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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:42
La démocratie en France : état des lieux
 

La démocratie en France : état des lieux

Article reproduite avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

 

A la veille d’une nouvelle élection présidentielle, une des étapes les plus marquantes de la vie démocratique de la République, Louis Tode se livre à un « état des lieux ».
Son analyse aborde les principaux modes de fonctionnement, que l’on connaît bien isolément, avec leurs défauts sinon leurs dévoiements, et que l’auteur a le mérite de réunir pour en préconiser quelques remèdes.
Polémia

Nous qui donnons des leçons de démocratie à la terre entière, nous pouvons nous poser une question : comment va notre système politique ? Qu’en est-il de la démocratie en France ? Est-elle assurée par l’élite en place, ou est-elle bafouée et confisquée par une oligarchie ? Etudions cela un peu en profondeur.

 

Nous ne connaissons pas actuellement en France de démocratie directe ; seule la démocratie représentative compte : très peu de référendums nationaux – et encore : quand le résultat déplaît au gouvernement les députés revotent– absence de référendums locaux (villes, villages, régions, etc.). Pour certains sujets nous avons même interdit des référendums (peine de mort), et rien n’est fait pour encourager l’initiative populaire ; la commission européenne, elle, daigne à peine se pencher sur un sujet si un million d’Européens ont signé une pétition.

 

Nous observons ensuite un verrouillage de la démocratie par les partis politiques : ceux-ci sont devenus indispensables à quiconque souhaite un jour être élu. Les mastodontes de la Ve République se sont imposés partout, et il faut passer par leurs mailles pour accéder aux hémicycles : ils ont les réseaux, l’argent, ils font entre eux des arrangements pour n’avoir aucun vilain petit canard dans les assemblées.

La plupart font des carrières, ont de multiples casquettes, ils se connaissent tous et sont tous copains : il est bien évident qu’à partir de là il est difficile d’émerger en tant que force politique nouvelle et indépendante, car on représente alors un danger, celui de prendre leur place qu’ils ont gardée bien au chaud.

Ces élus qui verrouillent tout ont aussi tourné les modes de scrutin à leur avantage : ces modes pénalisent toujours les plus faibles et empêchent, là encore, des forces novatrices d’émerger. Nous sommes par exemple passés, aux législatives, de la proportionnelle intégrale au scrutin uninominal à 2 tours : ceci a empêché toute une partie de la population d’être présente à l’Assemblée nationale. « Oui mais il faut une majorité forte pour gouverner »… Au-delà de l’incertitude de cette affirmation, pourquoi dans ce cas ne pas aller jusqu’au bout de la logique et instaurer le parti unique ?

 

De même, les élections européennes, qui étaient autrefois des élections nationales, ont été régionalisées. Quel en a été le résultat ? Un scrutin incompréhensible, qui a fait déserter les électeurs (30% de participation en 2009) et qui a donc affaibli les forces dissidentes.

Les élus ne souhaitent hélas pas voir une force émerger, car cela serait au détriment d’eux-mêmes.

Concernant les élections : des complications ont été ajoutées aux difficultés. Lors des élections territoriales on s’est mis à exiger que chaque candidat ait un suppléant ainsi qu’un trésorier de campagne. Lorsque l’on est un petit parti, comment peut-on trouver toutes les personnes nécessaires ? En revanche, un grand parti bien implanté a, lui, les réseaux nécessaires pour trouver ces gens.

De même, lors des élections présidentielles, nous sommes passés d’une centaine de signatures de maires anonymes à 500 signatures visibles. Les partis politiques verrouillant tout, ils ont même modifié l’organisation du territoire pour avoir sous leur coupe le moindre village (réforme territoriale, intercommunalité, etc.), et pouvant par conséquent faire pression sur les maires donnant leur signature à des dissidents. De plus, avec de véritables féodalités se mettant en place, certains n’acceptent pas qu’on veuille prendre leur place et utilisent tous les moyens pour les déstabiliser (personnel municipal décollant les affiches de candidats à la mairie, moins de panneaux électoraux).

 

Et quid de la culture du débat, de la polémique ? Y a-t-il eu un débat en 2002 entre les candidats du second tour ? Y a-t-il eu, en 2007, loin des émissions où chaque Français demandait ce que le candidat proposait pour son petit problème, de grands débats entre candidats ?

 

Enfin, et c’est peut-être l’élément principal de cette problématique, souvenons-nous que tous ces élus, cette élite, majorité, opposition, etc. se retrouvent loin des assemblée filmées et visibles. La plupart de ces membres appartiennent à des associations, cercles, clubs très sélects où ils peuvent discuter et faire connaissance entre eux loin des regards du « méchant peuple ». Avec le carriérisme de la politique, ils se fréquentent et se connaissent de plus en plus, s’acoquinent, s’arrangent, font connaissance avec les journalistes, les chefs d’entreprise, les médias, les experts, les économistes, les intellectuels officiels du régime, etc. Les intérêts convergent, on arrive à se mettre d’accord sur telle ou telle force politique qui serait un danger pour ce petit monde bien au chaud dans ses salons. Il est alors aisé de lancer des opérations de discrédit sur cette force politique un peu trop dissidente, et de terroriser des gens qui s’apprêteraient à voter pour elle, leur faisant croire que ce serait le chaos si ce petit monde était chahuté.

 

Ainsi, quelques mesures seraient nécessaires afin d’assainir notre vie politique nationale et, accessoirement, continuer à donner des leçons de morale à toutes les nations :

  • - instaurer tout d’abord un niveau de proportionnelle significatif aux législatives (au moins 50%) ;
  • - faire appel, à l’image de la Suisse, aux référendums sur les grands sujets nationaux (sans évidemment abuser et en faire tous les matins) ainsi qu’à la démocratie directe (et non participative, ce qui est une vaste blague) au niveau local quand cela peut être nécessaire ;
  • - arrêter de confisquer la voix du peuple, et respecter son vote ;
  • - retenir le principe des mandats non cumulables et non renouvelables (ce qui permettrait d’avoir chacun qui fait sa tâche jusqu’au bout sans chercher à être démago pour être réélu, notamment le président) ;
  • - baisser les indemnités et réduire le train de vie de l’Etat, des collectivités et du Parlement, pour que la politique ne soit pas intéressée ;
  • - préserver l’anonymat des maires à la Présidentielle, et diminuer le nombre de signatures requises (faire en sorte que cela redevienne un acte administratif et non politique) ;
  • - supprimer les trésoriers de campagne, suppléants et autres contraintes folkloriques lorsque cela n’est pas nécessaire aux élections locales et territoriales :
  • - supprimer les organismes indépendants sur les comptes et les statistiques du pays ;
  • - revoir de fond en comble la répartition des pouvoirs et la décentralisation : il y a actuellement beaucoup trop d’élus, d’assemblées, etc ;
  • - limiter à un seul tour l’élection présidentielle.

La vie politique doit être assainie, elle doit respirer, éviter les carrières, optimiser une rotation afin que personne ne reste 30 ans aux commandes et confisque tout.

Les représentants d’aujourd’hui n’ont rien de neuf, ce sont les mêmes depuis des décennies, et les petits nouveaux sont ceux qui marchent dans leurs pas. Il faut laisser les forces obsolètes disparaître et permettre à d’autres d’émerger. Que les élus écoutent le peuple et le représentent, au lieu de vouloir lui inculquer une idéologie.

Louis Tode

Source : Polémia.

Image : « Les représentants d’aujourd’hui n’ont rien de neuf, ce sont les même depuis des décennies, » : deux représentants de l’UMP et du Parti socialiste, brillants énarques sortis des Finances, qui n’ont pas eu le courage de s’opposer aux dépenses publiques. Crédit photo : DR.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:07
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 21:46

 

1977711293.jpgCONCERNE : 

Emission « C DANS L’AIR »

du mercredi soir 22 février relative

à la Guerre d’Espagne

 

Monsieur Calvi,

 

Vous animez généralement des émissions d’une très bonne tenue portant sur l’actualité : les intervenants sont souvent des spécialistes reconnus ou talentueux.

 

On ne se coupe pas la parole, on est loin des « basse-cours » de certaines émissions proposées par vos confrères.

Sous la baguette…magique ( ?) d’Yves Calvi, ça fonctionne plutôt bien pour le plus grand confort d’écoute du téléspectateur. Après tout, « bon sang ne saurait mentir »…

 

Quelle ne fut pas ma surprise en regardant ce mercredi soir 22 courant une émission consacrée au juge B. Garzon et, partant de là, à la guerre d’Espagne (1936-1939).

 

Tout de suite, j’eus une impression de malaise ; je n’avais pas en face de moi des spécialistes devisant techniquement de faits historiques discutables, mais des procureurs s’acharnant à salir unilatéralement quatre décennies de franquisme sans prendre la moindre hauteur.

Une attitude qui permettrait de voir les choses avec beaucoup de nuances, tant l’histoire avec un grand « H » n’est jamais blanche ou noire, mais toujours grise, sujette au fil des ans et à la lumière de nouveaux témoignages identifiables, à une certaine révision. Il existe des historiens honnêtes et des perroquets indignes.

On aurait cru entendre de la « propagandastaffel » contemporaine. Et ces gens-là peuvent avoir un gentil minois, ils n’en sont que plus dangereux.

Rien n’est venu balancer, nuancer ce réquisitoire totalitaire, je n’hésite pas à utiliser le mot, à l’encontre du Franquisme. Et pourtant, pour faire la guerre, il faut être deux et si des crimes de guerre furent commis en Ibérie entre 36 et 39, le camp des « rouges » en a une très belle part. Ce n’est pas moi qui le dit, mais l’écrivain espagnol de renom Michel del Castillo qui fut contemporain de cette guerre et dont la maman était plutôt dans le camp de ceux que l’on nomme improprement « républicains ».

On parle beaucoup du bombardement de Guernica où s’illustra d’une façon tragique la Luftwaffe, mais on ne parle jamais des massacres de Paracuellos commis par les bolchéviques. Page 255 de son ouvrage, « Le Temps de Franco », Fayard 2008, l’auteur précité écrit :-« …Un plan exécuté de sang-froid. On s’étonne en 2008, de ne trouver que de brèves allusions à cette « évacuation définitive » dans les biographies les plus épaisses, si riches en considérations psychologiques, par ailleurs, sur la personnalité du Caudillo. Comment expliquer cette pudeur ? Tout se passe comme si les victimes de ces purges sanglantes méritaient à peine une mention. » T

Tout cela pour vous dire que 10 500 personnes sont passées, si j’ose dire, par « pertes et profits ». Quand on évoque la Guerre d’Espagne, c’est très simpliste : d’un côté il y a les « bons », les républicains-démocrates qui assassinaient à tour de bras leurs adversaires politiques, allant jusqu’à exhumer les corps de religieux et de religieuses -, photos à votre disposition -, et les mauvais, forcément les défenseurs des classes aisées et des piliers d’église.

Mais l’histoire espagnole de cette période est un peu plus compliquée, elle n’est pas si manichéenne. Si le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 a eu lieu, c’est qu’il avait été précédé de nombreuses violences anticléricales, certes, mais pas seulement, de l’assassinat du leader de droite Calvo Sotelo et, dès les toutes premières heures du conflit, de l’exécution de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange.


La République espagnole, « bourgeoise » et modérée dans un premier temps, bascula dans l’horreur du communisme, ce qui entraina bien évidemment l’intervention de l’armée, garante de l’ordre public et comptable de l’intégrité nationale. Si les nationalistes,- Phalange, Carlistes, militaires, Chrétiens engagés-, gagnèrent au bout de trois années de terribles combats, ils le durent à leur courage et, objectivement, à l’aide des forces de l’Axe.

Mais, dans le camp « d’en face », Moscou déploya tout son arsenal pour sauver cette « République » à la sauce soviétique et mit à sa disposition ses « brigades internationales » qu’un certain Monsieur Jacques Chirac a voulu faire reconnaitre comme « anciens combattants », tout au moins pour ce qui était des ressortissants français. Cette terrible guerre civile, comme celle qui divisa au XIXe siècle les Etats-Unis a fait près de 600 000 morts ! Au lendemain de ce conflit, la répression a été impitoyable, je vous l’accorde.

Mais pendant les 36 années de règne du général Franco l’Espagne s’est apaisée, elle s’est reconstruite dans l’ordre et la paix, s’est ouverte au progrès. Ses institutions politiques inspirées de la démocratie organique pouvaient passer pour un Etat totalitaire : rien n’était plus faux.

L’Espagne franquiste était un Etat autoritaire mais en aucun cas de « type fasciste » : on ne régentait pas la vie d’un homme de zéro heure à 24 h, on ne le prenait pas en main du berceau au cercueil comme dans les tyrannies théocratiques ou communistes. Il pouvait y avoir quelques ressemblances à l’occasion des grands rassemblements de foules, place d’Orient, mais personne n’était contraint d’y assister. Le régime franquiste a été institué par référendum populaire et le « Caudillo » n’était que le fondé de pouvoir de la monarchie, règne monarchique seulement mis entre-parenthèses pendant les trois années de guerre civile.

 

À la mort de Franco, justement pleuré par une immense partie du peuple, une page s’est tournée et la monarchie constitutionnelle s’est tranquillement mise en route sur les rails forgés par le généralissime. Qu’il y ait eu des massacres, des fusillades arbitraires, des disparitions, nul ne le nie.

 

Mais toutes ces horreurs ont été le fait des DEUX CAMPS. Or, il semble bien que le juge Garzon, par préjugé idéologique, ne se soit occupé que des victimes des armées nationalistes.

 

La Grande Croix qui s’élève majestueusement au Val de Los Caïdos veut être justement le symbole, par-delà la mort de tant de valeureux combattants des deux camps enterrés là, d’un certain apaisement, d’une réconciliation, d’une Espagne enfin pacifiée, voulant tourner la page sans oublier ceux des siens qui sont restés dans cette terrible guerre contemporaine.

 

Eh bien, aimant tellement votre émission et appréciant votre talent d’animateur, ce rôle d’arbitre cultivant l’humour, je tenais à vous faire part de ma déception après cette lamentable prestation.

 

En espérant échapper dans l’avenir à ce type d’émission partisane, je vous prie de croire, Monsieur Yves Calvi, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

 

Jean-Claude Rolinat

Ecrivain

Elu local en Ile-de-France

Membre du Bureau de la NDP

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:54

 

Difficile d’être impartial ou neutre lorsqu’il s’agit de rendre compte de la confrontation entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur France 2 dans « Des paroles et des actes ».

Surtout en mode arrêts sur images. Mais, foin de mimiques déformant les traits, juste quatre expressions, à mon sens, significatives.

Effectivement, Marine Le Pen, face à un contradicteur de la carrure de son père, a préféré l’esquive.

 

Ce n’était pas à moitié idiot, plutôt aux trois-quarts efficace…

La sympathique Marine Le Pen – car elle s’est montrée telle tout au long de l’émission – n’aura pas eu raison du moins « sympathique » Jean-Luc Mélenchon.
On sait qui des deux me semble, à l’avenir, préférable. Ce n’est donc pas pour « avantager » Marine Le Pen que je relève la sympathie qu’elle peut inspirer.
Elle ferait très certainement une présidente fort convenable… si nous en étions encore à la troisième ou quatrième République.
Mélenchon n’est pas encore mûr pour la Cinquième, du fait qu’il ne dispose pas d’assises suffisantes, en tout cas, et du moins, actuellement. Pour une autre, moins présidentialiste, ce serait jouable.

Oh, je ne doute pas que, dans l’hypothèse où elle finirait par l’emporter, elle ne puisse contourner les habitudes institutionnelles et trouver un premier ministre « technicien » pouvant convenir à la majorité de l’Assemblée nationale. Je n’ai aucun doute non plus sur l’éventualité que des gens puissent aller à la soupe, mettant leurs convictions sous le boisseau, et renforcer l’équipe élyséenne du Front national en lui conférant de la crédibilité.

Mélenchon, lui, serait sans doute plus à même de présider une sixième République que Le Pen serait peut-être susceptible d’instaurer au profit d’un autre titulaire, voire d’elle-même, à la longue…

 

Seconds couteaux

Stricto sensu, Mélenchon a tort de se targuer d’avoir fait baisser les yeux à Le Pen. Elle n’abaissait pas son regard, elle dirigeait habilement l’objectif de la caméra de France 2 sur la une de La Voix du Nord la créditant, selon un sondage, du quart de l’électorat nordiste. Très bien joué.


De fait, et je n’ai pas choisi mes images de manière partiale (on pourrait nonobstant en trouver d’autres démontrant faussement le contraire), Marine Le Pen a été forcée de détourner le regard. Elle aurait donc légèrement perdu aux points. Ce dont je me contrefiche.

 

L’essentiel reste que l’imposture de Le Pen consiste à faire croire qu’elle serait propriétaire de ses voix au second tour. Certes, beaucoup s’abstiendront. Mais sa base réelle se reportera sur Sarkozy car, contrairement à ce qu’elle peut dire, il n’y a pas au Front des gens « de droite » et « de gauche », mais une large majorité droitière. Dans son électorat, oui, je ne le conteste pas, la gauche est présente ; au contraire, je le relève article après article.

 

Mélenchon est bien plus « propriétaire » de « ses » suffrages car Hollande, Joly, Poutou, &c., appelleraient à l’élire. Tandis que l’UMP éclaterait. N’en appelons pas moins supplétif un ou une second couteau.

Rencontre non décisive

Mélenchon va faire mal à Marine Le Pen ou, plutôt, au FN. Soit qu’il peut sans doute amener une petite partie de l’opinion à la voir en « réactionnaire confite et bigote mal éveillée ».
Pour en faire une semi-démente, d’évidence, c’est raté.
Elle fut quasi-parfaite.

Bien servie en cela par un Guaino qui avait sans doute pour mission de ramener des voix FN « raisonnables » sans trop droitiser davantage Sarkozy.

Bien servie aussi par la majorité de la presse qui, elle, a choisi des images la flattant encore mieux que les miennes.

« Marine La Pétoche », son surnom au Front de Gauche, n’a sans doute pas pour autant terminé sa « promenade de santé », comme la qualifie Mélenchon.

Il lui sera difficile de le faire passer pour « le meilleur allié de Madame Parisot », argument que, justement, lui renvoie Mélenchon.
On oublie que Juppé avait décliné d’affronter Mélenchon en face à face en arguant du même subterfuge, du « moi c’est moi » et lui n’est « que lui ». Mais aussi parce que Mélenchon aurait bien été capable de qualifier Juppé de postiche, de fantoche, de pantin. La promenade sera chaotique pour d'autres raisons.

Mélenchon a aussi marqué des points sur le remboursement de l’IVG et le complément familial, deux questions sur lesquelles, comme l’estime Dupont-Aignan, Marine Le Pen est « piégée par le Front ». Ou plutôt par l’entre-jambes des anciens, actuels, militants (et militantes) réels du FN. Sur ces thèmes, ils restent aussi réactionnaires que Thorez et sa Jeannette, voire Marchais et sa Liliane.

« L’idiot utile du système » (appréciation de Le Pen sur Mélenchon) n’est pas, lui, comme elle peut l’être, elle, sur certains thèmes, seul. Son slogan est d’ailleurs « Mélenchon, présidons ! » et non président.


Sa comparaison avec Georges Marchais reste bonne car le secrétaire-général du PC disposait d’un véritable encadrement politiquement formé à autre chose que de réciter des argumentaires pour obtenir des parrainages de maires.

 

Si Mélenchon dispose de ses 500 signatures, alors que Joly et Poutou lui font concurrence, ce n’est pas pour rien. Tandis que Marine Le Pen doit les disputer à Carl Lang (ex-FN, fondateur du Parti de la France, avec Lehideux, Antony, Martinez, Le Rachinel et Baeckeroot ou Dautrême). Lui non plus, Lang, n’est pas tout à fait seulement « un petit candidat » (ce que dit Le Pen de Mélenchon). Le MNR de Mégret soutient aussi Lang…

 

 

Cela se joue ailleurs


Les bonnes prestations de Mélenchon et de Le Pen ne sont pas du tout du même ordre. Mélenchon peut se permettre d’apparaître teigneux et peu sympa, plus Le Pen père que fille, laquelle ne peut plus singer son père. Surtout, son argument principal se retourne contre elle : pourquoi donc Sarkozy ou Hollande débattraient-ils avec une « petite » candidate ? Laquelle avait d’ailleurs débattu avec Mélenchon sur BFM TV il y a un an.

Le Pen 2 tente d’occulter le clivage gauche-droite, Mélenchon le réactive. À ce train, l’adversaire qui conviendrait à Marine Le Pen serait François Bayrou, candidat dont la personnalité est la préférée de l’opinion (qui votera pourtant majoritairement pour une ou un autre candidat, selon tous les sondages).

 

Si l’on se fie aux apparences qu’elle a données d’elle-même lors de l’émission de France 2, Bayrou et elle pourraient s’entendre tels larrons en foire. Cela pourrait augmenter leur capital sympathie, mais seule la droite molle du Front national passerait l’éponge. Ce ne sera plus le cas du conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais, Paul Lamoitier (un autre, Jean-Marc Maurice, faisant défaut car bientôt en prison pour « abus de biens sociaux » s’ajoutant à cinq condamnations à son casier judiciaire), car cet élu désormais sans étiquette est un très important importateur de viande halal.

 

Mais le plus dur adversaire de Marine Le Pen après le 20 mars et l’égalité des temps de parole, ce ne sera pas vraiment Jean-Luc Mélenchon, mais sans doute Carl Lang.

 

À l’issue de ce faux-vrai débat, Mélenchon aura peut-être pris quelques voix à Hollande, et Le Pen à Sarkozy. Mais Carl Lang, qui ne se contentera pas « d’exiger l’étourdissement des bêtes abattues », risque de la priver d’autre chose que de points de sondages, soit de véritables bulletins dans les urnes.

 

Et puis, l’engagement par le FN d’une procédure contre Claire Checcaglini, qui publie le récit de son infiltration dans le FN (Bienvenue au Front, éds Jacob-Duvernet) peut s’avérer contre-productive. Voilà même Bruno Gollnisch obligé d’écrire que « la peur de l’islam n’est pas le ciment du FN », puis, peut-être, bientôt, de soutenir que le mahométanisme est une religion comme les autres. Accorder cette publicité à ce livre n’est pas judicieux.
Non pas que cela attirera l’attention sur des violences verbales (comme de vouloir aller violer Caroline Fourest en forêt, dérapage de fin de nuit peut-être arrosée), mais parce qu’il révèle plus profondément. Soit le délitement idéologique d’un FN transformé en machine à gratter n’importe quelles voix, ou signature de maire. Carl Lang et d’autres seront en faire plus habilement leurs choux-gras que Mélenchon lui-même…

 

 

P.-S. – Mélenchon ne se trompe pas en attaquant Marine Le Pen sur le féminisme. Christine Arnautu, vice-présidente du FN, va devoir ramer pour rattraper les propos de Philippe Chevrier (in Bienvenue au Front).

 

Fourest a su relayer en évoquant « les coulisses » du FN sur France Inter.

La technique du « je vous l'avais bien dit et avant tout le monde, même en citant les autres de travers » lui semble être caractéristique du discours de Marine Le Pen sur, par exemple, la laïcité, que le FN défend sur le tard.  

 

 

Source et publication :   http://www.come4news.com/melenchon-le-pen-seconds-couteaux-tires-372980

Mélenchon-Le Pen : seconds couteaux tirés

24-02-2012 18:14 -  - Ecrit par Jef Tombeur

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 14:39
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 13:26

 

Robert Ménard, président de l’association Pour le pluralisme dans le débat public, trouve antidémocratique la procédure « d’homologation » des candidats à la présidentielle.

 

Le journaliste a donc mis en place un site internet à destination des élus, pour qu’ils accordent leur parrainage aux candidats qui ont dû mal à trouver les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle.

 

Robert Ménard, au travers de son association, a décidé de militer pour que soit réformé le mode de parrainages pour l’élection de 2012. Le Conseil constitutionnel ayant pris une décision politique après que Nicolas Sarkozy s’est prononcé contre l’anonymat des parrainages, le problème des parrainages des candidats à l’élection présidentielle soulève une question : est-il démocratique que certains des candidats qui ont fait la preuve de leur représentativité ne puissent se présenter, faute de réunir les 500 signatures nécessaires ?

 

Si vous êtes un élu et que la réponse à la question soulevée est « non », vous avez un moyen d’une élégante simplicité de manifester votre soutien à la démocratie : prendre l’engagement démocratique et républicain que vous propose Robert Ménard par le biais de son association.

 

Il s’agit de prendre l’engagement de soutenir en cas de besoin et par tirage au sort, quelque candidat que ce soit ayant fait la preuve de sa représentativité mais qui rencontre des difficultés à réunir les 500 parrainages. Ainsi, aucun élu ne pourra se voir reprocher d’avoir choisi et donc privilégié tel ou tel candidat.

 

Sur le site internet www.pluralismedebatpublic.fr vous pourrez en savoir plus et vous engager en ligne.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:46

Importateur de viande halal, le conseiller régional FN démissionne

Publié le 24/02/2012 | 13:11 , mis à jour le 24/02/2012 | 13:20
 

La polémique sur la viande halal lancée par Marine Le Pen a fait sa première victime collatérale. 

 

Le conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais, Paul Lamoitier, gros importateur de viande halal, a envoyé jeudi sa lettre de démission à Marine Le Pen, révèle vendredi 24 février L'Express.


Pour Paul Lamoitier, qui travaille avec une cinquantaine de bouchers halal de sa région, précise La Voix du Nord, il a fallu choisir : son métier ou son mandat.

 

Il "n'est plus sur la ligne du Front. Il prend des positions en faveur du halal : son départ est souhaité", a indiqué à L'Express Bruno Bilde, pour le FN.

Interrogé en novembre 2011 sur "la potentielle contradiction entre la vigoureuse croisade anti-halal menée par son mouvement et sa profession", Paul Lamoitier s'était défendu : "La viande halal n'a rien à voir avec la montée de l'islamisme, il ne faut pas tout mélanger. Les patrons de boucherie halal ne sont pas des islamistes."


Une plainte contre X déposée par le FN

Mardi 22 février, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé avait estimé que Marine Le Pen devrait "sanctionner durement" son conseiller et regarder "un peu ce qui se passe chez elle avant de donner des leçons aux autres", rappelle l'hebdomadaire. 

 

Samedi, la candidate FN s'était indignée que "l'ensemble de la viande qui est distribuée en Ile-de-France, à l'insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal".

 

Dès jeudi, le FN a annoncé avoir déposé une plainte contre X auprès du tribunal de Nanterre, pour deux motifs : "infraction de tromperie sur les qualités substantielles des marchandises vendues" et "actes de cruauté envers des animaux domestiques".

 

source et publication : FTVi     http://www.francetv.fr/info/importateur-de-viande-halal-le-conseiller-regional-fn-demissionne_65813.html

 
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 11:49

 

ÉLYSÉE 2012…

CARL LANG : " J’ESPÈRE BIEN ÊTRE LE CANDIDAT SURPRISE DE CETTE ÉLECTION !"

vendredi 24 février 2012, par Michel Dantan, Pierre Picace

 

 

Vous n’en avez pour la plupart jamais entendu parler, ils sont rarement invités sur les plateaux de télévision, bien sûr, ils n’ont aucune chance d’être élus.

Pour la plupart d’entre eux, l’histoire s’arrêtera le 16 mars prochain, faute d’avoir pu réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour accéder à la "cour des grands".

 

Et pourtant, ils font campagne... Président du Parti de la France, Carl Lang est le candidat de l’Union de la Droite Nationale, une alliance de petites formations politiques qui réunit le Mouvement national républicain de Bruno Mégret et la Nouvelle droite populaire que dirige l’ancien député Robert Spieler.

 

Clairement positionné à droite du Front national, le candidat de l’UDN entend bien "être la surprise de cette élection" en occupant le terrain laissé vacant par le recentrage de la fille Jean-Marie Le Pen.

 

 

D.R. Nouveau NH. C’est votre première participation à cette élection en tant que candidat, même si ce n’est pas votre première campagne présidentielle. En 2007, vous étiez dans l’équipe de Jean-Marie Le Pen avant de quitter le Front national. Qu’est-ce qui vous a incité à passer de « l’ombre à la lumière » ?


Carl Lang. J’ai en effet participé aux campagnes de Jean-Marie Le Pen de 1981, 1988, 1995, 2002 et 2007. Les valeurs et principes de la droite nationale n’étant plus défendues par la nouvelle présidente du FN, il est paru inévitable et nécessaire au Parti de la France, au Mouvement National Républicain et à la Nouvelle Droite Populaire de présenter une candidature d’Union de la Droite Nationale à cette élection présidentielle.

Cette campagne présidentielle nous sert de surcroît à préparer la campagne des élections législatives de Juin prochain. Quant au passage de l’ombre à la lumière, il est très relatif car chacun peut constater que notre campagne est totalement occultée par le système médiatico-politique dominant qui a distribué par avance aux unes et aux autres les concessions médiatiques. Les médias nationaux sont clairement et de manière parfaitement anti-démocratique la chasse gardée des candidats médiatiquement compatibles.

 

 

NNH. Comment se passe votre campagne et où en êtes-vous de vos signatures ?


J’ai déclaré ma candidature de droite nationale, populaire et européenne le 13 Septembre 2011 à Paris et ai entamé depuis un tour de France des régions. En multipliant les conférences de presse décentralisées et les réunions militantes nous essayons de contourner la censure médiatique de la presse nationale. Ces déplacements sont aussi l’occasion de mettre en place nos structures et d’implanter le Parti de la France et l’Union de la Droite Nationale. Notre organisation se renforce ainsi de semaine en semaine et son développement est un motif réel de satisfaction.

De nombreux militants de la cause nationale ne cessent de rejoindre nos rangs. Quant à la recherche des signatures de maires, le travail avait débuté bien avant l’annonce officielle de ma candidature et je peux vous dire que je suis plus que confiant quant à la possibilité de recueillir les 500 parrainages nécessaires. J’espère bien être le candidat surprise de cette élection et pouvoir ainsi donner une leçon à la caste des candidats qui considèrent que l’élection comme l’information constituent un monopole au service exclusif de leurs partis et de leurs personnes.

"Le sens de ma vie politique n’a pas varié et le sens de mon engagement est aujourd’hui comme hier d’affirmer haut et clair mes convictions et les valeurs que je défends !"

NNH. Certains au Front national vous ont accusé de « rouler » pour Sarkozy au même titre que Nicolas Dupont-Aignan en « stérilisant » les parrainages des maires par exemples ?


Et certains autres vous affirmeront que madame Le Pen roule objectivement pour Hollande. Le rêve secret et honteux de François Hollande a d’ailleurs probablement été pendant longtemps de se retrouver au deuxième tour face à madame Le Pen, ce qui lui garantirait une victoire certaine et écrasante…

Et si les candidats étaient tout simplement candidats pour défendre leurs idées et présenter leur projet ? C’est en tout cas le principe même d’une campagne électorale. Il n’y a que dans les systèmes totalitaires que l’on menace ou interdit de parole les opposants ou concurrents.

Le sens de ma vie politique n’a pas varié et le sens de mon engagement est aujourd’hui comme hier d’affirmer haut et clair mes convictions et les valeurs que je défends, sans me préoccuper des malveillants congénitaux, ni des petits commissaires politiques. Les chiens aboient et la caravane passe. Pour ce qui est des maires et contrairement aux chaînes de radio et de télévision, leur accès n’est pas encore réservé aux candidats du système et chacun est libre de les contacter.

Ceux qui ont décidé de signer pour un candidat n’ont, en général, pas l’intention de signer pour un autre. Il arrive d’ailleurs souvent qu’ils ne souhaitent signer pour personne.

En 1988, 1995, 2002 et 2007 Jean-Marie Le Pen a obtenu les 500 signatures nécessaires alors qu’il évoluait dans un véritable champ de mine médiatique. Marine Le Pen, elle, évolue sur un tapis rouge médiatique ce qui devrait faciliter grandement son recueil des parrainages

. Encore faut-il avoir des cadres, des élus et des militants formés pour faire le travail. Les signatures ne tombent pas du ciel, même lorsque le ciel est médiatiquement favorable.

 

 


NNH. Malgré le peu de moyen dont vous disposez et l’ostracisme des médias, avez-vous le sentiment que votre parti récolte les fruits de cette campagne, en termes d’implantation locale ou d’adhésions par exemple ?


Comme toujours, tout se construit par le travail, l’engagement et l’action. Cette campagne contribue au développement du Parti de la France et à la mise en place de ses structures. Nous recrutons de nouveaux militants séduits par la clarté de notre ligne politique et qui prennent des responsabilités locales. L’objectif est évidemment la construction d’un mouvement qui s’inscrit dans la durée et contribue au développement de l’Union de la Droite Nationale. Le combat de reconquête nationale est total et devra porter sur l’action électorale et politique mais aussi sur les domaines culturels, sociaux, économiques et spirituels. Le défi que nous devons relever est un défi de civilisation. L’engagement électoral est nécessaire mais ne représente qu’un aspect de la résistance nationale.

 

NNH. Quelles mesures envisageriez-vous pour mettre un frein aux délocalisations responsables en grande partie du chômage et de la misère qui frappent chaque jour un nombre plus important de nos compatriotes.


La réalité économique du 21eme siècle est celle de la globalisation de l’économie et de la mondialisation commerciale. La question qui se pose n’est pas de nier les réalités économiques mais de savoir si l’on subit la mondialisation ou si l’on maitrise et domine cette mondialisation. Le dogme du libre- échange et du marché ouvert nous soumet à la dictature du marché. A contrario, une politique de fermeture de notre marché aux produits d’importation entrainerait la fermeture du marché mondial à nos produits d’exportation, alors que nos productions nationales doivent pouvoir bénéficier des forts taux de croissance de nombreux pays du monde.

En conséquence, je défends la notion de régulation commerciale, en passant du libre- échange à l’échange régulé. Cette régulation commerciale doit s’appuyer sur des règles d’une concurrence loyale et non faussée, ainsi que sur la notion de réciprocité commerciale. Accepter un déficit commercial entre la France et la Chine de 27 milliards d’Euros n’est pas acceptable. Dans le cas particulier d’une délocalisation sauvage d’une entreprise française par la fermeture des usines installées en France et un transfert total d’activité à l’étranger, je propose que la politique de régulation commerciale se concrétise par l’interdiction d’accès au marché français des productions délocalisées.

Conquérir des parts de marché à l’étranger par l’ouverture de filiales est une chose souhaitable mais saborder l’activité industrielle et l’emploi en France est inacceptable. Tout le monde a fini par comprendre qu’il fallait réguler la finance. Il est temps de comprendre qu’il faut aussi réguler le commerce international. L’organisation mondiale du commerce, contrairement à son nom ne sert aujourd’hui qu’à imposer la dictature totale du libre-échange. Cette régulation commerciale doit se traduire par le retour de la notion de préférence communautaire dans les traités européens. Par ailleurs, il est nécessaire de limiter les charges qui pèsent sur nos entreprises afin que nos produits soient compétitifs d’abord et surtout à l’intérieur du marché européen.

Pour cela, peut-être serait-il temps de sortir du socialisme, de l’étatisme et du fiscalisme.

 

Les grandes théories de la redistribution des richesses ne veulent plus rien dire quand il n’y a plus de richesses. L’exemple grec devrait alerter les Français avant le désastre inévitable si la France ne change pas ses politiques budgétaires, fiscales et commerciales. Les réalités sont impitoyables et ce sont les peuples qui payent toujours les conséquences des erreurs, de la démagogie et de l’irresponsabilité de leurs dirigeants.

"Je milite pour une Europe des nations souveraines et des peuples libres !"

NNH : Sur l’Europe et l’Euro comment vous distinguez vous du FN ?


Je crois que nous devrons relever au cours de ce siècle un véritable défi de civilisation. Le combat est donc pour moi national et européen. Je milite pour une Europe des nations souveraines et des peuples libres, une Europe indépendante et une Europe européenne. Je ne laisserai pas la grande idée européenne aux mains des fédéralistes et des euro-bureaucrates de Bruxelles car l’Europe qu’ils nous imposent n’est pas l’Europe des patries et n’est pas l’Europe réelle. Ce sont nos valeurs de civilisation et nos héritages culturels antiques, grecs, romains et chrétiens qui sont menacés par le néo-communisme, le matérialisme, le mondialisme et l’islamisme. Les défis sont communs à toutes les nations d’Europe et nous devrons les relever ensemble. Quant à l’Euro, si je suis favorable à une dissolution globale de la zone Euro, je suis malheureusement certain qu’une sortie unilatérale de la France de la zone Euro aurait des effets immédiatement désastreux pour la France et les Français. Il ne fallait pas monter dans le train, mais sauter du train, dans les conditions actuelles, serait destructeur. Il n’est pas nécessaire en politique et surtout en période de crise de dire et de faire n’importe quoi. Je préfère dire des vérités qui dérangent que des mensonges qui rassurent.

 

NNH : Il existe toujours en France une jeunesse en quête d’idéal national. Quel langage lui tiendriez-vous pour la mobiliser autour des idées que vous défendez ?


Je pourrais leur citer Epictète qui disait : « Notre salut et notre perte sont en dedans de nous-mêmes ». Il faut que la jeunesse Française réalise que la France est, une fois de plus, à la croisée des chemins, mais que cette fois-ci le chemin qui sera choisi déterminera de la survie ou non de notre mode de vie, de notre culture, de notre identité et de nos traditions. C’est un choix de civilisation qu’il va falloir faire.

 

L’avenir dépendra de la capacité des Français et en particulier de la jeunesse française à défendre leurs droits historiques à disposer d’eux-mêmes et à rester eux-mêmes.

 

L’histoire est impitoyable et sanctionne toujours les peuples qui renoncent ; Vae Victis.

 

Propos recueillis par Pierre Picace et Michel Dantan

 


Site à visiter : Parti de la France

 

Blog de l’UDN

 

 

 pdf.bretagne.over-blog.com/

 

http://jean.marielebraud.hautetfort.com/

 

 

 

Mail :pdfbretagne.orange.fr

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:55

 

Les Bretons sont les plus heureux de France

Créé le 22/02/2012 à 17h15

 

Heureux comme un Armoricain ! Plus de deux Bretons sur trois (69%) se sentent "très bien là où ils vivent", contre 60% des Français, selon le nouveau baromètre "la Vie d'ici" commandé par le Crédit mutuel de Bretagne (CMB) à Ipsos. Ecouter         Anne Le Henaff | 22/02/2012 - 12h36

 

écouter Catherine Latour, présidente du Conseil Culturel de Bretagne : "On a plus de temps pour vivre, pour apprécier l'environnement"

 

Nicolas Bauby | 23/02/2012 - 10h05 écouter Reportage à Saint-Malo avec des Bretons heureux ! La Bretagne, mieux que partout ailleurs ?

Pour ces personnes, la qualité des relations humaines, la solidarité et le contact humain sont déterminants dans le sentiment de "bien être local", selon cette étude réalisée entre octobre et novembre dans les quatre départements bretons.

Le sondage révèle également que 65% des personnes interrogées estiment que "leurs conditions de vie locale y sont meilleures qu'ailleurs", contre 51% des Français.


 
La facilité d'accès aux services d'un artisan, aux services de santé et la diversité des commerces disponibles sont également associés comme composants de "ce haut niveau de bien être local", selon l'enquête qui "vise à mieux connaître les clients et prospects du CMB", présentée à la presse mardi par le directeur général du CMB Jean-Pierre Le Tennier.

La qualité de l'environnement est jugée à 41% des Bretons comme "très satisfaisante" et également considérée comme "meilleure qu'ailleurs" (contre 31% pour la moyenne des Français).

Enfin, les habitants de la péninsule armoricaine plébiscitent à 80% le dynamisme de la vie associative de leur région. L'étude a été réalisée par téléphone auprès d'un échantillon de 3.000 personnes de 15 ans et plus, 2.000 habitant en Bretagne (500 par département) et 1.000 autres personnes représentatives de la population française. 

 

Source : rfi

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:37

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:23
Pour le « Monsieur Sécurité » du PS, « les chiffres de l’immigration ne veulent pas dire grand-chose »
 

Pour le « Monsieur Sécurité » du PS, "les chiffres de l’immigration ne veulent pas dire grand-chose"

22/02/2012 – 11h15

 

QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Ce n’est pas vraiment une surprise.

 

Pour le député (PS) du Finistère Jean-Jacques Urvoas les chiffres concernant l’immigration « ne veulent pas dire grand-chose ».

 

Pour ce mondialiste, il s’agit là en effet d’un phénomène normal, inévitable, finalement peu important et somme toute bénéfique pour la France.

Oubliant juste que celle-ci a aussi un coût, qu’il se garde bien d’évoquer.


Dans un texte publié dans son blog le 11 février dernier, celui qu’on présente habituellement comme le « Monsieur Sécurité » du PS conteste les chiffres présentés par Nicolas Sarkozy dans le Figaro Magazine (11/02/12) en matière d’immigration régulière, estimant – à juste titre – que celle-ci, loin de diminuer durant le dernier quinquennat, a au contraire marqué une hausse sensible.

 

Loin de critiquer cet état de fait, J.J. Urvoas estime au contraire qu’il s’agit d’un phénomène naturel et inévitable dans le cadre de la mondialisation que les responsables politiques doivent se borner à accompagner. Selon lui: « les chiffres ne veulent pas dire grand-chose. La réalité est qu’au-delà des fluctuations conjoncturelles, l’immigration régulière est stable en France et s’établit un peu en dessous de 200 000 entrées régulières depuis 10 ans, dont les 2/3 sont des entrées pérennes. (…) Il (N. Sarkozy) n’a pas le courage de dire qu’il existe une immigration incompressible, stable, celle d’un pays qui est et entend demeurer ouvert sur le monde, avec une maîtrise normale de ses flux. Ceux-ci ne représentent que 0,3 % de la population métropolitaine. Ils sont donc relativement modestes au regard de la moyenne de l’OCDE (0,67 %) et équivalents à ceux de l’Allemagne…».


Si pour ce représentant finistérien de l’oligarchie mondialiste ces chiffres sont « relativement modestes » et « ne veulent pas dire grand-chose », Jean-Yves Le Gallou, animateur de la Fondation Polémia, est d’un avis tout différent.

Contrairement au député socialiste, cet énarque aime bien les chiffres. Intervenant le 16 février dernier dans un colloque organisé par l’Institut de géopolitique des populations sur le thème : « Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l’immigration ? », J.Y. Le Gallou estime en effet à dix-huit milliards d’euros le coût de l’immigration supplémentaire qui s’installe chaque année en France.

 

Selon lui, les 200.000 étrangers supplémentaires s’installant légalement chaque année en France – soit 0,3% de la population, 0,4% de la population scolaire et 5% de la population étrangère déjà présente en France – génèrent 3 milliards d’euros en dépenses de fonctionnement des services publics et en redistribution sociale (soit 0,3% de 1.000 milliards).

Rappelant ce qu’avait souligné le prix Nobel Maurice Allais – l’arrivée d’une population nouvelle suppose de puiser dans l’épargne (ou de creuser le déficit) pour réaliser les équipements nécessaires à leur accueil – Le Gallou indique que cela génère aussi et surtout 15 milliards de dépenses d’infrastructures, réparties comme suit : établissements scolaires (1 milliard) ; logements (7 milliards) ; transports urbains régionaux (4 milliards) ; prisons (100 millions) ; universités (400 millions) ; hôpitaux (700 millions) ; autres réseaux nationaux et locaux (2 milliards).

 

A ces sommes, précise l’animateur de Polémia, il faut aussi ajouter les dépenses d’assurance chômage. « Dans un pays qui a 15% de chômeurs, un étranger de plus ce n’est pas un emploi de plus c’est un chômeur de plus (français ou étranger, d’ailleurs, puisque le taux de chômage des étrangers et des enfants d’immigrés est, selon les statistiques officielles, deux à trois fois plus fort que le taux de chômage moyen). » Il évalue le coût de l’indemnisation de ce sur-chômage à 500 millions d’euros.

Et J.Y. Le Gallou de conclure : « Au total (cela représente) plus de 18 milliards d’euros : près du quart du déficit budgétaire. En période de crise, il est clair que la France n’a plus les moyens de poursuivre sa politique d’immigration ou que, si elle la poursuit, cela ne peut se faire qu’au détriment des services rendus à la population, de son niveau de vie et de sa qualité de vie.» Un aspect de la question de l’immigration qui n’intéresse manifestement pas le député du Finistère pour qui la France « est et entend demeurer ouverte sur le monde ».

 

Quel qu’en soit le prix.

[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:13

Aldric Derré : pourquoi je soutiens Carl LANG

Dimanche 12.02.2012

PORTRAIT DE MILITANT – Je m’appelle Aldric Derré. Âgé de 25 ans, je suis préparateur de commandes.


Passionné dès mon plus jeune âge par mon pays et son histoire, je tombe très tôt dans la politique, collant ma première affiche du Front national à l’âge de 11 ans lors des législatives de 1997 (mes parents ayant à cette époque leur carte au FN).

 

J’adhère au FN en 2004 et deviens responsable adjoint de ma circonscription dans l’Essonne. Je milite activement pendant plusieurs années avant d’être suspendu et traduit devant la Commission de discipline du mouvement en 2007.

 

Le motif ? Avoir dénoncé la dérive idéologique du FN dans certains domaines.

Dérive causée par l’influence de Marine Le Pen et de Louis Aliot qui a eu pour conséquence l’effondrement de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007.

 

J’ai donc rejoint le Parti de la France dès sa création en février 2009.

 

Si je soutiens la candidature de Carl Lang pour la présidentielle 2012, c’est parce qu’il est le seul à représenter tout à fait mes idées. Il a la volonté de rassembler et de construire une grande droite nationale, populaire et sociale qui manque tant à la France.

 

De plus il possède des qualités indispensables à un homme d’État digne de ce nom : le courage de défendre ses idées quoi qu’il en coûte, l’abnégation et la volonté d’agir pour rendre la France au peuple français…


Lors de cette campagne présidentielle, je compte militer activement, en collant des affiches, en distribuant des tracts, en recrutant de nouveaux militants, en écrivant des articles ainsi qu’en aidant à la recherche des signatures de maires.

 

Par ailleurs, je serai candidat aux législatives de juin dans la 4ème circonscription de l’Essonne.

 

Source : le Figaro

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