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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 14:08

POLITIQUE AGRICOLE : UN ÉCHEC QUI NOUS COÛTE CHER

Tribune de Claude Fouquet, ancien ambassadeur et auteur d'ouvrages historiques

Par Claude Fouquet, ancien ambassadeur et historien, auteur de Nouvelle histoire d’Europe (L’Oeuvre, 2013), 50 réponses sur l’Occident, des origines à nos jours (Pour les surdoués, France-Empire, 2013)

Et s’il osait une politique agricole de gauche ?

«Ce n’est pas en venant au salon qu’on obtient des suffrages, c’est en faisant des propositions, en donnant une vision», a dit François Hollande au Salon de l’Agriculture. Chiche ! Qu’il nous propose une politique agricole de gauche.

Les agriculteurs votent majoritairement à droite et notre politique agricole est dictée par la FNSEA dominée par les plus gros agriculteurs. Son président, Xavier Beulin, cultive 500 hectares, soit dix fois plus que l’exploitant moyen.

L’argent public va à des gens qui n’en ont nul besoin ! Les 3 premiers bénéficiaires, révélés pour la première fois en 2012, ne sont pas agriculteurs.Le premier est le volailler Doux, avec 55 millions.Ce qui n’a pas empêché sa faillite. Le second est le Comité régional de reconversion du vignoble de Languedoc-Roussillon (32,4 millions), suivi de laSucrière de la Réunion (31 millions).

Malheureusement, sous prétexte du respect de la vie privée, on cache désormais les noms des bénéficiaires. Dans la liste publiée en 2012 on trouvait ceux de Rothschild, de Dassault et du prince de Monaco, qui a des terres dans l’Aisne. Désormais on sait seulement que, pour 2012, 4.500 exploitants ont reçu chacun plus de cent mille euros, alors que les 304.000 autres n’ont eu que 22.300 euros en moyenne, ce qui ne laisse que 1.858 euros par mois. Peut-on imaginer politique plus inégalitaire ?

Nous avons perdu 160 000 paysans entre 2000 et 2010. Alors qu’il y en avait encore un million en 1988, la FNSEA estime qu’il ne reste que 341 000 exploitations professionnelles. Mais en appliquant des critères réalistes, par exemple un revenu moyen correspondant au SMIC, il en reste en réalité moins de 250 000 (IFRAP, Société Civile, 106, octobre 2010, p. 16).

Ce déclin est dû, non pas à la Politique Agricole Commune (PAC), mais à l’interprétation que nous en donnons. L’Allemagne vient de nous dépasser pour le volume des exportations agro-alimentaires. Alors que sa surface cultivée n’est que deux tiers de la nôtre, et sa part de l’agriculture dans le PIB moins de la moitié.

En 1980, nous exportions deux fois plus que l’Allemagne. Depuis 2007 elle nous dépasse et creuse l’écart chaque année. L’Allemagne exporte même désormais plus de fromage que nous !

Aux obligations de la PAC, le gouvernement français, à la demande la FNSEA, a ajouté toutes sortes de contraintes.

Exemple : je n’ai pas pu boire de lait cru au Salon de l’agriculture de l’année dernière car, par un arrêté du 30 juillet 2012 : « la vente au public de lait cru issu des animaux présents au Concours ou au Salon international de l’agriculture (ainsi que le don en vue de la dégustation) est interdite. » Du coup cent mille litres de lait sont partis dans les égouts de Paris !

Ces contraintes ont abouti à un système de plus de trois cents subventions accordées dans des conditions d’opacité et de connivence qui en empêche l’évaluation. Nos agriculteurs doivent financer de multiples organismes qui monopolisent des filières dominées par la FNSEA (céréales, viande, lait, vin). Ils sont obligés de payer des contributions volontaires obligatoires – admirez la contradiction ! — évaluées à plus de 300 millions d’euros, mais qui ne font l’objet d’aucune statistique sérieuse. « Sur ce pactole et les poches dans lesquelles il atterrit, on ne saura donc pas grand chose.» (Canard enchaîné, 11-1-2012).

Puisque, à l’évidence, cette politique a lamentablement échoué, nous devons trouver autre chose. Je propose une politique simple et égalitaire. Remplaçons le maquis bureaucratique de 300 subventions par un paiement unique correspondant à deux Smic, car la plupart des exploitants travaillent en couple. Le Smic mensuel net est actuellement de 1.128 euros. Cela ferait 2.256 e. par mois versés à tout exploitant d’au moins 10 hectares, alors qu’en 2013 le revenu moyen de 300.000 exploitants était inférieur à 1.900 e. par mois.

Cela serait favorable aux éleveurs laitiers qui gagnent en moyenne moins de 2.200 e. par mois, aux viticulteurs qui ne gagnent que 1.900 e. et aux producteurs de viande bovine : seulement 1.283.

Au total, pour 250 000 professionnels, cela coûterait moins de 7 milliards, au lieu des actuels 31 milliards de subventions publiques et des surprix supportés par les consommateurs, évalués entre une et deux fois le coût de la TVA.

En conclusion, une politique égalitaire rendrait la PAC efficace. En fait, chaque pays européen interprète la PAC différemment, et les principaux, Allemagne et Royaume-Uni en particulier, privilégient le régime du paiement unique institué en 2006. Si nous l’adoptions à notre tour, nos paysans auraient un revenu garanti, et cela d’une manière égalitaire, alors qu’actuellement la moitié des subventions est concentrée sur moins de 10 % des bénéficiaires, les principaux n’étant ni agriculteurs ni éleveurs.

Du même coup, cela augmenterait le niveau de vie de tous les Français qui paieraient moins cher leur nourriture : 20 à 40 % de moins. Cela plairait aussi aux contribuables et aux défenseurs de l’environnement. Libérés d’une paperasserie qui prend actuellement un tiers de leur temps, nos exploitants seraient payés, non pas à ne rien faire, mais comme gardiens de la nature, de nos terroirs et de nos paysages, avec toute liberté pour produire ce qu’ils veulent, sans autre contrainte que de résider sur place, leur présence limitant les incendies et préservant la biodiversité.

Point ne serait besoin de régulations supplémentaires, mais de directives écologiques simples : débroussaillage, économie d’eau, limitation des engrais chimiques, des pesticides et de la pollution des nappes phréatiques.

A lire sur le même sujet :

La PAC continuera à ruiner les contribuables européens (fév. 2013)

Doux : 55 millions d’euros d’argent public pour une faillite

La loi dite de modernisation agricole est une fausse réforme (par C. Fouquet, sept. 2010)

La liste des bénéficiaires de la PAC en 2009

Aides de la PAC : 11 milliards d’euros en 2009

source http://www.citoyens-et-francais.fr/article-politique-agricole-un-echec-qui-nous-coute-cher-123009491.html

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 13:35

Nos adversaires socialotrotskistes l'ont bien compris et c'est bien pour cela qu'il multiplient les attaques de diversion qui sont des barbouzeries de basses extractions , les exemples pullules !

Ils devraient faire attention,car à force,on commence à avoir des doutes sur les rapports entre Le président Hollande et sa hyène de service, je veut parler de Plenel et de son journal (Médiapart ) !

En effet il semble que depuis de nombreuses années ,d'une part ils se connaissent et d'autre part le transfert de renseignements entre eux est une longue histoire,l'affaire des irlandais de Vincennes faisant partie de coup tordu du pouvoir Mitterandien de l'époque,ce qui montre la capacité des socialistes à monter des manipulations et des désinformations.

Il est important de se rendre compte que les personnes au pouvoir ne sont pas de socialistes à la papa,comme les sociaux démocrates,mais des marxistes,ou trotskistes dogmatique,et prêt a tout pour garder le pouvoir, prêt même à sacrifier république et démocratie.

L'attitude de Nadjat Vallaud Belkassem à propos des écoutes est suffisante pour démontrer qu'ils aimeraient bien rétablir la loi des suspect chère à Robespierre et qui a amené à la terreur.

Ils auraient tord car Robespierre a mal fini.

Nous ne pouvons pas nous permettre , nous militants de droite National Social et Populaire de laisser passer cette occasion de les chasser ! .

Quand je dis militant de droite,j’entends patriotes amoureux de la culture française de la liberté et de la démocratie,hostile aux réformes sociétales sans fondements,bref toutes les personnes qui sont trop amoureux de la France pour laisser faire la bande à Hollande.

Il ne faut pas oublier que le principe même du pacte républicain est une escroquerie,inventée par les socialistes et les communistes,pour garder le pouvoir,faisant ainsi croire que toute personne hostile à la gauche était "Faschiste".

Cet arguments doivent être renvoyer aux poubelles de l histoire,là ou sont parti leurs inventeurs,dont Staline qui disait : " Si vous parlez à un homme de droite ,traitez le de Fasciste".

Pendant qu'il se justifiera,il n'argumentera pas »

Voilà le fondement de l'escroquerie du pacte républicain.

Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je ne prends en aucun cas parti dans la querelle UMPS et FNRBM ,car c'est une querelle entre chefs qui n’intéresse pas les militants du PDF !.

Je le répète encore une fois,cette fois ci l'enjeu est important! car il s'agit de montrer à la gauche,et à certain indécis ou opportunistes ou se trouve le cœur de Français,et que leur appartenance à des cercles mondialisant ne les autorisent pas à faire de la politique en France un genre de loto ou chaque politiques tire ses alliances au jeux de dés.

Cela c'est à nous militants de base d’imposer nos convictions,d'imposer notre refus de ce pouvoir que nous détestons.

Pour ma part,je pense que les triangulaires sont du suicide ou de la trahison,et je suis persuadé que la majorité des militants pensent comme moi,!

A fin que la défaite socialo-communiste/vert soit totale,pour ces élections, ne nous trompons pas d'adversaire !!!

Il faut faire table rase du passé et concevoir une nouvelle droite, une vrai droite comme celle incarnée par Carl Lang du Parti de la France et sortir de la gangue dans laquelle la gauche médiatique veut nous maintenir alors que politiquement ils sont minoritaires en France.

Pour un Renouveau National

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 13:26

Le National Emancipé 2014

Dix réponses pour mesurer le danger que représente le Partenariat Transatlantique

Posted: 27 Apr 2014 06:22 AM PDT

TAFTA, TTIP, PTCI… Ce qui se trame derrière ces sigles et dans les négociations secrètes entre l’Union européenne et les États-Unis, c’est la liquidation progressive du pouvoir des États et des citoyens face aux multinationales.

Il est urgent de n’en rien ignorer.

Comment ça s’appelle ?

APT (Accord de partenariat transatlantique), TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), PTCI (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’Investissement) TAFTA (Trans Atlantic Free Trade Agreement) tout à la fois.

Le diable se loge dans les acronymes et la confusion sert les promoteurs de l’opération.

Certains opposants réfutent la notion de partenariat et préconisent l’appellation Grand marché transatlantique (GMT), qui a le mérite d’être explicite.

Qu’est-ce que c’est ?

Un traité de libre-échange actuellement en négociation (depuis juillet 2013) entre l’Union européenne et les États-Unis, qui vise en principe à abaisser les droits douaniers, mais cherche surtout à unifier un grand marché transatlantique (voir ci-dessus).

C’est le dernier épisode en date d’un processus d’intégration mis à l’agenda depuis l’éclatement du bloc de l’Est, ayant pour objectif l’harmonisation des législations, des règlementations et des normes – avec des arrière-pensées géopolitiques, comme le souci de contrecarrer l’expansion économique de la Chine.

Est-ce qu’on nous cache tout ?

Presque tout. C’est en secret qu’en juin 2013, Le Conseil de l’UE (chefs d’État et de gouvernement) a confié un mandat de négociation à la Commission européenne. Et c’est aussi sans aucun contrôle possible de la part des parlementaires européens, ni aucune consultation des citoyens. Sans grande mobilisation médiatique non plus, le débat est donc largement escamoté, ce qui arrange grandement les promoteurs du GMT.

C’est grave ?

Oui, très grave.

D’accord, mais plus précisément ?

En résumé, le GMT aboutirait à un dramatique abandon de souveraineté de la part des États, au profit d’un pouvoir accru des entreprises multinationales.

Le gigantesque marché unique attendu d’un futur traité serait aussi défini comme une instance supranationale dont les règles auront vocation à s’aligner (par le bas) en faveur d’un maximum de libéralisation et de dérégulation, et à se substituer aux législations et aux instances nationales, privant celles-ci de leur pouvoir de décision et les populations de tout moyen de contrôle démocratique.

L’abaissement des droits de douane est-il un prétexte ?

Pour une large part, dans la mesure où ils sont d’ores et déjà très réduits entre les deux zones (2% en moyenne)… sauf pour certains secteurs comme l’agriculture, dans lesquels les États-Unis ont tout intérêt à voir s’effacer les absurdes réticences européennes à l’encontre de la viande aux hormones, des poulets désinfectés au chlore, des OGM ou des pesticides.

Dans ce domaine, l’abandon des législations de l’UE, protectrices pour les consommateurs, conduirait à la généralisation du modèle intensif d’agriculture et d’élevage, avec des conséquences sanitaires et environnementale incalculables.

D’ailleurs, s’agit-il seulement de droits de douane ?

Non, bien sûr : les « obstacles » à la « liberté » du commerce désignent aussi les barrières réglementaires (ou « barrières non-tarifaires »). Justement, le mandat de la Commission se donne pour objectif « d’éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l’investissement y compris les obstacles non tarifaires existants ».

L’harmonisation attendue pourra ainsi affecter, au-delà des biens marchands, le secteur des services et par extension les législations du travail jugées trop protectrices, mais aussi s’étendre au champ de la propriété intellectuelle, de la protection des données personnelles et à des domaines comme l’éducation et les autres services publics.

Seule la culture, après intervention du gouvernement français, est exclue du périmètre – et encore partiellement, puisque cette exclusion ne concerne que l’audiovisuel, et temporairement puisqu’il s’agit d’une simple suspension.

L’objectif global est-il donc d’inféoder les États et les citoyens aux intérêts privés du commerce international ?

Bingo. En plaçant les traités internationaux au-dessus des législations nationales, le commerce international se livre à une vaste opération de destruction de la souveraineté juridique des États, qui permet déjà aux grandes entreprises d’attaquer ces derniers.

C’est ainsi que la société américaine Lone Pine Resources réclame 250 millions de dollars d’indemnité au gouvernement canadien, dont le moratoire sur la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste contreviendrait à la liberté d’entreprendre garantie par l’ALENA (accord de libre-échange entre la Canada, les États-Unis et le Mexique).

Les exemples de ce genre abondent, comme celui de cette société suédoise qui demande près de 4 milliards d’euros à l’Allemagne pour avoir décidé de sortir du nucléaire (voir aussi la vidéo ci-dessous).

Les litiges de ce genre se règlent devant des tribunaux arbitraux indépendants des justices nationales, et le mandat de la Commission européenne vise à établir un mécanisme arbitral « investisseur-État » qui se substituerait aux juridictions démocratiques.

Heureusement, le Parti socialiste au pouvoir ne peut cautionner un tel processus de dumping social, fiscal et environnemental, conduisant à aggraver les délocalisations, le démantèlement de la protection sociale et des services publics, l’abandon de la souveraineté démocratique des peuples au profit des intérêts privés, n’est-ce pas ?

Au nom de la lutte contre le protectionnisme et des dogmes libéraux en vigueur, l’ancienne ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq s’est faite l’ardente défenseure des négociations, et le PS ne craint de se ranger aux côtés de l’UMP dans ce combat. François Hollande a même déclaré à Barack Obama que rien ne s’opposait à « aller vite » dans ce dossier.

Le combat est-il perdu d’avance ?

Bien sûr que non. Le texte final devra être adopté, à l’horizon 2016, par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, avant d’être ratifié dans chaque pays.

Il faut se souvenir de la mise en échec de l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement) à la fin des années 90, et de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) à la fin de la décennie suivante.

Un vaste front d’organisations et de partis s’oppose au projet, notamment au travers du collectif Stop TAFTA, plusieurs collectivités se sont déclarées « zones hors Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ».

La prise de conscience s’étend et laisse une chance de ne pas abandonner le dossier aux lobbies.

Ah, et puis des élections européennes ont bientôt lieu, donnant une occasion de se mobiliser, aussi bien au cours de la campagne qu’au moment du vote.

Source: Regards.fr via Sott.net

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:57

« Au moment où les nazis construisaient la grande Allemagne, la France s’était donnée à ce ramassis de médiocres, de faux prophètes, d’avocats sans cause,
à cette petite bande d’ignorants,d’incapables, de ratés…
»

La gauche française ne cesse de faire référence au Front Populaire d’avant-guerre. Elle en brosse un tableau idyllique à tel point que les Français ont oubliés ses formidables échecs – économiques et sociales – qui furent directement responsables de l’effondrement français en Juin 1940.

Dans La Terreur rose, réédité aux éditions Déterna, Alain Laubreaux rétablit la vérité : le Front populaire fut une énorme et dramatique mascarade qui rappelle par bien des points l’actuel quinquennat de son descendant… et même la cohabitation entre droite et gauche, habituelle depuis près de quatre décennies désormais.

(Questions-réponses sur le livre réalisées par Fabrice Dutilleul d’après la préface de Pierre Gaxotte et l’avant-propos)

Pas d’ennemi à gauche ! C’est la loi, c’est le souverain mot…

Les observateurs superficiels, a écrit Abel Bonnard, s’étonnent de l’accord qui s’établit entre les hommes de gauche et ceux de l’extrême-gauche, quand ils mesurent l’intervalle qu’il y a entre eux : ils ne prennent pas garde que cette distance est une descente et qu’un radical n’a qu’à se laisser aller pour arriver parmi les révolutionnaires ; celle qui le sépare des modérés, au contraire, peut paraître petite si on la mesure en l’air, mais elle est marquée en fait par un abîme, car les modérés, si déchus qu’ils soient, représentent pour les radicaux les restes de tout ce qu’ils veulent abolir.

Qu’est-ce que le triomphe du Front populaire ?

1936 : Soixante-douze communistes, cent quarante-cinq socialistes s’apprêtaient à occuper les travées.

Depuis un mois, la France n’avait plus de gouvernement. Sarraut et ses ministres avaient abdiqué. Blum, dauphin de la République, alignait ses pièces sur l’échiquier parlementaire, en vue de la partie qui allait se jouer.

Est-ce que cela n’était pas naturel, normal, régulier, semblable à ce qui se déroulait toujours en des circonstances analogues ? Front populaire, cartel des gauches, bloc national, perpétuel alternat du régime, ce n’est qu’une nomenclature d’équipes, les camps adverses qui, dans une sorte de coupe Davis du pouvoir, se repassent le trophée de l’un à l’autre. Blum ou Laval, quelle différence pour la gent parlementaire ? Blum avait gagné ce coup-ci.

Le prochain serait peut-être pour Laval. Les gens de l’extérieur étaient bien bons, en vérité, d’y attacher de l’importance, de craindre ou d’espérer, de hurler de joie ou de frémir.

Oui, il y avait eu les défilés populaires, les rouges apprêts d’une agitation, des usines occupées.

Mais on n’impressionne pas pour si peu ces messieurs de la Chambre. Ils savent de quoi il retourne.

Quelle est la réalité société et économique du Front populaire ?

Cette année-là, on vit apparaître à l’étalage des marchands de chaussures un nouveau modèle de souliers, le bolchevik (extra-fort, pour enfants) : le Front populaire approchait, les firmes capitalistes prenaient le ton.

Puis ce fut la grande aventure : le triomphe communiste, les grèves, les occupations, le ministère Blum, ouvriers et employés s’engouffrant en troupeau docile dans les organisations du syndicalisme moscoutaire, le drapeau rouge flottant sur les chantiers de l’Exposition, l’Internationale beuglée au milieu des palais de plâtras, la crise financière toujours conjurée et jamais finie, cent milliards de billets et pas une vraie richesse, l’aviation ruinée, les lois bafouées, la magistrature évanouie, les chantiers navals transformés en centres de loisirs, les cabotins et les magnats de la presse se ruant au rouge, ceux-là pour avoir des rôles et ceux-ci pour avoir des lecteurs, les grands riches découvrant avec des sanglots la misère des pauvres et les poules de luxe cultivant l’art pour les masses, enfin du haut de son perchoir alpestre, Hitler contemplant cette mascarade, comptant les dégâts, annexant l’Autriche, un jour de crise ministérielle, tandis que Camille Chautemps embrassait Léon Blum à la fenêtre d’un hôtel cossu, sur un quai de l’île Saint Louis.

La Terreur rose, Alain Laubreaux, préface de Pierre Gaxotte,

de l’Académie française, Éditions Déterna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 214 pages, 25 euros.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:42

lundi, 28 avril 2014

Avez-vous lu le n°35 de la revue Synthèse nationale ?

120 pages, 12,00 €

Au sommaire :

Editorial de Roland Hélie : Défendre nos intérêts d'abord...

Patrick Parment : Ukraine, quel avenir ?

Georges Feltin-Tracol : décentralisation, le puzzle territorial...

Arnaud Raffard de Brienne : vers l'implosion du Système...

Dr Bernard Plouvier : sur la théorie du genre...

Jacques-Yves Rossignol : Libé, la chute d'une maison bobo...

Ursule Minoret-Levrault : traité transatlantique, la grande arnaque...

Jean-Claude Rolinat : le sionisme, un nationalisme dévoyé...

Serge Ayoub répond à Frédéric Haziza

Un grand entretien avec Roger Holeindre sur le centenaire de la Grande guerre

Pieter Kerstens nous donne des nouvelles de l'Oncle Sam

Francis Bergeron : 1976, des volontaires nationalistes français aux côtés des phalangistes libanais, une histoire méconnue...

Les pages du Marquis, la rubrique des livres...

Un hommage à notre ami Olivier Grimaldi

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12:01 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale |

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:34

Le 28 avril 2014

Manuel Valls à Rome.

Mais bon, sa nouvelle magistrature impose des sacrifices dont il s’acquittera sans peine ni murmures, on peut compter sur lui.

Qu’on me permette cependant de lui conseiller respectueusement de boutonner sa veste, merci !

Entre nous, cette auguste présence est cousue de fil blanc, histoire que nos dirigeants, pour une fois et juste avant les élections européennes, se montrent un peu moins méprisants envers les chrétiens. Jeu d’hypocrites !

Nous ne sommes pas dans le secret des papes et encore moins dans celui de Dieu, nous nous abstiendrons donc de commenter le choix de cette double canonisation.

Nous constatons simplement que Pie XII, dont la procédure est depuis longtemps close, ne figure pas sur les tablettes, qu’il fut question un temps de l’élever au rang des saints, mais que se levèrent alors de vaillants boucliers manipulés par d’aucuns qui ne nous ont pas encore convaincus que la seule parole de ce pape aurait pu mettre un terme aux camps de concentration.

Du temps de Pie XII, les églises étaient pleines et les fidèles empreints de cette douce assurance qui fait des croyants sûrs et heureux de leur foi. Aujourd’hui, en Europe, le catholicisme est en déperdition malgré la réforme post-conciliaire.

Les catholiques, aujourd’hui, maîtrisent mal les dogmes de leur foi, le syncrétisme bon enfant et la tolérance élevés au rang de vertu embrouillent leur jugement.

Des prêtres venus d’Afrique doivent pallier le manque de clergé, retournement on ne peut plus significatif. Mais pourquoi la foi, peut-on s’interroger ?

Parce qu’une civilisation athée, cela n’existe pas, cela n’a jamais existé.

Les systèmes qui se veulent aujourd’hui laïcs instaurent, consciemment ou pas, une nouvelle religion (la laïcité), avec ses dogmes, ses officiants, ses interdits, ses péchés mortels et véniels. Chassez la foi, elle revient au galop.

Jean XXIII et Jean-Paul II sont passés. Le premier a voulu, disent certains, rendre l’Église de Pierre compatible avec la modernité du monde. S’il l’a voulu, c’est une erreur : l’Église est hors du monde, comme l’est ce royaume qu’elle annonce.

Le second a traversé la planète de gauche à droite, bâton de pèlerin à la main.

Il a rempli les stades, mais pas les églises, se plaignent les curés de campagne.

À l’instar des obscurs et des sans-grade, il faut toujours écouter les curés de campagne

Demetrius Mélissakis

Essayiste

!

Source : http://www.bvoltaire.fr/demetriusmelissakis/allez-manuel-petite-valls-au-vatican,57937?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=9e97b890c0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-9e97b890c0-30403221&mc_cid=9e97b890c0&mc_eid=35158644a0

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:16

Saint Louis : 800 ans, et toujours actuel

En ce 25 avril 2014, nous fêtons un anniversaire majeur : celui de la naissance de saint Louis, neuvième roi du nom.

Bon père, bon époux, dirigeant exemplaire, considéré comme le fondateur de l'État moderne, mais aussi et surtout homme de paix et de justice, Louis IX reste un exemple sans pareil dans l'histoire de la France et l'un des plus beaux signe de la vocation de la fille aînée de l'Église.

Après la mort Son grand-père Philippe Auguste meurt en 1223, mais c’est à la mort de son père Louis VIII, qui ne règne que trois ans, que Louis IX est sacré roi, le 29 novembre 1226.

Il est alors à peine âgé de douze ans. Jusqu'à sa majorité, le royaume est gouverné par sa mère, Blanche de Castille, envers laquelle il gardera toujours une admiration particulière.

Malgré les conspirations des barons, Louis prend les rênes du royaume de France sous la tutelle de sa mère.

Un roi juste

Il se marie avec Marguerite de Provence en 1234. Après quelques démêlés avec les Anglais, il étend sa renommée à travers tout l'Occident grâce à sa volonté de paix.

Parallèlement à son action diplomatique, il fait aussi de nombreuses réformes intérieures, et travaille à agrandir le royaume. Il est aussi admiré comme un roi bâtisseur : la Sainte-Chapelle en est le plus bel exemple.

Guéri miraculeusement d'une grave maladie, il fait le vœu de partir en Terre Sainte. La septième croisade est ainsi lancée.

Elle se termine par la capture du roi et de son armée par les mamelouks.

La huitième croisade s’achèvera par la mort du saint roi, qui s'éteint sur un lit de cendre, le 25 août 1270.

L'exemple de saint Louis

Saint Louis a laissé un héritage immense, tant du point de vue matériel, que moral. Il a fait de la France un pays prospère, ou la justice règne. Pour le prince Louis de Bourbon, interrogé par le Figaro,« le roi Louis IX fut à la fois un grand souverain sachant réformer son État et imposer la paix, un mari et un père de famille exemplaire et ce fut aussi un grand saint »Sa vie et son gouvernement sont un modèle pertinent pour aujourd'hui : comme saint Louis, savoir chercher« le respect du beau, du vrai et du bien et, comme le rappelle notamment le pape François, remettre l’homme au centre de l’action politique ».

« La royauté “à la française”, comme saint Louis nous le rappelle, est avant tout un esprit, une volonté d’agir, guidée par la foi, qui donne les principes, et la raison, qui permet de rester dans le réel.

Cet esprit est celui de l’unité contre la division, de la vérité contre le scepticisme qui mine nos sociétés, d’un sens de l’aventure commune contre les individualismes, d’un monde qui respecte l’homme de sa conception à sa mort plus que l’argent, d’une société qui protège la famille. »

Un mari exemplaire, un roi écoutant son peuple, unifiant celui-ci par son exemple… un style de vie et une sagesse, sans aucun anachronisme, dont nos dirigeants pourraient bien s’inspirer !

source : F. de L. http://www.libertepolitique.com/Actualite/Le-fil/Saint-Louis-800-ans-et-toujours-actuel

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:12

Élections européennes 2014 : fédérer les forces vives

[Tribune] — Les élections municipales ont montré qu’il n’y avait plus en France de réelle bipolarisation.

Mais il n’y aura pas plus de tripolarisation après, avec une poussée extrémiste aux côtés de la droite et la gauche, comme c’est le cas partout en Europe.

Quelle leçon en tirer pour les élections européennes ?

Premier constat des élections municipales : la France politique n’est plus bipolaire.

Première leçon : plus de bipolarité

Les noyaux dirigeants des deux grands partis de gouvernement, quelle que soit la volonté de leurs électeurs, de leurs militants et d’un grand nombre de leurs élus, voire parfois de tel ou tel grand chef, sont malheureusement d’accord, pour l’essentiel :

  • sur la culture idéologique libérale-libertaire
  • sur la mondialisation économique libérale-libertaire et,
  • sur l’oligarchie politique remplaçant de fait la démocratie, dont le cadre normal est la nation civilisée (non nationaliste).

À ces niveaux, la monopolarité est complète. Les deux grands partis ne s’opposent pas plus que des équipes de foot électoral suivant toutes les mêmes règles du jeu.

Les élus ont transféré (comme l’État) le pouvoir monétaire. Le peuple n’a donc plus par la démocratie le pouvoir sur les finances : autant dire qu’il n’y aura à nouveau de démocratie que lorsque cela aura été clarifié et cadré.

De plus, le contrôle de constitutionnalité des décisions publiques est poussé jusqu’à l’absurde, au point de tourner à l’usurpation du pouvoir absolu par les juges, les médias et les lobbies manipulateurs du système. Et comme la conception libertaire-individualiste de la liberté (idéologie solidaire de la mondialisation libérale et libertaire) a été abusivement incrustée dans l’interprétation légale des droits de l’homme, toute politique démocratique non libérale-libertaire peut être cassée.

Le système est ainsi verrouillé, et comme tout système verrouillé, il est exposé à l’effondrement systémique.

Le Léviathan médiatique domine une classe politique réduite à l’impuissance par une culture sans bien commun et de culpabilisation du pouvoir.

La censure de la culture substantielle par le politiquement correct ôte tout ciment à nos peuples et donc tout fondement possible d’une légitimité sérieuse des politiques. Cela les affaiblit encore plus, faisant de la loi du marché la seule loi et laissant le pouvoir réel à l’alliance antidémocratique des financiers libertaires et des lobbies transgressifs.

Est-ce à dire qu’il n’y aurait aucune différence entre gauche et droite ? Non. Quelles sont donc ces différences entre les deux grands partis ?

  • D’abord des souvenirs : droite/gauche, c’était monarchistes contre républicains, catholiques contre rationalistes, capitalistes contre partisans de l’appropriation collective des moyens de production. Aucune de ces oppositions n’est plus pertinente pour distinguer la droite et la gauche, ni pour comprendre le monde. Mais un vague souvenir demeure.
  • Ensuite, le véritable sens du clivage droite/gauche est de fonctionner comme un piège permettant un constant détournement de démocratie. La « droite » fonctionne de plus en plus comme une machine à escroquer les conservateurs et les entrepreneurs ; la gauche comme une machine à escroquer les classes populaires. Le problème de la gauche, et qui explique sa débâcle, c’est que les classes laborieuses, qui souffrent du chômage, ont fini par se rendre compte que le socialisme n’existe plus que dans le discours.

La gauche est censée être plus libertaire sur la culture, la droite plus libertaire en économie – c’est très relatif et parfois le contraire est vrai. Les deux ailes, ensemble, permettent au système libertaire mondial de voler en chaque pays de fausse alternance en fausse opposition, laissant avancer toujours le même agenda, dont nous avons parlé.

La droite voudrait une politique plus réaliste et d’austérité, et ne la fait pas ; la gauche voudrait une politique plus douce et plus équitable, et ne la fait pas. Les deux sont dans l’impasse. Faute d’offre différente crédible, l’abstention touche la moitié du corps électoral.

Deuxième leçon : pas de tripolarité. À quoi sert le FN ?

Que penser du Front national ? Ses succès ouvrent-ils une ère politique nouvelle, qualifiée de tripolaire ?

Pour les raisons précédemment indiquées, la tripolarité [1]serait tout au plus une bipolarité.

D’abord, culturellement, le FN ne nous fait pas sortir de la monopolarité. La grande différence entre Marine Le Pen et son père, c’est que Jean-Marie Le Pen était attaché à la tradition culturelle de la France, même si c’était de façon partiale et réactionnaire. Nombre d’électeurs conservateurs, notamment des jeunes, votent FN, par dégoût pour une droite réputée conservatrice qui ne leur ouvre pas plus d’avenir économique que la gauche et qui se montre faible ou complice face à toutes les liquidations réputées de gauche. Leur vote FN plutôt qu’UMP ou PS pour ces motifs se comprend tout à fait, mais il est aussi inefficace.

Marine Le Pen est en effet une postmoderne sans profondeur, entourée surtout de postmodernes, dont pas mal de transgressifs, et de plus en plus de technocrates ambitieux. La raison de la relative dédiabolisation du FN par les médias, c’est ce ralliement culturel.

Toutefois, d’un point de vue théorique, politiquement et économiquement, la montée du FN pourrait permettre une vraie bipolarité ; mais laquelle ?

Le FN adhère aux idées d’autorité de l’État, de mise en cause du libre-échange, de récupération de la souveraineté monétaire et donc d’indépendance nationale, ce par quoi il s’oppose nettement aux deux partis dominants. Il reparle de la nation. Ceci est positif, car nous n’aurons jamais d’Europe sans remettre à l’honneur et en fonctionnement la nation ; il n’y aura pas non plus d’avenir économique pour les jeunes sans remettre à jour la notion d’économie nationale (ou d’économie située au sein de nations comparables et associées dans des zones économiques cohérentes).

Toutefois, le ralliement du FN à la culture postmoderne gâte ces idées valables. Ce ralliement a été clairement manifesté par l’indifférence affichée à l’occasion des débats de 2013 sur le mariage. Ce virage culturel enferme ce parti dans le passé et le condamne à adopter les formes postmodernes du nationalisme et de l’autorité. Or, quelle que soit la bonne intention des personnes, il y a une logique dans les principes et les systèmes de pensée. Cette logique conduira le FN au dirigisme national socialiste et à l’État fasciste. Nous ne disons pas qu’Hitler est de retour. Si l’Histoire devait se répéter, la seconde fois serait (comme le dit Marx) sur le mode comique et non plus tragique. Mais, dans les deux cas, dans le cadre culturel postmoderne, les conservateurs, les chrétiens, ou les nationaux civilisés ont vocation à n’être que des supplétifs instrumentalisés et à la fin complices de ce qu’ils n’ont pas voulu. Dans cette logique individualiste libertaire, ce sont les plus libertaires qui tiendront les manettes.

Nous devrions donc voir se configurer progressivement un nationalisme postmoderne, à la fois barbare, chauvin, autoritaire, xénophobe, inapte à assumer la communauté de la francophonie, le rayonnement culturel de la France, sa tradition universaliste et généreuse. Faute de culture de libre entreprise, Marine Le Pen ne pourra non plus trouver chez les entrepreneurs l’élite de remplacement dont la France a tant besoin. Les bonnes idées ne seront donc pas transformées en mécanismes opératoires et resteront dans le discours. Les seules choses effectives seront le dirigisme paralysant et la démagogie xénophobe, qui constituera un élément de division populaire durablement handicapant.

Deux grands scénarios sont ainsi envisageables :

  • Soit le FN rentre de plus en plus dans les clous de l’oligarchie, s’en tient à une logomachie révolutionnaire, à des tentatives maladroites, et à la xénophobie, et pour le reste constitue en réalité (s’il vient au pouvoir) le régime autoritaire permettant à l’oligarchie financière de soumettre notre peuple à l’austérité, avant de se faire « virer » et de permettre le retour des deux partis dominants.
  • Soit le petit monstre échappe à ce destin de fantoche et entend réaliser son Idée essentielle ; en ce cas, nous serons dans une aventure de violence, probablement tragicomique, dont la France sortirait très amoindrie.

La France étant ce qu’elle est, le 1er scénario est le plus probable. Par suite, le FN — grâce à une réforme « proportionnaliste » des lois électorales ? — pourrait s’installer dans ce qui fut la position du Parti communiste en Italie, avec un sommet de 30-35% de voix aux élections, un discours protestataire, une culture de bunker et des régimes apparatchikaires locaux. Non seulement ce jacobinisme néo-fasciste ne permettra ni la réforme, ni la renaissance de la France, et de l’Europe, mais il sera le moyen pour les noyaux dirigeants des deux partis dominants (à condition de continuer à l’exclure) de se maintenir indéfiniment au pouvoir, de nous enfermer dans le piège d’une représentation faussée, et de nous imposer indéfiniment leurs politiques mortifères.

Il est vrai que la France n'est pas l'Italie et que son régime présidentiel peut ouvrir des perspectives supérieures d'arrivée au pouvoir, si vraiment la situation se dégrade trop. En ce cas, nous serions dans le scénario n° 2.

En résumé, il faut pour la France et l’Europe à la fois plus de nation et moins de nationalisme, plus d’État fort et moins d’administration, ce qui ne peut aller sans rupture avec la culture postmoderne et l’idéologie libérale-libertaire.

Une situation commune dans toute l’Europe

Faut-il ajouter que ceci est vrai à l’échelle de l’Europe entière ?

Ceci a son origine d’abord à Washington et à New-York. L’UE et l’OTAN sont pour les nations européennes relativement aux US ce qu’était la Confédération du Rhin pour les États allemands relativement à Napoléon : une fédération assez forte pour paralyser la liberté d’action de chacun des États-membres, et suffisamment impuissante pour l’empêcher d’avoir elle-même une action propre et de constituer un rival pour l’hégémon. En outre, les US sont en train d’essayer de compléter cette emprise par des traités de commerce qui seraient supérieurs à toute souveraineté démocratique.

Aussi détestable que soit la culture de mort, il faut bien voir qu’elle n’est qu’une idéologie bas de gamme au service de ce pouvoir ploutocratique et impérial.

Cette politique démesurée est contraire à l’intérêt du peuple américain [2], avec les vraies élites duquel nous devons trouver par-dessus la tête de son oligarchie, un terrain d’entente.

Les USA nous ayant imposé une économie libertaire mondialisée, les Allemands se sont soumis avec réalisme et ont accepté de créer un nouveau prolétariat pour sauver leur industrie ; les Français ont préféré sacrifier leur industrie pour essayer de maintenir (plus ou moins) tout le monde à l’aise – ceci grâce à l’endettement, que permettait l’Allemagne, parce que l’Euro, c’était le mark.

L’endettement ayant atteint ses limites, la France se voit le dos au mur. Elle n’assure sa liquidité que grâce aux achats massifs de bons du trésor par le Qatar, lequel est aujourd’hui mis au ban du monde arabe, ce qui laisse entrevoir l’abîme sous les pieds de nos dirigeants. La créance monstrueuse de la France envers l’Allemagne nous place virtuellement en situation de pays sous tutelle. La servilité des classes politiques nationales, et surtout celle de l’UE, aux volontés américaines (= de l’oligarchie US) est ahurissante et relève probablement, en partie, de manœuvres détestables, que facilite le flicage universel par la NSA.

Cette situation n’est plus supportable.

Que faire ? Libérer l’Europe et ses nations

Ce qu’il faut faire se lit sans doute en creux dans ce qui vient d’être dit.

Si l’UE doit être autre chose qu’un outil impérial au service des US contre les peuples européens, il faut qu’elle reprenne sa liberté d’action, en matière économique, diplomatique et militaire, et devienne un principe d’équilibre dans le monde, une force de réforme économique équitable, et un multiplicateur de puissance pour ses nations, redevenues cadres d’une authentique vie démocratique, comme du temps de De Gaulle et d’Adenauer.

Cela dit, il ne se passera rien sans changement culturel, sans retour à la grande civilisation humaniste de l’Europe, dont le centre et le sommet s’appelle Christ-l’Homme-Dieu. Ceci n’a rien d’étroitement confessionnel, mais relève d’un débat normal et profond sur 2500 ans ou plus de culture humaniste.

Le véritable clivage politique passe à l’intérieur de chacune des trois grandes forces et ce dans plusieurs nations. Nous avons besoin au-delà du système postmoderne (individualiste, libertaire, amoral), toujours debout mais déjà mort, d’une « force de vie » qui ait vocation à réunir tout ce qui est prêt à s’engager pour la renaissance.

Cette fédération des vivants est :

  • la seule en mesure de proposer un nouveau pacte social économique ;
  • la seule à pouvoir réinventer une économie libre, moderne et juste, nationalement et internationalement ;
  • la seule en mesure de rallier une nouvelle classe dirigeante issue d’entrepreneurs, professions libérales, militaires, juges, universitaires, médecins, syndicalistes nouveaux, salariés du privé, etc. pour remplacer les énarques, les communicants, les apparatchiks, les lobbyistes, etc. ;
  • la seule en mesure d’assumer l’Europe.

Ce pacte social suppose une fédération de survie et de nouveaux développements à partir des territoires.

Il suppose une réunification de tout ce que l’oligarchie divise à fins de domination, en particulier : Français issus de l’immigration/Français de toujours, religieux/philosophes, chrétiens/musulmans, patrons de PME/salariés, « riches »/pauvres, etc.

Il manque au monde l’Europe, comme principe d’équilibre et de pluralité.

Il manque à l’Europe la Nation – la nation civilisée.

Il manque à la nation leurs cultures substantielles, aliénées dans l’amnésie obligatoire du politiquement correct.

Cette culture officielle hégémonique, véritable religion d’État intolérante, censure et discrimine toutes nos cultures et notre Histoire.

Il faut plus de nation, mais de nation civilisée, pas de nation postmoderne. La nation libertaire postmoderne est forcément nationaliste-barbare. Elle polarisera le Continent contre l’Océan, conduisant peut-être à la guerre mondiale. Elle est en tout cas le meilleur moyen de tout bloquer et de pérenniser les folies ambiantes.

Il nous faut une nouvelle « force de vie », pour retrouver la dignité culturelle, la légitimité du politique, donc le pouvoir, la démocratie, un avenir économique.

Dans l’avenir, voici dans quel ordre il conviendra de prendre les facteurs du renouveau :

  • insister d’abord sur un avenir économique à retrouver
  • et pour cela rétablir un pouvoir, ce qui veut dire remettre à leur place le pouvoir judiciaire, ainsi que les forces financières privées, et faire sortir le peuple du piège politique, par une représentation de ses intérêts vitaux;
  • que ce pouvoir soit délégué par la réunion et l’alliance de tous ceux que l’oligarchie domine aujourd’hui en les divisant ; pour cela, faire l’union des divisés ; et la faire en négociant un nouveau deal économique et culturel, un bien commun à trouver et négocier ensemble.

Cela ne peut aller sans une redécouverte de la tradition humaniste complète de notre peuple, dans le cadre d’un élan des nations européennes ainsi unies sur ces buts.

H. H.

En savoir plus :

http://www.henrihude.fr/mes-reflexions/50-democratiedurable/323-elections-europeennes-2014

Source: http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Elections-europeennes-2014-federer-les-forces-vives

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:54

Lundi 28 avril 2014

Les bonnes consciences face au viol d’une jeune Française

Le 30 mars ne fut pas seulement la date de la déroute électorale que l’on sait pour le Parti socialiste.

Ce fut aussi, beaucoup plus gravement, la date d’un « fait divers » particulièrement sordide et significatif.

Cette nuit-là, une malheureuse jeune fille française de tout juste 18 ans a été dépouillée, martyrisée et violée par 4 voyous, avec une indescriptible barbarie.

C’est, hélas, fréquent dans ces banlieues qui sont de moins en moins sûres… et de moins en moins françaises.

Mais l’affaire est particulièrement révélatrice, d’après la relation qu’en donne notre confrère « Valeurs ac tuelles », l’un des rares médias français à se ranger préférentiellement du côté des victimes, sans chercher en permanence toutes sortes de circonstances atténuantes aux bourreaux.

Tout d’abord, la jeune fille a été agressée à la gare d’Évry.

C’est-à-dire dans la ville de Manuel Valls, dont on nous dit qu’il incarne la gauche sécuritaire. Le symbole est puissant : la sécurité à Évry était censée justifier les compétences de Manuel Valls pour le ministère de l’Intérieur et ce fait divers terrifiant se produit chez lui, au moment même où l’échec électoral du PS sonne sa promotion à Matignon…

On peut difficilement faire plus sinistrement comique.

Mais, après tout, cela pourrait n’être qu’une coïncidence et il serait évidemment injuste de rendre Manuel Valls seul responsable de la situation insurrectionnelle de sa ville.

Il y a pire. Il y a d’abord le fait que ces monstres étaient mineurs : deux avaient 13 ans, un 15 ans et le plus âgé avait 17 ans.

Ce sont donc des gamins qui ont ruiné la vie d’une gamine. Ou comment détruire en quelques heures la formidable promesse d’une jeunesse française.

Mais, là n’est pas le pire encore. Sur les 4 agresseurs, 3 étaient des récidivistes. Ils n’avaient pas 18 ans et avaient déjà été condamnés pour viol (sur la fille d’un sous-officier de gendarmerie !) ou pour vol avec violence.

Le violeur récidiviste, le bourreau de 17 ans, avait été libéré 6 mois plus tôt après avoir été condamné à 2 ans de prison (seulement ! pour un viol !), dont il avait fait les deux tiers.

La vie d’une jeune femme, en France, « coûte » donc 16 mois de prison.

On n’entend pas beaucoup Mme Vallaud-Belkacem sur cette affaire !

Il y a pire encore. Arrêtés, les agresseurs n’ont montré aucun remords. Si gne de la perte de repères qui caractérise les « jeunes » de ces zones de non-droit.

Et, surtout, ils ont violé la malheureuse, parce qu’elle était française. Ils étaient tous étrangers et considéraient tous les Français comme des fils de p…, ont-ils déclaré au juge.

Comme le faisait remarquer ma jeune consœur et amie Charlotte d’Ornel las, le viol est une technique de soumission en temps de guerre.

Ces monstres sont en guerre contre la France et violent ses filles précisément pour cela.

Voilà ce qui est grave. Cette malheureuse a « payé » le fait d’être Française, en France. Et la réforme pénale de Mme Taubira va encore aggraver la situation.

Comment peut-on le supporter ?

Et comment supporter ce racisme barbare, qui n’intéresse pas les bonnes consciences ?

Et comment supporter que les féministes méprisent cette souffrance et n’aient pas un mot pour condamner ces barbares ?

M. Valls, il n’y a qu’une réponse à ce viol : mettez la réforme Taubira au panier ; mettez dehors ces barbares ; et prenez enfin des mesures pour protéger les Français – et tout spécialement les Françaises !

Nous ne pouvons pas tolérer que ces voyous tuent et violent nos filles chez nous, sans réagir.

Et, même pire, en les abreuvant de subventions !

source http://www.citoyens-et-francais.fr/article-les-bonnes-consciences-face-au-viol-d-une-jeune-francaise-123416696.html

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@orange.fr

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:49

TOUJOURS ET ENCORE !

600 millions d'euros d'investissements pour les quartiers difficiles

Quelque 600 millions d'euros du programme d'investissement d'avenir (PIA) seront accordés aux zones sensibles, a annoncé lundi la ministre de la Ville Najat Vallaud-Belkacem qui souhaite "mettre le paquet sur l'emploi" dans les quartiers populaires.

"La politique de la Ville ne peut réussir si elle n'est pas tout entière engagée sur le front de l'emploi", écrit-elle dans un courrier adressé au millier de maires avec des zones sensibles sur leur comm
une.

source : Le Figaro.fr

Une priorité " COMMUNAUTARISTE " ???

jmlb

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