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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:54

FRANCE, INTERNATIONAL, NEWS

LA PRESSE ÉTRANGÈRE FLINGUE HOLLANDE: “MONSIEUR NORMAL EST DEVENU LE PRÉSIDENT PITOYABLE »

Publié le 06 mai 2013 à 10:22 -

Sévèrement critiqué dans en France, le président socialiste n’est pas épargné non plus à l’étranger.

“Les anniversaires politiques sont des constructions artificielles, estime le Guardian. Dans le vrai monde, il n’y a pas de raison qu’un président soit jugé à la fin de ses 100 premiers jours, ou même de sa première année.

Surtout si son pays est la proie de la pire crise économique depuis des décennies et membre de la zone euro, où les marges de manœuvre sont minces.”

Mais ce n’est qu’un début.

En Allemagne, le quotidien Süddeutsche Zeitung remarque que le pays “sombre dans un pessimisme infiniment plus dangereux que l’absence de croissance ou le chômage à 10%. C’est maintenant que l’on aurait besoin du président, souligne le journal. Or que fait François Hollande ? Il hoche la tête et attend des jours meilleurs. »

“Bien qu’il ne s’affiche plus en ‘président normal’, analyse le quotidien suisse Le Temps, François Hollande continue d’être perçu comme manquant d’autorité, incapable de tracer des perspectives d’avenir claires et porteuses d’espoir.”

Le Daily Telegraph se joue de l’entrée en fonction à la présidence de François Hollande sous la pluie battante. Un signe annonciateur de l’année à venir, selon le quotidien britannique. Dans un article intitulé “Monsieur Normal est devenu le président pitoyable », il précise qu’à partir de ce jour,“tout est parti à vau-l’eau”.

source: Revue de presse France TV

http://www.politicsinside.fr/actu-politique/06-05-2013/la-presse-etrangere-flingue-hollande-monsieur-normal-est-devenu-le-president-pitoyable/france/12224

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:51

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Jean-marie Lebraud
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:50
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:43

Le mur des c… : bel exemple de dévoiement institutionnel – Une lettre d’un procureur

17 mai 2013

17/05/2013 – 12H00
PARIS (NOVOpress via Polémia) –
Polémia a reçu d’un correspondant la copie d’une lettre émanant d’un magistrat du parquet et destinée au Général Schmitt, parent d’une victime figurant sur le sordide « Mur des c…
»

Tout en respectant l’anonymat de son auteur, nous la reproduisons afin de rappeler, s’il en était besoin, qu’il existe encore des juges qui manifestent du respect pour l’institution à laquelle ils appartiennent. Merci, Monsieur le procureur de la République. Polémia

X…

le 7 mai 2013

Procureur de la République

A Monsieur le général Philippe Schmitt

Mon général,

Tardivement, mais sincèrement, je viens vous exprimer les sentiments de stupeur, d’incompréhension, de dégoût et, par-dessus tout, de honte qui me sont apparus lorsque j’ai pris connaissance de l’existence du « Mur des cons », créé et animé par le Syndicat de la magistrature (SM), dans un local mis à disposition par la République française et sur lequel votre portrait en qualité de parent de victime figurait (j’utilise l’imparfait, espérant au moins que ce Mur n’existe plus aujourd’hui) en compagnie d’autres symboles honnis (hommes politiques, journalistes, écrivains de droite, militants syndicaux d’un syndicat de magistrats concurrent, …).

Comment des magistrats ont-ils pu en arriver là ?

Copie d’écran du reportage vidéo.

Depuis lors, passés les premiers émois au sein de la classe politique et médiatique, l’indignation est non seulement retombée, mais au surplus les auteurs de cette ignominie, soutenus par d’autres, sont venus justifier ce qui relèverait de la « blague de potache dans un local privé », profitant même de l’occasion pour faire le procès du thermomètre de cette fièvre, contre le journaliste Weill-Reynal ayant filmé ce Mur.

En matière disciplinaire, de jurisprudence ancienne et constante, les propos, les attitudes, les paroles, les écrits tenus par des personnes supportant une obligation déontologique, qui, en tant que tels, ne constitueraient pas des infractions pénales, même réalisés dans un cadre privé, n’en sont pas moins punissables disciplinairement dès lors qu’ils portent atteinte au renom de l’institution dont ils sont membres (médecins, avocats, magistrats, architectes, etc.).

En l’espèce, de quoi s’agit-il ?

On fait grief à des magistrats d’avoir des pensées excessives, nuisibles, néfastes, choquantes, antidémocratiques, injurieuses, malsaines, etc., à l’encontre de députés, de sénateurs, de journalistes, d’écrivains, de parents de victimes, …

Or, on exige précisément des magistrats des vertus peut-être surhumaines – l’impartialité, l’objectivité, l’humilité, l’absence de préjugés … –, mais c’est précisément sur ces fondements que l’on a construit le pacte social conférant par délégation le pouvoir de poursuivre et de juger « au nom du Peuple français ».

Cet équilibre est fragile et chaque événement, chaque décision qui va contre le sens commun oblige à la justifier au travers de la loi.

Or, précisément, des membres du SM viennent de montrer publiquement aux Français qu’ils n’ont aucune des qualités exigées et cela quel que soit le moyen employé pour faire éclater ce scandale, quand bien même ces syndicalistes auraient été « victimes » d’une machination (à noter qu’elle était pourtant facile à éviter : il suffisait d’éviter d’afficher ses préjugés).

Ce qui est grave c’est que l’ensemble de la magistrature est éclaboussé. L’amalgame sera le même que dans l’affaire d’Outreau. Un juge = tous les juges, un procureur = tous les procureurs.

Le message subliminal c’est que 30% du corps, c’est-à-dire un magistrat sur trois pour faire simple, est un extrémiste de gauche qui prend les autres « pour des cons ». Comment un Français demain pourra-t-il faire confiance à une formation collégiale composée de trois juges et d’un procureur, dont il sait désormais que le tiers est susceptible de rendre une justice partiale ?

C’est extrêmement préoccupant et les manifestations d’indignation du SM et de ses affidés pour se sortir de cette passe difficile (en réalité un écueil) sont inopérantes.

J’ai le souvenir, au début des années 2000, d’un syndicat de magistrats (l’APM) qui avait été accusé d’avoir dans son journal interne tenu des propos à connotation antisémite. Ce syndicat, confronté à l’émotion médiatique, parfaitement justifiée, avait réagi en prononçant sa dissolution.

Je regrette que l’honneur soit une vertu devenue si rare chez certains.

Sur le plan juridique, il me semble que les actions en justice (celle des victimes du « Mur » et celle de la garde des Sceaux) seront vaines.

– Pour les « épinglés du mur » :

Il n’y a, selon moi, juridiquement pas de recours. Ce n’est en effet pas le syndicat SM qui est responsable pénalement de ces faits, à supposer qu’ils puissent constituer une infraction pénale, alors que sur le plan disciplinaire seules des personnes physiques pourraient en l’occurrence être poursuivies, ce qui peut expliquer la discrétion des auteurs…

– L’action de la garde des Sceaux (saisine du CSM) :

La garde des Sceaux a annoncé saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Certes, mais pour faire quoi ? et contre qui ?

Il aurait fallu, en réalité, saisir l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ), déclencher une enquête officielle, faire des investigations, puisque, dans un tribunal de la République, les locaux d’un syndicat recevant parfois du public – à tout le moins des journalistes – permettent de se persuader de la partialité de certains magistrats – en violation de leur serment – vis-à-vis de justiciables ne partageant pas leurs convictions.

Il convient également de noter qu’au cabinet de la garde des Sceaux, et depuis peu au Conseil constitutionnel, de hauts membres du SM sont particulièrement bien représentés, situation peu compatible avec l’impartialité requise dans ce cadre.

Ce sera donc la collectivité des magistrats français qui supportera le poids de cette vilenie.

N’étant pas membre de ce syndicat, ni ne partageant ses idées et ses méthodes, il va de soi que je me désolidarise, me dissocie de cette ignominie, si contraire à notre serment de magistrat.

Votre lettre personnelle à la suite de votre « placardage » a fini par rejoindre ma propre boîte aux lettres. Elle m’a profondément ému et mis très mal à l’aise.

C’est dire à quel point j’en veux aux responsables du SM qui, plutôt que de présenter des excuses, se sont réfugiés derrière le complot et/ou la blague de potaches. Si l’on souhaite faire une carrière d’humoriste c’est possible, mais le rire ne fonctionne pas toujours, et en tout cas on n’est pas magistrat à mi-temps en attendant de préparer la prochaine grosse blague.

Je tiens enfin à vous faire savoir qu’au sein du Corps, la majorité de mes collègues a fait part de son aversion pour ce comportement répréhensible et indigne.

Veuillez accepter, mon général, l’assurance de ma profonde compassion.

Source : Polémia – 16/05/2013

Image en Une : Ministère de la justice, Chancellerie, place Vendôme, Paris. Crédit photo : par nikoretro via Flickr (cc).

[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:38
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:33

Si vous n'avez pas les moyens de payer vos études vous aurez droit aux bourses des délinquants

Le président socialiste de la Région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, a fait voter fin avril un projet visant à distribuer des bourses aux étudiants incarcérés.

Pourquoi s’ennuyer à travailler pour financer ses études quand on peut se faire arrêter afin que la région donne un petit coup de main ?

Pour Jean-Paul Huchon et ses amis socialistes, la meilleure façon de s’intégrer consiste à commettre suffisamment de crimes pour pouvoir être jeté en prison.

Ainsi, le conseil régional d’Île-de-France a fait voter, lors de la séance plénière du 25 avril dernier, un rapport qui propose d’aider les personnes détenues à obtenir un diplôme d’enseignement supérieur.

Bienvenue en méritocratie…

Plusieurs allocations sont prévues par ce texte aberrant :

« - Attribution d’une bourse d’études d’un montant de 200 € mensuel pour une année universitaire.

- Gratuité des frais d’inscription en Université en accord avec les établissements universitaires partenaires (Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Université Paris-Diderot).

- Aide à l’acquisition de livres et d’ouvrages universitaires.

- Réalisation de travaux de mise en réseau informatique de l’établissement pénitentiaire.

- Soutien régional pluriannuel aux programmes d’aide et d’accompagnement des étudiants (actions favorisant l’accès à l’enseignement supérieur des étudiants incarcérés portés par des établissements franciliens ou des acteurs de la société civile). »

Une centaine de prisonniers devraient bénéficier dans un premier temps de ces récompenses au mérite.

Pour info, le site internet Égalité et Réconciliation recensait la semaine dernière les condamnations judiciaires de différents élus socialistes, dont le fameux Jean-Paul Huchon.

Voici ce qui en était dit :

« Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Île-de-France : prise illégale d’intérêts dans des marchés publics. Condamné.

En novembre 2004, après l’envoi d’une lettre anonyme sur l’existence d’emplois fictifs au Conseil régional d’Île de France, il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d’intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le Conseil régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant sa femme.

Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, puis la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis l’inéligibilité. »

A la lumière de ce CV, on comprend mieux pourquoi le socialiste souhaite tant aider les prisonniers des geôles françaises.

En même temps, avec les réformes de Taubira qui refuse de mettre les multirécidivistes en prison, on imagine que la sélection pour accéder à ces bourses sera aussi concurrentielle que celles d’universités comme Harvard ou Berkeley.

Les délinquants et criminels devront donc être assidus dans la réalisation de leurs crimes s’ils veulent pouvoir bénéficier des bourses Huchon.

On a le pays qu’on mérite…

source http://www.citoyens-et-francais.fr/article-si-vous-n-avez-pas-les-moyens-de-payer-vos-etudes-vous-aurez-droit-aux-bourses-des-delinquants-117792731.html

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:32
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:29
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:22
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:10

Où sont les Sages ?

par François De Veyzac

Tant s’agissant du mariage que de l’adoption, le Conseil Constitutionnel s’est montré, comme le législateur, d’une si formidable mauvaise foi.

On se demande si aujourd’hui, on peut encore parler des sages de la rue Montpensier.

Si une once de respect des institutions ne me retenait encore, un scrupule à l’égard de ceux qui ont peut-être voulu ramer à contre courant, je les appellerais les 9 fous.

Le caractère absolument fondateur du mariage comme union d’un homme et d’une femme, le caractère structurant de la filiation bilinéaire fondée sur l’altérité sexuelle, le droit de tout enfant de voir sa filiation établie à l’égard de son père et de sa mère ont été balayés d’un revers de main, avec une sécheresse qui glace le sang.

1.En un seul considérant, sans même argumenter, le Conseil constitutionnel nous explique calmement que la règle selon laquelle « le mariage est l’union d’un homme et d’une femme n’intéresse ni les droits et libertés fondamentaux, ni la souveraineté nationale, ni l’organisation des pouvoirs publics, qu’elle ne peut donc être considérée comme un principe fondamental reconnu par les lois de la république » alors même que la législation républicaine n’avait jamais remis en cause ce principe. Par la suite, il ne peut s’empêcher d’asséner cette position de principe terrible d’idéologie positiviste « en tout état de cause, doit être écarté le grief tiré de ce que le mariage serait « naturellement » l’union d’un homme et d’une femme ».

Nous savons très bien qu’il n’existe pas, en France, de normes supraconstitutionnelles et nous le déplorons.

Cela fait longtemps que la loi naturelle a été écartée de l’analyse juridique et même le droit naturel malgré tout l’attrait qu’il peut avoir pour un esprit républicain. Saint Thomas d’Aquin peut se retourner dans sa tombe.

Ce qu’on demandait au Conseil Constitutionnel, ce n’était pas d’aller jusque là, c’était au moins de considérer que ce qui a été pendant des siècles une réalité si naturelle qu’on n’éprouvait pas le besoin de la nommer ne pouvait être balayé, écarté par un simple argument d’autorité.

2.La filiation bilinéaire n’est pas non plus un principe reconnu par les lois de la République. L’autre prétexte avancé, c’est que les conditions de l’adoption et celles d’établissement de la paternité et de la maternité auraient changé depuis le début du XXème siècle. La belle affaire ! Tout cela parce que désormais, la recherche de paternité des enfants adultérins a été autorisée ! Sans blague !

Et ceci suffirait à dire que cette filiation bilinéaire ne structure plus notre droit de la famille ?

Ces enfants adultérins ne s’inscrivent-ils pas également dans cette filiation bilinéaire ?

Un tel aveuglement laisse pantois. Nos spécialistes de droit constitutionnaliste devraient relire le début de l’évangile selon Saint Matthieu. Que d’enfants adultérins dans la généalogie de Jésus et pourtant, n’est-elle pas elle aussi bilinéaire ?

3.Quant au droit d’un enfant de voir sa filiation concurremment établie à l’égard d’un père et d’une mère, il est balayé d’un revers de main de la même manière. Quelques paragraphes plus tard, le Conseil Constitutionnel valide des changements de dévolution des noms de familles.

Dès lors qu’un enfant est adopté par le conjoint de son père ou de sa mère biologique, à défaut d’accord entre son père biologique et celui qui vient se substituer à sa mère, il portera les deux noms accolés par eux dans l’ordre alphabétique…

Le Conseil Constitutionnel plie devant le législateur.

Il refuse même de donner l’illusion qu’il se pose les questions fondamentales.

Il se cache : « il n’appartient pas au Conseil Constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur sur la prise en compte, pour l’établissement d’un lien de filiation adoptive, de la différence entre les couples de personnes de même sexe et les couples formés d’un homme et d’une femme ». Et cela veut défendre les droits et libertés fondamentaux ?

Il ne servait non plus à rien, messieurs qu’on dit sages, de faire quantité de jurisprudence sur le principe d’égalité, si c’est pour s’exonérer de cette interrogation toute simple : la différence de situation entre personnes homosexuelles et couples (sous entendu hommes et femmes) oblige-t-elle à ce que ces deux situations soient traitées de manière différente ?

Misère de l’idéologie quand elle conduit à la misère du raisonnement juridique.

Le conseil constitutionnel se borne à constater que « ce principe n’oblige pas de traiter de manière différente des personnes se trouvant dans des situations différentes. » Voilà qu’en une phrase, on conduirait à réduire à néant la différence absolument essentielle qui sépare un couple d’un côté, deux hommes ou deux femmes vivant ensemble de l’autre.

Et pourquoi alors, le Conseil Constitutionnel affirmerait-il soudain quelques lignes plus tard, que les dispositions relatives à la PMA ne s’appliquent qu’aux couples composés d’un homme et d’une femme et non aux personnes homosexuelles ? Parce que « les couples formés d’un homme et d’une femme sont au regard de la procréation dans une situation différente de celle des couples de même sexe ».

Mais, pourquoi alors nier cette différence immense par ailleurs ? Et justifier qu’ils soient traités de manière identique ? On attend l’inclination religieuse du Conseil constitutionnel devant la prochaine loi sur la généralisation de la PMA…

« Si une once de respect des institutions ne me retenait encore, un scrupule à l’égard de ceux qui ont peut-être voulu ramer à contre courant, je les appellerais les 9 fous. »

Autorisation pour un ressortissant étranger de venir se marier avec une personne de même sexe en France alors même que son propre pays ne le permet pas (sauf convention express qui l’interdit), le Conseil valide ! Reconnaissance et transcription des mariages contractés à l’étranger avant l’entée en vigueur de la loi, le Conseil valide ! N’examinant même pas si cette rétroactivité de la loi répond à un intérêt général suffisant.

Caractère claire et intelligible d’un article balai disposant que, dans le code civil, tous les mots père et mère du code civil doivent être entendu au sens des deux « parents » de même sexe, le Conseil valide !

Le Conseil Constitutionnel valide, enfin, sans sourciller, l’habilitation législative extrêmement large autorisant le gouvernement à adapter par ordonnance (donc sans vote des parlementaires) l’ensemble des dispositions législatives en vigueur, à l’exception de celles du code civil pour tirer de manière express et exhaustive les conséquences de l’adoption de la présente loi.

Des pans entiers de notre droit seront ainsi modifiés au mépris de notre démocratie.

Les noms de pères ou de mères supprimés sans même que nos parlementaires puissent réagir dans l’ensemble de nos codes !

Et nos bons « sages » qui avaient déjà validé les exigences constitutionnelles de clarté et de sincérité des débats parlementaires (sic), de valider à nouveau !

Nous ne le savions pas encore assez. Nous imaginions encore trop qu’une déclaration des droits de l’homme, qu’une constitution pouvait protéger contre l’arbitraire et contre la folie. Nous n’avions pas encore assez réalisé qu’en 1789, sous les auspices de l’être suprême, le vers était dans le fruit. Le vers d’une émancipation de l’homme contre l’homme.

Le masque est tombé brutalement. Aucune, quasiment aucune réserve n’a été formulée sauf un intérêt supérieur de l’enfant, une absence de droit à l’enfant de pure façade.

Le plus sûr rempart contre la volonté populaire et le bon sens a été le strict positivisme juridique.

L’article 34 autorise bien les parlementaires à modifier les conditions d’accès au mariage, circulez, il n’y a rien à voir. Pour le changement de civilisation, vous voterez à main levée !

Aujourd’hui, nous comprenons obscurément, nous résistants, que notre droit de l’hommisme et notre démocratie ne sont aujourd’hui qu’un rideau de fumée, du vent.

Il ne servait à rien au Général de Gaulle de créer la Vème République, de vouloir le référendum, de tant se battre pour protéger la souveraineté du peuple et même la simple démocratie représentative.

C’est devant cette véritable capitulation, comme s’il était mort pour rien, comme s’il n’avait jamais existé. Les partis, les réseaux de l’ombre ont remplacé le peuple.

Il ne servait à rien à Nicolas Sarkozy de donner l’illusion qu’il accorderait la parole au peuple.

Le référendum d’initiative populaire instauré par la réforme constitutionnelle de 2008 était le début d’une bonne idée. Mais, personne n’a eu le courage, simplement de prendre les décrets d’application qui s’imposaient jusqu’à l’actuel gouvernement. 5 ans pendant lesquels notre majorité craignit trop le peuple, manqua trop de courage pour respecter ne serait-ce que le vote du Congrès, l’expression du pouvoir constituant ! Croyait-elle qu’aux réformes les plus impopulaires il se serait trouvé 4,5 millions d’opposants ?

Et on nous explique maintenant que cette pâle usine à gaz ne s’appliquerait qu’aux réformes sociales et non sociétales ?

Dès que le sujet concerne les fondements même de notre vie en société, on refuserait au peuple de parler ?

Si nos anciens ministres avaient eu ce courage, peut-être aujourd’hui, en serait-on à contraindre le gouvernement à organiser un référendum…

Jamais le conseil constitutionnel n’a été un défenseur aussi hypocrite d’une démocratie en train de s’effondrer. Le moindre des choses eût été de laisser entendre que la position du législateur ne répondait pas à un consensus populaire comme celui qui inspire nos principes généraux du droit.

Il ne servait à rien en 1971, d’intégrer dans son contrôle le respect de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le préambule de 1946. Les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République dont on pensait qu’ils obligeraient à respecter au moins les législations maintenus constants au cours du siècle dernier ou du moins à ne les remettre en cause qu’avec une immense prudence ?

Une foutaise de plus !

Tout comme l’Union européenne, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, nos pompeux principes ne sont que des rideaux de fumée qui cachent l’oppression dont le peuple est victime jusque dans sa conscience, celle de maires qui risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour le prix de leur révolte.

Mais, nous savons qu’il se réveillera ! Dépossédé, déshabillé, affamé, dénigré, travesti, il y a bien un moment où il se redressera vraiment.

Et si ce n’est pas encore totalement le cas le 26 mai, ce le sera plus tard.

Et nous verrons un jour ce droit hypocrite balayé par la révolte de la conscience et l’insurrection des âmes.

On ne viole pas impunément les lois inscrites dans la nature de l’homme et de la femme !

Source: Eric Martin http://www.ndf.fr/articles/poing-de-vue/18-05-2013/ou-sont-les-sages?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29

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