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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:30

Triste anniversaire : le pacte germano-soviétique de 1939

C’est il y a 73 ans exactement, le 23 août 1939, que Hitler et Staline signèrent ce qui allait passer à la postérité comme le pacte germano-soviétique. Pacte qui prit de vitesse et surprit complètement les diplomaties française et britannique.

Cet accord, conclu par Ribbentrop pour l’Allemagne nazie et Molotov pour l’URSS communiste, répondait avant à des considérations stratégiques pour le Führer : ce dernier évitait ainsi la réédition de la guerre sur deux fronts de 1914-18, envahissait la Pologne en toute quiétude et pût par la suite, écraser la france et dominer l’ensemble de l’Europe occidentale.

De son côté, Staline voyait avec satisfaction nazisme et capitalisme se déchirer et en profitait pour récupèrer les territoires perdus de 1918 (États Baltes, Pologne de l’Est, Carélie finlandaise).

On sait aujourd’hui que le petit père des peuples a réellement cru pouvoir s’entendre avec le IIIe Reich et n’a aucunement mis à profit les deux années de répit procurées par le Pacte pour préparer son armée à une éventuelle agression allemande.

De fait, lorsque cette dernière se produira le 22 juin 1941, il sera complètement pris au dépourvu en dépit de plusieurs rapports de ses services secrets ayant précédé l’attaque.

Le Parti communiste français, aussi bienMaurice Thorez et Jacques Duclos que l’ensemble des cadres et militants, obtempéreront. Rares seront ceux qui quitteront le PCF, tel Paul Nizan qui mourra devant Dunkerque en 1940.

Ces faits sont désormais connus malgré la grande réticence des défenseurs du marxisme à les admettre, mais ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que cette collaboration entre nazisme et communisme avait commencé bien avant 1939.

À côté des rodomontades antifascistes, l’URSS stalinienne avait notamment prêté son territoire pour des exercices d’entrainement de l’armée allemande en voie de réarmement, qui ne pouvait le faire sur le sol allemand en raison de l’interdiction du traité de Versailles.

Et ce aussi bien sous la République de Weimar que sous le IIIe Reich. Plus terrible encore, Staline s’est signalé par la livraison de communistes et juifs allemands réfugiés en URSS. Dès 1937, il en livra plusieurs dizaines, y compris des militants communistes chevronnés. En tout, plusieurs centaines furent ainsi livrés aux bourreaux qu’ils avaient fuit jusqu’en 1939.

Entre 1939 et 1941, ils furent encore environ 300. Beaucoup d’entre eux devaient par la suite périr dans les camps de la mort ou finir assassinés par la Gestapo.

Parmi ces victimes, Margaret Buber-Neumann, veuve du militant communiste allemand Heinz Neumann, qui eut le triste privilège de connaître à la fois le Goulag soviétique et le camp de concentration allemand.

Ayant survécu aux deux, elle relatera son expérience dans son ouvrage autobiographique Prisonnière de Hitler et Staline.

Un bien triste anniversaire et qui devait précéder de très peu le déclenchement de la Seconde guerre mondiale, véritable catastrophe pour l’Europe et le monde.

 

Source et publication: http://www.ndf.fr/identite/23-08-2012/triste-anniversaire-le-pacte-germano-sovietique-de-1939?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.UDc8pa68tQ8

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:00
Brest : battue par son oncle pour n’avoir pas observé le jeune du Ramadan 

23/08/2012 – 16h00
BREST (NOVOpress Breizh) – Samedi dernier, à Brest, une jeune femme a été sévèrement battue par son oncle qui lui reprochait de n’avoir pas observé le jeûne du Ramadan.

Le tonton cogneur n’avait probablement pas bien compris le message que François Hollande a adressé à la communauté musulmane à l’occasion de la fin de cette fête musulmane.

Selon Ouest-France, qui révèle l’affaire, la police a dû intervenir samedi dernier en début de soirée dans le quartier de Kerourien, suite à l’appel d’une jeune femme de 18 ans victime d’un oncle violent.

Alors que la famille de cette dernière, originaire de Mayotte, fêtait l’Aid El Fitr – la fin du Ramadan – l’oncle s’en est pris violemment à sa nièce qui n’avait pas observé le jeûne, en la frappant à coups de poing et de balai. Réfugiée dans sa chambre la jeune fille a réussi à prévenir la police.

A leur arrivée sur les lieux, les policiers ont été « accueillis » par une quinzaine de membres de la famille qui s’opposaient à ce que les policiers pénètrent dans les lieux. La jeune fille a finalement pu être récupérée et placée dans un hôtel.

L’oncle, qui n’a pas été interpellé, devrait être entendu prochainement par les services de police. Il n’avait probablement pas bien compris le message adressé à la communauté musulmane de France par le président de la République.« A l’occasion de l’Aïd-el-Fitr, qui consacre la fin du mois de Ramadan, j’adresse tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France, écrit François Hollande dans un communiqué diffusé par l’Elysée.  

souhaite que cette fête du pardon, du partage et du souci de l’autre, contribue à la concorde, dont notre Nation a tant besoin».

L’an passé, toujours pour la même occasion, celui qui n’était alors que candidat, écrivait :«A l’issue du mois de jeûne du Ramadan, temps fort de joie, d’échange de vœux et de présents, elle [l’Aïd-el-Fitr] illumine la vie et les demeures de millions de nos compatriotes de culture musulmane. Issue d’une longue tradition et porteuse de riches héritages culturels, par les valeurs qu’elle porte et l’idéal social qu’elle vise, elle s’inscrit pleinement dans cette démarche d’universalité ».

 

Une vision de l’Islam que la jeune Mahoraise ne partage probablement pas.

 
[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 10:43

 

 
 
Nous avons des preuves scientifiques, statistiques, objectives de l’effondrement du niveau des élèves fréquentant obligatoirement (ou presque…) les structures publiques ou virtuellement privées de l’Education nationale. Le dernier numéro de la revue païenne Réfléchir et Agir a élaboré dans ce sens un copieux dossier sur le grand pourrissoir que constitue la structure éducative hexagonale.

 

Un document roboratif et stimulant dont nous conseillons vivement la lecture (un conseil d’autant plus appuyé que l’édition du magazine de cet été 2012 regorge d’autres articles fort intéressants sur, notamment, l’anarchisme de droite, le Maghreb, Roger Nimier et propose aux lecteurs de nombreuses brèves toujours écrites d’une plume acérée et souvent positivement hilarante), en fait un petit exercice permettant à l’observateur lucide d’appréhender dans sa juste mesure la fange visqueuse dans laquelle baigne notre jeunesse résiduelle.

 

L’équipe du CREA (avec Eugène Krampon et Pierre Gillieth en particulier) analyse ici en premier lieu l’évolution méthodologique et pédagogique responsable de cette fabrication massive et continue de crétins blancs et allogènes. Nombre d’indices prouve en effet la dégradation formidable de l’orthographe, de la syntaxe et même du sens logique de nos pauvres collégiens et lycéens d’aujourd’hui. « En janvier 2005, l’association Sauver les Lettres a fait refaire à 2500 élèves de troisième une dictée du BEPC de 1988 : 56% ont eu zéro (contre 28% quelques années avant). De plus nos dictées du BEPC actuelles comptent 63 mots contre 150 il y a vingt ans. » Il reste évident que la première source de cet effondrement de l’expression écrite incombe à cette idéologie post-68arde et néolibérale qui a dévalué la lecture, l’écriture et ses règles au nom d’une lutte folle contre l’esprit petit bourgeois… Aujourd’hui il n’est pas rare que des auteurs classiques soient remplacés au lycée même par des chanteurs de rap dans l’étude des textes. Pis en 2005, pour le bac ( !), une épreuve de français intitulée « sujet d’invention » proposait aux candidats aux bacs technologiques des extraits de la chanson débile Lily de Pierre Perret assortis de cette précision mise en exergue par Gillieth : « Pour cette chanson, Pierre Perret a reçu le prix de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA). » Le sujet ? « Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie.

 

Elle dénonce l’intolérance et le racisme dont elle est victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l’argumentation de Lily ». Une sale idée résonne dans mon esprit horriblement fasciste : L’impétrant était-il noté en fonction de la logique de son argumentation, de sa grammaire et de son orthographe ou selon l’exposé, même maladroit, de ses bons sentiments dégoulinants de conformisme ? En tout cas, pour ma part, je me serais bien amusé avec un tel sujet ! Enfin, nous voyons bien, ici accidentellement, que le principal fléau qui ronge l’instruction nationale n’est pas vraiment d’ordre technique mais idéologique ou philosophique.

C’est pourquoi, comme le disent irrévocablement tous les contributeurs du CREA, l’école n’est pas réformable, n’est plus amendable ; elle doit être rasée au profit d’une nouvelle structure garante de l’épanouissement véritable et identitaire des derniers Français !

Car que manque-t-il réellement à la jeunesse typiquement française aujourd’hui si ce n’est un ou plusieurs absolus ? Que propose en effet cette sinistre institution aux collégiens si ce n’est un relativisme camouflant mal un nihilisme « spontané » ou une déréliction généralisée ? A part « l’horreur absolue » représentée par leur Shoah infernale, il n’existe aucune référence suprême apte à encadrer cette jeunesse en ébullition hormonale et vouée à l’avachissement suicidaire pour oublier l’inanité de son existence. Il n’existe qu’un dogme et celui-ci n’a pour rôle que d’écraser la virilité naissante de jeunes gens normalement destinés à vivre un absolu, au moins une passion, à lutter pour leur communauté, leur famille, leur pays. Dès leur plus jeune âge, les enfants doivent subir une propagande d’une niaiserie insupportable, littéralement diabolique, manichéenne à souhait où les bons deviennent des démons aux yeux des gosses et les manipulateurs et les idiots des parangons de bonté ou des victimes qu’il faudrait protéger. Cette grille de lecture contre-nature découle ici encore, c’est désolant mais c’est ainsi, d’une grotesque reductio ad hitlerum du monde qui nous entoure. « Neil Desmet et Béa Deru nous parlent dans un album pour enfants, Les Loups noirs (Pastel) –et il faut savoir que ce livre se trouve dans certaines maternelles de notre joli pays…-, d’une vallée merveilleuse, un peu genre Télétubies, où ‘on est libre de vivre à sa guise : l’un cuit du pain, l’autre des pizzas (amis de la poésie bonsoir !). Las, une bande de loups noirs, furieux que les animaux de la vallée se mélangent, vont ruiner ce bel eden. Et je vous le donne en mille, écrit Pierre Gillieth, le chef de la meute lupine se prénomme… Adolphe. Et son espion en chef Benito. (…) Les loups sèment l’horreur et la désolation, et les pauvres animaux finissent mélangés mais enfermés derrière des barbelés, puis disparaissent dans des laboratoires ou dans des fours…». Des loups « au regard noir, plus noir que noir » ! Telle doit être la seule crainte de notre jeunesse embrigadée selon les techniciens de sa « formation » idéologique : le fascisme, le désir d’un ordre supérieur et transcendant ! 

Points de vue de professeurs clairvoyants

Réfléchir et Agir donne la parole à des enseignants confrontés à la putréfaction de cette masse juvénile de plus en plus abrutie non seulement par l’Educ nat mais également par le monde médiatique qui l’entoure. Les témoignages confirment sans surprise l’invasion immigrationniste de notre nation et en particulier des établissements scolaires où les enfants noirs se multiplient à la vitesse grand V. Ils mettent également en avant la nullité pitoyable du niveau intellectuel des nouveaux lycéens, une véritable bouse cérébrale.

Et bien sûr la violence grandissante qui gangrène l’école de leur république est évoquée par nos professeurs (à ce propos le dossier du CREA aurait été peut-être plus complet si un article consacré au fléau de la néo-barbarie avait été incorporé en son sein). Le récent meurtre d’un jeune Breton par un allogène musulman n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres, mais l’illustration est éloquente. Etant resté un petit peu sur notre fin après avoir lu ces interviews éclairantes mais un peu courtes, nous avons interrogé un professeur de philosophie, agrégé et docteur, Sébastien Derouen, intellectuel catholique et atypique qui a le mérite de décrire la situation générale avec une concision et une fulgurance qui rassérèneront nos attentes cognitives. « C'est la dégradation de la langue française, en tant que symptôme, qui est la chose la plus alarmante. Il devient impossible d'enseigner la philosophie, par exemple, parce que l'effondrement de la compréhension de la grammaire rend impossible la plupart des opérations logiques. Mais pour ne pas faire de la morale à la gomme, je dirai qu'il faut souligner l'état de dépression collective où se trouve la jeunesse française : démoralisation, c'est le terme juste, une sorte de désespoir mou et rigolard. C'est la base de tout. »

 

Et Derouen d’insister sur l’état d’esprit de ces lycéens de 17 ou 18 ans qui ne s’intéressent à rien, ces homo consumans, jouisseurs d’instants de moins en moins jouissifs par la force de la lassitude. « En fait, le fond de ma pensée, c'est que les soixante-huitards ont tué toutes les générations suivantes en s'arrogeant la jeunesse et l'immaturité éternelles, du coup, les gamins sont dans un par-delà le bien et le mal… complètement déstructurant et qui ne rend pas du tout heureux… » Plus rien ne semble dorénavant, dirions-nous, distinguer un singe pelé de zoo urbain à un lycéen qui conçoit son existence en suivant les commandements des flashes audio-visuels enfermé dans une salle de classe où il mime ce qu’on lui demande d’accomplir… quand il le veut bien…

 


Source et publication: François-Xavier Rochette./ facebook

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:56

 

Touraine-Marisol.jpegLors de la fête de la rose, qui s’est tenue ce week-end à Frangy-en-Bresse, fief d’Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a évoquéquelques pistes de réforme du financement de la sécurité sociale. Les premières décisions devraient être prises à l’automne. Hélas ! Rien de bien nouveau à attendre…

 

Selon les dernières estimations du gouvernement, il devrait manquer 14,7 milliards d’euros pour boucler le financement de la « Sécu » en 2012, gouffre sans fond chroniquement déficitaire depuis 30 ans. Fidèle à la stratégie de la majorité, le ministre a donc évoqué la création de taxes nouvelles, qui devraient s’ajouter à celles votées cet été.

 

Aides familiales PDFPuisque toute augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) est repoussée au prochain budget (2014), les services du ministre lui ont donc proposé uneaugmentation de la fiscalité sur le capital (qui vient d’augmenter), une augmentation de la fiscalité sur le tabac (qui vient également d’augmenter cet été) ou la création de nouvelles taxes environnementales (le retour de la taxe carbone ?). En guise de réforme, de nouvelles taxes qui s’ajouteraient donc à des remboursements de moins en moins conséquents et de plus en plus réglementés.

 

En utilisant les mêmes recettes éculées que ses prédécesseurs, le nouveau ministre ignore donc délibérément le constat d’un modèle social français de plus en plus défaillant. Notre Sécurité Sociale prend de plus en plus d’argent aux Français et rembourse de moins en moins. Malgré des systèmes coûteux de prise en charge des plus démunis, comme la CMU et l’AME, certains de nos concitoyens ne sont pas couverts et la pérennité des ressources financières n’est pas assurée. La fin du système est une question de temps…

 

Source: Le Site de Thomas Joly / 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:47

mercredi, 22 août 2012

POURQUOI J’AI AIME « SALAZAR le regretté… » DE JEAN-CLAUDE ROLINAT

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Par Bernard Chupin

Article publié dans Présent

du 15 août 2012

 

Certains chefs d’Etat fascinent. On autopsie leur carrière et leur psychisme, pour porter des jugements qui ne sont que celui de l’auteur. Certains autres, plus discrets, restent cachés dans les plis frileux de l’histoire passée. Et puis un jour, on se souvient d’une anecdote, d’une loi ou d’une directive, on tire le fil, et on découd le suaire. On découvre un homme oublié parce qu’il était discret, parce qu’il était discrédité, aux poubelles de l’histoire disait-on. Et on apprend, on se surprend. C’est le cas d’Antonio de Oliveira Salazar.

La curiosité éteinte des historiens se réveille alors. Il est encore trop tôt pour scannériser des sagas complètes et objectives, des tentatives heureuses mais non définitives ont eu lieu, mais il faut commencer par le commencement. C’est ce que j’ai aimé dans ce livre.

 

Aborder ce dictateur en restant simple et lisible est une gageure que Jean Claude Rolinat a réussie. Ouvrage court, lisible, synthétique mais précis, justifié et référencé, facile à lire. Malgré les épidermes pré conditionnés, l’auteur ose proposer la description d’une dictature éclairée dépourvue des oripeaux dont on affuble toujours les gouvernements non réellement parlementaires et d’aborder ce sujet en extirpant le diable des idéologies négatives. L’arrivée d’une dictature est toujours le fruit d’un contexte, d’une situation historique qui cristallisa les opinions, les amenant à accepter un régime politique que les démocraties ne peuvent que juger lâchement et sévèrement, lorsque les tempêtes se sont calmées et que le pouvoir leur a été rendu. L’un de ces dictateurs est mal connu : Antonio de Oliveira Salazar, qui régna sur le Portugal pendant 42 ans. Nous apprenons comment il fût amené à prendre en main l’empire portugais menacé, comment il le maintint dans les tempêtes des indépendances, et face à la menace d’une  Europe fédérale. Nous apprenons aussi qui était l’homme : certes séducteur célibataire mais dévoué d’abord à son pays enraciné dans le christianisme portugais encore intact. Contradictions qu’il convertissait en dynamismes unitaires : tradition et modernité, conservatisme et mouvement, dictature et probité, intégrité, honnêteté, ordre non fascisant. Telle est la source de sa réussite et de la belle image qu’il garde encore aujourd’hui au Portugal. Vertus, bases philosophiques de gestion qui donneraient le haut le cœur aux  gouvernements de nos républiques. Patrie unitaire axée sur le bien commun, pouvoir exécutif fort, nationalisme inspiré par une compétition pacifique liée à un néo-corporatisme d’inspiration maurrassienne laissant l’Etat à sa place, hors du privé dont il ne connait rien aux ressorts.

 

Lorsqu’arrivent les tsunamis des indépendances, boursouflés par le vent d’est et celui de Cuba, les résistances, la crise angolaise, la barrière brisée de l’empire, mythe d’une communauté de destin supra racial qui le protégeait contre les ploutocraties et les marxismes. La question mal connue des états indiens portugais, Ajuda la petite et les poussières d’empire, avec une comparaison judicieuse avec l’Algérie. Puis la « Révolution des œillets », la révolution, opium du peuple. Celui que l’on a en mémoire comme un pantocrator distant et terrible nous apparaît comme un être humain normal, que les vagues du destin déposa à un poste où il s’est convaincu d’avoir à donner le mieux de lui-même à son pays. Certes, l’auteur a la nostalgie de l’homme : n’a-t-il pas baptisé le titre de son livre « Salazar, le regretté ». Mais il ne s’agit pas d’un résumé hagiographique de la vie de Salazar. Rien n’est caché, par exemple, de l’affaire Delgado, comme des conflits sociaux qui imitaient souvent les méthodes subversives françaises. Ce qui reste, le Portugal post Salazar, et pour beaucoup de Portugais, le regret. Pas la nostalgie, mais la tristesse de voir leur patrie devenue un petit pays chancelant, étourdi par les maladies européennes.

 

L’historien qui se penche sur des évènements récents prend un risque énorme. Le siècle dernier a été en grande partie le siècle des dictateurs. Le bon sens voudrait que l’on puisse s’y intéresser sans être aussitôt accusé de faire leur apologie. Encore une contradiction positive.

 

Salazar le regretté..., Jean-Claude Rolinat, Les Bouquins de Synthèse nationale, 164 pages, février 2012, 18 € + 3 € de port.Cliquez ici

 

Salazar Rolinat.jpg

Site du quotidien Présent cliquez ici


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:22

 ;AUTEUR laflamme

Le catalogue des nuisibles

    Serge de Beketch avait déjà combattu les dérives internes du Front National et avait fait paraitre un texte intéressant dans son livre paru en 2006: Le catalogue des nuisibles (Les vilains hardis). 

  Voici un extrait (plutôt long) tiré du chapitre Les pêcheurs de l’urne:

 

 

    «Il faut « dépoussiérer » nos idées de tous les blocages idéologiques et comportementaux. II nous faut vraiment avoir un Camp national décomplexé. Notre camp doit [ ... ] tenir compte de l’évolution des familles et répondre à celles qui sont recomposées, sans puritanisme aucun.   

   D’où une nécessité impérative pour notre camp, celle d’être laïque. Il ne s’agit pas d’aller contre la foi de bon nombre de camarades du camp national, mais de tenir compte de l’agnosticisme d’une partie importante des classes populaires et moyennes, notre base électorale. »

    Tel est le programme d’un groupe de «Patriotes pour l’Union» qui, dans la perspective de l’union proposée par J.- M. Le Pen, se réclame implicitement du Front anti-Jeanne d’Arc.

    Les choses sont claires.

    Fini de résister à l’effondrement de tout ce qui a fait la France en quinze siècles, à la perte du sentiment national et de la fierté légitime d’appartenir à la race française, de résister encore à la crétinisation de la jeunesse, à la perversion des mœurs, à l’assassinat des générations à venir, à la destruction de la famille, à la négation de la patrie, à la chosification du travail, au monopole télévisuel du ricanement talmudique et de la fesse cachère, à la domestication des Français par l’occupant, à la trahison des clercs collabos.

    L’urgent n’est pas de faire gagner nos idées. C’est de les dépoussiérer.

     C’est de débloquer nos idéologies. Lesquelles ? Au profit de laquelle?

    La démocratie égalitaire par suffrage universel à deux tours sans mandat impératif, rêve de tous les parasites politiques de la planète?

    Lire la suite 

40 ans de combats du Front national pour finir aux nations unis avec l’ambassadeur israélien…

      La Face cachée du nouveau Front National

 
 Infiltration ou dérive politique? suite…

     A relire sur Tamou Soula: infiltration-ou-derive-politique

 

Info Nord-Pas-de-Calais, le 17 août 2012:

     Tamou Soula, candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, devrait entrer au cabinet de Marine Le Pen.

    Tamou-Charlotte Soula, ex-proche de Philippe Seguin en tant que militante RPR (le parti créé en son temps par Jacques Chirac et se revendiquant du gaullisme), était candidate FN aux législatives de 2012 à Liévin, dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais. Elle y avait remporté le premier tour de justesse, avant d’être vaincue au second par Nicolas Bays (PS, choisi par le parti contre Jean-Pierre Kucheida, 56.84%).

     A noter qu’elle s’était alors présentée sous le seul prénom Charlotte. (Ndlf: toujours le besoin de se disimuler…) Signe d’un reniement de ses racines kabyles ? Selon Louis Aliot, vice-président du Front National, Tamou-Charlotte Soula serait devenue Charlotte Soula depuis sa conversion au catholicisme… (Ndlf: venant d’un descendant de décret Cremieux, cette assertion vaut ce que nous voulons y croire…)

    Jeudi, nos confrères du Point ont annoncé que Mme Soula, 43 ans, « est en passe d’accéder au poste de chef de cabinet de Marine Le Pen », présidente du FN, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais et députée européenne. Ce poste est actuellement occupé par Bruno Bilde, autre conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais et personnage discret mais important dans l’entourage de la présidente frontiste.

   Une information en partie confirmée Steeve Briois. « Ce que j’ai entendu dire, c’est qu’elle entrait au cabinet de Marine » Le Pen, a déclaré à l’AFP – sans préciser la fonction exacte mais en assurant que son arrivée était acquise – le secrétaire général du FN, conseiller général du Pas-de-Calais et conseiller municipal d’Hénin-Beaumont. Idem de la part de Louis Aliot : « Elle va être à son cabinet, sous quel titre je ne sais pas. »

     Selon plusieurs sources FN, Tamou-Charlotte Soula s’est rapprochée de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle, par l’intermédiaire de Florian Philippot (autre vice-président du parti d’extrême-droite, chargé de sa stratégie et sa communication), dont elle partage les idées souverainistes.

     A relire sur Tamou Soula: infiltration-ou-derive-politique

 

 

 

 


 
 
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:18

 

L'Histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage.

Source: stormfront.org
Les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs, mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains.
Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof Davis nomme «l'autre esclavage», qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic transatlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes.
Dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, mais pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen est, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus tendancieuses de l'esclavage américain. 

Au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques.


Un commerce en gros 

La côte barbaresque, qui s'étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d'une industrie florissante de rapt d'êtres humains depuis 1500 jusqu'à 1800 environs.
Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli, et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer plus qu'une résistance symbolique. 

Le trafic transatlantique des Noirs était strictement commercial, mais pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad.
 
«Ce fut peut-être cet aiguillon de la vengeance, opposé aux marchandages affables de la place du marché, qui rendit les esclavagistes islamiques tellement plus agressifs et initialement (pourrait-on dire) plus prospères dans leur travail que leurs homologues chrétiens», écrit le Prof. Davis. 

Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique. Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères. 

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne. L'Italie était la cible la plus appréciée, en partie parce que la Sicile n'est qu'à 200 km de Tunis, mais aussi parce qu'elle n'avait pas de gouvernement central fort qui aurait pu résister à l'invasion. 

De grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. 

Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l'Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu'on disait pouvoir «troquer un chrétien pour un oignon». 

L'Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu'il «pleuvait des chrétiens sur Alger». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits. 
L'apparition d'une grande flotte pouvait faire fuir toute la population à l'intérieur des terres, vidant les régions côtières. 
En 1566, un groupe de 6.000 Turcs et corsaires traversa l'Adriatique et débarqua à Fracaville. Les autorités ne purent rien faire, et recommandèrent l'évacuation complète, laissant aux Turcs le contrôle de plus de 1300 kilomètres carrés de villages abandonnés jusqu'à Serracapriola. 

Quand les pirates apparaissaient, les gens fuyaient souvent la côte pour aller dans la ville la plus proche, mais le Prof. Davis explique que ce n'était pas toujours une bonne stratégie: «Plus d'une ville de taille moyenne, bondée de réfugiés, fut incapable de soutenir un assaut frontal par plusieurs centaines de corsaires, et le reis [capitaine des corsaires] qui aurait dû autrement chercher les esclaves par quelques douzaines à la fois le long des plages et dans les collines, pouvait trouver un millier ou plus de captifs opportunément rassemblés en un seul endroit pour être pris.» 

Les pirates revenaient encore et encore pour piller le même territoire. En plus d'un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans700personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. 
Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d'Ischia et de Procida, presque dans l'embouchure de la baie de Naples, d'où ils faisaient leur choix de trafic commercial. 

Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur, mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme. 

Dans les petits raids plus fréquents, un petit nombre de bateaux opéraient furtivement, tombant sur les établissements côtiers au milieu de la nuit de manière à attraper les gens «paisibles et encore nus dans leur lit». Cette pratique donna naissance à l'expression sicilienne moderne, pigliato dai turchi, «pris par les Turcs», ce qui veut dire être attrapé par surprise en étant endormi ou affolé. 

La prédation constante faisait un nombre terrible de victimes. 

Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, où ne prenaient la mer qu'en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l'explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle «la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s'étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers». 

C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacle

La piraterie conduisit l'Espagne et surtout l'Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs: «Du moins pour l'Ibérie et l'Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu'elles avaient été durant les époques dorées antérieures » 

Certains pirates arabes étaient d'habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu'à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu'en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs

Nous pensons que l'Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l'époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l'estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes. 


La vie sous le fouet.

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. À la différence de leurs victimes, lesnavires-corsaires avaient deux moyens de propulsion: les esclaves des galères en plus des voiles. Cela signifiait qu'ils pouvaient avancer à la rame vers un bateau encalminé et l'attaquer quand ils le voulaient. Ils portaient de nombreux drapeaux différents, donc quand ils naviguaient ils pouvaient arborer le pavillon qui avait le plus de chances de tromper une proie. 

Un navire marchand de bonne taille pouvait porter environ 20 marins en assez bonne santé pour durer quelques années dans les galères, et les passagers étaient habituellement bons pour en tirer une rançon. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles. 

À l'approche des pirates, les passagers enlevaient souvent leurs beaux vêtements et tentaient de s'habiller aussi pauvrement que possible, dans l'espoir que leurs ravisseurs les rendraient à leur famille contre une rançon modeste. Cet effort était inutile si les pirates torturaient le capitaine pour avoir des informations sur les passagers. Il était aussi courant de faire déshabiller les hommes, à la fois pour rechercher des objets de valeur cousus dans leurs vêtements et pour voir si des Juifs circoncis ne s'étaient pas déguisés en chrétiens. 

Si les pirates étaient à court d'esclaves pour les galères, ils pouvaient mettre certains de leurs captifs au travail immédiatement, mais les prisonniers étaient généralement mis dans la cale pour le voyage de retour. Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port. 

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. 

Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave. 

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement plutôt que propriété privée. À la différence des esclaves privés, qui embarquaient habituellement avec leur maître, ils vivaient dans les bagnos ou «bains», ainsi que les magasins d'esclaves du pacha étaient appelés. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves publics comme une humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine. 

La plupart de ces esclaves publics passaient le reste de leur vie comme esclaves sur les galères, et il est difficile d'imaginer une existence plus misérable. Les hommes étaient enchaînés trois, quatre ou cinq par aviron, leurs chevilles enchaînées ensemble aussi. Les rameurs ne quittaient jamais leur rame, et quand on les laissait dormir, ils dormaient sur leur banc. Les esclaves pouvaient se pousser les uns les autres pour se soulager dans une ouverture de la coque, mais ils étaient souvent trop épuisés ou découragés pour bouger, et se souillaient là où ils étaient assis. Ils n'avaient aucune protection contre le brûlant soleil méditerranéen, et leur maître écorchait leur dos déjà à vif avec l'instrument d'encouragement favori du conducteur d'esclaves, un pénis de bœuf allongé ou «nerf de bœuf». Il n'y avait presque aucun espoir d'évasion ou de secours; le travail d'un esclave de galère était de se tuer à la tâche -- principalement dans des raids pour capturer encore plus de malheureux comme lui -- et son maître le jetait par-dessus bord au premier signe de maladie grave. 

Quand la flotte pirate était au port, les esclaves de galères vivaient dans le bagno et faisaient tout le travail sale, dangereux ou épuisant que le pacha leur ordonnait de faire. C'était habituellement tailler et traîner des pierres, draguer le port, ou les ouvrages pénibles. Les esclaves se trouvant dans la flotte du Sultan turc n'avaient même pas ce choix. Ils étaient souvent en mer pendant des mois d'affilée, et restaient enchaînés à leurs rames même au port. Leurs bateaux étaient des prisons à vie. 

D'autres esclaves sur la côte barbaresque avaient des travaux plus variés. Souvent ils faisaient du travail de propriétaire ou agricole du genre que nous associons à l'esclavage en Amérique, mais ceux qui avaient des compétences étaient souvent loués par leurs propriétaires. Certains maîtres relâchaient simplement leurs esclaves pendant la journée avec l'ordre de revenir avec une certaine quantité d'argent le soir sous peine d'être sévèrement battus. Les maîtres semblaient attendre un bénéfice d'environ 20% sur le prix d'achat. Quoi qu'ils fissent, à Tunis et à Tripoli, les esclaves portaient habituellement un anneau de fer autour d'une cheville, et étaient chargés d'une chaîne pesant 11 ou 14 kg. 

Certains maîtres mettaient leurs esclaves blancs au travail dans des fermes loin à l'intérieur des terres, où ils affrontaient encore un autre péril: la capture et un nouvel esclavage par des raids de Berbères. Ces infortunés ne verraient probablement plus jamais un autre Européen pendant le reste de leur courte vie. 

Le Prof. Davis remarque qu'il n'y avait aucun obstacle à la cruauté: «Il n'y avait pas de force équivalente pour protéger l'esclave de la violence de son maître: pas de lois locales contre la cruauté, pas d'opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des États étrangers».
Les esclaves blancsn'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait. 

Le Prof. Davis note que «tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici». La punition favorite était la bastonnade, par laquelle un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. Un esclave pouvait recevoir jusqu'à 150 ou 200 coups, qui pouvaient le laisser estropié. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates.

Les esclaves chrétiens étaient souvent si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants. 


Les esclaves publics contribuaient aussi à un fonds pour entretenir les prêtres du bagno. C'était une époque très religieuse, et même dans les plus horribles conditions, les hommes voulaient avoir une chance de se confesser et, plus important, de recevoir l'extrême-onction. Il y avait presque toujours un prêtre captif ou deux dans le bagno, mais pour qu'il reste disponible pour ses devoirs religieux, les autres esclaves devaient contribuer et racheter son temps au pacha. Certains esclaves de galères n'avaient donc plus rien pour acheter de la nourriture ou des vêtements, bien que durant certaines périodes des Européens libres vivant dans les villes barbaresques contribuaient aux frais d'entretien des prêtres des bagnos. 

Pour quelques-uns, l'esclavage devenait plus que supportable. Certains métiers, en particulier celui de constructeur de navire, étaient si recherchés qu'un propriétaire pouvait récompenser son esclave avec une villa privée et des maîtresses. Même quelques résidents du bagno réussirent à exploiter l'hypocrisie de la société islamique et à améliorer leur condition. La loi interdisait strictement aux musulmans de faire le commerce de l'alcool, mais était plus indulgente avec les musulmans qui le consommaient seulement. Des esclaves entreprenants établirent des tavernes dans les bagnos et certains eurent la belle vie en servant les buveurs musulmans. 

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de «prendre le turban» et de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. L'un des travaux des prêtres des bagnos était d'empêcher les hommes désespérés de se convertir, mais la plupart des esclaves semblent ne pas avoir eu besoin de conseil religieux. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte. Beaucoup d'esclaves semblent avoir enduré les horreurs de l'esclavage en les considérant comme une punition pour leurs péchés et comme une épreuve pour leur foi. Les maîtres décourageaient les conversions parce qu'elles limitaient le recours aux mauvais traitements et abaissaient la valeur de revente d'un esclave. 


Rançon et rachat des esclaves blancs

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon. 

Parfois, la chance venait rapidement. Si un groupe de pirates avait déjà capturé tant d'hommes qu'il n'avait plus assez d'espace sous le pont, il pouvait faire un raid sur une ville et ensuite revenir quelques jours plus tard pour revendre les captifs à leurs familles. C'était généralement à un prix bien plus faible que celui du rançonnement de quelqu'un à partir de l'Afrique du Nord, mais c'était encore bien plus que des paysans pouvaient se le permettre. Les fermiers n'avaient généralement pas d'argent liquide, et pas de biens à part la maison et la terre. Un marchand était généralement prêt à les acquérir pour un prix modique, mais cela signifiait qu'un captif revenait dans une famille qui était complètement ruinée. 

La plupart des esclaves ne rachetaient leur retour qu'après être passés par l'épreuve du passage en pays barbaresque et de la vente à un spéculateur. Les riches captifs pouvaient généralement trouver une rançon suffisante, mais la plupart des esclaves ne le pouvaient pas. Les paysans illettrés ne pouvaient pas écrire à la maison et même s'ils le faisaient, il n'y avait pas d'argent pour une rançon. 

La majorité des esclaves dépendait donc de l'œuvre charitable des Trinitaires (fondé en Italie en 1193) et de celle des Mercedariens (fondé en Espagne en 1203). Ceux-ci étaient des ordres religieux établis pour libérer les Croisés détenus par les musulmans, mais ils transférèrent bientôt leur œuvre au rachat des esclaves détenus par les Barbaresques, collectant de l'argent spécifiquement dans ce but. Souvent ils plaçaient des boîtes à serrure devant les églises avec l'inscription «Pour la récupération des pauvres esclaves», et le clergé appelait les riches chrétiens à laisser de l'argent dans leurs vœux de rédemption. Les deux ordres devinrent des négociateurs habiles, et réussissaient habituellement à racheter les esclaves à des meilleurs prix que ceux obtenus par des libérateurs inexpérimentés. Cependant, il n'y avait jamais assez d'argent pour libérer beaucoup de captifs, et le Prof. Davis estime que pas plus de 3 ou 4% des esclaves étaient rançonnés en une seule année. Cela signifie que la plupart laissèrent leurs os dans les tombes chrétiennes sans marque en dehors des murs des villes. 

Les ordres religieux conservaient des comptes précis de leurs succès. Les Trinitaires espagnols, par exemple, menèrent 72 expéditions de rachats dans les années 1600, comptant en moyenne 220 libérations chacune. Il était habituel de ramener les esclaves libérés chez eux et de les faire marcher dans les rues des villes dans de grandes célébrations. Ces défilés devinrent l'un des spectacles urbains les plus caractéristiques de l'époque, et avaient une forte orientation religieuse. Parfois les esclaves marchaient dans leurs vieux haillons d'esclaves pour souligner les tourments qu'ils avaient subis; parfois ils portaient des costumes blancs spéciaux pour symboliser la renaissance. D'après les archives de l'époque, beaucoup d'esclaves libérés ne se rétablissaient jamais complètement après leurs épreuves, particulièrement s'ils avaient passé beaucoup d'années en captivité. 


Combien d'esclaves? 

Le Prof. Davis remarque que des recherches énormes ont été faites pour évaluer aussi exactement que possible le nombre de Noirs emmenés à travers l'Atlantique, mais qu'il n'y a pas eu d'effort semblable pour connaître l'ampleur de l'esclavage en Méditerranée. Il n'est pas facile d'obtenir un compte fiable. les Arabes eux-mêmes ne conservaient généralement pas d'archives. Mais au cours de dix années de recherches le Prof Davis a développé une méthode d'estimation. 

Par exemple, les archives suggèrent que de 1580 à 1680 il y a eu une moyenne de quelque 35.000 esclaves en pays barbaresque. Il y avait une perte régulière du fait des morts et des rachats, donc si la population restait constante, le taux de capture de nouveaux esclaves par les pirates devait égaler le taux d'usure. Il y a de bonnes bases pour estimer les taux de décès. Par exemple, on sait que sur les près de 400 Islandais capturés en 1627, il ne restait que 70 survivants huit ans plus tard. En plus de la malnutrition, de la surpopulation, de l'excès de travail et des punitions brutales, les esclaves subissaient des épidémies de peste, qui éliminaient généralement 20 ou 30% des esclaves blancs. 

Par un certain nombre de sources, le Prof Davis estime donc que le taux de décès était d'environ 20% par an. Les esclaves n'avaient pas accès aux femmes, donc le remplacement se faisait exclusivement par des captures. 

Sa conclusion: Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu'à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque. 


Cela dépasse considérablement le chiffre généralement accepté de 800.000 Africains transportés dans les colonies d'Amérique du Nord et, plus tard, dans les États-Unis.

Les puissances européennes furent incapables de mettre fin à ce trafic. 
Le Prof. Davis explique qu'à la fin des années 1700, elles contrôlaient mieux ce commerce, mais qu'il y eut une reprise de l'esclavage des Blancs pendant le chaos des guerres napoléoniennes. 

La navigation américaine ne fut pas exempte non plus de la prédation. C'est seulement en 1815, après deux guerres contre eux, que les marins américains furent débarrassés des pirates barbaresques. Ces guerres furent des opérations importantes pour la jeune république; une campagne est rappelée par les paroles «vers les rivages de Tripoli» dans l'hymne de la marine. 
Quand les Français prirent Alger en 1830, il y avait encore 120 esclaves blancs dans le bagno. 

Pourquoi y a-t-il si peu d'intérêt pour l'esclavage en Méditerranée alors que l'érudition et la réflexion sur l'esclavage des Noirs ne finit jamais? Comme l'explique le Prof Davis, des esclaves blancs avec des maîtres non-blancs ne cadrent simplement pas avec «le récit maître de l'impérialisme européen». Les schémas de victimisation si chers aux intellectuels requièrent de la méchanceté blanche, pas des souffrances blanches. 

Le Prof Davis remarque aussi que l'expérience européenne de l'asservissement à grande échelle fait apparaître le mensonge d'un autre thème gauchiste favori: que l'esclavage des Noirs aurait été un pas crucial dans l'établissement des concepts européens de race et de hiérarchie raciale. 

Ce n'est pas le cas; pendant des siècles, les Européens vécurent eux-mêmes dans la peur du fouet, et un grand nombre assista aux défilés de rachat des esclaves libérés, qui étaient tous blancs. L'esclavage était un sort plus facilement imaginable pour eux-mêmes que pour les lointains Africains. 

Avec un peu d'efforts, il est possible d'imaginer les Européens se préoccupant de l'esclavage autant que les Noirs. Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Il n'y aurait pas d'excuses rampantes pour les Croisades, peu d'immigration musulmane en Europe, les minarets ne pousseraient pas dans toute l'Europe, et la Turquie ne rêverait pas de rejoindre l'Union européenne.
Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé. 
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:55

Mélenchon doit attaquer pour exister»

 

Par Jim JarrasséMis à jour le 22/08/2012 à 17:58 | publié le 22/08/2012 à 16:35  
 INTERVIEW - Professeur de sciences politiques à l'University College de Londres et spécialiste de la gauche radicale, Philippe Marlière estime que l'ancien candidat à la présidentielle «va rester sur le devant de la scène» pour faire figure de recours à gauche.

 

 

 

LE FIGARO. - Après ses deux défaites électorales consécutives, Jean-Luc Mélenchon s'était muré dans le silence.

Depuis dimanche, il multiplie les interventions médiatiques et égratigne sans ménagement le gouvernement sur son bilan des cent premiers jours. En fait-il trop?


Philippe MARLIÈRE. - Jean-Luc Mélenchon a choisi de ne pas intégrer le gouvernement. Il doit donc attaquer pour exister.

Il le fait dans une période cruciale, avant les universités d'été du PS et du Front de gauche, ce week-end. C'est aussi la première rentrée politique après l'élection de François Hollande. L'occasion de tirer un bilan de l'action du gouvernement socialiste, qui est selon lui insuffisant.

Comme il l'a dit dans le JDD , il considère par exemple que l'action d'Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif, NDLR) contre les licenciements boursiers et les délocalisations n'est qu'une posture.

 

Une semaine avant Jean-Luc Mélenchon, toujours dans le JDD, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, fustigeait déjà «l'agitation stérile» d'Arnaud Montebourg, sans que cette critique fasse de vagues…

 


Médiatiquement, Jean-Luc Mélenchon a un impact sans commune mesure avec ses compagnons de route du Front de gauche.

Le PCF reste une force militante incontournable, qui dispose d'un maillage d'élus important. Mais la figure connue du grand public, c'est Mélenchon!

Pendant la campagne présidentielle, il y a eu des tiraillements entre lui et les communistes, qui n'ont que moyennement pesé sur le dispositif. Ces tensions ont été étouffées par la promesse d'un bon score.

Mais désormais, et pour les cinq ans à venir, chacun va devoir trouver sa place. Une chose est sûre: Mélenchon va rester sur le devant de la scène, pour le meilleur ou pour le pire pour les communistes.

 

 

L'avenir du Front de gauche est-il menacé?


Non, tant que les dissensions ne créent pas de rupture définitive… La structure de l'alliance va probablement évoluer. Pendant les «estivales» du Front de gauche, la création d'une direction collégiale qui fixerait les grandes orientations sera débattue. Cela permettra de rentrer dans une logique de compromis, à laquelle Jean-Luc Mélenchon devra se plier. La possibilité d'adhérer directement au Front de gauche sans appartenir à l'un des sept partis qui le composent est également à l'étude. Cela pourrait accélérer le ralliement des déçus du NPA et de la LCR, qui est déjà bien entamé.

 

 

Que peuvent faire Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche face aux socialistes, qui disposent de la majorité absolue à l'Assemblée? Par exemple sur la question du traité européen, présenté le 19 septembre…


Le traité va être logiquement adopté, car, sans réforme de la Constitution, les socialistes n'ont pas besoin des communistes pour le voter.

Mais tout n'est pas rose pour François Hollande. L'ampleur de son pacte de croissance est critiquée et, à deux mois du Congrès de Toulouse, la gauche du PS promet déjà de ne pas voter le texte. D'où les appels du pied de Jean-Luc Mélenchon à Benoît Hamon et ses anciens camarades de la Gauche socialiste, avec lesquels il est toujours en contact. François Hollande a peut-être cru trop tôt que les plaies de 2005 (date du référendum sur le traité établissant une Constitution européenne, NDLR) étaient refermées.

Comme à l'époque, Jean-Luc Mélenchon va avoir une carte à jouer.

Si la situation économique continue à se détériorer, il pourra venir et dire: «Je vous l'avais dit!»

 

Pense-t-il déjà à la prochaine présidentielle?


Il veut le pouvoir. Il pense que la révolution peut se faire par les urnes, prenant pour modèle Hugo Chavez au Venezuela.

Il regarde aussi de près la progression d'Alexis Tsipras en Grèce. Il croit en une autre gauche et est persuadé que la social-démocratie est un «astre mort».

C'est pour cela qu'il est aussi dur avec Hollande.

 

LIRE AUSSI:

» Mélenchon critique les cent premiers jours de Hollande

» Le Front de gauche sur le pied de guerre

» Le Front de gauche choisit la défiance

» «Rupture affective» entre Mélenchon et le PS

 

Source et publication: Le Figaro.fr

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:42

Trop de gauche tue la gauche

Parmi les bonnes nouvelles de l’été, nous en devons au moins une à Martine Aubry. La camarade Premier secrétaire du parti gouvernemental vient en effet de constater que, désormais, les conditions étaient réunies pour qu’elle quitte la direction du parti.

Pour mesurer la grosseur de la ficelle on examinera les arguments :

Madame le maire de Lille s’exprimait récemment (1) à propos du congrès qui doit se tenir à Toulouse du 26 au 28 octobre. Et elle déclarait : « Si tout se passe comme je le souhaite (…) et il n’y a pas de raison que cela ne soit pas ainsi -, je ne serai plus la première secrétaire du Parti socialiste. »

« Je crois, ajoutait-elle, que la rénovation, c’est aussi faire venir [toujours la même faute de français] de nouvelles équipes. Mais ne vous inquiétez pas, ma voix reste la même et je continuerai à combattre pour que mon pays aille mieux auprès du président de la République, auprès du gouvernement et évidemment à l’intérieur du PS, et puis dans ma ville et dans ma métropole ».

Or, « sa métropole » cela inclut la très importante « technopole verte » de Villeneuve-d’Ascq et ses 60 000 habitants, d’où l’on a expulsé manu militari le 9 août des gens du voyage. Ceci s’est opéré au grand scandale de ce qu’on appelle abusivement « les associations », c’est-à-dire de ces petits organismes généralement subventionnaires, dont les agitateurs permanents vivent le plus souvent eux-mêmes d’argent public. Mais ce qui choque les dites bonnes âmes a recueilli les applaudissements des habitants, citoyens et contribuables

Les braves gens, de leur côté, ont pu imaginer, un instant, – mais que ne va-t-on pas croire ? – qu’il existait une ombre de discord entre le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et la grande dame de Lille. Certains médiats se sont fait l’écho, une semaine après les événements d’une rumeur de désaccord entre les deux personnalités, elles-mêmes représentatives de sensibilités fort antagonistes au sein de la gauche.

Voici très exactement les précisions qu’apporte  (2) le ministre : « Nous avons, avec les élus de la communauté urbaine de Lille, avec le maire de Villeneuve-d’Ascq, fait évacuer deux campements illicites. La préfecture a été en contact permanent avec le cabinet de Martine Aubry et avec le premier vice-président, puisqu’elle était en vacances ». Manuel Valls va même jusqu’à affirmer que Martine Aubry dément(irait)« fermement et avec la plus grande énergie » être en conflit avec lui sur ce sujet.

Au contraire le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France publie (3) un article intitulé « La colère de Martine Aubry contre Manuel Valls ».

Peut-on se trouver en présence de deux thèses aussi contradictoires sans que l’une soit mensongère ?

« La vraie question qui se pose semble véritablement : combien de temps les illusionnistes de gauche pourront-ils encore faire illusion ? »

Dans la logique de Port-Royal continuant Aristote une proposition doit être tenu soit pour vraie, soit pour fausse : principe du tiers exclu.

Dans celle de la gauche plurielle, il n’en va pas ainsi.

Sur le moment techniquement les services de Martine Aubry ne pouvaient faire autre chose que d’approuver l’application de la loi républicaine et les désirs de la population composée d’électeurs excédés. Ils le pouvaient d’autant moins que le gouvernement entend actuellement montrer sa détermination dans la lutte contre l’insécurité. Donc, de ce point de vue, le ministre Valls a raison.

Mais après coup, politiquement, et dans la perspective de la fin de mandat de la Première secrétaire du parti socialiste au congrès d’octobre la fille de Jacques Delors a besoin de « tomber à gauche » comme elle fit en quittant le gouvernement Jospin. Elle sut en démissionner à temps. Il s’agissait à l’époque, pour elle, de conquérir la mairie de Lille après avoir institué les 35 heures. Aujourd’hui elle espère encore représenter ceux qui ont voté Hollande le 6 mai, tout en se gardant d’approuver les concessions que le nouveau président sera très bientôt contraint de faire, dans les affaires européennes notamment. Par conséquent, elle entend démarquer son« image » personnelle de tout ce qui contrarie Mélenchon, le NPA, les permanents des associations subventionnaires, le grand-orient de France, les cathos progressistes etc. Sous cet angle, on peut ainsi soutenir que Le Parisien n’a pas tort. Aubry a piqué sa colère.

Ceci permet à Mélenchon, toujours bien intentionné de faire remarquer (4) que« Valls a fait du Valls, mais François Hollande aurait dû intervenir. C’est lui le patron, non ? »

Ah elle devient vraiment de plus en plus passionnante la politique française sous la présidence de Monsieur Normal… Mais la vraie question qui se pose semble véritablement : combien de temps les illusionnistes de gauche pourront-ils encore faire illusion ?

Cet article a été publié en partenariat avec L’Insolent.

1. le 17 août sur Europe 1.
2. le 18 août lors d’un déplacement dans le Var.
3. cf. Le Parisien/Aujourd’hui en France du 18 août.
4. cf. Le Journal du Dimanche du 19 août.

 

 

Source et publication:   http://www.ndf.fr/identite/22-08-2012/trop-de-gauche-tue-la-gauche?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.UDXfmK5bdIA

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:58

RÉUNION CHAMPÊTRE DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS ( BRETAGNE ) .

                                                                                             Bretagne

Un Ami en amène un autre.

 

                                   

 

Le CNC 35/Bretagne se réunira le Dimanche 09septembre 2012 pour sa 10ème Kermesse.


A partir de 10h30 au lieu dit

"LE CHENAY"


35230 NOYAL- CHATILLON (à 4kms de VERN, 3kms de la rocade Sud de RENNES).

                   

En venant du 29 et 22 à RENNES, direction NANTES , rocade Ouest (repères, Stade Rennais à gauche, radar avant un virage à gauche) sortie NANTES , 4 kms sortie NOYAL-CHATILLON, 2ème rond point direction RENNES à gauche, 500m après un rond point LE CHENAY à droite(Flèché).

 

En venant de RENNES passer au dessus de la rocade après lesPompiers continuer vers NOYAL-CHATILLON ralentir en apercevant le clocher, c’est à gauche à la hauteur d’un poteau électrique isolé à droite.(une rangée de sapin, ancienne ferme).

 

Vous pouvez inviter la famille et des Amis à la cérémonie, au repas et/ ou à la KERMESSE.



Pour tous renseignements:


06 17 64 19 60  ou  02 99 00 49 50       madore.michel35@gmail.com

 

……………………………………………………………………………………………………………………

 

                                                                                                                                                 

 

COUPON REPONSE A RETOURNER,  avant le Lundi 3 Septembre 2012 à :

Michel MADORÉ, 46 Rue de Châteaubriant , 35770 VERN SUR SEICHE

                Chèque à l’ordre du CNC 35.

 

Monsieur, Madame : ____________________________________________________

  Assisteront                  N’assisteront pas

               à la fête du CNC 35/Bretagne le Dimanche 11 Septembre 2011 à le CHESNAIS                                    

 

                    Nombre de personnes :……………… X 22€ =

                    Nombre de personnes (- 12 ans)……   X 12€ =

 

*Combien d’Amis à la Kermesse ?:

* Hôtellerie me contacter : 02.99.00.49.50 ou 06.17.64.19.60. madore.michel35@gmail.com


pdfbretagne@orange.fr

10H30

Accueil

11H00

Cérémonie (Remise TRN)

 

12H30

Apéritif - Repas 

15H00

Kermesse-Récompenses

17,18H00

Descente des couleurs

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