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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:29

Êtes-vous martinet ou mandalas ?

Rangez vos engins de torture : il y a bien plus simple pour motiver un enfant à travailler !

Brigitte Etienne nous a révélé ses trucs et astuces dans l'Atelier du mercredi du 23 janvier. Et la douzaine d'enseignants de tous niveaux, de la maternelle à l'université, se sont prêtés au jeu avec enthousiasme.

Les mandalas favorisent la concentration

Cette orthophoniste de 35 ans de carrière n'a rien d'un bonze tibétain. Pourtant elle utilise les mandalas (1) avec succès : ces dessins circulaires d'origine indienne, peuvent représenter des paysages, des animaux…. Brigitte Etienne y a régulièrement recours : « le mandala s'adapte à la personnalité de chacun. Certains enfants arrivent excités, intenables dans mon cabinet. Je leur demande de dessiner de l'extérieur du cercle vers l'intérieur et en 5 minutes, ils se calment et deviennent plus concentrés. Au contraire, je demande aux élèves renfermés de dessiner de l'intérieur vers l'extérieur. Ils se redressent, prennent confiance en eux et sont prêts à travailler.»

Une fois les enfant disponibles, il faut leur donner un but. C'est là que vous pouvez inviter Les stars mondiales du sport.

Appelez une star du basket à la rescousse !

Inutile de vider votre compte en banque pour faire venir le célèbre basketteur Parker ou le tennisman Tsonga : évoquer les efforts qu'ils ont dû faire suffira largement.
« Les enfants ont besoin de héros, de modèles » raconte Brigitte Etienne. « Je parle de Tsonga, de Parker qui doivent s'entrainer 10 heures par jour pour arriver et rester là où ils sont. J'explique aux enfants que, pour eux c'est la même chose : s'ils travaillent beaucoup, eux aussi, ils réussiront ».

L'analogie avec le sport marche assez bien, quand on parle d'effort. C'est la même chose pour l'échec.

La culture de l'échec

Trop souvent, on considère l'échec comme quelque chose qu'il aurait fallu éviter. A la surprise générale, Brigitte Etienne propose, elle, de le voir comme un moyen de progresser. L'échec devenant une étape nécessaire vers la victoire, il est donc inutile d'en avoir peur : il faudrait même le rechercher !

En effet, quand on cherche à progresser, on se lance un défi. On vise plus haut que ce que l'on peut faire d'habitude. Il est donc normal d'avoir plus de chance de rater. C'est pourquoi il faut oser promouvoir une culture de l'échec : car progresser, c'est prendre des risques.

Mickael Jordan, la star mondiale du basket racontait : " J'ai raté plus de neuf mille tirs dans ma carrière. J'ai perdu presque trois cents matchs. On m'a fait confiance à vingt-six reprises en me confiant la lourde responsabilité d'effectuer le dernier tir, et j'ai raté. J'ai échoué sans arrêt dans ma vie. Et c'est pour ça que j'ai réussi. "

Créez les conditions pour bien échouer

Les élèves ne savent plus se donner l'espace et le temps de l'échec. A mon époque, on appelait ça un "brouillon". Et c'est ce que constate un professeur de français et de latin au collège, qui participait à l'Atelier du mercredi : « Mes élèves au début, ne comprennent pas à quoi cela sert. Ils sont toujours dans l'immédiat et veulent écrire tout de suite sur leur copie. Je leur explique qu'en travaillant sur le brouillon, ils vont réfléchir davantage, au lieu de suivre leur première impulsion et leur pensée va progresser ».

Et vous, quelle place laissez-vous à l'échec dans votre classe, avec vos enfants, (et dans votre vie) ?

 

«Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec.» Abraham Lincoln

 


Antoine Blondel 
Responsable des relations parents - professeurs
SOS Éducation

(1) Vous pouvez trouver des mandalas à imprimer et colorier, ici :http://www.hugolescargot.com/coloriages-mandala.htm

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:34

Quand le viol devient un «rite initiatique» pour rentrer dans la bande

  

DECRYPTAGE – Alors qu’une série de viols à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) semble avoir été commise par des membres de la bande des «Candy Shop», 20 Minutes a interrogé le commissaire divisionnaire en charge du phénomène des bandes au sein de la police nationale…

Au moins trois viols en un an dans une même ville.

La série de crimes à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) semble avoir été commise par des membres de la bande des «Candy Shop», à en croire les premiers éléments recueillis par la police.

Surveillé par les services de renseignement, ce groupe violent avait pour habitude de se retrouver à La Défense (Hauts-de-Seine) ou à la Gare du Nord (10e).Le phénomène n’est pas nouveau, tout comme celui des «tournantes».

La plupart du temps, les délits commis par ces jeunes restent cantonnés à des incivilités, des agressions contre les forces de l’ordre, des bagarres, des deals de cité ou des trafics en tout genre.«Un rite initiatique»

Mais une pratique particulièrement inquiétante a été détectée par les services de police spécialisés dans l’observation des bandes. «Concernant certaines d’entre elles, généralement les plus structurées, nous avons eu des retours du terrain pouvant les mettre parfois en cause dans des affaires de viols», explique à 20 Minutes le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, sous-directeur de l’information générale (ex-RG) à la direction centrale de la sécurité publique. «Comme s’il s’agissait d’un rite initiatique, le jeune doit agresser, coincer et violer une jeune femme», poursuit-il, sans pouvoir lier l’affaire de Noisy-le-Grand avec ces usages.

 

Une sorte de défi est lancé au délinquant novice pour pouvoir entrer dans le groupe et se faire accepter par ses pairs. «Le groupe a remplacé la structure de la famille.

En rejoignant une bande, le jeune y trouve une nouvelle autorité», analyse un policier.

En 2012, 361 bandes ont été recensées en France. «Même s’il y a une évolution liée aux réseaux sociaux, leur nombre est plutôt stable.

Mais certaines se développent désormais dans des villes moyennes. Ce n’est plus une spécificité des grandes agglomérations», complète le commissaire Hirsoil.Bandes de motards violentsLa grande délinquance se sert souvent de ces bandes pour recruter.

La plupart des têtes de réseaux sont passées par ces bandes. Mais tous les membres de ces bandes ne finissent pas grands bandits. «En France, ce n’est pas comme à Los Angeles ou au Mexique.

Nous ne sommes pas impactés par ces types de gang qui relèvent beaucoup plus de l’association de malfaiteurs à visée criminelle que de bandes.

On n’a pas de bandes hyper-violentes, hyper-structurées et uniquement centrées sur la grande criminalité», poursuit Christian Hirsoil.«En France, seules les bandes de motards violents du type Hells Angels ou Bandidos qui se livrent une guerre sur fond de trafics de stupéfiants, armes, extorsion de fonds, peuvent ressembler à ce qui existe outre-atlantique», conclut-il.

William Molinié

20 Minutes

(Merci @ « Stéphanie RONDEAU »)     http://policeetrealites.wordpress.com/2013/01/30/quand-le-viol-devient-un-rite-initiatique-pour-rentrer-dans-la-bande/

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:31


Face à ce bradage de notre pays, devant les actes de collaboration répétés de ceux qui nous gouvernent si mal et nous vendent si bien, le Bloc Identitaire entend bien, une fois de plus, être à l'avant-garde de la résistance. 

Dans un premier temps, nous invitons tous les Français à signer notre pétition visant à obtenir une commission d'enquête sur les investissements qataris et leurs relais en France.

 

Cette demande n'est pas extravagante puisque certains députés indépendants ont témoigné de la même préoccupation. 

Par ailleurs, le Bloc Identitaire annonce la tenue très prochainement de mobilisations populaires, au-delà des étiquettes, sur ce thème crucial pour l'avenir et l'indépendance de notre pays.

 

 

 

 

Qataris : ça suffit !

www.france-petitions.com/petition/296/pour-une-commission-d-enquete-parlementaire-sur-les-investissements-qataris

  

 

Bloc Identitaire Bloc Identitaire
Bloc Identitaire Communiqué du 30 janvier 2013
Bloc Identitaire

Qataris : ça suffit !

 



De la place de l'Opéra de Paris jusqu'à l'hôtel Martinez de Cannes, le Bloc Identitaire a toujours été aux avant-postes pour dénoncer le rachat progressif de la France par le Qatar. 



Récemment, l'hebdomadaire « Marianne » accusait à sa Une : « Comment ils ont livré la France au Qatar ». 



Aujourd'hui, c'est « France Football » qui révèle les dessous de l'attribution de l'organisation de la Coupe du Monde de football en 2022 au Qatar.

 

 

 

Selon cet hebdomadaire, Michel Platini, l'algérien de cœur Zinédine Zidane et Nicolas Sarkozy - très proche de l'émir au même titre que de nombreuses personnalités politiques françaises - auraient soutenu la candidature qatari, soutien qui aurait dépassé le cadre sportif. 

 
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:18

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FN : Florian Philippot

Mariane, 30 janvier 2013:

Jean-Marie Le Pen s’ennuie pendant les réunions du bureau politique de son parti.

Pis, il se sent humilié même par la nouvelle génération de dirigeants incarnée par le vice-président à la stratégie, Florian Philippot, qui n’aurait qu’une envie, se débarrasser de lui.

Au bord de la déprime, il a appelé celui qu’il avait fait battre par sa fille au congrès de Tours, Bruno Gollnisch, et supplié de venir plus souvent aux réunions : «Viens me tenir compagnie, je me sens tout seul.»

  Le banni l’a répété à quelques historiques du Front.

Et c’est ainsi que la rumeur a enflé : la crise couve au FN entre le père et la fille.

En fait, le vieux chef n’en peut plus du spectacle de l’influence grandissante du numéro deux sur sa fille, formé à l’ENA et à HEC, venu de la gauche, monté en flèche à la direction du parti en moins de deux ans.

 La dédiabolisation, la normalisation, la sortie de l’euro, l’obsession de se démarquer de l’extrême droite au point de poursuivre de sa colère tous ceux qui osent associer le qualificatif «extrême» au FN, c’est lui.

La non-participation à la manif contre le «mariage pour tous», c’est aussi lui.

 

Au siège du parti à Nanterre, le «Carré», il se dit même que Marine Le Pen, «craignant de ne pas être intellectuellement à la hauteur, est devenue dépendante de ses notes».

Du coup, tous ceux qui voient dans l’évolution du parti, plus soucieux aujourd’hui d’économie que d’immigration et d’islam, une faiblesse coupable s’en prennent au vice-président. Et ses oreilles sifflent. «Arrogant, méprisant, il place ses amis partout. 

Il se paie même le luxe de ne presque jamais ouvrir la bouche pendant les bureaux politiques, comme s’il nous méprisait», racontent plusieurs cadres.

Dans la circonscription de Moselle où Philippot a mené campagne aux législatives de juin dernier, les critiques se font plus précises. «Il prétend avoir mené le FN local de 17 % à 47 %, mais il aurait dû gagner, raconte Alain Friderich, son suppléant pendant la campagne.

 Il n’a écouté aucun de nos conseils pour se rapprocher des électeurs. Il nous a utilisés, nous a fait payer son essence, ses tracts, et maintenant il ne nous parle même plus.»

L’ex-suppléant déçu a envoyé une lettre à Marine Le Pen il y a quelques semaines où il se confiait, «en toute confiance». 

Viré. On n’attaque pas le favori de la présidente.

Et, pendant ce temps-là, Jean-Marie Le Pen ronge son frein.

 

Source:   http://la-flamme.fr/2013/01/fn-florian-philippot/

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:57
Mercredi 30 janvier 2013

Carl-Lang.jpgradio-courtoisie.png

 

 

 

Carl Lang, président du Parti de la France, sera l'invité du Libre Journal de Martial Bild mercredi 30 janvier à 19h.

 

 

 

 

 

Pour écouter Radio Courtoisie en direct sur internet,cliquez ici.

 

 

 

 

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/
Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/
Mail : pdfbretagne@orange.fr
Tel : 06 65 61 08 62
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    30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:47

    Tocqueville Magazine


    LE FLASH


              LE CHOMAGE ENTRETENU PAR LE POUVOIR

     

    Les nouvelles sur le front du chômage sont sinistres et le  pouvoir ne cesse d'en gémir à juste titre ; il pleure en fait sur sa propre incapacité à mener le combat, celle-là venant hélas de son  idéologie destructrice.

     

     

    Nous donnerons peu de chiffres, ces derniers se trouvant dans les journaux et les médias. Le pays compte  fin 2012 pas moins de 284 600 chômeurs de plus pour l'année et le total représente 10% de la population active.

    Il est utile de noter qu'une grande partie de cette population n'est pas sujette à la maladie : fonctionnaires et assimilés. Après les rectifications nécessaires, il serait possible que le vrai taux soit de 20 %.

     

    Les plans sociaux se succèdent les uns après les autres. Un effet cumulatif se produit, les entreprises profitant de la panique pour  fermer des sites.  

     

     

    L'exemple de l'automobile est frappant. Cette industrie, si riche d'emplois variés, est prise en ciseaux. D'une part se trouve la paupérisation, œuvre volontaire du gouvernement comme nous l'avons montré souvent dans ces flashs et de l'autre la cherté relative de la main d'oeuvre à cause de  charges indues.

     

    FLORAISON DE DISPOSITIFS 

    Dans ce désastre dont le pouvoir est l'auteur, celui-ci a deux comportements. Il galope de-ci de-là dès qu'un plan social se dessine et vient pleurer sur place en dépêchant un ou plusieurs  ministres ; des promesses intenables, soit économiquement, soit juridiquement, sont émises et, tout aussi tôt,  il court ailleurs.  

     

    Son autre stratégie est d'inventer des dispositifs : ce mot qui devrait être banni de l'action publique, reflète la volonté des  politiques de réparer les calamités dont ils sont si souvent les auteurs ; en général, le dispositif n'est qu'une usine à gaz de plus s'ajoutant à la galaxie d'usines à gaz préexistantes : voir les emplois d'avenir ou les contrats intergénérationnels.

    C'est pourtant, sur cette base que, par ignorance ou légèreté, le Président avait promis dans des vœux de terrasser la bête avant la fin de 2013. Le voici aujourd'hui contraint piteusement de faire du rétropédalage.

     

     

    C'est en ce moment, le mardi 22 février, que la Cour des comptes lance un rapport assassin sur les aides publiques en faveur du marché du travail, à savoir justement ces dispositifs. Ces aides représentent 50 milliards d'euros par an, soit 2,5 points de PIB.

     

    Elles s'accompagnent de la hausse du chômage dont la Cour remarque qu'elle risque de se prolonger, les plus faibles en souffrant davantage.

     

    Elle en profite pour épingler le régime des intermittents du spectacle : il creuse le déficit de l'assurance-chômage d'un nouveau milliard chaque année pour seulement 3 % des demandeurs d'emploi.

     

    Les lamentos sur le chômage ne sont pas nouveaux car les mauvaises nouvelles déferlent depuis longtemps, que ce soit sous des gouvernements de la fausse droite ou de la vraie gauche. L'énoncé de la kyrielle des dispositifs censés le corriger est impossible.

     

    POURQUOI ET COMMENT LE CHOMAGE 

    En fait il y a deux  causes majeures : le code du travail et la fiscalité en folie. 

     Le code  du travail compte 4 200 pages et augmente chaque année de 500 pages. Il  est rempli d'obstacles à l'emploi. Signalons en particulier la difficulté de licencier, avec le temps et l’argent perdus dans les prud'hommes.

     

    C'est comparable au maintien dans les lieux qui a ruiné le logement pendant de longues années.  

     

    L'immense tissu des  entreprises est prêt à créer des emplois en grand nombre si on ne les en empêche pas par les lois fiscales et sociales. Cela peut concerner aussi bien des  firmes de milliers de personnes que des PME ou des TPE.

     

    Comment se prend la décision d'embaucher ou pas ?  Il faut légitimement que l'embauche maximise les profits. Le  risque est toujours important. Il faut que ce risque soit largement inférieur aux profits espérés, ceci si possible d'une façon pérenne.

     

    C'est là que la fiscalité intervient dans le cadre de la centaine d'impôts que paient les entreprises. Aux  impôts plus  ou moins connus s'ajoute une incertitude permanente qui avec Hollande s'est fortement aggravée. Il n'est pas étonnant, dans ce contexte,  que les entrepreneurs restent l'arme au pied en rongeant leur frein. 

     


    L'histoire du TITANIC est instructive. Le capitaine était seul maître à bord comme le veut l'usage. Il a mal analysé les faits et, surtout, s'est obstiné dans l'erreur : la suite est connue.`

     

     Par un pur  hasard électoral, le capitaine du vaisseau France a tous les pouvoirs, ce qui est très rare. A lui de s'informer sur les causes réelles du chômage.

     

    Sur cette base, il est facile de définir la route de l'emploi. Il peut, grâce à ses pouvoirs, bousculer les oppositions  inévitables.  

     

    S'il s'obstine dans l'erreur, il va précipiter les passagers du vaisseau contre l'iceberg dur de la réalité.

     

    MICHEL de PONCINS   
    _________________________________________________________________________

    CATHOLIQUES POUR LES LIBERTÉS ÉCONOMIQUES (C L E )


    5, rue Dufrenoy 75116 PARIS

     

     

                                                INVITATION

     

     

                       NOUS AVONS L’HONNEUR DE VOUS INVITER À

                       LA CONFÉRENCE-DÉBAT QUI AURA LIEU

     

                             le vendredi 22 février 2013  à 18 H 30

              salle de L'ASIEM 6 rue Albert de Lapparent Paris 75007.                               

                                    Le sujet sera :

                         CHRISTIANNISME ET LIBERTES 

     

     

                Il sera traité par Monsieur Damien THEILLIER,

                Professeur de philosophie et Président de l' Institut Coppet 

     

     

    Participation aux frais : 15 € ; adhérents de CLE : entrée gratuite

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    30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:30

     

    Mali : et voila le colonisateur libérateur - Tombouctou est tombé…. comme en 1894

    MALI : ET VOILA LE COLONISATEUR LIBÉRATEUR


    Tombouctou est tombé…. comme en 1894



    Jean Bonnevey 
    le 29/01/2013 
    C’est tout de même un pied de nez à l’histoire assez jubilatoire.
    Voir des soldats français acclamés, dans les rues de Gao puis de Tombouctou, par une foule agitant des drapeaux tricolores, quel spectacle dans notre époque de repentance masochiste sur la colonisation.
    Ainsi les colonisateurs et exploiteurs, si souvent dénoncés à Bamako comme à Paris par les maliens immigrés ,dans le cadre de leurs associations, sont devenus des sauveurs et des libérateurs.

    Un air de déjà vu !
    Mais c’est une opération typiquement coloniale.
    Les français font la guerre, aidés par des africains, contre des islamistes radicaux qui vivent par le trafic, hier plutôt l’esclavage, aujourd’hui plutôt la drogue, mais c’est tout de même un peu «  kif kif ». Il s’agit à chaque fois de berbères ou d’arabes voulant imposer un islam totalitaire et liberticide à des populations africaines islamisées mais pratiquant un syncrétisme très ouvert.
    Des africains, hier dominés par les touaregs et qui aujourd’hui, ce qui est un autre problème qui surgira très vite, veulent  les soumettre et nier leur particularisme.

    Les manuscrits de Tombouctou qui auraient été sauvés

    Les français avec des troupes bambaras,  maliens noirs, ont déjà pris Tombouctou… en 1894.
    Cela ne nous rajeunit pas. La population de Tombouctou, lassée par les pillages et les brimades qui lui étaient infligés par les Touaregs islamisés, appelait la France à son secours. Déjà ! 
    La ville est prise sans combat et le drapeau français flotte sur Tombouctou dans la liesse.
    Mais les français subissent ensuite un revers sanglant dans leur tentative  d’en finir avec les  rebelles touaregs du nord. Pendant près d’un an, il fut pratiquement impossible de sortir de Tombouctou.
    Il faudra des années pour pacifier le Mali.

     1894 à Tombouctou  : déjà
    Nous sommes aujourd’hui dans la phase de pacification, la plus dangereuse bien sur.
    Et la prise des villes, n’est certes pas le contrôle du pays, les islamistes s’étant réfugiés dans le désert et surtout dans un massif montagneux très « afghan ».
    En Afghanistan,  les talibans ont aussi été chassés des villes et de Kaboul.
    Mais cette victoire américaine n’a été qu’une étape trompeuse dans une guerre qui est en passe, après des années de lutte, d'être perdue. Les talibans ont rendu la vie des populations impossible.
    Comme au Mali tout était interdit. On laissa faire jusqu’au 11 septembre. Washington souhaitait ne pas envahir l'Afghanistan avec ses propres troupes.
    Le commandement militaire américain décida plutôt d'armer et de soutenir, par des bombardements intensifs, les troupes de l'Alliance du Nord dans leur lutte contre les talibans. Seuls quelques milliers de commandos et de soldats des forces spéciales américaines et britanniques furent officiellement lancés à la poursuite d'Oussama ben Laden sur le terrain. Le 12 novembre 2001, la capitale, Kaboul, était sous contrôle des troupes de l'Alliance du Nord.
    Les talibans reculaient sur tous les fronts. Sept jours après la chute de Kaboul, les talibans ne tenaient plus que les villes de Kandahar et de Kunduz. Ils étaient retranchés dans une position défensive et n'attendaient qu'un ordre pour se retrancher dans les montagnes environnantes d'où ils pourraient mener une éventuelle guérilla. Ce qu’ils ont fait avec succès.
    On connait la suite.
    Tombouctou 1894- Kaboul 2001 :  la prise victorieuse et facile des villes n’est pas la certitude de la victoire. Restons donc prudents tout en étant heureux de voir les femmes de Tombouctou retrouver le sourire grâce aux …..français.

    http://metamag.fr/metamag-1142-Mali---et-voila-le-colonisateur-liberateur-Tombouctou-est-tombe….-comme-en-1894.html
    ET AUSSI

    Mali : les voix de l’opposition à la guerre « française » - Ne pas hurler avec les loups

    MALI : LES VOIX DE L’OPPOSITION À LA GUERRE « FRANÇAISE » 


    Ne pas hurler avec les loups



    Michel Lhomme 
    le 29/01/2013 
    modifié le 29/01/2013 à 12:17h 
    A l’heure où la plupart des politiques français suivis par les médias  font flèche de tout bois pour justifier l’intervention armée, il se trouve qu’au Mali, des voix s’élèvent pour la dénoncer.
    C’est un devoir aussi pour nous de les évoquer.
    Ainsi, Aminata Traoré, femme politique, ancienne ministre de la culture au Mali, écrivaine et altermondialiste mais aussi d’autres personnalités maliennes s’opposent à la guerre.
    Là, ce sont surtout des voix féministes.

    Aminata Traoré : une voix contre la guerre
    Quelle que soit ce que l’on pense de l’intervention, l’information qui nous est distribuée devient tellement univoque qu’on sent bien qu’elle ne peut être pleinement honnête. Elle dégage déjà ce goût vaseux de l’intoxication.
    En France, pour forcer l’adhésion populaire, les trompettes médiatiques ont entonné le refrain et l’on voit bien qu’il faut que la nation soit derrière ses soldats.
    Au début de la Mitterandie, on nous avait fait le même coup et les « chiens de garde » avaient été aussi sirupeux dans le discours de guerre.
    C’était, souvenez-vous alors, le Liban et l’attentat du Drakkar.
    En fait, une fois encore, l’exhortation à être derrière nos soldats paraît n’être, malheureusement, qu’une demande déguisée de validation de la politique ou plutôt de "l’impolitique intérieure" de François Hollande.

    François Hollande , chef de guerre 
    En temps de guerre, il est toujours difficile de garder la tête froide. Pourtant, il faut résister à cette mise au pas de la pensée ! Pourquoi ? Parce que justement, il faut dans l’analyse politique, quelle que soit son impulsion première, tenter toujours d’aller à contre courant de son instinct. C’est comme un principe de l’analyse géopolitique.
    On doit toujours se dire qu’il ne doit jamais y avoir qu’une seule politique possible, même quand la guerre tonne. Il importe alors de s’efforcer de définir ces « autres politiques possibles ».

    Quelles autres politiques possibles ? 
    Pour lutter contre les groupes qui sévissent au Nord-Mali, il y avait, en effet, forcément d’autres propositions, peut-être plus performantes que cette intervention militaire somme toute classique. Quels sont donc les moyens possibles pour éviter une intervention militaire ?
    D’abord, le portefeuille. On peut, par exemple, tarir à la source une partie des masses d’argent dont disposent ces groupes. Or, selon plusieurs journaux, le Qatar fournirait des subsides voire des formateurs aux groupes armés du Nord-Mali. François Hollande aurait donc pu profiter de sa récente visite dans les Emirats pour en parler !...
    Ensuite, les sommes considérables brassées par les terroristes ne circulent pas à dos de chameau dans le désert. Elles transitent par les mêmes circuits financiers mondialisés que les capitaux classiques. On peut les tracer et les bloquer si l’on impose la transparence des transactions et le droit des Etats à intervenir dans ces "no man’s land" de la finance. 
    Il faudra négocier: délégation du MLNA au Burkina 
    Deuxième moyen : on peut faire des propositions politiques. On les fera d’ailleurs. Il faudra envisager des élections au Mali mais quelle peut être la crédibilité à long terme d’élections organisées par un gouvernement putschiste, sous contrôle de l’armée ?
    Et puis de quel Etat parlons-nous ? Enfin, quels sont réellement les buts affichés de la guerre ? En quelques jours, les dirigeants français ont parlé de bloquer la descente des terroristes vers le Sud, de reconquérir le pays, puis de reconstruire l’Etat malien ! Là encore, quel Etat malien ? Un état néocolonial ? L’Etat d’Areva ? Les groupes intégristes ont prospéré sur la décomposition de l’Etat malien, une décomposition religieuse sur fond de la réalité ethnique du pays, la coupure blanc/noir, nord/sud.
    L’Etat français semble s’être engagé comme sur un coup de tête dans le conflit. Nous l’avons dit : une ligne de démarcation avait été définie et elle n’a pas été respectée. N’en déplaise aux puristes, il faut souvent en politique s’engager ainsi à brûle-pourpoint. Que n’aurait-on dit si les Islamistes avaient marché sur Bamako ?
    Déjà, la France n’a pas à s’enliser au Nord-Mali, comme certains le craignent - ou on dirait le souhaitent -, car elle entamera des négociations avec les « bandits » et elle le fera nécessairement puisqu’il y a les otages. C’est même presque une chance ici d’en avoir pour négocier.
    Les deux parties ont au départ leurs avantages et l’on peut toujours négocier avec des groupes mafieux. Reste pourtant une question cruciale et c’est la question Touareg.

    En finir avec le mythe du « peuple bleu »
    Pour les Touaregs, il faut sans doute envisager sérieusement - belle contradiction pour un peuple nomade ! - un réel territoire autonome ou un pouvoir autonome élargi. Cela impliquerait dans l’immédiat que l’on cesse d’utiliser le vocable de « terroriste » à tout bout de champ pour les désigner.
    L’usage du terme n’est, en effet pas le mieux choisi, pour désigner un peuple noble qui cherche à faire reconnaître son identité et sa spécificité. Mais il faudrait aussi en finir avec ce qualificatif de « peuple noble » à un peuple somme toute bassement mercantile et esclavagiste. 

    Mali est une véritable poudrière ethnique
    Depuis quelques jours, les Touaregs qui avaient fui le Nord et qui se sont réfugiés à Bamako redoute les exactions qui pourraient ou seraient commises par l’armée malienne.
    Des images de corps à peine enterrés et des témoignages de véritable chasse à l’homme, où des puits servent désormais à entasser les cadavres de supposés djihadistes, arrivent peu à peu du front, notamment de Sévaré au centre du pays.
    Autant de nouvelles inquiétantes pour les populations, qui craignent désormais de possibles exactions contre les communautés touaregs, maures et arabes présentes au Nord-Mali. Or, il faut savoir que l’armée malienne a toujours commis des exactions dans le Nord (années 60 et 90), des exactions que les autorités françaises depuis la colonisation taisaient la plupart du temps.
    La relève africaine : soldats maliens
    Il faudra donc que la France se tienne ferme des deux côtés car le Mali est une véritable poudrière ethnique où tout combat se transforme en règlement de compte raciste, entre gens du Sud, black qui composent la majorité de l’armée contre gens du Nord, assimilés à des rebelles, à des salafistes et à des voyous mais pour faire court réduits à n’être que ceux qui ont la peau blanche ! 

    L'armée malienne est-elle fiables ? les exactions ont commencé
    Rappelons que début février 2012, une marche de protestation contre la prise d’Aguelhok par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) avait dégénéré à Bamako.
    Des débordements avaient eu lieu et l’on avait échappé de peu à un pogrom contre les Touaregs. La réaction des «peaux blanches» c’est-à-dire des Arabes et des Touaregs, avait été significative de la peur qui régna alors. En quelques jours, toute cette population était partie de Bamako pour se réfugier dans les pays voisins.
    Aujourd’hui, le MNLA craint, à juste titre, un véritable «nettoyage ethnique» au Nord-Mali.
    L’armée malienne a de toutes évidences des désirs de vengeance : elle n’a pas digéré sa défaite de l’année dernière et elle accuse les Touaregs d’avoir mis le pays en péril. «Le Mali et son armée ont déjà interprété la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU (résolution 2085 qui a donné son feu vert à l’opération Serval) comme un blanc-seing pour opérer un nettoyage ethnique dans l’Azawad (Nord-Mali)» a affirmé la semaine dernière Hamma Ag Mahmoud, responsable des relations internationales au MNLA. 

    Hamma Ag Mahmoud
    Selon lui, tout a été mis en œuvre depuis le début de la crise pour faire l’amalgame entre les Islamistes et les Touaregs qui vivent au nord du pays. «On a observé depuis la débâcle de l’armée malienne, que les pouvoirs publics à Bamako ont transformé la Radio Mali, la télévision  nationale (ORTM) et les journaux en instruments de haine et de propagandes raciales et ethniques contre les Touaregs ».
    Russie - USA : des aides équivalentes
    Quant aux réticences maliennes contre la France à Bamako, elles viennent aussi des Touaregs et pas que des voix feminines. Bien qu’il juge «l’intervention contre le terrorisme nécessaire», Hamma Ag Mahmoud accuse, par exemple, la France de porter une part de responsabilité dans les exactions commises aujourd’hui par l’armée malienne.
    Si les débordements continuent, il faudra imaginer que l’armée française se retourne contre l’armée qu’elle soutient et qui l’a appelé à l’aide. Pour l’instant, ce sont les Touaregs de Bamako qui parlent : « L’intervention française a eu pour conséquences des meurtres et exactions en série (…) Il est certain que la note à payer aujourd’hui sera infiniment plus lourde, et la France, quoi qu’on en dise, portera la coresponsabilité des crimes commis pendant l’intervention », a poursuivi, en fin de semaine dernière, le responsable du MNLA. Cela sent vraiment comme un retour de la Françafrique : tout ce qu’il faudrait éviter. 

    La guerre est cruelle 
    Les populations du Nord vont-il payer maintenant la versatilité de leurs élites qui les utilisent et les sacrifient, depuis des décennies pour monnayer leurs ralliements successifs à une indépendance hypothétique du « peuple bleu ».
    Il faudrait peut-être que les Français qui s’opposent à la guerre, oublient un peu le mythe des « hommes bleus ».
    Rafini Brigi, 1er ministre touareg au Niger
    Au Niger, le Premier ministre Nigérien est un Touareg : une réelle intégration nationale (autant sociale qu’économique) est en cours de réalisation.
    Pourquoi ne pas l’envisager au Mali ? Pour qui connaît ce pays, il faut tenir compte au Mali de la haine : la haine des noirs contre les blancs, la haine des blancs contre les noirs, une haine que certains n’osent même pas voir.
    Or, si pour un réaliste politique, la morale n'a pas sa place dans la justification d'un recours à la force, elle l’a toujours dans sa conduite.
    Source et publication:      http://metamag.fr/metamag-1141-Mali---les-voix-de-l’opposition-a-la-guerre-«-francaise-»--Ne-pas-hurler-avec-les-loups.html
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    30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:57

    L’or du Rhin : quand un opéra de Wagner nous permet de mieux comprendre la crise financière

    L’Or du Rhin de Wagner relate l’impitoyable combat des dieux, des géants et des nains pour la maîtrise de l’or et du monde.

    Parallèle

    Publié le 29 janvier 2013
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    Peter Sidhom (Alberich) et les Nibelungen

    Peter Sidhom (Alberich) et les Nibelungen Crédit Opéra National de Paris / Charles Duprat

    'Or du Rhin" de Richard Wagner est son opéra qui a le plus à voir avec les problématiques purement économiques, qui témoigne le mieux de son époque, le XIXe siècle industriel, on y parle en effet d'or, de salaires, de séquestration pour obtenir son salaire, de mineurs exploités, de pressentiment de la crise globale, qui éclatera dans "Le Crépuscule des dieux", chapitre final de "L'Anneau du Nibelung", où se seront entre-temps intercalés"La Walkyrie" et "Siegfried". Ce cycle, sommet de l'art lyrique, tant par la musique que par le livret, est donné à l'Opéra de Paris à partir du 29 janvier et jusqu'en juin.

    Toutes les grandes oeuvres se prêtent, ou révèlent, de multiples lectures, alors creusons celle de l'économie. L'histoire commence par un vol, celui de l'or. Il se trouve dans le Rhin, sous la garde des Filles du Rhin, mais le gnome repoussant Alberich, de la race des Nibelungen, qui vivent sous terre, s'en empare pour satisfaire sa quête de puissance. L'or, irradiant les flots du grand fleuve, symbole de vie, devenant en totalité un trésor, propriété d'un seul et soustrait à tous, voilà qui ressemble à un évènement que nous avons pu voir à plusieurs reprises au cours de l'histoire, celui de la confiscation de l'or (Etats-Unis, 1934), ou de la perte de sa capacité à circuler, c'est à dire à être une monnaie, pour demeurer immobile à l'ombre des coffres des banques centrales (suspension de la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971 par Richard Nixon).

    Avec ce forfait, l'équilibre du monde est rompu, cela apparaît clairement dans "L'Or du Rhin". On en voit le premier effet dans la scène qui suit : Wotan, le dieu des dieux, s'est fait construire un superbe château dont il sait dès le début qu'il n'aura pas de quoi le payer, mais il compte sur la ruse pour s'en sortir. Et voici la crise des "subprimes" ! Quand l'or ne circule plus, ne sert plus de garant à l'échelle des prix, il ne reste plus que les promesses, qui n'engagent que ceux qui y croient. C'est alors qu'apparait une bulle du crédit, une croissance surestimée, artificielle, qui se termine par un krach. Les économistes de l'école autrichienne ont parfaitement analysé cela.

    Pour être certains d'être payés, les Géants, qui ont construit le château, enlèvent Freia, qui cultive pour les dieux des pommes leur conférant l'immortalité. Aussitôt ils se mettent à dépérir, une belle façon de montrer qu'une dette exagérée hypothèque l'avenir. Il faudra pour Wotan aller voler l'or qu'Alberich a lui même volé, pensant ainsi en être quitte avec la morale. Mais la roue de la malédiction continue de tourner, un des deux Géants tuera son frère pour mettre la main sur la totalité de l'or, plus tard il se transformera en dragon pour empêcher quiconque de mettre la main sur son magot.

    Cette malédiction, qui parcourt tout le cycle, s'incarne dans l'anneau forgé dans l'or, sensé donner la toute puissance à son détenteur, mais auquel Alberich, pour se venger d'en avoir été dépouillé, jette un sort. Malgré des moments d'espérance (Siegfried, qui tuera le dragon), le malheur, le mensonge, la trahison, ne feront que s'étendre, jusqu'à la catastrophe finale du "Crépuscule des dieux". C'est uniquement à la fin de ce dernier opéra que l'or sera rendu au Rhin, et l'équilibre du monde rétabli. Entre-temps le monde des dieux se sera écroulé, mais il aura laissé place à l'avènement du monde des Hommes.

    A notre tour, n'oublions pas la leçon.


    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/or-rhin-quand-opera-wagner-permet-mieux-comprendre-crise-financiere-philippe-herlin-620963.html#5VKsVX25plehkxY3.99 

     

     

     

     

    ET AUSSI

     

     

     

     

    AUSTÉRITÉ - L'incroyable erreur du FMI et de la BCE

    AUSTÉRITÉ


    L'incroyable erreur du FMI et de la BCE



    Xavier Vieil 
    le 25/01/2013 
    modifié le 26/01/2013 à 19:06h 
    C’est une révélation qui est passée quasiment inaperçue dans les grands medias la semaine dernière ! Et, pourtant, elle est énorme.
    Figurez-vous que le FMI et la BCE ont confessé avoir fait une « légère » erreur dans l’évaluation des conséquences de l’austérité et des remèdes qu’ils préconisaient pour «sauver » les pays en crise et par là-même l’euro.


    C’est un rapport de 44 pages signé par l’économiste en chef du FMI, un Français, Olivier Blanchard.
    Il y explique, embarrassé certes, que « les plus hautes autorités économiques mondiales et européennes se sont lourdement trompées en imposant, au nom de la science économique, une austérité impitoyable à toute l’Europe ».
    En cause, un modèle mathématique, en indivision parmi les experts du FMI et de la BCE, selon lequel un euro d’économie réalisé dans le cadre d’un plan d’austérité impliquerait seulement un euro de moins dans le PIB des pays concernés.
    Moyennant quoi la dite austérité serait supportable pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, autant de laboratoires des experts-apprentis sorciers.

    Un trio inquiétant : FMI, BCE et UE 
    Les victimes pouvaient protester, manifester, se mettre en colère et s’appauvrir douloureusement de jour en jour, nos économistes gardaient leur sang-froid, 1% de moins du PIB, ce n’était pas la mer à boire…
    Or, ce modèle mathématique n’a pas fonctionné. A l’arrivée, reconnaît le FMI, ce n’est pas un point de PIB en moins qu’implique 1% d’austérité mais… 3%.
    C’est-à-dire le triple, excusez du peu !
    Ce qui est à la fois intéressant et accablant, c’est le motif de cette erreur que l’on peut résumer ainsi, d’après Olivier Blanchard : « les experts du FMI ont « oublié » de tenir compte de l’impact psychologique des mesures d’austérité ».
    La crise a été très violente, les investisseurs ont pris peur et toute l’économie s’est arrêtée. Concrètement que veut dire : « ne pas tenir compte de l’impact psychologique » ? Tout simplement négliger le facteur humain.
    Or, l’économie est pour l’homme et non l’homme pour l’économie. La technocratie, c’est remplacer le gouvernement des hommes par l’administration des choses. 
    Nous savions, certes, que l’économie mondiale est dirigée par des technocrates, rats de laboratoires économiques, qui décident pour les peuples, une calculette à la main, mais nous en avons-là une démonstration in vivo, en même tant que l’aveu d’un de ses hommes.
    Mais cet aveu est, lui aussi, purement formel, si ce n’est technocratique ! « Erreur mathématique », passez muscade!
    Une erreur qui a de telles conséquences humaines s’appelle une faute.
    Ce qui distingue la faute de l’erreur est que la première a une dimension morale dont la seconde est dépourvue.
    Source :      http://metamag.fr/metamag-1135-AUSTÉRITÉ-L-incroyable-erreur-du-FMI-et-de-la-BCE.html
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    30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:35

    Rennes. Au culot, les escrocs soutirent 14 millions d'euros à une entreprise

     
     

    Les voleurs, d’envergure internationale ont eu du culot, du sang-froid et une bonne connaissance des affaires.

    En un coup de téléphone, ils ont soutiré 14 millions d’euros à une entreprise proche de Rennes.

     

    C’est pendant l’heure du déjeuner, voici une dizaine de jours, au moment où les bureaux sont presque vides, que le coup de fil a été passé à la société PBM Import à Pacé (près de Rennes).

    L’entreprise est une filiale de la société anglaise Wolseley, le premier importateur de bois en Europe.

    Les achats de matériaux à l’étranger sont évidemment courants. Et ils se chiffrent en millions d’euros.

    En 2011, le négoce du bois a rapporté 11 millions de bénéfices à PBM Import.

    Le comptable décroche le téléphone : au bout du fil, une personne se présente comme l’un des principaux dirigeants de la société.

     

    Il faut faire un virement de 14 millions d’euros, explique-t-il, pour acheter des matériaux. Il faut aller vite pour être sûr de conclure une bonne affaire.

    Dispatché sur des comptes dans le monde entier

    L’interlocuteur, très bien informé sur les habitudes d’achats de PBM Import, rassure l’employé. Un mail, portant effectivement le nom d’un des dirigeants, confirme l’ordre de virement.

    Le comptable reçoit le mail et pense avoir toutes les garanties. Il appelle la banque qui exécute sans difficulté le virement sur un compte à l’étranger.

    Il ne se doute pas qu’en réalité, il vient de verser 14 millions d’euros à des escrocs d’envergure internationale.

    PBM Import s’est rendu compte assez rapidement que le virement n’avait pas été commandé par la direction. Mais il était déjà trop tard.

    Quelques minutes après le transfert des fonds en Israël, l’argent a été dispatché sur plusieurs comptes dans le monde entier pour brouiller les pistes.

    « Un gros loto »

    L’entreprise a porté plainte au parquet de Rennes pour escroquerie.

     

    Une information judiciaire a été ouverte et la brigade financière de la police judiciaire de Rennes a été saisie des investigations.

    Les premiers éléments de l’enquête font apparaître que les escrocs, certes bien rencardés sur les habitudes de l’entreprise, n’ont pas bénéficié d’une complicité interne.

    « Ces malfaiteurs de haut vol sont installés à l’étranger, témoigne un avocat qui veut rester anonyme.

    Ils se renseignent méticuleusement sur leur future victime et essaient dix, vingt ou trente fois.

    Ça finit par marcher et ça rapporte un gros loto. »


    PBM Import confirme les malversations. « Mais ce sont des tiers extérieurs à l’entreprise qui ont tout organisé. Une enquête est en cours et nous ne voulons pas gêner le travail de la justice. »

    Serge LE LUYER.

     

    Il y a un an, la compagnie finistérienne Brittany Ferries avait été victime de la même escroquerie.

    Elle s’était fait soutirer près d’un million d’euros versés sur un compte en Israël.

     

     

    Source et publication:    http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rennes.-Au-culot-les-escrocs-soutirent-14-millions-d-euros-a-une-entreprise_55257-2158674_actu.Htm

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    30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:32

    http://crparisien.files.wordpress.com/2013/01/conf8-copie.jpg?w=595

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