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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:39

Marine Le Pen: « Si je n'ai pas les 500 signatures, Sarkozy perdra l'élection ! »

Jean-Claude Jaillette - Marianne | Vendredi 6 Janvier 2012 à 05:01 

 

Lors de ses vœux, Marine Le Pen a lancé un appel aux maires pour qu'ils bravent leur peur de lui donner leur signature afin qu'elle puisse être candidate à la présidentielle.

L'inquiétude la gagne, la pénurie semble réelle, malgré son refus de donner le nombre exact de promesses.



Cette fois, profitant de ses vœux, Marine Le Pen sonne le tocsin : « En ce début d’année 2012, a-t-elle déclaré jeudi 5 janvier, je suis très loin du compte en ce qui concerne les parrainages de maires nécessaires pour être candidate à la présidentielle. Si les choses continuent à ce rythme, je risque de ne pouvoir être candidate en avril prochain. Cette vérité les Français doivent la connaître. » Son inquiétude, elle la fonde sur la comparaison avec la situation de Jean-Marie Le Pen en 2002, puis en 2007. « Ça n’a jamais été très facile pour lui, mais cette année, c’est encore plus difficile, nous sommes en retard par rapport aux promesses de ces campagnes-là. »

Marine Le Pen au second tour, c’est possible

Que se passe-t-il donc alors que selon une étude récente de l’Ifop, reprenant les sondages consacrés à la présidentielle et publiés depuis le mois de mai dernier, elle rassemble 20% des intentions de vote et qu’elle dépasse les intentions de vote du président sortant Nicolas Sarkozy dans la catégorie de population âgée de 25 ans à 45 ans ? Souffre-t-elle d’un manque de notoriété comme Philippe Poutou, le candidat du NPA, aux prises des mêmes difficultés, crédité de 0,5% des intentions de vote dans les sondages ? A l’évidence non. Marine le Pen dénonce la publicité donnée aux signatures, qui vaut aux maires en particuliers les pires ennuis (menaces, retrait de subventions, etc.) quand ils ont donné leurs blanc-seings au candidat du Front national. Du coup, les maires refusent de donner leur précieux paraphe. Selon la candidate, « ils ont entamé une véritable grève, tant que l’anonymat n’aura pas été rétabli ». Elle rappelle qu’elle a saisi à ce sujet le Conseil d’Etat pour qu’il statue sur la constitutionnalité d’une telle disposition.
Mais plus encore que la « grève des maires », Marine Le Pen s’estime victime des consignes données par l’UMP et le PS à ses élus de ne pas accorder leur signature à d’autres candidats que celui de leur parti. « Ils ont la volonté de cadenasser le système. Ils manifestent l’esprit anti-démocratique de la Caste au pouvoir. Ils veulent rester entre eux. »

L’erreur du PS et de l’UMP

Impossible pourtant de savoir combien de promesses de signature ont été engrangées. Elle le dira « le moment venu ». Un des ses proches, précise malgré tout qu’il faut en obtenir environ 800 promesses pour, au bout du compte, disposer des 500 signatures réglementaires. « Nous n’en sommes pas encore à 500 » concède-t-il. Info ou intox ? Si les principaux partis n’avaient pas engagés leurs élus à ne pas dilapider leurs signatures, on pourrait penser à l’intox destinée à mobiliser les maires. Tout porte à croire aujourd’hui à de réelles difficultés. Au point de se demander si en agissant ainsi, l’UMP et le PS ne commettent pas l’erreur d’offrir à Marine Le Pen la possibilité de se présenter en victime « de la caste » en l’empêchant d’être candidate alors qu’elle se trouve en position d’être au second tour. Du coup les arguments sonnent juste, et le système qui imposent les 500 signatures pour éviter les candidatures trop folkloriques apparaît inapproprié. « Si d’aventure je ne pouvais pas me présenter, menace-t-elle sans trop de risque d’être contredite, je peux vous assurer que Nicolas Sarkozy perdra l’élection. Mes électeurs se souviendront qu’il m’a empêché d’être dans la course. »  On ne peut rêver meilleure démonstration de force.
Source et publication :   http://www.marianne2.fr/Marine-Le-Pen-si-je-n-ai-pas-les-500-signatures-Sarkozy-perdra-l-election-_a214141.html
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:22

On lui demande de se convertir à l’Islam pour se marier à Aubervilliers.

On lui demande de se convertir à l’Islam pour se marier à Aubervilliers.

 

Le journaliste Frédéric Gilbert vient de mettre le doigt sur une pratique pour le moins surprenante…

 

Il compte se marier le 14 janvier prochain à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), avec Hind, sa fiancée marocaine.

Frédéric Gilbert, journaliste et réalisateur

 

 

Comme pour tous les mariages mixtes où l’un des époux est de nationalité française et l’autre de nationalité étrangère, il lui est demandé un « certificat de coutume« .

 

Ce document s’obtient auprès du consulat du Maroc, afin que le mariage soit reconnu à la fois par la France et le Maroc. Jusque là, rien d’anormal…

 

Sauf que pour obtenir ledit certificat, le consulat marocain demande à Frédéric Gilbert de signer un acte de conversion à l’Islam ! Fervent défenseur de la laïcité (il proclame fièrement être « fils de curé défroqué »), Frédéric Gilbert refuse catégoriquement… ce qui entraîne alors le refus des services de l’Etat Civil français de procéder au mariage.

 

De nombreux tracas administratifs et échanges de courriers plus tard, Frédéric Gilbert  a tout de même réussi à faire admettre, via une décision du Procureur de la République du 30 décembre dernier, que le fameux « certificat de coutume » n’était nullement exigible par les services administratifs français, et le mariage pourra donc bien avoir lieu sans que le marié n’ait besoin de se convertir. A noter que le maire d’Aubervilliers assistera au mariage, après avoir indiqué « être tombé de l’armoire » en apprenant toute cette histoire, mais que, faute de certificat de coutume, le mariage n’aura toutefois aucune valeur légale au Maroc.

 

Cette histoire, révélée par Charlie Hebdo, aura tout de même eu le bénéfice de mettre en lumière le fait que sur les 5000 français qui, chaque année, épousent un marocain ou une marocaine, un certain nombre choisit officiellement de se convertir à l’Islam par pure complaisance, afin d’éviter tout tracas d’ordre administratif…

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:16

La dérive européenne révèle une crise humaine

25 janvier 2012, 23:01 Auteur : Shawn Hennessy Witkowski  
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« Le traité de Maastricht ressemble à une assemblée de buveurs invétérés qui feraient ensemble le serment d’arrêter de boire et de créer une ligue antialcoolique. »

 

Roland Hureaux

 

 

Ouvrage majeur de l’historien, économiste et homme politique Roland Hureaux, Les hauteurs béantes de l’Europe décrit « la dérive idéologique de la construction européenne » qui, d’un projet initialement légitime s’est mué en totalitarisme mou, contre les peuples, le bon sens et la culture.

 

Anatomie d’un nouveau spectre. 

Point cardinal de l’analyse d’Hureaux, les liens entre la construction européenne et l’idéologie marxiste sont de nature ambivalente. Largement soutenue par les États-Unis et notamment conçue pour faire front au communisme alors plus puissant que jamais, la construction européenne montre de nombreux points communs avec l’idéologie marxiste. Pour le comprendre, Roland Hureaux s’appuie sur l’idée de « rivalité mimétique » chère à l’anthropologue René Girard. De même que deux combattants se ressemblent d’autant plus que s’accroît l’intensité du combat, la construction européenne a inévitablement emprunté bien des traits de caractère à son ennemi communiste au point d’être aujourd’hui dans une situation comparable à la sienne en 1985, peu avant son effondrement. Le caractère commun le plus frappant est celui de l’idéologie.

 

 

Le règne des idées simples (et fausses)
Comme son frère ennemi communiste, l’Union Européenne instaure le règne des idées simples. Peu importe la complexité et la diversité du réel, il s’agit pour les oligarques pro-européens de donner aux masses ignares une représentation simplifiée – et donc fausse – de la réalité. L’une des ces idées simples est que les partisans de la construction européenne possèderaient le savoir et la raison tandis que le peuple (qui y est majoritairement opposé) serait ignorant et déraisonnable. Il y a d’un côté ceux qui savent et, de l’autre, ceux qui ne savent pas. Les élites pro-européennes se croient éclairées, possédant un savoir hérité des Lumières leur permettant d’agir en vue du progrès de l’humanité. De cette (fausse) croyance elles tirent leur (prétendue) légitimité et s’en servent contre l’expression démocratique des peuples, comme ce fut le cas en France lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, refusé par une majorité mais imposé par la force du traité de Lisbonne deux ans plus tard (de l’aveu même de Valérie Giscard d’Estaing). S’il faut imposer la construction européenne par la force, contre la volonté du peuple et en dépit du bon sens, c’est que celle-ci est irréversible : les élites étant éclairées et raisonnables, elles ne peuvent se tromper et ne doivent donc sous aucun prétexte céder du terrain à l’obscurantisme des populations. Source de l’aveuglement des élites européennes « technocratiques », cette fausse opposition entres compétents et ignorants explique aussi le refus de débattre avec les adversaires ou simple critiques de la construction européenne : il y a une vingtaine d’années, l’irréprochable démocrate Jacques Delors conseillait « aux partisans du non (au traité de Maastricht) de changer d’idées et d’abandonner la politique ». Lorsque « débat » il y a, c’est souvent à l’exclusion de tout opposant : le débat sur l’euro en décembre 1998 sur France-Inter réunit une dizaine de participants et aucun opposant. On est toujours mieux entre amis.

Une autre de ces idées simples est la volonté d’abolir toutes les différences pour créer un ensemble fédéré et homogène. La raison fondatrice de cette volonté des élites pro-européennes est que la guerre serait une conséquence directe des différences nationales ; il s’agit donc de réduire et faire disparaître ces différences pour supprimer le risque de conflit. Dans une de ces formules simplificatrices (donc mensongères) dont il avait le secret, Mitterrand disait « le nationalisme c’est la guerre ». Tout comme le communisme souhaitait abolir les différences de classe, les élites pro-européennes souhaitent abolir les différences entre nations. Cette vision simplifiée ignore le fait que les différences nationales n’expliquent qu’en partie les causes de conflit ; l’histoire et l’anthropologie du siècle dernier nous apprennent que la rivalité naît tout autant, sinon davantage, des similitudes entre nations que de leurs différences. Et c’est tout naturellement que ces élites ignorent la volonté populaire : en 1995 déjà, moins d’un Européen sur dix (7%) était favorable à une Europe fédérale. Cette volonté d’abolir le cadre national participe de ce que Roland Hureaux appelle l’ « idéologie convexe », c’est-à-dire ouverte sur l’extérieur. L’idéologie marxiste comme l’idéologie nazie visaient au contraire l’expansionnisme comme moyen de se protéger de l’extérieur ; le mur de Berlin et l’autarcie des régimes fascistes en sont les symboles. L’idéologie européenne s’appuie quant à elle sur l’international. Il ne s’agit plus d’affirmer et diffuser la puissance nationale mais de la nier, dans un excès aussi inconséquent et irréfléchi que son contraire. La nation, cadre naturel millénaire du développement humain, se trouve soudainement contestée par une poignée d’oligarques tout-puissants dont l’inculture n’a d’égal que la dangerosité des actes.
Roland Hureaux en profite pour rétablir une vérité : contrairement à une croyance répandue, l’Union Européenne n’est pas fédérale mais centralisée. Le terme de fédéralisme est trompeur en cela qu’il suggère la souveraineté nationale dans le cadre européen alors que celle-ci est largement niée dans l’Union actuelle : en 1992, avant même Maastricht et Amsterdam, « la Communauté introduisait plus de règles dans le corpus juridique français que le gouvernement national (54% contre 46%) ». Loin d’être synonymes de bellicisme ou de xénophobie, les souverainetés nationales sont « la raison d’être du politique : la libre détermination des affaires de la Cité par les citoyens – ou leurs représentants ».

 

 

La construction européenne, espérance de substitution au communisme et au christianisme
Conçue comme bloc d’opposition au communisme jusqu’à son effondrement, la construction européenne devint d’autant plus idéologique que son frère ennemi disparût. Fonctionnant comme espérance de substitution au communisme, l’auteur rappelle que la construction européenne avait aussi été, dès les années 1950, une suppléance au christianisme. C’est ainsi qu’il faut comprendre le rôle essentiel des démocrates-chrétiens aux débuts de la construction européenne. Affaiblis par la déchristianisation du peuple, le courant démocrate-chrétien reçut avec enthousiasme les visées universaliste et fraternelle du projet européen. On oublie aussi qu’il partagea avec le courant radical-socialiste un certain « pessimisme janséniste »: démocrates-chrétiens et radicaux-socialistes rejetant tous deux l’excès des passions (charnelles pour les uns, nationales pour les autres), ils travaillèrent « en parfaite entente » sur l’Europe. De nature religieuse, l’espérance guidant la construction européenne possède en outre un instinct de mort que l’on retrouve dans son ignorance des questions démographiques, pourtant fondamentales. La population d’Europe occidentale, qui représentait 17,7% de la population mondiale en 1900, 9% en 2000 et (à ce rythme) 5,5% en 2050, est en diminution constante. Si la construction européenne a pour but d’instaurer une union stable et pérenne, comment expliquer que l’effondrement des naissances soit « totalement absent » des traités européens et des administrations européennes ? « C’est parce que toute idéologie est secrètement animée par l’instinct de mort qu’elle s’accommode si bien du dépérissement démographique ». Inhérent à toute entreprise idéologique, cet instinct de mort se retrouve dans l’aspect révolutionnaire de la construction européenne : faire table rase du passé pour construire sur de nouvelles bases (aussi instables soient-elles). C’est ainsi qu’il faut comprendre la volonté irrationnelle de détruire le cadre national pourtant millénaire ; la laideur et l’insignifiance de nos billets euros (un pont imaginaire sur un fond rose poupée) qui remplacent les billets en franc (portraits de Delacroix et Debussy) sont un autre exemple symbolique de cette destruction de l’identité monétaire nationale réelle depuis vingt-sept siècles (cf. Michel Prieur).

 

 

La dérive idéologique de la construction européenne révèle une crise humaine
Dans ce contexte, si les élites pro-européennes sont certes les bourreaux des populations victimes d’un projet idéologique porté au sommet de l’État, elles sont aussi inconsciemment victimes de leur propre projet : à la source du caractère idéologique de la construction européenne, on trouve le mal-être des hommes qui en sont responsables. La construction européenne, nous dit Roland Hureaux, est « une fuite devant soi ». La crise fondamentale – à l’origine de toutes les autres – est humaine. L’idéologie est « une forme déguisée de la haine du monde ». En somme, l’idéologie survient quand on s’attaque aux piliers de la nature humaine : la propriété, la religion, la nation, la famille. Refuser l’imperfection de la nature humaine et construire une totalité englobante pour y remédier a toujours été la cause de grands maux. D’apparence logique et rationnelle, la construction européenne cache donc un profond malaise qu’elle essaie de combler. Jouant le rôle d’espérance de substitution, la religion européenne permet à ses constructeurs de brasser du vide le plus longtemps possible pour donner un sens (illusoire) à l’action d’hommes politiques qui ont « perdu la plupart de leurs repères ».
Ces actions et pensées idéologiques au plus haut sommet des États a pour conséquence directe le légitime mépris des populations envers leurs élites dirigeantes. Sacrifiant sciemment l’emploi sur l’autel de l’inflation zéro (qui devait protéger du chômage…), les élites européennes vouent un culte à la stabilité de l’euro, qui en dit long sur leur surprenante méconnaissance des questions économiques. Délaissant leur devoir de constituer et d’entretenir une nation pour un projet universaliste, ces élites « antinationistes » (Pierre-André Taguieff) détruisent les fondements du politique. Ce travail de sape est à l’origine du sentiment d’absurdité que ressentent les populations européennes et que l’on peut doublement illustrer :
- un des principes de l’idéologie est d’atteindre des effets opposés aux objectifs affichés. Les exemples sont innombrables, l’un des plus frappants étant l’échec de l’euro, inévitable dès son lancement étant donné la nature fondamentalement politique (et non économique) du projet européen. Dès 1998, Emmanuel Todd fut l’un des premiers à comprendre le vice inhérent à la monnaie unique, quatre ans avant sa mise en circulation !
- d’autre part, ces élites cherchent souvent le remède dans l’aggravation du problème. A la complexité aberrante des procédures de droit européen, la solution des gouvernants est d’ajouter un degré supplémentaire de complexité, noyant le poisson dans les bas-fonds d’un océan d’hermétisme dans lequel même ces élites ne s’y retrouvent plus. C’est ainsi que certains correctifs apportés en 1992 à la Constitution européenne vont « très au-delà de ce que la théorie traditionnelle du droit international avait jamais prévu ». L’idéologie sécrète aussi de mauvaises solutions dans certaines franges de la population qui s’en prennent « aux étrangers, à l’esprit de profit ou à la seule malhonnêteté de la classe politique ».

 

Reconnaître les constantes anthropologiques pour mieux gérer l’idéologie
Ces écarts de structures de pensée, de langage et de mode de vie entre les élites et les populations donne à ces dernières le sentiment d’une inversion entre normalité et folie, un univers orwello-kafkaïen où le malaise devient plus grand à mesure que le projet idéologique s’accentue. Dans un monde absurde mélangeant haine de soi, parole contrainte et langue de bois, les peuples se rabattent sur la moquerie et l’autodérision, ultime pique lancée envers soi et les autres.
La solution proposée par l’auteur – une « Europe sans idéologie » reposant sur des « nations » souveraines au sens gaulliste du terme –, certes contestable, a le mérite de présenter une interprétation à contre-courant des visées européennes du général de Gaulle. Celui-ci, simple meneur de nation comparé à un entraîneur d’équipe criant « Allez France », aurait représenté le parfait antidote à l’idéologie, sa bureaucratie et son inutile complexité. Contrairement aux « hauteurs béantes » – soviétiques – de Todd et Zinoviev, celles de l’UE précèderaient donc un renouveau européen plutôt qu’une chute.

 

L’anthropologie et l’histoire nous apprennent qu’aucune société humaine ne se développe sans idéologie ni sans mythe. Dans bien des cas ceux-ci permettent en fait la pérennité et la survie du groupe. Le problème de l’Union Européenne n’est donc pas qu’elle soit partiellement idéologique mais que ses constructeurs ignorent cette idéologie qui ne fait que croître en retour, atteignant aujourd’hui un niveau inquiétant. Il est grand temps de reconnaître la dangerosité de notre penchant idéologique lorsqu’il s’exprime dans un cadre aussi général et pluridisciplinaire (politique, économique, culturel, démographique, etc.) que l’Union Européenne.


Un des grands défis à venir sera d’accepter notre inévitable besoin idéologique tout en le « plaçant » intelligemment afin de minimiser ses effets néfastes. Sortir de cet aveuglement et retourner à des projets conformes aux fondamentaux anthropologiques de notre espèce sera la clé de notre développement futur.

 

 

Source et publication: Shawn Hennessy Witkowski  /  Enquête et Débats    http://www.enquete-debat.fr/archives/la-derive-europeenne-revele-une-crise-humaine-48270

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:50


"Prudence et Action", thème de la prochaine formation organisée par France Jeunesse Civitas


Inscrivez-vous rapidement :

18 et 19 février 2012 : session de formation

PRUDENCE ET ACTION


Programme :
Introduction - De la jeunesse, de la prudence et de l'action (M. Alain Escada, secrétaire général de Civitas)
La prudence, intelligence de l'action (M. l'abbé Chautard, recteur de l'Institut Universitaire Saint Pie X)
Le respect de la Loi. Mais qu'est-ce qu'une bonne loi ?  (M. Claude Polin, professeur de philosophie politique et sociale à l'Université Paris IV - Sorbonne)
Les principes catholiques qui régissent l'action (M. l'abbé Xavier Beauvais)
Arbitraire et droit de remontrance (M. Claude Rousseau, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes Politiques et Internationales)
Quel comportement face à un représentant de la loi ? (M. François Souchon, avocat)
Illustration historique de l'alliance de la prudence et de l'action (M. Franck Bouscau, avocat, professeur des Facultés de Droit)
De la force (M. l'abbé Régis de Cacqueray)
 
Frais d'inscription : 20 euros (déjeuners de samedi et dimanche compris)
Lieu : Institut Universitaire Saint Pie X, 21 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris
horaires : samedi de 9h à 18h - dimanche : messe sur place à 9h et fin de session à 16h
Samedi soir : en option libre, visite organisée et dîner
Possibilité d'hébergement sur demande à introduire rapidement
Inscriptions et renseignements : 01.34.11.16.94 - secretariat@civitas-institut.com

 

En partenariat avec l'Institut Universitaire Saint Pie X
www.iuspx.fr

Institut Civitas
17, rue des Chasseurs - 95100 Argenteuil 
01.34.11.16.94 - secretariat@civitas-institut.com
www.civitas-institut.com - www.francejeunessecivitas.com

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:33

Carl Lang signe le "Pacte APF 2012"

 

Samedi 28.01.2012

Carl Lang, président du Parti de la France et candidat à l'élection présidentielle pour l'Union de la Droite Nationale , a signé hier le "Pacte APF 2012" présenté par l'Association des Paralysés de France.

 


Communiqué de Carl Lang :

"Le Parti de la France approuve les termes de la Convention internationale des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

Les 12 engagements du Pacte pour une société ouverte à tous qui nous sont proposés, doivent se concrétiser à tous les échelons de la société pour ne pas rester de vagues déclarations de principe.

Dans cet esprit il va de soi qu'il faut bien sûr engager une politique nationale mais celle-ci ne pourrait être efficace que si elle est relayée de manière concrète à tous les niveaux de décision politique : mairies, conseils généraux , conseils régionaux...

Au delà de toutes les politiques déjà menées dans ce domaine, il nous paraît essentiel de faire un effort tout particulier en direction des structures de formation professionnelle initiale et de formation professionnelle continue adaptées spécifiquement aux futurs travailleurs handicapés.

Cette possibilité de formation et de reconversion tout au long de la vie nous semble devoir être un chantier prioritaire dans une société frappée de plein fouet par une crise économique et sociale et par le chômage de masse.

L'intégration économique et sociale par le travail est la clé et la condition sine qua non de l'indépendance des adultes handicapés.

L'assistanat n'est en effet pas la solution souhaitable ni même souhaitée.

Seule une prise de conscience globale et une concrétisation effective des politiques peut améliorer la vie quotidienne des handicapés."

 

La Délégation du Parti de la France dans le Var qui était invitée hier à une conférence de presse dans les locaux de l'APF varoise, a pu apporter également son soutien aux personnes paralysées et à leurs familles.

 

http://lespatriotesvaroisaveccarllang.over-blog.com/article-carl-lang-signe-le-pacte-apf-2012-98021820.html

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:50

Questions résolues

Carl Lang affirme que Marine Le Pen ne se donne pas les moyens d'obtenir ses 500 signatures, qui l'eût cru?

France Info 27.01.2012

Pour expliquer ses difficultés à trouver les promesses, Marine le Pen évoque régulièrement des pressions sur les maires. Pour savoir si ces pressions sont une réalité ou un fantasme, Marianne a interrogé 70 maires, tous parrains de Jean-Marie le Pen en 2007.


Ont-ils subi des pressions pour les faire changer d'avis ? Non, aucun de ces maires que Marianne a pu contacter ne parle de pressions ou d'un éventuel chantage aux subventions.
C'est donc que les difficultés viennent d'ailleurs. Marianne a demandé l'avis d'un expert, Carl Lang, ex-bras droit de Jean-Marie le Pen, exclu du Front national et lui-même candidat à la présidentielle. Il a son explication aux difficultés de Marine le Pen à séduire les maires, et rien à voir avec des pressions.



Il affirme que si le FN a aujourd'hui tant de mal à convaincre les maires, c'est tout simplement parce qu'il n'essaye pas. Carl Lang affirme que les maires qu'il a lui-même fait démarcher pour son propre compte n'ont pas vu dans leurs mairies l'ombre d'un militant du Front national qui a de fait, selon lui, déserté le terrain.
Il rappelle d'ailleurs qu'en 2007, il manquait une vingtaine de signatures et que c'est à l'époque l'Elysée qui a donné un coup de pouce discret pour rendre possible la candidature de Jean-Marie le Pen.


Et Marianne souligne que cette année, vu comme c'est parti, s'il manque une centaine de signatures à l'arrivée, il faudra un sacré coup de pouce. Et donc conclut Marianne un sacré renvoi d'ascenseur vers le système de la candidate anti-système...
Source et publication:      http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20120127042223AA3wtWC
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 14:50

LUNDI À LORIENT AU CERCLE DE LA MARINE , AVEC LE DIRECTEUR DE LA SÉCURITÉ DU PDF !

Entrainement à l'appontage sur le tarmac de Lann-Bihoué

 

26/01/2012
Le casque est vissé sur les oreilles. Au loin, dans le matin un peu gris breton, on l'entend quand même arriver. 600 pieds/minutes pour la descente, 140 noeuds de vitesse, les yeux rivés sur le miroir d'appontage qu'il aligne sur le repère de son viseur tête haute, le pilote de Rafale va faire crisser ses pneus sur le bitume de la piste de Lann-Bihoué.
Touch and go, un petit coup de post-combustion, l'avion repart comme il est venu. A toute vitesse.


Rafale (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


Ce matin, sur la piste de la base aéronavale de Lann-Bihoué, cinq Rafale et un Hawkeye effectuent des appontements simulés sur piste (ASSP). « En mars, ils embarquent sur le porte-avions, et dans cette perspective, les pilotes doivent s'entraîner, explique le capitaine de vaisseau Patrick Zimmermann, commandant la base aéronavale de Landivisiau, alors depuis quelques semaines, les campagnes d'ASSP sont organisées sur les bases de Landivisau, de Lann-Bihoué et bientôt d'Istres, ce qui nous permet de répartir la gêne sonore pour les riverains ».
Un entraînement crucial, « à la fois pour la dizaine de jeunes pilotes que nous sortons chaque année, mais également pour les pilotes confirmés ».


Rafale Marine(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


Hawkeye(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Pour l'appontage, pas de simulateur, que de l'entraînement

Evidemment, à Lann-Bihoué on n'est pas exactement sur le pont du porte-avions. « C'est sûr, il n'y a pas les mouvements du navire ou surtout les conditions de vent très spécifiques du porte-avions avec d'abord le mouvement d'aspiration, puis la « dégueulante » à l'arrière du pont et enfin le mouvement d'ascendance.
En revanche, les pilotes s'entraînent à la précision en visant un carreau équivalent à la piste d'appontage du Charles-de-Gaulle », précise le capitaine de vaisseau Christophe Lucas, commandant la base de Lann-Bihoué. « Et puis, on pourra faire ce qu'on veut, il ne pourra jamais y avoir un simulateur d'appontage. Il n'y a que l'entraînement en conditions réelles qui vaille ».
Au bord de la piste, il y a les officiers d'appontage. Les trois hommes sont tous pilotes confirmés. A bord du porte-avions, ce sont eux qui guident l'avion à son arrivée. « Il faut établir avec le pilote un lien de confiance absolu, il faut qu'il nous obéisse presque au doigt et à l'oeil, et ils le savent.
Quand il fait beau et que tout va bien, ils n'ont pas besoin de nous. En revanche, quand il fait nuit et que les conditions sont difficiles, c'est nous qui les guidons pour qu'ils puissent revenir sans encombre». Et l'on sent bien que les ASSP sont aussi faits pour cela.


Les officiers d'appontage(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

« Le crash contrôlé »

Les Rafale se succèdent, toutes les 45 secondes. « C'est à peu près le rythme sur le porte-avions, tout est cadencé à la minute, nous respectons ces conditions ici aussi ». Un avion touche la piste, les deux commandants ne peuvent s'empêcher de commenter, avec un regard gourmand, la manoeuvre. « Là, à l'avant de l'avion, il y a une lumière, c'est l'indicateur d'incidence. Quand c'est vert tout va bien, quand il est rouge, l'avion est trop cabré et quand il est ambre, c'est qu'il est trop pointé. L'officier d'appontage l'indique au pilote qui du coup peut ajuster son incidence pour apponter. Il faut bien se rendre compte que l'appontage, c'est une sorte de crash contrôlé.
On arrive très vite sur une surface de la largeur d'un terrain de tennis. On travaille à 10% de la vitesse de décrochage, là où les vols commerciaux sont à 30%. On ne fait pas d'arrondi (ndlr : il s'agit du fait de remonter le nez de l'avion avant l'atterrissage), l'avion doit, au cas où, pouvoir remettre plein gaz pour immédiatement repartir. »

Sur le tarmac de Lann-Bihoué, les traces de pneus laissées par les avions se superposent. L'officier d'appontage est content, « elles sont toutes bien au milieu, ils sont très précis ». Dans quelques semaines, le porte-avions reprend la mer. « Ils seront prêts ».


(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)


(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)
Source et publication : Meretmarine.com/


crédits : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 14:39

Entretien avec Anne Kling

Vendredi 27.01.2012

Rivarol n° 3031 du 27 janvier 2012, entretien de Robert Spieler

Rivarol n° 3031 du 27 janvier 2012, entretien de Robert Spieler

RIVAROL: Vous êtes l’auteur de plusieurs livres de référence, dont La France LICRAtisée, Révolutionnaires juifs et Le CRIF, un lobby au cœur de la République.

 

Votre nouveau livre a pour titre: FN… Tout ça pour ça!, sous-titré La très étonnante évolution du FN.

 

Dites-nous quels sont vos objectifs en écrivant un livre tout de même critique envers le FN.

 

 

 

 

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256 pages. 18 €

Le livre sera disponible à partir du 25 janvier. Pour commander :

envoyer chèque (18 € + 3 € frais de port) et adresse du destinataire clairement indiquée à Anne Kling - Editions Mithra
BP 60291 - 67008 STRASBOURG Cedex

 

Et très réservé à l’égard de Marine Le Pen.

Anne Kling: En retraçant l’historique d’un mouvement qui a toujours été considéré par le clan Le Pen comme une propriété personnelle et en établissant un état des lieux actuel, j’ai démontré une véritable appropriation du mouvement qui a été à l’origine de tous les échecs.

Jamais son inamovible président n’a cherché à faire du FN un parti d’alternance crédible et ce, malgré des circonstances historiquement favorables. Il l’a géré comme un espace lui permettant, à lui personnellement, d’exister sur la scène politique française. Et même au premier rang, du fait d’une diabolisation qui en réalité a été bénéfique aux deux partenaires: au système et à Jean-Marie Le Pen.
A l’heure où la fille du chef a pris le relais, dans un matraquage médiatique dont le système a le secret, nous devons nous demander ce que cache la stupéfiante promotion dont elle est l’objet. Car ce virage à 180° est éminemment suspect. Après avoir diabolisé, ou fait mine de le faire, le père durant trente ans, voilà que tout à coup le système dédiabolise la fille à tour de bras et lui ouvre toutes grandes les portes de ses media. Dans quel but?


R. : Vous affirmez que le système avait besoin du FN?

 

A. K. : Il est évident que le système avait besoin du FN qui remplissait plusieurs fonctions des plus utiles. Celle de bouc-émissaire, la fameuse «lepénisation des esprits» étant naturellement de sa faute et non de celle des irresponsables politiques incapables de résoudre les problèmes qu’ils avaient eux-mêmes créés. Celle de soupape de sécurité car il fallait bien que le bon peuple pût exhaler sa rancœur à intervalles réguliers avant de rentrer sagement dans le rang. Et bien sûr, il a servi, c’était même sa fonction principale, à maintenir la gauche au pouvoir puisque la droite a toujours eu interdiction formelle, pour des raisons de moralité, de s’allier au diable.
Or, à partir du début des années 2000, ce scénario bien huilé a commencé à connaître quelques couacs. Une nette recrudescence d’actes avérés d’antisémitisme dans les banlieues dites sensibles a provoqué une sensible évolution et une instrumentalisation nouvelle du mouvement.
Tout à coup, avec un bel ensemble, les media du système se sont mis à ouvrir toutes grandes leurs colonnes, leurs radios, leurs télés, à la fille du président du parti maudit. Pour quelles raisons? Parce qu’elle était télégénique et avait la langue bien pendue? Allons donc! Son père lui aussi était télégénique et n’avait pas sa langue dans sa poche. Parce qu’elle faisait vendre du papier? Et alors? Son père en faisait vendre tout autant.
L’explication est trop courte et il faut chercher ailleurs en creusant un peu plus profond. Il faut chercher du côté des raisons politiques d’une dédiabolisation du parti qui est actuellement orchestrée comme l’avait été en son temps son exact contraire. A quelles fins?

 

R. : Vous évoquez la naissance du FN. Qui ne fut pas créé par Jean-Marie Le Pen.

 

A. K. : A la création officielle du FN, le 5octobre 1972, Jean-Marie Le Pen a déjà passablement bourlingué à travers la IVe République, avec des succès divers: élu député poujadiste de la Seine en 1956, à l’âge de 27ans, réélu en 1958 sous l’étiquette du CNIP, il est finalement battu aux législatives de 1962. Commençait alors pour lui une longue traversée du désert politique.
Il va être inopinément remis en selle par Ordre Nouveau (ON). Ce mouvement nationaliste, né en 1969, envisage dès 1971 la création d’un parti unitaire, d’un front national destiné à rassembler la famille nationaliste éparpillée, un peu sur le modèle du Mouvement Social Italien (MSI). Ce rassemblement est officiellement annoncé lors du 2e congrès d’ON en juin 1972, sous le nom de Front national pour l’unité française (FNUF). Ses initiateurs se mettent en quête d’un président pour en prendre la tête mais, pour diverses raisons, se voient opposer un refus de la part des candidats initialement pressentis : Georges Bidault, Jacques Soustelle, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Pierre Sergent.
La nouvelle fédération voit néanmoins le jour quelques mois plus tard, le 5 octobre 1972. Son appellation initiale un peu compliquée est réduite dans les faits à Front national tout court. Elle se dote d’un bureau central de six membres, à savoir deux représentants d’ON: Alain Robert et François Brigneau, un ancien de l’OAS: Roger Holeindre, Pierre Bousquet, du journal Militant, Jean-Marie Le Pen et son ami Pierre Durand. Le problème de la présidence étant toujours ouvert, c’est finalement Le Pen, en raison de sa notoriété et de ses états de service comme ancien député, qui est désigné à ce poste par ses associés. Le voilà enfin président. Certes, mais en liberté étroitement surveillée par Ordre Nouveau. La dissolution d’Ordre Nouveau, en même temps que celle de la Ligue communiste d’Alain Krivine, va rebattre les cartes. Le Pen est désormais seul maître à bord…

 

R. : Et puis, en 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir…

 

A. K. : Jusqu’à cette date fatidique, les résultats électoraux du FN sont des plus médiocres, lui interdisant tout rôle d’aiguillon ou de nuisance. C’est la gauche enfin officiellement aux commandes— et son subtil président— qui vont puissamment aider au décollage d’un mouvement qui se révélera fort utile à l’avenir. Pour eux.
N’oublions pas que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissent bien pour s’être croisés dans les couloirs de la IVeRépublique. Tous deux ont été élus députés le 2 janvier 1956, quoique naturellement dans des formations différentes. Et, à l’époque, ils avaient siégé de concert à la commission des affaires étrangères. Par la suite, en 1962, ils s’étaient retrouvés témoins à décharge lors du procès du général Salan.
N’oublions pas davantage les nombreuses accointances de jeunesse du président socialiste avec l’extrême droite, ainsi que ses amitiés fidèles, qui lui furent abondamment reprochées par la suite en de nombreux ouvrages. C’est qu’il n’avait pas la vision manichéenne de l’histoire imposée par les lobbys, qui est désormais de règle.
Sans forcément aller jusqu’à l’entente avérée, il faut reconnaître que bien des points de convergence existaient entre les deux compères. Proximité qui facilita grandement le jeu de rôles «toi méchant moi gentil» qui ne tarda pas à s’installer pour le plus grand bénéfice de chacun.
Alors qu’il n’exista jamais le moindre atome crochu entre Chirac et Le Pen dont la vive animosité réciproque a imperturbablement traversé les décennies pour subsister aujourd’hui, intacte.

 

R. : Pourquoi cet étonnant anti-lepénisme de Chirac? Vous parlez notamment dans votre livre de «promesses de Chirac aux officines juives».

 

A. K. : Sans vouloir sonder les reins et les cœurs, on peut hasarder sans trop de crainte de se tromper au moins deux raisons essentielles à cette hargne constante dont les conséquences politiques furent importantes: tout d’abord les forts penchants communistes de Chirac dès sa jeunesse, alors que Le Pen a toujours fait preuve d’un anticommunisme sincère et virulent. Et deuxièmement, ses liens étroits, tout au long de sa carrière, avec les responsables communautaires juifs.
Voilà pour les raisons “avouables”. Moins avouable, mais politiquement facile à comprendre, à partir du moment où il lui sera strictement défendu de s’allier avec lui, la droite aura elle aussi intérêt à diaboliser le FN qui empiétait fâcheusement sur ses terres et venait saccager ses plates-bandes. Evidemment, si elle avait eu le droit de s’entendre avec ce concurrent encombrant, les choses eussent été différentes. Mais la gauche et les responsables communautaires juifs le lui avaient expressément interdit.
Car Chirac avait effectivement pris des engagements fermes auprès de ces responsables. Le fait n’est en rien un mystère puisque LeMonde le relate en ces termes le 26 mars 1986: «Enfin, les associations B’nai B’rith lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés et rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris, au cours des forums du B’nai B’rith, devant la communauté, déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Le B’nai B’rith a interdit tout rapprochement de la droite et de l’extrême droite. Et la droite obéit servilement.
En 1987, Chirac récidivera devant le CRIF en réaffirmant solennellement que jamais il ne contracterait d’alliance, ni à titre personnel, ni en tant que responsable d’un mouvement politique, avec tel ou tel parti d’extrême droite. Ce qui ne l’empêchera pas de perdre en 1988.

 

R. : Pourquoi Mitterrand a-t-il favorisé l’implantation du FN dans le paysage politique français ?

 

A. K. : Enfin parvenue à l’Olympe, la gauche se rend vite compte qu’il est plus facile de «changer la vie» dans les discours que dans la réalité. Les lendemains qui devaient chanter cèdent rapidement la place aux réveils douloureux. L’immigration se fait de plus en plus visible et revendicative, la délinquance explose et la crise sociale s’amplifie, sur fond de chômage et de mondialisation.
Face à ce constat, il est clair que la droite classique risque de reprendre des couleurs. Et même de ravir à terme à la gauche ce pouvoir si longtemps convoité. Heureusement, l’Elysée est occupé par un président qui ne manque ni de ressources ni de passerelles. La solution se trouverait-elle du côté de l’extrême droite? Il sait, pour bien l’avoir pratiquée, qu’elle ne présente aucun danger réel. L’idée de faire grimper le FN au détriment de la droite classique commence à faire son chemin dans l’esprit présidentiel. Le succès de cette stratégie passe par l’accès aux media, notamment à la télévision, et Mitterrand va faire le nécessaire en ce sens. Le résultat ne se fait pas attendre: dès 1983, les scores électoraux du FN décollent enfin.
Mais voilà: faire grimper le FN au détriment de la droite classique est une chose. Voir s’allier ces deux adversaires en est une autre, toute différente! C’est même un danger mortel pour la gauche.
Il faut donc à tout prix empêcher ces alliances. Ce sera le rôle assigné à la diabolisation, véritable assurance-vie des socialo-communistes.
Ce grand tabou jeté par les excellences morales du pays sur un parti qui ne présente aucun danger réel, mais de grands avantages pour la gauche, va charger la droite d’un handicap insurmontable. Et installera le FN dans son périmètre bien délimité.

 


R. : Vous parlez de cette «réécriture de l’histoire en forme d’imposture» à propos de l’assertion “FN=Vichy”?

 

A. K. : A la fin de la guerre, les communistes triomphent. Ce sont eux qui imposent alors le mythe de la gauche résistante et de la droite collaboratrice. Cette droite “collaboratrice” devait par conséquent être châtiée pour l’éternité. Aussi incroyable que cela paraisse, la gauche dans son ensemble— alors même que le totalitarisme communiste mettait les peuples à genoux dans une bonne partie du monde— parvint à imposer l’idée qu’elle seule incarnait l’avenir, le progrès et la solidarité.
Le régime de Vichy fut assimilé à l’ordre bourgeois, au conservatisme, au profit, à l’égoïsme sous toutes ses formes. Ainsi qu’à l’odieux antisémitisme. Et à la droite, naturellement.
Cette réécriture de l’histoire en forme d’imposture a été puissamment réactivée lors de la percée du FN. Le plat était tout prêt, il suffisait de le réchauffer. Ce qui fut fait. Pour diaboliser le mouvement, il suffisait d’en faire l’héritier du régime de Vichy. Répétée matin, midi et soir, cette antienne ne pouvait que finir par pénétrer les cervelles malléables des électeurs. Puisque tous les media s’y mettaient, et la télé aussi, ça devait forcément être vrai, non?
Du côté de la “droite”, ce ne sont pas les idiots utiles qui manquèrent qui, par ignorance crasse de l’histoire et/ou par pusillanimité, n’eurent pas même l’idée ou le courage de répliquer en rappelant aux vertueux donneurs de leçons les horreurs du communisme.

 

R. : Jean-Marie Le Pen a-t-il réellement tenté de se rendre en Israël?

 

A. K. : En 1986/87, Jean-Marie Le Pen est sur un petit nuage: député européen, député national— car en ces heureux temps, les deux mandats n’étaient pas encore incompatibles—, riche à millions grâce à l’héritage Lambert, il envisage l’avenir avec sérénité. Et la présidentielle de 1988 avec. Car il y croit, alors. Il doit donc asseoir sa crédibilité pour apparaître en France comme un homme d’Etat potentiel. Et amadouer la communauté juive de France, ce qui n’est pas le plus simple. C’est dans ces dispositions qu’il entreprend en 1987 une série de voyages à l’étranger.
En février, Le Pen s’envole pour les Etats-Unis pour y rencontrer Edgar Bronfman, président du Congrès Juif Mondial. L’objectif est de normaliser les relations du mouvement avec la communauté juive et de préparer le voyage en Israël qui constitue le point d’orgue obligé de toute carrière politique digne de ce nom. On ne va plus à Canossa, on va en Israël à présent. Les temps changent, l’esprit demeure.
Mais voilà: les responsables communautaires français réagissent violemment à cette rencontre à New York et font part sans équivoque de leur opposition. Ils sont viscéralement hostiles à une normalisation qui ferait capoter tout le montage “médiatisation/diabolisation” mis sur pied dans l’hexagone. Ces Américains ne comprennent rien aux affaires françaises. Ils n’ont pas saisi que Le Pen, qui n’a pas encore “dérapé” à ce moment-là, doit rester pour toutes sortes de raisons le grand méchant loup de la politique. On peut donc penser que c’est ce veto des responsables communautaires français qui fit capoter en fin de compte le voyage en Israël. Et non pas le «point de détail» qui n’interviendra qu’en septembre de la même année.

 

R. : A-t-il “dérapé” volontairement? Votre analyse?

 

A. K. : Jean-Marie Le Pen est un vieux routier de la politique. Impossible de lui faire l’injure de la naïveté ou de la méconnaissance des ressorts qui régissent la vie politique du pays. Il connaît parfaitement le poids des lobbys et l’influence déterminante de certains d’entre eux sur les carrières faites et défaites en fonction du degré de soumission à des non-dits impératifs.
Lors de l’affaire du «point de détail», en septembre 1987, il a été dit et redit que Le Pen s’était trouvé piégé, avait fait une énorme bourde, laissé échapper le mot infernal sans réfléchir, etc. Curieux. Voilà un homme qui manie admirablement le verbe, dont l’expérience politique s’étend sur plusieurs décennies. Cet homme connaît parfaitement le contexte politico-communautaire français très particulier et la sensibilité plus qu’exacerbée sur ces questions. Sans parler de l’instrumentalisation qui en est faite, il est bien placé pour le savoir.
Et il lâcherait ce «point de détail» par inadvertance? C’est assez difficile à croire. Dans le meilleur des cas, si l’on peut dire, c’était une formulation extrêmement malheureuse. Dans le pire, une provocation délibérée. Survenue dans un contexte de sondages très favorables: il planait alors à des 18% (Ndlf: ce que semblent oublier les laudateurs de Marine en parlant de d’intentions de vote jamais atteintes). Ce qui rend d’autant plus étonnant qu’il ait choisi ce moment-là pour lâcher une provocation de ce calibre. Quoi qu’il en soit, son ascension devenait dangereuse pour la classe politique et il était urgent de faire retomber le soufflé, d’une façon ou d’une autre.

 

R. : Le FN a-t-il fait ‘trembler” le système? Pourquoi ne l’a-t-il pas abattu?

 

A. K. : Il est clair que Le Pen a toujours obstinément refusé tout avenir au FN en dehors de lui et a constamment voulu faire accroire, tant aux militants qu’aux électeurs, que le parti ne pouvait exister sans un Le Pen à sa tête, seule et unique condition de son succès.


Et puisqu’il s’est toujours considéré, non seulement comme le numéro un du mouvement, mais comme le seul et unique numéro existant, c’est à lui, et à lui seul, qu’incombe en priorité la responsabilité de l’échec.
Car au moment de la passation des pouvoirs entre le père et la fille, il est clair que l’échec politique du FN est patent. Jamais, malgré les circonstances exceptionnellement favorables, si l’on ose dire, ce mouvement n’a réussi à s’imposer comme une alternative crédible aux yeux des Français. Jamais il n’a fait “trembler” le système, contrairement à ce qu’affirmaient à intervalles réguliers les gros titres racoleurs des media pour entretenir la fiction et faire vendre du papier.


Bien plus grave, avec la complicité active du système à qui il a rendu là un énorme service, Le Pen a réussi à accaparer tout le terrain national et identitaire en diabolisant délibérément par ses outrances les idées qu’il prétendait défendre. Il est parvenu ainsi à stériliser les suffrages de toute une partie de la population, la plus vulnérable, celle qui plaçait ses espoirs en un parti perçu comme le seul capable de résister à l’arrogance de la classe politique. Une population fragile qui ne se doutait guère qu’elle était “représentée” par un milliardaire dont les préoccupations premières ne rejoignaient pas forcément les siennes.


Cette stagnation s’étend quand même sur vingt-cinq années. S’il est exact que durant tout ce temps le mouvement a dû lutter contre des ennemis extérieurs nombreux et déterminés— et contre la diabolisation orchestrée—, force est de constater que les raisons internes à ce surplace ont été au moins aussi déterminantes. Et sans doute davantage. Des raisons liées à l’ego dévastateur du président et à son refus obstiné d’encourager l’émergence de nouveaux talents. Couper toutes les têtes qui dépassaient et durer, encore durer, toujours durer, ont constamment été ses préoccupations.

 

Au détriment du développement du mouvement qui, de purges en exclusions et en départs plus ou moins volontaires, a fini par virer au huis clos familial que nous connaissons aujourd’hui.


Robert SPIELER

 

 

http://la-flamme.fr/

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 11:59

Carl Lang en Bretagne le 28 janvier 2012

 

 

A l'invitation de Jean-Marie Lebraud, délégué départemental du Parti de la France, Carl Lang se déplacera en Bretagne à Saint Brieuc (22).


11h Conférence de presse
12h30 Déjeuner libre ( possibilité de déjeuner avec le candidat , menu 20 euros ! )
17 h- Galette des rois ( galette, vin plus boissons chaudes ) 8 euros !
Réservation Obligatoire, places limitées !

Pour tous renseignements : 06 65 61 08 62

 

pdfbretagne@orange.fr

http://pdf.bretagne.over-blog.com/

 


 

QUID: Jean- Marie Lebraud

 


Jean-Marie LEBRAUD   69 ans  Retraité près de Rennes . ILLE ET VILAINE ( BRETAGNE )

Ancien Militaire ( Engagé volontaire ) actuellement Secrétaire adjoint du Cercle national des combattants d' ille et vilaine ( 35 )

Membre de l' Affaa 35 169 éme Section  ( Ancien militaire en Allemagne )

Membre du FN de 1984 a 2008  Candidats a toutes les élections ( Cantonales, Régionales.....)

Ex-Directeur DPS (Département Sécurité Protection ) de la Zone 2 ( Grand-ouest ) 5 Régions

Ex-Directeur de la Sécurité du siége du Front National( Le Paquebot ) de  Décembre 1998 a Juillet 2007

Ex-Secrétaire Régional FN de Bretagne 2007a 2008. Démission de toutes fonctions FN le 6 Mai 2008


Mail : pdfbretagne@orange.fr

Site: pdf.bretagne.over-blog.com/

Blog: http://jean-marielebraud.hautetfort.com /


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 11:43
 
Matthieu Mautin, nouveau délégué départemental du Parti de la France pour la May.enne


Le nouveau délégué départemental du Parti de la France pour la Mayenne s'appelle Matthieu Mautin.
Ce tailleur de pierre, artisan de la restauration du patrimoine ancien, est âgé de 35 ans, est marié et père de 5 filles.
Cet ancien cadre du Front National de la Jeunesse a rejoint le Parti de la France peu après sa création.
Officier de réserve, passionné d'Histoire, amateur de nature et d'observation de la faune sauvage, Matthieu Mautin s'implique particulièrement dans le domaine de la défense de la Vie.

Un déplacement de Carl Lang dans les semaines qui viennent en Mayenne est en préparation.
Le Parti de la France se développe également dans le Maine-et-Loire où une délégation départementale du PdF est en cours de constitution. 

à  St Brieuc  Galette des Rois le 208 janvier 2012

Par : j-m Lebraud /  http://www.facebook.com/groups/206367242724054/?notif_t=group_activity
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