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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:10

 TRIBUNE LIBRE

 

 

 

Hospitalisation en chambre individuelle !

(Nouveau projet de loi)

Objet : Hospitalisation en chambre individuelle !  


 

  Nous sommes dans un pays où il est préférable d'être assisté

  que de travailler pour 1300 euros !!! ou retraité(es) pour 1000 euros


 

  Projet  de loi concernant les conditions des  hospitalisations en chambres  particulières :  

 

  Un  forfait journalier de 45 euros sera facturé aux  patients désirant obtenir une chambre  individuelle. Pourquoi pas ? 

 

  Le confort a un  prix, décision qui me parait logique.

 

  SAUF QUE :

  En seront exonérés les bénéficiaire de la CMU et de l'assistance médicale d’état ( AME ) dont bénéficient tous les étrangers qui viennent en France se faire soigner !

 

  Je n'y croyais pas, mais il existe bien une médecine à 2 vitesses...

 

Les Français, laborieux, silencieux, honnêtes, imposables à  souhait... devront se contenter de salles communes. 

 

  Les fainéants, les chômeurs  volontaires, les étrangers, les immigrés, les  menteurs (auteurs de fausses déclarations, et  ils sont nombreux), pourront bénéficier de  chambre individuelle, aux frais de ceux qui  croulent sous les impôts, dont la CSG et le RDS.

 

  Et la taxe CMU est payée par ceux qui paient  une cotisation de mutuelle !

 

 

 

 

 

Nathalie  MOUGEOT

 

 

Responsable Accessibilité-Sécurité 

 

 

Service du Logement et du droit des 

 

 

 

>

Tél : 03 51 16 51 61 

Port : 06 77 57 01 14 Fax : 03 24 37 51  17 

 

 

 

ET PENDANT CE TEMPS LÀ 

 

 

A LA TIENNE, PEUPLE FRANÇAIS !!!!!
 

 " Véridique" !!
  
En cas où vous n'auriez pas lu l'information, ces derniers jours, la firme Jet Aviation basée à l’Air port Bâle/Mulhouse, 

  
  Je viens d'en apprendre une bien bonne. 


  Une information plus que sûre ( par une source même de la direction de cette entreprise ):
  
les 2 avions Falcons de la présidence française vont être modifiés à Mulhouse pour la raison suivante :


  Tenez vous bien et attachez vos ceintures !


  Le logement des bouteilles de champagne (le diamètre) placé sur les accoudoirs du siège de Monsieur le Président et de sa copine, ne correspond pas au diamètre de la marque de champagne que Monsieur notre président et sa copine boivent,  en effet le président Hollande (sobre) ne boit pas du jus d'orange comme notre ancien président bling bling, donc il faut impérativement changer ces accoudoirs pour accueillir et loger les grosses bouteilles de champagne et bien sûr encore bien d'autres petits gadgets, ( un emplacement réfrigéré aussi dans l'accoudoir pour loger le caviar à la place du cendrier ).
 
  Cette petite modification 
revient à plus de 450 000,00€ aux frais des contribuables français.

 

 

Source: Merci Chantal


 

veut dégraisser plus de 200 personnes alors que son carnet de commande est plein. 

Voila ce qu'on appelle un président économe.
  
    VIVE LA ROSE ...et son président "NORMAL" (sic de l'intéressé !...). !!!!

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:06

Tocqueville Magazine


LE FLASH

 

LUNDI  3 DECEMBRE 2012

BUDGET EUROPEEN OU LA RUINE ANNONCEE

 

Les  chamailleries sur le projet de budget européen remplissent abondamment les journaux. Chacun des pays veut tirer la couverture à lui tout en accusant  bruyamment les autres de faire de même.

 

La Grande-Bretagne et la France se signalent  particulièrement à cet égard. La première réclame le maintien du chèque obtenu de haute lutte il y a longtemps par la baronne Thatcher. La deuxième veut la poursuite de la politique agricole commune ou PAC, laquelle est un instrument précieux pour les gouvernements successifs puisqu'elle asservit le monde rural à leur bon plaisir.

  

Le budget qu'il est si difficile de mettre sur pied a une particularité : c'est un budget pluriannuel allant de 2014 à 2020. On comprend que  la mafia des Eurocrates qui est au centre du projet y trouve son intérêt.

 

Refusant les économies absolument nécessaires, tout en les saluant distraitement, ils rêvent d'une autorisation de dépenser sur plusieurs années. De ce fait les eurosceptiques en Grande-Bretagne deviennent de plus en plus nombreux. David Cameron osera-t-il sauter le pas et sortir de la CEE ? Cela serait un coup de tonnerre et un bienfait pour tous les Européens étant donné que l'édifice de la CEE est carrément nocif comme nous allons le voir.  

Les faits sont brutaux. L'Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates. La fortune des Commissaires européens est célèbre dans le monde entier. Un seul exemple : quand un Commissaire quitte ses fonctions il touche son traitement pendant trois ans pour lui donner le temps de se recaser. Ils sont « combinards » et se recasent tous très vite et le masquent de diverses façons. Les chômeurs qui le sont à cause de l'Europe et ne reçoivent rien  pour se recaser  apprécieront.

 

Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des dirigeants s'étend selon l'usage jusqu'aux échelons les plus bas. 


Cette richesse des eurocrates est un des moteurs de l'accroissement de la dictature européenne ; c'est un principe absolu que plus les unités publiques s'agrandissent, plus la richesse des acteurs s'accroît et moins il existe de contrôles !

 

LA DICTATURE

Sur le plan économique, la CEE court vers la ruine qui s'inscrit dans les chiffres officiellement publiés. Le chômage atteint des niveaux insupportables dans la plupart des pays. La croissance est désespérément plate.

Par ondes successives cette situation délétère se propage dans le monde entier et jusqu'en Chine.

 La raison principale de ces faits est que la  CEE est   une dictature à 27 têtes.  Les 27 Commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle. Par ailleurs, le  parlement, théoriquement chargé d'un certain contrôle, est lui-même élu d'une façon extrêmement douteuse.

Les votes ont lieu à mains levées, leur convergence étant laissée au « jugement » du président de séance ! Les gouvernements exercent en principe une surveillance, par l'intermédiaire de fonctionnaires non élus, mais ce n'est qu'une gentille parodie de contrôle.

 

POURQUOI ET COMMENT LA RUINE 

Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie.

Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un Commissaire  ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s'occupe de tous les détails de la vie d'un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu'au choix des ampoules. 

Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d'industries et de consommations. 

La  Cour de justice aggrave l'effet du déluge : de son fait personne n'est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. 

 

 La fraude généralisée s'ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.                      

L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres,  de l'argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites. A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les Eurocrates, il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.


Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne, c'est-à-dire d'accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les Eurocrates  prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c'est une erreur.

La libération des échanges, chemin nécessaire à l'accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.

 


La construction européenne s'est faite en partie contre la volonté affirmée des peuples. Le projet insensé de budget pluriannuel  est un effort pour consolider, malgré les disputes, un édifice branlant. Ira-t-il jusqu'au bout ? Le proche avenir nous le dira.

 

MICHEL de PONCINS

_______________________________________________________________

 

  TOCQUEVILLE MAGAZINE est aussi un site mis à jour tous les mardis

  Lire demain des éditoriaux, des informations et du courrier.

                       Adresse      http://www.libeco.net

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:03

L'argent sale aussi soutient l’économie...

 

Posted: 04 Dec 2012 12:25 AM PST

L'Union européenne lutte-t-elle vraiment contre les trafics et le blanchiment d'argent sale ?
On peut en douter lorsqu'on aborde la récurrente question de la disparition de la coupure de 500 euros.
Quasiment jamais utilisée dans la vie courante (qui parmi vous en a déjà vue ? tous les commerçants la refusent), une agence criminelle anglaise, la Serious Organised Crime Agency a annoncé en 2011 que «90 % des coupures de 500 euros distribuées au Royaume-Uni sont dans les mains d'organisations malfaisantes» (Wikipedia).
Selon un officier de la PJ, «La plus grosse coupure en euros n'est plus guère utilisée que dans les transactions ou s'illustre le crime organisé».
La totalité des billets de 500 euros dans l’UE représente 288 milliards d'euros, soit le tiers de la valeur totale des billets en circulation (Le Figaro en 2012 et en 2010) ! Ces presque 300 milliards d’euros représentent donc de l’argent criminel (trafic de drogue essentiellement), une partie seulement bien sûr car les réseaux bancaires offshores sont aussi utilisés par les organisations mafieuses.
Les Etats-Unis et le Canada ont depuis longtemps abandonné leurs coupures de 1000 dollars, mais en Europe on en parle depuis des années sans rien faire.
Il serait pourtant facile de régler ce problème, il suffirait de suspendre la circulation de cette coupure et d'obliger leurs détenteurs à les ramener à leurs banques...
La disparition de cette coupure ne va pas supprimer les trafics criminels bien sûr, mais on n'est pas obligé de leur faciliter la tâche !
De quoi la commission de Bruxelles a-t-elle peur ? Des dirigeants politiques en touchent une partie ? On n’ose y penser.
Autre explication, étant donné la somme en jeu, ces 288 milliards d’euros représentent tout de même 3% du PIB de la zone euro (8729 milliards d’euros en 2010, Insee), lutter frontalement contre cet argent sale comporterait des risques de récession ! Bon, on attendra le retour de la croissance… 


  Je dédicacerai mes livres lors du salon «Le livre en liberté» qui réunira 50 auteurs libéraux à la mairie du 5e arrondissement de Paris le samedi 15 décembre de 14h30 à 20h (j’y serai de 16h à 19h).
Voici l’event Facebook. Au plaisir de vous y retrouver. 

> Suivez ma revue de presse de la crise financière sur Facebook ou Twitter.

Philippe Herlin
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:47

A FAIRE SUIVRE  !

Cécile Duflot, pour les sans abris, réquisitionnez ces 14 châteaux « quasi vides » des syndicats

 

 

 
Madame la ministre Duflot, comme vous je suis sensible au sort des sans abris.
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Comme vous, j’ai cherché des solutions pour les loger durant les dures journées d’hiver, et comme vous, j’ai trouvé une solution.
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Voici 14 magnifiques châteaux, soit plusieurs milliers de lits inoccupées, qui appartiennent à la CGT, FO, etc, et à divers comités d’entreprises – souvent des entreprises publiques.

-
Et, vous le disiez si justement concernant les bâtiments des églises, « je ne comprendrais pas que les syndicats ne partagent pas vos objectifs de solidarité ».
-
o-o-o-o-o-o

Château de Fontenay-les-Briis propriété de la branche CGT de la RATP. Situé aux portes de Paris dans un parc de 74 hectares, dont près de 40 hectares de forêt, avec deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres :

Fontenay les briis CGT

Le château de la Brévière, au coeur de la forêt de Compiègne. Il appartient à Force Ouvrière qui sera j’en suis sûr ravi de le mettre à votre disposition :

Chateau de la brévière-FO

Avec ses 36 hectares de vignes dans le Sauternes, voici le château Lafaurie-Peyraguey du CE de GDF-Suez :

Chateau Lafaurie Peyraguey

Le château du Plat, à Vallière dans la Creuse, entouré de plusieurs bâtiments, et qui appartient au Comité d’Entreprise de la RATP, possède 114 hectares de terres, des forêts et des prairies, et des écuries avec une trentaine de chevaux. Le château est en bon état, car le CE vient de faire d’énormes travaux, auto-financés sur son pactole de 50 millions d’euros par an :

Chateau du Plat – RATP

Château de Montreul de la Fédération des Organisations Sociales des PTT :
Château de Montreul Federation œuvres sociales PTT

Château de Montreul – PTT

A seulement quelques kilomètres des superbes plages de Honfleur, Trouville et Deauville, dans un parc boisé de 3 ha, le Château de Prêtreville appartient au Comité d’Entreprise de la Caisse d’Allocations Familiales du Val d’Oise. Il est composé de 8 bâtiments :
le-chateau-de-pretreville de la CAF du Val d'Oise

Chateau-de-Pretreville – CAF Val d’Oise

Au cœur de la Bourgogne, le château de Ragny. Un véritable château médiéval du XIIe siècle qui appartient au Comité d’Entreprise de la Banque de France. En été, il accueille des centaines d’enfants en colonies. Tennis et piscine font naturellement partie des prestations de base :

Chateau de Ragny CE- banque de France

L’association Ageforel (Association de Gestion des Foyers de la Région Ferroviaire de Lyon) gère le château de La Bachasse. Propriété de la SNCF depuis 1947, c’est une jolie bâtisse du XIXe siècle avec un parc de 8 hectares au cœur de Sainte-Foy-Lès-Lyon :

Château de La Bachasse

Le Comité d’entreprise de la SNCF est également propriétaire du magnifique château du Vernay, à Challuy, au sud de Nevers, qui comprends terrains de tennis, piscines, parc privé et forêt :

Chateau-Plagny-Vernay-CE-SNCF

Dans le Nord, le Comité d’Entreprise d’EDF GDF à majorité CGT est propriétaire du château de Cappelle-en-Pévèle, dit aussi château du Béron. Piscine couverte chauffée et deux tennis. Une riche propriété foncière :

Château de Cappelle-en-Pévèle – CE EDF

Château de Sainte-Croix du CE de l’EDF,  dans l’Ain :

Château de Sainte-Croix – CE EDF

Sublime château d’Agecroft du CE de l’EDF sur la Côte d’Azur :

Château d’Agecroft – EDF

Château de Blomard dans l’Allier, toujours au CE de l’EDF :

Château de Blomard – EDF

Château de Vaux à Argenton-sur-Creuse, également au CE de l’EDF :

Château de Vaux – EDF

La CGT possède le très beau château de Courcelle-sur-Yvette, dans l’Essonne :

château de Courcelle – CGT

Château de Bierville à Boissy-la-Rivière, non loin d’Etampes – CFDT :

Chateau de Bierville – CFDT

Ce ne sont que des exemples, les syndicats vous donneront les adresses des autres châteaux.
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Vous pourrez également réquisitionner très utilement les milliers de lits des centaines de maisons de vacances des comités d’entreprises et des syndicats, dont ils seront ravis de vous donner la liste par solidarité pour les plus démunis.   
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Je crois, Madame la ministre, que le problème des sans abris, avec ma modeste contribution, est réglé.
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Reproduction autorisée : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:19

LA FANTASMAGORIE RÉVOLUTIONNAIRE DE MADAME DUFLOT.

- La Révolution s'est attaquée avec fureur à l'Église- La Révolution s'est attaquée avec fureur à l'Église
 

L’agrif communique :

 

Du haut de son ministère, Cécile Duflot a interpellé lundi 3 décembre l’Eglise de France pour lui demander de mettre à disposition de l'État certains de ses bâtiments vides pour héberger des sans-abris. "Il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens donc de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux", a-t-elle déclaré. "Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité."


C’est donc par une menace à peine voilée que la ministre du logement s’est adressée à l’Eglise laissant entendre que celle-ci n’était pas assez solidaire.

 

Cette interpellation de la part d’un ministre membre d’Europe-Ecologie-les-Verts qui prônait dans son programme de campagne présidentiel le droit à la fécondation artificielle pour tous les homosexuels est bien évidemment à mettre en relation avec la prise de position de l’Église catholique contre la dénaturation du mariage.

 

Car, rappelons-le, la ministre du logement et ses compères du gouvernement refusent à l’Église le droit d’agir selon sa nature et d’exprimer des vérités naturelles aussi simple qu’un mariage n’existe qu’entre un homme et une femme.

 

En agissant de la sorte, Madame le ministre du logement se joue à l’évidence une fantasmagorie révolutionnaire.

 

Telle les pétulantes discoureuses et agitatrices des salons et des clubs du temps jadis, elle se campe dans une posture de mépris dominateur à l’égard de l’Eglise de Dieu qui ne devrait qu’obtempérer aux ordres de César. Bien plus, elle serait sans doute heureuse de passer à la postérité comme membre d’un gouvernement décidant la troisième confiscation des biens de l’Église depuis le 2 novembre 1790.

On punirait ainsi cette dernière de l’indécente provocation à vouloir demeurer encore catholique en défendant quelques aspects de sa doctrine morale et sociale fondamentale. L’embêtant est que sur la question du mariage, cette morale découle directement de la Bible et que les Juifs et tous les chrétiens ont la même lecture de la Genèse et aussi du Décalogue.

 

 

Pour l’heure, Madame Duflot n’a pas explicitement visé le Temple et la Synagogue dans son exigence réquisitionnelle.   Oubli ou prudence, on ne sait ?

La verte ministre ne sait à l’évidence rien non plus des immenses biens immobiliers des comités d’entreprise,  totalement vides l’essentiel de l’année.

 

Serait-ce qu’elle considérerait a priori les syndicats comme fermés à la solidarité ?

 

http://www.lagrif.fr/communiques/racisme-antichretien/la-fantasmagorie-revolutionnaire-de-madame-duflot.html

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:53

 

La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est née de la fusion de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (créée en 1865) et de la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (crée en 1873). 



Elle compte 255 stations de sauvetage quadrillant les côtes de la France métropolitaine et des départements d'outre-mer.

 

Sa mission est assurée par 3 500 sauveteurs en mer, permanents ou bénévoles, marins confirmés, prêts à appareiller en 15 minutes, 24 heures sur 24, toute l'année. 

Si la sauvegarde de la vie humaine est gratuite, les secours aux biens sont en revanche facturés selon un barème d'intervention établi au niveau national, ce qui permet aux stations de subvenir à leurs frais de fonctionnement.

 


En France, plus de 50% des personnes sauvées en mer ont été secourues par la SNSM.

Cette contribution considérable à la sécurité et à la sauvegarde de la vie en mer est le fait d'une association à but non lucratif, la SNSM, et du courage et de l'engagement des bénévoles qui la composent.

Sauver toujours plus de vies en mer et sur le littoral repose sur l'amélioration constante des techniques de secourisme et de sauvetage par le biais de la formation et sur la prévention.

 

 

 

Pour mener à bien leurs missions, les Sauveteurs en Mer dépendent presque exclusivement de la générosité du public.

 

Aujourd'hui, soutenir ceux qui protègent la vie des usagers de la mer, c'est donc contribuer à sauver des vies.

 

Et les moyens d'agir sont multiples : le don bien sûr, mais également l'engagement bénévole, le mécénat, l'apport d'expertise, de matériel, les produits partage...

Demain, nous pouvons tous devenir des Sauveteurs en Mer en soutenant l'action de l'association et en donnant aux bénévoles les moyens de mener leurs missions.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:48

Clément Rosset ou l’éloge du réel par Pierre LE VIGAN

Clément Rosset est un philosophe matérialiste. Il rabote. Il ne cesse de couper dans la matière philosophique pour en ôter tout ce qui ne serait pas strictement philosophique. Il expulse hors du champ philosophique ce qui relèverait de la morale, ou de l’histoire, ou de la psychologie. Résultat : une philosophie réduite à un pur constat de l’exister, au pur mystère du jeu des êtres, des bêtes et des choses du monde dans le monde. Il semble que pour Clément Rosset, être philosophe soit travailler à réduire le nombre de questions que l’on se pose, et cela parce que c’est sans doute le meilleur moyen de réduire le nombre de réponses.

 

La philosophie de Rosset peut se résumer en deux aspects : 1° comment voir le monde, 2° comment s’accommoder du monde. Voir le monde tel qu’il est, tel est son point de départ, qui est aussi son point d’arrivée. Entre les deux, de quoi s’agit-il ? Il s’agit de ne parler que de ce qui est, et de cerner l’existant au plus près et au plus juste. Par voie de conséquence, il s’agit de ne plus parler de ce qui n’est pas. C’est-à-dire de ce qui n’est pas vraiment : de ne plus parler du monde idéal, des excuses aux imperfections du monde et des hommes, de l’au-delà, etc. Lire Rosset, c’est apprendre à parler de moins en moins. Un éloge de la concision et du silence : le silence comme forme radicale de la concision.

 

Le point de départ est que l’homme est condamné à être. Il est condamné à être dés maintenant ce qu’il est dés maintenant. Il n’y a aucune place pour la distinction entre ce qui est de toujours et ce qui ne serait « que » de maintenant. L’être n’est pas un « être des étants » qui siégerait « au-dessus » des étants et ré-instaurerait une coupure métaphysique entre être et étant. Il n’y a donc pas d’étant qui serait autre chose que « être ». Il n’y a pas d’être qui serait l’être des étants. Parménide écrit : « ce qui existe existe, ce qui n’existe pas n’existe pas ». L’être est l’événement d’être lui-même. L’être, de ce fait, n’existe pas. Le monde est, ce qui n’est pas la même chose que de dire « l’être est ». L’être est verbe, et il n’est que cela. Il n’est pas un substantif. Il faut d’ailleurs se méfier des substantifs : ils finissent par être des substituts. La seule chose que l’on peut dire de l’être est qu’il est le monde tel que jamais la connaissance ne le rattrapera. « Le simple fait d’être n’est-il pas à lui seul l’événement le plus inattendu auquel il nous soit donné d’assister ? (1) »

 

Clément Rosset voit résolument le monde comme un, au sens d’un seul. Ce monde Un n’est pas unique pour autant. Il est « un seul à la fois ». Quand il est là, il est pleinement là, et totalement là. Il n’y a place que pour lui; il prend toute sa place, et donc il prend toute la place. Ici et maintenant, on trouvera ainsi tout le réel, mais rien que du réel. « Ne cherchez pas le réel ailleurs qu’ici et maintenant », écrit Clément Rosset. Ailleurs, en l’occurrence, on trouvera bien des choses. Mais pas du réel. Des succédanés. Alors, si, précisément, nous cherchons autre chose que le réel, allons voir ailleurs. Nous y trouverons ce que nous cherchons : rien. Si nous préférons nous raconter des histoires plutôt que trouver du réel c’est notre problème. Mais encore faut-il le savoir.

 

Il n’y a qu’un seul monde, et ni un ni plusieurs arrière-mondes. Clément Rosset critique une idée courante : celle d’un réel doté d’un double, l’idée comme quoi le sens du réel ne se trouverait pas dans celui-ci mais à coté. Doublant le réel, un autre réel remettrait le réel « dans sa vraie perspective ». Un arrière-réel plus intelligent, mieux éduqué que le réel simplement réel. Le réel idéel – qu’il conviendrait de s’employer à rendre idéal – expliquerait le sens présent et le devenir du réel observable, que l’on pourrait qualifier de réel vulgaire ou simple réel réellement existant (R.R.E.) – un réel en quelque sorte trop simple pour être vrai. Le réel idéel donnerait la loi explicative du R.R.E. Telle est la théorie de la réminiscence : le réel d’ici et de maintenant s’expliquerait par un réel voilé, par un réel déjà-vécu, par un déjà-là, une sorte d’être qui précéderait les étants. L’immédiat – l’immédiatement perçu – est ainsi dévalorisé. Rosset critique, autrement dit, l’idée de l’idiotie du réel, cette idée qui est la définition même du romantisme. Pour Rosset le réel réellement existant n’a pas besoin d’être « éclairé » par un « vrai réel », un double, qui l’expliquerait « de l’extérieur ». À l’extérieur du réel, il n’y a rien. Et le rien n’a évidemment rien à dire sur ce qui est, et qui lui n’est pas rien. En résumé, tout double paraît à Rosset une fuite devant la réalité, qu’il s’agisse concernant ce double d’un arrière-monde, d’un autre monde, ou d’une essence dissociée d’une existence (2).

 

Pour Clément Rosset, la question de l’unicité du réel, donc de sa non-dualité, est la question proprement philosophique, qui ne se superpose ni à la question morale, ni à la question de l’histoire, et de son sens éventuel. L’unicité du réel se trouve exprimée par Parménide mais aussi par Lucrèce indiquant en substance que le monde se compose de ce monde-ci, et de mondes non réels mais possibles dont nous ne pouvons rien dire. Cette question de l’unicité du réel aboutit à s’interroger sur les histoires homériques elles-mêmes, dans lesquelles les dieux agissent dans l’histoire des hommes. Le monde visible des hommes n’est-il pas dans ces histoires le reflet du monde réel des dieux ? Or, à partir du moment où le réel visible est supposé « agi » par un réel invisible, la suspicion sur le visible s’installe. L’idée du « peu de réalité » (André Breton) du réel visible s’insinue. C’est un tort.

 

Certes, la dévalorisation du Réel Réellement Existant n’est pas inéluctable. Ainsi, le réel peut être, chez Hegel, un double de l’Unique réel, qui récapitule tous les instants passés dans l’instant présent. Le réel d’ici et maintenant est ainsi en quelque sorte « anobli » mais reste un double. C’est ainsi un « monde renversé ». C’est encore ce que Gérard de Nerval désigne par un « état de grâce » (3). La plupart des philosophes ont défendu cette idée simple : le réel et son double sont proches, voire identiques (voir plus haut). Une fois encore, Hegel représente bien cette conception portée au stade supérieur de cohérence interne.

 

Mais cette identité du réel et de son double est en fait impossible. Deux choses identiques ne seraient pas deux. Comme l’écrit Montaigne, « la ressemblance ne fait pas tant un comme la différence fait autre ». Au vrai l’identification d’une chose nécessite que soit posée à côté une autre chose qui ne soit pas exactement la même. C’est pourquoi un réel sans double est proprement non identifiable. Ce qui caractérise le réel est qu’il est toujours totalement là et prend toute la place. C.F. Ramuz dit : « Un bonheur c’est tout le bonheur; deux, c’est comme s’il n’existait plus ». Clément Rosset remarque justement que l’on peut en dire autant du réel. Ainsi, plus un objet est réel, plus il est unique, donc moins il est identifiable. Si le réel est vraiment là, il n’y a plus de distance par rapport à lui, et donc plus d’identification possible. Prenons un exemple : on peut identifier un nuage parce qu’il y a plusieurs nuages, et même plusieurs formes identifiées de nuages. Mais d’une forme inédite, on ne peut rien dire si ce n’est qu’elle est un monstre. On ne peut la « décrire » que comme une chose qui ne ressemble précisément à aucune autre, comme les « choses » de H. P. Lovecraft.

 

Ce qui angoisse, par exemple le néant, est souvent – loin d’être irréel – on ne peut plus réel. Car le néant, contrairement aux autres « objets du monde » n’a pas de double. Et il est d’autant plus réel qu’il est unique. D’où la thèse de Clément Rosset comme quoi la plus réelle des choses, c’est la mort, dans la mesure où c’est aussi la plus unique des choses. En ce sens, le réel ne peut avoir d’histoire. Une histoire du réel supposerait en effet que l’on puisse se placer d’un point de vue autre que le réel. Or, si le réel est tout le réel, il est non identifiable et non historicisable. Le matérialisme en tant que prise en compte sans conditions du réel est en ce sens inévitablement non-historique (d’où selon Rosset le non-sens du « matérialisme historique » de Marx).

 

Rosset, c’est le réel sans double. Mais c’est un peu plus compliqué que cela (4). Le double est en effet pensable dans certaines conditions, quand il prend l’une des trois formes suivantes : l’ombre, le reflet, l’écho.

 

Le double peut ainsi être une ombre, et en ce sens être les confins, la banlieue d’un existant, quelque chose comme l’util (l’outil) chez Heidegger, une chose « à portée de la main », un prolongement de soi, un double qui n’est pas une illusion mais un « à côté de soi », un « avec soi » dans lacontrée de soi. C’est le double de proximité. Ce n’est donc pas une illusion, mais c’est la trace et la marque d’un existant. Tout vivant a son ombre ou meurt. Les fantômes n’ont pas d’ombre, car ils sont déjà morts. Ou n’ont jamais pu naître. Telles les créatures évoquées par Ravel : ogres, lutins, diables, follets (5). Ainsi sont-elles des ombres sans être l’ombre de quiconque (6). L’ombre comme vrai double d’un vrai existant, ainsi que l’est le rêve peut être plus inquiétante. Platon évoquait cette « espèce de désirs qui est terrible, sauvage, et sans égard pour les lois (7) ».

 

Si l’ombre est vrai double d’un vrai existant (d’un « étant dans le monde » dirait Heidegger), le reflet, ou encore le miroir (mieux : le reflet en tant que ce qui empêche de passer à travers le miroir), est double sans objet. Double d’un objet certes mais sans objet. Exemple : la passion. On n’aime jamais (tout à fait) qui on croit aimer. Et on ne s’aime pas non plus pleinement à travers l’autre (l’amour n’est pas qu’effet de miroir). L’amour n’est jamais pur reflet ni pure altérité. Il est entre. C’est d’ailleurs tout son « intérêt » (un intérêt sans rapport avec le sens économique de ce terme, car en ce registre tout peut se donner, tout peut se perdre, rien n’est négociable). C’est là qu’est sa profondeur, précisément sans fond, car il estentre. C’est pourquoi on ne peut vivre sans ombre mais on peut vivre avecou sans un reflet. Sauf qu’existe le risque de devenir ce reflet. Hanté et transformé par ce reflet, – pétrifié aussi par ce reflet -, reflet de soi perdu ou de l’autre perdu. Comme écrit Rosset, « dans cet autre coté du miroir où s’aventure Alice, on ne fait pas que de bonnes rencontres (p. 62) ».

 

L’écho est l’autre – le troisième – réel comme double, vrai réel vraiment double d’un authentique réel, qui atteste de la présence dans le monde le plus fortement. C’est le moins autiste des doubles. Et pourtant l’écho est tautologique. « Où es-tu ? » dit l’un, « où es-tu ? » répond l’écho. Même si la tautologie est parfois plus subtile, comme dans le judaïsme. « Qui es-tu ? » questionne Moïse. « Je suis celui qui suis » répond l’écho (écho-Dieu ou écho de Dieu). Pourquoi cet écho est-il en même temps le plus vivant des doubles ? Parce qu’il est dans le monde. Plus encore, il rend présent le monde. Il est le monde en sa présence. Il est la pure présence du monde. « Il est vrai (…) que l’écho, qui ne sait que nous renvoyer à nous-mêmes, possède un pouvoir de nous conforter dans notre identité et notre réalité supérieur à celui dont disposent l’ombre et le reflet » note Rosset (p. 71). L’écho nous échappe, il est du monde avant d’être de nous, il nous défie d’être au monde, d’y être plus encore, d’y être toujours plus. « Double sans maître » dit Rosset. Ce n’est pas assez dire. C’est, plus encore, l’écho qui ambitionne d’être notre maître. C’est lui qui nous intime l’ordre d’assumer tout le bruit que nous faisons en société, même si nous ne faisons pas beaucoup de bruit. C’est lui qui nous demande d’être, plus encore, dans le spectacle de la société du spectacle. L’écho, c’est la mise en abîme perpétuelle : à perpétuité. C’est l’effet vache qui rit – sans le rire. Disons-le tout net : l’écho est de tous temps, mais il est aussi bien de notre temps(comme on dit : bien de chez nous).

 

L’allégresse est aussi un savoir sur le réel

 

« Rien n’aura eu lieu » notait Mallarmé. Cela résume en quelque sorte le matérialisme intégral et anhistorique de Rosset. Revenons sur cette question : le réel est l’inconditionné même, le non-mesurable. Le réel est précis, exact – il est exactement là – en tant qu’il n’est pas mesurable, ce qui supposerait un Autre du réel, fusse une duplication, une copie certifiée conforme (dieu, l’être, avec ou sans majuscule…), l’audace étant parfois poussée loin, quand la copie se prétend l’original, attribuant au réel visible et palpable le statut de simple copie. Mais que le réel soit là, qu’il occupe toute la place n’enlève pas à l’homme une liberté : celle de prendre le temps de savourer, du réel, c’est-à-dire du monde, l’inépuisable simplicité. Ainsi, trois principes se rejoignent : le principe de l’unicité du monde (pas d’arrière-monde), le principe de lucidité (voir le monde tel qu’il est), le principe de cruauté (ne pas se cacher la cruauté du monde). La vérité crue doit être crue. Ce dernier principe est bien résumé par Ernesto Sâbato : « Je désire être sec et ne rien enjoliver ». Le réel est cela, et seulement cela.

 

Un des problèmes qui se posent, c’est que l’essentiel de la philosophie part du postulat qu’il y aurait plus à dire de mondes dont nous ne pouvons rien dire que de ce monde-ci. La réalité immédiate est ainsi dévalorisée au profit de mondes dont l’existence est improuvable. C’est le « principe de réalité insuffisante » : raisonner à partir du réel serait insuffisant, voire vulgaire. Le succès de ce principe vient d’une crainte bien compréhensible devant la cruauté du monde. Que la réalité soit triste est triste. Que cette réalité soit de surcroît vraie est cruel. Que le remède contre l’angoisse humaine soit la révélation de la vérité, comme le suggère Lucrèce, apparaît ainsi problématique. Car en effet la vérité fait mal. Souvent. On peut même se demander si la pratique de la vie ne nécessite pas au contraire un minimum d’aveuglement (souvent un maximum d’aveuglement d’ailleurs). Cette cruauté de la vie se manifeste fort bien dans l’amour. Celui-ci commence, rappelle Rosset, par un baiser comme envie de mordre, et se termine, « si l’itinéraire amoureux va jusqu’à son terme – avec l’écartèlement et la mise en miettes (8) ».

 

Un autre motif de scepticisme, ou bien de paresse est que le réel n’est pas façonné par l’homme en fonction de l’énergie qu’il investit dans le monde. En effet, il faut de l’énergie pour accepter le réel tel qu’il est, mais il en faut aussi pour inventer (ce que fait le fou) un autre réel. L’énergie n’est pas un critère de vérité (non plus que le travail. Le réel n’a décidément pas de morale, ce qui n’interdit pas à l’homme d’en avoir mais en son nom propre).

 

Le monde selon Rosset ne comporte donc ni double ni arrière-monde. Il est réel en tant qu’il est présent à nous ici et maintenant. Il change mais il ne se transforme pas, ou si l’on préfère il bouge mais ne change pas. Il n’est jamais pareil mais c’est toujours le même. Dans la Lettre sur les chimpanzés. Plaidoyer pour une humanité totale (Gallimard, 1965 et 1999), Clément Rosset critique – avant Pierre-André Taguieff – le bougisme qui s’est tant développé depuis et cite à son propos quelques exemples particulièrement pittoresques. « Mais nous bougeons, mais nous avançons ! » écrivait Teilhard de Chardin dans L’avenir de l’homme. L’humanité de demain, c’est l’humanité « réconciliée avec elle-même », disait-on alors. C’est la christosphère. « En haut – et en avant ! » disait le père Bergougnioux. « Le dénouement se précipite » prophétisait encore Teilhard de Chardin (9). Toutes ces propositions n’avaient d’égale que la totale gratuite de leur affirmation. Du moins cet éloge du mouvement était-il un progressisme. Alors que nous en sommes à l’éloge du « mouvement pour le mouvement », et du nouveau pour le nouveau.

 

En tant qu’il est donné, le réel est inévitablement tragique. Le tragique c’est penser le pire (sans s’y complaire, ce qui est coquetterie d’esthète). C’est donc penser que l’homme peut être le pire ennemi de lui-même. Le monde réel est peut-être le meilleur possible (Leibniz) ou le pire (Schopenhauer). Cela importe peu. Il peut être le meilleur tout en étant mauvais, et le pire sans être si mauvais. Le donné et le tragique désignent la même chose : ce qui ne dépend pas de nous, le fatum. L’existence, et notamment l’existence de l’homme, est l’indéterminé même. Le monde dans lequel l’homme est jeté n’est ni absurde, ni rationnel, ni raisonnable. Il est tout simplement incompréhensible. Ce monde tragique, plein des « soucis de tous les jours et de toutes les nuits (10) » ne dit mot de la peine et de la détresse des hommes. Au delà de la mince écorce des bruits du monde règne le silence. C’est le caractère angoissant de ce silence qui explique la tentation du bavardage moral. Mais c’est là encore une tentation de refus du réel.

 

Accepter le réel, c’est accepter un monde sans morale. Parce que l’objectif de la morale c’est de faire parler le monde. C’est de le sommer de nous livrer sa signification. Si le monde parle, et l’exigence morale le veut, c’est pour nous en dire plus sur lui, pour se justifier. Si le monde a quelque chose à nous dire c’est qu’on peut y comprendre quelque chose et aussi qu’il est « perfectible » comme disait George Sand. Si le monde n’est pas parfait, et/ou si un monde parfait n’est pas réel, cela prouve, nous dit la morale, l’existence de contre-forces au bien et à la perfectibilité. Là où il y a douleur, il doit y avoir péché. Il doit donc y avoir pénitence. « Verglas assassin, Mitterrand complice » proclamait le groupe humoristique Jalonsdes années 1980. Cela n’est pas si mal représenter l’esprit du temps. Conséquence : voir le monde tel qu’il est est devenu l’indécence suprême. Voir les choses comme elles sont est devenu très obscène.

 

Le principe de base de Rosset est de voir le monde tel qu’il est. Sécheresse du constat. Mais comment peut-on s’accommoder de ce monde ? En l’accueillant comme un don. En remplaçant l’espérance d’un autre monde par l’étonnement devant ce monde-ci. C’est le monde d’ici et de maintenant qu’il faut respecter – sinon diviniser comme le souhaitait Nietzsche (La volonté de puissance, « Les trois siècles» ). Il faut tout ramener au réel et se contenter du réel. « Ne plus se raconter d’histoires » comme disait Louis Althusser. Abandonner tout espoir, toute illusion et gagner par là le sens de la précision des choses. Avoir le souci de l’exactitude. Préférer, comme Samuel Butler, le mensonge à l’imprécision (qui est souvent un mensonge plus grand). Ne pas tricher. Ou tricher en grand. Pour que, au moins, cela se voit.

 

Il y a bien des mondes dans le monde

 

Du point de vue de l’homme, deux conditions minima suffisent à faire un monde : le tragique et l’artifice. À l’unicité / simplicité du regard de Plotin, opposons la diversité des regards. Le réel n’est pas monolithique. Il comporte des aspérités, des zones convexes et d’autres concaves, des angles morts : il y a bien des mondes dans le monde. Condamné à l’existence, l’homme est contraint à coller au plus près à sa propre présence. Il revient à chacun d’avoir un monde, de trouver ou de construire (son) monde. « Ne faire qu’un avec sa propre course. » Mais deux modes de présence au monde sont possibles, et ils sont contradictoires. La nausée est un de ces modes de présence au monde. Mais elle est inconfortable. Elle est même justement le sentiment de l’inconfort de tout ce qui est. À l’inverse, la jubilation est confort total et plein. Elle est le sentiment que tout ce qui est est réjouissant. Le point de vue jubilatoire est que tout, dans le monde, et tout, du monde, est à déguster.

 

Le dyonisiaque est ici le contraire du romantisme : il se réjouit de ce monde-ci. La nausée et la jubilation ont un point commun : elles concernent le réel, et elles concernent le présent du réel. Finalement, rien de moins névrotique que la nausée ou la jubilation (d’où le fait qu’elles ne sont pas sans risque puisque nous n’aurons garde d’oublier que la névrose protège). Entre les deux – nausée ou jubilation – n’existe que la différence de l’artifice, la posture, la « disposition à ». Tant la nausée que la jubilation relèvent d’une certaine rigueur, à laquelle s’oppose le goût de l’irréel. À l’extrême, le goût de l’irréel mène à la folie. Mais dans sa version douce, c’est une simple névrose. Et donc une protection. En effet, le goût de l’irréel peut-être un petit divertissement domestique qui protège de la paranoïa, vraie folie en tant qu’elle est – comme disait les Grecs – « excès de raison ». Si la folie est une tricherie avec le réel en tant qu’elle est un artifice majeur, fréquentes sont les petites tricheries comme le dédoublement, et le mélange de bonne et de mauvaise conscience qui va avec. Autrement dit, fréquente est la fausse conscience. Celle qui consiste à tricher en petit. Quitte à tricher, il faut tricher en grand. Facile à dire certes.

 

Précisons alors : qu’est-ce que la fausse conscience ? La fausse conscience est la conscience dédoublée. C’est celle du bourreau qui dit : « Achevons-le vite. Je déteste voir souffrir ». S’accommoder du monde, c’est aussi s’accommoder d’être toujours moins « moral » qu’on ne le souhaiterait. Mais aussi, c’est être ce que l’on est; c’est pour l’homme accepter d’être comme l’animal en un sens et ne pas être comme l’animal en un autre sens. De fait, ce n’est pas en tant qu’il raisonne, en tant qu’il a des stratégies (de chasse, de conquête, de séduction…), en tant qu’il est prédateur mais aussi altruiste, en tant qu’il est pudique, ce n’est pas en ce sens que l’homme se distingue de l’animal. C’est en tant qu’il est un être d’excès que l’homme se distingue de l’animal. C’est en tant qu’il recherche l’ivresse, en tant qu’il est un être de pathos, en tant qu’il ne se contente pas du présent, en tant qu’il est lubrique, pervers, et parfois même zoophile que l’homme se distingue de l’animal. Au fond, en tant qu’il est animal, l’homme est rassurant, réaliste, prévisible. C’est en tant qu’il n’est pas seulement animal que l’homme cherche à s’évader hors du réel. Que l’homme est inquiétant. L’animalité de l’homme (ce qu’il en subsiste), c’est au contraire sa garantie de ne pas décoller complètement du réel.

 

Une autre digression hors du réel est l’excès de bons sentiments : un excès parmi d’autres, comme l’abus d’alcool, avec lequel il entretient d’ailleurs quelque parenté. « Frémir de bons sentiments, c’est (la même chose) que bouillir de rage » rappelle Clément Rosset. On sait que la seule morale repérable selon Kant est celle de la bonne volonté. C’est le contraire d’une morale des moyens. Les conséquences des actes sont en effet susceptibles d’interprétations diverses : on peut massacrer allègrement afin d’éliminer le méchant adversaire et donc toute source de conflit futur. En d’autres termes, on peut massacrer par pacifisme foncier. C’est une histoire de ce genre que relate le film Bulletin spécial : un groupe de savants menace de faire sauter la planète… si le Pentagone ne renonce pas à ses essais nucléaires (11).

 

D’une manière générale, le souci de l’avenir est généralement meurtrier. Pour assurer aux Allemands une paix de mille ans, Hitler a estimé plus prudent d’éliminer le danger slave et de chercher à dominer le monde. Un principe de précaution en quelque sorte. Bilan : une atroce guerre mondiale. Avec l’Allemagne parmi ses principales victimes. Pour assurer la construction du socialisme dans des conditions paisibles, Staline a estimé « raisonnable » de liquider les restes de la bourgeoisie russe. Bilan : la déportation de masse et l’échec économique. Moins de riches sans doute, mais des pauvres encore plus pauvres. En résumé, trop de sollicitude amène souvent à de copieux massacres – et au moins à de sinistres gâchis.

 

Mettre les passions au régime

 

C’est ainsi qu’il faut aborder la question des passions. Trop souvent l’amour est considéré comme la passion-type. Nous verrons qu’il n’en est rien. L’avarice, la haine, la tyrannie domestique, l’ambition, le goût de la collection sont des passions bien plus assurées. La passion est une souffrance : c’est la souffrance d’un objet qui fait défaut. « Ma faim qui d’aucuns fruits ici ne se régale » écrit Mallarmé (12). La passion en ce sens est proche de l’hystérie : elle entretient le malheur du manque. Mais l’hystérie s’acharne sur le réel, elle lui en veut, mais elle l’affirme, quitte à l’affirmer déformé. C’est le distort de Binswanger comme forme manquée de la présence au monde. L’hystérie entretient ainsi quelque lien avec la paranoïa. La passion, par contre, tend à ignorer le réel qui, bien évidemment, se dérobe. Elle entretient ainsi quelque lien avec la mélancolie, qui peut lui succéder – la passion étant, bien sûr, toujours déçue. La passion est ainsi une façon de tenter de fuir le réel.

 

S’accommoder du réel, c’est ne pas vouloir un autre réel absolument meilleur, donc absolument autre, ce qui aboutit inexorablement à dévaloriser le réel d’ici et de maintenant. S’accommoder du réel c’est aussi accorder sa place à l’artifice. Reconnaître l’artifice, c’est reconnaître un lien « naturel » entre l’homme et celui-ci. L’artifice doit servir à l’homme à introduire une distance artificielle entre lui et lui. C’est Lucrèce qui propose comme remède à la douleur d’être homme la mise à distance par rapport à la vision de notre propre finitude, de notre propre mort, et donc la mise en œuvre d’une certaine dose d’inconscience et d’auto-amnistie (oubli) de ce que nous savons (13).

 

Il nous faut prendre acte de ce qu’il y a une aisance naturelle de l’homme dans l’artifice. Il n’y a pas une intériorité de l’homme qui s’opposerait à une extériorité socialement exposée. (Dans le bla-bla moderne, l’intériorité de l’homme est souvent appelé spiritualité). L’homme est tout de surface c’est-à-dire tout d’exposition – ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de profondeur. En effet, le moi, c’est la faculté de se souvenir. Or, il n’y a pas de moi autre que le moi social car ce dont on se souvient c’est de soi parmi les autres, c’est d’émotions dont les autres sont partie prenante. Un moi non social ne peut pas être un moi réel. L’identité personnelle est sociale ou n’est pas. Bien connaître quelqu’un c’est bien connaître son comportement, le rôle qui est le sien, et l’interprétation qu’il a choisit de celui-ci. C’est connaître ce qu’il donne à voir. L’homme qui se connaît a renoncé, comme Don Quichotte, aux illusions de l’individualité.

 

A contrario, quand le moi social n’existe plus, que se passe-t-il ? Un sentiment de légèreté s’installe, le stress social disparaît – car le stress est le contraire du vide. Reste donc le vide. Ce qui s’installe est un sentiment qui caractérise la psychose mélancolique, remarque Clément Rosset (14). Ce qui est perdu dans cette psychose, c’est ce qui existait de façon certaine : l’identité sociale. Si l’identité sociale est la seule attestée, c’est que s’exposer aux autres est non seulement la seule façon d’exister mais aussi la seule façon de se connaître. Les renseignements que l’on possède sur soi même, on les a au travers du miroir que sont les autres. Ce sont des renseignements de seconde main. Peut-être. Mais ce sont les seuls fiables. À l’illusion du « libre-arbitre » qui permettrait le « maintien de soi » (Paul Ricoeur), on peut préférer, comme plus réelle, la constatation que c’est le sentiment (si possible joyeux) du lien social qui garantit au mieux l’identité personnelle.

 

Si on accepte l’autosuffisance du tragique et de l’artifice pour faire un monde, on doit logiquement se désintéresser des causes premières tout comme des fins ultimes. On se retrouve logiquement hors d’un mouvement qui, remplaçant la religion par le rationalisme, a accru le champ de l’explicabilité du monde. Loin d’être opposés, la religion et le rationalisme ont partie liée dans la mesure où « la superstition demande des causes » (C. Rosset), tandis que la vraie raison se contente de constater que nombre de choses sont sans causes, ou bien relèvent d’une « anti-cause » comme le hasard.

 

Reconnaître le caractère hasardeux du monde, son caractère indéterminé, c’est considérer le hasard comme la négation même de tout destin, de toute contingence, de toute nécessité. La nature s’oppose ainsi au hasard dans la mesure où elle est constituée, déjà-là, non hasardeuse. Ainsi, l’idée de nature suppose des interventions, pas forcément humaines, tandis que le hasard postule la vanité même de toute intervention. La « nature » est ainsi l’anti-hasard. Non qu’il n’y ait de hasards dans la nature. Mais s’il y a des hasards, il s’agit de hasards contingents, de marges d’indétermination qui concernent des lois, des processus repérables et repérés. Le hasard contingent s’oppose ainsi au hasard « pur », que l’on pourrait appeler hasard purement hasardeux, et qui est le hasard constituant, désignant la nature même de la présence de toute chose au monde, et de la présence du monde, un hasard originel en amont de tous les hasards contingents, et au fond un hasard antérieur à la constitution même de toute « origine ». L’idée de hasard, même quand elle est appeléefors par Lucrèce, est en ce sens le contraire de l’idée de nature.

 

Aussi, la seule « nature », pour Rosset, c’est la mort. C’est-à-dire que la seule constante, la seule détermination purement assurée, c’est la mort. Parce que, au fond, la seule chose pas du tout hasardeuse c’est la mort. Conclusion de Rosset : ce qui existe, ce qui existe vraiment, ne peut être appelé que « la mort ». La vie n’en est qu’un dérivé. Rosset défend ainsi un point de vue qui – on le remarquera – pourrait facilement être inversé. L’aurait-il choisi… par pur hasard ? Nous le croirions si la psychologie la plus élémentaire ne nous indiquait qu’il n’y a pas de hasard dans son affirmation. Ou plus précisément qu’il y a dans cette affirmation de Rosset pas autre chose qu’un hasard constituant. Celui de sa vision du monde.

 

Une vision du monde tragique

 

En conséquence de cette vision du monde tragique, l’homme est perpétuellement en état de perdition. De perdition et non de perte car il ne peut rien avoir perdu, n’ayant jamais rien possédé. La perdition, ou angoisse, ou nausée, ou mélancolie, tous ces états sont, non des synonymes, mais des approches convergentes de la condition de l’homme. Mais les nuances ne sont pas minces. Si on a en vue la perdition, on est dans le registre de la pensée tragique. Si on a en vue la perte, on est dans le registre d’une pensée pessimiste, soit fondamentalement dans une pensée historique, mélancolique si l’on veut, mais historique. La perte est en effet quelque chose d’identifiable, qui renvoie à la nature des choses (qui postule la croyance en une « nature »), et non à un hasard primordial. La mort est ainsi une perte.

 

La perception des choses est toute différente dans la pensée tragique. La vie elle-même y est perdition. La pensée tragique n’est pas désespérée, elle est désespérante. C’est plus grave, mais c’est aussi un principe plus « actif ». Actif dans le registre corrosif. Quand Rosset définit (paradoxalement) la vie comme étant la mort, cela veut dire qu’elle est mouvement même vers la mort (c’est un point de vue qu’avait exprimé par exemple Pierre Drieu La Rochelle). La vie est mort en tant qu’elle se consume. Mais là encore, le point de vue final n’est-il pas inversable ? À savoir que la mort est preuve même de la vie et que seule la vie est réelle ? Puisque le hasard, et donc l’arbitraire est possible, puisqu’ils sont même la seule chose possible, pourquoi ne pas défendre l’idée que la mort n’est qu’une parenthèse dans la vie, que toute vie concourt à la poursuite de la vie, c’est-à-dire poursuite d’elle-même, le conatus de persister en soi qu’évoque Spinoza, que la vie est un grand flux, que le mouvement du vivant est le mouvement même de tout ce qui est ? « On ne meurt pas puisqu’il y a les autres » disait Aragon. Position d’ailleurs tragique, elle aussi, voire la plus « tragique », car, au fond, quoi de plus désespérant qu’un mouvement que rien ne pourra jamais arrêter ?

 

Que tout soit « vie » ou que tout soit « mort », l’absence de croyance en la « nature » et en ses « lois » a pour corollaire le scepticisme vis-à-vis de la notion de « l’être ». Cette notion apparaît pour Rosset un nouvel avatar de la théorie du « monde-reflet ». Rosset rejette cette notion car si le monde est monde de l’être, il est monotone – et en ce sens il est déjà mort, car l’être, par définition, ne survient jamais, il est toujours déjà-là. À l’inverse, si le monde d’ici est le monde du non-être, il se passe au moins quelque chose par la représentation tragique du rien. Il est ainsi légitime d’opposer un monde de l’être, dans lequel on s’ennuie, et un monde du non-être dans lequel l’artifice peut avoir sa place. Avec le non-être, il y a place (au moins) pour le théâtre. Choix délibérément factice de Rosset (mais nous avons vu la légitimité, voire la « naturalité », du point de vue de l’homme, de cette facticité/artificialité. La nature de l’homme est sa culture).

 

Si l’artifice est ce qui rend le monde supportable, chacun l’accommode à sa façon. Accepter le monde, c’est accepter la différence des autres, tous singuliers puisqu’il n’y a pas de nature donc pas de nature humaine. Si la nature de l’homme c’est sa culture donc c’est l’artifice. L’homme est mû par le besoin de reconnaissance. Mais la reconnaissance de soi par soi se heurte à la difficulté de saisir ce qui est dans une extrême proximité. La reconnaissance de soi passe par la reconnaissance des autres par soi et de soi par les autres. Il apparaît alors que c’est en tant qu’ils sont ressemblants que les autres sont dérangeants pour l’identité. De là se pose la question des conditions de la tolérance. Cette question ne se pose pas principalement pour des raisons morales. Elle se pose pour des raisons de confort. Un monde sans tolérance est en effet invivable : pour soi et pour les autres. Et on tolère tout simplement ce qui ne dérange pas trop.

 

Les philosophies qui ne se contentent pas du réel sont portées à l’intolérance. Au nom d’un mieux-être, au nom d’un devenir « plus et mieux », au nom de l’idée de la perfectibilité infinie du monde et des sociétés humaines, il est normal d’être excédé par les imperfections, les résistances au changement, les effets imprévus de décisions pourtant bien inspirées (hétérotélie). L’optimisme tend naturellement à être intolérant – et impatient – envers ce qui paraît le contredire. La pensée tragique est au contraire la condition nécessaire à la tolérance. Seule une indifférence aux « essences » du monde permet de ne pas faire un drame des différences, des marginalités, des dissidences. Seule une conception qui ne déifie rien dans le monde, et surtout pas l’homme ni l’avenir de l’homme, peut être tolérante car justement cette conception ne demande pas trop à l’homme.

 

Toutes les pensées qui mettent l’homme dans un rapport privilégié avec Dieu, de ressemblance avec et/ou de rédemption par, toutes ces pensées tendent à être intolérantes. Des nuances existent certes. Ainsi, le christianisme peut renoncer à la conversion de certains hommes en qui il ne voit pas des semblables. « Maigre tolérance, dira-t-on, qui n’a pas empêché un certain nombre des ces “ hommes ” sans “ nature ” de périr dans les flammes et la langue arrachée. Sans doute : mais c’est paradoxalement une insouciance, plus qu’une intolérance, à l’égard de ces hommes qui rend possibles de telles pratiques. Tuer un “ homme ” qui, malgré toutes les bienveillantes sollicitations dont il a été l’objet, refuse de reconnaître en lui une nature divine, c’est attenter à aucune nature, tuer rien; bien de la bonté, en un sens, qu’on en ait tant fait pour lui (15). » En effet, c’est du libéralisme, de l’ouverture d’esprit que de savoir reconnaître en l’autre un étranger. « Ce que le chrétien exterminait dans l’autodafé, c’était rien; ce qu’un idéologue moderne traduit en son tribunal, c’est l’autre – soit un semblable rétif, mais semblable tout de même, en vertu de l’idée de nature (idem). » En définitive, c’était par ouverture d’esprit que les chrétiens finissaient par exterminer des gens qui, en résistant à la conversion, avaient décidément prouvé leur étrangeté. Et en d’autres termes, l’intolérance moderne est d’autant plus forte qu’elle admet, et même qu’elle veut que l’autre soit semblable. Il est alors inexcusable de ne pas être… pareil. L’« ouverture d’esprit » qui veut que les étrangers puissent devenir comme nous c’est justement cela l’intolérance.

 

Nous voyons que la cohérence de la pensée de Rosset est forte : matérialisme, regard sans illusion, et sans arrière-monde, acceptation de l’artifice. Les choses sont toutes là, et même déjà-là, présentes, offertes au regard, à la surface du monde et non moins profondes pour autant. Le monde est donné mais insaisissable, sans nature mais inchangeable, inchangeable mais toujours mouvant. Invivable à beaucoup de points de vue, mais de toute façon déjà-mort. Cette vision serait désespérante si elle n’était pas d’emblée désespérée. C’est une vision qui relativise la portée du libre arbitre. Il y a, bien plus qu’un libre arbitre, des compromis entre soi et le monde, entre soi et la maladie (16).

 

On peut imaginer que Rosset aimerait à se résumer par la phrase suivante : « Je dis les choses comme elles sont ». Mais cela ne serait pas tout dire. Rosset voit les choses noires. Il les voit très exactement comme Louis-Ferdinand Céline : « Dans l’histoire des temps, la vie n’est qu’une ivresse, la vérité c’est la mort (Semmelweis) ». Céline écrivait encore : « L’heure trop triste vient toujours où le Bonheur, cette confiance absurde et superbe dans la vie, fait place à la Vérité dans le coeur humain. Parmi tous nos frères, n’est-ce point notre rôle de regarder en face cette terrible Vérité, le plus utilement, le plus sagement ? Et c’est peut-être cette calme intimité avec leur plus grand secret que l’orgueil des hommes nous pardonne le moins (idem) ». À l’origine de la philosophie de Rosset, il y a cette vision de Louis-Ferdinand Céline, et l’étonnement devant « cette confiance absurde et superbe dans la vie ». Le paradoxe est là : le tragique n’empêche pas la jubilation.

 

Il y a un mystère du réel puisqu’il est non identifiable, un mystère sans doute proche du mystère de l’allégresse, de la joie, de la félicité sans cause. En tout cas sans autre cause que la coïncidence avec le réel. Car l’allégresse n’est pas seulement un état, une « humeur », c’est un savoir du réel et sur le réel, comme l’est aussi l’ennui, la tristesse, l’acédie, le spleende Baudelaire. L’amour, parfois mis au dessus de tout, est (et n’est qu’) une allégresse conditionnée. Rosset écrit : « L’amour n’est rien d’autre – rien de plus – qu’un peu de joie s’étant déposé, par hasard, sur un objet quelconque (17) ». C’est pourquoi l’amour est un savoir inférieur à l’allégresse, plus fréquent, plus historique et moins réel.

 

Il reste enfin à savoir la chose suivante. Si la jubilation possible n’est que temporaire, si, de la vie il ne faut pas trop attendre, une autre chose est sûre : de « ce qui n’est pas la vie » il ne faut rien attendre du tout.

 

Pierre Le Vigan

 

Notes

1 : Clément Rosset, Le monde et ses remèdes, P.U.F., 1964 et 2000.

2 : Clément Rosset, Le réel et son double. Essai sur l’illusion, Gallimard, 1984.

3 : Idem, p. 83.

4 : Clément Rosset, Impressions fugitives. L’ombre, le reflet, l’écho, Minuit, 2004.

5 : Maurice Ravel, Trois chansons pour cœur mixte sans accompagnement, 1914-15.

6 : Tanizaki Junichirö, Éloge de l’ombre, Publications orientalistes de France, 1977, 1re éd. 1933

7 : Platon, La République, livre IX.

8 : Clément Rosset, Le principe de cruauté, Minuit, 1988.

9 : Teilhard de Chardin, « La grande monade », dans Propos sur le bonheur.

10 : Céline, Nord.

11 : Clément Rossel, Le principe de cruauté, Minuit, 1988, p. 80.

12 : Mallarmé, Poésies.

13 : Clément Rosset, Le régime des passions et autres textes, Minuit, 2001.

14 : Clément Rosset, Loin de moi. Étude sur l’identité, Minuit, 1999, p. 72.

15 : Clément Rosset, Logique du pire. Éléments pour une philosophie tragique, P.U.F., 1971 et 1993.

16 : Clément Rosset, Route de nuit. Épisodes cliniques. L’infini, Gallimard, 1999.

17 : Clément Rosset, L’objet singulier, Minuit, 1995, p. 105.

• Texte paru en partie dans Éléments, n° 106, septembre 2002, et remanié pour Europe Maxima.

 

Source : Europe Maxima     http://ndpiledefrance.hautetfort.com/

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:30

 

L’IMMIGRATION DE MASSE : LA GRANDE CATASTROPHE

http://www.polemia.com/article.php?id=5297

 

L’immigration de masse n’est pas une chance pour la France.

C’est une catastrophe. Une grande catastrophe : identitaire, sécuritaire, scolaire, administrative, sanitaire, économique, sociale, budgétaire, environnementale, politique, diplomatique, démographique ; c’est aussi une catastrophe pour les libertés.

Il est temps de rappeler les faits, dans toute leur réalité, c’est-à-dire dans toute leur brutalité.

Sans haine, bien sûr, mais aussi sans faux semblants, ni tartufferies, ni concessions aux convenances de la bien-pensance.

 

– Catastrophe identitaire. Beaucoup de Français de souche européenne se sentent devenir étrangers dans leur propre pays.

Dans certains quartiers, ils deviennent une minorité opprimée. Des coutumes étrangères – voile islamique, boubous, djellabas – leur sont imposées dans l’espace public.

Des règles alimentaires musulmanes s’implantent dans leurs abattoirs et s’imposent dans leurs assiettes.

Les paysages urbains sont transformés par l’édification de mosquées monumentales, expression d’une prise de contrôle symbolique du territoire français.

Les programmes scolaires et leurs mises en œuvre sont « adaptés » aux exigences de minorités venues d’ailleurs.

Les principes républicains (laïcité, mérite, égalité de droit) sont bafoués.

 

La France devient multiculturelle et donc multiconflictuelle.

 

– Catastrophe sécuritaire. Du strict point de vue des faits, il est incontestable que la très grande majorité des trafiquants de drogue sont noirs ou arabes.

Les violences faites aux femmes, les agressions dans les écoles, les rencontres sportives entre amateurs qui tournent mal, sont concentrées dans les quartiers de l’immigration et les périphéries qu’ils impactent.

Plus généralement, l’explosion de la délinquance, depuis les années 1970, est en relation directe avec la progression de l’immigration.

Dans les prisons, de l’ordre des deux tiers des personnes incarcérées ne sont pas des Français de souche. Plus de la moitié des détenus sont musulmans.

Près de 800 quartiers sont devenus des zones de non-droit où les pompiers et les SAMU s’exposent à être caillassés et où les médecins hésitent à s’aventurer.

 

– Catastrophe pour les libertés. La montée de l’insécurité liée à l’immigration limite dans les faits la liberté d’aller et venir (dans certains quartiers ou moyens de transport) des honnêtes citoyens.

La lutte contre l’insécurité n’a pas porté sur ses vraies causes mais a provoqué une multiplication des lois sécuritaires potentiellement dangereuses pour les libertés : inflation du nombre des incriminations pénales, extension des délais de garde à vue, essor de la vidéo-surveillance, développement de la sécurité privée.

Pour imposer, sans débat et sans consultation des Français, une politique migratoire insensée les gouvernements successifs ont fait voter des lois liberticides : lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2002) qui sont des atteintes successives à la liberté d’expression, en même temps qu’une véritable régression civilisationnelle.

 

– Catastrophe scolaire. Les réformes pédagogiques et le collège unique ont débouché sur une dégradation de l’acquisition des connaissances par les élèves.

 

Ce phénomène est grandement amplifié par l’hétérogénéité croissante des classes en raison d’une immigration qui accentue les différences entre élèves, s’agissant des capacités cognitives, de la maîtrise de la langue française et de l’acceptation du contenu des programmes (histoire, littérature, biologie). L’affectation des enseignants débutants dans les banlieues de l’immigration rend leur recrutement de plus en plus difficile et conduit souvent au découragement de ceux qui ont choisi le métier de professeur.

Cet ensemble de faits explique qu’aux tests internationaux PISA, les performances des élèves scolarisés en France déclinent davantage que dans les pays voisins.

A contrario, c’est la Finlande, pays européen le plus homogène ethniquement, qui obtient les meilleurs résultats internationaux.

 

– Catastrophe administrative. Certains immigrés sont amenés à importer des pratiques frauduleuses souvent jugées normales dans leur pays d’origine : fausses déclarations, corruption active de fonctionnaire ou menaces.

Les fonctionnaires de police, des préfectures, des services du permis de conduire, les agents des services sociaux mais aussi les enseignants sont exposés à ces comportements.

 

– Catastrophe pour la santé publique. Compte tenu des contraintes budgétaires qui l’encadrent et de l’allongement de la vie, le système sanitaire français est au bord de la rupture financière.

L’immigration apporte des déséquilibres supplémentaires : un nombre croissant de bénéficiaires non cotisants (CMU, CMU complémentaire, Aide médicale d’Etat), du tourisme médical offrant l’accès à des lits d’hôpitaux parfois en nombre insuffisant, l’essor de maladies rares en France (tuberculose, SIDA) mais fréquentes dans les départements à forte immigration africaine (93, 95 notamment).

L’organisation même des services d’urgence est perturbée par des comportements compulsifs, voire agressifs, de personnes ne suivant pas le parcours de soins habituel. Or cette augmentation de la demande médicale n’ayant été ni anticipée ni financée, les hôpitaux sont conduits à recruter des médecins étrangers sous-payés et parfois sous-qualifiés.

 

– Catastrophe pour l’emploi. Le chômage dépasse le seuil de 10% de la population active, 15% en prenant en compte le chômage partiel.

C’est une cause majeure de malaise social et de déficit budgétaire. L’immigration n’est pas seule en cause mais amplifie le phénomène.

Le taux de chômage des étrangers africains ou maghrébins est le double du taux français, selon l’INSEE. Le taux de chômage des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou africaine est aussi le double de celui des jeunes Français d’origine européenne (1). On connaît l’antienne cent fois répétée : « Les étrangers font le travail que les Français ne veulent plus faire ».

Pour être plus exact, il faudrait dire : « …ou plutôt que les étrangers déjà installés et les immigrés de la seconde génération ne veulent plus faire non plus ».

Les immigrés qui entrent aujourd’hui en France maintiennent au chômage des étrangers déjà présents ; et ce sont les parents des chômeurs de demain.

 

– Catastrophe pour les salaires. Sous l’effet de la poursuite inconsidérée de l’immigration, les salaires baissent dans de nombreux secteurs et métiers : ouvriers du bâtiment et travaux publics, employés de la restauration ou des services d’aide à la personne, artisans mais aussi techniciens et ingénieurs, notamment dans l’informatique, sont concernés.

Ce sont les jeunes actifs entrant sur le marché du travail qui sont les premières victimes de ce phénomène.

L’ouverture des frontières offre un immense réservoir de main-d’œuvre aux sociétés industrielles capitalistes tandis que l’Etat-providence assure à tous un revenu minimal : d’où le développement simultané du chômage, de la baisse des salaires et de la montée des déficits. Difficile de faire pire !

 

– Catastrophe budgétaire. Dans un pays en sous-emploi, l’immigration est un boulet économique : toute entrée de personnes supplémentaires sur le territoire accroît les charges sociales et les frais généraux de la nation, sans recettes correspondantes. En appliquant les modes de calcul du prix Nobel Maurice Allais on peut estimer à 18 milliards d’euros, chaque année, les coûts d’investissement (logements, hôpitaux, écoles, transports, prisons) et les charges de fonctionnement (écoles, aides et prestations sociales) liés à l’entrée de plus de 200.000 étrangers supplémentaires.

Ceux qui prétendent, contre tout bon sens, que l’immigration améliore les comptes français oublient deux choses : que la France est en sous-emploi et qu’il est inexact de comparer une population immigrée jeune à une population française âgée puisque celle-ci compte… de vieux immigrés naturalisés.

Enfin, une partie des salaires et des aides sociales perçues repart, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, vers les pays d’origine, ce qui creuse le déficit de la balance des paiements française.

 

– Catastrophe environnementale et pour l’aménagement du territoire. L’immigration de masse aboutit à déstructurer les espaces urbains ; elle provoque le white flight (2) et amplifie la crise du logement et la rurbanisation du territoire ; résultat : l’artificialisation des sols s’accélère ; tous les dix ans l’équivalent de la surface d’un département est artificialisé, ce qui détruit des paysages, fruits d’un équilibre millénaire.

La gestion des déchets dans les quartiers de l’immigration et dans de nombreux campements Roms pose des problèmes environnementaux graves.

 

– Catastrophe dans les transports. En trente ans, la situation dans les transports publics des grandes métropoles s’est profondément dégradée : d’abord, parce que les réseaux de transport doivent déplacer davantage d’usagers sans disposer pour cela de recettes supplémentaires correspondantes ; ensuite, parce que les comportements irresponsables (blocage des fermetures de portes des trains, descente sur les voies de chemin de fer), les actes de vandalisme et les agressions, particulièrement fréquents sur les lignes desservant les banlieues de l’immigration, se répercutent sur l’ensemble des réseaux, générant des retards à répétition

. Les vols de métaux, commis par des mafias souvent venues d’ailleurs, sont une cause additionnelle de perturbations.

– Catastrophe politique. Selon la Constitution, « la souveraineté appartient au peuple », et « la loi est l’expression de la volonté générale » ; or, pour qu’un groupe humain fasse peuple, il faut qu’il partage des valeurs, des coutumes et des comportements communs. Cela suppose l’assimilation. La communautarisation ethnique et religieuse s’y oppose. Les minorités monnaient leurs voix. Ce qui conduit les maires à « courtiser l’islamisme » (3) et le parti socialiste à fonder sa stratégie électorale sur le remplacement des classes populaires françaises par les minorités étrangères.

 

 

– Catastrophe pour la souveraineté française. A terme, nos options de politique étrangère risquent d’être prises au regard des réactions éventuelles de minorités arabophones ou islamisées présentes sur notre sol ; d’ores et déjà, celles-ci sont la cible de spectaculaires opérations d’influence de la part des Etats-Unis et du Qatar, sans compter le financement de mosquées par l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie ou la Turquie.

 

– Catastrophe démographique. A moyen et long terme, c’est à une substitution de population que nous assistons.

C’est déjà le cas en Seine-Saint-Denis où plus de la moitié de la population est noire ou maghrébine.

C’est aussi le cas dans la grande majorité des 800 quartiers « sensibles ». Ce pourrait être, à terme, le cas de l’ensemble de la France menacée de « grand remplacement », selon la juste expression de l’écrivain Renaud Camus.

Ce génocide lent a deux causes : l’arrivée de populations étrangères fécondes, en raison notamment de l’immigration nuptiale (entrée en France de jeunes femmes avec un taux de fécondité élevée) ; mais aussi le découragement de bien des familles de souche européenne qui se heurtent à des difficultés croissantes pour se loger, pour se déplacer et pour trouver des écoles adaptées à leurs enfants.

La surnatalité ou la seule irruption étrangère est aussi une cause de la dénatalité française. Ce phénomène a été observé par le passé dans l’effondrement de nombreuses civilisations, notamment méso-américaines.

La catastrophe démographique est évidemment de loin la plus grave car elle est potentiellement irréversible.

 

Faire face à la crise existentielle du peuple français

Certes, l’ensemble des difficultés françaises ne saurait être réduit à l’immigration. La crise existentielle du peuple français est la cause majeure de l’abaissement français.

Mais il serait vain d’envisager – par aveuglement, paresse intellectuelle, lâcheté morale, opportunisme médiatique ou cynisme politique – un quelconque relèvement français (ou européen) sans que soit posée la question de l’immigration.

Pour une raison simple : oser s’attaquer au problème de l’immigration, c’est la première étape du redressement, car c’est le tabou le plus fort qu’il faut briser : celui de la mauvaise conscience et de la repentance.

 

Polémia


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:24

A Locminé, une association musulmane veut développer l’islam… et obtenir une mosquée !

Tout allait pour le mieux, jusqu’à présent, dans cette petite commune du Morbihan, de 4200 habitants, qui, comme le reste de la Bretagne, s’était sentie un peu plus à l’abri que le restant de la France de l’islamisation de notre pays.

 

On aurait pu  croire un moment que les Identitaires ont raison (si seulement ! ), eux qui prétendent qu’affirmer son identité locale/régionale serait un rempart contre la musulmanomanie, – pour user d’un euphémisme- qui envahit nos villes ; la Bretagne et le pays basque, derniers bastions résistants étaient nos espoirs, bien que le Languedoc Roussillon, avec tant de centre ville complètement islamisés nous aient prouvé que la solution identitaire régionale n’était pas suffisante.

Las ! La gangrène islamique progresse, sur tout le territoire.

  Et c’est bien d’une gangrène qu’il s’agit puisque, partout, nos boucheries sont remplacées par des commerces halal, nos charcuteries disparaissent, les rues sont emplies de femmes voilées, nos filles dévoilées sont de plus en plus souvent insultées et agressées et nos enfants empêchés d’apprendre, en classe ce que fut notre passé et ce que fut la shoah, comme l’a parfaitement montré le rapport du Haut Conseil à l’Intégration, en  2011.  Pour ne parler que de la face émergée de l’iceberg.

 

On ne peut donc pas se réjouir de voir progresser le nombre de musulmans dans une région, dans une ville, même si la majeure partie d’entre eux sont désireux de s’intégrer paisiblement à la société française, parce que, partout, la minorité agissante impose sa loi à tous, musulmans dits modérés et non musulmans.

On ne peut donc que s’inquiéter  de la constitution d’associations musulmanes. De telles  associations n’ont rien de commun avec les associations traditionnelles, celles  de citoyens unis par leur amour du sport, de l’art ou de la randonnée, ou celles d’immigrés désireux de partager des souvenirs, des mets, une langue… lors de rencontres régulières.

Rien à voir en effet avec une association réunissant des gens au nom de ce qu’ils appellent religion et qui est un système  destiné à faire la promotion d’un système qui sépare les gens, par l’alimentation, par les vêtements, par le mode de vie selon le sexe, et qui fait des femmes d’éternelles mineures qui doivent obéissance à leur mari ou à leur frère.

Est-il pensable que l’on accepte la constitution de telles associations et, qui plus est, qu’on les reconnaisse, qu’elles demandent à être reçues par les autorités, et qu’elles se permettent de réclamer l’inacceptable  ?

Car c’est bien ce dont il s’agit dans la constitution de l’association Acila (Association culturelle islamique de Locminé et alentours) dont les objectifs servent de cache-sexe à d’autres bien moins avouables que l’on trouve dans l’article qui leur est consacré par le journal La gazette du centre Bretagne du 30/11/2012.

 

 En effet, sous une demande qui pourrait paraître légitime, « avoir un lieu de culte » on découvre qu’il ne s’agit pas d’une simple salle de prières, mais d’une mosquée censée permettre « des activités cultuelles et culturelles« …

Une mosquée dans une ville de 4000 habitants majoritairement non musulmans ? Pour quoi faire ?

Le Président le dit clairement (ses paroles sont en italique):

-           pour programmer des cours de langue arabe. Or  on sait fort bien que, dans une association dite musulmane – et non pas arabe – les cours seront consacrés à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture du coran, y compris les versets les plus haineux et les plus contraires à nos lois, comme celui-ci    ou celui-là , pour célébrer des offices religieux, pour promouvoir la connaissance de l’islam, pour agir pour le respect des droits de la communauté : il n’est pas besoin de mosquée pour tout cela, contrairement au catholicisme qui requiert un lieu particulier.

 

En effet, il n’y a pas de clergé, en islam, n’importe qui peut s’improviser imam, et il n’a nul besoin de lieu particulier pour officier,  puisqu’il n’y a ni rite (seulement la prière ) ni sacrifice,  réel ou symbolique comme l’hostie de l’église catholique, puisque le sacrifice du mouton ne se fait pas dans la mosquée mais ailleurs, de préférence n’importe où, voire dans une baignoire,  et surtout pas dans la mosquée, et la seule règle qui est celle de la prière peut se faire en privé, en famille, dans un appartement particulier ou, au pire dans une simple salle de prières.

Quant à promouvoir la connaissance de l’islam, cela revient à dire qu’il faudrait non seulement accepter le prosélytisme musulman mais le favoriser afin de transformer peu à peu nos concitoyens en dhimmis volontaires et soumis ?

Par ailleurs, en  quoi une communauté devrait-elle avoir des droits particuliers qui échappent au sort commun et à l’intérêt général ?

Cette dernière phrase dit mieux que tout à quel point nous sommes menacés par des associations communautaristes musulmanes qui prétendent avoir des droits particuliers, ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent l’islam, qui impose le respect du coran partout et en tout lieu, même s’il faut bafouer les lois du pays non musulman qui accueille des musulmans.

On le voit aux versets cités un peu plus haut.

 

-          faire connaître la civilisation islamique de Locminé : ce qui signifie qu’il va falloir introduire le volant « islam » dans la présentation de la ville et de ses traditions, à côté des galettes bretonnes ? 

Comme si, parce que quelques dizaines ou centaines de personnes étaient depuis quelques années, voire même dizaines d’années dans un village ou un pays leurs propres traditions, étrangères à celles du pays ou du village en question   il allait falloir les incorporer de force sans laisser le temps faire son œuvre, avec des transformations ?

Il faut des siècles pour constituer un peuple, une nation un sentiment d’appartenance, et cela ne peut pas être imposé sous prétexte qu’il y aurait des minorités agissantes.

 

-          défendre une pratique saine de l’islam : qu’est-ce à dire ? l’application stricte des règles du coran qui incitent à tuer les mécréants et à mépriser les non musulmans ?

 

On n’épiloguera pas sur le stupide et criminel aveuglement du père Gabriel Jegouzo de l’évêché de Vannes, qui ne voit dans cette association que le « juste besoin d’un lieu de rencontre« … 

 

Tant il est évident que l’association ne cherche qu’un lieu pour taper la belote entre immigrés, le soir… 14, rue de l’Evêché – Le Petit Tohannic – BP 3- 56001 VANNES CEDEX, Tél : 02 97 68 30 60 – Fax : 02 97 68 30 59 ; Secrétariat de l’Evêché : 
P. Gabriel JEGOUZO, chancelier (résidant à l’Evêché)


Tél : 02 97 68 30 47 - gabriel.jegouzo@diocese-vannes.fr

P. André LOLICART, vice-chancelier
Ttél : 02 97 68 31 39 - les mardi, jeudi et vendredi

M. Paul MAUREL, secrétaire particulier de Mgr CENTENE
Tél : 02 97 68 30 58 –  secretariat.monseigneur@diocese-vannes.fr

 

Par contre, le maire, Grégoire Super, de l’UMP, semble de ces maires pour qui la République et la notion de droits et de devoirs semble encore compter.

 

Je suppose, à lire certains des discours qu’il a prononcés (je ne les ai pas tous lus), qu’il tentera tout pour préserver la loi de la République, mais vous pouvez l’y encourager en lui écrivant maire@mairie-locmine.fr, et en lui rappelant les dangers qu’il y aurait à accepter les éventuelles demandes de cette nouvelle association, vous pouvez lui écrire.

Les responsables de Résistance républicaine Bretagne vont lui demander un rendez-vous, bien entendu, afin d’attirer son attention et celle de ses administrés sur les dangers inhérents à la création de toute association musulmane  qui aurait des velléités de demander un permis de construire, voire un terrain avec bail emphytéotique, voire encore des subventions pour une mosquée..

 

Nous serons vigilants et nous appelons les habitants de Locminé à l’être également et à nous communiquer toutes les informations nécessaires.

Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:01
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