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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:40
Concernant le terrible passé de la famille Drucker

11 décembre 2010

(Pub : découvrez de nombreux livres politiquement et historiquement incorrects sur la Librairie française ! )

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Récemment, le journaliste Guillaume Durand tentait péniblement d’expliquer, sur l’antenne de Radio Classique, que si Michel Drucker refusait de recevoir une personnalité de la droite nationale dans son émission dominicale, c’est parce que ses parents avaient été déportés dans les camps de concentration allemands.

Il est vrai qu’Abraham, le père du très communautaire Michel Drucker, a séjourné dans un camp de concentration… en tant que collabo des nazis !

« Abraham Drucker était médecin-chef a Drancy pendant l’occupation allemande. Il était d’une aide considérable aux nazis puisqu’il avait pour travail de distinguer les juifs des autres.

Il permit ainsi l’arrestation de nombreux juifs qui furent envoyés dans les camps de la mort.

Les comptes bancaires de la famille Drucker furent saisis après la libération et Abraham Drucker fut obligé de témoigner et désigner les ss avec qui il collaborait. » (F&D N° 109 15 au 30 avril 2001)

Voici un petit « complément d’enquête » avec cet article décapant d’Henri de Fersan (tiré de son défunt blog) :

« DRANCY : LA MEMOIRE HEMIPLEGIQUE »

Le procès par contumace de l’officier SS Aloïs Brunner, probablement décédé, a été l’occasion pour les boutiquiers de la mémoire de vaticiner sur les heures les plus sombres de leur histoire.

Ils veulent qu’on parle de Drancy ? Et bien, parlons de Drancy… Parlons de ces juifs qui collaborèrent avec les nazis.

Le camp de Drancy était largement autogéré par les Juifs. Ouvert en 1941, il servait de base de transfert dans le cadre de la Solution Finale (déportation des Juifs en Pologne suite à la publication par Theodore Kaufman d’un livre exigeant le génocide des Allemands).

Sur 67.000 Juifs qui y transitèrent, seuls 8.500 étaient Français. Ce camp eut sept dirigeants : Asken, Max Blanor, François Montel, Georges Kohn, Robert Félix Blum, Georges Schmidt, Oscar Reich et Emmanuel Langberg. Le 24 octobre 1942, une police juive interne est créée, surnommée la « Gestapolak » en raison de son recrutement ashkénaze.

Parlons d’Abraham Drucker (père de Michel), médecin chef qui assista Brunner dans sa rafle des Juifs de l’ancienne zone libre.

Parlons de Jankel Jouffa, père de Yves Jouffa de la Ligue des Droits de l’Homme, qui participa à cette « police » comme chef d’escalier..

Parlons de l’UGIF qui mis dans sa poche les 750 millions volés aux Juifs et qui dorment probablement dans les caisses du CRIF, ce qui fait qu’avec les réparations, c’est le goy qui va payer l’argent volé par les Juifs aux Juifs, comme il paya, en lieu et place des Juifs, le milliard d’indemnités exigé par les Allemands aux Israélites suite aux attentats contre la Wehrmacht.

Drancy, en 1944, fut à nouveau transformé en camp de concentration. A la différence près qu’y furent parqués tout ceux dont le régime gaulchévique voulait se débarrasser.

Ce n’était plus un KL mais un Goulag, ce qui explique pourquoi Drancy I bénéficie d’une mémoire nickelée et que Drancy II « n’existe pas »… La preuve de ce déni de mémoire : les photos de Drancy I illustrant les livres d’histoire ont été prises… en août 1944 à Drancy II !

On va leur en donner, de la mémoire. Parlons de cette fillette de treize ans, fille de présumés « collabos » qui fut violée collectivement sous les yeux de ses parents par une bande d’ordures à brassard FTP (pléonasme).

des colis de la Croix Rouge pillés par les FTP (habitude communiste, l’Arbeitstatistik faisait pareil à Buchenwald).

Parlons des tortures infligés aux prisonniers (et aux prisonnières) dont René Château donne une pâle idée dans son livre L’Age de Caïn.

Deux chiffres, deux chiffres seulement : Français exécutés par les Allemands de 1940 à 1944 : 29.775.

Français exécutés par les gaulcheviques en six mois : 97.000…

Le devoir de mémoire, pourquoi pas. Mais toute la mémoire ! L’heure est venue pour les puissants de faire repentence

. Dans le cas contraire, nous serons dans l’obligation de constater que pour eux, l’égalité n’existe pas…

Source et publication:

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http://www.contre-info.com/concernant-le-terrible-passe-de-la-famille-drucker

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:33

TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

Pierre Hillard : « Le régionalisme entraînera la mort de la France »

Publié par : Christopher Lings 17 janvier 2014 dans À la une, Entretiens, International, Politique, Politique et Société3 commentaires

Pierre Hillard est un essayiste français, docteur en science politique.

Il est connu pour ses analyses du mondialisme ainsi que du processus de destruction des nations dans le but d’instaurer un gouvernement mondial.

M. Hillard a répondu à nos questions suite aux déclarations de François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, sur la diminution du nombre de régions.

Un régionalisme à marche forcée dicté par l’Union Européenne et l’Allemagne…

Dans sa récente conférence de presse, le chef de l’État a fait part de sa volonté de diminuer le nombre de régions, tout en augmentant leur taille et leur puissance.

Comment recevez-vous ce projet ?

PH : L’idée n’est pas nouvelle. Déjà, en 2009, le rapport Balladur avait lancé un projet similaire. Le président Hollande veut, apparemment, procéder à une refonte des frontières régionales françaises.

En dehors de la modification territoriale, il est difficile de savoir quelles compétences nouvelles seront attribuées à ces régions. Pour le moment, aucune information n’a filtré de l’Elysée.

On peut, cependant, être sûr que ces blocs régionaux vont acquérir tôt ou tard des prérogatives supplémentaires car c’est la finalité du projet. Suis-je étonné d’une telle annonce … bien sûr que non. Elle n’est que la conséquence d’un long travail fait en amont dans le cadre de l’Union européenne. Celle-ci s’inspire du travail fait en coulisses par l’Allemagne.

Peut-on y voir une tendance à tendre vers le modèle allemand des Länder ?

Cliquer pour commander

L’Union européenne est le diffuseur des principes régissant la spiritualité politique allemande : régionalisme ethnique et technocratique dans un cadre fédéral. Le principe régionaliste a toujours été prégnant depuis l’existence de la CEE puis de l’UE. Il a vraiment décollé avec l’adoption du Traité de Maastricht (1992) instituant le principe du fédéralisme. J’explique tout cela d’une manière détaillée dans mon livre « Minorités et régionalismes ».

Grâce aux travaux du professeur en science politique, Rudolf Hrbek[1], nous savons que les préparatifs ont vraiment commencé en 1987 : « Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la Conférence des Ministres-Présidents d’octobre 1987 à Munich, où il fut fixé comme objectif « une Europe à structure fédérale ».

Deux plus tard, les Ministres-Présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’Etat en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne.

Remis aux Ministres-Présidents en mai 1990, ce rapport détaillé, contenant des propositions concrètes pour une révision des traités régissant la Communauté, comprenait quatre points principaux : introduction du principe de subsidiarité, modèles pour la participation des Länder et des régions aux travaux du Conseil des ministres, création au plan communautaire d’un Organe spécial, possibilité pour les Länder et les régions d’intenter en tant que tels des actions auprès de la Cour de Justice européenne.

revendications furent soutenues par deux résolutions : l’une des Ministres-Présidents du 7 juillet 1990 et l’autre du Bundesrat du 24 août 1990. La résolution du Bundesrat demandait en outre au gouvernement fédéral de faire participer les Länder aux travaux (y compris les travaux préparatoires) de la Conférence gouvernementale et à l’élaboration des positions qui seraient adoptées par les négociateurs allemands.

Le gouvernement fédéral répondit favorablement à cette demande des Länder : ce n’est que durant les négociations finales à Maastricht que les chefs d’Etat et de gouvernement restèrent seuls avec les ministres des Affaires étrangères. Dans la phase préparatoire, au contraire, les Länder et le gouvernement fédéral collaborèrent de façon très étroite. »

Tous ces travaux se sont associés à une multitude de rapports et textes en tout genre élaborés au sein d’instituts comme l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE, institut européen, en fait allemand), l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) ou le Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d’Europe (CPLRE).

Les Commissions de l’ARE et du CPLRE dans les années 1980 et 1990 étaient occupés par des Allemands travaillant en liaison permanente avec des Catalans, des Basques, des Friouls-Vénitiens, des Galiciens ou des Flamands.

Ce travail a permis d’élaborer des mesures favorisant le régionalisme, l’ethnicisme et la promotion de la coopération transfrontalière afin de faire disparaître les frontières étatiques au profit d’eurorégions.

Ces dernières ont pour vocation de réunir des régions de part et d’autre des frontières devenues obsolètes. C’est un remodelage complet des structures internes des pays européens qui est en cours. Ajoutons que le décollage véritable de la régionalisation s’appuie sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand Peter Rabe, député du Land de Basse-Saxe, à l’époque dirigé par Gerhard Schröder.

C’est ce document qui propulse le principe régionaliste dont la finalité est de donner aux collectivités régionales un poids économique, fiscal, administratif, etc. complet en contournant l’autorité nationale au profit d’un dialogue direct avec Bruxelles et ses lobbies.

Si le processus va à son terme, c’est la mort de la France comme de tous les États européens. Dans cette affaire, François Hollande et ses ministres ne font que suivre une feuille de route élaborée depuis longtemps.

C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe.

Enfin, peut-on parler, comme l’évoquait l’un de nos contributeurs récemment, d’un retour à la féodalité dicté par Bruxelles ?

C’est exactement cela. C’est le retour de baronnies dans le cadre d’un Saint-Empire romain germanique élargi à l’échelle de l’Europe. Nous avons et nous aurons de plus en plus des potentats locaux qui seront cajolés par les lobbies et toutes les représentations étrangères planétaires présents à Bruxelles. On imagine sans peine les magouilles en tout genre.

D’autant plus que la Commission européenne saura jouer des rivalités entre régions pour abaisser les protections sociales. C’est la région dite « la plus compétitive » qui sera la mieux vue.

Déjà, on évoque des smics régionaux. Il va de soi aussi que les remboursements médicaux ou soins dentaires seront tirés vers le bas dans le cadre d’un mondialisme oeuvrant en faveur d’une gouvernance mondiale. N’oublions pas que le processus de régionalisation va de pair avec l’instauration d’un marché transatlantique.

C’est lié. Il faut détruire les Etats pour laisser la place à une multitude de régions qui n’offriront aucune résistance aux produits et aux normes venant d’outre-Atlantique.

Si le président Bill Clinton, recevant en 2000 la plus haute distinction euro-fédéraliste, le Prix Charlemagne, a prôné la régionalisation de l’Europe, ce n’est sûrement pas l’effet du hasard. Nous sommes engagés dans une spirale.

Malheureusement, les Français dans leur grande majorité n’ont pas compris la finalité de cette politique.

Sauf miracle (et j’y crois), il ne faut pas oublier l’enseignement de l’histoire qui rappelle que la nature élimine les êtres et les États qui ne perçoivent pas les dangers mortels.

Propos recueillis par Christopher Lings

[1] Documents, revue des questions allemandes, Janvier-Février-Mars 1998, Paris.

Source : http://www.lebreviairedespatriotes.fr/17/01/2014/politique/pierre-hillard-le-regionalisme-entrainera-la-mort-de-la-france/

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:35

Ecrit le 24 jan 2014 à 2:58 par Athanase Ducayla dans Poing de vue

Jour de Colère : la primauté du bien commun contre le «famillisme»

Monsieur de La Dévèze a encore frappé ; et d’une verve imprécatoire, il a condamné, théologie à l’appui, le fameux Jour De Colère, avec cette tonalité romantique malheureusement encore très présente dans nos milieux catholiques, où l’esprit bourgeois a gangréné la notion de sacrifice, faisant de tout homme un veau, un veau content d’aller à l’abattoir.

Non, l’homme n’est pas un veau, et son sacrifice ne doit pas être stupide : il doit être fort, en tant qu’affirmation de la force d’être, et doit révéler la violence dans sa totalité, c’est-à-dire le mal.

· Fini de jouer

La LMPT, c’est fini. Nous avions déjà appelé la LMPT à changer ses méthodes, à évoluer vers plus de force, rien que par le choix de la musique : c’était le minimum.

Mais ils n’ont rien écouté : ils continuent la mascarade de supermarché, la rebellocratie professionnelle. Il faut bien des dissidents édulcorés pour faire croire que nous sommes encore en démocratie.

Les Français doivent comprendre que ce n’est pas un jeu, et qu’il s’agit là d’un combat très sérieux, à savoir la sauvegarde de ce qui est contre ce qui n’est pas, contre ce qui viole en permanence la réalité : à savoir, la République et l’abus de commerce.

La République viole tout, y compris la véritable démocratie, qui s’enracine dans le régime corporatif. Le régime corporatif est l’association libre et spontanée sous la forme de corps, dans lesquels on trouvera des situations sociales différentes, au sein de corps d’états organisés. Les corps d’état organisés sont les ensembles de personnes partageant le même domaine professionnel.

· Une focalisation exclusive sur la famille est une erreur, et même un dérivé de jansénisme qui empêche le véritable combat pour le bien commun

Certes la famille est un point central, puisqu’elle est le dernier rempart maintenant détruit contre le libre-échange intégral, dont rêvent tous les pacifistes très sanguinaires qui tiennent le pouvoir dans leurs mains, tout en oubliant qu’ils l’ont, et en omettant quelles responsabilités et quelle humilité cela impose.

Mais pourquoi Maxime de La Dévèze ne voit-il pas que d’en rester à sauvegarder la famille sans attaquer les causes de cette destruction, est la plus pure des imbécilités ?

La franc-maçonnerie et les réseaux du même genre ne se limitent pas à vouloir détruire la famille : leur rêve, c’est le gouvernement mondial, l’accomplissement du libéralisme (des)intégral, et la destruction de la famille n’en est qu’une étape.

Le grand programme, c’est d’assurer le maximum de circulation, le libre-échange (des)intégral, afin que quelques-uns puissent spéculer à outrance sur tout.

« La famille est le temple de l’alliance. Là est le combat. Tout le reste est impur, indigne : délaissons-le à César. »

Voilà une absurdité ! La famille serait-elle la seule chose à préserver ? Mais de quoi vit la famille ? D’une économie saine, d’une société saine et son salut ne dépend pas directement de la Grâce ! Cet espèce de dérivé du jansénisme, cette sorte de personnalisme, ou devrait-on dire « famillisme » politique est inconscient, parce qu’en réalité, rien n’appartient à César.

Tout ce qui relève de ce qui est appartient à Dieu, et tout ceci est confié à l’homme dans le but d’assurer le bien commun. Notre corps ne nous appartient pas, il nous est confié et doit être tenu pour un bien propre au service du bien commun.

Nous devons faire fructifier ce que nous tenons pour nos biens propres, ce qui nous a été donné, dans le but d’assurer le bien commun. Ce qui appartient à César dans la réponse de Jésus, c’est ce qui est artificiellement créé, ce sont les conséquences du Péché Originel, et cela ne doit pas être pris comme un principe politique, sous peine de tomber dans le jansénisme, dans le personnalisme ou le dérivé « familliste ».

Maxime de La Dévèze oublie que le bien commun est premier.

Tandis qu’il continue de grenouiller dans ce combat pour la famille, sans voir qu’il faut tirer bien au-delà, puisqu’il s’agit d’attaquer le mal à sa racine, il s’enferme dans une vision « familliste » du catholicisme, refusant toujours l’usage de la force contre la violence, et se contentant de préserver le dernier bastion qu’est la famille sans vouloir éradiquer complètement la pensée qui viole la loi naturelle dans sa totalité.

Il oublie aussi que ce sont bien des personnes qui orchestrent ce viol, et qu’il faudra bien un jour mettre ces individus hors d’état de nuire, d’une façon ou d’une autre. Il ne faut pas se contenter de parer les coups, mais il faut aussi partir à l’assaut.

C’est bien depuis qu’on a adopté des principes aussi mous, conduisant à l’égoïsme, que la France ne cesse de se dégrader.

· Sur la légitimité de la colère

La colère n’est pas un péché mais une passion, et cette passion est parfaitement légitime si elle sert un bien.

Ce n’est pas pécher que de se mettre en colère contre ce qui dégrade les êtres, contre cette vieille salope qu’est la République, qui ne cesse de violer la réalité et sur laquelle tout le monde passe.

Bientôt ce sera d’ailleurs le tour du gros fascinus (on dit phallos en grec, mais le terme latin montre bien la source du fascisme) Manuel Valls, dressé et gonflé de sang, prêt à pénétrer la Babylone républicaine, qui n’a strictement rien à voir avec la France, mais qui est l’arrangement nécessaire à une libération des marchés et à l’enrichissement de certaines élites, conduisant ainsi la France à devenir un hôtel, comme s’en enorgueillit Monsieur Attali.

· Conclusion et perspectives

Le Jour De Colère pourrait avoir un objectif plus clair, comme la restauration du régime corporatif par exemple, ce qui signerait l’arrêt de mort de la République jacobine produite par la Révolution, mais il est vraisemblablement trop tôt pour pouvoir espérer une telle chose : voyons le Jour De Colère comme une sorte de première étape nécessaire, celle de l’union nationale et de la mise en évidence des racines du mal qui ronge la société française, puisque pour la première fois, c’est peuple de France qui se retrouvera spontanément dans la rue contre un régime, et non plus seulement une frange de la population.

Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/24-01-2014/jour-de-colere-la-primaute-du-bien-commun-contre-le-famillisme

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:21

Ecrit le 23 jan 2014 à 16:09 par Eric Martin dans Poing de vue

Manif pour tous, Marche pour la vie, etc. : Vers l’émergence d’une droite chrétienne en France ?

Contrairement à ce que racontent dans les grands médias français les « spécialistes » des États-Unis, la vie politique américaine n’a pas toujours été teintée de conservatisme.

Dire que l’Amérique a toujours été dominée par une forme de religiosité, c’est relativement vrai, mais affirmer que les valeurs morales traditionnelles ont toujours eu du poids à Washington D.C., c’est très loin de la réalité.

De plus, le mouvement conservateur américain n’est pas un bloc figé, qui serait pour l’éternité porté par le Parti républicain, mais est au contraire composé d’une multitude de courants qui souvent se sont affrontés.

En effet, la droite chrétienne en tant que force politique aux États-Unis est un phénomène tout à fait récent, qui a été la résultante d’une double mobilisation.

D’abord, la plus importante, est évidemment celle des chrétiens américains qui ont massivement réinvesti à partir des années 1960 – 1970 le champ politique trop longtemps abandonné aux progressistes, au sein même du Parti républicain.

Cette stratégie coordonnée a aussi conduit à la création d’une vaste société civile agissant dans le domaine du para-politique.

Des centaines d’associations, de fondations, de groupes d’intérêts ont ainsi été créés à Washington pour porter un certain nombre de valeurs au plus près des décideurs politiques et des institutions publiques.

Le terrain des idées fut aussi envahi par de nouveaux instituts comme la Heritage Foundation créée en 1973. L’avènement d’intellectuels conservateurs à l’université et dans les médias devenait une réalité.

La seconde stratégie relève d’une logique interne au Parti républicain dont certains élus – sans être nécessairement chrétiens eux-​​mêmes ou bien pratiquants – ont vu l’opportunité de capter l’électorat chrétien conservateur au sens large pour revenir au pouvoir.

D’une manière générale, les chrétiens américains (qu’ils soient protestants ou catholiques) n’étaient pas particulièrement actifs dans la sphère politique, et notamment nationale, longtemps considérée comme matérialiste, corrompue et l’État fédéral comme une menace d’oppression. Entre 1933 et 1969, les Républicains n’ont gagné que 3 élections présidentielles sur 10 ! Dwight Eisenhower, bien qu’anticommuniste, n’avait pas remis en cause le New Deal et avait au contraire poursuivi une politique keynésienne et modérément conservatrice.

Son vice-président, également un modéré, n’était autre que Richard Nixon. Devenu plus tard président, il a totalement discrédité la gauche du parti par l’affaire du Watergate. L’aile conservatrice du parti a pu prendre l’ascendant sur l’aile modérée du Grand Old Party et porter la candidature de Ronald Reagan à l’élection présidentielle.

La « révolution conservatrice » reaganienne dans les années 1980 ancre définitivement le parti dans une ligne en accord avec les valeurs chrétiennes.

Cette révolution des valeurs aux États-Unis, et son influence notamment à droite, ne peut être comprise sans l’engagement des chrétiens en politique à partir des années 1970, même si d’autres mouvements ont contribué au changement culturel.

C’est le cas notamment des néoconservateurs, courant en partie porté par la communauté juive.

La « droite chrétienne » ou la « droite religieuse » comme on l’appelle outre-Atlantique a en fait émergé comme une force politique majeure suite à deux décisions de la Cour suprême : la première interdisant la prière à l’école en 1962, et surtout la seconde autorisant l’avortement en 1973.

À partir de là, la violence morale de l’establishment de Washington a rassemblé les catholiques (déjà opposants depuis longtemps à l’avortement), et les protestants évangéliques (plutôt nouveaux sur cette thématique).

Cette nouvelle génération politique a dès le début trouvé toute sa place au sein de la coalition conservatrice.

Depuis le ralliement de cet électorat, les Républicains ont gagné 5 des 9 élections présidentielles, ont dominé le Sénat ainsi que la Chambre des représentants pendant 8 des 17 dernières sessions du Congrès, alors que la droite américaine était à l’agonie seulement quelques années plus tôt. Aujourd’hui encore, la droite chrétienne détermine la ligne du Parti républicain et influence la vie politique comme jamais.

La plupart des leaders nationaux s’y identifient et le mouvement populaire du Tea Party n’existerait pas sans la participation des chrétiens.

Il existe aujourd’hui une vraie opportunité pour les chrétiens français, et en particulier les catholiques, de prendre la tête d’une pareille révolution culturelle. La fenêtre de tir est là.

Le pays est au bord du gouffre, il connaît une véritable crise identitaire et sociale, le pouvoir socialiste attise les haines et s’attaque aux plus fragiles d’entre nous.

Cette situation révoltante a conduit des millions de Français dans la rue pour protéger la famille d’une filiation artificielle, l’école de la théorie du genre mais aussi la vie encore et encore rabaissée.

L’actuel débat sur l’IVG doit nous interpeller. S’il est une excellente nouvelle qu’il soit enfin rouvert, les projets socialistes en la matière visent à répandre toujours plus la culture de mort dans notre société.

Nous observons impuissants quelques députés UMP résister tant bien que mal, essayer de sauver ce qui ne peut politiquement pas l’être. Ainsi la détresse des femmes qui avortent de leur enfant leur est désormais légalement déniée.

Les slogans simplistes nient la vie humaine, renvoient des êtres à la notion d’ « amas de cellules », le terme « fœtus » étant sans doute encore trop criant d’humanité.

La solution à cet infernal acharnement est pourtant là, devant nous.

On peut penser ce qu’on veut de l’UMP, et on peut en penser du mal, souvent à juste titre.

Mais le fait est qu’il est aujourd’hui en France le grand parti de gouvernement de la droite.

Un certain nombre d’élus partagent nos valeurs, mais à l’évidence, une petite minorité au Parlement (7 députés ont voté favorablement l’amendement pour le déremboursement de l’IVG). Que doit nous dire ce triste événement ? Qu’il faut des élus pour la vie ?

C’est une chose de le dire, mais il faudrait pour cela commencer à y travailler. Ce qu’ont fait les Américains pour la famille et la vie, nous ne pouvons l’attendre les bras croisés.

Le changement viendra de l’engagement, la politique changera de l’intérieur.

Entrez en politique, prenez la tête d’équipes militantes, affirmez vos valeurs, intégrez les comités de circonscriptions, le conseil national, devenez élus !

Je trouve à cet égard l’initiative de Sens commun d’une formidable actualité.

Le temps est vraiment venu de prendre nos responsabilités.

Source et publication: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/23-01-2014/manif-pour-tous-marche-pour-la-vie-etc-vers-lemergence-dune-droite-chretienne-en-france

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

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Tel : 06 65 61 08 62

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:47

POUR UN RENOUVEAU NATIONAL !

Le Parti de la France / Bretagne est en forte progression en nombre d' adhérents ! le renfort de quelques cadres ( anciens Responsables Départementaux ) issue de l' ancien FN historique en sont la preuve !

Nombreux sont les responsables et militants issus de cette mouvance ( FN/Extrême Droite ) ont été écartés et rejoignent le Parti de la France .

POUR UN RENOUVEAU NATIONAL

Inscrivez-vous au Déjeuner/Débat avec Martine Le Hideux le 26 janvier à 12h30

Avec la présence du secrétaire Général du Cercle National des Combattants !

Au Restaurant : " Le rendez-vous des pêcheurs"

PONT-AUGAN , près de Baud (56)

DE RENNES : Direction Lorient, Sortir à " Gare de Baud , Bubry " Une fois sorti de la voie Express prendre la direction Bubry ,QUISTINIC ,

!,faire environ 5 km pour arriver à Pont-Augan

IL RESTE QUELQUES PLACES DISPONIBLES

Pour tous renseignements :

Mr Daniel LUCAS

mail : daniel-lucas1313@bbox.fr

Tel : 06 65 61 08 62

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@orange.fr

Tel : 06 65 61 08 62

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:39

Braquages, drogues et agressions à Lorient, Pleudihen et à Rennes

Publié par : redacbzhinfo 22 janvier 2014 dans La Bretagne Orange Mécanique 1 commentaire

22-01-2014 – 09H00 Lorient – Rennes (Breizh-info.com) – Le mercredi 15 janvier, le Carrefour City du boulevard Léon-Blum a été braqué par deux individus encagoulés. Après avoir menacés les employés avec un pistolet semi-automatique notamment, les malfrats ont dérobé 6000€. Deux hommes, suspectés d’être les auteurs du braquage, ont été interpellés en début de semaine par les policiers de Lorient.

A Lorient toujours, trois individus, Mostefa Bouameur, 44 ans, Ahmed Krim, 34 ans, Abdelhak Belkhelfa, 48 ans ont été condamnés à respectivement 4 ans, 2 ans et 6 mois de prison ferme pour trafic de drogue organisé entre Lorient et le Maroc. `

Plusieurs dizaines de kilos de cannabis avaient été saisis en 2009, dans la voiture d’une femme, l’ex-compagne d’un des prévenus.

Elle serait, par ailleurs, menacée par ces derniers. Elle se trouve actuellement incarcérée en Espagne, où elle purge une peine de quatre années de prison.

A Rennes, un homme de type africain, âgé de 20 ans et résidant dans le quartier « sensible » du Blosne, passait en comparution immédiate hier devant le tribunal . Il est soupçonné d’avoir agressé violemment 5 personnes, entre décembre et janvier, afin de leur dérober leur carte bleue.

Armé, ivre, il avait cassé la mâchoire d’une auxiliaire de puéricultrice et brisé le poignet d’un autre individu lors de ces méfaits. Il encourt 10 ans de réclusion pour violences volontaires avec arme.

Il était déjà connu des services de police de l’Oise, département qu’il avait quitté il y a deux ans pour venir s’installer en Bretagne.

A Pleudihen (22), c’est la boulangerie qui a été victime d’un braquage par un homme muni d’une arme de poing, qui a menacé la gérante avant de partir avec la recette de la journée.

Braquage à Botsorhel (29). Un cambrioleur multirécidiviste arrété

Publié par : redacbzhinfo 20 janvier 2014 dans La Bretagne Orange Mécanique Laisser un commentaire

20-01-2014 – 12h00 Botsorhel (Breizh-info.com) – La Brigade de gendarmerie de Morlaix a interpellé mercredi dernier deux hommes et une femme dans l’enquête sur le double cambriolage de l’épicerie multi-service de Botsorhel (29) les 12 décembre et 7 janvier derniers.
Un homme de 24 ans, résidant à Morlaix , est le suspect principal de ces cambriolages. Il s’agit d’un multirécidiviste condamné à 17 reprise
s.

Placés en détention provisoire depuis leur arrestation, les trois individus seront jugés ce lundi après-midi.
Des questions néanmoins se posent sur les décisions judiciaires qui permettent à ce délinquant de se retrouver en liberté, malgré 17 condamnations à son casier judiciaire.

Des questions pour lesquelles les victimes, dont la tenancière de l’épicerie de Botsorhel, choquée, aimeraient avoir des réponses, les préjudices financiers et moraux étant pour elles considérables (10 000€ pour l’épicerie de Botsorhel, seul commerce de la commune).


[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:11

A la fin du XXe siècle, il était devenu impossible de poursuivre la réalisation de profits dans les pays civilisés sans attenter à la conscience des consommateurs solvables par l’industrie culturelle (cinéma, musique, art et ainsi de suite).

On est passé à la consommation culturelle à cours forcé.

Qu’en « libéralisme », la crétinisation par la culture industrialisée soit désormais obligatoire ne heurte pas du tout les consciences.

C’est dire ce qu’est réellement le « libéralisme » : une terrifiante aliénation généralisée par une économie de gros argent, une économie accaparée.

On observe la généralisation de nouveaux types de mentalités. Mais ces mentalités donnent l’étrange impression d’être comme induites automatiquement, téléguidées.

L’industrie culturelle peut-elle « fabriquer » et former à distance des types humains ? En tous cas, sont apparus en quelques années notamment le masochiste occidental ahuri d’une part et l’immigré rebelle crétin d’autre part.

Ahuri et crétin qui ne savent précisément pas comment ils sont formés et à quels mécanismes politiques et économiques ils participent.

Ces types humains totalement mécanisés sont bel et bien des fabrications.

Explication. Les bourgeois de la « nouvelle gauche », les bourgeois du catholicisme social, les petits bourgeois convertis à l’activisme mondialiste, les artistes et cultureux participent tous du capitalisme culturel et de son prosélytisme. Populations ahuries, méchantes, hargneuses, ne comprenant pas leur triste état mental et développant une haine insensée vis-à-vis du petit peuple français.

Mais malgré leurs louables efforts, certaines populations blanches restaient réfractaires et rétives à leur nécessairedomestication culturelle.

Elles persistaient à cultiver l’insolence, l’impertinence et l’esprit critique et à refuser l’abrutissement par la culture culturelle. Il était urgent de leur adjoindre des pédagogues de choc qui allaient, eux, assurer la transmutation de ces bons vivants en crétins stuporeux et dociles.

Les zombis culturels allogènes vont donc être chargés de transformer de gré ou de force ces populations françaises récalcitrantes, qui prétendaient encore rire, plaisanter, badiner, ironiser, en une collection d’atrophiés mentaux.

D’où cette fascination, cette adulation des bourgeois masochistes culturels énumérés ci-dessus pour ces héros chargés d’en finir avec le petit peuple français : l’immigré, l’étranger, l’artiste.

Héros acéphales fabriqués à la chaîne par la haute finance et dont l’intervention auprès du peuple blanc est d’ailleurs ratifiée et couverte par tout un arsenal juridique ad hoc.

On a les héros que l’on mérite.

Le maintien permanent de la population en état d’atrophie mentale par l’industrie culturelle et notamment les drogues sonores (« musique ») constitue un nouveau mode de domination.

Les modes de domination ou de coercition antécédents (guerre, esclavage, extermination physique, par exemple) sont, à ce moment de l’histoire, hors-jeu, et sont agités comme des repoussoirs pour faire oublier l’actualité : la crétinisation généralisée.

L’industrie culturelle a créé un nouveau monde ayant distancé et supplanté l’histoire organique. On n’a habituellement pas perçu la révolution mentale complète provoquée par l’industrie culturelle : consciences fabriquées et téléguidées à l’échelle mondiale, maintien permanent des populations en état d’atrophie mentale, fabrication entièrement téléguidées de types de conscience auparavant lentement mûries dans l’histoire réelle (nihilisme, masochisme, « décadence », « romantisme ») au gré des nécessités du marché mondial.

Il faudrait connaître les étapes de l’invention du capitalisme culturel ayant induit et généralisé le fonctionnement mécanique de l’esprit.

Il est certain que l’on peut situer son origine aux Etats-Unis au début du XXe siècle, quelque part au confluent du capitalisme, des industries culturelles naissantes (cinéma, radio, disque) et de l’art primitif précisément revu et corrigé par les acteurs et les financiers de ces industries.

En tous cas, ce qui apparaît désormais comme une réalité « naturelle » pour les générations contemporaines est une « fabrication » datée et située, ayant supplanté et arasé le monde historique construit organiquement au cours des siècles.

Nous tentons aujourd’hui désespérément de mener une vie humaine au milieu de l’enfer culturel inventé à ce moment, qui a aujourd’hui submergé le globe.

source et publication: Jacques-Yves Rossignol

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:23

mardi, 21 janvier 2014

Qui sème le vent...

Pierre Vial

Président de Terre&Peuple

Phrase entendue dans un bistrot de Marseille, au cours d’une conversation entre dockers, dont l’un portait l’insigne de la CGT : « Le Conseil d’Etat est aux ordres du gouvernement et le gouvernement est aux ordres des Juifs ».

C’était, bien sûr, au sujet de l’affaire Dieudonné, dont tout le monde parle.

Quelle que soit l’opinion que l’on a de Dieudonné, un constat s’impose : ceux qui l’ont désigné comme ennemi public n°1 et l’ont interdit de parole en ont fait, pour beaucoup de gens, une victime de l’arbitraire du Système en place.

Du coup, des questions se multiplient au sujet de ceux qui poursuivent de leur vindicte l’humoriste.

Lesquels devraient peut-être se demander si, à terme, tout cela ne risque pas de leur susciter de gros soucis.

L’Histoire pourrait les éclairer à ce sujet.

18:23 Publié dans Les Nouvelles du Front de Pierre Vial http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2014/01/21/qui-seme-le-vent-5277843.html

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:05

Chronique sur Les confessions de Michka de Thérèse Zrihen-Dvir (ed. Tatamis)

20 janvier 2014, 16:44 Auteur : Jean

Par Jean-Marc Desanti, enseignant.

« Homo homini lupus »

Tout ce qui, de près ou loin, touche à la Shoah est marqué le plus souvent du sceau de l’hystérie, bien plus rarement de la volonté d’explorer tous les possibles d’une manière objective.

Nous en arrivons alors à deux conceptions extrêmes : d’une part ceux, qui après avoir dépassé le négationnisme des chambres à gaz, iront jusqu’à remettre en cause l’holocauste lui-même en contestant la moindre mort d’un gamin dans un ghetto, et d’autre part ceux prêts à tout pour étayer l’inénarrable souffrance des victimes et la spécificité indépassable du génocide en croyant un jour peut-être à l’intervention d’extra-terrestres dans le sauvetage des innocents.

Ainsi la question qui nous est posée est périlleuse, elle nous demande de garder notre intégrité et notre lucidité sans abandonner lâchement le sujet.

C’est ce que tente de faire Thérèse Zrihen-Dvir dans son dernier ouvrage : Les confessions de Michka. L’affaire est délicate.

Sur la couverture un beau portrait d’un garçon aux yeux clairs, un couple de loups et une phrase en exergue :« Certains ont réellement survécu avec les loups ». Nous comprenons très vite de quoi il s’agit : Un enfant juif d’une dizaine d’années, suite à l’invasion, par les nazis, lors de l’opération Barbarossa, de la partie Est de la Pologne s’enfuit du ghetto de Bialystok.

Après de rudes péripéties, il passera trois ans et demi en forêt avec des loups comme compagnons… On pense évidemment au scandale que provoqua le livre « Survivre avec les loups » de la faussaire Misha Defonseca.

Thérèse Zrihen-Dvir, mon ami Thérèse, ne fait pas l’impasse dessus. Elle le transforme même en angle d’attaque dès le début : « L’imposture devait-elle enterrer à tout jamais l’expérience probablement vécue par d’autres ? Ne leur avait-elle pas, sans les connaître, volé leur propre histoire ? L’injustice et la négation devaient-elles ponctuer définitivement son mensonge ? ».

Elle a rencontré Michka à Haïfa dans un appartement « littéralement envahi par un foisonnement de fleurs et une végétation luxuriante ».

Michka est sûrement toujours en forêt et les odeurs, les couleurs doivent lui rappeler la sécurité relative, mais bien réelle, des bois de son enfance tragique. Nous ne doutons pas en progressant dans la lecture des drames passés, de la culpabilisation d’avoir laissé les siens à la férocité des bourreaux et dans un réflexe animal d’avoir d’abord « sauvé sa peau ».

Mais pour survivre, avant de trouver l’aide miraculeuse de la nature, Michka mentira un peu à tout le monde, aux Polonais comme aux Allemands , aux « âmes généreuses » comme aux chasseurs de juifs.

Il dira lui-même : « J’étais devenu un voleur et un affabulateur… Un fieffé coquin en somme. Mais où donc est la vérité dans ce bas monde où l’arbitraire règne en maître absolu ? Et qui suis-je au fond ? »

Michka a survécu mais tous ses repères ont volé en éclats tranchants et sanglants.

Que restait-il de l’enfance, des souvenirs des jours simples, monotones et heureux, des visages de ses parents, de son frère et de sa sœur ?

En suivant son odyssée qui croisa les Partisans, les troupes russes, l’armée rouge, Moscou… puis les routes hostiles et les labyrinthes vers Eretz, on le voit désespérer de l’humain et au fond ne tenir qu’en repensant aux jours passés au milieu de ceux que l’on nomme les animaux sauvages mais dont la sauvagerie lui apparut comme le véritable mensonge, au regard du comportement terrifiant de ses frères humains.

Même son retour, à la fin des hostilités, dans les restes de Bialystok sera marqué par les cris de haine de sa communauté : « Fichez-nous la Paix ! Vous n’êtes pas juif, vous ne ressemblez à aucun de nous. Allez-vous-en ! Sinon nous vous abattrons ».

Méprise, peur, peur de l’autre si proche et si étrangement étranger. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui Michka, invalide, avec ses dernières forces se consacre aux indigents, « la nationalité, la race et la religion lui important peu … ».

Que devons-nous tirer de ce livre insolite et prenant, romanesque et tragique ? Une partie de la réponse nous est apportée par Thérèse Zrihen-Dvir : « Scepticisme et incrédulité m’ont talonnée tout au long du parcours » mais « il n’était plus à la lutte pour le pain, le toit, la sécurité… Il vivait sa déchéance, son humiliation, sa ruine totale, au point de ne plus conserver grand chose d’un être humain mais de se rapprocher à un degré inconcevable de la figure d’une bête monstrueuse… Et c’est bien là l’aspect le plus horrible de la Shoah. »

Alors ? Peu importe l’exactitude, dans son cas, l’exactitude historique scientifique et incontestable ?

Ce que je crois savoir c’est que Michka, comme beaucoup d’habitants de ces régions, a vu des loups et ces loups, sûrement, ont passé leur chemin alors que d’autres loups déguisés en hommes, soldatesque féroce et impitoyable, ont chassé en meute l’innocence et la pureté.

Je crois que cet enfant immaculé a pu survivre en donnant très vite au Réel la force de l’onirique.

Bien sûr les histoires d’hommes et de loups sont présentes partout dans la littérature mondiale et les films, les témoignages, les travaux des spécialistes nous montrent cette curieuse connivence entre l’Homme et le loup.

Il existe un besoin de se débarrasser des Loups-Garous, Bêtes du Gévaudan et autres Chaperon rouge de notre enfance.

Et si l’on nous lit les contes et la peur du loup, l’on oublie toujours les quelques lignes de la morale de Charles Perrault :

« On voit ici que de jeunes enfants,

Surtout de jeunes filles

Belles, bien faites, et gentilles,

Font très mal d’écouter toute sorte de gens,

Et que ce n’est pas chose étrange,

S’il en est tant que le loup mange.

Je dis le loup, car tous les loups

Ne sont pas de la même sorte ;

Il en est d’une humeur accorte,

Sans bruit, sans fiel et sans courroux,

Qui privés, complaisants et doux,

Suivent les jeunes Demoiselles

Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;

Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,

De tous les Loups sont les plus dangereux. »

En refermant le livre je songeais avec douleur que Michka nous parlait de lui à travers ses compagnons d’infortune.

Les loups réels ou imaginaires étaient les seuls interlocuteurs de ces nuits de terreur. Ils devenaient même les seuls locuteurs possibles de son effroyable histoire. Les hommes sont parfois cyniques et ils ne supportent qu’avec sarcasmes le pathétique.

Alors laissons la parole aux bêtes et aux dieux qui intercèdent plus efficacement dans l’indicible.

La présence inquiétante et rassurante des carnivores affamés permettaient à Michka d’attendre chaque jour, chaque semaine et chaque mois.

Thérèse Zrihen-Dvir écrit fort justement : « On attend toujours un quelque chose… On vit dans l’attente d’un plus tard, d’un lendemain meilleur, d’une maturité, d’un bonheur, d’une rencontre, d’une trêve, d’un miracle … »

Au fond Michka apprit les hommes par les loups. Parce que c’est quoi les hommes ? Ce sont des Seigneurs et des mendiants. Des Adonis et des gueux. Des loups et des agneaux.

De très petites choses fragiles qu’un rien suffit à vaincre parfois mais aussi des montagnes éternelles où naissent les ruisseaux.

Jean- Marc DESANTI

Source et publication: http://www.enquete-debat.fr/archives/chronique-sur-les-confessions-de-michka-de-therese-zrihen-dvir-ed-tatamis-68496

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 07:36

Se dirige-t-on vers un troisième conflit mondial ?

Publié par : Guillaume N. 18 janvier 2014

Alors que l’année 2013 s’achève dans la résonance sourde du bruit des canons en de multiples points du globe, il se pourrait que ces signaux inquiétants ne soient pas la fin d’une série de conflits mineurs et régionaux mais davantage le début du troisième conflit mondial.

Le conflit syrien en catalyseur

On croyait être sorti de l’engrenage syrien en évitant une guerre entre les États-Unis et la Russie. Mais ce conflit larvé qui perdure n’a pas livré tous ses aboutissants puisque par des réactions en chaîne successives, le monde pourrait se voir précipité dans un risque de plus en plus grand de conflit mondial.

Par une volonté feinte de défendre la « démocratie et les droits de l’homme », prenant appui sur le magistral laboratoire que constitue l’intervention américaine en Irak – en témoigne la récente prise par Al-Qaïda de la 2e ville irakienne Falloujha –, les États-Unis se sont immiscés le plus loin possible dans cette guerre civile interne sans aller jusqu’au point de non-retour avec les Russes.

Ceux-ci ont défendu, en effet, un pays allié, disposant d’une de ses bases navales sur les rives de la Méditerranée. Au-delà de ça, au droit d’ingérence occidental, ils ont argué au respect strict de la souveraineté nationale.

Sortis gagnant du bras de fer contre Obama, les Russes, à travers leur ministre des Affaires étrangères en poste depuis 10 ans, S. Lavrov, ont été auréolés du prestige de leur diplomatie intelligente et ferme, que l’on peut qualifier de « realpolitik » ou de « réaliste » dans le jargon des relations internationales. Leurs intérêts ainsi préservés ont tout de même été mis à mal par l’incursion sournoise de combattants djihadistes liés ou non à Al-Qaïda sur le sol syrien alors que ces derniers n’y opéraient pas quelques années avant.

Les États-Unis, tout juste sonnés par cette gifle diplomatique empreinte de réalisme, ont par la suite, comme un enfant qui rentre finalement dans le rang après la claque paternelle, abouti à un accord avec l’Iran, l’un des plus fidèles alliés de la Syrie.

L’accession du nucléaire civil et militaire par l’Iran traîne comme un fil rouge dans l’antichambre des ambassades occidentales depuis une dizaine d’années maintenant. Les Américains sortent sans aucun doute affaiblis par cette défaite diplomatique qui s’ajoute à l’affaiblissement, militaire et financier, issu des guerres déclenchées depuis plusieurs années au Moyen-Orient sous couvert de l’OTAN.

Que la méthode soit brutale à la manière de l’administration Bush ou plus sournoise à la manière de l’administration Obama, les États-Unis s’enlisent dans leur vision unipolaire du monde et enregistrent impasses militaires et revers diplomatiques. La première puissance mondiale inscrit un revirement historique en se tournant de plus en plus vers le Pacifique et l’Asie plutôt que vers l’Afrique et le Proche Orient.

À cet égard, les conflits en Centrafrique ou au Mali illustrent bien la délégation du maintien de l’ordre en Afrique à la France. Pour ce qui est du Proche-Orient, en s’affichant délibérément comme un « ami éternel » à Israël, allégeance absurde au sens des relations internationales, puis en étant à la pointe des intentions belliqueuses à l’égard de la Syrie et enfin en brûlant sur l’autel d’un atlantisme aveugle sa vocation de défense des minorités chrétiennes en Orient, la France a, pour un temps, liquidé son prestige gaullien dans le monde arabe.

On peut souligner la relation fraternelle du bloc occidental avec le dernier État colon dans le monde, État dont la politique à Gaza et en Cisjordanie ferait retourner dans sa tombe un ardent pourfendeur de l’apartheid qu’a été Nelson Mandela.

En définitive, le succès diplomatique russe a eu de quoi susciter la rancœur et la haine chez ceux qui avaient le plus intérêt à voir tomber le régime de Bachar al-Assad en Syrie. En effet, dans un contexte de rivalité grandissante entre les sunnites et les chiites, les Saoudiens et les pays du Golfe n’ont pas desserré les dents face à ces accords menés dans leur dos avec leurs rivaux: la Syrie et l’Iran.

Ces accords contrecarrent la lutte politico-religieuse qu’ils mènent contre l’arc allant de l’Iran des mollahs jusqu’au Hezbollah libanais en passant par le régime alaouite syrien. Ainsi, par la voix du chef des renseignements saoudien Bandar Ben Sultan, l’Arabie Saoudite a menacé V. Poutine et a poursuivi le financement des groupes djihadistes en Syrie, semant le chaos dans un pays au pouvoir certes autocratique mais soutenu par son peuple et contenant en son sein des communautés diverses, y compris chrétiennes, qui vivaient autrefois en paix.

La Russie : cible idéale du bloc occidental et des islamistes

Les deux attentats islamistes ayant frappé Volgograd, l’ancienne Stalingrad, au crépuscule de cette année 2013, avec un bilan sinistre de 35 morts, renvoient au lourd tribut essuyé par la Russie face à l’islamisme sunnite depuis une quinzaine d’années. Ainsi, le dynamitage en série d’immeubles d’habitations à Moscou (290 morts et un millier de blessés), la prise d’otages au théâtre de la Doubrovska (129 civils tués), l’assaut sanglant contre l’école de Beslan en Ossétie du Nord (344 morts dont 186 enfants), les attentats dans le métro de Moscou (39 morts), ou encore l’aéroport Domodedevo (35 morts) constituent la série de portraits macabres du terrorisme nord-caucasien.

Depuis une quinzaine d’années, suite au règlement par la force du conflit tchétchène lors du 2ème mandat d’Eltsine et du 1er mandat de Poutine, la Russie subit des attaques terroristes sur son sol.

Ces attentats ont été une nouvelle fois l’occasion de vérifier la calamiteuse opinion que dégagent les médias français de ce pays, en prétendant que Poutine n’a pas eu de mots réconfortants pour la population lors de ses vœux du 31 décembre (BFM TV) ou encore en accusant sournoisement le régime russe d’être à l’origine des attentats pour renforcer son pouvoir (France Info)… Il est risible de noter que de telles accusations complotistes sont tout à fait acceptables quand il s’agit de mettre en cause le pouvoir russe mais sont tout à fait insupportables quand il s’agit de pointer les incohérences flagrantes de la version officielle du 11 septembre aux États-Unis ou encore de l’affaire Mohammed Merah en France.

Étant très sensible au bon déroulement des JO d’Hiver de Sotchi, la Russie a fait savoir qu’elle n’allait pas tarder à réagir à ces deux attentats récents en prenant toutes les mesures qui s’imposent, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur.

Le pouvoir russe, qui a identifié les services secrets saoudiens comme les instigateurs de ce double attentat, entend une bonne fois pour toute exercer des représailles à l’égard de l’Arabie Saoudite. Menacée par les russes si les États-Unis venaient à entreprendre une action militaire en Syrie, l’Arabie Saoudite constitue la vitrine éclatante de l’incohérence totale de l’Occident. Celui-ci est décidé à donner des leçons de démocratie partout au Moyen-Orient excepté lorsqu’il en va de ses intérêts pétroliers au sein des pays du Golfe.

Poutine, homme d’État de l’année

Poutine prouve une nouvelle fois sa cohérence politique, fondée sur une politique étrangère « non conjoncturelle » comme le rappelle S. Lavrov. Il lutte à la fois sur le plan intérieur contre les séparatistes tchétchènes qui viendraient à compromettre l’unité de la Fédération Russe, et sur le plan extérieur contre les groupes islamistes sunnites dans le monde.

Ceux-ci ont notamment déversé un grand nombre de leurs combattants djihadistes en Syrie, magnifiés en « rebelles luttant pour la démocratie » par l’Occident. En ayant appuyé ces soi-disant combattants pour la liberté, les États-Unis et la France se sont ridiculisés et ont terni la crédibilité de leur lutte contre le terrorisme international.

D’autant plus que, pendant ce temps, la France guerroie au Mali contre des groupes islamistes après avoir fait malencontreusement sauter le verrou libyen de Kadhafi.

Mû par un irrésistible désir de revanche, Poutine, ancien cadre du KGB, a connu la Russie dans tout ses états. Suite à l’effondrement de son pays avec la déliquescence de l’URSS pendant le dernier quart du XXème siècle, il a assisté dans les années 90 au dépeçage de la toute nouvelle Fédération russe. Ce dépeçage a été causé par une libéralisation à marche forcée au profit d’oligarques se partageant les richesses minières, provoquant des conséquences économiques ravageuses au point que certains dans le pays regrettaient le communisme… Il entend désormais restaurer la puissance de la Russie éternelle.

En défendant les valeurs traditionnelles de son pays, qui puisent leurs racines dans la religion chrétienne orthodoxe, il tourne définitivement la page antireligieuse propre au communisme du pouvoir soviétique pendant une bonne partie du XXe siècle. En construisant un État stratège autoritaire, il restaure le rôle central nécessaire que doit avoir l’État dans le plus grand pays du monde.

Cet État, à travers de nombreuses entreprises publiques, tire parti des multiples richesses en sous sol et génère ainsi une rente susceptible d’être redistribuée dans l’investissement de nouveaux secteurs économiques. Son défi est aujourd’hui de réussir la diversification et la modernisation de son économie, comme le martèle souvent D. Medvedev, et comme le démontre la récente adhésion de la Russie à l’OMC.

Après avoir conservé l’Ukraine dans le giron de la Communauté des États Indépendants (CEI), dominée par la Russie, celle-ci a pour vision de créer à terme un vaste espace économique allant de Lisbonne à Vladivostok. L’Ukraine ne s’est pas laissée entraînée dans un accord de libre-échange sans réciprocité avec l’UE.

Celle-ci peut d’autant moins se targuer de faire la promotion de son modèle lorsqu’on affiche en arrière-plan une santé économique des plus morose. En s’enlisant à la fois dans une monnaie unique qui pousse les pays européens à diverger de plus en plus dangereusement ainsi que dans un dogme libre-échangiste par la suppression totale de frontières protectrices qui fait le lit de la concurrence déloyale, l’UE continue sa fuite en avant sans fin.

Son incroyable appétit d’extension vers de nouveaux pays à l’est et dans l’ex-Yougoslavie n’a d’égal que son manque flagrant de vision stratégique. Ce monstre technocratique, enfanté par l’Acte Unique puis Maastricht, est en train de mettre en péril la prospérité des pays européens et par la même la paix qu’elle prétend préserver en son sein depuis des décennies.

Tensions géopolitiques cristallisées par la persistance de la crise économique

Alors que le monde est loin d’être tiré d’affaire en matière économique suite à la crise financière de 2008, les crispations géopolitiques sont potentiellement de plus en plus explosives.

Avec d’un côté une UE embourbée dans l’ornière d’une monnaie unique qui n’en finit pas de produire de l’austérité économique à l’échelle du continent, un Japon drogué à la planche à billet sans signes tangibles d’améliorations pour autant, une Chine qui s’essouffle dans une bulle immobilière et des disparités de richesses criantes, et des États-Unis, de l’autre, qui tentent de se persuader psychologiquement que la reprise économique est réelle, les principaux moteurs de la croissance mondiale peinent à redémarrer durablement.

Certains économistes pointent l’absence de reprise durable dans le fait qu’on patine depuis 2008 non pas dans une crise mais dans une transition lourde qui fera qu’à terme un autre modèle économique va se substituer au modèle néolibéral, monétariste et libre-échangiste issu des années 70-80 dominé par une finance devenue irrationnelle.

Conscient des multiples foyers de crises en Afrique, au Moyen-Orient, dans le Caucase ainsi qu’en Asie, les diplomaties influentes devront rivaliser d’ingéniosité pour éviter que le monde bascule d’un conflit mineur à une escalade à la Clausewitz susceptible de l’entraîner dans la guerre à grande échelle.

Aujourd’hui, la non-application de l’accord Genève II, le lancement d’une opération conjointe sans l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU par Israël et l’Arabie Saoudite pour anéantir préventivement les installations nucléaires iraniennes, la tenue du Tribunal spécial pour le Liban qui s’ouvre pour juger la mort du Premier ministre libanais Rafik Hariri forment autant de causes explosives possibles au déclenchement d’un conflit incontrôlable.

Par ailleurs, les crispations autour du futur leadership mondial, entre les deux plus grosses économies planétaires, les États-Unis et la Chine, rejaillissent sur les provocations qui se manifestent depuis plusieurs mois en mer de Chine entre celle-ci et son voisin nippon. Ayant pour ambition de reculer au maximum le déclin programmé de son empire, les États-Unis ont les yeux rivés sur l’Empire du Milieu pour le contrecarrer à tout moment. Ils ont intégré l’infériorité de leur compétitivité économique et compensent celle-ci par une supériorité militaire toujours présente – avec un budget militaire égal à la somme de tous les autres États dans le monde. Les nombreuses sources de revendications territoriales en Asie, les tentations de plus en plus fortes de réintroduction de formes de protectionnisme sur le plan du commerce mondial ainsi que les instabilités chroniques au Proche et Moyen-Orient sur fond d’enjeux énergétiques participent grandement à une résurgence d’un conflit planétaire.

À l’image du déclenchement de la Première guerre mondiale qui faisait suite à une phase de mondialisation avancée, la troisième pourrait survenir après cette phase de globalisation financière que l’on connait depuis les années 70-80 et qui pousse à une radicalisation de la concurrence entre le bloc occidental et les BRIC – Brésil, Russie, Inde, Chine.

Il est, en effet, plausible que cette guerre économique ne puisse que déboucher sur une guerre réelle si la spirale délétère de la concurrence de tous contre tous sans ajustements préalables entre des pays aux structures économiques si différentes n’est pas enrayée.

À ce système qui file vers la catastrophe, il faut opposer et construire une mondialisation à la finance compartimentée, réglementée et remise au service de l’économie réelle; au commerce mondial fait d’échanges libres mais débarrassés des pratiques anticoncurrentielles ; à l’élaboration de projets et de programmes industriels d’envergure entre pays partageant leurs compétences au service d’une économie plus sobre en carbone et davantage tournée vers l’Homme.

Dans ce contexte, la France doit renouer avec une alliance continentale avec la Russie et répondre à « l’appel de Moscou » exprimé brillamment par A. Chauprade.

Elle doit adhérer à sa vision multipolaire du monde qui contrebalance celle unipolaire des États-Unis, à sa défense farouche de la civilisation occidentale et des valeurs traditionnelles chrétiennes en venant notamment à l’aide des Chrétiens persécutés dans le monde, ainsi qu’à sa lutte de manière intraitable contre les groupes islamistes. Cette alliance de raison, nourrie par les nombreux liens culturels et historiques qui lient la France et la Russie doit permettre de mieux appréhender les défis futurs qui les attendent : la lutte contre le terrorisme international et la sécurité des approvisionnements énergétiques.

Nietzsche avait prédit un siècle en avance que l’Occident allait basculer dans le nihilisme et l’inversement total des valeurs, au point qu’aujourd’hui on en arrive à traiter de nazi un humoriste métis antiraciste, et, à l’inverse, que l’on désigne comme relevant de la liberté d’expression voire du combat pour l’égalité homme-femme le sacrilège des lieux saints catholiques et l’atteinte à la pudeur constitués par les actes des Femen. Il est temps désormais de tourner le dos à cet effondrement des valeurs issus de mai 68 en France, de se repositionner sur les principes réalistes, équilibrés et universels qui ont fait la force de la France sur le plan diplomatique. Recouvrer une indépendance – de nos jours proche du néant – et redonner confiance aux Français à travers notamment une politique étrangère cohérente et ambitieuse, se révèle être une double tâche à la mesure du talent français.

Ce génie, resté depuis trop longtemps endormi et qui ne demande qu’à reprendre les manettes d’un pouvoir qui lui a échappé, peut, en outre, tirer parti des nombreux nouveaux apports migratoires qui composent désormais la France et qui font qu’elle peut déployer son message passionnément vers les quatre coins du monde.

Ou alors, grisés dans cette terrible pente des dernières années, allons-nous célébrer le centenaire du déclenchement de la Première guerre mondiale en laissant se déclencher la troisième…


Guillaume N.

Source et publication: http://www.lebreviairedespatriotes.fr/18/01/2014/international/se-dirige-t-on-vers-un-troisieme-conflit-mondial/

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