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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:03

Ces hommes politiques condamnés puis réélus

Le Point.fr - Publié le 14/05/2013 à 07:24

Jérôme Cahuzac envisagerait de se présenter à sa propre succession.

Avant lui, d'autres hommes politiques ont déjà été réélus après des ennuis judiciaires.

Emporté dans une tempête médiatique et judiciaire après la révélation par Médiapart de l'existence d'un compte en Suisse lui appartenant, Jérôme Cahuzac a été contraint de renoncer à son siège de député de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne. Mais l'ancien ministre de l'Économie et des Finances réfléchirait actuellement à la possibilité de se présenter à sa propre succession à l'Assemblée nationale en tant qu'indépendant. S'il était réélu dans son ancienne circonscription, il ne serait pas le premier homme politique à se faire pardonner ses errements judiciaires par les électeurs. Dans les années 90, on parlait même de primes à la casserole pour désigner un phénomène aussi répandu à gauche qu'à droite, mais qui semble épargner les femmes.

Gaston Flosse (Divers droites)

À 81 ans, le CV judiciaire du futur président de la Polynésie est énorme. Celui qui considère Jacques Chirac comme son frère a notamment été condamné pour complicité de tenue illicite de maison de jeux, prise illégale d'intérêts, détournement de fonds publics, obstacle à l'exercice des pouvoirs des magistrats, destruction de preuves...

Pourtant, ses démêlés avec la justice ne semblent pas avoir entamé la popularité du sénateur de 81 ans qui sera bientôt officiellement installé dans ses fonctions de président du territoire, lorsque les représentants de l'Assemblée territoriale éliront le chef du gouvernement local. Le vote s'annonce sans suspense, car sa liste, Tahoeraa Huiraatira, a remporté les élections territoriales dimanche dernier en Polynésie.

Patrick Balkany (UMP)

Son affaire la plus célèbre remonte à mai 1996, et sa condamnation (décision confirmée en appel) à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité. Alors qu'il était maire de Levallois-Perret, il avait rémunéré aux frais du contribuable entre 1985 et 1995, trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s'occupaient que de ses résidences personnelles.

Afin de "chercher la paix et se faire oublier", il s'est exilé à Saint-Martin (Antilles françaises), ou il s'est fait passer pour le directeur de la radio locale RCI2 qui a également porté plainte contre lui.

Revenu en métropole et réélu en tant que maire de Levallois depuis 2001, Patrick Balkany a encore eu affaire à la justice pour avoir accusé la communiste Anne Mandois, lors d'un conseil municipal, d'avoir utilisé des fonds publics dans l'intérêt d'un parti politique ou pour son intérêt personnel. Une intervention qui lui a valu d'être condamné à une amende de 1 500 euros en 2003.

En juin 2012, son adversaire aux législatives, le socialiste Gilles Catoire, a déposé une plainte pour "menaces et violences par une personne dépositaire de l'autorité publique sur une personne dépositaire de l'autorité publique" après que son rival de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine a tenté de l'agresser physiquement devant le palais des sports de Levallois.

En plus de ces affaires, des accusations de viol et d'agression sexuelle ont également terni son image. En 1996, il aurait menacé sa maîtresse de l'époque, une conseillère municipale à Boulogne-Billancourt, avec une arme de poing, pour que celle-ci lui fasse une fellation.

Après avoir porté plainte pour "viol et menaces avec armes", elle s'est finalement rétractée. En mars 2010, Marie-Claire Restoux, à l'époque conseillère municipale UMP de Clichy (Hauts-de-Seine), l'avait accusé sur RMC d'avances sexuelles répétées.

Ces scandales et accusations à répétition n'ont pas empêché Patrick Balkany de rester indéboulonnable dans son fief de Levallois ou il a été élu quatre fois maire et dans les Hauts-de-Seine ou il a été élu cinq fois député. Aujourd'hui, il occupe encore ces deux fonctions.

Harlem Désir (PS)

En 1998, l'actuel premier secrétaire du PS est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux. De novembre 1986 à octobre 1987, il a reçu un salaire fictif mensuel de 10 500 francs de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants. Il est élu député européen un an plus tard et conseiller municipal à Aulnay-sous-Bois en 2001. En 2004, à la tête de la liste du PS pour la région Ile-de-France pour les élections européennes, il est réélu et promu vice-président du groupe parlementaire du Parti socialiste européen, puis encore réélu en 2009.

Jean-François Mancel (UMP)

Il a été condamné en 2000 pour "prise illégale d'intérêts" avec la société de communication Euro2C, puis relaxé en 2001 par la cour d'appel. Après la censure de l'arrêt par la Cour de cassation, il est condamné en 2005 par la cour d'appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. En 2006, la cour d'appel de Paris annule son inéligibilité, tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Mais ces casseroles n'empêchent pas Jean-François Mancel d'être tranquillement réélu président de la Communauté de communes du Pays de Thelle en 2001, puis d'être élu député de l'Oise en 2002 et réélu en 2007.

Jacques Mellick (PS)

Maire de Béthune de 1977 à 1996 et député du Pas-de-Calais de 1978 à 1996, Jacques Mellick démissionne de ses fonctions en 1996 après avoir été condamné pour "témoignage de complaisance" dans l'affaire OM-Valenciennes. En 2002, suite à l'invalidation de l'élection du maire sortant, il est réélu maire de Béthune dès le premier tour.

Pierre Bédier (UMP)

Pierre Bédier a été condamné en 2006 à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux. Pourtant, il a été réélu président du Conseil général des Yvelines en 2008 après un premier appel suspensif puis démis de ses fonctions après que la cour d'appel a confirmé sa condamnation en 2009.

Henri Emmanuelli (PS)

Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques en tant que trésorier du PS en 1997 pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire Urba. Par la suite, il a été réélu député PS des Landes en 2000 et président du conseil général des Landes en 2001.

Alain Juppé (UMP)

Alain Juppé a été au coeur du scandale du financement occulte du RPR par des emplois fictifs de la ville de Paris. En 1999, il est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêts" pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Le 30 janvier 2004, il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité. La cour d'appel réduira la sanction à quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.

Dans cette affaire, il a été considéré par de nombreux commentateurs comme un bouc émissaire qui payait les pots cassés à la place du président Jacques Chirac.

Sa condamnation a interrompu son mandat de député de Gironde ainsi que celui de maire de Bordeaux. Mais il a été réélu maire de la ville en 2006 et occupe toujours cette fonction.

Source et publication: Le Point.fr - Publié le 14/05/2013 à 07:24 http://www.lepoint.fr/politique/ces-hommes-politiques-condamnes-puis-reelus-14-05-2013-1666255_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130514

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 09:26
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 09:16

Seules dans le métro à 2 et 4 ans

Par Frédéric Frangeul et Cécile Bouanchaud

Publié le 6 mai 2013 à 14h01Mis à jour le 6 mai 2013 à 15h52

Le père, qui gardait les enfants à Rennes, n’a pas vu ses filles quitter le domicile samedi matin.

Une escapade. Leur père ne s'est aperçu de rien.

Deux fillettes, âgées de 2 et 4 ans, ont quitté leur domicile samedi matin, à Rennes, et ont pris la poudre d’escampette.

Elles ont emprunté le métro pour se rendre au centre commercial Columbia, dans le centre de Rennes, comme le rapporte Ouest France.

Repéré par des passants. Plusieurs personnes ont alors alerté la police. Les deux fillettes ne parlant pas français, les enquêteurs ont pris contact avec la communauté mongole du Blosne, le quartier où vivent les deux enfants.

Grâce aux indications données par les fillettes, les enquêteurs ont pu retrouver la trace des parents.

Une enquête diligentée. Forcés de s'expliquer, ces derniers ont confié qu'ils étaient séparés, mais que le père, resté en bon terme avec son ancienne compagne, gardait parfois ses filles chez elle.

Les enfants auraient déserté la maison pendant que leur père surfait sur Internet. (sic )

Voyant que ses filles n'étaient plus à l'appartement, il a pensé qu'elles avaient été récupérées par leur mère.

Le parquet a demandé un suivi administratif de la famille.

Source et publication: http://www.europe1.fr/Faits-divers/Seules-dans-le-metro-a-2-et-4-ans-1507425/

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 09:13

Les enfants algériens entrés hors regroupement familial auront droit aux prestations familiales françaises

L’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie permet l’accès aux prestations familiales aux enfants algériens entrés hors regroupement familial.

Le 5 avril 2013, l’Assemblée plénière de la Cour de cassation a décidé que les prestations familiales pour les enfants entrés hors regroupement familial ne peuvent être refusées aux Algériens.

Cette haute juridiction judiciaire a donc annulé un refus des prestations familiales pour un enfant algérien entré en France hors regroupement familial. Selon l’arrêt attaqué, un ressortissant algérien a sollicité, auprès de la Caisse d’allocations familiales de Paris, le bénéfice de prestations familiales pour son enfant née en Algérie.

A la suite du refus qui lui a été opposé par la caisse d’allocations familiales et du rejet le 19 juin 2007 de sa réclamation devant la commission de recours amiable, le père a saisi le 7 août 2007 le tribunal de sécurité sociale de Paris afin de se voir reconnaître le droit à percevoir les prestations familiales pour son enfant. La Cour d’appel de Paris a rejeté les demandes du requérant de nationalité algérienne. Cette dernière décision a fait l’objet d’un pourvoi en cassation.[...]

Le Matin D
fdesouc
he

lire aussi :

​ET AUSSI

Relogement en IDF : 79,7 % des bénéficiaires sont nés à l’étranger

La DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement), en association avec la FNARS, l’AORIF, a commandité une étude menée par une doctorante au Lab’Urba de l’université Paris-est, sur le relogement des personnes anciennement hébergées en Ile-de-France. Interrogées sur leur situation actuelle et passée, 279 personnes logées en Ile-de-France, à l’exception de Paris, ont été sollicitées par téléphone.

Toutes ont connu l’hébergement avant de retrouver le chemin du logement et 156 ont accepté de répondre aux questions de cette chercheuse sur leur itinéraire particulier. (…)

19,6% des personnes interrogées sont nées en France métropole ou dans les départements et territoires d’outre-mer. Elles sont 79,7% à être nées dans un pays autre que la France.
(…) 77,9% d’entre elles sont nées en Afrique sub-saharienne (13,9% en Afrique du Nord). 1,6% des personnes nées dans un pays étranger sont nées en Europ
e.

Etude de la Drihl (p.38)

Source : Drihl,

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 09:05

Géopolitique du catholicisme, par Aymeric Chauprade

11 mai 2013

Pour ce week-end de l’Ascension, et depuis Séoul où je me trouve, voici ma livraison : un article de ma main, dans sa version francophone, à paraître en juin dans un journal étranger non francophone sur la géopolitique du catholicisme.

Bonne lecture !

L’annuaire pontifical 2012 estime le nombre de catholiques dans le monde à 1,2 milliards, un poids démographique équivalent à celui de la Chine, soit un peu moins du cinquième de la population mondiale.

La religion catholique continue son expansion, mais de manière non uniforme puisqu’elle progresse en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord, mais continue cependant de reculer en Europe et en Amérique Latine, des aires qui lui furent longtemps historiquement acquises.

La Providence ne faisant jamais les choses par hasard, il est notable que le nouveau pape François, vient lui aussi, comme Benoît XVI, d’une aire géographique où le catholicisme cède du terrain.

Le premier défi géopolitique que les diplomaties de Jean-Paul II puis Benoît XVI se sont efforcées de relever, tient à la résistance des cultures nationales à l’influence de l’Église catholique.

Dans les mondes orthodoxe et asiatique, le catholicisme est souvent associé à l’impérialisme occidental.

Deux fractures historiques fortes expliquent cette résistance. Pour le monde orthodoxe, au XIe siècle, le schisme religieux Rome/Byzance et la première croisade. Pour l’Asie, à partir du XVIe siècle et de l’ouverture des grandes routes maritimes, les tentatives de colonisation européenne.

La Contre-réforme, à la fois pour endiguer le processus d’éclatement de la Chrétienté et reconstituer l’influence de l’Église catholique en Europe orientale et au Proche-Orient, lance une stratégie d’unification des Églises orientales à Rome.

Elle parvient à reprendre à l’Orthodoxie une partie des fidèles : là est l’origine des Églises uniates. Aujourd’hui, les orthodoxes ukrainiens, russes et roumains considèrent que ces églises sont encore l’instrument des peuples catholiques, Polonais, Autrichiens et Hongrois, tandis que les catholiques uniates (unis à Rome mais de rite oriental) reprochent aux patriarcats orthodoxes d’avoir profité de l’ère communiste pour s’emparer de leurs biens et de leurs églises.


Jean-Paul II avait commencé à réparer les relations catholiques/orthodoxes en tendant la main au patriarcat orthodoxe de Bucarest dans l’espoir que les Uniates roumains (2,5 millions au début de l’ère communiste, 200 000 aujourd’hui) puissent récupérer, comme l’avaient fait avant eux les Uniates ukrainiens (5,5 millions sur 48 millions d’habitants de l’Ukraine) les milliers d’églises confisquées par les communistes au profit du clergé orthodoxe ; en vain, puisqu’il s’était heurté, comme en Russie (1,5 million de catholiques), à l’hostilité des patriarcats orthodoxes.

Les guerres des Balkans et le rôle du Vatican en faveur des émancipations slovène et croate n’avaient guère arrangé les relations.


Benoît XVI, convaincu de l’importance stratégique de la réconciliation catholiques/orthodoxes est parvenu à améliorer les relations et a su obtenir la confiance et la reconnaissance des patriarcats orthodoxes.

Aymeric Chauprade

L’Asie, est à la fois l’un des foyers les plus potentiels de l’Église catholique (12% de fidèles et une forte croissance de prêtres ordonnés), et une aire souvent difficile et dangereuse pour les catholiques.

Pour l’ensemble des pays asiatiques, à l’exception des Philippines où il affiche une pleine santé (plus de 80% des 95 millions d’habitants sont catholiques) ou la Corée du Sud (10% de catholiques), où il est respecté, ailleurs le catholicisme suscite la méfiance et même parfois l’hostilité parce qu’il est extérieur aux cultures nationales dominantes, bouddhiste, hindouiste ou musulmane.

L’Inde compte seulement 0,3 % de catholiques contre 80 % d’hindous, le reste étant musulman.

L’accès des catholiques aux administrations étatiques est fortement entravé et les mouvements radicaux hindouistes proches du Bharatiya Janata Party (parti nationaliste) s’attaquent régulièrement aux chrétiens qu’ils accusent de vouloir détruire le système traditionnel des castes.

Au-delà de la spécificité communiste, le problème du catholicisme chinois est comparable à celui du catholicisme indien : un fort sentiment national doublé d’une méfiance pour une religion « occidentale ».

Sur 1,25 milliards d’habitants, la Chine compte environ 5 millions de catholiques contrôlés au sein de l’Organisation patriotique officielle auxquels on doit ajouter 10 millions de catholiques « clandestins », membres d’une Église du « silence » liée à Rome. Le fait que le Vatican ait reconnu Taïwan n’arrange pas la situation.


En 2012, Benoît XVI a excommunié un évêque chinois membre de l’Église officielle (celle du gouvernement chinois) et ordonné sans l’accord du pape, agissant ainsi en conformité avec sa lettre aux catholiques chinois de 2007 dans laquelle il comprenait que les “autorités chinoises soient attentives au choix des évêques” mais rappelait néanmoins “que leur nomination par le pape est la garantie de l’unité de l’Église”.

A l’inverse de l’orthodoxie, les relations du Vatican avec la Chine se sont tendues sous le pontificat de Benoît XVI puisqu’au moins six évêques chinois ont été ordonnés sans l’aval de Rome depuis 2006.

Comment développer le catholicisme dans un Pakistan où l’islam est le cœur de la construction nationale, l’origine même de la partition de l’Empire des Indes britannique au moment de la décolonisation ? Face à 95 % de musulmans, les 2 millions de chrétiens (et environ autant d’hindouistes) catholiques et protestants pèsent peu, et leur souci premier, avant l’évangélisation, c’est la survie à l’assaut double du fanatisme musulman et d’un État islamique qui procède par étouffement progressif (nationalisation des écoles, obstacle à la réparation et a fortiori à la construction des églises…).

Même refus de l’évangélisation chrétienne en Malaisie, où islam et identité nationale sont intimement liés.
Survivre d’abord, évangéliser ensuite, telle est aussi la préoccupation de ce million de chrétiens du Sri Lanka qui a fait souche chez les Cinghalais comme chez les Tamouls, et que le bouddhisme de l’État central ne tolère pa
s.

Très souvent donc, en Asie, le catholicisme se heurte à la résistance de la culture nationale. Mais le problème est encore aggravé dans les pays asiatiques où l’évangélisation, dès le départ, n’a pu se faire qu’au sein de minorités ethniques tenues à l’écart des pouvoirs centraux.

C’est le cas en Indonésie (Timor, Célèbes, Moluques, Nouvelle-Guinée) où la difficulté de la christianisation due à un nationalisme islamique est renforcée par le fait minoritaire.

Perçue tantôt comme parti de l’étranger, tantôt comme facteur de séparatisme (ou les deux à la fois), en Europe orientale comme en Asie, l’Église catholique romaine va devoir, au cours du prochain pontificat, apporter une réponse à ce premier défi géopolitique. Comment faire pour que l’effort d’évangélisation soit admis par les États comme compatible avec identité et souveraineté nationale ?

Le deuxième défi géopolitique n’est autre que la face religieuse de la mondialisation du libéralisme américain, phénomène qui a pris son accélération à la fin de la Guerre froide. Il s’agit du formidable mouvement de pénétration de l’individualisme dans le christianisme.

Ce phénomène se traduit de deux manières : soit par la protestantisation du catholicisme, soit par l’essor fulgurant des nouvelles formes d’évangélisme protestant, notamment le pentecôtisme. Ici, ce ne sont plus l’Europe orientale et l’Asie qui sont concernées (car autant l’orthodoxie que les cultures nationales asiatiques résistent assez bien à l’individualisme d’essence anglo-saxonne), mais l’Europe occidentale, les États-Unis d’Amérique, l’Amérique Latine ou encore l’Afrique.

Bien au-delà du protestantisme, la dimension la plus extrême de ce défi tient à ce que Benoît XVI appelle la “dictature du relativisme”, sans doute dominante en Europe, qui ne reconnaît rien comme définitif et donne comme mesure ultime l’égo et les désirs. Face à ce mouvement de fond qui touche les sociétés occidentales et s’attaque aux valeurs traditionnelles (mariage et adoption pour les homosexuels), le catholicisme européen apparaît comme la seule véritable force d’opposition et de mobilisation.

Il est possible que dans les années à venir il élargisse ainsi son audience auprès de familles certes oublieuses de leur religion, mais néanmoins attachées aux fondamentaux de la civilisation.


Restons cependant prudents lorsque l’on entend parler de “déchristianisation de l’Europe”, surtout si tient compte de la démographie. Il existe grossièrement aujourd’hui deux types de familles qui font beaucoup d’enfants en Europe occidentale, les familles catholiques traditionnelles (parfois jusqu’à dix enfants et une moyenne de 5 enfants étant le minimum!) et les familles extra-européennes (musulmanes pour l’essentiel).

Un peu de mathématiques nous enseigne que deux effectifs distincts, l’un pesant 90% au départ et faisant de manière constante 2 enfants à chaque génération, l’autre 10% (disons les catholiques traditionnels et les musulmans) et faisant de manière constante 5 enfants à chaque génération, se retrouvent dans les proportions inversées de 7% et 83% à la 4e génération ! Rien ne dit donc que l’Europe occidentale, dans 4 générations, ne sera pas peuplée pour l’essentiel par deux populations très religieuses, l’une catholique, l’autre musulmane, suivant un phénomène comparable à l’évolution d’Israël dans lequel cohabiteront en 2050 des Juifs ultra-orthodoxes et des Arabes israéliens.

Tout phénomène dominant aujourd’hui peut être anéanti demain si la démographie est contre lui. C’est l’une des lois implacables de l’histoire.

Le cas des États-Unis est un bon exemple du poids des logiques démographiques. Le catholicisme américain (25% de la population des États-Unis soit la première religion) va jouer un rôle clé dans l’avenir de la première puissance mondiale.

Dans l’identité : les États-Unis sont une nation en voie d’hispanisation donc de catholicisation ; il y a déjà une majorité d’hispaniques dans dix États américains et sur les quelques 62 millions de catholiques déjà 24 sont hispaniques.

Dans la cohésion : l’Église catholique américaine est la seule église qui échappe à l’ethnicisation du religieux.

C’est un aspect peu souligné : lorsque l’Amérique affrontera la crise de sa société multiculturelle, l’Église catholique apparaîtra comme un facteur d’unité nationale.

Il y a deux manières d’interpréter la catholicisation des États-Unis d’Amérique. Ou bien ce catholicisme, rattrapé par les valeurs anglo-protestantes qui ont fondé le rêve américain, se protestantisera en intégrant la Destinée manifeste, et en faisant sien la mission de l’Amérique sur terre.

Ou bien nous reviendrons à la toute puissance du catholicisme au XVIe et XVIIe siècle, lorsque celui-ci pouvait s’appuyer sur des moteurs de puissance espagnol et portugais notamment pour s’étendre dans le monde.

L’alliance entre la puissance militaire, économique et géopolitique états-unienne et l’Église catholique, redonnerait alors au Pape une sorte de puissance temporelle qu’il a perdu depuis longtemps et cela pourrait bien avoir un effet positif sur les cultures sensibles au “rapport de force” comme l’islam ou les philosophies asiatiques.

Pour l’heure en tout cas, le défi que constituent les nouvelles formes du protestantisme reste entier. Aujourd’hui si la moitié des chrétiens dans le monde sont des catholiques, déjà le quart est pentecôtiste ou membre d’églises évangéliques indépendantes. Le pentecôtisme s’est développé à une vitesse fulgurante, passant de presque zéro à environ trois cents millions de pratiquants en moins d’un siècle, presque la moitié à lui seul du protestantisme. Il a atteint un effectif double de l’orthodoxie, et si rien de change, en 2025, les catholiques représenteront moins du tiers des chrétiens.

Comme l’ensemble des mouvances issue de la dissidence du protestantisme européen et qui ont prospéré à partir de la fondation des États-Unis (baptisme, méthodisme, piétisme, évangélisme), le pentecôtisme se caractérise par la relation directe de l’individu avec Dieu, par la supériorité de la Bible comme source unique de la parole divine, par l’expérience rénovatrice de la « seconde naissance », par une responsabilité personnelle de prosélytisme et de témoignage qui écarte d’emblée toute idée de clergé spécifique. C’est bien dans le fait que chacun devient en lui-même une Église autogérée que l’on doit voir le triomphe de l’idéologie individualiste et libérale.

L’Amérique Latine (42% des catholiques du monde y vivent), bastion traditionnel de la ferveur catholique, est aujourd’hui confrontée au défi des Églises évangéliques venues des États-Unis.

La Théologie de la prospérité défendue par les pentecôtistes a remplacé la Théologie de la Libération qui sévissait durant la Guerre froide : elle bâtit des temples, investit des universités et des chaînes de télévision et exploite la détresse produite par les catastrophes naturelles. Les plus fortes progression sont enregistrées au Guatemala (30 % des chrétiens sont désormais évangélistes contre 18 % il y a 25 ans), au Salvador et au Brésil (la plus importante communauté pentecôtiste du monde avec 15 millions de fidèles revendiqués), pays qui au début du siècle étaient à cent pour cent catholique.

On estime qu’en Amérique Latine, huit cent personnes quittent chaque jour l’Église catholique pour rejoindre le pentecôtisme. En 2012, 72% des 600 millions de latino-américains étaient catholiques, contre 95% il y a quarante ans.

Qui mieux que le pape François, qui fit barrage à l’infiltration marxiste en Argentine (Théologie de la Libération), et incarne en même temps la pauvreté et l’humilité, peut enrayer la montée des protestants évangéliques? En juillet 2013, aux Journées mondiales de la Jeunesse à Rio de Janeiro, nous devons nous attendre à une ferveur inégalée, qui sera peut-être le point de départ de la reconquête catholique de l’Amérique Latine.

Contre cette mondialisation du libéralisme américain et son pendant religieux, la religiosité individualiste, l’islam tente aussi de résister, en prenant parfois des formes radicales, sunnites ou chiites.

La vigueur de l’islam est aussi un défi pour le catholicisme, notre troisième grand défi pour l’Église catholique du XXIe siècle. Dans le Moyen-Orient en majorité islamisé, comme en Afrique subsaharienne et jusque dans les finistères asiatiques du grand mouvement de christianisation initié au XVIe siècle par les nations européennes, le catholicisme minoritaire recule, sous la pression double des États musulmans et des mouvements islamistes.

Les chrétiens du monde arabe d’abord (12 millions sur plus de 300 millions d’Arabes) connaissent un phénomène d’érosion constant depuis le début du XXe siècle. Pour l’Église catholique en particulier, l’enjeu est de conserver ce que les missions latines avaient pu « récupérer », durant les siècles passés, quelques morceaux cassés de la Chrétienté. Il s’agit en effet de sauver les restes du christianisme nestorien ramenés dans Rome au XVIe siècle sous l’action missionnaire des dominicains et franciscains, et qui forment aujourd’hui les Assyro-chaldéens d’Irak. Autre enjeu : le sort des descendants des orthodoxes qui s’étaient placés sous l’autorité du pape au XVIIe siècle, ces Arabes melkites du Liban, de Syrie, de Palestine, d’Irak, qui ont tant contribué au XIXe siècle au mouvement de la Nadha (renaissance arabe), à la formation d’un sentiment d’arabité distinct de l’islam.

On peut s’interroger encore sur l’avenir des Jacobites, Coptes et Arméniens qui s’étaient séparés de Byzance au Ve siècle (après le concile de Chalcédoine) et que les missions latines firent rentrer dans l’Église au XVIIe siècle. Sauver enfin ces sept cent mille maronites libanais, unis depuis toujours à Rome, confrontés au défi de la montée démographique du chiisme et de la radicalisation d’une partie des sunnites.

L’effondrement du baasisme irakien en 2003 et l’ébranlement du baasisme syrien en 2012 sont deux catastrophes successives pour les Chrétiens du Moyen-Orient. L’Irak qui comptait en 1990 autour de 1,2 million de chrétiens a vu partir plus de 500 000 chrétiens depuis 1991, pour moitié vers l’Occident, pour autre moitié vers la Syrie.

L’ébranlement du régime syrien confronté à une rébellion majoritairement islamiste (soutenue par les monarchies sunnites de la région et les pays occidentaux) a provoqué l’exode massif des chrétiens d’Alep et de Damas vers le Liban, le Canada et les États-Unis. Sans réduit territorial (contrairement aux minorités alaouite et druze), souvent accusés de soutenir le régime syrien face à la marée sunnite islamiste, les Chrétiens de Syrie semblent assez peu préoccuper des gouvernements occidentaux qui arment les rebelles syriens.
Le sort des Chrétiens arabes sera-t-il le même que celui des Assyro-Chaldéens syriaques de Turquie qui ont quasiment disparu ? Il en reste environ 25 000 alors qu’ils étaient plusieurs centaines de milliers au début du siècl
e.

L’État turc, prétendument laïque, leur ferme les portes de l’administration, les empêche de conserver leurs écoles, de restaurer et a fortiori de construire des églises ; lente extinction dans l’indifférence générale de l’Union européenne.

Enfin le cas de Jérusalem, de la Palestine et d’Israël n’est-il pas au fond le plus représentatif du drame que vivent les catholiques et uniates du Proche-Orient, de leur situation d’otage du conflit entre nationalisme islamo-arabe et nationalisme juif ?

L’islam met l’Afrique est dans une situation paradoxale s’agissant de la place du catholicisme.

D’un côté le continent africain est passé en cent ans de 1% des catholiques à 16 % (avec plus de 180 millions de fidèles) et apparaît comme une aire de progression forte, ce qui fit dire à Benoît XVI lors du synode Africa Munus de 2009 que l’Afrique est appelée à contribuer à la nouvelle évangélisation dans le monde entier.

D’un autre côté, sans même parler du Nigeria où la folie islamiste se déchaîne contre les chrétiens (catholiques ou protestants), l’islam progresse fortement dans des pays africains qui semblaient acquis au christianisme. “Grâce” à l’intervention française, la Côte d’Ivoire a désormais un président musulman ; comme celui qui vient de prendre le pouvoir en Centrafrique fin mars 2013 (dans un pays où les chrétiens sont pourtant majoritaires). Le point commun de ces situations est précisément que là où l’Église catholique a laissé la place à la fragmentation chrétienne (essor du pentecôtisme, de l’évangélisme, multiplication d’églises charismatiques), le lit de l’islam a été fait.

Unie dans le catholicisme les chrétiens résistent à l’islam, fragmentés, ils sont broyés par le rouleau compresseur sunnite.

A l’époque de la colonisation, l’évangélisation catholique était plus simple au moins pour trois raisons :

1/ un prêtre blanc avait moins de difficulté à transcender les clivages ethniques qu’un prêtre noir aujourd’hui ;

2/ la puissance européenne soutenait le mouvement d’évangélisation et faisait refluer les influences arabo-musulmanes venues du Nord, tandis qu’aujourd’hui les anciennes puissances coloniales négligent le facteur religieux quand elles ne font pas purement et simplement le jeu de l’islam ;

3/ il n’y avait pas le puissant élan du pentecôtisme soutenu par la mondialisation américaine.

Contrairement à ce qu’ont soutenu nombre d’intellectuels ouest-européens (comme le Français Marcel Gauchet) le “désenchantement du monde” ne concerne que l’Europe et non le reste du monde. Partout au contraire, dans ce nouveau monde des émergents (les BRICS) et de la multipolarité, la religion prend une place croissante dans les relations internationales. Là encore Benoît XVI est un précurseur : il affirme depuis longtemps qu’il n’y a pas de “crise de la foi” mais une “crise de la raison occidentale”.

D’où le fait que les religions qui ont cherché à s’aligner sur la modernité comme “religion de la raison” sont en crise et que celles qui (islam, judaïsme orthodoxe, hindouisme fondamentaliste, évangélisme protestant), ont au contraire maintenu un “supernaturalisme réactionnaire” sont en expansion.

Jean-Paul II, puis Benoît XVI ont refusé la modernisation du catholicisme et affirmé au contraire la nécessaire catholicisation de la modernité. Si Benoît XVI a réintégré la grande majorité des traditionalistes dans la famille catholique, c’est précisément parce qu’il savait qu’une grande partie des jeunes prêtres ordonnés en Europe l’était dans la Tradition.

Mais logiquement ce choix a valu à ces papes volontaires le déclenchement d’une formidable entreprise de désinformation menée par les serviteurs de ce que l’on finira bien par appeler la Dictature mondiale du relativisme.

C’est sur cette scène de la désinformation mondiale orchestrée par une armée de hyènes grimaçantes que fait son entrée, avec son sourire plein de bonté, le Pape François.

Que ses ennemis ne s’y fient pas.

Les Jésuites ont largement contribué à l’expansion géopolitique du catholicisme romain !

Aymeric Chauprade
blog.realpolitik.
tv

Crédit photo en Une : © Realpolitik.tv. Plafond peint du Palais Barberini, Rome.

À propos de l’auteur
Aymeric Chauprade. Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipse
s.

Source : Realpolitik.tv.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:49
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:43
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:35

12/05/2013

"Qatar: cet ami qui nous veut du mal", le livre qui dérange UMP et PS (actualisé)

"Toute la gauche est passée au Qatar, toute la droite est passée au Qatar. Najat Vallaut-Belkacem pendant la campagne présidentielle (...)

Le Qatar est le forum de la politique française (...) Doha a remplacé la Mamounia du Maroc (...) il y a un million de travailleurs qui ont le statut d'esclaves au Qatar"

Jean-Marie Bourget - RFI

Marianne livre cette semaine les bonnes feuilles de l'enquête de deux journalistes chevronnés, Nicolas Beau (Libération, Le Monde, Canard enchaîné..) spécialiste du monde arabe et Jacques-Marie Bourget(L'Express, France-Inter).

On ne saurait mettre sur le compte de fantasmes d'extrèmistes de droite leur analyse sans complaisance du Qatar, qui finance via son fond Qatar Charity les mosquées de l'UOIF, fédération réunissant 400 mosquées dans l'hexagone, dont la tendance est qualifiée d'"ultra-intégriste" par les auteurs.

L'intérêt du livre est de ne pas édulcorer la réalité: l'islam professé et diffusé par le Qatar est bien wahhabitte, anti-démocratique et djihado-compatible.

Son cheikh VRP vedette Al-Qaradawi qui parraine par exemple la mosquée de Mulhouse, conférencier vedette des congrès de l'UOIF depuis 20 ans, n'a vu sa présence tolérée sur notre sol que par la lâcheté du gouvernement français.

Sarkozy ne se résolu à l'empêcher de venir en mars 2012 que suite au "buzz" médiatique déclenché par l'Observatoire de l'islamisation ayant abouti à l'interdiction de séjour de six prédicateurs extrémistes invités, en pleine affaire Merah et à un mois des élections.

A Matignon, on nous confia que Qaradawi était acceuilli pour des raisons économiques, qu'il enseignât de tuer pêle-mêle apostats, juifs et homosexuels n'était pas bloquant aux dires d'un collaborateur de Fillon...

On comprend mieux à la lecture du livre pourquoi Nicolas Sarkozy a fait entrer l'UOIF dans le Conseil Français du Culte Musulman, pourquoi il appuya l'ouverture d'un lycée UOIF à Décines contre l'avis du recteur d'académie Morvan, pourquoi les maires UMP favorisent matériellement l'UOIF, pourquoi nombre d'islamistes wahhabittes ont obtenu si facilement des visas pour venir prêcher chez nous...

Côté PS, les auteurs ne manquent pas de rappeler que Jean-Marc Ayrault laisse faire à Nantes:

"Les missionnaires de Doha ont déjà un pied dans le fief d'Ayrault.

Toujours par le canal de Qatar Charity, un homme d'affaire qatari a aidé, début 2012, l'Association islamique de l'ouest de la France (AIEF), proche là encore de l'UOIF, à financer la construction de la mosquée As-Salam de Nantes; du bel ouvrage avec un minaret de 17 m de haut et un dôme qui change de couleur au gré de la lumière (...)

Le 17 novembre 2012, le maire de la ville et successeur de Jean-Marc Ayrault participe à l'inauguration de ce temple qatari. Le président de l'Union des organisations islamiques de France, ahmed Jaballah, est bien sûr présent, ainsi que le consul du Qatar"

Les deux auteurs, de gauche, préservent cependant le Premier ministre en "oubliant" de préciser qu'en 2009, alors maire, il fit voter par son conseil municipal une subvention de 200.000 euros pour le volet culturel de la mosquée.

Un scandale républicain qui suffirait à justifier son renvoi de Matignon...

ET AUSSI

Le "Livre noir de l'islam", une ressource documentaire à lire.

L'exercice des "livres noirs" a toujours été périlleux. Il est toujours difficile de faire l'étude exhaustive d'idéologies qui ont une emprunte temporelle et spatiale si chargée qu'un opuscule ne saurait rendre compte sans faire d'impasses. Le fameux "Livre noir du communisme" fut un tour de force qui rencontra un beau succès international. Le "Livre noir de la révolution française" fut aussi une somme d'intérêt, réunissant les meilleurs spécialistes se penchant sur des thèmes partiels de l'évènement.

Le "Livre noir de l'islam" écrit seul par Jean Robin qui n'est pas membre du sérail universitaire, était donc ambitieux, voire présomptueux. Ce journaliste atypique et "touche à tout" a le mérite d'étudier de près le dossier islam depuis de nombreuses années, et a choisi de réunir des documents forts intéressants qui n'abordent que des facettes du totalitarisme vert, mais c'est déjà ça.

Il est un bon outil de réinformation, sur l'histoire de l'Islam en tant que civilisation durant les croisades, la traite négrière, l'alliance avec le nazisme (cachée par les médias) et surtout l'émergence contemporaine de l'islam radical dans le monde.

Qui parle encore des massacres perpétrés ces vingt dernières années par les soldats d'Allah au Timor, en Indonésie ou Bangladesh, au Soudan ? La liste de ce bilan à mettre au débit de l'islam est enfin réunie dans un ouvrage.

A avoir pour compléter sa bibliothèque sur l'islam vu tel qu'il est et non pas fantasmé par les islamophiles qui pullulent dans les médias.

Se procurer l'ouvrage sur le site de l'éditeur.

Source : Observatoire de l'islamisation- mai 2013

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:26

Par Christophe Cornevin, Service infographie du Figaro

Mis à jour le 13/05/2013 à 12:09

Manuel Valls doit annoncer ce lundi un renfort de 270 hommes pour les zones de sécurité prioritaires.

Huit mois après le lancement des zones de sécurité prioritaires (ZSP), la Place Beauvau se dit persuadée d'avoir enfin trouvé la martingale pour lutter contre la délinquance qui ronge les quartiers sensibles.

Lancée en septembre dernier par Manuel Valls, cette thérapie policière visant à diagnostiquer, secteur par secteur, trois ou quatre maux spécifiques avant de les traiter de manière chirurgicale, est devenue la colonne vertébrale de l'action des forces de l'ordre.

Vols avec violences et agressions au Val Fourré à Mantes-la-Jolie, atteintes à la tranquillité publique et violences urbaines à Lille-Sud, incivilités et cambriolages à Meru et Chambly dans l'Oise…

Au total, 64 ZSP sont aujourd'hui déployées à travers le pays et englobent 1,7 million de personnes. Dans leur grande majorité, elles sont le théâtre d'une lutte spécifique contre les trafics de drogue et l'économie souterraine, mais aussi contre les vols avec violences et les cambriolages.

Bref, le cœur du métier policier.

À l'heure du bilan, les hauts responsables de la police soulignent de premiers effets globalement positifs.

À Paris, le préfet de police Bernard Boucault prétend même avoir fait «changer l'ambiance dans les quartiers en faisant tomber les réseaux». Luttant dans le XIXe arrondissement contre un trafic de crack qui pourrit le quartier de la place Stalingrad, sans oublier le proxénétisme et les vols à la tire, ses effectifs de PJ et de sécurité de proximité ont fait bondir de 45 % les procédures de recel et de 21 % les affaires de stupéfiants.

Dans le même temps, les coups et blessures volontaires ont baissé de moitié tandis que la moitié des prostituées ont déguerpi du secteur. Sans que personne ne sache vraiment où elles exercent désormais… Croyant y déceler une «spirale vertueuse», le préfet confie en petit comité que les riverains sont désormais disposés à «prêter leur appartement comme poste d'observation pour la police». «Les outrages et les violences à agents de la force publique sont en forte hausse, note-t-il.

Ce qui prouve que notre action gêne certains.»

Au total, 64 ZSP sont aujourd'hui déployées à travers le pays et englobent 1,7 million de personnes

Plongé dans le chaudron de la Seine-Saint-Denis, le préfet Christian Lambert entend faire des ZSP de Saint-Ouen, Saint-Denis, Pantin-Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois-Sevran«un véritable laboratoire où l'action policière se conjugue avec celle de la rénovation des halls d'immeubles et de la lutte contre le décrochage scolaire». Au besoin, l'ex-grand flic et patron du Raid n'hésite d'ailleurs pas à prendre la plume pour demander des renforts d'instituteurs à Vincent Peillon pour que les enfants ne soient pas livrés à eux-mêmes dans certaines cités défavorisées. «Il faut travailler en transversal sur l'Éducation nationale, l'emploi et le logement, sinon nous ne viendrons jamais au bout du problème», assure le haut fonctionnaire qui a noté un bond de 83 % du nombre d'affaires de trafics et de reventes à Saint-Ouen d'octobre à mars dernier ou encore un repli de 39 % des vols à la tire à Saint-Denis.

«Les élus peuvent retourner dans les halls d'immeubles sans se faire caillasser, comme moi-même je l'ai subi», se félicite même le préfet de la Somme Jean-François Cordet, qui anime la reprise en main d'Amiens-Nord, un quartier de 25 000 âmes où 816 personnes ont été interpellées depuis le 25 septembre dernier.

Loin de crier victoire, le ministère affiche au contraire une modestie de bon aloi. Car, faute de pouvoir disposer d'outils statistiques capables de mesurer leur action de manière fine, ils savent que ces tendances ne sont que partielles, fragiles et à consolider nécessairement. «Nous n'allons pas régler les problèmes en six mois, sachant que la criminalité repousse à la manière d'une gorgone dès que l'on relâche la pression, observe-t-on au cabinet de Manuel Valls. On espère l'arrivée rapide d'un effet démultiplicateur des premières mesures sur la délinquance.»

En raison de moyens limités, le plan de développement des ZSP ne devrait pas évoluer. Dès septembre prochain, 270 policiers et gendarmes y seront redéployés pour maintenir la pression.

Pour motiver les troupes, une partie des 25 millions d'euros consacrée aux primes exceptionnelles de résultats sera redistribuée aux volontaires déployés dans ces poches de reconquête du territoire.

  • Source et publication: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/13/01016-20130513ARTFIG00001-banlieues-plus-de-moyens-pour-les-zsp.php

ET AUSSI

Communiqué de presse de Bruno Gollnisch
à propos de la visite de Mme Taubira et de M. Val
ls


M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et Mme Christiane Taubira, ministre de la Justice, sont en visite à Lyon, principalement pour faire l’apologie de leur politique en matière de sécurité et de justice.

Il n’y a cependant pas de quoi être fiers.

  1. Tout le monde sait que la concentration des moyens de Police dans les zones d’action prioritaire se fait en prélevant les moyens sur les autres secteurs. On déshabille Pierre pour habiller Paul.
  2. Tout le monde sait que l’insécurité est liée, non exclusivement, mais en grande partie, àl’immigration incontrôlée. Mais c’est un tabou. Il est interdit d’en parler. À plus forte raison d’agir.
  3. Tout le monde sait que de nombreuses peines ne sont pas exécutées, faute de places dans les prisons. Depuis 30 ans, on en est toujours au même point.
  4. Tout le monde sait que les délinquants étrangers devraient être expulsés. Sous le prétexte de refus d’une « double peine », on les laisse demeurer sur le territoire national, où ils en sont parfois à leur vingtième récidive.
  5. Tout le monde sait que les forces de police et de gendarmerie sont contraintes de perdre du temps à des travaux administratifs, ou à la persécution d’honnêtes gens dans des actions telles que : police de la pensée, PV de stationnement, radars piégeux, règlements inapplicables, etc.
  6. Tout le monde sait qu’une partie de la magistrature est politisée jusqu’à la partialité. Personne ne fait rien.

Madame Taubira va-t-elle faire descendre la photo de M. Valls du « mur des cons » où le syndicat de la magistrature l’a apposée ?

Les paris sont ouverts…

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:17
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Jean-marie Lebraud
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