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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 06:04
Aucune administration, aucune banque ne demande de données sensibles par mail. Toute demande de ce type est un faux. Franck Dubray
Aucune administration, aucune banque ne demande de données sensibles par mail. Toute demande de ce type est un faux.© Franck Dubray
Le « phishing », qui consiste à usurper une identité pour obtenir des coordonnées bancaires, n'est pasune escroquerie nouvelle. Facile à monter et difficile à réprimer, elle prospère sur la Toile.
Repères

Le « phishing », c'est quoi ?

Aussi appelée « hameçonnage », cette escroquerie consiste à subtiliser des données sensibles, comme un numéro de compte bancaire, pour voler l'argent de la victime. Le procédé: les arnaqueurs envoient un e-mail en se faisant passer pour une administration (Caisse d'allocations familiales...) ou une entreprise (banque, opérateur téléphonique...). Ce courriel a une allure officielle : il reprend la mise en page et les mentions légales de l'organe dont l'identité a été usurpée. Prétextant un problème, le message renvoie vers un lien : cliquer dessus et remplir les infos demandées suffiraient - soi-disant - à régler le souci.

Comment le phénomène évolue-t-il ?

Selon l'Office central de lutte contre la criminalité sur le Net (OCLCTIC), qui dépend de la direction centrale de la Police judiciaire, « en 2011 et en 2010, 13 000 cas de phishings ont été signalés sur la plateforme de l'office. Cela représente 10 % de la criminalité sur Internet ». Dans le monde, en 2010, cinquante millions de sites frauduleux ont été détectés. Ils surfent sur l'actualité : au moment de payer ses impôts, les escrocs vont se faire passer pour le Trésor public. « Dernièrement, ils ont utilisé de fausses factures d'EDF », précise Valérie Maldonado, chef de l'OCLCTIC.

Quelles armes pour lutter ?

« Lorsqu'un cas de phishing est avéré, nous identifions l'hébergeur du site et nous lui demandons de fermer la page », explique Valérie Maldonado. Mais ces sites dépendent souvent de pays étrangers. « Il faut faire une demande, par Interpol, aux autorités locales. C'est à elles de prendre en charge le traitement. Nous sommes limités, même si les États ont de plus en plus conscience du problème », indique-t-elle. Attraper des arnaqueurs est rare. « Ils ne jouissent pas d'une impunité totale, mais il faut avouer qu'il est difficile de remonter les réseaux. »

Comment éviter l'arnaque ?

« La prévention est l'arme la plus efficace. Nous alertons nos clients, sur notre site et par e-mail », précise Alain Doustalet, responsable de la cellule Délits Internet chez Orange. « Sachez qu'aucune administration, aucune banque [...] ne demande d'informations sensibles par e-mail. Dès que vous recevez un tel courriel, soyez-en sûr, c'est un faux ! », explique La Poste. Si vous avez un doute, contactez l'entreprise.

Que faire, une fois piégé ?

Faites opposition et changez les mots de passe de vos comptes Internet.

Les recours sont limités, pour deux raisons : aujourd'hui, les entreprises font leur devoir d'information et peuvent difficilement être attaquées : la victime a livré d'elle-même ses données. « Selon le type de phishing, il faut se renseigner sur l'assurance de votre carte bancaire ou examiner les conditions générales d'utilisation du site », explique Me Diane Mullenex, spécialiste du droit numérique. Le plus simple est de se tourner vers un avocat.

 Source et publication:

Boris MARCHAL.  Ouest-France  
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 13:44
Il est certes évident que l'idéologie des droits de l'homme est un obscurantisme incapacitant au nom duquel on détruit les défenses immunitaires de nos compatriotes afin de leur faire accepter le fait d'une immigration qui n'est qu'une invasion ; que le rôle des intellectuels de gauche est d'empêcher leurs contemporains de penser librement ; que les trotskistes, les antiracistes professionnels créent de la guerre civile ; que le mondialisme libéral entend supprimer les nations en favorisant les séparatismes ; que les associations antiracistes et/ou humanitaires ne représentent qu'elles-mêmes et n'ont d'autre but que de faire de l'argent en cultivant une mauvaise consciences chez les "souchiens" ; que l'immigration dont souffrent les nations d'Europe a été causée par le capitalisme apatride ; que la colonisation en général se confond avec l'histoire du monde et qu'elle n'est pas intrinsèquement infâme ; que les revendications haineuses et victimai
res des peuples anciennement colonisés ne sauraient se fonder sur l'idéologie des droits de l'homme qui appartient de fait - pour leur malheur - à l'héritage des peuples colonisateurs supposés oppresseurs ; que la colonisation dans sa version française fut une idée de gauche d'inspiration jacobine avant d'être une idée de droite ; que la décolonisation fut à bien des égards une stratégie de grands colons et de capitalistes décidés à poursuivre leurs entreprises d'accumulation de profits sans avoir à supporter le poids grandissant d'une colonisation onéreuse vouée à se solder par une accession à la citoyenneté des peuples colonisées qui, dans leur immense majorité, souhaitaient demeurer dans le giron de l'empire colonial.

Mais il reste néanmoins regrettable que la chanson des suprémacistes blancs soit si dégénérée quand bien même leur message est vrai ; voilà ce qui arrive quand on choisit le matérialisme racial plat plutôt que la Foi vraie : on appauvrit son Intelligence...
Source
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 13:41

 

Implantation des Jeunesses Nationalistes sur Paris et sa région

Fb-Button

Constatant, depuis quelques mois, que la répression de l’État dit «
français » ne cesse de s’accroitre à l’encontre des nationalistes,
nous avons maintenant la certitude qu’ils nous craignent.

C’est pourquoi nous avons décidé de ne plus laisser à ce système le
moindre répit.

Dès lors, nous leurs arracherons le pouvoir là où il se trouve dans un
pays gouverné par un régime apatride, à savoir dans la rue, à
commencer par celle de la capitale et de ses abords.

Il nous fallait pour cela une structure francilienne, à même de
chapeauter toutes les forces vives nationalistes écœurées du charabia
électoraliste de certains et des combats de coq des autres.

Cette structure à même d’unir les nationalistes de toutes les
tendances sans sombrer dans le reniement de soi n’était aujourd’hui
concevable que dans un groupe dont le nom parle de lui-même, les
Jeunesses Nationalistes, et dans l’exemple de courage et d’abnégation
d’Alexandre Gabriac, son fondateur historique.

Voient donc le jour, en ce 05 Août 2012, les Jeunesses
Nationalistes Parisiennes !

Au nationalisme de salon et à celui des internautes, nous préférerons
toujours, et de très loin, un Nationalisme de terrain, celui de
l’action sans concession.

Nous combattrons jusqu’au bout contre :

Le libéralisme apatride et la finance internationale
L’immigrationnisme
Le métissage comme modèle de société
Le racisme anti-blanc et la délinquance allogène
La désinformation médiatique
L’axe américano-sioniste
La société de consommation et l’abêtissement culturel
La dévirilisation de l’homme occidental
Le communisme et ses avatars droit-de-l’hommistes

Tant que l’honneur nous le commandera, et nous vaincrons car lui seul
motive notre combat et la Victoire !

Salutations Nationalistes

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 13:32

COMMUNIQUÉS

Note destinées aux volontaires pour le service de sécurité du PDF

Note destinées aux volontaires pour le service de sécurité du PDF

 

Par Jean-Pierre Dellac, directeur national du S.E.P. Servir, Encadrer et Protèger voila donc notre mission au service du PdF et de son Président Carl Lang ainsi que de tous les adhérents. Il nous faut donc nous étoffer et recruter, mais attention de ne jamais oublier que: La qualité prévaut sur la quantité.

 

Pour votre inscription, j'aurai besoin des renseignements suivants:
 
Coordonnées postales, téléphoniques et internet.
Date de naissance.
Photo d'identité.
 
Merci.
Bien amicalement à vous tous et à bientôt.
JP Dellac / SEP
03 86 45 75 42
 
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 13:19


RÉUNION CHAMPÊTRE DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS ( BRETAGNE ) .

                                                                                             Bretagne

Un Ami en amène un autre.

 

                                   

 

Le CNC 35/Bretagne se réunira le Dimanche 09septembre 2012 pour sa 10ème Kermesse.


A partir de 10h30 au lieu dit

"LE CHENAY"


35230 NOYAL- CHATILLON (à 4kms de VERN, 3kms de la rocade Sud de RENNES).

                   

En venant du 29 et 22 à RENNES, direction NANTES , rocade Ouest (repères, Stade Rennais à gauche, radar avant un virage à gauche) sortie NANTES , 4 kms sortie NOYAL-CHATILLON, 2ème rond point direction RENNES à gauche, 500m après un rond point LE CHENAY à droite(Flèché).

 

En venant de RENNES passer au dessus de la rocade après lesPompiers continuer vers NOYAL-CHATILLON ralentir en apercevant le clocher, c’est à gauche à la hauteur d’un poteau électrique isolé à droite.(une rangée de sapin, ancienne ferme).

 

Vous pouvez inviter la famille et des Amis à la cérémonie, au repas et/ ou à la KERMESSE.



Pour tous renseignements:

06 17 64 19 60 ou 02 99 00 49 50     madore.michel35@gmail.com

 

……………………………………………………………………………………………………………………

 

                                                                                                                                                 

 

COUPON REPONSE A RETOURNER avant le Lundi 3 Septembre 2012 à :

Michel MADORÉ, 46 Rue de Châteaubriant , 35770 VERN SUR SEICHE

                Chèque à l’ordre du CNC 35.

 

Monsieur, Madame : ____________________________________________________

  Assisteront                  N’assisteront pas

               à la fête du CNC 35/Bretagne le Dimanche 11 Septembre 2011 à le CHESNAIS                                    

 

                    Nombre de personnes :……………… X 22€ =

                    Nombre de personnes (- 12 ans)……   X 12€ =

 

*Combien d’Amis à la Kermesse ?:

* Hôtellerie me contacter : 02.99.00.49.50 ou 06.17.64.19.60. madore.michel35@gmail.com


 

 

pdfbretagne@orange.fr

10H30

Accueil

11H00

Cérémonie (Remise TRN)

12H30

Apéritif - Repas 

15H00

Kermesse-Récompenses

17,18H00

Descente des couleurs

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:40

 

   IL EST GONFLE LE CURE, MAIS IL A RAISON ! 

 
   
On ne sait toujours pas si le Maire de Paris, alias 
   
"Notre Dame de Paris", a répondu à Monsieur l'Abbé.


   Génial !!!!!!! bravo M. l'Abbé !!!!!!!!!!


   Faire suivre le plus possible 

  
> >  

  la suite de la manifestation organisée par le maire de Paris pour la fin du ramadan, un abbé en tant que citoyen, demande une manifestation identique pour la fin du carême.

 
   Sa lettre ci-dessous :


   A l'attention de M. Bertrand Delanoë

 
     Monsieur le Maire de Paris,

 
     Vous avez défendu auprès de M. le Préfet d'Ile de France la fête de rupture du jeûne du ramadan organisée par vos soins le 24 aout en lui disant qu'elle n'était "pas une manifestation culturelle ne correspondant à aucune fête religieuse musulmane, n'avait pas de caractère rituel, ne comportait aucune prière ou prêche religieux, s'agissant d'une manifestation à caractère artistique et festif " (d'après le journal Le Monde du 24 aout).

 
    Eh bien, au nom du principe de l'égalité républicaine, je suis heureux de vous demander en tant que citoyen, la tenue par vos soins d'une semblable fête dans la semaine du 9 au 14 avril prochains pour fêter la fin du Carême.

 
  Vous pourrez pareillement alors vous défendre de fêter ce qui n'est "pas une manifestation culturelle ne correspond à aucune fête religieuse chrétienne n'a pas de caractère rituel et peut ne comporter aucune prière ou prêche religieux s'agissant d'une manifestation à caractère artistique et festif ".


    Confiant que vous saurez allouer une somme équivalente à celle que vous avez su débourser pour fêter la fin du ramadan, promouvoir cet évènement par une soirée télévisée au même titre que le programme « La nuit du ramadan » diffusé le 24 aout 2011 sur France 2 à 23 heures 35, et vous n'oublierez plus désormais de souhaiter un joyeux carême aux Parisiens sur les panneaux lumineux de leur ville comme vous le faites pour leur souhaiter un joyeux ramadan, de sorte que je n'ai pas à saisir l'Autorité compétente de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, par avance, je vous remercie.
   PS : Peut-être ne le savez-vous pas, mais l'islam sanctionne jusqu'à la peine de mort (Arabie Saoudite, Iran.) les pratiques homosexuelles condamnées par le Coran (26.165-166 ; 29.28-30)...

 


   Auteur : Abbé Pagès 
abbepages@gmail.com

 

Merci Hervé


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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:39

Les Français ont élu un président bourré, revanchard, injurieux, hypocrite, voyou et à court d’idées

Classé dans: France,Présidence Hollande | 
 

Dans « Rien ne se passe comme prévu », un livre qui sort à la rentrée, Laurent Binet – qui a voté Hollande au premier tour – a suivi la campagne de François Hollande de près.

Les petites phrases de François Hollande citées dans le livre ne laissent aucun doute sur la vraie nature du président que les Français se sont choisi.

Le 16 octobre 2011 lorsque les résultats de la primaire socialiste sont annoncés, et avant de rejoindre Solférino pour sa déclaration, Valérie Trierweiler ouvre une bouteille de champagne et propose une coupe à Hollande, qui répond :

Non merci, je suis déjà bourré

Résultats du 1er tour, 22 avril 2012. Hollande est devant la télé, et un présentateur demande à Jean-Marie Le Pen « s’il a passé le bâton à sa fille ». François Hollande réagit tout haut :

le bâton merdeux oui

Hollande et la haine de Sarkozy. Emission « Des paroles et des actes », 27 avril 2012. Nicolas Sarkozy est sur le plateau : « Vous pouvez peut-être dire à M. Hollande de condamner Mme Aubry quand, aimablement, elle me compare à M. Madoff qui, à ma connaissance, a cent quatre-vingt-trois années de prison…. » François Hollande, dans sa loge :

Mais… tu les auras !

Débat contre Sarkozy, 2 mai 2012: « Moi, Président de la République ». Hollande :

Je pensais qu’ils allaient m’interrompre mais non, alors je continuais. A la fin je n’avais plus d’idées.

Revanchard et jaloux, après l’élection, le 6 mai. A la question : « sur qui, en ce moment d’accomplissement, avons-nous l’impression de prendre une revanche personnelle ? ». Hollande :

Sarkozy

Hollande voyou : A propos de la cérémonie d’anniversaire de la mort de Bérégovoy, prévue le 1er mai à Nevers. Hollande :

On s’en fout de la gerbe !

Hollande hypocrite et calculateur : « il se contrôle constamment » avoue Laurent Binet.

Hollande injurieux. « On lui a reprochée d’avoir dit que Sarkozy était « un sale mec ». Ça m’a fait rire, dit  Laurent Binet, parce qu’

en privé il traitait régulièrement Sarkozy de « salopard », de manière tout à fait tranquille.

Hollande manipulateur : « Il est indéniable que Hollande m’a impressionné et séduit : c’est son métier ! Mais je savais ce que ce processus avait d’artificiel. »

Hollande choisit « un gros naze » comme premier ministre (« le Canard enchaîné » a révélé qu’Aubry, qui le connait très bien, a traité Ayrault de « gros naze »).

Hollande influençable.
Question à Laurent Binet : « la parole de Trierweiler avait-elle du poids ? dans les réunions ? »
Réponse : « Hollande l’écoutait, comme il écoutait les remarques de son fils Thomas. Donc oui, je pense que sa parole avait du poids. »

Hollande poissard : la télévision refuse de s’allumer à Tulle, quelques minutes avant le début des résultats, le soir du second tour.

La poisse, c’est pour les Français. Mais en même temps, comme on fait son lit on se couche n’est ce pas ?

Avoir élu un tel looser, je commence à me demander si le bon sens populaire n’a pas quitté les Français.

 

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info


http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/08/15/hollande-candidat-netait-pas-si-gentil-la-preuve-en-dix-piques-234643
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20120813.OBS9542/francois-hollande-cote-coulisses.html
http://lelab.europe1.fr/t/les-meilleures-feuilles-des-meilleures-feuilles-du-livre-de-laurent-binet-dans-les-coulisses-de-la-campagne-de-francois-hollande-rien-ne-se-passe-comme-prevu-4310

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 12:21

ADHÉSIONS AU PARTI DE LA FRANCE 

 Modalités de règlement

Adhésions :

  • Adhésion simple : 30 €
  • Adhésion de soutien : 50 €
  • Bienfaiteur : 100 € (ou plus)

Trois modes de règlement possibles : espèces, chèque ou virement, (le virement peut être mensuel ou trimestriel mais ne peut être inférieur à dix euros).

IMPORTANT : pour obtenir un reçu fiscal, (réduction d'impôt de 66%), il faut effectuer le règlement à l'ordre de Mme Myriam BAECKEROOT mandataire financier du P.D.F. (Parti de la France)

  • adhésion sans reçu fiscal :
    • chèque à l'ordre de : "Le Parti de la France"
    • virement à l'ordre de : "Le Parti de la France"
      Banque LCL 30002 00453 0000008220U 92 Paris Anjou
      (déclaration préfecture des Yvelines le 12/01/09)
  • adhésion avec reçu fiscal ou don: attention les espèces ne donnent pas droit à un reçu fiscal
    • Les dons sont plafonnés à 7500 euros par personne et par an.
    • Les dons sont interdits aux personnes morales.
    • chèque à l'ordre de : "Mme Myriam BAECKEROOT mandataire financier du PDF"
    • virement à l'ordre de : "Mme Myriam BAECKEROOT mandataire financier du PDF"
      Banque LCL 30002 00453 0000691807 F 22 Paris Anjou

Bulletin papier

» Bulletin d'adhésion au format PDF, à télécharger et à imprimer. Une fois complété, renvoyer le bulletin à l'adresse suivante :

Le Parti de la France
43 route de Saint Germain
78860 Saint Nom La Breteche

Tel : 01 30 80 55 89 - Fax : 01 30 80 55 86
Email : lepdf@orange.fr

 

 

RAPPEL:

pdfbretagne@orange.fr

 

 

Après les élections, le combat continue...

P1010959.jpgPar Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Editorial du n°28 de la revue

Synthèse nationale cliquez ici

 

Les péripéties électorales sont, enfin, passées. Après 18 ans de pouvoir, la pseudo droite est balayée par la gauche bobo-écolo-socialiste. Rien d’extraordinaire donc… ainsi va la démocratie française : les gouvernements changent, la crise demeure.

 

En réalité peu importe que notre pays soit gouverné par les uns ou par les autres puisque la politique menée par les deux est finalement la même, c'est-à-dire une politique au service des intérêts de l’hyper-classe mondialiste dont le seul projet est de détruire les peuples et les nations afin de mettre la planète au diapason de ses ambitions.

 

Certains, parmi nos lecteurs et mêmes nos collaborateurs, nous ont aimablement reproché de n’avoir pas appelé à voter, au second tour de la présidentielle, pour le président sortant. Mais comment aurions-nous pu soutenir un homme qui, cinq ans durant, a mené une politique qui a toujours été à l’encontre de nos idées et de notre conception de la France ? En effet, ceux qui ont la mémoire courte doivent s’interroger : qui a fait appliquer le traité européen malgré le « non » massif des Français au référendum de 2005 ? Qui a nommé des gadgets de gauche style Frédéric Mitterrand, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Rama Yade, Eric Besson etc. à des postes de secrétaire d’Etat ou de ministre ? Qui a pris Bernard-Henri Lévy comme conseiller particulier ? Qui a lancé la France dans une guerre en Lybie et y a installé la charia (à moins que ça ne soit pour détruire des preuves de financements occultes …) ? Qui a mis en place un président musulman en Côte d’Ivoire ? Qui a réintégré la France dans le commandement de l’OTAN ? Qui a laissé des soldats français se faire tuer en Afghanistan dans une guerre qui n’est pas la nôtre ? Qui a augmenté la dette française de plus de 500 milliards d’euros ? Qui a créé plus d’une vingtaine de nouveaux impôts rien que ces 5 dernières années ? Qui a laissé plus de 200 000 immigrés rentrer légalement en France chaque année ? Qui a reconnu l’indépendance de l’État fantoche et musulman du Kosovo ? Qui a explosé tous les records de chômage et aggravé la précarité dans notre pays ? Qui a introduit la fumeuse théorie dite du «gender » dans les programmes scolaires ? Le simple fait de se poser ces quelques questions leur permettra de comprendre pourquoi il était impossible pour nous de servir de rustine à cette droite aussi pusillanime qu’inefficace et nous ne pleurerons pas un seul instant sur sa défaite, même si celle-ci, admettons-le, n’est pas aussi spectaculaire que certains l’annonçaient.

 

Avec la gauche, nous savons au moins à quoi nous en tenir. A peine élu, Hollande est confronté à la dure réalité de la crise d’un Système quasi-planétaire qui, de toutes façons, dépasse ses compétences. Certainement plus social-démocrate que marxiste, le nouveau pouvoir va tenter de cacher sa soumission aux puissances financières mondialistes en éblouissant ses troupes à coup de mesures sociétales reposant sur sa conception de la morale, sur l’antiracisme, les droits de l’homme (hors de nos frontières s’entend), etc… Ce n’est pas vraiment nouveau, dans les années 80 et au début des années 90, Mitterrand et les siens avaient alors procédé de la même façon. Il y a bien longtemps qu’en France, comme dans les autres pays européens, ce n’est plus le gouvernement qui gouverne… Et cela, les peuples commencent à s’en rendre compte.

 

Ne soyons pas totalement pessimistes, ces dernières semaines nous ont offert tout de même un bon moment : l’élimination (momentanée ?) du fanfaron Mélenchon qui commençait à nous chauffer les oreilles en prenant un peu trop ses désirs pour des réalités…

 

Il serait injuste de commenter ces élections (la présidentielle + les législatives) sans parler des scores du Front national. L’analyse d’Yvan Blot que nous avions publiée dans notre précédente livraison (*) nous semblait pertinente au moment où elle fut écrite. Cependant, force est de reconnaître que les résultats de Marine Le Pen furent meilleurs que ceux escomptés dans nos colonnes. Mais, après tout, nous n’allons pas nous en plaindre. Nous savons que les Français qui ont voté pour Marine Le Pen, dans leur immense majorité, ont voulu exprimer leur refus de voir la France disparaître, et ce n’est certainement pas nous qui allons le leur reprocher. Même si ces résultats sont en dessous des espérances de nombreux nationaux qui pensaient, sans doute sincèrement, que les efforts entrepris par la candidate du FN pour ripoliner son parti allaient la conduire aux portes du Palais. Elle en est encore loin. Et cela en dépit d’une sur-médiatisation qui pouvait laisser imaginer, dans la dernière ligne droite, qu’un nouveau 21 avril était envisageable. Il n’en fut rien… De même que la victoire annoncée aux législatives à Hénin-Beaumont ne fut pas non plus au rendez-vous tant attendu.

 

Le FN marinisé continuera sans doute sa mutation en parti droitier et conservateur qui cherchera, vainement, à s’entendre avec les partis aux ordres du Système. Telle est la volonté de sa présidente…En cherchant à devenir l’aile droite de la classe politique, il rompra de fait avec sa vocation « révolutionnaire » qui avait été sa raison d’être et qui avait fait sa force jusqu’à présent. Cette mutation aura l’avantage de libérer un espace nouveau pour les seules forces capables de proposer une alternative crédible à ce système mondialiste. Or, nous le savons bien, cette alternative au mondialisme ne peut être que l’alternative nationaliste.

 

Le dimanche 13 mai dernier, jour de la Fête nationale de Jeanne d’Arc, les mouvements nationalistes ont multiplié les démonstrations de forces dans les rues de Paris. Plus de 1 500 personnes ont défilé le matin à l’appel des organisations nationalistes radicales. La Nouvelle Droite Populaire était en tête du cortège. L’après-midi, plusieurs milliers de militants catholiques ont aussi célébré, à leur façon, le 600e anniversaire de la naissance de la Sainte héroïne de la Patrie. Dans le même temps, de nombreux dépôts de gerbes furent effectués par les associations patriotiques devant les statues de Jeanne d’Arc tant à Paris qu’en Province. Une semaine après le retour de la gauche au pouvoir, ces actes ont démontré clairement que les forces nationalistes n’étaient pas prêtes à abandonner le combat.

 

Que ce soit hier contre la droite affairiste ou aujourd’hui contre la gauche internationaliste, notre combat est le même. Nous nous battons contre le mondialisme destructeur des nations et des identités ; nous nous battons pour imposer un Ordre nouveau, nationaliste, populaire, social et identitaire. Voilà pourquoi Synthèse nationale, fidèle à sa vocation, continuera son combat pour rassembler toutes les énergies qui agissent dans ce sens.

 

Le prochain rendez-vous, vous vous en doutez, c’est le dimanche 11 novembre prochain à Paris pour notre 6e (et oui) Journée nationale et identitaire. Nous vous en reparlerons…

 

(*) Voir Synthèse nationale n° 27, page 9, la tribune libre d’Yvan Blot un mois avant la présidentielle.

10:14 Publié dans Revue de presse 

 

Synthèse natinale n°28 est paru :

Couv Synth. Nat. - 28.jpg

Au sommaire :

- Editorial de Roland Hélie : Après les élections, le combat continue...

- Retour sur les législatives...

- Patrick Parment : Défaite d'une droite sans valeurs...

- Arnaud Raffard de Brienne : Honneur à l'oeuvre de la France en Algérie...

- Bernard Bres : Agriculture, de l'autosuffisance alimentaire aux dégats du productivisme...

- Georges Dillinger  : La dénatalité ou le suicide d'une race...

- Luc Pécharman : Les municipales, pour quoi faire ?

- Jean-Claude Rolinat : Syrie, redoutons l'"effet papillon"...

- Lionel Baland : Dossier Jörg Haider, l'homme qui ébranla l'Europe... A l'occasion de la sortie de sa biographie.

- Francis Bergeron : Histoire des fascismes de François Duprat...

- La sortie du Dictionnaire des polémistes aux Editions Les Bouquins de Synthèse nationale.

Les rubriques de Philippe Randa, du Marquis Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, d'Yves Darchicourt, de Luc Barbulesco et de Pieter Kerstens... 

N°28, Juillet Août 2012, 124 pages, 12 €.

Abonnement : 6 numéros 50 €, soutien : 100 €

Chèque à l'ordre de Synthèse nationale à retourner à

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

Bulletin d'abonnement cliquez ici 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 12:10

Pétition/Tract : Contre le mariage homosexuel

Vendredi 17/06/2011

Pétition en version internet :

files/Petition mariage homosexuel2(1).pdf

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 09:42
L’économie mondiale en perte de vitesse - Le dilemme de la rigueur et de la croissance

L’ÉCONOMIE MONDIALE EN PERTE DE VITESSE


Le dilemme de la rigueur et de la croissance



Yves-Marie Laulan* 
le 20/07/2012 
Un économiste célèbre qualifiait naguère la science économique de « dismal science », la discipline lugubre. Les économistes ont , en effet, rarement de bonnes nouvelles à annoncer. Les français n’ont pas remarqué que le monde tournait sans eux. Or l’économie mondiale se porte mal. Plusieurs faits devraient  retenir l’attention.
Un ralentissement général dans le monde.

C’est aux Etats-Unis que le malaise est le plus perceptible. Après un début d’année qui laissait entrevoir enfin la sortie de la crise dans laquelle se pays se débat depuis près de 5 ans maintenant, les dernières statistiques, notamment celle de l’emploi, critère essentiel dans la période actuelle, laissent craindre que l’économie américaine pourrait retomber lourdement en récession  et cela en dépit des plans de relance divers et variés mis en place par l’Administration américaine et de l’action incitative vigoureuse du Federal Reserve.
Paul Krugman
La réélection  du président Obama, quasi acquise voici encore quelques mois, pourrait être singulièrement compromise. Si bien que Paul Krugman, le conjoncturiste attitré du Herald Tribune, prix Nobel d’Economie mais surtout keynésianiste convaincu, ne cesse de hurler en réclamant toujours plus de relance, c’est-à-dire plus de dépenses publiques, de déficits fédéral  et plus d’endettement. Et de citer en exemple le plan de relance de la Chine. Le problème est que les investisseurs internationaux commencent subrepticement à se détourner de la monnaie américaine. Ce qui pourrait sérieusement  compliquer à l’avenir le placement des bons du Trésor américains sur les marchés internationaux.
Le ralentissement économique des Etats-Unis se reflète un peu partout dans le monde. Ainsi les 4 pays du  fameux Bric (Brésil, Chine, Russie, Inde, qui forment 20 % de l’économie mondiale), voici peu, ruban bleu de la croissance dans le monde, donnent aussi des signes de faiblesse. Le Brésil, en particulier, retombe à un taux de croissance de 3 %, cependant que l’Inde, empêtrée dans d’inextricables problèmes politiques, enregistre sa plus  mauvaise performance depuis des années. Leur taux de croissance cumulé qui flirtait avec  10 % en 2010 est retombé à 8 %. Les Etats-Unis (22% de la production du monde), ont rétrogradé de 3 à 2% de croissance. Quant à la zone euro (18 % de l’économie mondiale), devenue la lanterne rouge du monde, son taux de croissance, déjà médiocre à 2 % voici 2 ans, risque fort de passer en dessous  de la barre avec  -0,3 % cette année, une croissance négative.
Le modèle chinois tire-t-il  à sa fin ?

Le cas de la Chine mérite qu’on s’y attarde quelque peu. Les commentateurs américains, avec une certaine « joie mauvaise », s’en donnent à cœur joie et se délectent à décliner les difficultés innombrables dans lesquelles, selon eux, la Chine se débat. Et de citer le sort funeste du malheureux  Bo Xilai, naguère « petit empereur » de la région de Chongqing, promptement débarqué de son poste de gouverneur  pour s’engloutir dans l’abime sans fond du shuanggui (La  géhenne version chinoise qui engloutit sans rémission les cadres politiques chinois convaincus de forfaiture) mais non sans avoir révélé au grand jour l’étendue de la corruption en Chine. 
A cela s’ajoute les méfaits d’une économie entièrement tenue par l’appareil d’Etat avec un secteur industriel gorgé de subventions et de prêts bancaires commandités par l’Etat qui investit à tire-larigot dans des secteurs peu rentables ; des taux d’intérêts » et des taux de change étroitement  contrôlés ; un marché financier hermétique ; une technologie rustique qui commence à dater et une compétitivité qui s’épuise avec la hausse des salaires. Tout cela résulte dans un énorme gaspillage de ressources (les investissements absorbent presque la moitié du PNB chinois) qui commencent à devenir rares, sans compter les méfaits d’une pollution oppressante (et croissante : le charbon !).
A cela s’ajoute  l’impatience grandissante de la partie déshéritée de la population (il n’y a pas que des milliardaires en Chine)  manifestement excédée par les exactions  des potentats  locaux du Parti communiste chinois bénéficiant d’une quasi totale impunité, jusqu’à l’affaire Bo. 
Bref, la Chine ralentit et ressent un certain malaise existentiel. Les observateurs américains estiment que le modèle de développement chinois, d'une remarquable efficacité depuis 30 ans  donne désormais des signes d’essoufflement. Robert Zoellick, qui va quitter son poste de président de la Banque mondiale, estime pour sa part  que ce modèle est « unsustainable »,  non durable et que la Chine doit envisager d’adopter un nouveau modèle de croissance plus ouvert et guidé par le marché.
La fin du modèle chinois ?
 
Le « miracle chinois va-t-il tirer à sa fin ? Pour ceux qui ont de la mémoire, tout ceci rappelle singulièrement les caractéristiques du modèle soviétique à bout de souffle des  années 80, du temps du président Bréjnev, qui ont abouti à l’implosion de l’URSS dans les années 90. La Chine connaitra-t-elle le même sort ? Cela parait peu probable ( à vrai dire, on en disait autant de l’URSS en 1980). Mais le rapprochement est quand  même significatif. Ce que préconisent, non sans  une certaine dose de naïveté, les Américains est ni plus ni moins une révolution non seulement économique, mais aussi politique et sociale. Chine y est-elle prête ?  Peut-elle  s’engager dans cette voie sans s’exposer à l’effondrement du Parti communiste chinois, base inébranlable du régime (avec l’Armée Rouge) ? Il nous manque un nouvel Alain Peyrefitte  pour le prédire.

Restent les contradictions inextricables de l’économie mondiale.

Il faut se demander si ce ralentissement constaté plus haut ne reflète pas en partie les contradictions dans lesquelles se débat l’économie mondiale. Tous les pays au monde, à des titres divers, aspirent désespérément à une reprise forte de la croissance mondiale accompagnée d’une vigoureuse création d’emplois. Mais l’on sait bien aussi que la croissance dépend étroitement  d’une énergie disponible à des coûts abordables et en grande quantité.
Difficile de faire rimer économie et environnement 
C’est le cas du charbon dont d’immenses gisements se trouvent en Inde, en  Chine et aux Etats-Unis. Mais l’exploitation du charbon coûte deux fois plus cher que l’énergie dite conventionnelle, à savoir le pétrole et elle libère aussi d’énormes et intolérables  quantités de pollution dans l’atmosphère. On en dirait autant  des gisements de pétrole désormais accessibles, soit dans  l’océan  à des profondeurs inouïes (5 kms et plus), ou de la technique du « fracking » qui rend exploitable les schistes bitumineux (sans parler des sables asphaltiques).
En conséquence, la croissance mondiale ne risque guère désormais d’être étranglée faute d’énergie. Mais le revers de la médaille est que l’exploitation  de ces ressources provoque une invraisemblable augmentation de la pollution atmosphérique qui ne peut qu’aggraver considérablement  le réchauffement climatique. On  peut désormais mesurer l’incidence sur le dérèglement des saisons, sans parler des problèmes d’insalubrité publique provoqués par la pollution, lesquels rendent  certaines régions de Chine  quasi invivables.
Alors que faire ? Renoncer à la croissance économique pour préserver un environnement salubre ou relancer la croissance au prix de désastres écologiques inévitables ? En fait, il semblerait bien que les opinions publiques, et les responsables politiques qui leur ont emboité le pas, ont déjà fait leur choix . Plutôt survivre avec des tornades et des inondations et la sécheresse que vivre dans un chômage permanent. La contradiction est résolue si bien que l’écologie n’est plus à la mode .
La crise existentielle de l’Europe

Un humoriste américain disait tantôt que l’Europe rassemble des pays qui ne sont plus tout à fait sûrs de vouloir se marier  entre eux mais qui décident néanmoins d’ouvrir un compte bancaire commun. Et d’ajouter que la sage Allemagne se désole de voir son amant méditerranéen vider allègrement ledit compte alors que ce dernier déclare hautement être prêt à tous les sacrifices mais à condition que cela ne lui coûte rien.  C’est à peine exagéré.
Il faut préserver l'amitié franco-allemande
C’est l’occasion, il ne faut pas la rater, de tordre le cou à ce nouveau « buzz word » , ce nouveau cliché  de la croissance à tout prix qu’il suffit de réclamer pour qu’elle vous tombe dessus comme une manne céleste. Mais de quelle croissance s’agit-il et quel prix faut-il y mettre ?
L’Allemagne se déclare prête à porter encore davantage l’énorme poids de l’endettement des pays du Sud (Grèce, Espagne, Italie probablement, mais la France aussi, ne l’oublions pas), mais à condition de mettre en place un contrôle rigoureux de la dépense publique dans la zone euro .  Sans cela le mécanisme pervers qui a créé l’endettement massif des pays du Sud serait automatiquement relancé. Mais les dits pays endettés se refusent catégoriquement (jusqu’à aujourd’hui tout au moins) à aliéner leur souveraineté budgétaire. Et cela se comprend bien. 
Car si, à l’instigation de l’Allemagne, Bruxelles ou tout organisme ad hoc européen, fermaient autoritairement le robinet budgétaire, comment les partis politiques grecs, italiens  pourraient-ils  revenir paisiblement à leurs chers déficits publics qui alimentent leurs clientèles électorales respectives? C’est à un véritable suicide politique qu’ils sont aimablement conviés. C’est également le sort promis à notre nouveau président de la République fraichement élu. On comprend qu’il renâcle. L’Europe réclamée dans le passé avec tant d’énergie par les socialistes , c’était bien joli tant qu’il s’agissait d’une lointaine vision parée de tous les charmes oniriques  aux heureux  temps de la prospérité . Mais aujourd’hui, c’est tout autre chose. Il s’agit de compromettre à coup sûr toutes les futures consultations électorales pour cause de rigueur budgétaire. Perspective intolérable. Comment s’en sortir ? Comment retrouver la formule magique du déficit sans pleurs ? La solution est simple pourtant, à portée de la main, concoctée par les cerveaux fertiles de l’entourage présidentiel.
Il s’agit de permettre à la Banque Centrale Européenne, la BCE, de financer généreusement les budgets des pays délinquants par la création monétaire (la fameuse planche à billets), puisqu’ils ne peuvent plus, ou difficilement, se refinancer sur les marchés financiers (sauf à des taux prohibitifs : plus de 7%). Mais ses statuts le lui interdisent formellement.  Qu’à cela ne tienne. On va créer un nouvel organisme bancaire européen, un de plus, ou doter le Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) d’un statut bancaire qui lui permettra d’emprunter massivement à la BCE puis de prêter, par le biais des fameux euros bons, aux pays endettés jusqu’au cou . C’est évidemment la fuite en avant dans l’inflation monétaire. La France, et d‘autres encore,  y tiennent car c’est une solution  de facilité à court terme qui ne coûte rien, politiquement, à court terme. L’Allemagne d’Angela Merkel ne veut pas en entendre  parler. Pourquoi ?
A cet égard la presse française, et américaine, font un mauvais procès à la Chancelière allemande. Car elle a d’excellentes  raisons de s’opposer fermement à la mise en place de ce mécanisme infernal. Le Allemands n’oublient pas que c’est l’inflation galopante de la République de Weimar qui a amené Hitler aux portes du pouvoir. Mais, en dehors de ces considérations historiques propres à l’Allemagne, il faut bien voir qu’il y a deux sortes de croissance, la fausse et la vraie.
La fausse est celle qui consiste à inonder les marchés de liquidités (par le biais du déficit budgétaire et de l’endettement) et de relancer la croissance par l’inflation. Les prix montent, le public est satisfait, pour un temps. Mais, rongé sournoisement par l’inflation, le niveau de vie ne tarde pas à stagner ou décliner car la production de biens et de services n’augmente  pas ou peu .C’est l’illusion monétaire de la croissance, celle que François Hollande veut à toute force mettre en place. Car  elle lui permettrait de sortir de l’impasse dans laquelle il est engagé et qu’il n’a rien d’autre à offrir, sauf d’insupportables sacrifices financiers.
Le vraie croissance, la croissance réelle, est celle qui permet d’obtenir une amélioration de la production nationale, le PNB, grâce à de profondes réformes structurelle destinée à rétablir la productivité et la compétitivité. Ce processus vertueux a deux gros défauts aux yeux des pays délinquants : il est lent  (plusieurs années) et il est douloureux (comme toute réforme digne de ce nom). Or les socialistes veulent de l’immédiat et sans douleur : d’où  les euro bonds salvateurs. Le conflit avec l’Allemagne est inévitable. Ira-t-on jusqu’à compromettre l’amitié franco-allemande sur l’autel de la vraie/fausse croissance ?
En fait, l’histoire nous apprend que l’inflation exerce immanquablement des effets ravageurs sur la  croissance réelle au prix de graves perturbations sociales. Est-cela que le nouveau Président veut offrir aux Français au lendemain de son élection ?
*Yves-Marie Laulan est économiste, démographe et géopoliticien. Il a enseigné dans plusieurs universités, à l'ENA, à l'Institut d'études politiques de Paris, à l'université Paris-Dauphine et Paris 2 ou encore comme conférencier à l'École supérieure de guerre ou à l'École polytechnique.
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