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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:45
 

L'AVENIR EN MARCHE

La famille, voilà l’ennemie ? Les propositions de réforme du quotient familial avancées par François Hollande montrent non seulement le peu de cas qu’il fait des familles et de la natalité française, mais aussi sa profonde méconnaissance de notre système social. Il saurait, sinon, que le soutien de l’Etat aux familles, qu’il s’agisse des allocations familiales ou des avantages fiscaux, ne relève pas de l’assistance, mais procède à la fois d’une bonne politique et d’un souci d’équité.


D’une bonne politique, parce que du renouvellement des générations dépend l’avenir de la nation et qu’à ce titre la famille, qui accueille et élève l’enfant, rend service au pays.


D’un souci d’équité aussi, car les dispositifs de soutien aux familles ne visent à réduire les inégalités mais à empêcher qu’à revenu égal, les familles nombreuses ne soient pénalisées.


Sans politique familiale, en effet, on arriverait (et l’on arrive chez la plupart de nos voisins européens) à une situation à la fois paradoxale : plus une famille aurait d’enfants, plus elle s’appauvrirait ; à l’inverse, les familles n’ayant que peu, ou pas d’enfant seraient en mesure d’épargner. Et les années passant, le travail des enfants élevés par les premières servirait à la fois à payer les retraites des seconds et à alimenter leur épargne en assurant le fonctionnement de l’économie. A revenus égaux, la famille nombreuse perdrait donc sur tous les tableaux.


Cela, je n’ai pas entendu un politique le dire. Que savent donc nos politiques ?
Une autre objection, politiquement incorrecte, il est vrai, aurait pu être opposée à François Hollande : en toute logique, le soutien de l’Etat aux familles vise à encourager la natalité française. En toute logique aussi, elle ne devrait donc s’appliquer qu’aux familles françaises. Il y aurait là une source d’économies à laquelle le candidat socialiste ne paraît curieusement pas avoir songé.
En face ou à côté, Nicolas Sarkozy se donne les gants d’un défenseur de la famille alors que son gouvernement et le parti qui l’appuie ont diminué le taux des allocations familiales en les indexant non plus sur les prix (qui grimpent…) mais sur la croissance (qui n’est pas au plus haut…), avant de tenter de reporter de quatre mois la date de leur revalorisation. En septembre, le ministre de l’Agriculture, chargé de rédiger le programme de l’UMP pour 2012, avait proposé de fiscaliser ces mêmes allocations, qu’un conseiller du président de la République, le même socialiste Jacques Attali qui voulait ouvrir grand les portes à l’immigration, suggérait auparavant de placer sous condition de plafond – Nicolas Sarkozy ne l’a pas voulu.
La famille paiera… Et principalement la famille moyenne, celle des cadres français encore pourvus d’enfants.
D’ailleurs, voulons-nous encore des enfants ? La sortie de ce numéro de Monde et Vie coïncidera peu ou prou avec la Marche pour la Vie, organisée depuis plusieurs années à Paris et qui – signe de vitalité – attire un grand nombre de jeunes. C’est l’occasion, pour Monde & Vie, de souhaiter aux marcheurs un succès encore plus beau que celui de 2 011.
Tous les jours surgissent de nouveaux attentats contre la vie, sous le masque des bons sentiments : on vient encore de le voir avec la réforme de l’accouchement sous X, qui risque d’aboutir à une augmentation des avortements.
La famille et la vie : c’est tout un. Ce sont les clefs de l’avenir.


Eric Letty

DOSSIER : Croisade pour la vie
Au sommaire de ce grand dossier :

En marche pour la vie,
par Eric Letty
Echec à la culture de mort,
par Jeanne Smits
Entretien avec Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune
De la vie avant toute chose,
par Joël Prieur
Bilan d'un quinquennat anti-familial,
par Olivier Figueras
 


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:35

Carl Lang était samedi à Valenciennes… — 23 janvier, 2012 @ 7:03

candidat-que-les-instituts-de-sondages-1548566.jpg

 

La Voix du Nord

Carl Lang (NDLR : en photo avec Dominique Slabolepszy, délégué du PdF du Nord) est en campagne.

 

Depuis qu’il s’est déclaré à la mi-septembre, le président du Parti de la France se déplace chaque semaine en province.

 

Tous ceux qui l’entouraient hier à Valenciennes ont comme lui appartenu au Front national.

 

Ces ex-FN se sont regroupés au sein de l’Union de la Droite nationale, confédération dans laquelle on retrouve le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret.

 

Carl Lang est candidat, mais ça ne se sait pas. Parce que, s’insurge-t-il, les instituts de sondages continuent de le snober ostensiblement : « Je n’ai même pas le privilège comme d’autres d’être à 0 %. » Radios et télés nationales l’ignorent tout autant : « On a le sentiment que le système a distribué les rôles. Comme un jeu de rôles que personne ne peut troubler. »

 

Cette « censure médiatique » est l’obstacle principal qu’il rencontre dans sa chasse aux signatures.

 

De cet inconvénient, il veut tirer un avantage : « Comme les maires ne sont pas au courant que je suis candidat à la présidentielle, je bénéficie d’une écoute intéressée. Ils ne font pas ce blocage lié à la diabolisation. »

 

Ses premiers contacts sont « encourageants ».

 

Le président du PdF se veut le « candidat de la droite nationale et européenne ». « Une des raisons des difficultés de la France, attaque-t-il, est qu’elle n’est jamais sortie du socialisme, de l’étatisme, du fiscalisme. Et la grande faute de Nicolas Sarkozy est de n’avaoir jamais réalisé la rupture -- qu’il prétendait pourtant incarner -- avec l’héritage du socialisme. »

 

Le pays, prévient-il, va au « désastre économique et social » si l’on veut réduire le déficit budgétaire en augmentant taxes et impôts.

Carl Lang en appelle au « patriotisme social » dans chaque pays membre de l’Union européenne au profit de leur peuple respectif ; et à la préférence nationale et communautaire pour l’accès à l’emploi.

Cette préférence, il veut l’appliquer aussi dans le domaine commercial, « telle qu’elle existait dans le traité de Rome », pour réguler les échanges.

Dans vingt ans, se projette-t-il, la Chine sera devenue « la première puissance militaire du monde ». Carl Lang milite donc pour une « Europe des patries », ouverte « par intérêt économique au grand voisin russe ».

 

On interroge l’ancien secrétaire du FN sur Marine Le Pen, l’argumentaire fuse : « Le discours anti-européen est électoralement efficace mais politiquement désastreux pour l’avenir de la France. Une sortie unilatérale de la zone euro serait immédiatement calamiteuse pour la France, qui abandonnerait le rôle central de la construction européenne à l’Allemagne ».

Et c’est dit par un homme qui était « hostile au principe de la monnaie unique : on n’aurait pas dû monter dans le train, mais en sauter serait désastreux ».

La candidate du Front national est une cible privilégiée : le candidat de la Droite nationale dénonce son discours « démagogique et mensonger ». Il préfère, lui, « dire des vérités qui dérangent ». (Source)

 

La conférence de presse s’este tenu devant une quinzaine de cadres du MNR, du PDF et de la NDP, parmi lesquels Yann PHELIPPEAU et le docteur ENGELANDT, les colonels DISDIER et DUHAMEL, Christian BAECKEROOT, les anciens conseillers régionaux Michelle BEAL, Claude DERESNES et Mélanie DISDIER.

 

La galette des rois a été le support de la rencontre d’une centaine de militants nationaux avec leur candidat à la présidentielle.

 

Pour sa part, Roger HOLEINDRE a expliqué pourquoi il avait décidé d’apporter son soutien à Carl LANG.

 

De même, des précisions ont été apportées quant à la participation de candidats de l’UDN aux prochaines législatives. (Source)

 
 
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:47

 

Roger Holeindre: pourquoi j’ai quitté le Front National

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:23

  6 21 /01 /Jan /2012 22:52

Crédit : lecheminsouslesbuis.wordpress.com

 

Joseph Guyonvarc'h, linguiste et historien, spécialiste reconnu au plan international des études celtiques, est décédé le 9 janvier, a appris l'AFP auprès de l'un de ses éditeurs, les éditions Armeline.

Une maîtrise de trois langues celtiques

 

Traduit dans une dizaine de langues, Christian J. Guyonvarc'h était un spécialiste de la mythologie et des langues celtiques. Il avait soutenu sa thèse de doctorat d'Etat en 1980 sous la présidence du grand linguiste et philologue Georges Dumézil, qui n'a accepté cette responsabilité qu'à trois reprises au cours de sa longue carrière.
 

Né à Auray (Morbihan) en 1926, bretonnant de naissance, cet érudit, qui a mené ses recherches toute sa vie avec son épouse, Françoise Le Roux, spécialiste des religions et également élève de Dumézil, avait enseigné pendant plus de 20 ans l'irlandais ancien et le breton à l'Université de Rennes II.
 

Il était l'un des très rares spécialistes à maîtriser les trois principales langues celtiques (gaélique, gallois et breton) dans leurs états ancien, moyen et moderne, donnant un accès direct aux sources. A ce titre, Jean-Marie Gustave Le Clézio (prix Nobel de littérature), qui dirige la collection "l'Aube de peuples" chez Gallimard, lui avait confié la traduction de l'épopée irlandaise "La razzia des vaches de Cooley".

 

De nouvelles éditions

 

Parmi ses ouvrages de référence, "Magie, médecine et divination chez les Celtes" (Payot), ou "Le sacrifice dans la tradition celtique" (Armeline). Il a également collaboré à de nombreux ouvrages collectifs français ou internationaux, dont l'"Encyclopedia of religions", sous la direction de Mircea Eliade (MacMillan and Free Press, 1986-1987), l'"Encyclopaedia Universalis" ou le "Dictionnaire des symboles" chez Robert Laffont (collection Bouquins).
 

Il avait enfin rédigé une édition commentée du "Catholicon" (rééditée en 2005) de Jehan Lagadeuc (1464), dictionnaire breton-latin-français et, à ce titre, premier dictionnaire en français.
 

Les éditions Armeline devraient publier plusieurs textes inédits dans les années à venir, selon l'éditeur Laurent Planchais-Lagatu.

 

Jean-Laurent Bras

http://breizh.blogs.ouest-france.fr

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 11:05
L’enracinement des Bretons mesuré par l’Insee
 

L’enracinement des Bretons mesuré par l’Insee

22/01/2012 – 12h00

 

RENNES (NOVOpress Breizh) – Beaucoup des Bretons qui quittent la Bretagne administrative pour étudier ou travailler y reviennent par la suite.

 

Et une forte proportion des « émigrés », un sur cinq peut-être, s’installent en fait en Loire-Atlantique.

 

Inversement, beaucoup des non-Bretons qui viennent s’installer en Bretagne sont enfants ou conjoints de Bretons.


L’Insee Bretagne vient de publier un intéressant numéro de son bulletin Octant Analyse intitulé « Naître en Bretagne, être en Bretagne : un lien renforcé par les retours à la région natale ». « Au premier janvier 2009, indique-t-il, la Bretagne compte 3.175.000 habitants. Par ailleurs, on dénombre en France métropolitaine un peu plus de 3.000.000 de personnes nées en Bretagne dont 680.000 (23 %) habitent une autre région. C’est un peu moins qu’en moyenne nationale (27 %).

 

Les Bretons ont donc une propension plus forte que la moyenne à vivre dans leur région natale. » Cette propension est spécialement forte dans le Finistère.

 

Les auteurs de l’étude, Laurent Auzet et Robert Grange, notent aussi que les départs interviennent principalement vers l’âge de 20 ans, à l’occasion des études ou du premier emploi : « à 27 ans environ, un tiers des personnes nées en Bretagne vivent dans une autre région ». Mais cette proportion diminue ensuite sous l’effet d’un courant de retours en Bretagne supérieur aux départs. « Parmi les Bretons de naissance vivant hors région, près d’une personne sur dix aura ainsi, en l’espace de cinq ans, rejoint sa région natale », précise l’Insee.

 

Ces constats sont d’autant plus remarquables que le travail de l’Insee porte sur la région administrative de Bretagne. Parmi les Bretons de naissance ayant quitté la région, 22,2 % vivent en fait dans les Pays de la Loire – très probablement en Loire-Atlantique pour la plupart.

L’Insee le signale d’ailleurs explicitement : « pour les personnes originaires du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine, la proximité de la Loire-Atlantique favorise les installations hors région ».

Quant aux personnes qui vivent en Bretagne sans y être nées, 53 % sont soit enfants soit conjoints de Bretons. Beaucoup viennent en outre des Pays de la Loire.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:52

 

22 janvier 2012

La Marche pour la Vie en direct (fin du direct)

Après ce premier post de présentation de la Marche, nous voici en direct avec des milliers de marcheurs jeunes,  des familles avec des poussettes, de nombreux prêtres, qu'accompagnent des autorités déjà annoncées : monseigneur Bagnard, Bernard Antony, etc.

(cliquez sur toutes les photos pour les agrandir)

 

 

DSC_014814h30 : nous arrive la bénediction du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon :

"Que Dieu vous bénisse, vous tous qui prendrez part à cette marche, demain.

Ma prière s’unira à la vôtre, pour que cela porte du fruit et apporte de la lumière et de la paix dans notre pays.

Cardinal Philippe Barbarin"

DSC_015614h35 : Christine Boutin est bien présente et aux couleurs de la Marche Pour la Vie (photo).

14h37 : C'est parti pour la marche pour la vie. La rue est à nous ! La sono est branchée, ça crache : si j'étais président !! De nombreux prêtres sont venus.

14h40 : Qui n'a pas acheté son Tshirt "I love. La vie" ? Il y en a encore ! "Avortement ça suffit" : les pancartes se lèvent pour exprimer notre message.

IMG_7675814h41 : Philippe Isnard est présent.

14h43 : Le père Argouarc'h de Riaumont est derrière le regroupement. Comme chaque année, l'association "Sos Tout petit" va réciter le chapelet derrière le cortège.

14h44 : sont répérés dans le cortège : Carl Lang (PDF), candidat à la présidentielle, Martial Bild (PdF) sont là, Thomas Joly (PDF) et Christian Baeckeroot (PDF).

Mplv114h46 : Les délégations étrangères sont présentées : Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Italie, Afrique du sud, Roumanie...

14h49 : Répétitions des slogans. "Et oui pour la vie pour les tout petits" "assez sauvons les bébés" !.

un nouveau pour cette année :

"Pour les présidentielles, protégeons l'essentiel!"

DSC_018214h51 : Jeanne Smits interroge Carl Lang.

L'abbé hubert Lelièvre est présent.

14h52 : Cécile Edel commence le discours d'ouverture :

"La 8e MPLV commence pour demander l'abolition de l'avortement! (...) En cette année  électorale, nous rappelons que nous voulons des élus pr la vie !".

DSC_015514h54 : Présence de l'abbé Beaugrand de l'Institut du Bon Pasteur. Il y a de plus en plus de monde, la place se remplit : on a désormais du mal à circuler sur la chaussée.

14h56 : Les délégations étrangères sont annoncées. Surprise! La Roumanie a fait le déplacement en plus de 7 autres pays... La Marche pour la Vie de Paris est vraiment internationale!

14h57 : Annonce des évêques et des cars présents. L'abbé Lelievre représente Mgr Cattenoz; Arrivée du car de Vannes encouragé par Mgr Blaquart;  plusieurs cars de Dijon avec le soutien de leur archevêque.

IMAG0353Car c'est bien ça la particularité de la Marche pour la Vie de cette année, c'est l'appui de tant d'autorités politiques et ecclésiales.

15h00 : La marche pour la Vie est toute en couleurs et pleine de vie!! De nombreux italiens sont là avec leurs drapeaux; du rouge et du blanc partout, etc...

Photo belg15h03 : les slogans fusent! "et oui pour la Vie"!

15h07 : Des confettis volent au dessus du cortège qui prend une ampleur exceptionnelle! La musique, les ballons; la couleur, tout est au rendez-vous de la Vie, de la joie : Voilà pourquoi l'avortement doit s'arrêter et la loi être abrogée. Le docteur Mirabel est présent.

15h12 : message de Hugues Foucaud, membre du bureau du PCD : "De tout cœur avec ceux qui marchent pour la vie. Tout être humain mérite respect et dignité en particulier les plus fragiles".

15h14 : La marche commence! Le cortège s'ébranle.

Photo0027A ceux qui (comme moi!) souhaitent des photos : les travaux sur la place de la République gênent les prises de photos d'ensemble. Cette place n'offre déjà habituellement pas de photos en profondeur. Espérons que les marcheurs vont pouvoir se rattraper à partir de maintenant !

15h16 : Présence de Tugdual Derville de l'Alliance Vita (ex ADV) qui rallie cette année la marche pour la Vie.

15h18 : la ville d'Orléans a doublé sa participation avec 2 bus dont un à étage ! chapeau bas!

Photo002515h21 : Le cortège a du mal à s'ébranler tellement la foule est compacte!

15h22 : Nette amelioration de la sono dans le sens où tout le cortège est sonorisé. En effet, en prévision de l'affluence attendue en cette année électorale, le collectif a prévu 6 camions sono, ce qui convient pour un cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

15h24 : le chanoine Montjean (ICRSP) a été aperçu.

15h25 : "Aurélie", rap bien connu, passe dans la sono. La question que se pose de nombreuses personnes présentes : "Va t on reussir a avancer ?" tant il y a de monde...

DSC_016415h26 : Monseigneur Aillet est présent dans le cortège en soutane et avec sa calotte. Il fait partie avec monseigneur Bagnard, des deux évêques qui s'étaient annoncés.

15h31 : Tres bonne ambiance à cette marche. Tout le monde est joyeux. C'est ainsi que l'on aime la vie! Beaucoup de jeunes et d'enfants! On a beaucoup de mal à avancer. De visu, il y a beaucoup plus de monde que l'année denrière et l'organisation s'est très nettement améliorée : gestion des flux de personnes, etc..

Elus plv
15h34 : présence d'une presse en nombre : beaucoup de caméras, AFP, etc.

IMAG035715h35 : les slogans sont répétés et les arguments se déploient depuis le char de l'organisation. "Nous sommes là pour briser le tabou de l'avortement, pour demander des droits pour la vie, des élus pour la vie".

15h38 : "Si les jeunes sont là aujourd'hui c'est parce qu'ils ont réchappé à l'avortement. 1 sur 4 y passe ! C'est assez!!"

15h40 : un petit tour sur le net. Déjà des photos sur le FC! Lu sur Twitter :

"@itele @BFMTV @lemondefr @Le_Figaro @franceinfo Vous ne parlez pas de la marche pour la vie? Il y a plus de monde qu'au meeting d'Hollande pourtant".

"La marche pour la vie arrive à Strasbourg-St Denis : bcp bcp de monde!"

Photo0030

15h44 : "Pour les bébés handicapés, le taux est beaucoup plus important et ils peuvent être éliminés jusqu'à 9 mois !"

15h46 : "Sentiment étrange que de ne pas être minoritaire... "Nous sommes là pour faire de l'avortement un débat de société". C'est dire d'où nous partons".

15h49 : "on est bloqué depuis 20 mn à cause de la foule .... C'est le surplacepourlavie !!"

15h50 : "La marche est bien partie mais je reste bloqué a l'entrée du boulevard saint Martin qui fait goulot d'etrangl ement". L'on m'explique que la régulation de la marche cherche à rendre celle-ci plus fluide et organise des groupes au sein de la Marche. Ceci n'empêche pas la place de la République d'être encore noire de monde!!"

DSC_016515h58 : La tête du cortège est à la porte Saint Martin et la place de la République ne désemplit toujours pas! Plusieurs milliers de personnes assurément !

16h04 : La chanson "changer la vie" de Jean-Jacques Goldman permet aux "marcheurs" encore place de la République de chanter et de danser pour la Vie! Ambiance festive sous un climat serein!!

16h09 : Jean-Marie le Méné de la fondation Lejeune est dans le cortège. il est prévu de donner un discours à la fin de la marche.

DSC_017416h11 : Présence de Joseph Fadelle! Ont été aperçus dans le cortège : l'abbé Fournié de Bayonne, l'abbé Baumann de l'IBP, les abbés de Tanouarn, Barthe et Laguérie, la communauté Saint Jean est aussi bien représentée.

La Fraternité Saint Pierre est là, aussi forte qu'annoncé avec son supérieur, l'abbé Berg et dix de ses prêtres.

16h13 : La queue de la manifestation sort enfin de la place de la République. Un hommage est rendu à monsieur Grenouilleau, à l'amiral Berger, à madame Dor et à monsieur Raoult.

16h17 : Le cortège s'étend de la place de la République au boulevard des Italiens, c'est dire la densité de la Marche et le nombre de personnes présentes! "c'est inimaginable!!" nous répète une organisatrice...

Parmi les  personnes présentes, on note aussi Bruno de Saint-Chamas d'ICHTUS.IMG_76758 

16h25 : "Nous sommes l'avenir de la France!!"

16h31 :  "On dirait que toute la jeunesse s'est donnée rendez-vous. Foule immense et exceptionnelle... "Il est temps que le gouvernement mène une politique pour la vie. C'est nous qui allons voter : quel candidat laissera vivre les enfants ?" "Nous exigeons des lois pr la vie !

16h32 : Un homme crache sur l'abbé Jacquemin. Les pro-avortements sont dégoutants... C'est tout ce qui leur reste.

Photo003216h35 : Lu d'un marcheur. "La tête de cortège est à Opéra, ça part encore de République. Si le journal vous annonce - de 15000 personnes, ils mentiront".

Beaucoup me parlent de marée humaine. C'est un succès exceptionnel, d'une échelle jusque là jamais atteinte. Chants, prières, ùmusique, joie, vie!! tout est là... la démonstration de force et d'amour de la jeunesse de France et du monde est en cours! Personne ne pourra l'éviter.

16h41 : Cécile Edel cite Raoul Follereau : "Faites quelque chose de votre vie!"

16h46 : La fin de la colonne atteint lentement le boulevard Bonne nouvelle au son de la musique. Sos Tout Petits, toujours fidèle, prie derrière la marche avec les bannieres des saints.

DSC_016716h50 : Témoignages de mères qui ont été contraintes à l'avortement. Très émouvant.

L'accueil de l'enfant à naître, le respect des mères qui portent des enfants, la reconnaissance d'une paternité responsable et la légitime informations des futures mères sur les dégâts de l'avortement sur leur enfant condamné et leur propre santé morale et physique doivent être les axes des premières actions pro-vis d'un gouvernement qui se respecte.

DSC_017716h55 : Des banderoles "L'Ain pour la Vie", "Orléans pour la Vie" : une foule immense! "Plus jamais l'eugénisme" (bannière blanche à lettres rouges), "Marcia por vida". Boulevard Montmartre et rue Montmartre : un cortège plus dense, plus long, plus jeune que jamais...

Plusieurs personnes qui découvrent la Marche sont impressionnées par la joie de vivre, l'ambiance, la jeunesse, et la vérité (sic) qui émanent de cette Marche.

PDA16h59 : "Si tu veux changer les choses, aux urnes citoyens!"
Les gens portent de petits cercueils blancs.

17h00 : on nous fait part de la présence du Père Daniel Ange.

17h04 : Deuxième mystère douloureux récité par quelques centaines de personnes emmenées par le Père Argouarc'h.

"Chez nous soyez Reine !" retentit dans les rues parisiennes!

17h08 sur twitter : "En tête de colonne, 3 filles d'origine africaine, évangéliques, un pasteur les accompagne".

DSC_018117h10 : Voilà une bonne demi-heure que les premiers sont engagés sur le boulevard des Italiens.

La quête pour financer le mouvement a commencé.

Manifestement, il y a beaucoup, beaucoup plus de monde que l'année dernière.

17h12 : d'une source policière, qui n'a pas vu la totalité du cortègDSC_0191e, la participation s'élève aujourd'hui à 17 000 personnes minimum.

17h14 : Cécile Edel  : "les enfants qui avaient 10 ans à la première Ma rc he pour la Vie, en ont 18 aujourd'hui... et voteront donc à la présidentielle et aux législatives!"    

17h18  : la question du moment est importante. La place de l'Opéra sera t-elle suffisamment grande pour accueillir tous les pro-vie qui marchent?

Certainement pas : La fin du cortège entre dans le boulevard des Italiens et la place de l'Opéra est déjà pleine... Jamais, une telle affluence n'aurait pu être imaginée.

Photo0038Le jour commence á baisser mais notre enthousiasme est gonflé à bloc! Parapluie rouge et blanc pour recueillir une pluie de monnaie ! Nous n'avons pas de subventions, nous!!

17h25 : Jean-Marie Le Méné prend la parole pour le discours de cloture : "Il ne faut pas transgresser pour progresser".

La place de l'opéra est pleine, une partie des marcheurs est bloquée dans les boulevards.

Le discours sera bientôt en ligne. Sa conclusion :

"Pour la défense de la vie, nous n'abandonnerons jamais!"

La Marche pour la Vie 2012 est terminée : Rendez-vous le 20 janvier 2013.

La sono est coupée mais les particpants restent, profitent du beau temps. Les trottoirs sont bondés et il faut que la circulation reprenne. Le combat continue...

Photo(1)

(cliquez sur toutes les photos pour les agrandir)

ET AUSSI PAR " NOUVELLES DE FRANCE "
 
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Toujours plus de marcheurs pour la vie

La « 8e Marche pour la vie » organisée par le collectif « En marche pour la vie » qui regroupe onze associations (AOCPA-Choisir la vie, Laissez-les-Vivre…) a rassemblé plus de 12 000 participants dimanche après-midi dans les rue de Paris (30 000 selon les organisateurs).

Une affluence légèrement supérieure à celle de l’année dernière, confirmée par certains témoignages : « Nous sommes 125 marcheurs en provenance d’Orléans, soit deux cars complets contre un l’année dernière » explique tout sourire Quentin. « L’event sur Facebook a rassemblé beaucoup plus de monde qu’en 2011 »  rapporte quant à lui Benjamin Izarn, président des Etudiants Pro-Vie. Virginie Raoult-Mercier, chargée des relations avec les médias, a confié à Nouvelles de France que les forces de l’ordre avaient procédé à deux comptages, arrivant la première fois à 8 000 manifestants et la seconde fois à 10 000. Des données en hausse par rapport aux 6 500 participants certifiés par la police en janvier 2011.

Le cortège, composé de très nombreux jeunes, de familles et de plusieurs dizaines de prêtres, accueillait cette année Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars et Mgr Guy Thomazeau, archevêque émérite de Montpellier. Des délégations étrangères (italienne, belge, philippine…) ainsi que des élus et des candidats (Christine Boutin, Carl Lang, Axel de Boer…) le composaient. Étaient également présents l’humoriste catholique Frigide Barjot, l’essayiste et journaliste Jean Sévillia, l’Abbé Pierre-Hervé Grosjean du diocèse de Versailles, le Père Hubert Lelièvre qui représentait Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, Joseph Fadelle, ex-musulman converti au catholicisme et auteur du “Prix à payer”… Les pancartes variaient du « Avortement euthanasie ça suffit ! » à « Ne les tuez pas ! », les banderoles de « Honneur aux mères » à « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Des tubes contemporains sur lesquels dansaient certains jeunes alternaient avec les morceaux plus militants (« Si j’étais président de la République, jamais plus un enfant n’aurait une fin tragique… ») et des discours d’animation (« On ne lâchera jamais… »). A l’arrière du cortège, des marcheurs récitaient le chapelet.

 

Interrogés par la presse, les organisateurs n’ont pas caché leur volonté d’influencer les programmes des candidats à l’élection présidentielle : « nous voulons des lois pour la vie », a déclaré Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie. Ils ont rappelé le soutien de nombreux évêques ainsi que celui du pape. Pour la première fois, deux députés UMP (Christian Vanneste et Bruno Bourg Broc) prenaient publiquement position en faveur de la marche pour la vie.

 

Ce lundi, Nouvelles de France consacre une édition spéciale à la 8e Marche pour la vie. Retrouvez nos rencontres exclusives avec Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars déjà présent l’année dernière, Christine Boutin, candidate du Parti chrétien-démocrate à l’élection présidentielle, Axel de Boer, lui aussi candidat, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune ou encore l’abbé Loddé.

 

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Dans: La une, Nos brèves, Poing de vue, Poli tics, Zoom sur... Tags: abbé Pierre Hervé Grosjean, Avortement, Axel de Boer, Benjamin Izarn, Bruno Bourg Broc, Carl Lang, Cécile Edel, Christian Vanneste, Christine Boutin, élections présidentielles de 2012, Frigide Barjot, Jean Sévillia, Jean-Marie Le Méné, Marche pour la vie, Marche po

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:34

 



Onirik -> Sous les projecteurs -> Dernière mise à jour : le dimanche 22 janvier 2012.

 

 

Dans le cadre de l’élection présidentielle 2012, Onirik a souhaité donner la parole à tous les candidats - sans aucune exception - sur le thème de la culture et du partage culturel.

 

Les questions envoyées aux candidats sont strictement identiques, permettant une impartialité de notre part et une meilleure lecture des propositions par nos visiteurs.

Nous publierons toutes les réponses qui nous seront faites. Si un candidat n’est pas présent, c’est qu’il a choisi d’ignorer nos sollicitations ou n’a tout simplement pas eu le temps de le faire.



Onirik : La SACEM est régulièrement pointée du doigt par la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits (source).

Pensez-vous que ces dérives soient symptomatiques d’une dérive générale des systèmes de financement de la création ? Sont-ils adaptés à un monde où l’émergence des outils et réseaux numériques permettent aux artistes de s’autoproduire et de diffuser leur travail ?

Comment assurer avec les nouveaux moyens de communication et de diffusion l’équité en termes de financement et de répartition ?

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Carl Lang
Crédit photo : David Lapetina CC by-sa

Carl Lang : L’existence de la SACEM, société qui regroupe à la fois les compositeurs et les éditeurs de musique, repose sur le principe d’une communauté et même d’une identité d’intérêts entre les uns et les autres. Or cette idée est moins vraie que jamais.

 

Disons d’abord qu’il convient, dans le domaine des nouvelles technologies, de l’édition numérique, de la diffusion en ligne, de ne pas adopter une position strictement défensive. On insiste à l’envi sur les dangers d’une diffusion gratuite des œuvres, notamment par le téléchargement illégal.

Cette question s’est déjà posée lors de l’apparition des premiers appareils d’enregistrement (les magnétophones de notre jeunesse). Or les craintes exprimées à l’époque n’étaient pas justifiées. Non seulement les téléchargements illégaux souffrent souvent d’une mauvaise qualité de son et d’image, d’absence de sous-titres, etc., mais ceux qui piratent le plus sont aussi les plus gros acheteurs de films et de disques…

Il est faux de croire que la diffusion en ligne, légale ou non, tarit forcément la vente des livres et des disques. L’exemple de la Bibliothèque nationale est frappant à cet égard : la mise en ligne de documents dans le cadre du projet Gallica n’a pas vidé les salles de lecture : elle les a remplies, au contraire.

 

Plus les lecteurs ont la possibilité de consulter les documents de chez eux, plus ils viennent les consulter sur place ! C’est un paradoxe à méditer.

La diffusion de la musique et des films par téléchargement payant et sur disque a des moyens de se défendre contre le piratage, et elle le fait par la qualité du son et de l’image qu’elle offre, ou par l’adjonction de bonus, de scènes inédites, etc. De même, les salles de cinéma continueront d’attirer des spectateurs tant qu’elles sauront leur offrir quelque chose qu’ils n’ont pas chez eux.

A l’heure de la télévision numérique et de la diffusion à la demande, les règles compliquées qui existent en France, comme l’interdiction de diffuser des films à la télévision le samedi soir, n’ont plus de sens. Ces défenses illusoires ne font que retarder et entraver l’adaptation des systèmes de distribution et de diffusion, et ne profiteront qu’aux concurrents étrangers. Ces mesures défensives sont souvent prônées par les sociétés d’édition et de diffusion. Elles mettent bien sûr en avant la nécessité de rémunérer les auteurs, et nul ne conteste qu’il est juste que ceux-ci touchent des droits sur la diffusion de leurs œuvres. Mais leurs intentions sont-elles si pures, et la communauté de destin entre les auteurs et les éditeurs est-elle toujours si évidente ?

Le fait que les auteurs usent de plus en plus des possibilités de s’autoéditer tend à le montrer. Cela ne veut pas dire que des éditeurs ou des diffuseurs capables d’aider les auteurs à se faire connaître et le public à faire son choix n’aient pas leur rôle à jouer. Mais soyons lucides, l’impression à l’avance de livres ou de disques, leur stockage et leur distribution dans des boutiques est un procédé très coûteux et qui aura du mal à résister à la diffusion numérique en ligne. Cela ne fait certes pas l’affaire des éditeurs traditionnels. Par contre, les frais de fabrication et de distribution baissant, les auteurs peuvent ainsi percevoir une part beaucoup plus importante d’un prix de vente lui-même en baisse. En réalité, dans beaucoup de cas et de plus en plus, le droit d’auteur cessera d’être une part accessoire du prix pour en devenir la part principale.

Pour revenir à la SACEM, elle se trouve au cœur d’un entrelacs de sociétés inextricable et coûteux, dont le fonctionnement est si opaque qu’on se demande si cette complexité n’est pas voulue. Les modalités de répartition des droits ont été établies à une époque où il était certes impossible de savoir quelles œuvres au juste étaient diffusées, à la radio notamment. Mais cette époque est révolue, et il est désormais possible plus que jamais de rendre à chacun ce qui lui revient.

 

Reste la question de l’aide à la création. C’est une autre démarche, qui donne lieu à des politiques beaucoup plus contestables. Cette aide est-elle utile, pertinente, efficace ? On peut en douter. En tout cas, faire passer l’aide à la création par le financement des éditeurs et des distributeurs n’est pas une bonne solution. L’exemple du cinéma le montre : faire financer les films par les chaînes de télévision conduit à un certain appauvrissement, car la diffusion sur grand écran en salle ou bien chez soi sur petit écran sont deux choses trop différentes : on ne conçoit pas un film de la même manière pour l’un et pour l’autre.

Les éditeurs et diffuseurs rendent bien entendu de grands services aux auteurs, mais on peut aussi observer que la communication tend parfois à remplacer l’édition ou l’information. Quand, par exemple, un livre sur la monnaie unique est rédigé par le chef de cabinet du président de la Commission européenne, est-ce encore de l’édition, ou de la communication ? De même quand un livre sur la Provence est publié grâce aux subsides et sous le contrôle du conseil régional et de son président… Bien souvent, les subventions, sous couvert d’aide à la création ou d’action culturelle, mènent ainsi à la prise en main idéologique.

 

Onirik : Le marché du livre numérique est en pleine expansion, mais outre un prix identique au papier, les DRM empêchent des actes auparavant triviaux comme le prêt d’un livre à un ami, l’achat/revente sur le marché de l’occasion.

Comment percevez-vous ce nouveau paradigme consistant à passer d’un droit de propriété sur un objet matériel à un simple droit d’usage sur un objet immatériel rendu périssable ?

Comment assurer que le patrimoine culturel se diffuse au plus grand nombre ?


Carl Lang : Dans tous les cas, on a tort de raisonner à partir des supports (livre, disque) plutôt qu’à partir des contenus (musique, textes, idées). Cette mauvaise façon d’aborder la question est due, au moins en partie, aux pressions des éditeurs (de livres et de disques) soucieux de préserver des positions établies, et qui, plus que les auteurs, disposent des moyens de faire valoir leur point de vue auprès des autorités.

Notons que, selon le type de contenu, les supports ne sont pas toujours concurrents ou interchangeables. Ainsi, le livre imprimé a abandonné purement et simplement les domaines auxquels il était mal adapté, notamment celui des documentaires périodiques (juridiques notamment), désormais téléchargés avec mise à jour par abonnement, et celui des encyclopédies. Le support numérique bénéficie en effet d’outils de recherche (par mots-clefs) bien plus performants que l’antique classement alphabétique, et de possibilités de mise à jour sans commune mesure avec une encyclopédie réimprimée tous les dix ou quinze ans !

Reste le domaine des lettres et des idées : c’est là que la concurrence entre le livre imprimé et numérique existe le plus. Les syndicats d’éditeurs font pression pour imposer un prix unique du livre numérique, tel qu’il existe pour le livre imprimé, et même une égalité de prix entre les supports. Cette exigence a-t-elle un sens ? Le prix unique du livre avait pour but d’assurer l’égalité entre les distributeurs, afin de préserver l’existence des libraires en général, et des libraires indépendants en particulier, en évitant la distribution à bas prix de livres grand public dans les grandes surfaces, au détriment de la diversité de création qui n’aurait pas profité de cette grande distribution et aurait souffert de prix trop élevés.

Or le livre électronique est par nature distribué en ligne, même si une vente par l’intermédiaire de libraires reste possible. Mais, même dans ce cas, il s’agirait d’un téléchargement, sans stock, dans lequel l’égalité entre les distributeurs est assurée même sans prix unique légal. On peut même dire que, dans ce cas, l’avantage irait aux libraires, car pourquoi aller télécharger un livre dans un grand magasin plutôt que le faire directement de chez soi ? Par contre, un libraire pourrait, en apportant son conseil, suggérer des achats et ainsi s’assurer une commission.

Pour ce qui est de la dématérialisation des supports, il faut souligner la faculté de passer de l’un à l’autre, avec notamment l’impression à la demande. Car chacun n’a pas forcément le désir (ni la place) de conserver chez lui tous les livres qu’il a lus ou simplement consultés ! Mais la faculté de se procurer un exemplaire imprimé, qu’on peut conserver et prêter, existe toujours. Elle est même plus grande, en réalité, grâce à l’impression à l’unité.

La différence de prix entre un livre numérique et un livre imprimé découle du bon sens, étant donné que les frais de stockage et de port d’un fichier téléchargé sont pour ainsi dire nuls… Elle est du reste une réalité : l’attribution de numéros d’ISBN différents à la version imprimée et à la version numérique d’un livre permet cette différence de prix, en dépit des lois qui voudraient l’empêcher.

Il n’est pas plus difficile de réserver des droits d’auteur sur une œuvre immatérielle que sur une œuvre matérielle. La copie illégale les concerne les unes et les autres. Par contre, tout laisse présager que ces droits seront au contraire plus élevés dans le cas d’une diffusion numérique et d’une vente en ligne. Les éditeurs classiques ont su défendre ces droits… mais ils ont aussi été capables de les léser à l’occasion, de se réserver la part du lion et de faire régner un profond mystère sur les tirages réels des livres !

Et, en ce qui concerne les contenus, ils ne sont pas toujours insensibles aux pressions du pouvoir politique pour faire taire ou discréditer ceux qui dérangent.

En tout état de cause, faire entrer l’édition numérique dans un carcan propre à l’édition imprimée ne favorisera pas la diffusion de la culture au plus grand nombre ; et chercher à maintenir des prix élevés non plus ! Ce sont au contraire des possibilités de diffusion sans précédent qui s’offrent désormais aux auteurs et au public, car les deux acteurs principaux sont bien les auteurs et le public. Les éditeurs, qui ne sont que des intermédiaires entre les uns et les autres, devront s’adapter, et sortir de leur petit monde clos dans lequel on échange entre initiés les services rendus, les critiques élogieuses et les prix littéraires.

 

 

Onirik : Selon vous, l’enseignement actuel en France doit il évoluer pour développer chez les jeunes le goût pour la culture au sens large et leur donner les clefs de l’appréciation de cette culture ?

Carl Lang : On peut observer que l’enseignement évolue malheureusement de manière continue dans le sens contraire, et cela depuis longtemps. Le choix des livres étudiés en classe le montre : les grands classiques reculent au profit de choix plus démagogiques, moins exigeants, sans parler de l’étude en classe de français de textes traduits d’une langue étrangère ! Souvent aussi, le choix se fait sur des critères idéologiques plutôt que selon la qualité littéraire en tant que telle.

Revenons cependant au cœur de la question : il est évident que la présence de la musique et des arts plastiques dans les programmes scolaires est aujourd’hui quasi symbolique. Mais, en réalité, est-ce bien à l’école d’assurer une formation dans ces domaines, sinon une formation élémentaire en dessin, solfège et chant ? Les conservatoires de musique ou de danse et les ateliers d’art existent, ils sont équipés pour assurer cette formation et disposent des professeurs compétents. On voit mal comment l’école pourrait rivaliser avec eux. (De même, il revient aux fédérations de former les sportifs, l’école ne saurait assurer que de la culture physique nécessaire à la bonne santé de chacun.)

Par contre, la formation en histoire de l’art fait cruellement défaut, alors qu’elle peut se faire de manière simple et efficace au moyen de projection d’images commentées. La connaissance des styles et des écoles en peinture, en sculpture, en architecture, en musique, la culture du langage graphique, sont des aspects importants de la culture, et d’une culture utile à tous, dans la diversité des appartenances régionales, des milieux sociaux urbains ou ruraux, et quel que soit l’avenir professionnel qu’on envisage. C’est aussi un moyen de réconcilier culture savante et culture populaire. Plutôt que le développement de la musique ou des arts plastiques en tant que matières, c’est donc une discipline nouvelle, d’une grande richesse, qu’il convient d’introduire dans les programmes scolaires. Une matière qui ne manquera pas de susciter un grand intérêt parmi les élèves, pour peu qu’elle soit proposée de manière simple et vivante.

L’expression que vous employez dans votre question est juste : le rôle de l’école n’est pas de délivrer une « culture » complète, figée et prête à l’emploi, et qui serait la même pour tous, mais de donner des clefs de compréhension et d’appréciation d’un patrimoine qui englobe de nombreux domaines et comporte d’infinies variantes.

Onirik : Ces dix dernières années, les blogs et magazines sur le web ont progressé tant en termes de visibilité que de crédibilité. En parallèle, la presse traditionnelle est moribonde. Comment analysez-vous ces changements ?

Carl Lang : La presse traditionnelle souffre de deux choses : des prix trop élevés et une perte de crédit. En ce qui concerne le premier point, la distribution de la presse imprimée est laissée aux mains d’un syndicat qui en a le monopole et en abuse. Le résultat est que le prix des journaux est en France plusieurs fois plus élevé que dans les pays voisins (notamment en Angleterre). Cet état de fait est ancien, mais l’apparition de magazines en lignes qui ne souffrent pas de cette mainmise le rend plus nuisible que jamais. D’autant plus que la diffusion relativement limitée qui découle de ces prix élevés rend les journaux plus dépendants de leurs annonceurs que de leurs lecteurs.

Outre la question du prix, on voit mal comment la presse écrite pourrait rivaliser avec la télévision, la radio et la presse en ligne pour la rapidité de l’information. Sa seule chance est d’apporter au lecteur quelque chose que l’information brute ne contient pas. Mais il faut en effet, pour cela, qu’elle soit crédible. C’est par sa collusion avec les autorités, son esprit tendancieux et même par ses mensonges que la presse écrite a ruiné son propre crédit. Or, désormais, les lecteurs ont les moyens de déceler les trucages et les manipulations. Rappelons-nous la déclaration faite par le pape à propos du sida en Afrique : dans les heures qui ont suivi, chacun a pu consulter et même recevoir dans sa messagerie le texte intégral de la déclaration du pape, et se rendre compte à quel point les journaux l’avaient tronquée ! Quelques jours plus tard, le Monde a dû reconnaître sa mauvaise foi et republier le texte sans coupes…

Accuser les blogues et magazines en ligne de diffuser des informations fausses, incomplètes ou tendancieuses, comme les journalistes professionnels se plaisent à le faire, tend à faire oublier que le livre, la presse imprimée, la télévision, ont été et restent parfaitement capables d’en faire autant. Les blogues, en revanche, permettent au lecteur de prendre connaissance d’arguments contradictoires qui l’aident à se faire une opinion.

Dans le domaine de la crédibilité comme du prix de diffusion, il faut libérer la presse du monopole de distribution qui pèse sur elle. Mais elle devra user de cette liberté pour s’adapter, comme elle a commencé à le faire, grâce à une complémentarité entre les supports imprimé et numérique. Là encore, c’est le contenu qui doit primer : les supports, là encore, viennent ensuite et sont complémentaires entre eux.

En tout cas, continuer (en vertu d’une croyance superstitieuse et rétrograde en la supériorité du papier sur l’écran) à subventionner une presse par ailleurs rançonnée par le syndicat du livre, ne fera rien pour lui rendre sa crédibilité et lui faire jouer le rôle de « quatrième pouvoir » auquel elle prétend.

 

 

Onirik : En 2011, plusieurs œuvres artistiques ont choqué des communautés religieuses, pensez-vous que la liberté d’expression, notamment dans l’art mais pas uniquement, a des limites ? Est-ce à la loi de fixer ces limites ?

Carl Lang : La liberté d’expression a des limites, bien entendu, qui sont le respect de la vie privée, le droit à l’image, le respect des bonnes mœurs et de l’ordre public, etc. Ces limites, la loi les fixe déjà. Il revient aux tribunaux de recevoir les plaintes des personnes lésées et de leur accorder réparation, en cas par exemple de diffamation, de blasphème ou de sacrilège. Par contre, les lois qui interdisent d’exprimer certaines opinions en tant que telles, ou de contester des faits historiques, sont liberticides. Pour reprendre l’exemple tiré de l’actualité auquel vous faites allusion, chaque cas doit être défini avec justesse. Ainsi, prétendre que Jésus n’aurait jamais existé, en dépit des preuves historiques qui existent, relève d’une opinion, manifestement fausse au regard des preuves historiques, mais parfaitement licite ; de même, nier qu’il soit le fils de Dieu relève de la croyance, et dans ce cas la loi ferait violence aux consciences si elle voulait imposer cette foi ; par contre, badigeonner l’image du Christ d’excréments en public est un sacrilège… C’est dans ce dernier cas seulement, bien entendu, que les croyants peuvent s’estimer lésés, et que la liberté d’expression trouve une limite. Il est déjà assez troublant que des spectacles contenant des scènes de ce genre puissent obtenir des subventions ; mais il serait intolérable que les justes plaintes des croyants outragés ne puissent obtenir réparation. Ces nuances sont importantes, parce qu’elles montrent que c’est souvent par malhonnêteté intellectuelle qu’on réclame la liberté totale pour l’art… Liberté dont on a parfois l’impression qu’elle consiste essentiellement dans le droit de choquer. Et on a parfois la désagréable impression que les artistes qui réclament la plus grande liberté sont souvent ceux qui sont le plus avides de subventions, et partant les plus serviles à l’égard des idées dominantes.

 

 

Le Parti de la France
Afin d’éviter toute polémique inutile, précisons que Onirik est apolitique et ne souhaite promouvoir aucun mouvement par rapport à un autre. Notre choix de nous adresser à l’ensemble des candidats vient de la volonté de respecter chaque électeur, quel qu’il soit.
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:26


Pronostic, mon beau pronostic, dis-moi qui est…


Chronique hebdomadaire de Philippe Randa
 
« Quelle que soit la sottise des pronostics, la réalité la dépassera »
Natalie Clifford Barney.
 
Marine Le Pen vs François Bayrou au second tour de l’élection présidentielle 2012 ! Pourquoi pas !


Ce fut le grand titre politique de la semaine, pour ceux que la fermeture du site Megaupload.com, plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur Internet, accusé de violation des droits d'auteur, ne concernent pas ou encore pour ceux qui trouvent que l’Afghanistan est trop loin pour s’apitoyer sur la mort de quatre nouveaux soldats français, tués par un Taliban infiltré dans les rangs de l’armée régulières du pays.


Le Pen-Bayrou qualifié au nez et à la barbe du fade champion socialiste et de l’actuel président qui ne s’est toujours pas déclaré, mais qui en surprendrait plus d’un s’il ne le faisait pas… À moins d’un effet de surprise de la majorité parlementaire, présentant au dernier moment un François Fillon ou un Alain Jupé pour surprendre le monde électoral. Rien ne vaut l’effet de surprise, dit-on…

 

Une telle hypothèse serait en tout cas une sacrée aubaine pour les médias qui trouveraient là de quoi alimenter leurs colonnes et booster leur audimat au moins une dizaine de jours durant… Ce n’est pas rien, si on y songe, dix jours à pouvoir tenir en haleine lecteurs ou auditeurs ; à rebattre les cartes sondagières pour de nouveaux pronostics sous un angle qui n’a quasiment pas été envisagé jusqu’alors…

Et dix jours durant lesquels le candidat de cette droite parlementaire tiendrait le haut du pavé médiatique. On ne parlerait que de lui, de sa vie et de son œuvre, pas forcément de son projet (pourquoi faire !)… et si, finalement, ce « coup de génie politique » devait s’avérer un « coup de nigaud pour rien », soit une défaite à la clé de ce champion de dernière minute, beaucoup assurerait : « Ah ! Si Nicolas Sarkozy s’était présenté, ce ne serait pas arrivé…  », ce qui ouvrirait à ce dernier d’alléchantes perspectives pour 2017…


Mais n’extrapolons pas davantage dans la fiction politique pour un « job de dans cinq ans » et revenons à la question de la semaine : « Et si c’était eux ? » comme l’a titré l’hebdomadaire L’Express(1) dans une importante campagne d’affichage en kiosque.
Marine Le Pen et François Bayrou, donc… Pas impossible au vu de la médiocrité (euphémisme !) de la campagne de François Hollande et au vu du bilan désastreux (si, tout de même !) de l’actuel locataire de l’Élysée.
Si François Hollande est toujours en tête dans les sondages, qu’il le reste même assez nettement, il ne le doit à l’évidence ni aux mérites de sa campagne, ni à la profondeur de son programme dont tout à chacun peine à saisir la substantifique moelle. Il reste en tête de la course pour la seule raison qu’il pourrait battre plus sûrement qu’un autre Nicolas Sarkozy. Son éventuelle victoire pour cette unique raison n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel : en 1981, c’est parce que les électeurs ne voulaient plus de Valéry Giscard d’Estaing qu’ils votèrent François Mitterrand ; en 1988, ils réélirent celui-ci pour ne pas avoir Jacques Chirac qui n’accèdera à la Fonction Suprême, lui, qu’en 1995 parce que les mêmes Français en avaient ras la casquette électorale de la gauche et qui sera réélu en 2002 parce que Jean-Marie Le Pen, non ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !


2007, en revanche, fut peut-être l’une des rares élections où les électeurs furent sensibles au programme du candidat Nicolas Sarkozy et à l’espoir de changement qu’il laissait espérer. Qu’on soit traditionnellement de gauche ou de droite… Cinq ans après, leurs cornes de cocus sont bien lourdes… Si, si ! Bien sûr ! Quand même ! Évidemment !


Pour toutes ces raisons, l’hypothèse Marine Le Pen vs François Bayrou peut alors s’envisager plus sérieusement qu’un simple « coup » médiatique de L’Express pour faire grimper ses ventes : ce serait l’espoir d’un changement véritable, cette fois, soit la fin de l’éternel choix « droite ou gauche ? », « gauche ou droite ? », « droiche ou gaute ? »


Imaginons un instant que cette idée fort séduisante fasse son bonhomme de chemin électoral durant les moins de 90 jours qui restent avant le premier tour de l’élection présidentielle ?

 

Les Français pourraient ainsi donner, pour la première fois sans doute, un véritable avertissement à la classe politique française en retoquant les deux champions imposés… et, selon toute probabilité, éliraient à la tête de l’État quinze jours plus tard un Béarnais particulièrement tenace…

Peu de risque alors que leur révolte électorale débouche sur le moindre bain de sang… Et qui pourrait honnêtement assurer qu’un François Bayrou président de la France serait plus « grave » qu’un François Hollande, un Nicolas Sarkozy ou un Fillon/Juppé ?
Hélas, il n’y aurait guère de monde non plus pour assurer que ce serait mieux.
 
Note
(1) N°3159, semaine du 18 au 24 janvier 2012.
 

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique (www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:21

Création d’un Service d’Encadrement et de Protection du PdF
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Dans le cadre du développement de son organisation, Le Parti de la France a décidé de créer un Service d’Encadrement et de Protection dont la mission sera d’assurer la sécurité de nos réunions publiques et de nos diverses manifestations.

A cet effet, un directeur national du S.E.P a été nommé.

 

Les militants volontaires pour rejoindre ce service peuvent nous contacter par courriel, par courrier adressé au siège du

 

Parti de la France (43 Route de Saint Germain, 78860 Saint-Nom-la Bretèche), ou par téléphone ( 01 30 80 55 89).

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:42

 

Candidat que « les instituts de sondages ignorent », Carl Lang en campagne hier à Valenciennes

Actualité Valenciennes

Candidat que « les instituts de sondages ignorent », Carl Lang en campagne hier à Valenciennes

dimanche 22.01.2012, 05:33  - La Voix du Nord

 Carl Lang hier à Valenciennes, avec son fidèle Dominique Slabolepszy à ses côtés.PHOTO BRUNO FAVA Carl Lang hier à Valenciennes, avec son fidèle Dominique Slabolepszy à ses côtés.PHOTO BRUNO FAVA

|  VIE POLITIQUE |

Carl Lang est en campagne. Depuis qu'il s'est déclaré à la mi-septembre, le président du Parti de ...

 

la France se déplace chaque semaine en province. Tous ceux qui l'entouraient hier à Valenciennes ont comme lui appartenu au Front national. Ces ex-FN se sont regroupés au sein de l'Union de la Droite nationale, confédération dans laquelle on retrouve le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret.

Carl Lang est candidat, mais ça ne se sait pas. Parce que, s'insurge-t-il, les instituts de sondages continuent de le snober ostensiblement : « Je n'ai même pas le privilège comme d'autres d'être à 0 %. » Radios et télés nationales l'ignorent tout autant : « On a le sentiment que le système a distribué les rôles. Comme un jeu de rôles que personne ne peut troubler. » Cette « censure médiatique » est l'obstacle principal qu'il rencontre dans sa chasse aux signatures. De cet inconvénient, il veut tirer un avantage : « Comme les maires ne sont pas au courant que je suis candidat à la présidentielle, je bénéficie d'une écoute intéressée. Ils ne font pas ce blocage lié à la diabolisation. » Ses premiers contacts sont « encourageants ».

« Patriotisme social »

Le président du PdF se veut le « candidat de la droite nationale et européenne ». « Une des raisons des difficultés de la France, attaque-t-il, est qu'elle n'est jamais sortie du socialisme, de l'étatisme, du fiscalisme. Et la grande faute de Nicolas Sarkozy est de n'avaoir jamais réalisé la rupture - qu'il prétendait pourtant incarner - avec l'héritage du socialisme. » Le pays, prévient-il, va au « désastre économique et social » si l'on veut réduire le déficit budgétaire en augmentant taxes et impôts. Carl Lang en appelle au « patriotisme social » dans chaque pays membre de l'Union européenne au profit de leur peuple respectif ; et à la préférence nationale et communautaire pour l'accès à l'emploi. Cette préférence, il veut l'appliquer aussi dans le domaine commercial, « telle qu'elle existait dans le traité de Rome », pour réguler les échanges.

Dans vingt ans, se projette-t-il, la Chine sera devenue « la première puissance militaire du monde ». Carl Lang milite donc pour une « Europe des patries », ouverte « par intérêt économique au grand voisin russe ». On interroge l'ancien secrétaire du FN sur Marine Le Pen, l'argumentaire fuse : « Le discours anti-européen est électoralement efficace mais politiquement désastreux pour l'avenir de la France. Une sortie unilatérale de la zone euro serait immédiatement calamiteuse pour la France, qui abandonnerait le rôle central de la construction européenne à l'Allemagne ».

 

Et c'est dit par un homme qui était « hostile au principe de la monnaie unique : on n'aurait pas dû monter dans le train, mais en sauter serait désastreux ».

La candidate du Front national est une cible privilégiée : le candidat de la Droite nationale dénonce son discours « démagogique et mensonger ».

 

Il préfère, lui, « dire des vérités qui dérangent ». • B. D.

 

source et publication: La Voix du Nord.fr

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