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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:46

TRIBUNE LIBRE , POINT DE VUE ET CONSTAT !

LE JUIF JESUS (YESHUA) des évangiles n’est pas LE JESUS (ISSA) DU CORAN ET DES HADITHS !

Posted On 04 avr 2014

By : Abbé Alain Arbez

A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…

Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique », a remplacé ce que précédemment on nommait civilisationjudéo-chrétienne!

Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…

Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé – serait hors du temps.

Toutes ces expressions malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé

Quelle est la logique de ce processus?

L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)

Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Lesmusulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!

Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraiteen l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.

Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à dire de réciprocité vivante et confiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.

Le musulman ISSA (=Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésusmusulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité et constituant la sunna, la tradition islamique.

Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que lesHadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran :

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loi de l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).

C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« . (ahl al kitab) Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).

La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation queIssa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!

La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).

La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance àIssa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.

Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).

Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).

Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).

Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).

Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.

Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).

Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).

Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré » plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le motprier.

Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections deHadith, ce qui prouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.

Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).

Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).

Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).

Issa (Jésus) dans les Hadith:

Issa, le destructeur de la chrétienté

La deuxième source officielle de la croyance islamique (aussi importante que le Coran lui-même) considère que le prophète Issa va jouer un rôle important à la fin des temps: il fera la guerre à toutes les religions, jusqu’à leur destruction, démontrant ainsi le triomphe de l’islam…

Dans une tradition, nous lisons que de nouveaux prophètes n’apparaîtront plus sur terre avant que Issa ne revienne, comme un homme de taille moyenne, au teint rougissant, portant deux vêtements légers, des gouttes tombant de sa tête, bien qu’il ne soit pas mouillé. Il combattra pour la cause de l’islam.

Issa « brisera la croix« , « tuera les porcs » et abolira la taxe imposée aux infidèles soumis. Allah détruira alors toutes les religions, à l’exception de l’islam.

Issa fera disparaître la figure du mal, vivra sur terre durant quarante ans et ensuite mourra. (Sunan Abou Daoud, livre 37,4310).

Quelle est la signification de ces dits?

La croix est le symbole de la chrétienté: briser la croix veut dire: abolir le christianisme. Dans la culture islamique, lesporcs sont associés aux chrétiens, et les singes aux juifs; tuer les porcs est donc une manière d’annoncer leur anéantissement. Le retour d’Issa purifiera le monde de l’impureté que représentent les chrétiens aux yeux des musulmans.

Sous la loi islamique, payer la taxe de capitation permet de racheter sa survie et ses biens lorsque l’on fait partie des « gens du livre » (9.29). L’abolition de la taxe signifie donc que le jihad a repris contre les juifs et les chrétiens vivant sous l’islam, et que ceux-ci devraient se convertir sous peine de mort ou d’esclavage.

Telle est donc la tâche finale d’assainissement que le musulman Issa devra accomplir, lorsqu’il reviendra dans les derniers jours!…

Rappelons que le musulman dit plusieurs fois par jour lafatiha, la première sourate du Coran, qui est considérée comme la matrice de toutes les autres. Or dans cette invocation à Allah, il est fait mention de « ceux quiencourent sa colère », c’est à dire les juifs, et de « ceux qui se sont égarés », c’est à dire les chrétiens! (Les commentateurs autorisés du Coran le spécifient traditionnellement ainsi). On voit combien cette incantation répétitive peut ancrer dans les esprits une discrimination religieuse méprisante envers les non-musulmans, ainsi que nombre d’autres sourates du Coran et que certains hadithparticulièrement agressifs.

Analyse du musulman Issa (Jésus)

Issa n’est pas une figure historique.

Le Issa coranique n’est pas un personnage historique crédible, car son identité, comme son rôle de « prophète de l’islam« , se basent sur de présumées révélations individuelles à Mohamed, ayant eu lieu plus d’un demi millénaire après la vie et la mort du Jésus historique, au sujet duquel seuls les écrits néo-testamentaires sont les témoignages tangibles les plus proches.

Le véritable nom de Jésus n’a jamais été Issa.

La langue maternelle de Jésus était l’araméen. Du temps de son existence personnelle, il a été appelé Yeshua en araméen, puis Jesu en grec. Yeshua est une variante de l’hébreu Yehoshua, qui signifie « Yahvé sauve ».

Yeshua de Nazareth n’a jamais été appelé Issa, le nom que lui attribue le Coran. Issa ne veut rien dire en arabe; Jésus est délibérément privé de son identité.

Jésus n’a jamais reçu un « livre »!

Selon le Coran, un livre a été révélé à Issa, comme aux autres prophètes: c’est l’injil.

Le terme arabe « injil » n’est que la déformation du grec eu-angelion qui veut dire bonne nouvelle ou évangile. Jésus annonçait en effet une bonne nouvelle libératrice de la part de Dieu, dans la ligne de ses prédécesseurs, en se référant à une expression de la période du retour d’exil où une annonce de bonheur avait été faite au peuple d’Israël déporté à Babylone.

L’expression eu-angelion ne se comprend donc pas par rapport à un texte de révélation que Jésus lui-même aurait reçu tout rédigé, et que le Coran appelle « injil« .

Le terme « évangile » n’a été utilisé qu’après la mort de Jésus pour donner un titre biblique aux récits biographiques rédigés par Matthieu, Marc, Luc et Jean comme base de confessions de foi des communautés. C’est sans doute à partir de ces rédactions apostoliques que Mohamed s’est fait cette fausse idée d’un injil comme livre de révélation donné au prophète Issa par Allah..

L’ensemble des prophètes de l’islam dont les noms sont puisés dans les Ecritures hébraïques n’ont pas reçu de livre ou de code de lois. Par exemple les psaumes ne sont pas un livre révélant l’islam, comme le prétend le Coran, mais une collection de chants liturgiques, dont quelques-uns sont de David. Les Israélites qui se référaient alors à la Torah de Moïse n’ont jamais cherché de prescriptions légales dans les psaumes. Ainsi, David ne pouvait pas être un « prophète » au sens coranique du terme, c’est-à-dire un transmetteur de loi; de même, nombre de personnages cités comme tels par l’islam n’ont jamais été des porte-parole d’une loi.

Prophéties bibliques et prophéties coraniques: rien à voir!

La compréhension biblique de la prophétie est totalement différente de celle de Mohamed. Une prophétie n’est pas considérée comme extrait d’un texte céleste préexistant éternellement, à l’instar du Coran, mais comme message de Dieu inspiré à des êtres humains pour un temps et un lieu spécifiques.

Un prophète biblique est une personne vivant dans un contexte précis, à qui Dieu révèle des réalités encore cachées à tous et qui est appelée à agir comme son porte-parole. La variété des textes inspirés dans la Bible montre bien que ceux-ci ne sont pas dictés à partir d’un livre céleste intemporel et an-historique.

Erreurs et anachronismes du Coran

L’affirmation du Coran selon laquelle Jésus ne fut pas exécuté sur une croix n’a aucune base factuelle, et rappelle étonnamment la polémique développée quelques siècles plus tôt par les courants hérétiques hostiles au christianisme naissant.

Or, l’un des points forts orthodoxes sur lequel se rejoignent toutes les sources chrétiennes originelles est précisément la crucifixion de Jésus.

La mère d’Issa est appelée Mariam dans le Coran, et elle est présentée comme la sœur de Moïse et d’Aaron, et la fille d’Imram (en hébreu Amram). Mohamed a visiblement confondu Marie avec la Myriam de l’Exode, treize siècles auparavant!

Le Coran reproche aux chrétiens d’adorer trois dieux: Dieu le Père, le Fils Jésus, et la Mère Marie. Ce qui est une caricature grossière. Il accuse aussi à tort les juifs et les chrétiens de polythéisme. (voir Deutéronome 6.4 et Jacques 2.19a), impiété gravissime.

De nombreuses séquences du Coran évoquent des récits populaires juifs ou chrétiens, et d’autres rappellent la littérature apocryphe datant d’un siècle minimum après la mort de Jésus. Ainsi, le récit coranique de Jésus (Issa) né sous un palmier-dattier est la reprise d’une fiction tardive, de même que celui de Jésus enfant insufflant la vie à des oiseaux d’argile.

Les titres que le Coran donne à Jésus, tels que Messie etParole de Dieu ne trouvent aucune explication dans la propre logique islamique. Par contre dans la Bible, d’où ils ont été expatriés, ces titres prennent un sens précis, lié à un système théologique cohérent, que le Coran méconnaît totalement.

Le Coran mentionne le Saint Esprit en connexion avec Jésus, utilisant ainsi des phrases extraites de l’Evangile. Ibn Ishak,le biographe de Mohamed, rapporte que, pour ce dernier,l’Esprit est l’ange Gabriel (Jibril), (de même que les sourates 2.97 et 16.02).

C’est pourquoi l’expression biblique « Esprit de Dieu » ouruah Elohim, ne peut se comprendre qu’à la lumière des saintes Ecritures hébraïques; cela ne correspond en tout cas pas à un ange.

L’allégation coranique selon laquelle Jésus aurait annoncé la venue de Mohamed (61.6) semble fondée sur une lecture complètement reformulée de Jean 14.26, un passage qui se réfère à la venue du Saint-Esprit.

Les Ecritures saintes hébraïques étaient la bible de Jésus. Il a toujours affirmé leur autorité et leur pertinence, et il a prêché à partir de leur message théologique. C’est en fonction de ces mêmes Ecritures que Jésus a reconnu et présenté Dieu comme Adonaï Elohim, le Dieu d’Israël. Il n’a jamais appelé Dieu Allah, nom d’une divinité païenne arabe dont le culte existait à la Mecque bien avant Mohamed (son propre père, mort avant sa naissance, se nommait d’ailleursAbd allah = serviteur d’Allah).

Les développements narratifs de la Bible sont riches de détails historiques souvent confirmés par la recherche archéologique. Ils recouvrent plus d’un millier d’années et révèlent un long processus de créativité culturelle.

A l’opposé, l’histoire religieuse du Coran ne s’appuie sur aucun support archéologique; les récits fragmentaires et discordants qui la composent n’offrent jamais le reflet de cultures historiques. Aucune localisation possible de l’Israël ancien n’y est mentionnée, et le nom de Jérusalem, si central dans la Bible, n’y apparaît jamais!

La plupart des événements prétendument historiques relatés dans le Coran n’offrent aucune possibilité de vérification indépendante. Ainsi, on nous explique qu’Abraham et Ishmaël ont construit la Kaaba à la Mecque (1.127) mais il n’y a aucun support historique à cette affirmation. Le texte biblique original, antérieur de plus de mille ans, ne place Abraham dans aucun lieu proche de l’Arabie.

Le Coran, écrit par étapes à partir du 7ème siècle de notre ère, et dont les sourates innombrables ont été finalement sélectionnées et peut-être reformulées par Othman (modifications jusqu’au 10 ème, selon Mondher Sfar) n’est pas crédible lorsqu’il parle de Jésus Christ. Il n’est pas compétent en histoire biblique, contient de nombreux contresens historiques, et ne peut donc faire autorité en la matière.

Appropriation, par l’islam, de l’histoire du judaïsme et du christianisme

A la lumière des événements ultérieurs, on peut analyser la prétention selon laquelle l’islam est la religion primordiale et les prophètes antérieurs à Mohamed déjà musulmans: cela s’appelle une appropriation abusive au profit de l’islam. Cette captation d’héritage spirituel prive le judaïsme et le christianisme de leur propre histoire.

N’oublions pas que de nombreux sites bibliques, comme les tombeaux des patriarches hébreux et le Mont du Temple, sont réclamés par l’islam comme étant des sites islamiques, et non pas juifs ou chrétiens. (Le Coran nous raconte qu’Abraham était le prototype du croyant de l’islam. D’où la revendication d’une Palestine arabe et musulmane, sans tenir aucun compte des bénéficiaires historiques de la Promesse, les Juifs).

Il est vrai que sous la loi islamique (le waqf), après la sortie des Arabes d’Arabie et l’invasion de la Terre sainte, les juifs et les chrétiens ont effectivement été bannis de ces sites chargés de mémoire juive et chrétienne exclusivement.

Le rôle des Ecritures hébraïques dans le christianisme n’a pas de parallèle avec la place que l’Islam donne à la Bible

Il y a une différence fondamentale entre l’attitude chrétienne vis-à-vis des Ecritures hébraïques et l’attitude musulmane envers la Bible. Les chrétiens acceptent telles quelles les Ecritures hébraïques, qui étaient celles de Jésus et de ses apôtres, et celles de la primitive Eglise, entièrement juive.

L’essentiel de la foi chrétienne s’appuie sur elles, et les concepts essentiels tels que Messie, Esprit de Dieu, Royaume de Dieu, salut, etc, s’enracinent profondément dans la tradition biblique. L’Eglise a même excommunié l’hérésiarque Marcion qui voulait exclure la Bible hébraïque du Canon des Ecritures!

Dans les temples et les églises, on lit chaque dimanche les mêmes Ecritures hébraïques que celles lues le samedi dans les synagogues. Les prêtres et les moines prient les psaumes chaque jour, louange typiquement juive.

Au contraire, la façon qu’a l’islam de traiter la Bible est d’une arrogance insupportable : d’un côté le Coran prétend « confirmer » les révélations précédentes, en même temps il n’accorde strictement aucune place au contenu réel de la Bible.

En déclarant sans aucun argument précis que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs Ecritures, le Coran cherche surtout à couvrir ses fantaisies historiques et théologiques. Il est très rare que les étudiants musulmans connaissent quelque chose des textes ou de la théologie bibliques, les imams ne lisent jamais la Bible et ils restent ainsi enfermés dans leur autoproclamation coranique sans aucun repère critique.

*Quelques voix contemporaines à propos de Jésus:

Yasser ARAFAT, dans une conférence de presse aux Nations Unies en 1983, a appelé Jésus « le premier fedayin palestinien qui a porté l’épée » (c’est à dire: qui a combattu pour l’islam).

Sheik Ibrahim Mahdi, employé de la télévision de l’autorité palestinienne a déclaré en direct en avril 2002: « Les juifs attendent le faux messie juif, tandis que nous attendons, nous, Jésus, paix sur lui. Les mains pures de Jésus feront trépasser le faux messie des juifs. Où? En Palestine! »

Shamim A. Siddiqi, écrivain, New York, a récemment exposé la définition classique de l’islam:

« Abraham, Moïse, Jésus et Mohamed, étaient tous des prophètes de l’islam. L’islam est l’héritage commun de la communauté judéo-christiano-islamique des Etats Unis, et établir le royaume de Dieu est la tâche commune des trois religions abrahamiques.

L’islam était la foi, l’art de vivre, des juifs et des chrétiens, mais ceux-ci les ont perdus dans des innovations humaines. Maintenant, les musulmans désirent remémorer la vraie religion à leurs frères et sœurs juifs et chrétiens. Ce sont les faits de l’histoire! »

Le négationnisme historique est un stratagème de l’apologétique islamique: en se présentant comme une confirmation du judaïsme et du christianisme, l’islam peut mieux les rejeter et les supplanter ensuite. Embrasser pour mieux étouffer.

Ce qui est affirmé dans une parodie de respect n’est ni du judaïsme, ni du christianisme, c’est une récupération pour mieux phagocyter l’ensemble, et finalement promouvoir Jésus et Moïse comme prophètes musulmans.

C’est souvent l’arrière-pensée des musulmans qui fréquentent le « dialogue interreligieux », car par ces discussions de salon pour naïfs, l’islam peut ainsi baliser la reconversion des juifs et des chrétiens vers « la vraie religion », dans le sens où Siddiqi parle de « tâche commune des juifs et des chrétiens dans l’établissement du royaume de Dieu aux USA« , ce qui, pour lui, veut dire promouvoir ensemble la sharia et l’ordre islamique!

Conclusion:

Le Jésus du Coran, appelé Issa, est le résultat conjoint de l’imagination, de la fiction et de l’ignorance. Quand les musulmans vénèrent ce Issa, ils ont en tête quelqu’un qui n’a rien à voir avec le vrai Jésus, premier né de Marie, fils d’Israël, lié à l’histoire biblique. Le Issa du Coran est basé sur des affirmations non historiques émanant de légendes caravanières de l’Arabie du 7ème siècle.

Pour l’immense majorité des croyants musulmans, Issa est le seul Jésus qu’ils connaissent. Mais quiconque accepte ce Jésus islamique accepte aussi le Coran et la religion de Mohamed. En faisant du Jésus des évangiles Issa, un prophète de l’islam, les musulmans réduisent à néant l’existence propre du christianisme, comme ils l’ont fait du judaïsme en vampirisant Abraham, Moïse et David.

Selon les hâdith, la fin des temps verra ce Issa combattant venant détruire la foi chrétienne et faire de l’islam la seule religion triomphante dans le monde entier. Issa en personne démontrera la désobéissance des juifs et mettra les chrétiens en accusation pour les condamner à l’enfer en raison de leur croyance à la crucifixion et à l’incarnation.

L’acte final du musulman Issa reflète bien la stratégie apologétique qui consiste à remplacer le vrai Jésus historique, le Yeshua pacifique, par un clone agressif de Mohamed, de sorte que rien ne subsiste en dehors des visées planétaires de l’islam. L’altérité ne fait pas partie du paysage culturel de l’islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, Genève, pour Dreuz.info, en collaboration et selon les travaux en islamologie de Révérend Mark Durie, prêtre anglican(Australie).

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:39

TRIBUNE LIBRE

En France le catholicisme est un délit pénal

Posted On 04 avr 2014

By : Michel Garroté

Michel Garroté, réd en chef – Parlons un peu de Christian Vanneste et parlons surtout de Christine Boutin.

L’ancien député UMP du Nord Christian Vanneste a été relaxé, jeudi 3 avril 2014, par le tribunal correctionnel de Paris.

Il était poursuivi pour « complicité de provocation à la haine envers les homosexuels ».

Christian Vanneste avait notamment dit que l’un des fondements principaux de l’homosexualité, c’est le narcissisme, et qu’il y a de plus en plus d’homosexuels en politique. Il y en a de plus en plus à droite, d’ailleurs, ils se font la courte échelle.

Vous en avez beaucoup dans le domaine de la culture, des médias, par là-même il y a un renversement de la proportion, du poids de l’homosexualité dans la société.

De son côté – c’est le sujet du présent article -, la catholique Christine Boutin a proclamé que l’homosexualité est une abomination.

Elle n’a pas proclamé que les homosexuels seraient abominables.

Elle a proclamé que « l’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pêcheur est toujours pardonné »

. Elle n’a fait que donner un point de vue, celui des catholiques.

Or, en France, le catholicisme est un délit pénal, à en croire certaines réactions ci-dessous.

Pour Copé, les propos de Boutin sont « insupportables, inacceptables, impardonnables ».

Et des membres de l’UMP demandent même à faire condamner Christine Boutin pour ses propos.

Florian Silnicki, délégué et membre fondateur de la Nouvelle Donne (collectif regroupant les plus jeunes secrétaires nationaux du parti) et Sébastien Chenu, secrétaire national de l’UMP en charge de l’exception culturelle et fondateur de GAYLIB, écrivent dans un communiqué : « Nous condamnons avec la plus grande sévérité les déclarations de Christine Boutin.

Rien ne saurait excuser ou légitimer ces propos.

Nous souhaitons que le parquet de Paris se saisisse sans délai de ces déclarations dangereuses. Ce dérapage n’en est plus un.

Ces déclarations choquantes ne sont pas une opinion mais un délit pénal. Christine Boutin doit être condamnée ».

Ils ajoutent : « La description de l’homosexualité comme une abomination prouve une fois de plus l’homophobie profondément enracinée au cœur de la pensée de Madame Boutin.

Que Madame Boutin mesure les conséquences que ces déclarations ont sur les homosexuels et notamment les plus jeunes qui peuvent avoir du mal à faire accepter leur choix amoureux et qui subissent les fruits de ces dérapages parfaitement contrôlés.

La République doit rappeler à Madame Boutin que la liberté d’expression a des limites : celle de la mise en danger d’autrui puisque son refus de l’autre comme étant son égal est désormais clairement posé sur la place publique.

Nous appelons l’UMP à condamner ces propos et à exclure définitivement Madame Boutin de toute association ou participation aux instances même consultatives ».

Le hic, c’est que l’Eglise catholique enseigne :« S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves, la tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle.

Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas ».

Cela dit, l’Eglise catholique désapprouve l’acte homosexuel, mais elle ne condamne pas la personne homosexuelle.

Elle le précise ainsi : « Les homosexuels doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste ».

Le hic, c’est que Sainte Hildegarde de Bingen, proclamée Docteur de l’Eglise il y a quelques années, professe dans une vision à propos d’un passage de l’Apocalypse où entre en scène le quatrième des chevaux, le pâle, ou encore, le verdâtre « qui se nommait la mort » (Ap. 6, 8) : « Le serpent se réjouit et il cria : la séduction diabolique engendre les criminels et les séducteurs, la haine et le crime du diable, les brigands et les voleurs; mais c’est dans l’homosexualité que le péché est des plus impurs, racine de tous les vices.

Quand ces péchés se seront accumulés dans les Nations, la constitution de la loi de Dieu se scindera, l’Eglise, telle une veuve, sera frappée » (citée par Régine Pernoud, dans Hildegarde de Bingen, conscience inspirée du XIIème siècle, éditions du Rocher, 1994, p. 112).

Le hic, c’est que le mercredi 2 avril 2014, le Pape François a déclaré : « Le mariage nous porte au cœur du projet de Dieu, fait d’alliance et de communion avec son peuple et avec chacun de nous.

Dieu a créé l’homme à son image, homme et femme il les a créés… L’homme quittera ses parents pour s’unir à une femme et avec elle ne faire plus qu’un. Le couple, homme et femme ensemble, non séparément, reflètent l’image de Dieu… Nous avons été créés pour aimer, comme reflets de l’amour de Dieu.

Dans l’union conjugale, l’homme et la femme réalisent cette vocation dans la réciprocité et d’un partage de vie total et définitif ».

Christine Boutin a donc proclamé que l’homosexualité est une abomination. Et elle n’a pas proclamé que les homosexuels seraient abominables.

Fait éclairant, dans le sens biblique du mot, « abomination » signifie notamment « culte des idoles »…

Reproduction autorisée avec mention :

source et publication: Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:31

« Ce sont surtout des Juifs assimilés et très attachés à leur citoyenneté française
qui vont mettre le doigt dans l’engrenage d’une collaboration avec les autorités de Vichy
»

(d’après l’avant-propos de Jean-Claude Valla publié dans son livre Ces Juifs de France qui ont collaboré,« Cahiers Libres d’Histoire n°8 », éditions Dualpha).

Des Juifs ont-ils réellement collaboré durant la IIe Guerre mondiale ?

Les sionistes ont flirté avec l’antisémitisme qu’ils considéraient volontiers comme leur meilleur allié contre l’assimilationnisme.

Dans un discours prononcé en 1960 à l’ouverture du Congrès juif mondial, le Dr Nahum Goldmann, son président, semblait encore regretter que « la disparition de l’antisémitisme classique » ait eu « un effet très fâcheux » sur le comportement des Juifs.

Pourtant, ce sont surtout des Juifs assimilés et très attachés à leur citoyenneté française qui vont mettre le doigt dans l’engrenage d’une collaboration avec les autorités de Vichy et, en zone occupée, avec le service antijuif de la SIPO-SD.

Paradoxalement, des antisémites ont choisi la Résistance ou la France libre ?

Oui, tandis que des Juifs ont reconnu la légitimité du gouvernement de Vichy et fait preuve d’une totale loyauté à l’égard du Maréchal.

Il s’en est même trouvé quelques-uns, comme Kadmi Cohen, pour collaborer avec le Commissariat général aux Questions juives et apporter une contribution à la législation antisémite, en attendant que soient réunies les conditions d’un retour en Palestine.

Kadmi Cohen était un sioniste intégral, parfaitement logique avec lui-même.

Une large part de ce cahier est précisément consacrée à l’Union générale des israélites de France (UGIF) ?

C’est un organisme où des Juifs ont accepté, bon gré mal gré, d’exercer des responsabilités.

Les lecteurs ne seront pas surpris que Jean-Claude Valla se soit abstenu de tout manichéisme pour étudier un sujet aussi complexe.

Il aurait pu reprendre à son compte les graves accusations portées contre les dirigeants de l’UGIF par Maurice Rajsfus dans plusieurs de ses livres et relancer ainsi la polémique. Fils de déportés juifs, Rajsfus n’était pas suspect d’antisémitisme.

S’il avait mis les pieds dans le plat, c’était sûrement à bon escient.

Ces Juifs qui ont collaboré ont-ils été inquiétés à la fin de la guerre ?

Aucun rapport avec les condamnations qui ont frappé les goyim engagés dans le même combat. Combien de Français qui n’étaient pas de confession ou de culture israélite ont été fusillés, abattus comme des chiens, lourdement sanctionnés ou mis au ban de la société pour avoir voulu, eux aussi, ruser avec l’ennemi et sauver ce qui pouvait l’être ?

Or, à l’exception de Joseph Joinovici qui a bénéficié d’un traitement de faveur et d’un supplétif de la Gestapo, moins chanceux, qui a été condamné à mort et exécuté, aucun Juif suspecté de collaboration n’a été traduit devant la justice.

Ce sont des jurys d’honneur mis en place par le Conseil représentatif des Juifs de France qui ont jugé les suspects en catimini et les ont systématiquement acquittés.

Ainsi furent soustraits aux lois communes de la République les ressortissants d’une communauté qui ne cesse d’en invoquer les mânes.

Jean-Claude Valla, (1944-2010) a été le premier directeur de la rédaction du Figaro Magazine et l’auteur de nombreux livres d’histoire.

De même, il fut le directeur de Magazine Hebdo (1983-1985) avant de diriger La Lettre de Magazine Hebdo. Ancien collaborateur d’Historia, d’Historama, du Miroir de l’histoire et d’Enquête sur l’histoire, il collaborait depuis 2002 à la Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner.

Il fut président d’honneur du Comité français des fils et filles de victimes des bombardements de la IIe Guerre mondiale (2001-2005).

Ses « Cahiers Libres d’Histoire ont, dès leur parution, rencontrés un énorme succès qui ne se dément pas et sont sans cesse réédités.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:25

Le 2 avril 2014

L’Enfer de la pensée unique a son Cerbère à trois têtes.

Une fois mort, l’esprit libre passe le Styx du politiquement correct. Il est condamné à n’en plus sortir. Les dieux des médias, grands ennemis proclamés de l’exclusion, l’excluent pourtant du monde des vivants fréquentables. Il sentira le soufre et quoi qu’il dise ou fasse, sera banni, ostracisé, stigmatisé.

Pourtant, la liberté ne se divise pas et lorsqu’on veut éteindre celle de Robert Ménard, le fondateur de Reporters sans frontières, on avoue à la face du monde son sectarisme et sa mauvaise foi.

Mais le chien de garde de l’Enfer veille à n’en pas laisser sortir les sulfureux personnages qu’on y a fait entrer.

Chacune de ses gueules va aboyer et mordre pour décourager les évasions ou repousser les visiteurs compatissants. La moins dangereuse s’appelle politique.

Elle fait son travail de gueule politique, avec son front républicain, son cordon sanitaire, ses heures sombres de l’histoire, pour que les professionnels restent entre soi dans le monde des vivants, à l’abri des revenants encombrants – ces témoins des erreurs et des échecs, des affaires et des coups tordus.

La seconde est plus pernicieuse. Elle dissimule ses dents acérées sous l’apparence de la société civile, du monde associatif et culturel, des réseaux qui entretiennent le terrorisme intellectuel.

Ainsi M. Py annonce-t-il le départ du festival d’Avignon en cas de victoire du Front national.

Ainsi le président du club de rugby de Toulon, Mourad Boudjellal, annule-t-il la rencontre amicale avec l’équipe de Béziers.

Le premier n’est nullement propriétaire de l’institution rayonnante fondée par Jean Vilar au lendemain de la guerre.

De quel droit aurait-il puni Avignon pour avoir mal voté ?

Le second a-t-il interrogé ses joueurs, ses supporters, le public de l’ovalie biterroise ? Là aussi, un homme s’arroge le droit de sanctionner un vote, l’expression de la démocratie.

Campé sur ses préjugés étroits qu’il prend pour des principes, il joue son rôle de chien de garde pour tuer la liberté de penser et de voter.

La troisième tête est coiffée d’un mortier de magistrat : elle réprime dans notre prétendu pays des droits de l’homme ceux qui ont le courage de penser différemment. La différence est érigée en supériorité à coups de discrimination positive, mais pas la différence de pensée, surtout lorsqu’elle s’avise de penser la différence.

Des lois liberticides sont des faux entre les mains des magistrats coupeurs de têtes, des héritiers de l’Inquisition, de Fouquier-Tinville, et des tribunaux populaires. Dieu merci, ils ne sont pas tous les érecteurs d’un Mur des cons.

Mais l’hérésie ou le déviationnisme, le crime-pensée d’Orwell sont inscrits dans la loi et véhiculés par la presse bien au-delà de la loi par l’amalgame de l’anathème : on crie Front national, extrême droite, racisme, antisémitisme, homophobie et les bûchers s’allument.

L’intention se veut noble et péremptoire.

Il s’agit d’étouffer la bête immonde dans le ventre toujours fécond de sa mère. Mais comme il n’y a pas le moindre rapport entre les« sorcières » d’aujourd’hui et la bête évoquée, l’accusateur apparaît dans sa vérité toute nue et pas très belle à voir : un militant sectaire mû par de minables et simplistes calculs politiques qui rabougrit la vie sociale et culturelle pour diviser et discriminer les citoyens sur des sujets où le dialogue est vital pour la démocratie.

Christian Vanneste

Homme politique

Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/quand-mourad-boudjellal-sarroge-le-droit-de-sanctionner-vote,55212

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:13

Ecrit le 4 avr 2014 à 15:19 par Eric Martin dans Article

Sous la pression du lobby homosexuel, Firefox force son PDG a démissionner

Moins de deux semaines après avoir été embauché comme PDG de la Fondation Mozilla (qui édite entre autre le navigateur Firefox) et au coeur d’une polémique en raison d’un don de 1 000 dollars aux organisation pro-famille lors de la campagne pour le référendum sur la Proposition 8 en Californie (2008), Brendan Eich (co-fondateur de Mozilla et inventeur du langage de programmation JavaScript en 1995) a finalement été contraint jeudi de démissionner de son poste et du conseil d’administration.

Dans la foulée, la fondation a présenté des excuses publiques : « Nous n’avons pas agi comme vous vous attendiez que Mozilla agisse.

Nous n’avons pas bougé assez vite pour s’engager avec les gens une fois la controverse a commencé.

Nous sommes désolés. Nous devons faire mieux ».

Pendant la polémique, Eich a dit regretter que son don ait pu blesser des membres de la communauté de développeurs.

Il a souhaité garder pour lui son avis sur la défense du mariage (Saluons le fait qu’il n’a pas communiqué sur un changement d’avis afin de garder son poste !) et a plusieurs fois affirmé qu’il était le meilleur pour ce travail.

Jeudi, sur son blog, il n’est pas revenu sur la polémique mais a souhaité à la Fondation et aux membres de la communauté de développeurs de continuer sur leur lancée, remerciant tous ses soutiens, très nombreux sur la toile.

Source : http://www.ndf.fr/article-2/04-04-2014/sous-la-pression-du-lobby-homosexuel-firefox-force-son-pdg-a-demissionner#.Uz-tkK5bdIA

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:33

L'EXTRÊME DROITE MUNICIPALE, CE N'EST PAS QUE LE FRONT NATIONAL

D’autres listes étaient présentées et/ou soutenues par la Ligue du sud de Jacques Bompard, le Parti de la France de Carl Lang et par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, respectivement dirigeants de l’œuvre française et des Jeunesses nationalistes, dissoutes par le gouvernement en juillet 2013.

Par Jean-Yves Camus | publié le 04/04/2014 à 14h21, mis à jour le 04/04/2014 à 14h22

Scruter les résultats obtenus par les petites formations, c’est d’abord constater que quelques dizaines de conseillers municipaux d’extrême droite ont été élus en plus de ceux du FN.

C’est ensuite aboutir au constat que, sauf situation locale particulière, le Front national est aujourd’hui en position hégémonique à la droite extrême du spectre politique: selon un schéma constant en Europe et déjà vérifié après la scission mégrétiste de 1998, il ne peut demeurer qu’un seul parti sur ce créneau, généralement celui qui possède à la fois le dirigeant le plus charismatique et la plus grande capacité d’adaptation idéologique aux normes de ce système même qu’il conteste.

Cependant, tout ce qui se situe hors du FN à l’extrême droite n’en est pas l’ennemi. On peut ainsi distinguer une mouvance identitaire, composée du Bloc identitaire et de la Ligue du sud qui évolue à la périphérie du FN et interagit avec lui et une droite nationaliste radicale qui semble avoir coupé les ponts de manière définitive, et par sa volonté et par celle de Marine Le Pen.

Nous nous intéresserons à cette dernière mouvance.

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Les résultats du Parti de la France (PDF)

Fondé en vue des élections européennes de 2009 par des militants frontistes déçus par l’orientation déjà changeante de leur parti, proche de l’hebdomadaire Rivarol, le Parti de la France est dirigé par Carl Lang, ancien secrétaire général et député européen frontiste.

Le conseiller régional FN de Bourgogne Rémy Boursot, l’a rejoint le 17 mars dernier mais sa présence dans les instances élues est inexistante.

A l’issue des municipales il revendique 3 élus. A Craon, cité mayennaise de 4.500 habitants où Marine Le Pen avait obtenu 11,26% des voix en 2012 le délégué départemental du PDF, le tailleur de pierre Matthieu Mautin, est élu au conseil municipal dès le premier tour avec 7,72 %

des voix.

Sa liste «Tous pour Craon» faisait face à deux listes concurrentes «divers droite».

Cet ancien militant FN, très engagé contre le mariage pour tous, anime un blog: http://reactionpopulaire.hautetfort.com.

A Ronchamp (2900 habitants) en Haute-Saône, Christophe Devillers, délégué régional PDF de Franche-Comté, était à la tête de la seule liste de droite présente au premier tour contre deux listes «divers gauche». Le potentiel de la droite radicale est énorme dans cette ancienne cité minière qui avait placé Marine Le Pen en tête avec 32,33% des voix.

Or le FN n’avait pas déposé de liste à Ronchamp et celle de Christophe Devillers, dotée d’un intitulé d’intérêt local («Ronchamp espoir, le bon sens») n’a obtenu que 14,6%.

S’étant maintenue au second tour, elle a obtenu un siège mais a encore subi une déperdition de voix (11,26%). Le résultat est difficile à interpréter.

D’un côté comme à Craon, l’extrême droite hors FN ne retrouve pas le score de Marine Le Pen, ce qui peut s’expliquer par la différence de nature des scrutins.

De l’autre, on constate que la radicalité politique n’interdit pas totalement l’élection, ni même l’enracinement local: aux régionales de 2009, Christophe Devillers, tête de liste aux régionales d’une liste PDF-MNR intitulée « la Ligue Comtoise, NON aux minarets!», n’avait obtenu que 5,02% à Ronchamp, la liste frontiste recueillant 14,73%.

Troisième siège pour le PDF, celui obtenu à Ouzouer-sur-Trézée

(1.400 habitants), commune proche de Briare (Loiret) où Alexandre Capy avec sa liste «Rassemblons les oratoriens» a obtenu 24,56% au premier tour, face à deux concurrents qui comme lui portaient le label «divers droite».

Le nouvel élu, qui admet une proximité avec les nationalistes-catholiques radicaux du Renouveau français, avait eu les honneurs de la presse en raison de photos postées sur son compte Facebook, montrant des hommes en train de tirer à la carabine sur un portrait du président Hollande…

Les autres candidats PDF mordent la poussière.

A Nîmes, l’ancienne conseillère régionale frontiste Elizabeth Pascal, passée au MNR mégretiste en suivant son mentor politique Serge Martinez, obtient 0,78% contre 21% pour le FN.

A Asnières-sur-Seine où Marine Le Pen obtenait 8,18%, la liste d’Henri Massol sur laquelle figurait l’ancien député européen frontiste Eric Pinel, désormais au PDF, se contente de 3,92%.

Le cas de Valenciennes illustre de manière encore plus évidente l’effet de marque FN, qui joue même contre un dissident anciennement implanté.

La liste «de rassemblement des patriotes et nationaux» menée par Dominique Slabolepszy, ancien élu local et régional frontiste, ne recueille que 1,52% contre 10,56% pour celle du FN.

C’est donc une fin de partie pour l’ancien secrétaire départemental du FN qui a commencé sa carrière politique dans les rangs de l’UDR gaulliste en 1973 et siège depuis 2007 dans les instances nationales du PDF. Signalons enfin qu’à Vernon, ville de l’Eure dont Carl Lang fut l’élu, Bernard Touchagues (PDF) obtient un honorable 6,06%, alors même que le FN rassemble sur sa propre liste 10,88%.

Bien qu’arrivant loin derrière l’UMP (soutenue par les villéristes et les chasseurs de CPNT) et une autre liste menée par un dissident de celle-ci, l’extrême droite (FN plus PDF) obtient un score supérieur à celui du Parti socialiste.

Les autres nationalistes radicaux

Sous bénéfice d’inventaire de candidatures individuelles que nous n’aurions pas connues, ils sont quatre à être élus. Jérémy Thébault, ancien frontiste qui a fondé dans le Val d’Oise le mouvement France Action jeunesse (FAJ), réalise un excellent score de 14,7% à Ableiges et entre au conseil municipal.

A Jaulnes, un village de Seine-et-Marne, l’ancien conseiller régional FN Jean-Claude Rolinat, contributeur de la revue Synthèse nationale et actif au sein de la Nouvelle Droite Populaire (NDP) continuera à être premier-adjoint, «sans étiquette».

Surtout, il faut noter la remarquable performance de la liste «Vénissieux fait front» menée par Yvan Benedetti et qui, avec 11,49% au 1er tour et 10,26% au 2ème, obtient deux sièges, un pour lui et le second pour Estelle Gagon.

Or en 2008 Yvan Benedetti, alors investi par le FN, avait réalisé au premier tour un score légèrement inférieur: 11,16% et récupère donc le capital électoral du parti qui l’a exclu.

La différence entre les scrutins de 2008 et de 2014? L’abstention en hausse (55,75% contre 51,75%) et un plus grand nombre de listes. Mais un nombre de voix à peu près constant pour Benedetti: 1.408 contre 1.442 six ans plus tôt.

Le résultat est d’autant plus notable que la liste était clairement identifiée idéologiquement tant par son matériel de campagne que par les media locaux, qui avaient largement répercuté l’appel de Marine Le Pen au préfet du Rhône de ne pas valider la liste.

Au motif notamment que la dénomination «faire front» détournerait le nom du FN.

Or les comités Faire Front ont d’abord été, en 1973-74, une structure créée par les militants d’Ordre nouveau qui refusaient de suivre la ligne de Jean-Marie Le Pen au sein du Front national nouvellement lancé…

Jean-Yves Camus

Source et publication: http://www.slate.fr/france/85517/extreme-droite-municipal-pas-que-front-national

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:31

QUE DES CHANCES POUR LA FRANCE !!!

Les huit hommes, dont cinq ont été interpellés en Roumanie, sont âgés de 25 à 51 ans. Trois ont été condamnés à cinq ans de prison, deux autres à quatre ans, deux autres à trois ans et le dernier à 18 mois. Ils étaient poursuivis notamment pour escroquerie en bande organisée et trafic d'être humains.

L'enquête avait commencé en février 2012 dans la Manche avec des escroqueries dans des boutiques des trois opérateurs téléphoniques historiques (Orange, Bouygues, SFR).

Des ressortissants roumains obtenaient via un compte bancaire non approvisionné un abonnement téléphonique leur permettant d'acheter des téléphones iPhone à bas prix qui étaient ensuite revendus en Roumanie.

Un réseau démantelé dans l'Ouest

Au fil de l'enquête les hommes de la PJ de Caen ont découvert que le réseau agissait aussi dans le Calvados, à Rennes, à Nantes et jusqu'à La Rochelle (Charente-Maritime). C'est dans dernière cette ville que les enquêteurs ont interpellé les trois autres hommes condamnés jeudi.

Ils ont aussi découvert que les chefs du réseau faisaient venir de Roumanie des compatriotes désoeuvrés auxquels ils promettaient un travail dans le bâtiment en France. Mais une fois arrivés ceux-ci étaient contraints de participer à l'escroquerie avec un objectif d'une dizaine d'iPhone par jour.

Les trois opérateurs téléphoniques ont estimé le préjudice à plus de 200.000 euros chacun, selon la police judiciaire.

En tout, environ 2.000 téléphones ont été ainsi frauduleusement acquis et revendus en Roumanie, selon cette même source qui précise que deux hommes identifiés comme faisant partie de ce réseau sont toujours en fuite en Roumanie.

http://bretagne.france3.fr/2014/04/04/rennes-huit-roumains-condamnes-pour-traite-d-etres-humains-et-escroquerie-452981.html#xtor=EPR-4-[bretagne]-20140404-[info-titre1]

Les huit hommes, dont cinq ont été interpellés en Roumanie, sont âgés de 25 à 51 ans. Trois ont été condamnés à cinq ans de prison, deux autres à quatre ans, deux autres à trois ans et le dernier à 18 mois. Ils étaient poursuivis notamment pour escroquerie en bande organisée et trafic d'être humains. L'enquête avait commencé en février 2012 dans la Manche avec des escroqueries dans des boutiques des trois opérateurs téléphoniques historiques (Orange, Bouygues, SFR). Des ressortissants roumains obtenaient via un compte bancaire non approvisionné un abonnement téléphonique leur permettant d'acheter des téléphones iPhone à bas prix qui étaient ensuite revendus en Roumanie.

Un réseau démantelé dans l'Ouest
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:29

Famille chrétienne dresse le portrait du nouveau ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui devra gérer les prochaines Manifs pour tous et les rapports avec les religions.

A ce sujet, deux traits du personnage peuvent inquiéter.

Il avait réagi très vivement à la proposition de Nicolas Sarkozy de promouvoir une « laïcité positive ».

Il se dit tenant d’une position républicaine beaucoup plus classique et beaucoup plus ferme, écrivant même que la « laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’homme, par le dépassement de tous les dogmatismes ».

Pour lui, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ».

C’est en tout cas « brader l’héritage laïque de la France ».

Lors du débat sur le « mariage pour tous », Bernard Cazeneuve a choisi d’être aussi peu présent que possible. Il n’a pas pris position, ou de façon ambiguë. En sous-main, cependant, il a sans doute fait pression sur le maire de Cherbourg, Jean-Michel Houllegatte qui occupait son poste depuis qu’il avait été appelé au gouvernement en 2012.

Pourquoi ? Pour que ce dernier ne se rende pas aux grandes manifestations contre le mariage homosexuel.

Source

4 Avril 2014, 06:55am

|

Publié par Thomas Joly

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:17

04/04/2014 – 08H00 Gourhel (Breizh-info.com) – Petite commune de 606 habitants située dans le Morbihan, Gourhel était menacée d’être rattachée à la commune voisine de Ploërmel après l’annonce par le maire sortant qu’il ne se représenterait pas à l’élection municipale du mois de mars.

Pour parer à cette éventualité deux listes étaient en lice sur la commune, la première menée par Meyriem Ben Salah et la seconde par Jean-Paul Le Garrec.

Au soir du premier tour, alors que 15 sièges d’élus municipaux étaient à pourvoir, c’est la liste de Meyriem Ben Salah qui l’a emporté en obtenant 11 sièges, contre 4 pour Jean-Paul Le Garrec.

Jusque là, pas de quoi faire un article à sensation.

Mais l’élimination de Meyriem Ben Salah, pourtant tête de liste, qui a obtenu le plus faible taux de voix des deux listes - panachage oblige dans les communes de – de 1000 habitants – a provoqué l’interrogation d’un journaliste de l’hebdomadaire Les Infos du Pays de Ploërmel, qui n’a pas hésité à titrer en Une : « Un vote teinté de racisme ».

Ce vote a-t-il été inspiré par le racisme, comme semble le penser ce journaliste ?

Selon la définition la plus courante, le racisme est « un système de pensée, une idéologie, tendant à classifier les personnes à partir du concept de race, catégorie humaine considérée comme immuable, innée et héréditaire.

En raison de son caractère statique, la race d’une personne déterminerait inévitablement son accomplissement culturel et individuel au sein du groupe » (Wikipedia).

Or il se trouve que Meyriem Ben Salah est blanche, blonde et se fond donc totalement dans le paysage local.

Sauf à parler de racisme anti-blanc, ce qui serait pour le moins paradoxal dans le cas présent, le choix des électeurs ne s’est évidemment pas déterminé par rapport à la « race » de la candidate.

A Gourhel, les habitants ont assez peu apprécié cet article « à sensation ». « Qui est ce journaliste pour nous traiter ainsi ? » s’exclame Jean-Pierre, un électeur enraciné dans la commune depuis des décennies.

Les villageois mettent en avant un choix démocratique qui n a pas à se justifier ni à se contester.

Certains évoquent le fait que Meyriem Ben Salah est arrivée récemment dans la commune et qu’ils la connaissent mal.

Le fait que Mme Ben Salah soit une fille de convertie à la religion musulmane a bien entendu pu aussi jouer en sa défaveur, dans un coin où la culture et la tradition catholique sont encore très présentes.

De là à accuser les électeurs d’être des délinquants – le racisme est un délit – il fallait oser.


[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:08

SOCIETE - 35% des Français se disent «plutôt» ou «un peu» racistes, selon le rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie publié ce mardi...

La parole raciste s’est banalisée l’an dernier, notamment à l’égard des musulmans et des Roms, analyse un rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie publié ce mardi.

«Sur le long terme, le racisme en France diminue, le temps des ratonnades est révolu, mais le racisme qui se développe aujourd’hui est plus sournois et n’est plus réservé aux franges extrêmes.

Il pénètre toutes les couches de la société», a commenté à l’AFP Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH).

«Les boucs émissaires aujourd’hui sont d’abord les Roms qui ont été stigmatisés, y compris par le gouvernement, et ensuite les musulmans arabes», a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse.

Davantage de Français assument être racistes

Preuve de ce «climat préoccupant», davantage de Français assument être racistes, selon un sondage de l’institut BVA pour la CNCDH auprès d’un échantillon représentatif de 1.026 adultes: 9% se disent «plutôt racistes» (+2 points par rapport à 2012) et 26% «un peu racistes» (+4 points).

Ils sont aussi plus nombreux à considérer que l’intégration des immigrés fonctionne mal (63%, +7 points par rapport à 2012).

L’islam est la religion la moins positivement connotée et 80% des sondés estiment que le port du voile pose problème pour vivre en société.

Les Roms migrants pâtissent d’une image extrêmement négative: 85% des sondés pensent qu’ils exploitent très souvent les enfants (+10 points par rapport à 2012) et 78 % qu’ils vivent essentiellement de vols et de trafics (+7 points).

L’indice de tolérance, calculé à partir d’une série de questions posées aux sondés, recule pour la quatrième année consécutive.

Ces résultats révèlent un «refus croissant de l’autre différent» mais dévoilent aussi une «défiance vis-à-vis d’un antiracisme perçu comme censeur».

La présidente de la CNCDH note d’ailleurs que «les associations antiracistes ont beaucoup plus de peine à susciter du soutien».

«Plus le niveau culturel est élevé, moins on est raciste»

Les Français condamnent en revanche sans équivoque l’antisémitisme et «l’indice d’acceptation» des juifs «reste de très loin supérieur à celui de tous les autres groupes», selon une étude qualitative de l’institut CSA, qui a mené 30 entretiens semi directifs en face à face du 9 au 17 décembre 2013.

85 % des sondés estiment que les juifs sont des Français comme les autres (contre 65% pour les musulmans).

Les clichés, comme la thèse d’un rapport particulier des juifs à l’argent, restent cependant très persistants et partagés, relève l’étude.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, actes et menaces antisémites ont baissé de 31 points entre 2012 et 2013 et les actes antimusulmans ont progressé de 11 points. Mais ces chiffres ne dévoilent que l'«écume» des phénomènes, souligne la présidente de la CNCDH.

Parmi ses recommandations, l’institution mise sur l’éducation et la formation, car «les sondages montrent que plus le niveau culturel est élevé, moins on est raciste», remarque Christine Lazerges.

Montrer l’exemple

La CNCDH réitère son souhait de créer un observatoire du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie sur internet.

Sa présidente «regrette» que ce rapport n’ait pu être remis au Premier ministre que le 1er avril, après les élections municipales, et non le 21 mars, Journée internationale de lutte contre le racisme, comme chaque année: «C’est une occasion ratée de parler de ces questions de société.»

Elle souligne aussi l’importance de montrer l’exemple au plus haut niveau: «Dans un gouvernement de gauche, on attend un discours clair, net sur ces questions et pas ambigü comme on l’a eu sur les Roms.»

Source : Faustine Vincent http://www.20minutes.fr/societe/1339949-liberation-de-la-parole-raciste-en-2013-surtout-contre-les-roms-et-les-musulmans

ET AUSSI : TRIBUNE LIBRE !

INTERVIEW – Jean-Claude Kaufmann, sociologue au CNRS, publie «Identités, la bombe à retardement» (Ed. Textuel). Il explique à «20 Minutes» en quoi la question de l’identité, obsession de notre société contemporaine, fait planer de graves menaces...

Islamophobie, stigmatisation des Roms, des noirs, des Juifs et des homosexuels, djihadistes français, montée du communautarisme et de l’extrême-droite en Europe…

La question de l’identité et de ses dérives fondamentalistes est au cœur de notre société.

Dans Identités, la bombe à retardement, le sociologue Jean-Claude Kaufmann affirme qu’un grave danger guette: le fondamentalisme et l’intégrisme identitaires.

Vous expliquez que, contrairement à ce que l’on croit, la définition d’identité est floue. De quoi s’agit-il?

L’identité paraît simple. Mais plus on essaye de la définir sérieusement, moins on comprend. Il existe des définitions différentes voire opposées.

En réalité, l’identité est un travail subjectif de l’individu pour produire du sens. Dans notre société individualiste moderne, à chaque instant il faut faire des choix, même les plus minuscules, qui renvoient à une dimension de soi.

Selon les décisions que je prends, c’est une conception de moi qui émerge. Croire que l’identité est liée à nos racines, qu’elle se confond avec l’identité administrative ou qu’elle est fixeest une erreur et peut mener aux intégrismes identitaires.

>>> Lire l'article Identité: Les trois erreurs à ne pas commettre

Pourquoi? Ne peut-on pas vivre sereinement ce que l’on perçoit comme étant son identité?

Si, mais il faut que tout se passe bien pour tout le monde dans la société.

Le versant positif de l’identité d’aujourd’hui, c’est que la société offre un espace de jeu et de liberté très important. Internet permet notamment d’expérimenter une multiplicité d’identités –et en avoir plusieurs est presque une garantie contre le fondamentalisme.

Le versant négatif, c’est que tout le monde n’a pas les moyens culturels et/ou financiers de faire ça, notamment en cas de fragilité sociale.

Si en plus on se sent méprisé -que ce soit le cas ou non-, on est alors réduit à une définition unilatérale de soi-même. C’est là que la crispation fondamentaliste guette.

Ce sera d’autant plus dangereux qu’on désigne un ennemi comme la cause de tous ses maux.

Le besoin de restaurer une image positive de soi peut aussi se cristalliser autour d’un groupe partageant les mêmes idées, qui deviennent «la vérité» contre les autres.

Vous dites qu’on est à l’aube de «grands périls» identitaires.

N’y sommes-nous pas déjà confrontés avec la montée du racisme, la stigmatisation tous azimuts des Roms, des noirs (Taubira et la banane), des Juifs, des musulmans, des homosexuels, etc?

Oui, c’est déjà à l’œuvre. Figure aussi dans cette liste la banalisation du racisme. La banalisation par le rire, comme le fait Dieudonné, est particulièrement terrible. La banalisation tranquille l’est aussi («je ne suis pas raciste mais…»). Cette parole s’installe comme un langage populiste dominant.

L’identité serait-elle finalement une notion dangereuse?

Au moment des débats sur l’identité nationale, Nicolas Sarkozy s’était défendu en disant que l’identité n’était quand même pas un gros mot.

Si, c’en est un, en quelque sorte. C’est un terme à prendre avec des pincettes.

Dès qu’on l’emploie, cela ouvre la boîte de Pandore et les vannes à toute forme de racisme et d’intolérance. Je suis très pessimiste. Pas à 100% car les populations peuvent trouver les capacités de s’en sortir, mais il va y avoir des années voire des décennies pendant lesquelles ça va tanguer sec.

On est trompé par un faux calme alors qu'une crise gigantesque guette, à la fois financière, économique et de civilisation.

Ça va exploser, mais je ne sais pas quand ni sous quelle forme.

Source :http://www.20minutes.fr/societe/1321534-20140312-kaufmann-identite

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