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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:39

Bénédicte Desforges : Boucault et Valls, responsables des débordements au Trocadéro

jeudi 16 mai 2013

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Le plus dérangeant pour B. Desforges a été « d’entendre de la bouche de Jean-Jacques Urvoas que ce sous-effectif policier était voulu par les Qataris qui ne souhaitaient pas de flics « visibles » au Trocadéro. ».

Bénédicte Desforges a été flic pendant douze ans, notamment en banlieue mais aussi dans le nord de Paris. L’année dernière, elle en a eu le ras le bol et a démissionné. Une ancienne lieutenant de police qui ne mâche pas ses mots. Elle revient sur les derniers événements survenus au Trocadéro après le titre de Champion de France remporté par le PSG. Interview. Son blog : http://police.etc.over-blog.net

LCDL : Que vous inspirent les événements survenus place du Trocadéro et aux Champs Élysées le soir de la fête de la victoire du PSG ?

B. D : Toujours le même effarement de voir à quel point la violence est vite désinhibée dans ce genre de circonstances. Et puis de l’exaspération à entendre les débats du lendemain, et à assister à la compétition de langue de bois des uns et des autres. Entre ceux, le cul vissé sur les fauteuils de l’Assemblée Nationale, qui n’ont vu que l’extrême-droite et les ultras ravager Paris, et les autres qui en ont profité pour lancer une charge outrancière et hors sujet sur l’immigration.

Avec tout ça, une conférence de presse lamentable d’un préfet de police à coté de la plaque, un maire de Paris d’une absolue mauvaise foi, et un ministre de l’Intérieur qui à force de dédouaner tout le monde de toute responsabilité, indique clairement la sienne, et qui s’appliquant à citer les loupés de ses prédécesseurs comme autant de circonstances atténuantes, a apporté la démonstration qu’il était plus soucieux de sa propre exposition que de sa mission d’homme d’État. Une telle défaillance d’un service public aurait justifié une analyse plus sincère et rationnelle, et un peu moins de dénis de réalités.

A qui incombe la responsabilité ?

La responsabilité incombe à ceux qui ont prévu un service de maintien de l’ordre inadapté et insuffisant en dépit des mises en garde des services de renseignements et des préconisations de groupes dédiés aux violences urbaines qui ont une bonne connaissance des phénomènes de bandes et savent anticiper selon les contextes et évènements. Dire, comme Manuel Valls l’a fait, que les coupables sont les casseurs est aussi idiot que de dire qu’on est mouillé à cause de la pluie, avec un parapluie fermé à la main.

La responsabilité est donc clairement celle du préfet de police et du ministre de l’Intérieur. Mais le plus dérangeant a été d’entendre de la bouche de Jean-Jacques Urvoas (député socialiste et président de la commission des lois, rapporteur d’un texte préconisant un renforcement du contrôle des services de renseignement français, et qui fut secrétaire général du PS pour les questions de sécurité) que ce sous-effectif policier était voulu par les Qataris qui ne souhaitaient pas de flics « visibles » au Trocadéro (RMC le 14 mai 2013).

Sous-entendre que les actionnaires d’un club de foot puissent avoir le dernier mot sur un dispositif de maintien de l’ordre, et les desideratas du privé l’emporter sur l’intérêt général, en l’occurrence l’ordre public, est effarant dans un État de droit disposant d’une police nationale et républicaine.

Il appartenait donc au préfet de police de faire preuve de plus de professionnalisme et moins de clientélisme face aux propriétaires du PSG, et de ne tenir compte que des impératifs de sécurité publique pour que la fête puisse avoir lieu dans de bonnes conditions. Ce qui était tout à fait jouable. Les effectifs de police et gendarmerie étaient en nombre insuffisant et ils le savaient. Des collègues engagés sur ce maintien de l’ordre et rodés à ce type de mission me l’ont confirmé, ils ont fait ce qu’ils ont pu mais ont été débordés.

Fallait-il autoriser le rassemblement ?

Étant donné les incidents et les violences de la veille, au soir de la victoire du PSG, la prudence aurait voulu, au pire que ce soit annulé, au mieux que le dispositif policier soit considérablement renforcé et assorti de toute une gamme de mesures préventives et de contrôle en amont (métros, RER, etc.) comme ça s’est déjà fait sur d’autres évènements ou manifestations, et ce qui permet d’anticiper et d’adapter au mieux les mesures de sécurité.

Les solutions pour empêcher ce genre de débordements ?

Comme pour toutes les manifestations d’envergure et fortes en enthousiasme, le dispositif de maintien de l’ordre doit être approprié et en nombre suffisant, et le lieu (ou l’itinéraire) doit être déterminé de façon à ce que la sécurité des participants puisse être assurée, et qu’il n’y ait de casse ni sur les lieux ni aux alentours. Il y a fort à parier que les victoires du PSG (à supposer qu’ils renouvellent le miracle !) se fêteront désormais sous haute surveillance.

Ceci dit, il ne faut pas se leurrer ni être dupes, les bandes qui ont semé le trouble, et commis des actes de violence sont étrangères au football, et se plaisent à se mêler à toutes sortes de manifestations ou gros mouvements de foule, autant d’occasions d’agressions, de vandalisme ou de pillages.

Propos recueillis par Nadir Dendoune

Source et publication: http://www.lecourrierdelatlas.com/476416052013Benedicte-Desforges-Boucault-et-Vals-responsables-des-debordements-au-Trocadero.html

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:36
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Jean-marie Lebraud
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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:33

Vote des étrangers : la dernière ficelle de Hollande (par Marie Delarue)

Que faire lorsque, président de la République à son premier anniversaire, on est au fond du fond du fond du trou question indice de satisfaction de ses concitoyens ? Ramer.

Et puis attraper par le bout de la queue le premier serpent de mer qui passe à portée, surtout si l’on estime qu’il peut ramener avec lui un certain nombre d’électeurs partis voir ailleurs si l’herbe y est moins rase.

Ainsi François Hollande a-t-il évoqué hier, lors de sa conférence de presse, le fameux « droit de vote des étrangers », sorte de monstre du Loch Ness qui, depuis trente ans, fait des vagues sur l’horizon des engagements de gauche non tenus.

Mais voilà, François Hollande l’a inscrit dans ses promesses de campagne, et puis ce serait un moyen de se rabibocher – enfin, il l’espère – avec cette gauche mélenchonesque qui ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues et des opposants dans la rue.

Le vote des étrangers comme variable d’ajustement, en somme. Une poire pour la soif, une carotte pour avancer.

Toutefois, rendu prudent, le président en a encore reculé l’échéance : si tout va bien, si le temps se maintient, si la marée n’est pas trop forte, ce sera après 2014. « Sur le droit de vote des étrangers, je n’ai pas soumis ce texte car je sais que l’opposition n’en veut pas, et je ne veux pas donner l’impression que nous chercherions avant les élections municipales à imposer les enjeux », a-t-il dit.

Ce sera donc « Après les élections municipales, comme cela il n’y aura plus d’enjeu, il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption s’il le souhaite. »

Déjà, lors de sa conférence de novembre dernier, notre président normal faisait des pointes, laissait planer l’idée d’un très hypothétique référendum en fonction de « l’état de la société », laquelle, assure-t-il aujourd’hui, est pourtant « capable d’assumer de grands débats sur des questions de société ».

Sans doute, mais il va lui falloir d’abord laisser s’enraciner dans les mœurs le mariage gay, et c’est loin d’être gagné.

Alors nous fourguer en prime le droit de vote des étrangers risque de mal passer.

Et pas sûr non plus, si d’aventure la chose devait lui être acquise, que le résultat soit à la hauteur de ses espérances. Rien n’indique en effet que les votes desdits étrangers viendront abonder les urnes du PS.

Le vote des étrangers non communautaires (hors UE) est une grenade dégoupillée balancée à l’aveuglette.

Personne ne sait où elle ira sauter ni ce qu’elle pourra faire comme dégâts.

Source

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:31

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