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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 09:53

Immigration, UE, fracture sociale : ce que révèle un sondage IPSOS

Publié par : redacbzhinfo 2 avril 2014 dans Politique, Société 1 commentaire

02/04/2014 – 07h00 Paris (Breizh-info.com) – En Janvier de chaque année, IPSOS effectue un sondage d’opinion dont le panel de questions reste le même d’une année à l’autre, ce qui permet de mesurer les évolutions de l’opinion des Français.

Le dernier sondage confirme ceux réalisés par d’autres instituts au cours des derniers mois.

Désaveu de la classe politique et médiatique

La classe politique est très largement désavouée : 84% des Français pensent que les hommes et femmes politiques oeuvrent d’abord pour leurs intérêts personnels et 65% pensent même qu’ils sont corrompus.

Par ailleurs, 78% (84% des moins de 35 ans) de nos compatriotes considèrent que le système démocratique fonctionne mal et que leurs idées sont mal représentées, ce qui traduit le désenchantement à l’égard du système représentatif dont l’abstention en constante hausse est la manifestation la plus évidente.

Sachant que 72% de nos concitoyens se disent favorables au référendum d’initiative populaire, on peut légitimement penser que le système représentatif ne satisfait plus les aspirations démocratiques des Français (cette évolution est perceptible dans tous les pays européens).

L’indice de confiance à l’égard des partis politiques n’est que de 8%, le plus faible de tous. Ce chiffre donne une indication précieuse quant au dysfonctionnement de notre système politique dont les partis politiques constituent l’élément principal.

La crise du système représentatif est liée pour une bonne part à la dictature que nous imposent les partis politiques dominants lesquels ont verrouillé à leur profit la vie politique du pays.

Méfiance à l’égard des institutions

La plupart des institutions n’atteignent pas la barre des 50% en matière d’indice de confiance. Seules les petites et moyennes entreprises (84%), l’Armée (79%), la police (73%), l’école (68%) et les maires (63%) bénéficient d’indices de confiance supérieurs à ce seuil.

Il est intéressant de noter que, contrairement aux petites et moyennes entreprises, les grandes entreprises (38%) inquiètent une grande majorité de Français.

Quant aux médias, aux députés, au Sénat, à l’Union européenne, aux syndicats, aux banques, aux conseillers régionaux et départementaux, ils bénéficient, eux aussi, d’indices très faibles.

Contestation de l’Union Européenne

Une très large majorité (70% dont 67% des électeurs de l’UMP ; augmentation de 5% en un an) de Français estime qu’il faut renforcer les pouvoirs de l’Etat national au détriment du pouvoir européen et 45% seulement d’entre eux pensent que l’appartenance à l’Union Européenne est une bonne chose. 33% (+5%) d’entre eux pensent qu’il faut que la France sorte de la zone euro. Il faut préciser à ce sujet qu’un autre sondage indique que 60% des Français regrettent le franc ; ce qui signifie que 27% disent qu’il faut rester dans la zone euro uniquement parce qu’ils ont peur de ce qui se passerait en cas d’abandon de cette monnaie (les ‘’grands’’ médias tiennent sur ce sujet un discours unique et anxiogène).

Rejet de l’immigration

Deux tiers des Français estiment qu’il y a trop d’étrangers en France et 47% pensent que pour réduire le chômage, il est nécessaire de réduire le nombre de travailleurs étrangers. Le divorce entre la population et la classe politico-médiatique est particulièrement net sur ce sujet brûlant qui concerne simultanément l’identité de la France et le chômage.

Près de la moitié des Français établissent une causalité directe entre immigration et chômage, ce qui ne peut que profiter à Marine Le Pen (l’étude récente menée par Gérard Pince confirme d’ailleurs que l’immigration génère une part substantielle du chômage).

Il faut noter que l’immigration est une source de préoccupation croissante (+5% en un an)

Demande d’autorité et retour des valeurs du passé

78% des personnes sondées ont répondu qu’elles s’inspirent de plus en plus des valeurs du passé, ce qui traduit le rejet croissant des valeurs libertaires héritées du mouvement soixante-huitard.

Ce chiffre est voisin de celui des réponses favorables au rétablissement de l’autorité : 87% pensent que l’autorité est trop souvent critiquée et 84% estiment qu’il faut un vrai chef pour remettre de l’ordre dans le pays (dont 100% des électeurs du FN, 98% de ceux de l’UMP mais seulement 60% de ceux du Front de Gauche).

La crédibilité du Front National en hausse

Ce sondage confirme la hausse de la crédibilité du front National : 32% des Français considèrent que ce parti est proche de leurs préoccupations (38% des employés et 41% des ouvriers).

Ses propositions sont perçues positivement par 34% des personnes interrogées dont 40% des électeurs de l’UMP.

L’indice de confiance dont bénéficie le Front National est de 22% tandis que celui de l’UMP est de 24%, celui du Parti Socialiste de 18% et celui du Front de Gauche de 13%.

Une fracture sociale de plus en plus profonde

La stabilité de certains chiffres cache la divergence des résultats entre les différentes catégories sociales.

Ainsi pour 68% (+7%) des cadres, la mondialisation, dont 61% des personnes interrogées pensent qu’elle est une menace, est perçue positivement tandis que simultanément, elle est perçue négativement par 74% (+4%) des ouvriers.

De même, la demande d’autorité et la méfiance à l’égard de l’immigration sont plus importantes chez les ouvriers que chez les cadres

Compte tenu des informations fournies par ce sondage, les résultats des élections européennes, qui auront lieu le 25 mai prochain, pourraient traduire dans les urnes l’état de l’opinion.

De quoi mettre le nouveau gouvernement dans une situation très difficile.


[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origi
ne.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:29

L'ORDRE ET LA FINANCE

Manuel Valls à Matignon

Certains s'étonnent de la nomination de Manuel Valls à Matignon, avec un gouvernement resserré et un grand ministère à Bercy.

On décidera dans les premières semaines d'une réformette sociale mais on ne changera pas d'un iota la politique de la France.

Qu'on ne s'y méprenne pas, Manuel Valls ne rétablira pas l'ordre citoyen des villes. Il garantira les devantures des banques. Il fichera les citoyens mais protègera les hommes d'affaires. C'est l'ordre de mission mondialiste qu'il a reçu et surtout qu'il a très bien compris.

Ce n'est pas François Hollande qui préside et Manuel Valls qui gouverne mais Bruxelles. Le PS, Parti Stupéfiant, comme l’Ump auparavant, ne sont que des partis d’un même système. Le PS n'est plus de gauche. Il n'y a d'ailleurs plus de gauche en France depuis bien longtemps. Il n'y a même plus d'écologistes ''purs'' quand on voit les gesticulations déplacées, c'est le cas de le dire ,de Jean-Vincent Placé pour obtenir un maroquin.

Or, il faut préparer 2017 et la vraie réalité pour le gouvernement, c'est de renflouer les caisses vidées par les gouvernements successifs.

Or, le gouvernement ne peut plus prélever plus d'impôts. On vient même d'évoquer une ''pause fiscale''. Pour cela, il faut un homme lige, un homme obéissant et servile.

Toutes les décisions prises par François Hollande, y compris le pacte de compétitivité, sont jugées timides par les économistes libéraux et elles n'ont fait que creuser le déficit du pays. Hollande n'a pas pratiqué une réelle politique d'austérité.

Il n'a pas gelé ni baissé les salaires des fonctionnaires. Il n'a pas touché à la classe politique, supprimé les échelons départementaux, dégraissé la préfectorale.

Or, c'est de boucler au plus vite le budget dont il est question maintenant : trouver des sous, des sous perdus dans le paiement des intérêts de la dette.

Manuel Valls jouera la figure de l'ordre, mais il protègera avant tout les banques et les financiers. Lorsque les socialistes sont arrivés au pouvoir en 2012, les Français avaient sans doute pensé à leur argent. Ils n'ont pas vu les impôts venir. Les fonctionnaires ont voté socialiste pour défendre leur statut.

Ironie de l'histoire, c'est sous les socialistes qu'ils perdront leur pouvoir d'achat.

Manuel Valls n'est pas la main de l'ordre républicain. Il sera la main détachée de la finance. Il lui faudrait presque, pour parfaire le tout, nommer Pascal Lamy à Bercy.

L'idée de prélever 8% sur nos comptes a déjà été évoquée à la Commission européenne.

C'est une proposition qui fut officiellement avalisée en mars 2013 lors de la dernière réunion annuelle de la Trilatérale à Berlin dont le président de la section européenne n'était autre que Jean-Claude Trichet, ancien patron de la Banque Centrale Européenne.

Or, Manuel Valls a toujours suivi les travaux de la Trilatérale, du Siècle et du groupe Bilderberg.

Il est bien informé et il sait, lui, pour qui il travaille.

Et puis, que ce soit à Evry ou à l'Intérieur, notre prochain ministre a un défaut : il en fait toujours trop.

Source et publication: http://metamag.fr/metamag-1934-L-ORDRE-ET-LA-FINANCE---Manuel-Valls-a-Matignon.html

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:03

La démocratie véritable : un défi lancé aux hommes ?

Publié par : Anthony La Rocca 1 avril 2014

L’erreur propre à notre époque est de concevoir la démocratie comme un dû, comme acquise, comme un aboutissement. Cela fait des lustres semble-t-il qu’elle n’est plus en processus de bataille contre d’« affreux » anti-démocrates.

La réalité est qu’elle n’est pas un effet de cliquet, qu’elle se conquiert éternellement par les citoyens, là est sa fondation même.

Une démocratie qui ne se pose pas de questions sur sa validité dans le corps social, sur son socle, sur ses propres turpitudes, sur ses modalités, sur ses représentants est une démocratie profondément sclérosée.

L’arrogance pousse à considérer ce régime comme allant de soi ; l’intelligence pousse à en voir les limites et à les interroger.

Nous nous attacherons ici à appréhender ce qu’il convient de restaurer en vue d’un maintient de la force du système démocrate.

Nous prendrons la démocratie tantôt dans son sens commun – celui de régime basé sur le choix des peuples –, tantôt dans son sens tocquevillien, celui de l’égalisation des conditions.

Un intérêt élevé pour la chose publique

Étymologiquement, République vient de res republica (la chose publique). Notre démocratie, qui revêt la forme de République (termes perçus synonymes), se caractérise par la prise en main du peuple sur les décisions qui sont prises en son nom. Nous verrons plus tard le risque que cela crée ; confrontons maintenant la théorie à la pratique concrète.

Faut-il le rappeler, les taux d’abstention battent des records inouïs, atteignant récemment 36,45% à une élection autrefois « populaire » – durant la monarchie de Juillet, les municipales furent les premières élections depuis plus de trente ans durant lesquelles plus de deux millions de Français purent voter.

Ils atteignent des « records » bien plus faramineux concernant les élections européennes : près de 60%.

Toutefois, l’abstention quasi-constante depuis 1965 montre bien que les Français ne rechignent pas à l’esprit démocratique, il est plutôt question d’une préférence française pour l’homme politique au politicien substituable à merci. Encore faut-il l’homme qui sache mobiliser les électeurs.

Même si les marionnettes impuissantes rendent pénible la conquête électorale, le désintérêt croissant pour la gouvernance – la super-structure – est parfaitement suicidaire : le « laisser-gouverner » laisse place à une autonomisation du politique face au peuple. Les notables disent intégrer l’abstention à leurs réflexions mais la bénisse car elle les maintient à leurs sièges et ils en ont conscience.

S’ils savent qu’ils vivent sur un volcan, les dirigeants n’en profitent pas moins pour tirer parti sciemment de la démobilisation. Aristophane dans lesAcharniens (-425) se plaint ainsi durement de l’absentéisme à l’Ecclésia qui n’a nulle autre conséquence que la dégradation de la vie publique par des décisions qui ne reflètent pas le corps citoyen.

Ne pas se laisser guider est un mot d’ordre qu’il faut reprendre et revendiquer. Si l’on est contre le système, il faut le manifester par une voix, un acte, non par le mutisme. Celui qui se tait est en réalité supposé satisfait. Qui ne dit mot consent.

Unis, nous avons le pouvoir de mettre un pied-de-nez à la représentation sans succomber au questionnement du coup d’État. Sans doute qu’une reconquête des urnes engendrera le retour du politique – dans sa noblesse – dans la mesure où le divorce légal qui doit avoir lieu ne peut que confirmer le divorce réel avec les élites les plus nauséabondes de notre temps.

Une conscience du danger de la « fureur démocratique »

La démocratie est par essence pernicieuse. Pour deux raisons primaires, que l’on peut retrouver en prolongeant l’œuvre de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Marcel Gauchet, Robert Legros et Alain Finkielkrault le 15 Mars 2014, dans l’émission de Répliques titrée L’humanité démocratique ont été particulièrement éclairants sur le sujet.

  • La démocratie est aussi le fait de renoncer à la légitimité traditionnelle au profit de la pression du peuple, qui se voit apte à se gouverner de lui-même. Pareille auto-émancipation n’est pas sans conséquences.
  • Le premier risque démocratique est le mythe de l’auto-engendrement, l’auto-construction. Le passé (pas toujours démocratique) duquel nous sommes issus, à notre bon gré ou non, nous appelle à ne pas nier son héritage. Or, une bonne partie de intelligentsia contemporaine ne cesse de le ringardiser, de le calomnier, de le réduire à ses « mauvais penchants », de son œil que la modestie a déserté. Aucun exemple n’est nécessaire.
  • Le vice est de nier la culture au profit d’une idéologie du progrès. La culture française nous souffle notre identité, aussi notre destin. Il est dangereux et douloureux pour un peuple de s’arracher à ses racines et son histoire.
  • L’expérience doit précéder l’idée. Il y’ a un lien à conserver avec la tradition : définie par Chesterton dans Orthodoxy qui dit: « La tradition signifie donner le droit de vote à la classe la plus obscure, nos ancêtres (…). C’est la démocratie des morts. La tradition refuse la soumission à la petite et arrogante oligarchie de ceux qui se contentent de marcher ça et là. » La culture n’est pas seulement coupable de discrimination, elle est ce qui définit l’homme. De même que le loup n’invente pas une manière de chasser, l’homme n’invente pas sa société et reste tributaire de ses aïeux. Renouer avec ce que fut l’homme avant nous est renoncer à ne plus être des individus de raison.
  • L’égalisation des conditions consiste à refuser les avantages et désavantages du fait de la naissance. Toutefois, n’y a-t-il pas des « inégalités » entre les individus dont il ne faille jamais se défausser ? Une tendance moderne semble prétendre à une égalisation parfaite femme/homme, enfant/adulte, maître/élève, hétérosexuels/homosexuels et nationaux/étrangers. Or, tout de même, la dichotomie sexuelle est éminemment humaine ; l’enfant n’apprend pas de l’adulte autant que l’adulte apprend de l’enfant, car l’un a déjà été enfant au passé ; l’élève ne saurait « construire son propre savoir » car le maître a acquis une culture qu’il s’agit de transmettre, n’existant pas d’égalité entre ignorance et savoir ; les couples mixtes enfantent et assurent un rapport au complémentaire ; nécessairement, l’immigré ne vient pas sur une terre vide de sens. Françoise Dolto, en ôtant la signification de phase transitoire et de dépendance à l’enfance, et la Franc-maçonnerie en abattant la frontière nécessaire entre l’intérieur et l’extérieur, ont tous deux participé à la perversion de la noble idée d’Égalité. Si l’égalité investit des lieux desquels elle se doit d’être à l’écart, si elle sort de son sens strictement politique d’égalité en matière de droit, elle peut compromettre des institutions essentielles. Toute verticalité n’est pas à jeter par-dessus bord. Il existe des choses tels le Beau, le Savoir et la Nature, qui en elles-mêmes ne sont pas démocratiques. Tout n’est pas façonnable au bon vouloir.

L’individualisme a la bassesse de vouloir s’extirper d’un ensemble qui le dépasse fatalement. Elle a ses propres démons desquels elle doit se prémunir avec attention. Elle impose sans cesse de réfléchir aux propres excès qu’elle a en germe. Pour cela, rétablir une école où l’on transmet des savoirs semble aller de soi pour rendre justice au passé, et rendre le point de départ de l’esprit humain à nos prédécesseurs. À défaut, se cultiver afin de rendre justice au passé et se questionner sur nos illusions contemporaines n’est pas un choix mais une nécessité. Se corrompre dans le divertissement – au sens Pacalien du terme –, celui qui trouble le rapport de l’homme à son monde, l’enferme dans l’errance, est au contraire à vilipender avec véhémence. Si chacun apprend du passé, il peut cesser de percevoir le présent comme l’aboutissement en toute chose de l’intelligence humaine. Une telle modestie restaurée par la connaissance serait un bénéfice superbe rendu à l’humanité.

Des médias alternatifs

S’il est vrai qu’un retour aux ouvrages est nécessaire pour se libérer des muses propagandistes féministes, mondialistes, et égalitaristes, il n’en demeure pas moins que de nouveaux espaces d’information serviraient à recréer une appétence des Français envers l’actualité, l’intérêt de la communauté.

On peut songer à une véritable refonte des médias qui permettrait de satisfaire une pensée critique constructive, voyant les oppositions radicales en terme non pas simplement d’argumentaires mais d’idéologies. Sans une politique publique en ce sens, les créations citoyennes de médias alternatifs tels que Le Bréviaire des Patriotes, TV Libertés, Nouvelles de France, Boulevard Voltaire, ou encore le Salon Beige permettent de contrer la terrible propagande médiatique au service de l’idéologie dominante. L’ensemble contribue à un idéal de démocratie.

Peut-être qu’une refondation de l’espace médiatique de manière à tendre vers plus de pluralité et une symbiose plus franche entre le peuple et les dires journalistiques est un objectif non négligeable pour obtenir enfin une démocratie saine et populaire. Plus de représentativité servirait moins d’hostilités.

Conclusion

Descartes affirmait : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. ». L’Homme est doté du « bon sens », il aspire, étant troublé par des tromperies, à sortir de l’emprise de celles-ci. Son devoir est de réellement résister à l’effacement de sa conscience politique et morale acclamé par le Grand Marché, qui tend de ce fait à éteindre la démocratie, rendant l’Homme secondaire face à la morale économique.

La démocratie est alors un véritable pari. Soit on y renonce pour un chef à légitimité traditionnelle, acceptant ainsi les avantages réels et les nouveaux dangers que cela comporte, soit on décide de restaurer la véritable noblesse de la démocratie.


Après tout, quel est le choix le plus culotté ?

Par Anthony La Rocca

Jeune patriote français, étudiant républicain réactionnaire sans tabou et amoureux de notre patrimoine culturel. Je m'oppose au mépris des actes de fondation de la France, au refus obstiné des symboliques et de l'abstrait.

Modestement chauvin,je crois aux valeurs, aux traditions, à la méritocratie inégalée et au rôle d'ampleur mondiale de l'hexagone. Influences: Hobbes, Louis XIV, Pascal, Napoléon Ier, Maurras, De Gaulle, A. Camus...

Commentaires

  1. Maxime GAUTIER

    1 avril 2014 at 18 h 53 min

    La démocratie est une erreur fondamentale. Elle sera un échec, un échec pour toutes les Civilisations qui s’en réclament.
    Elle repose sur le nombre, qui ne peut représenter une élite par le nombre, surtout dans un monde où tout ce qui est vivant et qui veut le rester, repose sur la prédation. Rien à ajouter
    .

    Répondre

  2. Carbriand Jérôme

    1 avril 2014 at 19 h 47 min

    Je crois que Guénon vous répondra mieux que moi, ce texte est tiré de la crise du monde moderne.
    Amitiés
    .

    « Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l’opinion », et cette expression est tout à fait juste, bien qu’il faille dire, d’ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour obtenir ce résultat. Cette dernière remarque donne sans doute la raison pour laquelle l’incompétence des politiciens les plus « en vue » semble n’avoir qu’une importance très relative ; mais, comme il ne s’agit pas ici de démonter les rouages de ce qu’on pourrait appeler la « machine à gouverner », nous nous bornerons à signaler que cette incompétence même offre l’avantage d’entretenir l’illusion dont nous venons de parler : c’est seulement dans ces conditions, en effet, que les politiciens en question peuvent apparaître comme l’émanation de la majorité, étant ainsi à son image, car la majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son avis, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est incomparablement plus grand que celui des hommes qui sont capables de se prononcer en parfaite connaissance de cause.

    Ceci nous amène immédiatement à dire en quoi l’idée que la majorité doit faire la loi est essentiellement erronée, car, même si cette idée, par la force des choses, est surtout théorique et ne peut correspondre à une réalité effective, il reste pourtant à expliquer comment elle a pu s’implanter dans l’esprit moderne, quelles sont les tendances de celui-ci auxquelles elle correspond et qu’elle satisfait au moins en apparence. Le défaut le plus visible, c’est celui-là même que nous indiquions à l’instant : l’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple ; on pourrait faire intervenir à ce propos certaines observations de « psychologie collective », et rappeler notamment ce fait assez connu que, dans une foule, l’ensemble des réactions mentales qui se produisent entre les individus composants aboutit à la formation d’une sorte de résultante qui est, non pas même au niveau de la moyenne, mais à celui des éléments les plus inférieurs. Il y aurait lieu aussi de faire remarquer, d’autre part, comment certains philosophes modernes ont voulu transporter dans l’ordre intellectuel la théorie « démocratique » qui fait prévaloir l’avis de la majorité, en faisant de ce qu’ils appellent le « consentement universel » un prétendu « critérium de la vérité » : en supposant même qu’il y ait effectivement une question sur laquelle tous les hommes soient d’accord, cet accord ne prouverait rien par lui-même ; mais, en outre, si cette unanimité existait vraiment, ce qui est d’autant plus douteux qu’il y a toujours beaucoup d’hommes qui n’ont aucune opinion sur une question quelconque et qui ne se la sont même jamais posée, il serait en tout cas impossible de la constater en fait, de sorte que ce qu’on invoque en faveur d’une opinion et comme signe de sa vérité se réduit à n’être que le consentement du plus grand nombre, et encore en se bornant à un milieu forcément très limité dans l’espace et dans le temps. Dans ce domaine, il apparaît encore plus clairement que la théorie manque de base, parce qu’il est plus facile de s’y soustraire à l’influence du sentiment, qui au contraire entre en jeu presque inévitablement lorsqu’il s’agit du domaine politique ; et c’est cette influence qui est un des principaux obstacles à la compréhension de certaines choses, même chez ceux qui auraient par ailleurs une capacité intellectuelle très largement suffisante pour parvenir sans peine à cette compréhension ; les impulsions émotives empêchent la réflexion, et c’est une des plus vulgaires habiletés de la politique que celle qui consiste à tirer parti de cette incompatibilité. »

    source http://www.lebreviairedespatriotes.fr/01/04/2014/politique/la-democratie-veritable-un-defi-lance-aux-hommes/

  1. Maxime GAUTIER

    1 avril 2014 at 18 h 53 min

    La démocratie est une erreur fondamentale. Elle sera un échec, un échec pour toutes les Civilisations qui s’en réclament.
    Elle repose sur le nombre, qui ne peut représenter une élite par le nombre, surtout dans un monde où tout ce qui est vivant et qui veut le rester, repose sur la prédation. Rien à ajouter.

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  2. Carbriand Jérôme

    1 avril 2014 at 19 h 47 min

    Je crois que Guénon vous répondra mieux que moi, ce texte est tiré de la crise du monde moderne.
    Amitiés.

    « Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l’opinion », et cette expression est tout à fait juste, bien qu’il faille dire, d’ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour obtenir ce résultat. Cette dernière remarque donne sans doute la raison pour laquelle l’incompétence des politiciens les plus « en vue » semble n’avoir qu’une importance très relative ; mais, comme il ne s’agit pas ici de démonter les rouages de ce qu’on pourrait appeler la « machine à gouverner », nous nous bornerons à signaler que cette incompétence même offre l’avantage d’entretenir l’illusion dont nous venons de parler : c’est seulement dans ces conditions, en effet, que les politiciens en question peuvent apparaître comme l’émanation de la majorité, étant ainsi à son image, car la majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son avis, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est incomparablement plus grand que celui des hommes qui sont capables de se prononcer en parfaite connaissance de cause.

    Ceci nous amène immédiatement à dire en quoi l’idée que la majorité doit faire la loi est essentiellement erronée, car, même si cette idée, par la force des choses, est surtout théorique et ne peut correspondre à une réalité effective, il reste pourtant à expliquer comment elle a pu s’implanter dans l’esprit moderne, quelles sont les tendances de celui-ci auxquelles elle correspond et qu’elle satisfait au moins en apparence. Le défaut le plus visible, c’est celui-là même que nous indiquions à l’instant : l’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple ; on pourrait faire intervenir à ce propos certaines observations de « psychologie collective », et rappeler notamment ce fait assez connu que, dans une foule, l’ensemble des réactions mentales qui se produisent entre les individus composants aboutit à la formation d’une sorte de résultante qui est, non pas même au niveau de la moyenne, mais à celui des éléments les plus inférieurs. Il y aurait lieu aussi de faire remarquer, d’autre part, comment certains philosophes modernes ont voulu transporter dans l’ordre intellectuel la théorie « démocratique » qui fait prévaloir l’avis de la majorité, en faisant de ce qu’ils appellent le « consentement universel » un prétendu « critérium de la vérité » : en supposant même qu’il y ait effectivement une question sur laquelle tous les hommes soient d’accord, cet accord ne prouverait rien par lui-même ; mais, en outre, si cette unanimité existait vraiment, ce qui est d’autant plus douteux qu’il y a toujours beaucoup d’hommes qui n’ont aucune opinion sur une question quelconque et qui ne se la sont même jamais posée, il serait en tout cas impossible de la constater en fait, de sorte que ce qu’on invoque en faveur d’une opinion et comme signe de sa vérité se réduit à n’être que le consentement du plus grand nombre, et encore en se bornant à un milieu forcément très limité dans l’espace et dans le temps. Dans ce domaine, il apparaît encore plus clairement que la théorie manque de base, parce qu’il est plus facile de s’y soustraire à l’influence du sentiment, qui au contraire entre en jeu presque inévitablement lorsqu’il s’agit du domaine politique ; et c’est cette influence qui est un des principaux obstacles à la compréhension de certaines choses, même chez ceux qui auraient par ailleurs une capacité intellectuelle très largement suffisante pour parvenir sans peine à cette compréhension ; les impulsions émotives empêchent la réflexion, et c’est une des plus vulgaires habiletés de la politique que celle qui consiste à tirer parti de cette incompatibilité. »

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:38

Le 2 avril 2014

En ce début de semaine post-Bérézina, pour la gauche de la gauche, l’addition est plutôt salée.

Si Marie-Noëlle Lienemann pique une grosse colère, ce n’est rien à côté de celle de Mélenchon ! Est-ce une surprise ?

Non, car après l’humiliation des urnes, le locataire de l’Élysée vient en effet de nommer le ministre… le moins à gauche qui soit, lequel culminait à peine à 6 % lors des primaires socialistes.

Manuel Valls, dit « El Blanco », s’installe à Matignon : un véritable bras d’honneur pour les socialistes à l’ancienne qui ne comprennent toujours pas qu’ils se sont trompés de séance.

Le nouveau film est en version sous-titrée bruxelloise, et à la place de la comédie attendue, c’est un film noir qui défile sur le grand écran de la mondialisation. L’âpre goût de la réalité, sans doute. Au fond de la salle, les cierges allumés lors du discours du Bourget sont éteints : ils se sont pris un seau d’eau sur la mèche… Il n’y a jamais eu de combat contre la finance, il n’y a jamais eu de « Moi Président ». Il n’y a jamais eu de président.

Cette fois-ci, le figurant Hollande a dit « On ne joue plus ». Certains ont mis deux ans à comprendre !

Poison d’avril… Alors forcément, pour Jean-Luc Mélenchon, le compte n’y est plus. Mal rasé, le regard vague d’après-cuite, le tribun avait lundi soir la mine d’un Ramon Zarate à qui Tintin aurait confisqué les couteaux.

Armé de sa seule mais fidèle cravate rouge sang, celui-là même qui avait appelé à voter Hollande en 2012 lui a pourtant déclaré la guerre ce lundi soir.

C’est tout juste si les orgues de Staline n’allaient pas pointer leurs museaux à l’orée du bois démocratique.

Selon Merluche, le président « montre qu’il n’a rien compris au message adressé par les Français. Il nomme comme Premier ministre le plus grand commun diviseur de la gauche [...]. À un désastre électoral, François Hollande ajoute un suicide politique. »

Si le Front de gauche est une armée mexicaine à la dérive, cela n’empêche pas son Alcazar d’appeler à la révolte le 12 avril prochain. Cette manif s’appuiera« sur un arc de forces et d’associations extrêmement large sur le thème “trop c’est trop”. Il est temps pour nous d’affirmer un ras-le-bol de gauche, donc il y aura une immense marche de protestation car il faut prendre à bras-le-corps le problème que pose un gouvernement de gauche qui fait une politique de droite. » Les écolos seront les bienvenus, précise-t-il.

Néanmoins, n’est-ce pas un peu tard ? Avec le matador anti-quenelle, le pouvoir va s’enfoncer un peu plus dans cette voie sans issue de l’austérité commandée par l’Union européenne.

Quand la gauche est laminée jusqu’au plus profond d’elle-même, la droite se retient d’applaudir le caudillo de fête foraine.

Maintenant se dresse le mur des européennes.

Mélenchon aurait pu s’en réjouir, mais il n’a pas le cœur à ça.

Et pour cause : le FN va rafler la mise à sa place.

Joris Karl

Journaliste.

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/valls-matignon-poison-davril-pour-melenchon,55187?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=2615a88401-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-2615a88401-30403221&mc_cid=2615a88401&mc_eid=35158644a0

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:14

Un colloque organisé par l’IGP (l’Institut Géopolitique des populations)
le jeudi 3 avril 2014 de 9h à 18h
à la salle Asiem, 6 rue Albert de Lapparent Paris 75
007.

Programme

Matin

Présidence : Philippe Millau

HEC, Chef d’Entreprise, ancien président de la Commission du développement économique et de l’emploi de la Région Ile-de-France

9h00 - 9h15 : Introduction

Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations

9h15 - 9h30 : Ouverture

Jacques Bompard, député-maire d’Orange*

9h30 - 10h15 : Les flux migratoires

Jean Paul Gourevitch, expert et essayiste

10h15 - 11h00 : Pourquoi les migrants émigrent-ils ?

André Posokhow, spécialiste de l’Afrique

11h00 - 11h45 : Le roman noir des demandeurs d’asile. La fiction au service du rêve

Philippe Randa, écrivain, éditeur et chroniqueur

11h45 - 12h30 : Les coûts de l’immigration humanitaire et des demandeurs d’asile - Débats

Yves-Marie Laulan, économiste et démographe

Après-midi

Présidence : Guy Vidal, ancien haut fonctionnaire

14h30 - 15h15 : Les mécanismes de l’immigration humanitaires

Françoise Monestier, chercheur en sciences sociales

15h15 - 16h00 : L’immigration clandestine, un danger pour l’équilibre de nos sociétés

André Pertuzio, ancien conseiller auprès de la Banque mondiale

16h00 - 16h45 : Que faudrait-il faire ?

Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia

16h45 - 18h00 : Débats.

18h00 : Conclusions : les perspectives à long terme
Yves-Marie Laulan, président, Institut de Géopolitique des Populations

* Sous réserve de confirmation.

Les Actes du colloque feront, comme d’habitude, l’objet d’une publication dans la revue de l’Institut de Géopolitique des Populations.

Participation aux frais : 10 € (5 € pour les étudiants)

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:32

Le 27 mars 2014

Ce n’est pour le moment qu’une «rumeur ».

Mais vous avez remarqué, ces derniers temps, comme les « rumeurs » portent la poisse au gouvernement.

Et Christiane Taubira, puisque c’est elle dont il s’agit, aurait intérêt à tordre rapidement le cou à celle-ci… avant que, de « rumeur », elle ne se mue en grosse farce nationale.

Christiane Taubira est-elle, oui ou non, titulaire d’un doctorat d’économie et d’un doctorat d’ethnologie, comme on le lit de façon récurrente dans les journaux, et surtout comme l’a affirmé David Pujadas dans une petite notice biographique en préambule de l’émission « Des paroles et des actes », devant l’intéressée et sans que celle-ci ne sourcille ?

Philippe Bilger, que l’on ne présente plus sur Boulevard Voltaire, évoque le sujet dans son dernier livre Contre la justice laxiste aux Éditions l’Archipel, écrivant au sujet du doctorat d’économie (obtenu, selon un CV du ministre, à Paris II Assas), avec la précision et la sage prudence qu’on lui connaît : « Les recherches à ce sujet sur le site des thèses et au bureau des doctorats n’en confirment pas l’existence. » Allons, bon !

Sur les réseaux sociaux et dans la presse, le doute enfle, les langues vont bon train.

Il se dit même qu’à la faculté de droit de Guadeloupe, en 2004, Christiane Taubira n’aurait pu être maître de conférences, comme elle le briguait, faute d’avoir pu finalement produire les diplômes ad hoc… Vrai ou faux ?

On attend le « choc de clarification ».

Si tout cela est infondé et relève de la médisance, il faut que Christiane Taubira frappe du poing sur la table.

Et qu’elle ne prétende pas, cette fois, avoir été « imprécise » (Pujadas a dit « doctorat » ? Elle aurait mis sa main au feu que c’était « troisième cycle » !), qu’elle s’est « trompée de date » (on ne va pas, non plus, l’enquiquiner avec des histoires de calendrier ?

Il s’agit évidemment d’un doctorat qu’on ne peut pas retrouver, vous êtes drôle, puisqu’il n’a pas encore été passé : elle s’y attellera dès qu’elle ne sera plus ministre, autant dire très bientôt, ça l’occupera.

A confondu 2018 et 1978, peut-être pas très grave, si ?), ou qu’elle ne brandisse pas sur un plateau de télévision en lieu et place dudit document son BEPC brillamment réussi en 1966, un bougre de journaliste plus vicieux que les autres serait capable de zoomer.

Et qu’est-ce que cela peut bien changer ? Bardée ou non de diplômes, elle reste le même ministre et, du reste, avec ou sans doctorat, Philippe Bilger – en dépit de leurs profonds désaccords – a toujours rendu hommage à sa grande intelligence.

Cela ne change certes pas la dame, mais le regard que portent sur elle les Français.

Qui commencent à atteindre leurs limites de tolérance en matière de boniment gouvernemental : la première fois (Cahuzac), ça allait encore, la deuxième fois (les écoutes), ils ont eu une poussée d’urticaire, une troisième fois, ce serait le choc anaphylactique. Qui vole un œuf vole un bœuf, qui ment sur un doctorat ment sur une affaire d’État.

En 2011, en Allemagne, le baron von und zu Guttenberg, ministre de la Défense d’Angela Merkel, avait dû démissionner à la suite d’un scandale lié à un prétendu doctorat. On l’avait surnommé le « baron von und zu Googleberg », ou « baron du copier-coller ».

Sa thèse s’était révélée être un vaste plagiat, et son doctorat un diplôme de complaisance.

Une humiliation qui sera peut-être évitée à Christiane Taubira. Si elle met un point final à la rumeur en produisant les diplômes litigieux… ou si, remaniement oblige, elle part la tête haute.

Il y en a peut-être au moins une qui se réjouit secrètement des résultats des dernières municipales.

Gabrielle Cluzel

Ecrivain, journaliste

source : http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/ne-parle-plus-que-de-cela-les-doctorats-de-christiane-taubira,54716?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5ad4ff5955-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5ad4ff5955-30403221&mc_cid=5ad4ff5955&mc_eid=35158644a0

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:27

Entretien avec Alain de

Benoist

Au-delà de la droite et de la

gauche : le FN, dernier parti

gaulliste ?

Le 27 mars 2014

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Ces temps derniers, les médias évoquent souvent la « droitisation » de la vie politique française. Diagnostic pertinent ?

Tout dépend de quoi l’on parle.

La « droitisation » n’a absolument pas le même sens selon que l’on entend par là une radicalisation politique de la droite classique, un supposé glissement de la majorité des opinions vers la droite (ce qui impliquerait un déplacement de l’axe médian du débat politique) ou une évolution générale de la société – PS compris – vers une sorte de consensus libéral regardé naguère comme droitier (auquel cas, c’est l’offre politique de la gauche qui se serait elle-même déplacée, cette gauche devenue sociale-libérale s’étant ralliée au système du marché et au consumérisme bobo).

Parle-t-on d’une « droitisation » résultant de l’offre politique ou d’une demande de l’électorat ? Tant que l’on n’a pas répondu à ces questions, parler de « droitisation » n’est que du bavardage.

La question posée implique par ailleurs qu’il y ait une droite et une gauche dont la définition puisse faire l’objet d’un consensus.

Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui, non seulement parce qu’il y a toujours des droites très différentes (libérale, conservatrice, républicaine, contre-révolutionnaire, etc.) et des gauches très différentes, mais aussi parce qu’on assiste depuis trente ans à une instabilité grandissante des critères déterminants du clivage droite-gauche.

Dès lors que l’on assiste à une redéfinition ou à une transformation en profondeur des notions traditionnelles de droite et de gauche, il est difficile d’affirmer que l’une de ces catégories l’emporte sur l’autre.

Ce que les sondages traduisent en fait le plus, c’est que la plupart des gens pensent que les notions de « droite » et de « gauche » ne veulent plus rien dire…

Il y a des raisons à cela. À date récente, on a vu se diffuser « à droite » des thèmes comme la critique de l’individualisme, l’appel aux garde-fous sociaux, voire le souci d’une véritable « écologie humaine », qui se situaient autrefois plutôt « à gauche ».

S’y ajoutent un certain refus du laisser-faire en matière économique et un soutien plus prononcé à des interventions de l’État permettant d’encadrer le marché.

La critique de la PMA et de la GPA, par exemple, traduit une inquiétude face à l’envahissement de la logique ultra-libérale qui tend à transformer le vivant lui-même en marchandise.

Cet appel à une maîtrise politique de l’économie est « à droite » un fait nouveau.

Les sondages montrent qu’aujourd’hui, les électeurs de droite sont plus favorables à l’intervention de l’État dans l’économie que ne l’était l’électorat de gauche en 1988 !

Surtout en période de crise, la demande d’autorité d’un État fort et protecteur traverse les clivages partisans.

Les sondages révèlent aussi une forte réévaluation positive des valeurs d’ordre, de tradition et d’autorité, ainsi qu’une montée des opinions critiques en matière d’immigration et de sécurité.

Mais s’agit-il là vraiment de valeurs « de droite » ? Culturellement, les classes populaires ont toujours été conservatrices, même quand elles votaient à gauche (dans les années 1950, c’est le Parti communiste qui stigmatisait la contraception comme un « vice bourgeois » !).

Ce qui est exact, en revanche, c’est qu’on constate aujourd’hui « à droite » une prise de conscience des enjeux culturels qui était naguère inexistante.

Il n’y a jamais eu autant de différences sur les questions culturelles entre la « droite » et la « gauche » que depuis la fin des années 1990.

Dans le même temps, d’autres autorités morales évoquent la « lepénisation des esprits ». Langue de bois ou langue de pute ?

La poussée du FN, tant dans les sondages qu’aux élections, est interprétée par la doxa dominante comme une preuve de « droitisation ».

Comme on constate parallèlement une porosité grandissante de la frontière séparant jusqu’ici le FN et l’UMP, on accuse cette dernière de se « droitiser » pour se calquer sur l’évolution de l’électorat.

Or, le FN refuse de se situer par rapport au clivage droite-gauche et il ne fait pas de doute que c’est son programme économique et social « de gauche » qui rallie vers lui nombre d’anciens électeurs du PS et du PC.

Le succès du FN pourrait même être interprété comme la preuve d’une « gauchisation » de l’opinion face aux problèmes économiques et sociaux : refus du creusement des inégalités, rejet des dégâts sociaux de la logique libérale et de la dogmatique du libre-échange qui a abouti à la mondialisation.

La force de Marine Le Pen est de surfer à la fois sur la « droitisation » et sur cette « gauchisation », à la façon dont le gaullisme, en son temps, s’était employé à concilier aspiration nationale et aspiration sociale.

C’est ce qui en fait le parti du moment.

Mais ici, c’est moins sur la « droitisation » qu’il faudrait insister que sur le divorce entre la gauche et les classes populaires.

Il y a trente ans, les cadres votaient surtout à droite et les ouvriers surtout à gauche. Depuis 2007, c’est l’inverse. Les ouvriers restent aujourd’hui conservateurs en matière culturelle et antilibéraux en matière économique, tandis que les cadres sont devenus à la fois partisans du libéralisme économique et du libéralisme « sociétal ».

Si Jean-François Copé et ses pains au chocolat incarnent la « droitisation », et si François Hollande et sa détestation des « riches » sont la gauche, que reste-t-il à l’homme de bon sens ?

Il lui reste d’abord à comprendre qu’il n’y a pas que les « Français de souche » pour aimer le pain au chocolat, ensuite que François Hollande, depuis son arrivée au pouvoir, n’a pas cessé de servir la soupe à ces « riches » qu’il disait détester.

L’essentiel est que la « droite » a pris le dessus en matière d’imaginaire collectif parce que la gauche au pouvoir a renoncé à son programme social et qu’elle se retrouve aujourd’hui complètement désarmée face aux exigences populaires.

N’ayant plus rien à proposer, ayant perdu toute consistance idéologique, elle devient inaudible.

D’autant que le rêve européen, que Mitterrand avait vendu au PS comme substitut à la construction du socialisme, a maintenant viré au cauchemar.

Jean-François Kahn remarquait récemment que « la sociale-démocratie a contribué à inculquer le sentiment que rien n’est plus possible […] au moment même où les gens aspirent à un changement profond du modèle de société ».

Autrement dit, l’espoir a changé de camp.

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/au-dela-de-la-droite-de-la-gauche-le-fn-dernier-parti-gaulliste,54594?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=5ad4ff5955-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-5ad4ff5955-30403221&mc_cid=5ad4ff5955&mc_eid=35158644a0

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:21

e Point.fr - Publié le 27/03/2014 à 12:22 - Modifié le 27/03/2014 à 12:34

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Municipales : les champions de la fraude électorale

Achat de votes, trucage des urnes... Retour sur des condamnations d'élus, prêts à tout pour briguer la mairie qu'ils convoitent. Florilège.

Achat de vote, magouilles électorales, petits arrangements entre concurrents...

Ces élus, qui voulaient briguer une mairie, et qui ont finalement été condamnés par la justice

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Par MARC LEPLONGEON

À droite comme à gauche, certains candidats se laissent parfois dévorer par leurs ambitions - au détriment de la légalité.

Clientélisme pour les uns, fausses procurations pour les autres... Des politiques véreux sont prêts à tout pour remporter le scrutin. Certains, bien connus, sont allés jusqu'à acheter leurs voix.

Quand d'autres se sont tout bonnement contentés de créer des listings d'électeurs fictifs.

Dans le livre Délits d'élus, publié aux éditions Max Milo, Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot ont dressé un long inventaire des magouilles d'élus en tout genre. Les archives judiciaires font le reste. Palmarès.

Des bulletins de vote plein les chaussettes

En 2008, lors des élections municipales, des bulletins de vote sont retrouvés dans les poches et les chaussettes du président d'un des bureaux de vote de Perpignan.

L'homme n'est autre que le frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan jusqu'en 2009 et président de la communauté d'agglomération. Il sera surpris une "deuxième fois en pleine tentative de faire disparaître des enveloppes contenant des bulletins de vote" d'une autre liste, explique le Conseil d'État. Le 7 octobre 2008, le tribunal administratif de Montpellier invalide les élections municipales. Jean-Paul Alduy est finalement réélu l'année suivante, avant d'abandonner son mandat pour se consacrer à ses autres activités politiques.

Anecdote amusante : lors du procès, un des mis en examen avait déclaré pour sa défense : "Si j'avais voulu frauder, j'aurais pris un vêtement avec des poches adéquates."

Des procurations à tout-va

En 2008, Jean Barull, maire du Passage d'Agen depuis 1995, risque de laisser sa casquette de maire sur son bureau.

Au terme d'une campagne acharnée, l'élu finit par l'emporter par 108 voix d'avance, avant d'être accusé de fraude électorale par son adversaire.

De fausses procurations avaient en réalité été fabriquées ou signées en blanc par l'équipe de campagne du maire. Jean Barull a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de ses droits civiques. Il s'est pourvu en cassation qui a confirmé sa peine.

Le bidonnage des listes électorales

En matière de fraude électorale, Jean Tibéri, le sulfureux maire du Ve arrondissement de Paris, est certainement le nom qui revient le plus souvent.

L'élu a été condamné en 2013 en appel à dix mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour atteinte à la sincérité du scrutin. Jean Tiberi était accusé d'avoir inscrit des proches, des militants de son parti et des personnes n'habitant pas le 5e arrondissement sur les listes électorales

. C'est en 1997, au moment des élections législatives, que le Canard enchaîné avait publié un article affirmant qu'en échange de fausses domiciliations, les Parisiens approchés par Tiberi s'étaient vu promettre des places de crèche ou de logements sociaux. Jean Tibéri s'est pourvu en cassation. Pour les élections 2014, le fils de Jean Tiberi a présenté sans succès une liste dissidente contre celle de l'UMP Florence Berthout.

En matière de fraude électorale, mentions spéciales à Jack-Yves Bohbot, ancien premier adjoint de IIIe arrondissement de Paris qui "pratiquait le même sport que celui du 5e : le recrutement massif d'électeurs", selon les auteurs de Délits d'élus. Il a été condamné en 2006 à 12 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende. Tout comme Philippe Dominati, conseiller de Paris, condamné à six mois de prison avec sursis, ou encore Anne-Marie Affret, condamnée à 8 mois de prison avec sursis.

Des subventions pour faire l'ordre dans les quartiers

Sylvie Andrieux, députée sans étiquette depuis son éviction du PS et conseillère communautaire de Marseille, savait se faire respecter dans les quartiers nord de Marseille.

L'élue a été condamnée en 2013 à 3 ans de prison dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Sylvie Andrieux était accusée d'avoir détourné des fonds publics pour arroser en subventions de fausses associations marseillaises. Une manoeuvre électoraliste qui lui permettait d'obtenir du monde dans ses meetings, le calme lors de ses déplacements et, bien sûr, un réservoir de voix.

Elle a fait appel de cette condamnation, affirmant qu'elle n'était pas l'organisatrice de ce détournement de fonds.

Quand Hoarau graissait la patte de ses adversaires

Claude Hoarau, candidat à la mairie de Saint-Louis à la Réunion en 2008, s'est vu annuler son élection par le tribunal administratif. Le politique s'était engagé, en échange de voix, à embaucher plusieurs proches de ses concurrents.

Et puisque les deux hommes font les choses dans les règles de l'art, le tout avait été "formalisé par écrit et dûment signé par les deux parties". Un document qui tombera entre les mains de la justice. 5 ans d'inéligibilité, 4 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende pour discrimination à l'embauche et prise illégale d'intérêt contre le maire déchu. Claude Hoarau s'est pourvu en cassation et a été débouté.

Si c'est pas moi, ce sera ma femme

Le maire du Barcarès n'est pas du genre à renoncer à sa commune. En 1999, Alain Ferrand est condamné pour abus de biens sociaux et prise illégale d'intérêts dans une sombre histoire de gestion de casinos.

L'élu écope de 3 ans de prison avec sursis, 300 000 francs d'amende, et bien sûr, une peine d'inéligibilité de 3 ans. Il doit donc quitter la mairie et lègue le flambeau à sa femme. Alain Ferrand est présent partout aux côtés de sa femme qui restera à la tête de la mairie 12 ans de suite.

Puis, elle est elle-même déclarée inéligible. Alain Ferrand se représente donc et est élu dès le premier tour avec près de 53 % des voix. C'est ce qu'on appelle un couple qui marche.

La voiture de fonction devient une voiture personnelle

Mesdames et messieurs les candidats, si d'aventure vous perdiez les élections au second tour des municipales 2014, que l'idée ne vous prenne pas d'embarquer avec vous la voiture de fonction de la mairie.

En 2008, Michel Duhau, maire de Vaujours, s'incline devant son adversaire. L'élu partira avec la Laguna de service. Il explique au Parisien dans son édition du 21 mars 2009 : "C'était ma voiture, j'ai vécu trois ou quatre ans avec elle, je ne voulais pas voir un de ces élus rouler dedans." "Il vend donc le véhicule à un prête-nom avant de le lui racheter un mois plus tard", écrivent Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot.

Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à 15 000 euros de dommages et intérêts à verser à la commune.

Source et publication: http://www.lepoint.fr/municipales-2014/municipales-les-champions-de-la-fraude-electorale-27-03-2014-1806231_1966.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140327

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:18

Dans les semaines qui viennent, un remaniement ministériel va être annoncé. Rue de Grenelle, Vincent Peillon est en train de faire ses cartons.

Regardons les dossiers qu'il laisse sur son bureau à l'intention de son successeur (Mme Ségolène Royal, à ce qu'il paraît).

Alors que 20 à 25% des élèves arrivent en 6ème avec des difficultés sévères en lecture, qu'a fait Vincent Peillon pour recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux ?

Il a courageusement réformé les rythmes scolaires : désormais, nos enfants se rendent à l'école pour y assister à des ateliers relaxation, slam ou scoubidous, quand ce n'est pas la dame de la cantine qui est chargée de leur faire écouter un disque. Coût de ce délire : 900 millions d'euros par an, dont plus de la moitié à la charge des collectivités locales. Lesquelles, faute de moyens, se tournent vers les parents. Il y aurait matière à rire, si ce n’était pas à pleurer. Mais le prochain ministre pourra construire sur des bases solides : qu’on se le dise, l’école est “refondée”.

Alors qu'un professeur certifié, après un bac +5, commence sa carrière en étant payé à peine au-dessus du SMIC, qu'a fait Vincent Peillon pour revaloriser le statut des enseignants ?

Il a gelé leur rémunération, et suivant l’adage "plus on est de miséreux, plus on rit", il a recruté plus de 20 000 professeurs supplémentaires. Pour honorer la promesse de campagne du candidat François Hollande, le prochain ministre devra en recruter encore 35 000. On se demande bien où il va aller les trouver : lors du dernier concours ouvert en mathématiques (CAPES 2013), on a à peine pu recruter 865 candidats, pour 1210 postes offerts.

Alors que 27% des enfants au collège se font frapper par d’autres élèves, que 38% s’y rendent la peur au ventre, qu'a fait Vincent Peillon pour lutter contre la violence endémique dans les établissements scolaires ?

Il a créé un observatoire. Lequel se porte très bien, merci.

Alors que, tous les ans, au moins 100 000 garçons et 50 000 filles quittent le système scolaire sans aucun diplôme, qu’a fait Vincent Peillon ?

Il a lancé les soi-disant "ABCD de l’égalité" : ce dispositif idéologique, issu de recherches féministes sur le concept de "genre", vise à rééquilibrer les pratiques pédagogiques... en faveur des filles, alors que celles-ci connaissent moitié moins l’échec scolaire que les garçons ! Si vous ne l’avez pas encore fait, n’oubliez pas de signer notre pétition contre ce programme aberrant.

Si on apprenait encore l’histoire de France à l’école, que faudrait-il retenir de Vincent Peillon ?

Vincent Peillon est le grand ministre qui a scellé des partenariats entre les écoles et les fonds régionaux d'art contemporain, pour exposer des œuvres dans les établissements scolaires. Lors du lancement de ce plan culturel audacieux, la statue choisie représentait un diable décoré de motifs francs-maçons.

Devons-nous laisser les clés de notre école à de tels forcenés ?

Si vous pensez que non, une seule solution : soutenez SOS Éducation !

Antoine Blondel

Responsable des relations Parents-Professeurs

SOS Éducation

Dans les semaines qui viennent, un remaniement ministériel va être annoncé. Rue de Grenelle, Vincent Peillon est en train de faire ses cartons.

Regardons les dossiers qu'il laisse sur son bureau à l'intention de son successeur (Mme Ségolène Royal, à ce qu'il paraît).

Alors que 20 à 25% des élèves arrivent en 6ème avec des difficultés sévères en lecture, qu'a fait Vincent Peillon pour recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux ?

Il a courageusement réformé les rythmes scolaires : désormais, nos enfants se rendent à l'école pour y assister à des ateliers relaxation, slam ou scoubidous, quand ce n'est pas la dame de la cantine qui est chargée de leur faire écouter un disque. Coût de ce délire : 900 millions d'euros par an, dont plus de la moitié à la charge des collectivités locales. Lesquelles, faute de moyens, se tournent vers les parents. Il y aurait matière à rire, si ce n’était pas à pleurer. Mais le prochain ministre pourra construire sur des bases solides : qu’on se le dise, l’école est “refondée”.

Alors qu'un professeur certifié, après un bac +5, commence sa carrière en étant payé à peine au-dessus du SMIC, qu'a fait Vincent Peillon pour revaloriser le statut des enseignants ?

Il a gelé leur rémunération, et suivant l’adage "plus on est de miséreux, plus on rit", il a recruté plus de 20 000 professeurs supplémentaires. Pour honorer la promesse de campagne du candidat François Hollande, le prochain ministre devra en recruter encore 35 000. On se demande bien où il va aller les trouver : lors du dernier concours ouvert en mathématiques (CAPES 2013), on a à peine pu recruter 865 candidats, pour 1210 postes offerts.

Alors que 27% des enfants au collège se font frapper par d’autres élèves, que 38% s’y rendent la peur au ventre, qu'a fait Vincent Peillon pour lutter contre la violence endémique dans les établissements scolaires ?

Il a créé un observatoire. Lequel se porte très bien, merci.

Alors que, tous les ans, au moins 100 000 garçons et 50 000 filles quittent le système scolaire sans aucun diplôme, qu’a fait Vincent Peillon ?

Il a lancé les soi-disant "ABCD de l’égalité" : ce dispositif idéologique, issu de recherches féministes sur le concept de "genre", vise à rééquilibrer les pratiques pédagogiques... en faveur des filles, alors que celles-ci connaissent moitié moins l’échec scolaire que les garçons ! Si vous ne l’avez pas encore fait, n’oubliez pas de signer notre pétition contre ce programme aberrant.

Si on apprenait encore l’histoire de France à l’école, que faudrait-il retenir de Vincent Peillon ?

Vincent Peillon est le grand ministre qui a scellé des partenariats entre les écoles et les fonds régionaux d'art contemporain, pour exposer des œuvres dans les établissements scolaires. Lors du lancement de ce plan culturel audacieux, la statue choisie représentait un diable décoré de motifs francs-maçons.

Devons-nous laisser les clés de notre école à de tels forcenés ?

Si vous pensez que non, une seule solution : soutenez SOS Éducation !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:08

Vendredi 28 mars 2014

Un document remis à l’Elysée préconise une cure d’austérité aux communes, aux départements et aux régions

Un document remis tout début mars à l’Elysée préconise une cure d’austérité aux communes, aux départements et aux régions.

Au risque d’une mise sous tutelle. Explosif !

Les pères de la décentralisation devraient se retourner dans leur tombe.

Le rapport — d’étape, au stade actuel — a été remis en toute discrétion le 3 mars à l’Elysée. Sous l’appellation volontairement technocratique « Pour une maîtrise collective des dépenses publiques », il dissimule en fait une petite bombe politique qui risque, si ses conclusions sont retenues par le président de la République, d’entraîner un bouleversement radical du fonctionnement des communes, des départements et des régions ainsi que leur relation avec l’Etat.

Le contexte est sans surprise : pour casser la spirale infernale de notre endettement, le gouvernement, pressé par Bruxelles, est à la recherche de 50 Mds€ d’économies d’ici à 2017.

Un effort à partager entre l’Etat, la Sécurité sociale et les administrations locales.

Toucher au pouvoir des élus, un jeu dangereux

Les propositions évoquées dans le rapport sont sans précédent. Elles enferment les collectivités dans un double carcan.

Tout d’abord, un gel en valeur de leurs dépenses jusqu’en 2017, ce qui signifie (compte tenu de l’inflation) une baisse de leurs interventions. Du jamais-vu ! Et de l’explosif puisque le personnel, les investissements et surtout certaines aides sociales, tout sera passé au rabot.

Encore plus inédit, si l’engagement n’est pas respecté, les maires, notamment, perdront toute maîtrise de leur budget, ils se verront interdire toute augmentation des impôts locaux et seront mis sous tutelle de l’Etat.

« Ce serait une attaque en règle, réagit vivement un élu local.

Car la nature même de la décentralisation serait altérée et la Constitution bafouée. »

Pas de doute, en effet, que l’entrée en vigueur de telles dispositions nécessiterait une révision constitutionnelle.

Source et fin de l’article: Le Parisien

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