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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:17
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:09
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:50
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:29

TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

Le 26 mai, tout commence !

A vous qui vous êtes mobilisés ou qui attendez encore pour le faire, je vous le dis, le 26 mai, tout commence!

Nombreux sont ceux qui se demandent à quoi ressemblera le 27 mai 2013 ! Bienheureux qui aujourd’hui peut le dire ! Cependant, une chose est certaine, ce 27 mai sera très exactement ce que vous et moi en ferons. Rentrerons-nous chez nous comme avant ?

Il y a, me semble-t-il, deux façons de se concevoir dans la vie : acteur ou spectateur. Nous pouvons être l’un et l’autre ou bien l’un ou l’autre.

Bien des gens ont tendance à n’être que spectateurs de la vie, voire même, de ce fait, de leur vie ! Il est normal, du reste d’être spectateur d’une partie de la vie du monde et même de notre vie. Il y a bien des choses que nous ne maîtrisons pas ou qui sont trop éloignées de nous. Le simple fait de regarder autour de nous, fait de nous des spectateurs. Mais il y a plusieurs types de spectateurs.

Le premier d’entre eux ne fait que subir ce qui l’entoure sans même en avoir conscience. Il est tellement pris dans le mouvement qu’il est acteur malgré lui de ce qui se passe. Il agit mécaniquement, sans recul, tel une marionnette. Il est tellement anesthésié par le milieu ambiant qu’il est incapable de la moindre réaction, du moindre discernement. Par-là, il se rend complice involontaire de tout ce qu’il subit et qu’il diffuse par ricochet.

Le second spectateur est, quant à lui, conscient du monde qui l’entoure, mais ne mesure pas forcément les tenants et aboutissants de ce qu’il voit. Il est capable de prendre suffisamment de hauteur pour se voir lui-même dans la société, mais il ne s’élève pas au point de comprendre ce qui se passe ou ce qu’il fait.

Ainsi, perdu dans l’imbroglio de ce qu’il voit, de ce qu’il perçoit, de ce qu’il ne parvient pas à discerner, il se laisse conduire et porter par le courant, soit par confiance, soit par paresse, soit par intérêt personnel. Il devient alors complice à son tour, mais complice volontaire par refus de sortir de son ignorance. Il est souvent plus facile de se cacher derrière le fallacieux prétexte : « Ce n’est pas à moi de gérer ça, il y a des spécialistes, je n’y peux rien ». Dans l’absolu, personne ne peut rien, si ce n’est celui qui veut s’en donner la peine et prendre les moyens d’agir.

Notre troisième spectateur est issu de la même branche que le second. Il a conscience de ce qui l’entoure et ne veut pas s’en contenter. Il râle, critique, condamne, dispense de bonnes paroles assurant que lui, s’il pouvait agir, ‘Vous verrez ce que vous verrez !’. Mais, voilà, nous ne voyons rien.

Combien nombreux sont ceux qui sont pleinement conscients de ce qui les entoure et de la complicité passive qui est la leur, mais qui ne se donnent pas les moyens de bouger. Quelle responsabilité est la leur !

Non seulement ils savent que ce qui les entoure n’est pas bon, mais en plus ils y participent et poussent les autres dans cet engrenage ! Ils savent que ce n’est pas bon, ils le refusent, mais le font tout de même et entraînent à leur suite les autres à le faire. C’est sur la lâcheté de ceux-ci que les promoteurs du système actuel comptent ! Nous avons tous de bonnes raisons de ne pas agir. Je suis trop jeune, trop vieux, j’ai ma famille, mon travail, je ne peux pas prendre le risque de me compromettre, sinon ma carrière…

Mais voilà, nous commençons tous par être jeunes et nous finissons tous par être vieux. Entre temps, nous avons notre carrière et notre famille, bref nous sommes de braves gens honnêtes qui vivent leur vie le moins mal possible (toujours ?) en se satisfaisant des conditions qui les entourent, voire en en tirant profit (toujours honnêtement ?), mais que voulez-vous la vie est ainsi !

Dans ce cas, silence, ne râlons plus ! Si nous nous satisfaisons du système, ne le critiquons pas ou alors soyons des critiques actifs et mouillons-nous ! Sinon, demeurons complices, mais ne nous donnons pas bonne conscience en critiquant ce dont nous profitons et dont visiblement nous nous contentons très bien !

Malheureusement, l’immense majorité de nos contemporains est ainsi. Ils ne cessent de se plaindre du monde qui les entoure, mais la plupart ne bougent pas. D’autant que bouger c’est non seulement prendre des risques, mais aussi renoncer à ce qui est mauvais, mais qui nous convient bien.

Il faut changer les choses, mais les efforts sont pour les autres. Soyons clairs, il y a là un parfait mélange de couardise, d’égoïsme et de paresse. Beau tableau ! Penser que nous ne sommes pas concernés ou que nous n’avons pas la capacité d’agir parce que trop loin, trop faibles, c’est méconnaître le lien essentiel et organique qui lie tous les hommes entre eux.

Il y a en effet une véritable solidarité humaine. Entendons « solidaire » dans son acception technique, c’est-à-dire que les hommes sont tellement liés entre eux que la contagion les atteint nécessairement.

Ce que je fais, ou ne fais pas, à titre individuel a des répercussions sur la vie concrète des autres. Là où je suis, je peux changer bien des choses par mon simple comportement, mon adhésion ou non à telle valeur, tel système.

L’éducation que je donne à mes enfants concerne tous ceux qui un jour les approcheront. Refuser une habitude imposée par des lobbies, des modes rendues tyranniques par les média, voilà autant d’actions concrètes que je peux personnellement, familialement mettre en œuvre.

Mais voilà, de tels gestes veulent souvent dire se distinguer et s’exposer, alors là, la peur nous paralyse

. Peur du ridicule, peur d’être montré du doigt, voire exclu. Il est donc évident qu’il faut se mobiliser.

Et c’est l’immense acquis de La Manif pour Tous. Ce n’est pas en restant chacun dans notre coin que nous serons à même de faire bouger les choses.

Bien sûr, il y a les forts qui peuvent braver ces peurs, tant mieux pour eux et tant mieux pour nous. Ils seront alors nécessairement ceux qui par l’exemple vécu donneront aux autres le courage et l’impulsion.

Ils doivent être cela et plus encore, ils doivent être les piliers des structures de regroupement. Penser que leur force leur suffit est illusoire et égoïste.

Les dons que nous avons doivent servir à notre édification et à celle des autres. Nous ne sommes pas propriétaires de nos talents. Nous devons les faire fructifier. Or, fructifier ne veut pas dire uniquement les faire progresser, mais aussi qu’ils portent du fruit.

Or le fruit de la force n’est-elle pas la protection et l’extension de ses rameaux protecteurs ?

Tous à notre niveau, nous avons, quel qu’il soit, un don, une richesse qui manque aux autres. Si je garde ma richesse, son absence bloquera la progression des autres. À l’inverse, s’il me manque une richesse gardée avaricieusement par son détenteur, alors je serai inévitablement freiné dans ma croissance. Nous sommes solidaires les uns des autres et cette solidarité, avant d’être une répartition matérielle des biens, est fondamentalement humaine.

Le travail de chacun est de faire fructifier ses talents dans les deux directions évoquées plus haut.

Nous avons donc tous à découvrir quel est notre talent, quels sont nos dons, nos richesses. Forts de cela, nous avons ensuite à chercher le meilleur moyen de les cultiver et de les mettre à la disposition de la communauté humaine dans son ensemble. Nous sommes en outre coresponsables du développement des dons des autres. Nos richesses sont complémentaires et ne doivent ni se concurrencer ni s’étouffer.

Au contraire, elles doivent s’interpeller pour se faire grandir mutuellement. J’ai donc tout intérêt à ce que l’autre grandisse, car dans sa croissance il m’emmènera avec lui.

Oui, nous avons tous reçu l’un ou l’autre don, nous avons tous notre cheval de bataille. Nous nous sentons chacun concernés par un des éclats de la rosace du monde. Or c’est précisément là que réside l’immense harmonie de l’humanité. Il n’y a rien qui ne soit superflu dans les dons et les charismes que Dieu nous octroie. Bien au contraire, il y a une nécessaire complémentarité. Les talents des uns permettent de faire éclore le génie des autres. L’action de Paul pousse sous les pas d’Apollos. Nous avons besoin les uns des autres pour réaliser l’harmonie du monde. Le bleu du vitrail, si beau soit-il, ne donnera la plénitude de sa beauté que traversé par la lumière. Chagall n’aurait pas pu illuminer la cathédrale de Metz sans les maîtres verriers.

La construction du monde, la construction de la vie ne peut pas être un acte isolé. Le monde ne peut se vivre que dans l’harmonie des actions de chacun.

La mise en œuvre de nos spécificités peut et doit se réaliser dans l’harmonie de la complémentarité et non dans la juxtaposition d’efforts, si bons soient-ils.

Les chrétiens ont l’immense grâce d’avoir, par-delà leurs différences, par-delà leurs charismes, un point d’ancrage commun : le Christ. D’autres peuvent avoir en commun un but, nous, nous avons le fondement.

C’est du Christ que tout doit partir, car il est la source, il est aussi notre unité. Nous formons un même corps, c’est plus qu’une communauté d’action. Nous sommes chacun un membre de ce corps, une pierre de l’édifice. C’est bien autre chose qu’une armée de soldats côte à côte ! Mais s’il manque une pierre, l’édifice peut se désolidariser.

Nous faisons corps et ce que je fais ou ne fais pas influe sur le corps tout entier. Le Christ nous unit en un même corps et il nous donne un but à atteindre, la réalisation de son corps, c’est-à-dire de ce qu’il est lui-même : la réalisation de l’homme. Qu’est venu faire le Christ sinon relever l’homme, redonner à chacun l’espérance et la dignité ? Il est venu relever l’homme et par-là nous donner le sens de notre vie de chrétien : donner Dieu au monde, étendre le royaume de Dieu.

Voilà à quoi nous sommes invités. En un mot, nous avons comme impératif de participer au bonheur de ceux qui nous sont confiés, au bonheur de notre prochain.

Mais de qui suis-je le prochain sinon de celui qui m’entoure, de celui qui m’interpelle par sa pauvreté, sa blessure ? Nous sommes tous le prochain de quelqu’un, parce que nous avons tous quelque chose à apporter qui fait défaut à l’autre, tout comme il nous manque ce que l’autre peut nous apporter.

Quels sont mes talents, quels sont mes prochains ? Quelle est ma place dans l’édifice à construire ? Quelle que soit la taille de la place que j’ai à occuper, elle a son importance et si je ne l’occupe pas elle fait défaut. Nous sommes unis dans un même corps pour une même fin, par notre foi en un Christ qui nous montre le chemin.

La grâce extraordinaire du chrétien est précisément cette capacité fondamentale d’arrêter la spirale du mal là où il est en refusant la compromission et la complicité plus ou moins passive.

Pourquoi sommes-nous capables d’arrêter cette spirale sinon parce que grâce à la Révélation chrétienne nous savons avec précision discerner le bien du mal.

Et c’est cette vérité que nous devons tendre à faire appliquer autour de nous, dans ce monde que nous subissons et qui, faute de repères clairs et de parole de vérité, s’éloigne de plus en plus de la lumière et devient alors incapable de réagir, car incapable de discernement.

Nos contemporains, harcelés de vérités contradictoires, sont totalement dénués de repères.

Le fond le plus intime de leur personne peut se révolter parce qu’il sent que l’ensemble n’est pas accordé, mais l’homme est incapable d’agir car il ne connaît plus la route à suivre. Il nous appartient, à nous chrétiens qui avons la grâce, la richesse de la foi, de redonner au monde les repères et les valeurs nécessaires à un nouveau départ.

Les piliers de notre foi, les vérités chrétiennes qui nous animent, balisent, en effet, le chemin que nous devons suivre. Ce sont :

  • Permettre à l’homme de s’épanouir dans la plénitude de ce qu’il est ; découvrir la vérité profonde qui le constitue, lui donner les moyens efficaces d’avancer vers le bonheur en se construisant et en se libérant de ce qui l’empêche d’être un être humain digne et comblé.
  • Mettre l’homme au centre de nos préoccupations, en faire la fin de nos actions et non pas le moyen, en dépendance de buts avilissants ou destructeurs.
  • Resituer la personne comme lieu essentiel de l’échange et de la créativité pour, tout en l’aidant à se construire, lui apprendre à construire l’autre.
  • Sortir l’être humain de l’isolement qui est le sien, en l’ouvrant aux réalités familiales et sociales, considérées comme le lieu de la construction et de l’épanouissement.
  • Ouvrir nos yeux sur le monde comme écrin magnifique du joyau qu’est l’homme, afin de lier leur destin dans la conscience que la responsabilité de l’homme sur la Création est le meilleur garant du développement de l’un et de l’autre.
  • Multiplier les interactions et les interdépendances entre le moi à construire et à épanouir d’une part et l’altérité du monde dont le même moi est cocréateur, coresponsable.
  • En deux mots : défricher et aplanir les routes.

Rien de moins que cela ! Mais si les chrétiens ne le font pas qui le fera et au nom de qui ? Nous avons la grâce et la force du Christ avec nous ! Il ne s’agit pas de convertir le monde. Dieu s’en charge ! Il s’agit de redonner les repères humains essentiels que nous enseigne le Christ.

Si ces repères et leurs conséquences ouvrent les voies de la conversion (et il y a fort à le parier) tant mieux.

Les chrétiens ont quelque chose à dire dans le monde actuel ! Les chrétiens ont de plus en plus envie de dire ce qu’ils ont à dire. Les chrétiens attendent de faire ce qu’ils ont à dire !

Combien sont nombreux à constater les manques qui nous entourent ? Combien sont nombreux à s’engager pour faire éclore ce qui existe de bon dans l’homme et dans le monde ?

Combien sont bras ballants, parce qu’ils ne savent pas à qui les offrir ? Combien sont désemparés face à l’ampleur de la tâche, découragés par l’énormité du chantier ? Combien attendent qu’on les mette en mouvement ? Combien cherchent quelle direction prendre ?

Les chrétiens ont une parole de vérité sur l’homme et par là, ils ont une parole de vérité sur la société, l’économie. Inutile de dire qu’il y a là de la place et du travail pour tout le monde !

Unissons nos forces, nos projets, nos attentes, nos difficultés et nos manques dans un même effort au service de ceux qui nous sont confiés. Regardons ensemble dans cette direction commune qui est la nôtre à la rencontre du Christ, du démuni, de notre prochain.

Construisons sur nos valeurs, riches de nos différences, un projet dans le cœur du Christ. Portons-nous ensemble au chevet du monde, pour prendre son pouls et l’aider à notre mesure, à notre place, à remplir sa mission auprès de nos compatriotes. Soyons par la grâce et la force du Christ artisans de l’avenir de notre pays et de notre monde.

N’ayons pas peur de répondre à l’invitation du Saint Père en nous engageant, en prêtant notre concours à la folle aventure de l’espérance. Si nous, chrétiens, ne rendons pas visible notre foi, si nous, chrétiens, ne rendons pas compte de l’espérance, si le sel de la Terre s’affadit qui, qui salera à notre place ?

Que chacun n’ait pas peur de donner ce qu’il a reçu pour participer à l’avenir dont nous sommes responsables !

Aujourd’hui, les volontés et les mouvements chrétiens en matière d’action sociale et politique en France sont nombreux et variés.

Leurs objectifs s’échelonnent de la réflexion à l’action, s’égrainent du local au national, s’étendent de l’individu à la collectivité. Leurs efforts, parfois conjugués, souvent isolés, quelquefois concurrents, sont tout à la fois un souffle et une espérance pour notre pays, mais aussi pour chacun pris individuellement. Leur point commun essentiel n’est rien de moins que leur foi.

Les modalités d’expression de cette foi sont propres aux sensibilités de chacun, aux accents choisis pour leur action. Ainsi, tous réalisent la parole de saint Paul : « Celui qui a la grâce du discours qu’il parle ; celui qui a le don d’enseigner qu’il enseigne… »

L’enjeu est bien de donner aux hommes la possibilité de recevoir le Christ.

Mais il convient aussi de redonner au monde les capacités de le recevoir en réhumanisant une société déshumanisée, car trop matérialisée pour entendre un message spirituel.

Il nous faut redonner au monde les conditions de possibilité de la foi. Mère Térésa disait : « Avant de parler de Dieu à un pauvre, donnez-lui à manger ». Les pauvretés sont peut-être différentes, mais elles sont nombreuses.

Que ce soit avec des idées ou des bras ; que ce soit avec des moyens ou notre simple générosité, nous avons tous, là où nous sommes, quelque chose à faire pour construire le monde de demain.

Celui qui s’est ouvert ces derniers mois et qu’il va falloir construire dès le 27 mai. Ne pensons pas que nous n’avons pas la compétence. Laissons Dieu mettre à profit nos dons.

Ne pensons pas que c’est peine perdue, idéalisme, car ce qui est folie pour les hommes est sagesse pour Dieu. Ne pensons pas que les vents contraires sont trop forts, car Dieu est plus fort que ses ennemis.

Ne doutons pas de la force de la foi. Ne doutons pas de la nécessité et de la grandeur du message chrétien.

Larguons les amarres, avançons au large, soyons le levain dans la pâte, la lumière du monde.

Nuls autres que les chrétiens ne peuvent le faire !

Nul autre que nous n’en a le devoir impérieux !

Ce que nous avons reçu, nous avons le devoir de le donner au monde. Sortons de sous le boisseau, brandissons le Christ, unissons nos talents et nos cœurs.

Ensemble, unis, pour l’épanouissement de chacun, osons un nouveau visage pour la France.

Ayons assez d’audace pour la France et pour le Christ !

Source et publication: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/21-05-2013/le-26-mai-tout-commence

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:19

Le 26 mai, nous rentrons en résistance

Le 26 mai, un appel est lancé pour une nouvelle manifestation contre la loi de dénaturation de la famille.

Les avis semblent partagés. Certains pensent que, la loi étant promulguée, les protestations massives deviennent superflues et même illégitimes.

D’autres voient là l’opportunité d’une récupération au profit d’un parti politique dont on ne sait que trop qu’il n’abrogera pas le texte s’il revenait « aux affaires ».

D’autres encore estiment qu’il convient désormais de « s’indigner » de l’ensemble de la politique gouvernementale, en vue de préparer un « Printemps Français ».

D’autres enfin, prennent date, et disant qu’ils ne lâchent rien, se replient sur le fragile bastion qui consiste à faire sien le langage des adversaires, en prétendant lutter contre l’homophobie dont on les accuse néanmoins, et à prévoir une union sans adoption au nom d’un respect de l’enfant que l’on peut toujours discuter.

L’honneur et le bon sens commandent une attitude plus cohérente qui conduit à participer au rassemblement du 26 mai sans arrière pensée aucune.

L’honneur de ceux qui organisent ce mouvement exige qu’ils maintiennent leur engagement initial à l’égard de centaines de milliers de Français et de Françaises qui se sont mobilisés parce qu’ils ont senti que cette loi touchait à l’essentiel, à notre civilisation, à la conception humaniste et cartésienne que la France se fait de l’humanité.

Si certains y ajoutent les principes de leur foi, il faut le respecter et constater qu’un État sectaire n’hésite pas à blesser les spiritualités présentes en France.

Mais c’est avant tout le bon sens, dont notre philosophe national disait qu’il était « la chose du monde la mieux partagée » qui est chamboulé avec une légèreté irresponsable qui ne sévit d’ailleurs pas qu’en France.

Le bon sens nous enseigne d’abord que ceux qui font de l’économie l’essentiel de la politique confondent la fin et les moyens. Certes, il est préférable de jouir d’une économie sans dette ni déficit, sans chômeurs ni assistés, avec de la croissance et des excédents commerciaux, mais ces objectifs visent d’abord à assurer une relative prospérité matérielle.

L’essentiel est ailleurs : dans le bonheur qu’il y a à vivre ensemble au sein de familles les plus stables qu’il soit possible au sein desquelles les enfants reçoivent éducation et protection jusqu’à ce qu’ils puissent, à leur tour fonder des familles et, peut-être un jour venir en aide à leurs parents vieillissants.

Le tourbillon de l’individualisme hédoniste est séducteur, mais il commence par détruire la famille au nom d’une liberté apparente et d’un présent éphémère, et finit par ôter à la société entière le sens de la communauté et du long terme.

La multiplication des divorces, des situations alternatives au mariage, des mères célibataires, et maintenant des unions unisexes rend les individus plus fragiles et dépendants. L’écart entre ceux dont les moyens permettent l’existence hors-sol et ceux qui subissent l’abandon et la solitude ou l’assistance liberticide s’accroit.

Une société anomique est une société malheureuse qui n’a plus la cohésion ni la motivation nécessaires pour réaliser des performances économiques.

« D’une part, on remet en cause le mariage comme union d’un homme et d’une femme en vue de faire naître et d’élever des enfants, d’autre part, on va introduire de la redistribution sociale dans une politique d’aide spécifique à la famille. »

La France n’a qu’une politique dont elle puisse être légitimement fière : c’est la politique familiale.

Lancée juste avant la seconde guerre mondiale pour réagir face à notre hiver démographique, elle a été poursuivie par Vichy dans un contexte où la présence forcée de deux millions de Français, prisonniers et travailleurs, outre-Rhin la rendait peu crédible. Elle a été amplifiée à la Libération.

Cette politique est aujourd’hui prise dans un étau : d’une part, on remet en cause le mariage comme union d’un homme et d’une femme en vue de faire naître et d’élever des enfants, d’autre part, on va introduire de la redistribution sociale dans une politique d’aide spécifique à la famille.

Cette gesticulation, à la fois idéologique et comptable montre combien ceux qui nous gouvernent ignorent l’essentiel au profit de l’accessoire, préfèrent leurs intérèts électoraux à court terme à la recherche du bien commun.

Le bon sens commande donc de considérer les liens sentimentaux entre personnes de même sexe comme respectables, même s’ils sont plus rares et moins durables en général, en observant qu’ils sont sans rapport avec le bien commun qui englobe la constitution de familles naturellement procréatrices, durables si possible, et offrant la garantie la plus grande d’un modèle satisfaisant pour l’épanouissement des enfants des deux sexes.

C’est là une précaution nécessaire et une évidence tellement criante que ni le Code civil, ni la Constitution ne l’avaient précisée. L’objectif de la manifestation du 26 mai doit être de rappeler clairement, qu’à nos yeux, aucun gouvernement, aucun législateur n’avaient le droit de modifier la nature humaine, fut-ce avec la complicité aveugle du Conseil constitutionnel.

C’est pourquoi il doit être clairement établi que cette loi puisse être déclarée nulle et non avenue, dans sa totalité, n’en déplaise aux carriéristes politiques qui sévissent à l’UMP.

La revendication doit être l’exigence d’un référendum qui permettrait de poser vraiment la question, et de réserver la réponse au seul législateur dont les erreurs sont légitimes : le peuple !

Source et publication: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/21-05-2013/le-26-mai-nous-rentrons-en-resistance

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 14:17
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JEAN-MARIE LEBRAUD
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:46

20/05/2013 – 14h00
TREGUIER (NOVOpress Breizh)

Lors du colloque des avocats organisé samedi dernier à Tréguier (22), dans le cadre de la Saint-Yves, sur le thème « Droits et Libertés », plusieurs intervenants ont mis l’accent sur les difficultés juridiques qui ne manqueront pas d’être soulevées dans l’application de la loi sur le mariage homosexuel.

Un discours manifestement insupportable aux deux députées socialistes du coin qui ont quitté brusquement la réunion.

Alors que la loi dite sur le « mariage pour tous » avait été publiée le matin même au Journal officiel, trois éminents juristes spécialisés dans le droit de la famille – Me Andréanne Sacaze, ancien bâtonnier d’Orléans, Jean Hauser, professeur à l’Université de Bordeaux et Xavier Labbée, avocat et professeur à Lille – n’ont pas caché que ce texte n’ira pas sans poser de nombreuses difficultés d’application, en particulier en matière de filiation.

« Comment nos enfants vont-ils se retrouver dans ce fatras ? » s’est interrogée Me Sacaze.

Avec un humour grinçant, l’avocate n’a pas manqué de « remercier » les auteurs de la loi en observant que ses confrères « allaient se régaler sur le terrain ».

Pour Me Labbée, on est en effet en présence d’ une loi « archi-mal écrite, qui va poser de multiples problèmes ».

Enfonçant le clou, M. Hauser a estimé qu’«on a bricolé à partir de l’adoption, alors que la question est de créer un système de filiation autonome. Je suis persuadé que dans les prochaines années, on sera entièrement obligé de revoir la question. Et on aura forcément un texte sur la procréation médicalement assistée ».

L’analyse juridique à laquelle se sont livrés les trois praticiens n’a pas eu l’heur de plaire à Corinne Erhel, députée (PS) de Lannion et à sa collègue Annie Le Houérou, député-maire (PS) de Guingamp, qui ont aussitôt quitté le colloque.

« Je n’étais pas fâchée, mais étonnée» (sic), a tenu à préciser auTélégramme Madame Erhel.

Nettement plus fâchée, sa collègue de Guingamp a affirmé quant à elle que cette table ronde était « caricaturale et parfois désobligeante. On n’a pas parlé de l’égalité devant la loi, ni de la sécurité juridique que crée ce texte » (Le Télégramme, 19/05/2013).

Dans un communiqué signé avec les deux autres députés socialistes des Côtes d’Armor après l’adoption de la loi par le Parlement, Annie Le Houérou et Corinne Erhel affirmaient que la loi Taubira ouvre « un droit pour tous et d’une meilleure protection juridique des familles homoparentales.

Ces familles, ajoutaient ces élues, existaient depuis longtemps, sans pour autant avoir le cadre légal leur permettant de s’épanouir pleinement.

Les enfants ne différencient pas les gens qui s’aiment et leur intérêt est de grandir dans une famille aimante qui subviendra à leurs besoins et leur offrira l’éducation qu’ils méritent.

Désormais ils pourront grandir dans des conditions égales aux autres, dans une société nouvelle ouverte à la diversité. »

Outre que cette vision idyllique des choses est sérieusement contestée par la plupart des pédopsychiatres, la loi sur le mariage homosexuel va ouvrir, comme l’ont souligné les juristes réunis à Tréguier, un nouveau type de contentieux.

Déjà engorgés, les tribunaux vont donc devoir faire face à un afflux supplémentaire de litiges familiaux. Question « sécurité juridique », ça semble plutôt compromis.

[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:32

CAMPAGNE D' ADHÉSION AU PARTI DE LA FRANCE

Rassemblons la Droite nationale sur ses valeurs et organisons l’Alliance des Patriotes.

La droite nationale française, riche de ses personnalités et sensibilités, vit un des tournants de son histoire avec le départ de Jean-Marie Le Pen de la présidence du Front national.

Le vieux modèle du parti unique autour d’une seule personnalité disposant des pleins pouvoirs avait douloureusement montré ses limites au moment de la rupture avec les partisans de Bruno Mégret, ainsi qu’avec les anciens et récents départs forcés, les exclusions et les suspensions d’un très grand nombre de cadres et militants

Ce modèle est aujourd’hui totalement archaïque, inadapté aux réalités humaines et à l’évolution de la société française ainsi qu’aux nécessités politiques du futur.

Les modes de fonctionnement à établir d’une nouvelle droite nationale unie et conquérante doivent tourner le dos à ceux du siècle dernier.

Dorénavant, chaque militant de la cause nationale doit être respecté et associé pleinement et réellement aux décisions et aux projets, en privilégiant l’organisation décentralisée, locale et régionale et l’enracinement électoral.

Dans l’expression actuelle de la légitime résistance nationale, nous voyons émerger une multitude de remarquables initiatives individuelles ou collectives, culturelles, médiatiques ou politiques.

Ces démarches qui sont souvent locales ou régionales procèdent toutes d’une même volonté de défense de nos identités et de nos valeurs.

Elles démontrent la capacité d’une partie du peuple français à refuser le déclin historique, la soumission culturelle, l’abandon de nos valeurs et de nos droits ainsi que la colonisation étrangère.

C’est cette synthèse identitaire de nos traditions, cultures et héritages, locaux, provinciaux, nationaux et européens qui doit pouvoir s’exprimer et se réaliser politiquement. Il faut que chacun prenne conscience que c’est par la coopération de toutes nos initiatives que s’organiseront les succès de demain.


Il est par ailleurs clair que face au véritable défi de civilisation imposé par la colonisation migratoire et l’islamisme révolutionnaire, l’affirmation de notre héritage historique, de notre identité française, de nos racines chrétiennes et de nos valeurs spirituelles sont un socle puissant et salvateur de convictions, de liberté et d’actions en faveur de nos compatriotes.

Si notre pays a un corps physique et géographique et un esprit culturel et politique, notre rôle est aussi de préserver et de défendre en priorité l’âme de la France.

N’oublions pas que notre identité nationale est la communion, naturelle, historique, culturelle et spirituelle entre le peuple français et la terre de France.

Une France sans âme ne serait plus rien d’autre qu’une pitoyable et dérisoire République citoyenne et laïque.

Comme il est dangereux et affligeant d’entendre aujourd’hui, de la part de personnages qui prétendent obtenir une part de la droite nationale en héritage, proférer des discours jacobins, laïcistes et républicains.

Cette pensée obtuse, archaïque et ringarde mène de toute évidence aux idéologies sectaires et aux cultures de mort.


Nous devons aussi, en réponse au déclin économique et social réaffirmer notre attachement aux notions de libertés économiques, de promotion de l’initiative privée, de refus du collectivisme, de promotion de la propriété individuelle et du modèle familial traditionnel.

C’est sur la base d’un Etat véritablement national, d’une politique économique protectrice, d’une politique sociale et familiale réservée exclusivement aux Français que nous pourrons offrir une voie alternative au libéral-mondialisme, au socialo-mondialisme et au pouvoir totalitaire du cartel bancaire et de la finance mondiale.

La résistance sur nos valeurs, le renouveau et l’adaptation de notre projet national aux défis du siècle et la volonté de rassemblement, par une alliance politique et électorale des mouvements nationaux, constituent les vecteurs essentiels de la reconquête et de la libération nationales.

Quoi qu’il advienne, Le Parti de la France, s’imposera, comme un véritable mode de résistance en remplissant sa mission de défense du peuple français et des intérêts de la France. Il le fera en ouvrant grand ses portes à tous les militants de la droite nationale soucieux de la survie de la France française.

Carl LANG

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      9)
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