables Départementaux ) issue de l' ancien FN historique en sont la preuve !

Nombreux sont les responsables et militants issus de cette mouvance ( FN/Extrême Droite ) ont été écartés et rejoignent le Parti de la France .

POUR UN RENOUVEAU NATIONAL

Inscrivez-vous au Déjeuner/Débat avec Martine Le Hideux le 26 janvier à 12h30

Avec la présence du secrétaire Général du Cercle National des Combattants !

Au Restaurant : " Le rendez-vous des pêcheurs"

PONT-AUGAN , près de Baud (56)

Pour tous renseignements :

Mr Daniel LUCAS

mail : daniel-lucas1313@bbox.fr

Tel : 06 65 61 08 62

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@orange.fr

Tel : 06 65 61 08 62

Le Parti de la France / Bretagne est en forte progression en nombre d' adhérents ! le renfort de quelques cadres ( anciens Responsables Départementaux ) issue de l' ancien FN historique en sont la preuve !

Nombreux sont les responsables et militants issus de cette mouvance ( FN/Extrême Droite ) ont été écartés et rejoignent le Parti de la France .

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