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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 14:52

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En France ou en Belgique :
"VIVANT" EST UNE LISTE D'EXTREME-
DROITE !

Très actif dans le combat contre l'extrême-droite, le PCN, qui anime le Collectif antinazi RESISTANCE EUROPEENNE, dénonce la présence de militants d'extrême-droite sur la liste française de « VIVANT ».

« VIVANT » étant un mouvement d'origine belge.

En France, dans ses tracts électoraux et ses tribunes télévisées (notamment ce 9 juin sur France 2), la succursale française de « VIVANT » met en avant le CDCA, la « Confédération de Défense des Commerçants, Artisans, agriculteurs et professions libérales ».

Le CDCA est issu d’une scission du CID-UNATI, le grand syndicat poujadiste des années 70.

Ce syndicat poujadiste compte dans ses dirigeants des militants ouvertement néo-fascistes.

Parmi eux, Jean-Gilles MALLIARAKIS, qui fait partie de la direction et du Bureau national (vice-président national, délégué régional Ile de France) du CDCA (cfr « Quelques nouvelles de Troisième Voie », bulletin interne du 21 avril 1988).

Grand admirateur de MUSSOLINI, celui-ci est un pilier du néo-fascisme en France et en Europe et dirigeait dans les Années 80 « LA LIBRAIRIE FRANCAISE », une librairie et une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages antisémites et négationistes.

En 1991, la tendance de MALLIARKIS au CDCA se rapproche du « FRONT NATIONAL ».

Lors du dernier Congrès du FN à Strasbourg, MALLIARAKIS faisait partie des invités personnels de LE PEN.

Sans parler de ses activité dans l'Association « Idée Action » d'Alain Madelin.

Se voulant « la Voix des Sans-Parole », « VIVANT » est loin d'être une liste anodine avec son programme qui tourne essentiellement autour du revenu de base universel, baptisé « Win for life ».

BIEN LOIN D'ETRE NOVATEUR, LA SOURCE DU PROGRAMME DE VIVANT EST UN PARTI FASCISTE CANADIEN.

Et l'idée du revenu de base universel a été défendue dans les années 1960-80 par des piliers de l'Internationale brune.

L'idéologie qui inspire réellement « VIVANT » s'appelle le « Social-créditisme ».

Elle est née au sortir de la guerre de 1914-18 et se base sur les travaux du major britannique Clifford Hugh DOUGLAS, qui s'inspirait des expériences économiques du Dr SCHACHT en Allemagne (en 1933, ministre des finances du Reich hitlérien).

L'idée du « Social-créditisme » est d' « attribuer à chaque citoyen un revenu social »,« minimum vital garanti », « rattaché à la personne et non pas à l’emploi », censé « alimenter le pouvoir d'achat défaillant des consommateurs et des sans-travail ».

Ce programme exposé à maintes reprises entre 1919 et 1980 prévoit « le financement par une réforme monétaire », des« ajustements des prix » et des « taxes directes sur les biens de consommation » (c'est notamment la « réforme de la TVA » de « VIVANT »).

Cette idéologie insiste hypocritement sur la liberté individuelle : « le citoyen a droit à la liberté individuelle, c'est-à-dire la liberté de choisir ce qui lui semble bon », « le pouvoir exécutif, le gouvernement, sert le citoyen et n'existe que pour remplir cette tâche ».

Libéralisme outrancier, revenu de base, réforme fiscale : tout le programme soi-disant« visionnaire et novateur » de « VIVANT » est déjà exprimé là !

Tout cela pourrait rester sympathique ou anodin si l'on n'examine pas ceux qui vont porter cette idéologie pendant plusieurs décennies.

Le major DOUGLAS rencontre surtout un écho au Canada, où il prend notamment la parole en 1923 devant le « Comité parlementaire des Banques et du commerce » réuni à Ottawa.

C'est l'époque ou les Amériques du Nord et du Sud en pleine crise économique et sociale se livrent à des aventuriers populistes, ou le « Klu Klux Klan » américain rassemble des foules immenses et contrôle des Etats.

En 1933, un démagogue populiste, William ABERHART, premier ministre du gouvernement provincial de l'Alberta, adopte l'idéologie du « social-créditisme » et transforme son parti « Les fermiers unis » en « Crédit social », rapidement retombé politiquement (car l'utopie est inapplicable), mais qui inspirera plusieurs générations de militants néo-fascistes.

Car le ralliement au « social-créditisme » vise surtout à fournir une alternative à la « banque juive ».

En 1958, est fondé au Québec le « Rassemblemenf crédifiste » (transformé ensuite en « Parti du Crédit social ») au Québec par Réal CAOUETTE (grand admirateur de Hitler et Mussolini) et Louis EVEN, qui diffuse le mensuel « VERS DEMAIN ». Ce mouvement va établir la jonction avec les milieux néo-fascistes et néo-nazis européens. Des relations régulières sont entretenues avec le journal néonazi français « L'ACTION EUROPEENNE » de Pierre CLEMENTI(condamné à mort par contumace à la libération, cofondateur de la LVF qui combattit avec les nazis sur le Front de l'Est et se transformera en 1944 en division SS), pionnier du Négationisme, le « Nouvel Ordre Européen » du suisse AMAUDRUZ, pilier de l'Internationale brune, et en Belgique le journal néo-rexiste de Jean-Robert DEBBAUDT, « L'EUROPE REELLE ».

Le principal diffuseur de l'idéologie du « Crédit social » en Europe est par ailleurs un belge, Henri MOREAU, auteur notamment dans les Années 60 d'un « Précis de doctrine social-créditiste » (2eme édition à compte d'auteur, paris, 1982, d'où sont tirées les citations de notre communiqué), où l'on retrouve toutes les idées « visionnaires » de « VIVANT ».

Grand mutilé du Front de l'Est, Henri MOREAU est aussi un ancien SS, engagé volontaire avec DEGRELLE dans la « LEGION WALLONIE » et la division SS du même nom.

Voilà qui donne un autre éclairage aux idées de « VIVANT ».

Au-delà de son marketing clinquant et naïf, « VIVANT » n'est rien d'autre qu'une présentation parfois sympathique au premier abord de vieilles idées diffusées au sein de l'Internationale brune pendant plus de 50 ans.

Et son « Win for life » le nouveau nom du « crédit social » néofasciste !

La revue antifa "RésistanceS" confirme nos informations :
VIVANT, INFILTRE PAR DES NEOFASCIST
ES ?


Webmaster : Luc Michel : 128 rue de Montigny - Bte 01 - B/6000 Charleroi

A LIRE : "LA NEIGE ET LE SANG " DE PAUL TERLIN "

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 14:10

Une prolifération des lois, et la perte de liberté qui en résulte,sont un signe,directement proportionnel de maladie spirituelle dans une Nation.

Sans une culture qui soit exclusivement la sienne, un peuple disparaîtra !

Un peuple qui ignore son passé gâchera le présent et détruira le futur !

Les derniers stades de la démocratie consistent en guerre étrangères, parce que le système moribond tente de se préserver en pillant les autres Nations.

Le matérialisme pousse les hommes à rechercher des statuts artificiels à travers les richesses et la propriété.

Les vrais statuts sociaux s'obtiennent au service de la Famille,de la Race et de la Nation.

En démocratie, ce qui est légal est rarement moral, et ce qui est moral est souvent illégal !

David Lane

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com/

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@orange.fr

Tel : 06 65 61 08 62

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 11:29

Droite et extrême droite : autopsie d’un lien de consanguinité
Observatoire du néoconservati
sme

29 avril 2013

L'observatoire du néoconservatisme s'est livré à une méticuleuse analyse des mouvements d'extrême-droite en France : leur histoire, leurs revendications, leurs actions et surtout, leurs fondateurs et membres.

Ce dernier point révèle ainsi le recyclage d'éléments extrémistes dans la droit dite modérée.

Outre cette forme de pantouflage politique, la promotion du néolibéralisme économique constitue également un point de convergence entre les deux mouvances. (IGA)

« Comment reconnaître un néo-cons déguisé en antifasciste ? »

- A ce qu’il ne vous dit pas sur l’extrême droite !

Les premiers pas de l’extrême droite française d’après- guerre :

Boucle De Ceinture Celtic Nordique Viking Biker : Croix Celtique Neuve

Jeune Nation (1949-1958)

Mouvement nationaliste français fondé à la fin de 1949 par Albert Heuclin, Jean Marot, Jacques Wagner et les frères Sidos. Les frères Sidos sont les fils d’un ancien des Jeunesses patriotes, maréchaliste de la première heure puis inspecteur général des Forces du maintien de l’ordre sous Darnand et fusillé à ce titre en mars 1946. François Sidos, président de Jeune Nation, père de Jacques Sidos et Pierre Sidos, deviendra secrétaire général et bientôt numéro un de l’organisation nationaliste. Le symbole de Jeune Nation était la croix celtique (photo ci-dessus).

Le mouvement Jeune Nation fut dissous le 15 mai 1958 à la suite de la journée insurrectionnelle du 13 mai, précédée d’une série d’attentats et de violences. Très vite remplacé le 1er mai 1960 par la Fédération des étudiants nationalistes (FEN).

La FEN

Elle regroupe des étudiants favorables à l’Algérie française et hostiles au texte appelant le gouvernement français à engager des pourparlers avec le FLN. A la direction de la FEN figurait entre autres François d’Orcival actuellement Président du Comité éditorial et membre du Conseil de surveillance de l’hebdomadaire Valeurs actuelles.

D’Orcival est associé avec Alain de Benoist à la direction de la FEN, qui sera le principal représentant du mouvement dit de la « Nouvelle Droite » à la fin des années 1970.

Implantée dans de nombreuses facultés, la FEN fut à l’origine de la revue « Les Cahiers universitaires » de février 1961 à janvier 1970, un mensuel qui débouchera sur la création d’un autre mouvement de ultra-droite : Europe-Action, créé en 1963 et dirigé par Dominique Venner.

Comme son compagnon Pierre Sidos il fut emprisonné dix-huit mois au quartier des détenus politiques de la prison de la Santé du fait de sa participation à la structuration de l’OAS.

Jean-Claude Valla en 1966, a collaboré aux Cahiers universitaires et à Europe-Action. Par la suite, il fut directeur de la rédaction du Figaro-Magazine et co-fondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) avec le théoricien Alain de Benoist.

La mouvance :

Parmi les auteurs et activistes de la mouvance figurent :

Henry Coston : Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est vice-président de l’Association des journalistes anti-juifs.

Jacques Ploncard : Il est décoré de la Francisque, il travaille au Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de répertorier les archives de la franc-maçonnerie. En 1944, il s’exile au Portugal, où il est conseiller du Premier ministre Salazar.

Maurice-Yvan Sicard : Il adhère au Parti populaire français de Jacques Doriot. Il édite en 1944 la brochure antisémite « Je vous hais ».

Marc Augier : Durant l’Occupation, Marc Augier dirige le mouvement Jeunes pour l’Europe nouvelle, l’organe de jeunesse du Groupe Collaboration. 1964 création du groupe politique d’extrême droite « Occident ».

Occident est fondé par une équipe de lycéens et étudiants essentiellement parisiens, qui ont choisi initialement pour porte-parole Pierre Sidos, l’ancien fondateur de Jeune Nation.

Avec pour idéologie un nationalisme blanc et chrétien, Occident rassemble des jeunes cogneurs nostalgique de l’Algérie française, parmi eux Alain Madelin, qui était responsable de l’action militante de la FEN, avant de devenir l’un des fondateurs du mouvement Occident, et Alain Robert, qui en 1972 participera avec François Brigneau à la création du FN.

En 2004, Robert entrera au Conseil national de l’UMP.

En 1965, les activistes d’Occident soutiennent la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à la présidentielle avec comme directeur de campagne Jean-Marie Le Pen.

Jean-Louis Tixier-Vignancour (1907-1989) était un avocat et homme politique, il fut secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy de 1940 à 1941.

Il défend en 1962 bon nombre de responsables de l’Organisation armée secrète (OAS), parmi lesquels le général Raoul Salan. Suite aux événements de mai 1968, il se rallie au général de Gaulle puis appelle à voter pour Georges Pompidou à l’élection présidentielle de 1969 et encourage ses partisans à adhérer à l’UDR.

Les « Occidentaux » usèrent de violence contre les militants d’extrême gauche. Le 12 janvier 1967, une petite équipe d’Occident attaqua les comités Viêt Nam sur le campus de l’université de Rouen, blessant grièvement des étudiants, l’un d’eux étant laissé dans le coma.

Au début du mois de mai 1968, les militants d’Occident multiplièrent les provocations contre les militants d’extrême gauche.

Des agressions entraînant l’interpellation rapide d’une vingtaine de membres du groupuscule, dont Gérard Longuet, Alain Madelin et Patrick Devedjian.

Treize militants d’Occident sont condamnés le 12 juillet 1967 pour « violence et voies de fait avec armes ».

Xavier Raufer, de son vrai nom Christian de Bongain participe à la création d’Occident, mouvement d’extrême droite.

En 1986, la revue Histoire pose la question à Xavier Raufer :

« Votre carrière est peu commune. En 1963, adolescent, vous militez du côté d’une extrême-droite plutôt violente… » Il répondra : « J’ai même participé – par discipline plus que par goût personnel – à des actions « dures », contre une ambassade par exemple ».

Dans le numéro 14 de la revue Occident Université, il mène sous son vrai nom l’interview d’un officier allemand, qui a combattu dans la Wehrmacht pendant la seconde Guerre mondiale, puis comme mercenaire aux côtés du major Mike Hoare pendant la crise congolaise.

Alain Robert est lui l’inspirateur du programme d’Occident. Il s’agit, entre autre, de bannir le « suffrage universel », mais aussi de combattre « les ennemis de l’intérieur », à savoir « les puissances financières » et la franc-maçonnerie, et de tuer les communistes.

Le Business sécuritaire

1968 dissolution d’Occident

Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur, faisait adopter par le Conseil des ministres la dissolution d’Occident, par application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées.

Génération Occident : De l’extrême droite à la droite : Frédéric Charpier

Le Groupe union défense (plus connu sous l’acronyme Gud)

Créé en décembre 1968 à l’université Paris II Panthéon Assas sous le nom de Union Droit, puis Groupe Union Droit, par d’anciens militants d’Occident, Alain Robert, Robert Allo, Gérard Ecorcheville, Hugues Leclère, Jack Marchal, Jean-Noël Prade.

Le GUD dans la ligne d’Occident était une organisation étudiante française d’extrême droite réputée pour son activisme violent.

1974, élection de Giscard d’Estaing

Lors de l’élection présidentielle de 1974, le GUD participe au service d’ordre de Valéry Giscard d’Estaing. Giscard obtient le soutient de l’extrême droite par l’intermédiaire de son homme de confiance Hubert Bassotau qui dirigeait auparavant L’Esprit public, revue antigaulliste et pro-OAS. Et la direction effective du service d’ordre est confiée à un ancien « dur » de l’OAS, Pierre Sergent.

Lors de cette campagne, l’hebdomadaire d’extrême droite Minute se positionne dès le premier tour en faveur de Giscard.

1995, les candidatures Balladur – Le Pen

En 1995, le Gud participera à la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen, non sans assurer des collages d’affiches rétribués pour Édouard Balladur.

Ordre nouveau

Créé en novembre 1969 par une équipe d’anciens adhérents du mouvement Occident (dont William Abitbol, Marie-Françoise David, Gérard Ecorcheville, Hugues Leclère, Jack Marchal, Alain Robert), épaulés par des étudiants du GUD.

La première présidence fut confiée à l’avocat Jean-François Galvaire. Jean-François Galvaire deviendra par la suite conseiller régional de Poitou-Charentes pour le Front national. Ordre nouveau fut à l’origine du rassemblement des nationalistes européens comprenant les Phalangistes espagnols de Franco, le NPD allemand et le Mouvement Social Italien MSI.

Archive Ordre Nouveau

Le Groupe action jeunesse, ou GAJ

Créé en février 1973 par plusieurs militants d’Ordre nouveau, Patrice Janeau, ancien leader du Groupe union défense (GUD) à Assas ; Jean-Claude Nourry, exclu du Conseil national d’Ordre nouveau en février 1971 et Michel Bodin, ancien membre de la « bande du XVe » et d’Occident, qui refusaient la stratégie de Front National proposée par la direction du mouvement.

Dès sa création, le GAJ se rapproche du Mouvement solidariste français (ex-Mouvement jeune révolution de Nicolas Kayanakis, Olivier Huygue et de Jean-Pierre Stirbois).

Le GAJ s’oppose parfois violemment au GUD, notamment pour le contrôle d’Assas. Ainsi Michel Bodin est-il presque lynché par les gudards.

Une Guerre des droites qui n’empêchera pas le GAJ et le GUD d’assurer service d’ordre de Valéry Giscard d’Estaing en 1974.

Au début des années 60, la droite de gouvernement crée le Service d’action civique – le SAC – à l’initiative de Charles Pasqua, Jacques Foccart et Achille Peretti.

Selon ses dirigeants le SAC avait pour objectif de « rassembler toutes les personnes, sans distinction d’opinion ou de race, désireuses de soutenir l’action du général de Gaulle. » Son activité majeure devait alors consister en l’assurance de la sécurité des campagnes électorales des candidats gaullistes.

Pierre Debizet qui fut le premier président du SAC, en démissionna en raison d’un désaccord avec la politique algérienne du général de Gaulle orientée vers l’autodétermination de ce pays.

Le vrai visage du SAC

Véritable police politique au service du parti gaulliste de l’UDR, le SAC était constitué d’un réseau d’hommes recrutés dans les milieux de l’extrême droite et du grand banditisme, à l’image de Jo Attia, truand parisien, collabo ?

Jo Attia – Vidéo

En 1967, Mathieu Mattéi responsable régional du SAC, assure le service d’ordre de Georges Pompidou, en campagne électorale pour les législatives à Grenoble. Il lui sert même de chauffeur.

Mattéi s’était spécialisé entre autre dans le trafic d’armes et la fausse monnaie.

Christian David, dit « le beau Serge » est un braqueur devenu barbouze au service du SAC. Le 2 février 1966, lors de l’enquête sur l’affaire Mehdi Ben Barka, David tue le commissaire Galibert et blesse les deux inspecteurs.

En fuite en Amérique du Sud, il travaille avec Joseph Ricord, patron de la filière sud-américaine de l’héroïne et ancien associé d’Henri Lafont, le chef de la Gestapo française.

Il purgera douze ans de pénitencier aux États-Unis, pour avoir été mêlé aux filières de la French Connection.

Parmi tous les crimes du SAC :

Juin 1968 : un cheminot et un chauffeur de taxi sont blessés par balles devant les locaux de la S.N.C.F, à Clichy-Levallois. Deux membres du S.A.C. sont condamnés pour port d’arme.

Ils étaient montés de Marseille à la demande de Charles Pasqua.

18 juillet 1981 : La tuerie d’Auriol. Jacques Massié, chef du SAC de Marseille, est assassiné avec toute sa famille par ses compagnons qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la Gauche.

3 août 1982 : Le Service d’action civique est dissous par le président François Mitterrand, en application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées.

La saga du Sac

Fin 68, le grand recyclage :

De nombreux anciens militants d’extrême droite intègrent les partis de la droite classique.

Georges Albertini :

Socialiste militant CGT avant la seconde guerre mondiale. En 1942, il devient le second de Marcel Déat en exerçant la fonction de secrétaire administratif et organisateur du RNP (Rassemblement national populaire), acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Il s’illustre notamment par son zèle de sergent recruteur contre la Résistance, par un anticommunisme et un antisémitisme particulièrement violents.

En septembre 1944, Albertini est arrêté. Inculpé d’intelligence avec l’ennemi, vraisemblablement des soutiens lui permettent d’échapper à la peine capitale. Il passe quatre ans de prison sur les cinq années de sa condamnation. En février 1948, il bénéficie de la grâce présidentielle. Il entre directement à la banque Worms, comme « conseiller » à la direction générale.

Et fort des liens politiques et économiques tissés avant-guerre et pendant l’Occupation, il monte avec ses amis du RNP une entreprise de documentation politique uniquement axée sur « la lutte contre le communisme », avec sa revue Est-Ouest.

Son activité déborde de l’hexagone, et s’étend en Italie, en Amérique du Sud, en Afrique. Il est l ‘« homme d’influence » qu’on consulte, Il devient un conseiller très écouté de Georges Pompidou. Albertini exerce une très grande influence sur ses deux conseillers Marie-France Garaud et Pierre Juillet.

Il collabore également avec ces derniers lorsqu’ils sont dans l’entourage de Jacques Chirac. Les grands patrons subventionnent ses activités.

Georges Albertini

Guy Lemonnier, alias Claude Harmel, « collabo un jour, collabo toujours », dès 1940 Lemonnier s’engage dans la collaboration. Il rejoint le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat.

Grâce à la caisse noire du patronat (l’UIMM, l’Union des industries et métiers de la métallurgie), Georges Albertini par l’intermédiaire de son bras droit Guy Lemonnier, recycle les têtes brûlées de l’extrême droite.

Le reportage de France 3 qui dérange Hervé Novelli

Le tandem Albertini-Lemonnier dispose de plusieurs officines pour torpiller la gauche et les syndicats CGT, CFDT : L’Institut d’histoire sociale, et l’Institut supérieur du travail ( IST ), une filiale mise en place pour ramasser les fonds de la formation professionnelle.

L’Institut d’histoire sociale (IHS) est la principale structure de recyclage de la galaxie Albertini.

L’Institut est engagé dans un réseau anticommuniste et antisocial. L’IHS tisse des liens qui vont du syndicat Force ouvrière jusqu’à des militants venus de l’extrême-droite française.

L’IHS dispose de la revue « Histoire & Liberté ». Son directeur actuel n’est autre que le néoconcervateur Pierre Rigoulot, membre du think tank du Cercle de l’Oratoire .

L’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS) est l’outil de propagande du patronat par excellence. L’Aleps s’inspire des théories de l’économiste américain Milton Friedman, un fanatique acharné du capitalisme sans contrainte.

L’Aleps publie un bulletin trimestriel et organise des rassemblements d’universitaires, d’hommes politiques, de responsables d’entreprises membres ou proches de la Société du Mont-Pèlerin, une organisation internationale opposée à l’ »État-providence ».

La Société du Mont-Pèlerin a inspiré la politique économique et sociale de Pinochet, Reagan et Thatcher.

A l’occasion des 40 ans de l’ALEPS, Hervé Novelli et Alain Madelin ont décrit Claude Harmel comme leur « père spirituel ».

Alain Madelin : l’archétype de la collusion, entre l’archéo-fascisme et l’ultra-libéralisme

En 1973, Madelin devient candidat giscardien à la députation. Son adversaire est le communiste Guy Ducoloné, résistant arrêté en mai 1942, torturé et incarcéré, avant d’être déporté en 1944 au camp de Buchenwald.

L’ignominie n’a jamais posé le moindre problème de conscience aux membres d’Occident.

Dans une campagne politique nauséabonde, il reproche à Ducoloné d’avoir fait de la prison pour une affaire pour le moins fantaisiste très vite démystifiée appelée le » complot des pigeons « . (Le même Madelin qui fut condamné à un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve pour vol et détention d’armes en 1965).

Mado comme le surnomment ses amis d’Occident, n’en reste pas là, lui le jeune poulain formé par d’anciens collabos, attaque Georges Marchais en affirmant que celui-ci s’était porté volontaire pour travailler en Allemagne durant la dernière guerre.

Deux décisions de justice, faisant suite à une plainte de Georges Marchais contre ses détracteurs, établissent que Ducoloné est bien parti en Allemagne sous la contrainte.

Histoire secrète du patronat : De 1945 à nos jours

Société du Mont-Pèlerin

Le Front national :

Juin 1972 : Création du Front national

Le bureau politique se compose de quatre anciens d’Occident : José Bruneau de la Salle, Hugues Leclère, François Duprat et Alain Robert, auxquels s’ajoute Christian Lefèvre, un ancien de l’Algérie française et dirigeant d’Ordre nouveau.

En octobre de la même année, Jean-Marie Le Pen est désigné président de FN en raison de son statut d’ancien député.

Le 12 octobre 1972 est élu le nouveau bureau politique du FN :

Président : Jean-Marie Le Pen.

Vice-président : François Brigneau. Membre d’Ordre Nouveau, durant Vichy il rejoint le parti collaborationniste de Marcel Déat, le Rassemblement national populaire (RNP).

Secrétaire général : Alain Robert, Ordre Nouveau, Occident, Jeune Nation

Secrétaire général adjoint : Roger Holeindre, Parti de l’Unité Française, ex OAS, En août 1944, il enlève deux mitrailleuses jumelées aux Allemands et devient ainsi un des plus jeunes résistants de France.

Trésorier : Pierre Bousquet (Militant / Parti de l’Unité Française) Ancien Rottenführer de la division SS Charlemagne.

Trésorier adjoint : Pierre Durand le codirecteur de la société d’éditions phonographiques fondée en mars 1963 par Jean-Marie Le Pen, aidé de Léon Gaultier ex Waffen-SS.

Suite à un différend entre Jean-Marie Le Pen et Alain Robert fin 1973, il y a en fait deux FN, l’actuel chef du FN gagne devant les tribunaux lui permettant ainsi de revendiquer le « label » FN.

Robert devenu dissident quittera le FN pour participer à la fondation du Parti des Forces Nouvelles, avant d’intégrer en 1974 l’équipe de campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing.

1978 : Assassinat de François Duprat le conseiller de Jean-Marie Le Pen

Mort dans un attentat à la voiture piégée. Les auteurs du crime n’ont jamais été identifiés.

Le journaliste Frédéric Charpier avance l’hypothèse d’une guerre fratricide entre organisations d’extrême droite. Certaines rumeurs laissaient entendre que François Duprat était un agent de la DST.

Avant de devenir numéro deux du FN, Duprat militait pour la quasi-totalité des mouvements d’extrême droite de son époque : Jeune Nation, Fédération des étudiants nationalistes, Occident, Ordre nouveau.

En compagnie de Jean Mabire, et de François d’Orcival, Duprat dirige au milieu des années 60 Défense de l’Occident, la revue créée par Maurice Bardèche.

Duprat sera emprisonné pour avoir développé une cellule de l’OAS dans le Sud-ouest de la France.

Le Front national : Poisson pilote du néo-libéralisme

En 1973, Gérard Longuet rédige le premier programme économique et social du Front National.

Le lapsus de Gérard Longuet

20 ans avant que Sarkozy ne soit Président, Jean-Marie Le Pen écrit Pour la france. programme du front national , un cocktail ultra-libéral inspiré par les politiques économiques de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, et de Ronald Reagan aux Etats-Unis.

Pour lui : « il faut ramener l’État à son rôle, désétatiser l’économie et supprimer les carcans bureaucratiques ; et pour réussir, il faut valoriser l’initiative individuelle, l’entreprise et le profit.

L’État n’est pas une institution destinée à faire le bonheur des hommes mais à assurer la survie de la nation. Il faut diminuer le nombre des fonctionnaires et proclamer la liberté de l’embauche et du licenciement ».

Jean-Marie LE PEN, le Ronald REAGAN

Les jeunes loups sont aujourd’hui devenus de vieux renards.

Jean-Jacques Guillet : Ancien délégué général d’une organisation liée au groupe Action-Occident, ex-animateur des CAR, comités d’action républicaine « exagérément musclés ».

Après plusieurs mandats au sein du RPR, il devient député UMP.

Jack Marchal : Adhérent du mouvement Occident dès 1966, il rejoint en 1968 le noyau fondateur du Groupe union défense (GUD) et entre à la direction politique d’Ordre nouveau. Il a rejoint le Front national en 1984.

Patrice Gélinet : Jeune, il milite dans le mouvement d’extrême-droite Occident, ainsi qu’au mouvement Action nationaliste. Directeur de France Culture de 1997 à 1999 et membre du CSA depuis 2011.

Jean-Pierre Stirbois : Il militait au mouvement « Jeune Révolution » créé par des militants issus de l’OAS.

En 1981, Jean-Pierre Stirbois est nommé Secrétaire général du FN. En 1983 il fusionne sa liste avec celle du RPR menée par Jean Hieaux qui remporte la mairie de Dreux.

Stirbois devient son adjoint, puis il est élu député européen FN en 1984, il décède accidentellement en 1988.

Frédéric de Saint-Sernin : Ancien du Groupe Action Jeunesse. En 1988, Frédéric de Saint-Sernin fait partie de l’équipe de campagne de Jacques Chirac, par la suite il obtiendra plusieurs mandats pour le compte de L’UMP.

Bernard Carayon : Etait membre du syndicat d’étudiants d’extrême droite Groupe union défense (GUD). En 1984, il entre dans le cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris et deviendra chargé de mission au cabinet du ministre délégué à la Sécurité Robert Pandraud.

De 1998 à 1999, il est délégué national du RPR, chargé de l’industrie. En 2006, Bernard Carayon devient président de la commission Mondialisation de l’UMP.

Anne Méaux : Elle est passée par le GUD et la direction du Parti des forces nouvelles. Elle est ensuite chargée de communication du président Valéry Giscard d’Estaing pour le groupe parlementaire UDF. Présidente et fondatrice d’Image Sept, une société qui percevait plus de 200 000 euros par an pour œuvrer en faveur de la Tunisie de Ben Ali.

Quand Ben Ali payait des vacances aux patrons de presse

Patrick Devedjian : Ancien membre actif du mouvement de la droite radicale Occident, Devedjian fut membre du comité central du RPR. et de 1999 à 2001 : porte-parole du RPR. Plusieurs fois ministre délégué, il deviendra ministre du gouvernement Fillon.

Patrick Mahé : Sympathisant du mouvement Occident à la fin des années 60, il entama une carrière de journaliste et rédacteur dès 1970.

En 1981, il décroche le poste de chef adjoint du service des sports au Figaro. Par la suite, il occupera la direction de la rédaction de plusieurs grands journaux.

De 1997 à 1999, il sera vice-président de la cérémonie des 7 d’or, puis Président depuis 2000.

William Abitbol : Militant du mouvement Occident et d’Ordre nouveau, chargé de mission auprès du ministre de l’intérieur Charles Pasqua de 1993 à 1995. A la fin des années 90, il rejoint le RPFIE de Pasqua et de Villiers. Pour un court moment, il passa dans le clan Chevènement.

Alain Madelin : Il a fait partie de La FEN, et d’Occident. Plusieurs fois élu député pour le compte de la droite classique, Alain Madelin deviendra ministre du gouvernement Chirac et Édouard Balladur.

Gérard Longuet : D’Occident au GUD, Longuet rédigera le premier programme du FN en 1973. Elu député UDF en 1978, secrétaire d’État puis ministre délégué sous le gouvernement de la première cohabitation, mené par Jacques Chirac. En 1986 il deviendra l’un des ministres d’Édouard Balladur et François Fillon. En 2011, il préside le groupe UMP au Sénat.

Claude Goasguen : En 1967 et 1968, il fut président de la Corpo des étudiants de droit, un syndicat d’extrême droite très proche d’Occident.

Par la suite, il rejoint les républicains indépendants de Valéry Giscard d’Estaing.

Il accédera au poste de secrétaire général de l’UDF. En 1995, Goasguen devient ministre de la Réforme de l’État.

Il est aussi député-maire du 16e arrondissement de Paris. Président du groupe parlementaire « amitié France-Israël », il appellera les Palestiniens « peuple sauvage de terroristes ».

Hervé Novelli : Ex de la FEN, Occident, GUD, Ordre Nouveau, PFN, et encarté au FN. Novelli rejoindra par la suite l’UDF, le Parti républicain, et il sera député européen sur la liste d’union de la droite conduite par Nicolas Sarkozy.

En 2004, Hervé Novelli est nommé secrétaire d’Etat, en 2010 il devient secrétaire général adjoint de l’UMP.

François d’Orcival : Jeune partisan de l’Algérie française, il fut l’un des fondateurs de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN). A la même époque, il collabore aux revues Défense de l’Occident de Maurice Bardèche et Europe-Action.

En 1977, il devient le rédacteur en chef de Valeurs actuelles. Il collabore à la fondation du Figaro Magazine.

Xavier Raufer : Membre actif d’Occident, Ordre nouveau, Défense de l’Occident, il enseigne la criminologie ainsi que les « menaces criminelles contemporaines ». En 1979, il entre à L’Express, dès 81, il devient consultant pour la cellule élyséenne auprès de François Mitterrand, puis en 1990, il collabore au Figaro.

Didier Schuller : Membre de la Corpo de droit dans les années 60. En 1977, il devient secrétaire général adjoint du Mouvement des sociaux-libéraux. Schuller est surtout connu pour son implication dans des scandales politico-financiers, comme l’affaire des HLM des Hauts-de-Seine ou l’affaire Schuller-Maréchal.

Affaire Schuller-Maréchal

HLM des Hauts-de-Seine : l’affaire rebondit

Alain Robert : Il fut l’un des créateurs du FN. Quelques années plus tôt, Alain Robert s’engage dans quasiment tous les groupes d’extrême droite, FEN, Occident, GUD, Ordre Nouveau. En 1977, il est recruté par le clan Romani, Garaud et Pasqua, pour la campagne pour la mairie de Paris. En 1994 il est nommé par Édouard Balladur membre du Conseil économique et social. En 2004, il entre au Conseil national de l’UMP.

A présent, la plupart des anciens militants de l’extrême droite des années 60/70 ont acquis une respectabilité, une notabilité, qu’ils doivent exclusivement à l’indulgence des tribunaux de leur époque combiné au grand recyclage des officines du patronat.

Pour autant si l’on remonte en filigrane, on retrouve systématiquement les prémices de leur conscience politique OAS – Vichy.

Dès lors comment ne pas voir en eux qu’une bandes d’opportunistes qui à l’instar de leurs mentors Georges Albertini et Claude Harmel ont abandonné une forme archaïque de l’extrême droite, pour une variante beaucoup plus actuelle : le néo-libéralisme .

La véritable liberté est indissociable de la protection des plus faibles.

Le libéralisme à l’occidentale est synonyme d’esclavage pour la grande majorité des hommes, qu’ils soient citoyens des pays du Sud ou relégués dans les couches dévalorisées des pays du Nord.

J’accuse l’économie triomphante

[ Albert Jacquard ]

source et publication: http://www.michelcollon.info/Droite-et-extreme-droite-autopsie.html

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 11:03

TRIBUNE LIBRE

"Mariage pour tous" ! Excepté pour les Bosniens de France...

vendredi 21 juin 2013 par BH Info - 0

Les Bosniens comme les ressortissants de 10 autres pays n’ont pas le droit au mariage homosexuel même s’ils résident en France.

La loi promettant le mariage homosexuel en France pour tous, adopté le 23 avril dernier, ne sera pas appliquée à tous, comme l’a précisé le ministre de la Justice, Christiane Taubira dans une circulaire.

Les citoyens de 11 pays, parmi lesquels la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, la Slovénie, la Serbie, le Kosovo et le Monténégro, sont notamment concernés par cette exception en raison des accords bilatéraux indiquant que la loi relative au mariage applicable est celle du pays d’origine.

Selon Thomas Fouquet-Lapar, de l’Association pour la reconnaissance des Droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour (Ardhis), ils seraient « des milliers » dans ce cas.

Les associations de défense des droits LGBT crient au scandale face à "une nouvelle discrimination".

Selon l’Ardhis, les autorités seraient moins à cheval sur le respect de ces mêmes conventions internationales pour les couples hétéros.

Ainsi le droit algérien interdit le mariage entre une femme musulmane et un homme d’une autre religion.

Une règle qui devrait aussi s’appliquer en France puisque, comme nous l’apprend cette circulaire, lorsque l’un des époux est Algérien, il doit se conformer aux règles de son pays d’origine.

Pourtant, "il n’y a pas toujours de conversion et ça n’empêche pas de voir des mariages mixtes partout, seulement, ce sont des couples hétéros", commente Thomas Fouquet-Lapar.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:57

Marché transatlantique: le mandat (définitif) de négociation de la Commission européenne traduit en français

Vous trouverez ci-dessous la traduction de la version définitive du mandat de négociation donné à la Commission européenne par les ministres européens du Commerce lors du Conseil du 14 juin 2013.

Ce texte est l'aboutissement de plusieurs semaines de négociations entre les différents acteurs européens, la Commission ayant approuvé son projet de mandat le 12 mars dernier.
Pour prendre connaissance des différentes moutures du texte et des différentes modifications apportées, vous pouvez consulter cet art
icle.

Directives pour les négociations sur le commerce transatlantique et le partenariatd'investissement entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique

Nature et la portée de l'Accord

1. L'accord contiendra exclusivement des dispositions sur les zones commerciales et liées au commerce applicables entre les parties. L'accord devrait confirmer que le traité transatlantique de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement est basée sur des valeurs communes, notamment la protection et la promotion des droits de l'homme et de la sécurité internationale.

2. L'accord doit être global, équilibré et pleinement compatible avec les règles et obligations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

3. L'accord prévoit la libéralisation réciproque du commerce des biens et services ainsi que des règles sur les questions liées au commerce, avec un haut niveau d'ambition d'aller au-delà des engagements actuels de l'OMC.

4. Les obligations de l'Accord seront obligatoires pour tous les niveaux de gouvernement.

5. L'accord devrait être composé de trois éléments principaux: (a) l'accès au marché, (b) les questions de réglementation et les barrières non tarifaires (BNT), et (c) les règles. Les trois composantes seront négociées en parallèle et feront partie d'un engagement unique assurant un résultat équilibré entre l'élimination des droits et l'élimination des obstacles réglementaires inutiles aux échanges et une amélioration des règles, ce qui conduit à un résultat substantiel dans chacun de ces composants et l'ouverture effective des uns et des autres marchés.

Préambule et principes généraux

6. Le préambule se souviendra que le partenariat avec les États-Unis est fondée sur des principes et des valeurs cohérentes avec les principes et les objectifs communs de l'action extérieure de l'Union. Il fera référence, notamment, à:

- Des valeurs communes dans des domaines tels que les droits de l'homme, des libertés fondamentales, la démocratie et la primauté du droit;

- L'engagement des parties envers le développement durable et la contribution du commerce international au développement durable dans ses dimensions économiques, sociales et environnementales, notamment le développement économique, le plein emploi productif et un travail décent pour tous, ainsi que la protection et la préservation de l'environnement et les ressources naturelles;

- L'engagement des parties à un accord dans le plein respect de leurs droits et obligations découlant de l'OMC et de soutien du système commercial multilatéral;

- Le droit des Parties de prendre les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs légitimes de politique publique sur la base du niveau de protection de la santé, de la sécurité, du travail, des consommateurs, de l'environnement et de la promotion de la diversité culturelle telle qu'elle est prévue dans la Convent
ion de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qu'ils jugent appropriées;


- L'objectif commun des Parties de prendre en compte les défis particuliers auxquels font face les petites et moyennes entreprises en contribuant au développement du commerce et de l'investissement;

- L'engagement des Parties de communiquer avec toutes les parties intéressées, y compris le secteur privé et les organisations de la société civile.

Objectifs

7. L'objectif de l'accord est de réaliser le potentiel inexploité d'une véritable marché transatlantique, générant de nouvelles opportunités économiques pour la création d'emplois et la croissance grâce à un accès accru aux marchés, une plus grande compatibilité de la réglementation et la définition de normes mondiales.

8. L'accord devrait reconnaître que le développement durable est un objectif fondamental des Parties et qu'ils viseront à assurer et faciliter le respect des accords et des normes environnementales et sociales internationales tout en favorisant des niveaux élevés de protection de l'environnement, du travail et des consommateurs, compatible avec l'acquis européen et la législation des Etats membres. L'accord devrait reconnaître que le commerce ou l'investissement direct étranger ne seront pas encourager par l'abaissement de la législation en matière de travail ou de santé au travail, de l'environnement et des normes ou des politiques et des lois visant à protéger et promouvoir la dive
rsité culturelle fondamentales du travail.

9. L'accord ne doit pas contenir des dispositions qui risquent de porter atteinte à l'Union ou à la diversité culturelle et linguistique de ses États membres, notamment dans le secteur audio-visuel ni limiter le maintien par les États membres des politiques et mesures existantes en faveur du secteur de l'audiovisuel compte tenu de son statut spécial au sein du droit de l'UE. L'accord n'aura aucune incidence sur la capacité de l'Union et de ses Etats membres à mettre en œuvre des politiques et des mesures pour tenir compte du développement de ce secteur dans l'environnement numérique.

ACCÈS AUX MARCHÉS

Commerce des marchandises

10. Droits de douane et autres exigences sur les importations et les exportations

Le but sera d'éliminer tous les droits sur le commerce bilatéral, avec l'objectif commun de parvenir à une élimination substantielle des droits de douane dès l'entrée en vigueur et une suppression progressive de tous les tarifs les plus sensibles dans un court laps de temps. Au cours des négociations, les deux parties examineront les options pour le traitement des produits les plus sensibles, notamment les contingents tarifaires. Tous les droits de douane, taxes, redevances ou taxes sur les exportations et les restrictions quantitatives à l'exportation vers l'autre partie qui ne sont pas justifiées par des exceptions découlant de l'Accord seront supprimées dès l'application de l'accord. Les négociations devront traiter des questions concernant les derniers obstacles au commerce des biens à double usage qui affectent l'intégrité du marché unique.

11. Règles d'origine

Les négociations viseront à concilier l'UE et les approches américaines pour les règles d'origine d'une manière qui contribue à la facilitation du commerce et prend en compte les intérêts des producteurs de l'Union européenne. Ils devraient également viser à assurer que des erreurs administratives sont traitées de façon appropriée. Suite à l'analyse de la Commission de ses conséquences économiques possibles, et en consultation préalable avec le Comité de la politique commerciale, les possibilités de cumul avec des pays qui ont conclu des accords de libre-échange (ALE) avec l'Union européenne et les Etats-Unis seront considérées.

12. Exceptions générales

L'accord compre
nd une clause d'exception générale fondée sur les articles XX et XXI du GATT.

13. Mesures antidumping et compensatoires


L'accord devrait inclure une clause sur les mesures antidumping compensatoires, tout en reconnaissant que l'une des Parties peut prendre des mesures appropriées contre le dumping et/ou les subventions compensatoiress conformément à l'Accord de l'OMC sur la mise en œuvre de l'article VI de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994 ou de l'Accord de l'OMC sur les subventions et les mesures compensatoires. L'accord devrait établir un dialogue régulier sur les questions de défense commerciale.


14. Garanties

Afin de maximiser les engagements de libéralisation, l'accord devrait contenir une clause de sauvegarde bilatérale par laquelle chaque partie peut retirer, en partie ou en totalité, les préférences où une hausse des importations de produits de l'autre partie cause ou menace de causer un dommage grave à son industrie nationale.

Le commerce des services et l'établissement et la protection des investissements

15. L'objectif des négociations sur le commerce des services sera de lier le niveau autonome existant de la libéralisation des deux parties au plus haut niveau de libéralisation capturé dans les ALE existants, tout en cherchant à atteindre de nouveaux accès au marché en éliminant les obstacles d'accès au marché de longue date restants, reconnaissant le caractère sensible de certains secteurs. En outre, les Etats-Unis et l'UE vont inclure des engagements contraignants pour fournir des processus de transparence, d'impartialité et raison en ce qui concerne l'octroi de licences et les exigences de qualification et de procédures, ainsi que pour améliorer les disciplines réglementaires inclus dans les ALE
américains et européens actuels.

16 Les parties doivent convenir d'accorder un traitement non moins favorable pour l'établissement sur leur territoire des entreprises, des filiales ou des succursales de l'autre Partie que le traitement accordé à leurs propres sociétés, filiales ou succursales, en tenant dûment compte de la nature sensible de certains secteurs spécifiques.

17. L'accord devrait élaborer un cadre pour faciliter la reconnaissance mutuelle des qualifications profes
sionnelles.


18. L'accord ne fait pas obstacle à l'application des exceptions sur la fourniture de services justifiables en vertu des règles pertinentes de l'OMC (articles XIV et CATS XIVbis). La Commission devrait également s'assurer que rien dans l'accord n'empêche les parties d'appliquer leurs lois, réglementations et exigences nationales concernant l'entrée et le séjour, pourvu que, ce faisant, ils n'annulent ou ne compromettent les avantages découlant de l'Accord. Les lois, règlements et exigences de l'UE et des États membres concernant le travail et les conditions de travail continuent de s'appliquer.

19. La haute qualité des services publics de l'UE devrait être préservée conformément au TFUE et, en particulier au protocole n°26 sur les services d'intérêt général, et en tenant compte de l'engagement de l'UE dans ce domaine, notamment l'AGCS.


20. Les services fournis dans l'exercice du pouvoir régalien tel que défini par l'article I.3 de l'AGCS doivent être exclus de ces négociations.

21. Les services audiovisuels ne seront pas couverts par le présent chapitre.

22. L'objectif des négociations sur l'investissement sera de négocier la libéralisation des investissements et des dispositions y compris les zones de compétence mixte, tels que les investissements de portefeuille, les biens et les aspects d'expropriation protection, sur la base des niveaux les plus élevés de la libéralisation et les normes les plus élevées de protection que les deux parties ont négocié à ce jour. Après consultation préalable avec les Etats membres et en conformité avec le traité UE, l'inclusion de la protection des investissements et le règlement des différends investisseur-État dépendra de savoir si une solution satisfaisante, répondant aux intérêts de l'UE concernant les questions visées par le paragraphe 23, est atteint.

23. En ce qui concerne la protection des investissements, l'objectif des dispositions correspondantes de l'accord devrait:

- Assurer le plus haut niveau possible de protection et de sécurité juridique pour les investisseurs européens aux États-Unis,

- Assurer la promotion des normes européennes de protection qui l'attractivité de l'Europe devraient augmenter en tant que destination pour les investissements étrangers,

- Assurer une égalité des chances pour les investisseurs aux États-Unis et dans l'UE,

- S'appuyer sur l'expérience et les meilleures pratiques en ce qui concerne leurs accords d'investissement bilatéraux avec des pays tiers des États membres,

- Et devraient être sans préjudice du droit de l'UE et les États membres d'adopter et appliquer, conformément à leurs compétences respectives, les mesures nécessaires pour poursuivre des objectifs légitimes de politique publique tels que la cohésion sociale, l'environnement, la sécurité, la stabilité du système financier, la santé publique et de la sécurité dans un manière non discriminatoire. L'accord doit respecter les politiques de l'UE et de ses États membres pour la promotion et la protection de la diversité culturelle.

Champ d'application: le chapitre de l'Accord de protection des investissements devrait couvrir un large éventail d'investisseurs et à leurs investissements, les droits de propriété intellectuelle inclus, si l'investissement est réalisé avant ou après l'entrée en vigueur de l'accord.

Normes de traitement: les négociations devraient viser à inclure en particulier, mais pas exclusivement, les normes suivantes de traitement et de règles:

a) traitement juste et équitable, y compris une interdiction des mesures déraisonnables, arbitraires ou discriminatoires,

b) le traitement national,

c) le traitement de la nation la plus favorisée,

d) la protection contre l'expropriation directe et indirecte, y compris le droit à une indemnisation rapide, adéquate et efficace,

e) la pleine protection et la sécurité des investisseurs et des investissements,

f) les autres dispositions de protection efficaces, comme une «clause générale»,

g) le libre transfert des fonds de capital et les paiements par les investisseurs,

h) les règles concernant la subrogation.

Application: l'accord devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseur-État efficace et state-of-the-art, assurant la transparence, l'indépendance des arbitres et la prévisibilité de l'accord, y compris à travers la possibilité d'interprétation contraignante de l'Accord par les Parties. Le règlement des différends d'État à État devrait être inclus, mais ne devrait pas interférer avec le droit des investisseurs d'avoir recours à des mécanismes de règlement des différends investisseur-État. Il devrait fournir aux investisseurs un large éventail d'arbitrage forums comme actuellement disponibles en vertu d'accords bilatéraux d'investissement des États membres. Il faudrait envisager la possibilité de créer un mécanisme d'appel applicable à l'investisseur de règlement des différends de l'Etat en vertu de l'Accord, et à la relation appropriée entre ISDS et voies de recours internes.

Relations avec les autres parties de l'accord: les dispositions de protection des investissements ne doivent pas être liées aux engagements d'accès au marché de l'investissement prises ailleurs dans l'Accord. Les ISDS ne devraient pas s'appliquer aux dispositions d'accès au marché. Ces engagements d'accès au marché peuvent inclure, si nécessaire, des règles interdisant les exigences de performance.

Toutes les autorités infranationales et des entités (comme les États ou les municipalités) doivent effectivement se conformer aux dispositions du chapitre du présent accord de protection des investissements.

Marchés publics

24. L'accord doit viser l'ambition maximale, en complément de l'issue des négociations de l'Accord sur les marchés publics révisé en termes de couverture (entités de passation des marchés, des secteurs, des seuils et des contrats de services, y compris dans la construction publique notamment). L'accord visera à améliorer l'accès mutuel aux marchés publics à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), et dans les domaines des services publics, couvrant opérations pertinentes d'entreprises opérant dans ce domaine et d'assurer un traitement non moins favorable que celui accordé aux fournisseurs établis localement. L'accord doit également inclure des règles et disciplines pour surmonter les obstacles ayant un impact négatif sur les marchés publics de chacun, y compris les exigences de localisation, et celles qui s'appliquent aux procédures d'appel d'offres, les spécifications techniques, les procédures de recours et les exclusions existantes, y compris pour les petites et moyennes entreprises entreprises de taille, en vue d'accroître l'accès au marché, et le cas échéant, la rationalisation, la simplification et l'amélioration de la transparence des procédures.

Questions réglementaires et les barrières non tarifaires

25. L'accord visera à éliminer les obstacles inutiles au commerce et à l'investissement y compris les obstacles non tarifaires existants par le biai
s de mécanismes efficaces et efficients, par la promotion d'un niveau ambitieux de compatibilité de la réglementation des biens et services, notamment par la reconnaissance, l'harmonisation et en renforcant la coopération mutuelle entre les régulateurs.

Compatibilité de la réglementation doit se faire sans préjudice du droit de réglementer en fonction du niveau de la santé, de la sécurité, du travail et protection de l'environnement et la diversité culturelle que chaque partie juge approprié, ou autrement la réalisation des objectifs légitimes de réglementation, et sera en conformité avec les objectifs fixés au paragraphe 8. À cette fin, l'accord doit comprendre des dispositions relatives aux questions suivantes:

- Les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)

Sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, les négociations doivent suivre les directives de négociation adoptées par le Conseil le 20 Février 1995 (doc. 4976/95). Les Parties mettent en place des dispositions qui s'appuient sur l'accord SPS de l'OMC et sur les dispositions de l'accord vétérinaire existante, introduisent des disciplines en ce qui concerne la santé des végétaux et mettent en place un forum bilatéral afin d'améliorer le dialogue et la coopération sur les questions SPS. Dans les zones couvertes par l'accord vétérinaire de l'UE-États-Unis en vigueur, les dispositions pertinentes doivent être considérés comme le point de départ des négociations. Les dispositions du chapitre SPS s'appuieront sur les principes essentiels de l'Accord SPS de l'OMC, y compris l'exigence que les mesures SPS de chaque côté se fonder sur la science et sur ​​les normes internationales ou des évaluations scientifiques des risques, tout en reconnaissant le droit pour les parties à évaluer et gérer les risques en conformité avec le niveau de protection que chaque partie juge approprié, en particulier lorsque les preuves scientifiques sont insuffisantes, mais appliquée seulement dans les mesures nécessaires à protéger la santé humaine, animale ou végétale, et développée de manière transparente, sans retard injustifié.
L'accord devrait également viser à établir des mécanismes de coopération sur la protection des animaux entre les parties.

L'accord devrait chercher à assurer une transparence totale en ce qui concerne les mesures sanitaires et phytosanitaires applicables au commerce, en particulier d'établir des dispositions pour la reconnaissance de l'équivalence, la mise en œuvre de la pré-liste des établissements producteurs de denrées alimentaires, ce qui empêche la mise en œuvre de pré-dédouanement, la reconnaissance de la maladie l'état de santé gratuit et exempt de parasites des Parties et du principe de régionalisation pour les maladies animales et des ravageurs des plantes.

- Réglementations techniques, normes et procédures d'évaluation de la conformité

S'appuyant sur les engagements pris par les parties en vertu de l'Accord de l'OMC sur les obstacles techniques au commerce (OTC), les Parties doivent également établir des dispositions afin de renforcer et de compléter ces dispositions, en vue de faciliter l'accès à leurs marchés respectifs, et établir un mécanisme pour de meilleurs dialogues et coopérations pour résoudre les problèmes de TBT bilatérales. Les objectifs de ces dispositions seraient de donner une plus grande ouverture, la transparence et la convergence des approches et des exigences réglementaires et des processus d'élaboration de normes connexes, également en vue de l'adoption de normes internationales pertinentes, ainsi que, entre autres, de réduire les essais redondants et onéreux et les exigences de certification, de promouvoir la confiance dans nos organismes d'évaluation de conformité respectifs, et renforcer la coopération en matière d'évaluation de la conformité et les questions de normalisation dans le monde. Il faut également tenir compte des dispositions relatives à l'étiquetage et les moyens d'éviter des informations trompeuses pour les consommateurs.

- Cohérence de la réglementation

L'accord comprendra des disciplines transversales sur la cohérence réglementaire et de transparence pour le développement et la mise en œuvre de l'efficacité, coût-efficacité, et une réglementation plus compatibles pour les biens et services, y compris les premières consultations sur les règlements importants, l'utilisation d'études d'impact, évaluations, l'examen périodique des mesures réglementaires existantes, et l'application des bonnes pratiques réglementaires.

- Les provisions sectorielles

L'accord comprendra des dispositions ou annexes contenant des engagements ou des mesures visant à promouvoir la compatibilité de la réglementation dans des biens d'un commun accord et des secteurs de services supplémentaires, avec l'objectif de réduire les coûts découlant de différences de réglementation dans des secteurs spécifiques, y compris l'examen des approches relatives à l'harmonisation réglementaire, équivalence ou la reconnaissance mutuelle, le cas échéant. Cela devrait inclure des dispositions spécifiques et de fond et de procédures dans des secteurs d'une importance considérable pour l'économie transatlantique, y compris, mais sans s'y limiter, l'automobile, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques et d'autres industries de la santé, de l'information et de la communication et des services financiers. Le but sera d'éliminer les obstacles non tarifaires existants, empêcher l'adoption de nouvelles barrières non tarifaires et d'assurer l'accès au marché à un niveau supérieur à celui fourni par des règles horizontales de l'accord. En ce qui concerne les services financiers, les négociations devraient également viser à des cadres communs pour la coopération prudentielle.

26. L'accord comprend également un cadre pour identifier les opportunités et pour guider la poursuite des travaux sur les questions de réglementation, y compris les dispositions qui prévoient une base institutionnelle pour exploiter le résultat des discussions réglementaires ultérieurs dans l'accord global.

27. L'accord sera obligatoire pour tous les régulateurs et les autres autorités compétentes des deux Parties.

RÈGLES

Droits de propriété intellectuelle

28. L'accord porte sur des questions liées aux droits de propriété intellectuelle. L'accord reflètera la grande valeur accordée par les deux parties sur la protection de la propriété intellectuelle et s'appuyera sur le dialogue UE-USA existant dans ce domaine.

29. Les négociations devraient, en particulier, s'adresser aux zones les plus pertinentes pour favoriser l'échange de biens et services avec un contenu IP, en vue de soutenir l'innovation. Les négociations doivent viser à assurer une protection et une reconnaissance accrues des indications géographiques de l'UE grâce à l'accord, d'une manière complète et s'appuyant sur les "TRIPS", en abordant également la relation avec leur utilisation avant le marché américain dans le but de résoudre les conflits existants de manière satisfais
ante. Après consultation préalable du Comité de la politique commerciale, les questions de IPR supplémentaires doivent être prises en considération dans les négociations.

30. L'accord ne doit pas contenir des dispositions relatives aux sanctions pénales.

Commerce et développement durable

31. L'accord comprendra des engagements pris par les deux parties en ce qui concerne les aspects du travail et de l'environnement du commerce et du développement durable. Une attention particulière sera accordée aux mesures visant à faciliter et promouvoir le commerce des produits respectueux de l'environnement et économe en ressources, services et technologies, y compris au moyen de marchés publics écologiques et de soutenir les choix d'achat éclairées par les consommateurs. L'accord comprend également des dispositions visant à promouvoir le respect et l'application effective des normes et des accords convenus au niveau international dans le domaine du travail et de l'environnement comme une condition nécessaire pour le développement durable.

32. L'accord comportera des mécanismes pour soutenir la promotion du travail décent à travers l'application nationale efficace de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur les normes fondamentales du travail, telles que définies dans la Déclaration de l'OIT de 1998 relative aux principes et droits fondamentaux au Accords multilatéraux sur l'environnement pertinents travail et ainsi que l'amélioration coopération sur les aspects liés au commerce du développement durable. L'importance de la mise en œuvre et l'application de la législation nationale sur le travail et l'environnement doit être souligné ainsi. Il convient également de prévoir des dispositions à l'appui des normes internationalement reconnues en matière de responsabilité sociale des entreprises, ainsi que de la conservation, la gestion durable et la promotion du commerce dans obtenu légalement et durable des ressources naturelles, comme le bois, la faune ou la pêche »des ressources. L'accord prévoira le suivi de la mise en œuvre de ces dispositions par le biais d'un mécanisme incluant la participation de la société civile, ainsi que l'un pour régler les différends.

33. Les impacts économiques, sociaux et environnementaux seront examinés au moyen d'une évaluation indépendante de l'impact sur le développement durable (SIA), impliquant la société civile, et seront menées en parallèle avec les négociations et seront finalisés avant la signature de l'accord. Le SIA visera à préciser les effets probables de l'accord sur le développement durable, ainsi qu'à proposer des mesures (dans les domaines commerciaux et non-commerciaux) afin de maximiser les avantages de l'Accord et de prévenir ou de minimiser les impacts négatifs potentiels.
La Commission veille à la SIA se déroule dans un dialogue régulier avec tous les acteurs concernés de la société civile. Au cours des négociations, la Commission doit également maintenir un dialogue régulier avec tous les a
cteurs concernés de la société civile.


Douanes et facilitation du commerce

34. L'accord doit comprendre des dispositions visant à faciliter le commerce entre les Parties, tout en veillant à l'efficacité des contrôles et des mesures anti-fraude. À cette fin, il doit comprendre des engagements, entre autres, sur les règles, les exigences, les formalités et les procédures des parties liées à l'importation, l'exportation et le transit, à un niveau d'ambition élevé, allant au-delà des engagements négociés à l'OMC. Ces dispositions devraient promouvoir la modernisation et la simplification des règles et des procédures, la documentation standard, la transparence, la reconnaissance mutuelle des normes et la coopération entre les autorités
douanières.

Accords commerciaux sectoriels


35. L'accord devrait, le cas échéant, examiner, étoffer et compléter les accords commerciaux sectoriels existants, tels que l'accord entre la Communauté européenne et les États-Unis sur le commerce du vin, notamment en ce qui concerne les négociations des termes visés à l'annexe II de l'accord de 2005, l'accord de reconnaissance mutuelle entre la Communauté européenne et les États-Unis et l'Accord entre la Communauté européenne et les États-Unis d'Amérique sur la coopération douanière et d'assistance administrative mutuelle en matière douanière.


Commerce et Concurrence

36. L'accord devrait inclure des dispositions sur la politique de concurrence, y compris les dispositions relatives aux lois antitrust, les fusions et les subventions. En outre, l'accord doit traiter les monopoles d'État, les entreprises publiques et entreprises bénéficiant de droits spéciaux ou exclusifs.

Échanges liés à l'énergie et aux matières premières

37. L'accord comprendra des dispositions concernant le commerce et les aspects liés à l'investissement de l'énergie et des matières premières. Les négociations devraient viser à assurer un environnement commercial ouvert, transparent et prévisible en matière d'énergie et à garantir un accès libre et durable aux matières premières.

Les petites et moyennes entreprises

38. L'accord comprendra des dispositions sur les aspects liés au commerce des petites et moyennes entreprises.

Mouvements de capitaux et paiements

39. L'accord comprendra des dispositions sur la libéralisation des paiements courants et mouvements de capitaux, et inclure une clause de statu quo. Il s'agira carve-out dispositions (par exemple en cas de difficultés graves pour la politique monétaire et de taux de change, ou de la surveillance prudentielle et de la fiscalité), qui seront en conformité avec les dispositions du traité UE sur la libre circulation des capitaux. Les négociations doivent tenir compte des sensibilités attachées à la libéralisation des mouvements de capitaux ne sont pas liées à l'investissement direct.

Transparence

40. L'accord portera sur les questions de transparence. À cette fin, il comprendra des dispositions sur:

- L'engagement de consulter les parties prenantes à l'avance de l'introduction de mesures ayant un impact sur le commerce et l'investissement;

- La publication des règles générales et des mesures ayant un impact sur le commerce et l'investissement dans les biens et les services internationaux;

- La transparence en ce qui
concerne l'application de mesures ayant un impact sur le commerce et l'investissement dans des biens ou des services internationaux.

41. Rien dans cet accord ne devrait affecter le droit de l'UE ou des États membres concernant l'accès du public aux documents officiels.

Autres domaines

42. Suite à l'analyse de la Commission et après consultation préalable avec le Comité de la politique commerciale et en conformité avec les traités de l'UE, l'accord peut comporter des dispositions concernant d'autres domaines liés à la relation commerciale et économique où, au cours des négociations, l'intérêt mutuel a été exprimé à le faire.

Cadre institutionnel et dispositions finales

43. Cadre institutionnel

L'accord sera mis en place une structure institutionnelle pour assurer un suivi efficace des engagements découlant de l'Accord, ainsi que pour promouvoir la réalisation progressive de
la compatibilité des régimes réglementaires.

44. La Commission, dans un esprit de transparence, fera régulièrement rapport au Comité de la politique commerciale sur le cours des négociations. La Commission, selon les traités, peut faire des recommandations au Conseil sur d'éventuelles directives de négociation supplémentaires sur toute question, avec les mêmes procédures d'adoption, y compris les règles de vote, que celles de ce mandat.

45. Règlement des différends

L'accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les parties respectent les règles convenues.
L'accord devrait inclure des dispositions pour expédient de résolution de problèmes comme un mécanisme de méd
iation flexible.

46. L'accord qui fera foi de façon égale dans toutes les langues officielles de l'UE, doit comporter une clause linguistique.

Merci d'avance à tous ceux qui publient/relaient mes articles.

Merci cependant de sélectionner un extrait et de mettre le lien vers l'article original! Magali

http://contrelacour.over-blog.fr/article-marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-118657212.html

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:53

Gramat (Lot) : discrimination à l’embauche en faveur de l’islam [MàJ]

21 juin 2013

GRAMAT (NOVOpress) – Vous êtes de confession musulmane ? vous voulez travailler ? A Gramat dans le Lot, on pense à vous. C’est une annonce surprenante trouvée hier sur le site de Pôle emploi par un de nos correspondants (ci-dessus) : « Vous ferez l’abattage halal de palmipèdes gras. Vous êtes de confession musulmane. »

Cette offre d’emploi, a été émise sur le site de recrutement en ligne à la demande de l’entreprise La Quercynoise Foies Gras à Gramat. Contactée par Novopress, cette société nous a confirmé oralement que cette annonce était bien réservée exclusivement à des candidats de confession musulmane.

La Quercynoise se rendant de fait coupable de discrimination à l’embauche ; L’abattage halal ne pouvant être pratiqué que par des musulmans si l’on veut obtenir la certification halal. Or, l’article L1132-1 du Code de travail stipule : « Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement… ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire … en raison de ses convictions religieuses ».

C’est d’’autant plus surprenant que sur le site Internet de l’entreprise, il n’est mentionné nulle part qu’une partie de l’abattage soit réalisée selon les règle du halal.

Au contraire, la Quercynoise s’engage et garantie le respect des méthodes « d’antan » pour ses préparations culinaires.

Mais alors, l’entreprise La Quercynoise produit-elle et diffuse-t-elle des produits halal sans en informer la clientèle sous couvert de faire découvrir « toute la richesse et la diversité des plaisirs de la table du Sud-Ouest » ?

Cette société trompe-t-elle ses clients en leur faisant indûment payer une prestation qu’ils n’ont pas sollicitée.

La certification halal coûtant entre 10 et 15 centimes d’euro au kilo, ce n’est sûrement pas le producteur qui supporte ces frais supplémentaires…

Mise à jour 21/06/2013 – 16h35 – Aujourd’hui sur Twitter, Pôle Emploi a répondu à Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire.

L’organisme regrette l’incident et a supprimé l’annonce.

source

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:30

Totalitaire : Un sociologue demande l’instauration d’un permis d’être parent obligatoire

Il s’appelle Julien Billion, est un sociologue nourri par l’État et semble prêt à tout pour qu’on parle de lui.

Dans un papier publié sur « Le Plus » du NouvelObs.com, il réclame à François Hollande l’instauration d’un« permis pour être parent » accordé par l’État et « obligatoire ».

Objectif :« inculquer les fondamentaux sur les besoins, la psychologie, les droits de l’enfant et de développer les compétences éducatives des parents » car« peu importe l’orientation sexuelle (sic), être parent n’est pas inné et nécessite un savoir-être, un savoir-faire, une performance pour l’intérêt de l’enfant ».

N’y voyez rien de totalitaire, il s’agit simplement, assure-t-il, de« soulager les parents de leurs angoisses » : « Les parents pourraient rencontrer des experts, échanger en toute liberté avec d’autres parents, partager leur quotidien, leurs expériences, leur savoir, leur bonheur d’être parent.

Ceux qui le sont pour la première fois pourraient bénéficier de conseils de parents plus expérimentés. » Accessoirement, « la formation serait enfin un moyen de repérer les parents dangereux envers leurs enfants.

Les parents en souffrance pourraient être accompagnés précocement dans leur rôle. »

Des fois, par exemple, que les parents seraient opposés au relativisme ambiant ou à la dénaturation du mariage…

Évidemment, cette « formation » serait « obligatoire » : « des rendez-vous avec des psychiatres, des psychologues, des éducateurs, d’autres parents seraient imposés » car « l’avenir de nos enfants en dépend ».

Rappelons dans ces colonnes que la famille et le mariage n’ont pas attendu l’État pour exister, qu’ils ne lui doivent rien si ce ne sont des ennuis : en effet, depuis que l’État providence intervient, prétendant même s’y substituer, ces institutions rencontrent des problèmes.

En 2013, l’État a de facto décidé d’instaurer le droit à l’enfant.

Vu les dérives affreuses qui en découleront, dans quelques années, il aura une bonne raison d’imposer cette formation.

À moins que d’ici-là, les Français n’ouvrent les yeux sur l’État providence et sur sa capacité à créer dans la population des besoins de mesures liberticides et, plus généralement, à la rendre docile grâce aux aides reçues !

!http://www.ndf.fr/poing-de-vue/22-06-2013/totalitaire-un-sociologue-demande-linstauration-dun-permis-detre-parent-obligatoire

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:22

Comment la justice favorise la montée du FN pour diviser la droite et conserver le pouvoir à la gauche

Reims : agression le long du canal, l’auteur des coups laissé en liberté pour qu’il puisse recommencer, augmenter la violence, pousser les citoyens à se tourner vers le FN, et affaiblir la droite en la divisant.

Ainsi la gauche se maintient au pouvoir, comptant sur les médias pour taire les alliances fétides de la gauche avec l’extrême gauche.

Il déambulait une cigarette à la bouche et une cannette de bière à la main le long du canal, le 9 mai dernier, lorsqu’il a croisé un groupe de six individus.

L’un d’eux lui a demandé une cigarette. Il s’est exécuté sans broncher.

Un autre lui a attrapé la cannette et l’a jetée dans le canal au prétexte qu’il avait trop bu.

Le ton est monté. Le malheureux promeneur a alors été roué de coups par l’un des membres du groupe, puis tous ont pris la fuite.

Deux d’entre eux ont finalement été interpellés quelques minutes après l’agression et placés en garde à vue.

La victime les avait formellement reconnus. Ils ont été déférés le 10 mai devant le tribunal correctionnel de Reims sous le régime de la comparution immédiate, mais le tribunal avait ordonné un supplément d’informations.

Les deux racailles, déjà connues des services de police, avaient été maintenus en détention dans l’attente du renvoi du procès.

Le troisième comparse, entendu sous le régime de témoin, avait de fait confirmé aux policiers être l’auteur des coups, dédouanant ainsi ses camarades.

Lundi, c’est libres qu’ils sont ressortis, après avoir été relaxés par le tribunal.

Tout comme l’agresseur qui, présent dans la salle d’audience, n’a même pas été inquiété.

Une décision qui a fait bondir l’avocat de la victime qui présente une fracture du nez et une baisse de l’acuité visuelle avec une ITT de 7 jours.

Le parquet, qui avait requis 3 et 8 mois de prison ferme pour leur implication dans cette bagarre, n’a pas été suivi.

Pour bien moins que ça, en fait pour ses opinions contraire au régime totalitaire socialiste, Nicolas purge une peine de deux mois de prisons.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:12

Quimperlé : accusé de viols et d’atteintes sexuelles sur 32 patientes, Mohammed Frehat a disparu dans la nature

Dernier jour du procès de l’ancien radiologue de Quimperlé ce matin aux Assises du Quimper.

Coup de théâtre, le prévenu ne se présente pas et reste introuvable.

Comparaissant libre, il s’était jusqu’ici présenté sans problème devant la cour d’assises.

En tout, 34 femmes, dont 32 entre 2005 et 2006, auraient été victimes de viols ou d’atteintes sexuelles par l’ancien chef de service de l’hôpital de Quimperlé.

La cour a décidé en fin de matinée de renvoyer le procès.

Le radiologue avait été mis en détention provisoire de juin 2007 à avril 2008, avant d’être placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer.

Mohammed Frehat, 55 ans, est accusé par trente-deux jeunes femmes d’agressions sexuelles et de viols qu’il aurait commis dans le cadre de ses fonctions de radiologue au centre hospitalier de Quimperlé (Finistère).

Parmi celles-ci, huit étaient mineures au moment des faits présumés, dont deux âgées de moins de 15 ans.

Au total, 37 faits lui sont reprochés, 28 de viols et neuf d’attouchements.

L’accusé, père de deux filles, exerçait la radiologie au Centre hospitalier de Quimperlé depuis 2002.

En mai 2005, deux de ses patientes avaient porté plainte pour des agressions sexuelles présumées commises lors d’examens médicaux.

Mais les plaintes avaient été classées sans suite. Sa hiérarchie lui avait demandé cependant de ne plus pratiquer aucun examen radiologique seul.

En 2006, de nouvelles plaintes pour des faits de même nature avaient été déposées.

La justice avait alors interdit au radiologue de pratiquer toute mammographie ou échographie vaginale.

Violant cette interdiction, le médecin aurait continué de réaliser des échographies par voie endovaginale, parfois sur des mineures en l’absence de l’autorisation des parents, suscitant de nouvelles plaintes.

http://bretagne.france3.fr/2013/06/21/surprise-aux-assises-du-finistere-le-radiologue-ne-se-presente-pas-au-tribunal-274593.html

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:07

Incarcération de Nicolas : la République totalitaire

22 juin 2013

La France se trouve dorénavant en Non-démocratie.

Un régime totalitaire présente cinq caractéristiques : une idéologie unique ; une novlangue ; une confusion des pouvoirs économique, politique, médiatique et culturel ; l’alliance de la police politique et de la police de la pensée ; les atteintes répétées aux libertés fondamentales.

La République française a basculé dans un tel régime.

L’incarcération, le 19 juin 2013, de Nicolas, en tant que simple opposant politique, en est l’illustration.

Nous vivons à l’heure de la NON-démocratie française.

1-Idéologie unique

Les Français sont enserrés dans le carré carcéral d’une idéologie unique : il leur faut croire aux bienfaits de la mondialisation (heureuse, forcément heureuse !) et de l’immigration (une chance, forcément une chance) ; il leur faut rompre avec toutes leurs traditions (et singulièrement avec la famille) et se repentir de leur histoire (ils sont coupables, forcément coupables).

L’idéologie cosmopolite est la seule admise. Elle est négatrice de toutes les distinctions et de toutes les frontières : frontières naturelles du sexe ou de la race ; frontières physiques abolies pour laisser circuler sans règles les hommes, les marchandises et les capitaux ; frontières de l’âme que sont les traditions historiques, artistiques, culturelles ou religieuses.

2-Novlangue

L’idéologie unique est servie par la novlangue. Un nouveau vocabulaire qui fait disparaître des mots ou change leur sens : un immigré clandestin devient un « sans-papiers ; un délinquant immigré, un « jeune » ; un défenseur de l’identité nationale, un « xénophobe » ; un défenseur du mariage (l’union d’un homme et d’une femme en vue de la procréation), un « homophobe ».

La novlangue sert à diaboliser ceux qui « pensent mal ». C’est le rempart de la bien-pensance.

3-Confusion des pouvoirs

Cette idéologie unique est servie par une confusion sans précédent des pouvoirs : pouvoir économique et financier des multinationales qui financent les lobbys d’intérêt et les lobbys idéologiques ; pouvoir médiatique et culturel ; pouvoir politique toujours à la remorque des autres.

Cette confusion des pouvoirs assure la dictature de minorités ethniques, religieuses, sexuelles, financières et sectaires.

C’est l’alliance de Goldman Sachs, du Grand Orient de France et de la LGBT pour faire avancer la marchandisation du monde.

4-Alliance de la police politique et de la police de la pensée

Un bon régime totalitaire qualifie d’ « asociaux », de « houligans » ou de « fous » ses dissidents.

Une presse aux ordres relaie ses mots d’ordre, ce qui permet à la police de mettre hors d’état de nuire les opposants politiques.

En France, la police de la pensée a repris sans aucun esprit critique le point de vue de la police politique : comptage mensonger des manifestants, reprise des accusations d’ « extrémisme » ou de « casseurs ».

5-Atteintes à la liberté d’expression

Les lois liberticides sont de plus en plus nombreuses et les parquets y recourent de plus en plus souvent.

Loi Pleven sur le prétendu racisme interdisant de fait toute critique de l’islam ou de certains comportements roms.

Loi Gayssot sur le révisionnisme ayant conduit un ingénieur chimiste, Vincent Reynouard, à séjourner un an en prison pour de simples écrits (certes jugés « odieux », mais ce sont précisément les opinions odieuses qui ont besoin d’être protégées) : un an de prison effective pour délit d’opinion !

Loi Taubira limitant la liberté de recherche et d’expression sur la traite africaine.

Loi Perben sur l’homophobie.

Les victimes de ces lois liberticides sont nombreuses : simples citoyens, universitaires, maires, députés comme Christian Vanneste ou Marine Le Pen dont l’immunité parlementaire européenne va être levée, simplement parce qu’elle a critiqué l’occupation de rues parisiennes par des musulmans en prière.

6-Atteintes à la liberté de manifester

Manifester est un droit constitutionnel. De plus en plus souvent bafoué. Il suffit que les groupuscules d’extrême gauche, véritables milices du régime, menacent de contremanifester pour qu’un rassemblement soit interdit « pour risque de trouble à l’ordre public ».

Même sans ce prétexte de nombreuses manifestations contre la loi Taubira, même légalement déclarées, ont été interdites, sans motif sérieux, et ce au dernier moment.

7-Arrestations arbitraires

Depuis le début des manifestations contre la loi Taubira près de 2.000 personnes ont été interpellées et retenues arbitrairement, le plus souvent sans raison autre que le port d’un vêtement aux couleurs de la Manif pour tous.

Plus de 500 citoyens ont été gardés à vue généralement pour des motifs juridiques fantaisistes.

Point d’orgue de ces pratiques liberticides : l’incarcération à Fleury-Mérogis de Nicolas pour des motifs futiles, sans attendre l’appel, et alors même qu’en France la mise en détention effective de personnes condamnées à moins de deux ans de prison ferme est quasi inexistante.

Il est vrai que Nicolas n’a pas les mêmes origines que les casseurs du Trocadéro ou les détrousseurs du RER D.

C’est la justice à la tête du client ! Vivement le 14 juillet !

Polémia

Source : Polémia.

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La principale pétition de soutien à Nicolas, c’est ici(plus de 54.000 signatures le 22 juin 2013 à 11h)
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