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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:41

Manifestations : le pavé parisien frise la surchauffe

Posted: 05 Apr 2014 02:37 AM PDT

Manif pour tous, fronde anti-Hollande… le nombre de manifestations, déclarées ou non, explose.

« Casse-toi, Taubira ! » Huant et entravant le passage de véhicules officiels qui quittaient la Chancellerie, plus d’une centaine de manifestants se sont regroupés mercredi à l’appel de la Manif pour tous pour fustiger la reconduction à son poste de la garde des Sceaux.

La place est restée bloquée à la circulation plus d’une heure et la tension est montée vers 20 heures lorsque CRS et gendarmes mobiles ont délogé les manifestants, dont Christine Boutin.

Cinq interpellations ont ponctué cette opération coup-de-poing « non déclarée » en préfecture de police.

Quelques heures plus tôt, à proximité du Châtelet, cette fois, des dizaines de hooligans parisiens déclenchaient une violente bagarre avec des supporteurs anglais de Chelsea venus soutenir leur club en Ligue des champions.

Semaine quasi « ordinaire » pour les experts de la Direction de l’ordre public et de la circulation, qui ont dû gérer depuis lundi deux mouvements sociaux de La Poste dans le VIIIe arrondissement, un rassemblement de Brésiliens aux abords de leur ambassade en souvenir du coup d’État de 1964, une sortie inopinée des « intermittents du spectacle, chômeurs et précaires », qui avaient déjà occupé le Carreau du Temple, ou encore une manifestation de soutien aux réanimateurs dans le VIIe arrondissement.

Lire l’intégralité de l’article sur lefigaro.fr

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:38

samedi 5 avril 2014

UE : 5 obédiences maçonniques redoutent «un vote de protestation en faveur des partis extrémistes, populistes, europhobes voire racistes, antisémites, homophobes»

Mais à part cela, les Franc-Maçons vont vous soutenir qu'ils ne font pas de politique ! SIIIIIC

L’événement est suffisamment rare pour être souligné. Des obédiences sortent de leur isolement pour signer un communiqué commun sur la question sensible de l’abstention aux élections et la «montée des extrémismes».

Le communiqué, qui a été transmis ce 4 avril par la Direction de la Fédération Française du Droit Humain, porte également la signature de la Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge de France, le Grand Orient de France, la Grande Loge Mixte de France, la Grande Loge Féminine de Memphis Misraim.

Ces obédiences entendent lutter contre l’abstention après sa poussée aux dernières élections municipales. «Si voter est un Droit, c’est aussi un Devoir Civique.»

Trois arguments principaux sont mis en avant : l’abstention favorise les extrémismes, l’abstention bloque le progrès, l’abstention favorise la régression.

Le premier argument est le plus audacieux. Les obédiences signataires redoutent une « abstention record ou un vote de protestation en faveur des candidats représentants des mouvements ou partis extrémistes, populistes, europhobes voire racistes, antisémites, homophobes» .

La charge est forte contre l’extrémisme politique.

Le FN est naturellement visé. Les «europhobes» de l’extrême-gauche aussi.

Mais également Christine Boutin, qui vient de déclarer que l’homosexualité est une abomination… ce qui a conduit l’UMP a protester vigoureusement. […]

Blog la Lumière/L’Express

Trouvé sur Fdesouche

Le National Emancipé 2014

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:02

samedi 5 avril 2014

Hollande, Mélenchon, Valls... au pot de départ d’une journaliste de l’AFP

Le 3 avril dernier, Sylvie Maligorne, chef du service politique de l’Agence France Presse depuis 2009, organisait son pot de départ dans les locaux de l’agence, en présence du gotha de la classe politique et de la presse parisienne.

Le Front républicain, en somme…

Le président de la République François Hollande s’était donc déplacé dans les bureaux de l’AFP, ainsi que Jean-Luc Mélenchon (PG), Jean-Louis Debré (UMP), Michel Sapin (PS), Jean-Vincent Placé (EELV), Christian Jacob (UMP), Pierre Laurent (PCF), Valérie Pécresse (UMP), etc.

C’est à Manuel Valls, également présent au pince-fesse, que nous devons la perle de la soirée : le Premier ministre a tenu à rendre hommage à « l’esprit d’indépendance » (sic) de Sylvie Maligorne.

Source

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:16

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET CONGRÈS DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS

Le Samedi 12 Avril 2014

Cérémonie devant le Monument aux Morts !

Rassemblement à 9H 45 au Monument aux Morts de Champagné ( près du Mans ) Parking Sécurisé !

En présence de Roger Holleindre Président du CNC

Du président de L' UNC de CHAMPAGNÉ

Du Maire ou de son représentant

D' un Officier du 2 éme RIMA

Hommage aux disparus Membres du CNC ( 2013 )

Bénédictions du Drapeaux présent par monsieur le curé de champagné

Remise de Décorations par le Président du CNC !

Présentation de la gerbe par un Sous-Officier du 2 ème RIMA

Dépôt de la gerbe par les Autorités !

L' ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET LE CONGRÈS

Rassemblement 11H au RESTAURANT " LE CHAMP DES OISEAUX "

RUE GUSTAVE EIFFEL

ZA LA FORÊT À CHAMPAGNÉ !

Les Adhérents devrons montrer leurs cartes a jour !

Au cas ou !!!

Les renouvellements et Adhésions pourrons se faire sur place !

Apéritif et Repas a 12H 30

Prière de réservé , place limitée !!!

RÉSERVATION AVANT LE 7 A VRIL !

Pour tous renseignements

Michel MADORÉ

TÉL: 06 17 64 19 60

MAIL: madore.michel@sfr.fr

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET CONGRÈS DU CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS

Le Samedi 12 Avril 2014

Cérémonie devant le Monument aux Morts !

Rassemblement à 9H 45 au Monument aux Morts de Champagné ( près du Mans ) Parking Sécurisé !

En présence de Roger Holleindre Président du CNC

Du président de L' UNC de CHAMPAGNÉ

Du Maire ou de son représentant

D' un Officier du 2 éme RIMA

Hommage aux disparus Membres du CNC ( 2013 )

Bénédictions du Drapeaux présent par monsieur le curé de champagné

Remise de Décorations par le Président du CNC !

Présentation de la gerbe par un Sous-Officier du 2 ème RIMA

Dépôt de la gerbe par les Autorités !

L' ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET LE CONGRÈS

Rassemblement 11H au RESTAURANT " LE CHAMP DES OISEAUX "

RUE GUSTAVE EIFFEL

ZA LA FORÊT À CHAMPAGNÉ !

Les Adhérents devrons montrer leurs cartes a jour !

Au cas ou !!!

Les renouvellements et Adhésions pourrons se faire sur place !

Apéritif et Repas a 12H 30

Prière de réservé , place limitée !!!

RÉSERVATION AVANT LE 7 A VRIL !

Pour tous renseignements

Michel MADORÉ

TÉL: 06 17 64 19 60

MAIL: madore.michel@sfr.fr

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:57

Le 4 avril 2014

C'est la religion catholique qui a façonné notre pays. En tentant coûte que coûte de la réduire à néant, la République prend un risque considérable.​

« On ne peut construire un pays de libertés avec le catholicisme […] il faut fonder une religion républicaine. »

Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase désormais fameuse de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon.

Aujourd’hui, le débat sur la place du catholicisme en France revient au moment où un rapport nous apprend que 250 églises sont menacées de démolition en France, que l’église Sainte-Rita (XVe) va être détruite pour laisser place à des HLM et que seuls 21 % des 18-24 ans se déclarent catholiques.

Le ministre est parti, me direz-vous, mais l’idéologie reste, bien ancrée comme une tique à sa plaie. Depuis la Révolution française et l’instauration de la République, la France nourrit une profonde haine pour le catholique qui représente le royaliste, le réactionnaire, celui qui s’oppose au rythme immuable du progrès et à l’ordre républicain.

En son temps, Gambetta disait déjà : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! ». C’était il y a 130 ans, l’idéologie reste, on vous dit…

De plus en plus de Français le pensent, et particulièrement ceux des jeunes générations dont je fais partie : le catholicisme, c’est fini.

Je ne compte plus le nombre de fois ou l’on m’a dit : « Les catholiques, c’est des coincés, des réacs, des homophobes. »

La République a bien fait son travail : non seulement les jeunes ne sont plus catholiques, mais ils sont « cathophobes » !

On oublie, dès lors, que le catholicisme n’est pas synonyme de contrainte et d’oppression.

Certes, l’Église a fait des erreurs, mais on préférera parler ici de religion plutôt que de l’institution…

Outre les dix commandements et les valeurs de cohésion et de fraternité, le catholicisme est avant tout une morale et une raison supérieure auxquelles se vouer, des valeurs auxquelles se conformer, qui permettent, quand elles sont partagées, de créer une nation unie, plutôt qu’un pays d’individualistes, où chacun se conforme à « sa morale » au détriment des autres et où naissent les communautarismes, réponses désespérées au manque d’unité nationale et de sentiment d’appartenance à la nation.

Mais ce que l’on risque surtout en tuant le catholicisme, c’est de voir apparaître d’autres morales, d’autres systèmes de valeurs, puisque l’homme en a besoin.

Ce système concurrent aujourd’hui, c’est la religion musulmane.

Dans 30 ans, les musulmans pratiquants seront plus nombreux que les catholiques pratiquants en France…

Les 36.000 églises désertées que compte notre pays s’orneront-elles alors de minarets ?

N’en déplaise à M. Peillon, c’est la religion catholique qui a façonné notre pays.

En tentant coûte que coûte de la réduire à néant, la République prend un risque considérable.

Comme disait Tolstoï : « Si Dieu n’existe plus, tout est permis. »

Maxime Belacel

Etudiant

http://www.bvoltaire.fr/maximebelacel/ce-catholicisme-que-certains-aimeraient-reduire-neant,55443?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=9943c38de8-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-9943c38de8-30403221&mc_cid=9943c38de8&mc_eid=35158644a0

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:48

Le 4 avril 2014

Aujourd’hui, dans les couloirs de la rue de Solférino, au siège du Parti socialiste, ce qu’on entend, de tous côtés, c’est : « Désir dégage »…

On connaissait « Désirs d’avenir », l’association de soutien à Ségolène Royal dans sa campagne présidentielle de 2007 ; aujourd’hui, dans les couloirs de la rue de Solférino, au siège du Parti socialiste, ce qu’on entend, de tous côtés, c’est : « Désir dégage »…

Henri Emmanuelli est monté au créneau en déclarant au site Médiapart qu’il fallait non seulement « un congrès extraordinaire » ou tout au moins « une démission » de son actuel premier secrétaire, le PS étant un « parc à moutons [plongé] dans un coma profond ». Ambiance.

Jusqu’alors, le parti à la rose au poing n’avait fait porter la seule responsabilité de la déroute électorale des élections municipales qu’à la nullité de Jean-Marc Ayrault et à l’indécision chronique du « Moi Président ».

Le premier a donc été remercié par le second, vite fait bien fait, et remplacé par son ministre de l’Intérieur qui a gardé la plupart de ses ministres… Faute de meilleurs disponibles ? On le craint…

Du coup, l’avenir électoral des socialistes est sombre et les élections européennes en mai prochain redoutées ! « Désir n’a plus aucune légitimité.

Avec lui, on va au crash aux européennes. » De qui émane ce jugement fort peu amène ? De Mehdi Ouraoui, son ex-directeur de cabinet. « On change le gouvernement et on ne changerait pas au PS ? », s’alarme de son côté le député Pouria Amirshahi. « Certes, Harlem Désir a été élu par les militants socialistes, mais il y a une forme de responsabilité électorale qui doit être prise en compte aujourd’hui.

Il y a besoin d’un électrochoc », surenchérit l’ex-ministre des Transport Frédéric Cuvillier.

Et ce n’est pas l’opinion de « Moi Président » qui réconfortera l’intéressé : « Il est nul », aurait-il constaté. Parole d’orfèvre, s’il en est.

Oui, mais voilà… Pas question pour l’ex-fondateur de SOS Racisme de céder aux injonctions, fussent-elles innombrables, et de céder la place : « Ni après 1983 ni après 2001 nous n’avons procédé comme cela », a-t-il déclaré sur i>Télé…

Rien n’empêche de commencer, pourtant… Si ! Car comme il l’explique lui-même : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, à organiser un congrès socialiste et à nous donner en spectacle, mais au contraire à être rassemblés. Il faut au contraire que les socialistes serrent les rangs, qu’ils débattent.

J’ai moi-même proposé que nous ayons un conseil national qui va se tenir dans quelques jours, auquel le Premier ministre participera […] Nous avons besoin [...] que les militants, le PS puissent être associés et entendus [...] qu’il n’y ait pas d’étalage des divisions des socialistes, et une approche qui pourrait être politicienne. »

Il est vrai qu’un lynchage n’est pas la meilleure préparation pour une campagne électorale proche et, surtout, « la ligne de Hollande pourrait se retrouver minoritaire »…

Alors, que faire de lui ? Pourquoi pas un secrétaire d’État, seule « sortie honorable » possible ! L’option semble actuellement retenue.

Il n’y serait évidemment pas plus compétent qu’à son poste actuel de première secrétaire du PS, mais l’avenir de la France a moins d’importance que leurs intérêts électoraux, pour les socialistes. Sinon, ça se saurait !

Philippe Randa

Ecrivain et éditeur

Fondateur du site francephi.com

http://www.bvoltaire.fr/philipperanda/indesirable-harlem-desir,55527?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=9943c38de8-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-9943c38de8-30403221&mc_cid=9943c38de8&mc_eid=35158644a0

Le 4 avril 2014

On connaissait « Désirs d’avenir », l’association de soutien à Ségolène Royal dans sa campagne présidentielle de 2007 ; aujourd’hui, dans les couloirs de la rue de Solférino, au siège du Parti socialiste, ce qu’on entend, de tous côtés, c’est : « Désir dégage »…

Henri Emmanuelli est monté au créneau en déclarant au siteMédiapart qu’il fallait non seulement « un congrès extraordinaire » ou tout au moins « une démission » de son actuel premier secrétaire, le PS étant un « parc à moutons [plongé] dans un coma profond ». Ambiance.

Jusqu’alors, le parti à la rose au poing n’avait fait porter la seule responsabilité de la déroute électorale des élections municipales qu’à la nullité de Jean-Marc Ayrault et à l’indécision chronique du « Moi Président ».

Le premier a donc été remercié par le second, vite fait bien fait, et remplacé par son ministre de l’Intérieur qui a gardé la plupart de ses ministres… Faute de meilleurs disponibles ? On le craint…

Du coup, l’avenir électoral des socialistes est sombre et les élections européennes en mai prochain redoutées ! « Désir n’a plus aucune légitimité. Avec lui, on va au crash aux européennes. » De qui émane ce jugement fort peu amène ? De Mehdi Ouraoui, son ex-directeur de cabinet. « On change le gouvernement et on ne changerait pas au PS ? », s’alarme de son côté le député Pouria Amirshahi. « Certes, Harlem Désir a été élu par les militants socialistes, mais il y a une forme de responsabilité électorale qui doit être prise en compte aujourd’hui. Il y a besoin d’un électrochoc », surenchérit l’ex-ministre des Transport Frédéric Cuvillier.

Et ce n’est pas l’opinion de « Moi Président » qui réconfortera l’intéressé : « Il est nul », aurait-il constaté. Parole d’orfèvre, s’il en est.

Oui, mais voilà… Pas question pour l’ex-fondateur de SOS Racisme de céder aux injonctions, fussent-elles innombrables, et de céder la place : « Ni après 1983 ni après 2001 nous n’avons procédé comme cela », a-t-il déclaré suri>Télé

Rien n’empêche de commencer, pourtant… Si ! Car comme il l’explique lui-même : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, à organiser un congrès socialiste et à nous donner en spectacle, mais au contraire à être rassemblés. Il faut au contraire que les socialistes serrent les rangs, qu’ils débattent. J’ai moi-même proposé que nous ayons un conseil national qui va se tenir dans quelques jours, auquel le Premier ministre participera […] Nous avons besoin [...] que les militants, le PS puissent être associés et entendus [...] qu’il n’y ait pas d’étalage des divisions des socialistes, et une approche qui pourrait être politicienne. »

Il est vrai qu’un lynchage n’est pas la meilleure préparation pour une campagne électorale proche et, surtout, « la ligne de Hollande pourrait se retrouver minoritaire »…

Alors, que faire de lui ? Pourquoi pas un secrétaire d’État, seule « sortie honorable » possible ! L’option semble actuellement retenue. Il n’y serait évidemment pas plus compétent qu’à son poste actuel de première secrétaire du PS, mais l’avenir de la France a moins d’importance que leurs intérêts électoraux, pour les socialistes. Sinon, ça se saurait !

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:32

Comment les mafias peuvent vider votre compte grâce au Sepa

Posted: 04 Apr 2014 08:22 AM PDT

Le nouveau système de prélèvement est censé faciliter la vie des clients des banques. Mais des truands ont identifié des failles et déjà puisé dans de nombreux comptes.

Le virement Sepa, mis en place progressivement entre le 1er février et le 1er aout en France, devait, au départ, être un progrès : un moyen de paiement « plus sûr et moins cher »…

Le nouveau Single Euro Payments Area, créé en novembre 2010 par Bruxelles, sera en effet à partir du 1eraout le seul système de virement reconnu dans tout l’Espace Économique Européen (l’EEE), plus la Suisse et Monaco. Soit au total 31 pays.

A priori, le Sepa est très pratique

Son but : simplifier la vie de plus de 380 millions de consommateurs. De fait, avant, un client qui souscrivait un abonnement auprès d’un opérateur téléphonique devait envoyer un courrier à cet opérateur, et signer une autorisation de prélèvement auprès de sa banque. « A partir d’août, explique Ludovic Herschlikovitz, fondateur du site Choisir-ma-banque.com, ce sera beaucoup plus simple : il suffira d’adresser un document (avec son numéro d’identification bancaire IBAN) à son opérateur, qui se chargera de tout. »

Idem pour y mettre fin : auparavant, il fallait « révoquer » ce prélèvement régulier auprès à la fois de l’entreprise et de sa banque. Désormais, il suffira de révoquer son SEPA auprès de son fournisseur, à tout moment, par lettre recommandée avec AR.

C’est un service vraiment utile, explique Laurence Strauch, directrice du marketing des particuliers du Crédit du Nord: « cela permettra de s’abonner facilement à, par exemple, une revue italienne, alors qu’avant, il fallait émettre un virement vers l’étranger, ce qui était complexe et cher… »

Des risques multiples

Mais le nouveau système a une conséquence inattendue pour les consommateurs: la banque n’est plus l’intermédiaire de confiance dans l’opération. Ce sera le bénéficiaire (fournisseur d’eau, de téléphone…) qui présentera le mandat et le conservera, la banque n’aura plus à vérifier son authenticité.

Un faux prestataire pourra donc se présenter, avec un faux mandat, et obtenir le paiement de celui-ci. Bien sûr, il y aura quand même quelques garde-fous : le créancier devra disposer d’un identifiant obtenu auprès de la Banque de France (c’est l’ »ICS » pour Identifiant Créancier SEPA). Une précaution qui n’est pas tout à fait une garantie. Autre problème: comme le client est le seul à pouvoir révoquer un prélèvement, s’il oublie de le faire il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. Or, chaque Français voit son compte bancaire principal prélevé automatiquement par 4 à 5 créanciers. Un oubli est donc vite arrivé.

Or, dans ce cas, le prestataire avec lequel le client n’est plus engagé pourra parfaitement –et en toute légalité- continuer à percevoir son prélèvement ad vitam aeternam, du moins tant que le titulaire du compte débité ne s’y oppose pas !

L’exemple britannique fait peur

Ce fonctionnement, commun à tous les pays européens, facilite évidemment le travail des mafias de tous horizons. Au Royaume-Uni, qui a mis en place le Sepa l’an dernier, les fraudes aux prélèvements ont fait un bond de plus de 30%.

Selon le « Centre for economics and business research », elles ne touchaient que 26.000 personnes en Grande-Bretagne en 2010, mais en auraient touché plus de 40.000 l’an dernier. Et les projections des professionnels sont très alarmantes pour 2014 et 2015…

En France, les banques s’attendent aussi à une explosion, sans savoir quelle parade mettre en place. D’ailleurs, y en a-t-il ? Car le très officiel Comité national pour le Sepa reconnait lui-même son impuissance.

Il y a quelques mois, dans son Guide, il indiquait le danger de ces mandats donnés sans garantie : « des risques réels de détournement existent pouvant mener à des mouvements de fonds non autorisés sur les comptes des débiteurs dont les identifiants ont été détournés. » On ne peut pas être plus clair!

Quelques banques prennent les devants

Le règlement Sepa, dans son article 5-3, prévoit bien qu’il est possible pour chaque client de mettre en place des limitations aux prélèvements sur votre compte grâce une « liste blanche », mais cette possibilité n’est que très rarement proposée par les banques. C’est bien dommage, car en listant l’ensemble de ses fournisseurs, cela forcerait la banque à bloquer tout prélèvement d’autres sources. Le règlement prévoit aussi l’instauration d’une « liste noire ».

Elle est, elle aussi, restée lettre morte, sauf dans quelques établissements, comme le Crédit du Nord. « Nous avons mis en place une alerte systématique (et gratuite) par email et SMS qui préviendra chacun de nos client en cas de demande de mise en place d’un prélèvement Sepa » explique Catherine Redon, responsable Equipement Services et Prévoyance du Crédit du Nord. Mais la plupart des banques ont choisi de ne pas alerter systématiquement –et gratuitement- leurs clients.

Les mafias visent déjà les entreprises

Les seuls à se démener, dans cette histoire, ce sont les mafias, notamment celles d’Europe de l’Est. Elles se sont précipitées sur cette « faille » de sécurité. Depuis l’automne dernier, elles sont à la manœuvre et se régalent. Leurs cibles? Les entreprises. « Depuis plusieurs mois, des bandes très organisées se font passer pour la banque de certaines entreprises. Elle leur propose alors de tester la mise en place du SEPA en effectuant un essai sur un transfert Aller-retour avec de l’argent réel… Des sommes que, bien sur, l’entreprise ne voit jamais revenir » explique Dominique Dubois, commandant de la Brigade des fraudes aux moyens de paiement de la Police judiciaire.

Une grande entreprise cotée s’est même fait avoir et a accepté un transfert de… 1 million d’euros. Cette « ingénierie sociale » (c’est le nom de ce type de fraude) a déjà coûté, rien qu’en France, 250 millions d’euros l’an dernier. « On devrait rapidement dépasser les 300 millions avant la fin de l’année » confie un spécialiste du secteur.

Ces banques qui compensent les frais perdus

Non seulement le SEPA n’est pas « plus sûr », mais en plus, il n’est pas « moins cher ». Normalement, les banques ne devraient plus faire payer quoi que ce soit, puisque leur intervention est désormais très limitée et que leur responsabilité est réduite au minimum. Les nombreux établissements qui faisaient jusqu’alors payer la mise en place –et la révocation- d’une autorisation de prélèvement, se sont retrouvés confrontés à un problème : disparus les 8 euros qu’ils prélevaient en moyenne pour la mise en place d’un « prélèvement » ! Mais une banque ne déteste rien tant que de voir disparaitre une occasion de prélever des frais et qu’elle se dépêche, dans ce cas, pour « inventer » de nouveaux frais.

Les banques ont donc créé »de nouvelles lignes tarifaires » explique Maxime Chipoy de l’UFC-Que Choisir, « comme des “frais d’information” ou de “mise en place de prélèvements +” Avec notre partenaireChoisir-ma-banque.com, nous avons donc recensé ceux qui « trichaient » en prélevant des frais… qu’on peut qualifier d’indus!

Bizarrement, tous appartiennent au même réseau : le Crédit Agricole. « Nous avons été étonnés de voir que 9 caisses régionales avaient choisi de faire payer à leurs clients une «lettre d’information» en cas de mise en place d’un prélèvement : jusqu’à 8 euros, par exemple, au Crédit agricoleTouraine et Poitou… » explique Ludovic Herschlikovitz. La vigilance s’impose donc.

TABLEAU COMPARATIF DE CES NOUVEAUX FRAIS BANCAIRES

Banque Mise en place d’un virement permanent initié au guichet Lettre d’information de mise en place d’un prélèvement

Crédit Agricole Toulouse et Midi-Toulousain 7,50 € 3,90 €

Crédit Agricole Finistère 8,75 € 4,00 €

Crédit Agricole Ille et Vilaine 8,75 € 4,00 €

Crédit Agricole Franc-Comtoise 6,00 € 4,00 €

Crédit Agricole Morbihan 8,75 € 4,00 €

Crédit Agricole Loire Haute-Loire 6,40 € 5,00 €

Crédit Agricole des Savoie 0,00 € 5,00 €

Crédit Agricole Nord Est 0,00 € 5,50 €

Crédit Agricole Touraine et Poitou 0,00 € 8,00 €

Source+diaporama: challenges.fr via actuwiki.fr

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:19

Réfléchissez avant de voter pour le parlement européen ….

3 avril 2014, 12:20 Auteur : Denis

Les Municipales sont terminées, le nouveau Gouvernement Français nommé, les verts se sont retirés pour laisser la place à Marie-Ségolène, qui jubile enfin.

Mais avant de voter, rappelez-vous que le Parlement Européen a adopté en 2013 une norme pour les trônes …. 7 milliards de m³ d’eau par an , un enjeu considérable !

Parfait exemple de ce que Bruxelles veut nous imposer et une dictature qui n’a plus de limite.

Bruxelles veut standardiser les chasses d’eau de l’Union européenne.

La Commission qui n’a pas lésiné sur les moyens, selon The Times, a enquêté pendant 3 ans sur les habitudes de 26 pays de l’UE et dépensé 89 300 € pour son étude.

Ce qui lui permet de révéler que :

  • L’Allemagne a le plus grand nombre de cabinets d’aisance et d’urinoirs (77 millions),
  • L’Espagne (49,2 millions),
  • l’Italie (46,5 millions)
  • La France ? 40 millions, les Français sont les Européens qui partagent le plus leurs toilettes (0,65 WC/hab),
  • les Anglais, qui ont des réservoirs de 9 litres, sont les plus gros consommateurs d’eau pour leurs toilettes, dont 30% part en chasse-d’eau

Ce projet de WC standardisé, rapporte Les Echos, fait partie d’un projet d’«Eco-Label»

Tu parles d’une priorité.

En France on est à 6 Litres de réservoir , la “norme CEE” 5 Litres on va changer 40 millions de WC pour cela ??

A 150 € un WC x 40 Millions = 6 Milliards ! et 150 € c’est sans la pose !

6 Milliards ! rien que pour la France x 27 pays = 162 Milliards € … non il faut aller jusqu’au bout et aligner les chiffres

En période de crise, c’est une solution pour relancer le Bâtiment, pour le nouveau Ministre du Logement Sylvia Pinel (Parti radical de gauche)

Qui va remplacer facilement Cécile Duflot (vu les scores de permis de construire en chute libre)

Heureusement on a encore de l’humour Tanguy Pastureau : l’Europe des chasses d’eau est une réussite

7 milliards de m³ d’eau par an : et si on y mettait de l’eau de pluie tout simplement de la nature à la nature, sans engraisser Véolia, la Lyonnaise des Eaux, la Saur…

Réfléchissez donc avant de voter pour le parlement européen …. et gaspiller 162 milliards €

Source et publication: http://www.enquete-debat.fr/archives/reflechissez-avant-de-voter-pour-le-parlement-europeen-44795

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:15

Taubira au secours de la mafia ? Tribune libre

04/04/2014 – PARIS (NOVOpress) – Tribune libre -

Depuis l’arrivée de Christiane Taubira à la tête du ministère de la Justice, les Français ont le privilège, douteux, de constater l’amour immodéré de celle-ci pour les petites frappes, dealers, et autres racailles qui font régner la loi et la terreur dans nombre de nos rues : suppression des peines plancher, élargissement des possibilités d’esquiver la prison pour les délinquants – alors même que les peines inférieures à deux ans d’emprisonnement ne sont déjà pas exécutées -, multiplication de la paperasse à remplir pour les policiers, qui sont aujourd’hui trop occupés à faire de la procédure pour pouvoir prendre le temps d’assurer la sécurité des Français…

Quand dans le même temps, les opposants politiques sont allègrements matraqués, gazés, jetés en prison immédiatement à l’issue de leur procès.

Nous nous étions habitués à ce deux poids, deux mesures, à voir la France normale piétinée par les services répressifs tandis que racailles et trafiquants de drogue ressortaient triomphant des tribunaux ; nous avions cessé de nous étonner de voir les nervis de l’État socialiste récompensés pour avoir allègrement violé les droits des citoyens, tandis que des enquêteurs dévoués voyaient des mois de travail anéantis sous prétexte d’une quelconque faute de procédure imaginaire.

Sans doute un peu naïvement, nous pensions que la politique de Christiane Taubira exprimait un simple gauchisme primaire, que la Garde des Sceaux voyait dans le pauvre (bénéficiaire d’aides sociales très généreuses), l’étranger (accueilli à bras ouverts par l’État), le dominé (soutenu par toutes les associations anti-racistes) quelqu’un qu’il faut aider, et dont les dérapages éventuels ne sont qu’une réaction à l’oppression dont il est nécessairement la victime.

Oubliant au passage les pères de famille assassinés par la racaille, les femmes violées parce qu’elles sont blanches, ou les familles contraintes de baisser la tête en rentrant chez elles parce que leur hall d’immeuble est squatté par des dealers.
Bref, nous imaginions que Christiane Taubira n’était qu’une soixante-huitarde arriérée, une idéologue de la haine de la France, une fanatique libérale-libertaire. Las ! C’est pire encore
!

C’est un article du Figaro daté du 26 mars qui nous l’a appris. Non contente de réduire les possibilités d’action de la police contre la racaille, Christiane Taubira s’apprête désormais à réduire les possibilités d’action de la police et de la douane contre les criminels en col blanc, en supprimant la possibilité de garde-à-vue de 96 heures pour les affaires d’escroqueries en bande organisée.

Et l’escroquerie en bande organisée, ce n’est pas rien. Ce sont des fraudes coûtant des milliards d’euros à l’État.

Ce sont des dossiers permettant de s’en prendre aux mafias et groupes criminels internationaux. L’escroquerie en bande organisée, ce n’est un pauvre petit jeune de banlieue discriminé victime de contrôles au faciès et de la méchanceté de la société qui est vraiment trop injuste. L’escroquerie en bande organisée, ce sont des criminels, des truands, des politiciens véreux.

Ce sont des gens qui brassent des milliards d’euros, qui enrichissent les paradis fiscaux, et qui assassinent impunément, à Naples ou à Paris.

Nous savions que Christiane Taubira était la ministre des racailles et des dealers, nous découvrons qu’elle est également la ministre des criminels internationaux et des corrompus. Avec Taubira, c’est la mafia ! La Garde des Sceaux n’introduit pas ce changement dans le cadre d’un projet mûrement réfléchi, d’une évolution savamment pensée, d’une évolution globale et concertée. Ce projet de loi est passé au Sénat le 24 février dernier en procédure accéléré, dans la plus grande discrétion.

Pour aider racailles, dealers, et autres délinquants de cité, Christiane Taubira le revendique, le fait au grand jour.

Par contre, pour venir en aide aux criminels en col blanc et aux politiciens corrompus, elle le fait dans en silence, espérant sans doute que cette discrétion perdurera jusqu’à l’examen du projet de loi par l’Assemblée en avril.

Mais Christiane Taubira n’est pas seule dans cette entreprise. Le projet de loi a été voté avec le soutien de nombreux sénateurs, de gauche certes, mais aussi de droite.

Ces sénateurs étaient-ils motivés par l’intérêt général, par la volonté de leurs électeurs ? Quand les politiciens rendent plus compliqué de lutter contre la corruption politique, il est permis d’en douter…

Il est particulièrement inquiétant de voir qu’autant de parlementaires, de tous les bords politiques, se sentent menacés par les enquêtes contre les escroqueries, et nous ne pouvons que craindre que les affaires actuelles qui éclaboussent la classe politique (Guérini, Dassault…) ne soient que la partie émergée de l’iceberg.

Anthony Florent

Publié le 4 avril 2014 - Modifié le 4 avril 2014 http://fr.novopress.info/161636/taubira-au-secours-mafia-tribune-libre/

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:50

LES DOSSIERS DE L' IREFEUROPE !

Le remaniement : une (autre) exception française, abusive et stérile

Une atmosphère drôle et surnaturelle à la fois se dégageait de cette excitation autour du remaniement après les élections municipales. Tout le monde attendait la chute inéluctable du Premier ministre et la nomination d’un autre. Mais, bizarrement, tout le monde semble s’accommoder de cette pratique bien française qui est à la fois un aveu d’impuissance, un transfert d’irresponsabilité et un abus de pouvoir. Le Président de la République se sert une nouvelle fois de son Premier ministre comme d’un « fusible ». Il s’en débarrasse alors que c’est bien sa politique qui a été contestée par les Français. Dans notre pays, qui est le seul, parmi les démocraties occidentales, à avoir un double exécutif, le Président se déclare irresponsable devant l’échec subi par son camp dans les urnes et se permet de passer outre la Constitution en virant en quelques minutes le Premier ministre et en en nommant un autre.

Rappelons que le gouvernement et son chef doivent être l’émanation de l’Assemblée et sont responsables uniquement devant le Parlement à qui ils rendent des comptes. En réalité, c’est le Président seul qui nomme le chef du gouvernement et c’est encore lui qui le congédie. Plus encore, c’est à l’Elysée qu’on décide des membres du gouvernement. Le Premier ministre reste donc cette « fiction » dont parlait avec raison Jean-François Revel dans son retentissant essai intitulé « L’absolutisme inefficace » (Plon, 1992).

Mais, le comble, tout ce tintamarre est complètement stérile car ces remaniements ne servent strictement à rien. Ils n’ont jamais empêché les majorités de s’écrouler peu de temps après. Prenons quelques exemples. Remaniement en 1983 au sein d’un gouvernement de gauche, la droite emporte haut la main les élections en 1986. Remaniement en 1991 et 1992 avec, là aussi, changement de Premier ministre (Pierre Bérégovoy après Edith Cresson et Michel Rocard), pour aboutir à un échec retentissant aux élections législatives de 1993. Autre remaniement au sein de la droite cette fois-ci, en novembre 1995, pour que, à peine deux années plus tard, elle s’écroule à son tour. Le Président qui use de son pouvoir en transférant son échec n’a toujours pas compris que cette action est complètement stérile à moins de changer complètement de politique économique.

Inefficace, le remaniement est aussi une exception française. En Allemagne, lorsque le parti au pouvoir perd des élections locales (ou européennes), le chancelier ne prend pas la décision aléatoire de se débarrasser de ses ministres (le Président allemand n’a pratiquement aucun pouvoir, sa fonction est symbolique). Les changements gouvernementaux sont très rares, les ministres quittent leurs postes pour des raisons de santé ou à cause d’un éventuel scandale. Pareil en Suède où les élections locales sont bien distinctes des élections nationales et n’ont pas d’impact sur le gouvernement au pouvoir. Et aussi, comme en Allemagne et en Grande-Bretagne, il n’y a pas de cumul des mandats, donc les ministres ne peuvent pas être directement concernés.

En 2004 et 2006, Tony Blair et le Parti travailliste ont subi de terribles revers aux élections locales. Les changements ont été mineurs au sein du gouvernement et dictés surtout par une série de scandales qui ont éclaboussé les travaillistes en 2005-2006. Finalement, c’est Tony Blair lui-même qui abandonne le pouvoir seulement un an plus tard, en 2007. Il démissionne au profit de Gordon Brown.

En novembre 2010, aux élections de mi-mandat (midterm), Obama et le Parti démocrate subissent une terrible défaite en perdant plus de 60 sièges à la Chambre des représentants et la majorité. De même, plusieurs gouverneurs démocrates sont balayés par des élus républicains. Malgré cette défaite, il n’y a pratiquement aucun changement au sein de l’administration Obama à l’exception de son chef de cabinet, Emmanuel Rahm, qui devient maire de Chicago. Le vice-président, Joe Biden, n’a pas servi de « fusible ». Il est d’ailleurs toujours en poste.

Le remaniement est bien une « solution » typiquement française qui consiste, comme l’écrivait Jean-François Revel, à « trancher la tête du patient pour le guérir de la migraine ». Il faudrait bien d’autres remèdes pour sauver la France.

Et pourquoi pas un pacte de simplicité et de responsabilité ?

Le Pouvoir s’affole. Il fait preuve de réalisme aussi…peut-être.

Les recettes brutes du budget 2013 ont été inférieures de plus de 20 milliards d’euros aux recettes prévues.

Trop d’impôt a tué l’impôt.

L’Etat n’a pourtant pas compris qu’il fallait libérer les contribuables.

Le nouveau gouvernement fera-t-il mieux alors que le chômage, la dette publique et le déficit budgétaire vont à vau l’eau.

Déjà le CICE a été une sorte de marché de dupe puisqu’il ne s’agissait que de rendre aux entreprises 20 Mi€ d’impôts et charges supplémentaires sur les 30Mi€ qui leur avaient été extirpées depuis deux ou trois ans.

Le tout en faisant passer l’argent par la grande lessiveuse administrative de redistribution dont on connait le cout et l’inefficacité.

Des pactes pour quoi faire ?

Le Pacte de responsabilité doit donner lieu à un abaissement des charges des entreprises pour un montant estimé à 10 Mi€ Mais déjà il est annoncé que les entreprises ne pouvant pas être les seules gagnantes, un geste fiscal sera consenti en faveur des ménages les plus modestes pour faire sortir de l’impôt sur le revenu plus encore de Français.

Puis, à l’occasion des Assises de la fiscalité, un effort a été envisagé pour alléger aussi la fiscalité des entreprises en prenant en compte l’augmentation corrélative de l’impôt sur les sociétés dont pourrait profiter l’Etat du fait de l’augmentation du profit imposable correspondant à l’allègement des charges.

Enfin, à l’occasion de son remaniement, François Hollande a annoncé un pacte de plus, un pacte de solidarité qui viendrait en sus pour aider les ménages modestes, sans doute au travers d’une refonte de diverses aides sociales existantes.

Besoin de lisibilité

Au profit des entreprises, la suppression de la C3S serait privilégiée à la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés que les grandes entreprises sont toujours accusées, à tort, d’esquiver. Il est vrai que la C3S est un impôt peu connu mais lourd pour certaines entreprises.

Cette Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés frappe au taux de 0,16% le chiffre d’affaires des entreprises qui réalisent plus de 760 000€ Hors Taxes de recettes.

Mais il vaudrait mieux abaisser l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Celui-ci est trop élevé en France où il a augmenté depuis cinq ans alors qu’il a baissé en moyenne dans l’Union européenne.

Il atteint 38% en France en 2014 contre une moyenne dans les pays de l’Euro de 27%. Les grandes entreprises ne payent pas sensiblement moins d’impôt que les plus petites.

Les élus socialistes ont stigmatisé les grandes entreprises En utilisant une étude du Trésor de 2011 pour soutenir qu’elles payaient deux fois moins d’impôt sur les sociétés que les PME, soit 19% de taux effectif,-dit implicite-, d’impôt sur leur excédent net d’exploitation pour celles-là contre 39% pour celles-ci.

Mais les derniers travaux de la Direction générale du Trésor publiés à l’occasion des Assises de la fiscalité en février dernier montrent que cet écart n’est que de 6 points, soit 26% de l’excédent net d’exploitation pour les grandes entreprises et les ETI contre 32% pour les PME et 29% pour les Micro-entreprises.

Ce léger écart s’explique par le seul fait que les ETI et les grandes entreprises pratiquent plus l’intégration fiscale entre sociétés bénéficiaires et déficitaires du même groupe et qu’elles sont souvent implantées à l’étranger où les taux d’imposition sont moins élevés.

Une étude de l’AFEP a d’ailleurs montré que 76 grands groupes français produisaient à eux seuls 9% de la valeur ajoutée créée en France, mais qu’ils supportaient 18% des prélèvements obligatoires sur les entreprises. A eux seuls, ils versent 14% des recettes de l’impôt sur les sociétés.

Besoin de simplification

L’impôt sur les sociétés est à un niveau si élevé qu’il apparaît comme un repoussoir pour les entreprises étrangères qui voudraient s’implanter en France. Réduire ce taux serait un signal fort. Il y a aujourd’hui 4 taux applicables d’impôt sur les sociétés : 15% jusqu’à 38 120 € de résultat, 33,33% au-delà, puis 34, 5% pour celles qui réalisent plus de 7,6 millions de chiffre d’affaires et encore 38,1 % pour celles dont le chiffre d’affaires dépasse 250 millions d’euros.

Il serait temps de revenir à un taux unique et sensiblement plus bas. Un taux de 25%, correspondant à la moyenne européenne serait salutaire.

De la même manière, la baisse de charges dans le cadre du Pacte de Responsabilité pose la question de savoir s’il faut la faire porter sur les bas salaires ou sur l’ensemble des salaires.

Des études concluent qu’une baisse des charges sur les bas salaires aurait un effet plus immédiat sur l’emploi. Cette conclusion du court terme est presque évidente tant le SMIC est élevé en France et représente un frein à l’emploi.

Mais un autre moyen d’encourager à l’emploi des bas salaires serait de supprimer le SMIC ou du moins de le diversifier selon les régions, selon les âges…L’abaissement des charges sur les bas salaires, pratiqué avec constance en France depuis le gouvernement Balladur en 1993, est une immixtion de l’Etat dans la vie des entreprises et contribue un peu plus à dénaturer le système d’assurance sociale en une grande machine étatique financée par des cotisations qui s’apparentent de plus en plus à des impôts, supprimant ainsi tout lien de responsabilité entre assureurs transformés en collecteurs sociaux et assurés devenus allocataires.

A force de multiplier les niveaux d’imposition et les cas d’exonération, les impôts et charges deviennent illisibles.

A force de découpler les cotisations des dépenses auxquelles elles doivent permettre de faire face, plus personne ne sait qui paye quoi pour qui, et toujours plus l’Etat dévient, selon le mot de Bastiat, « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

Besoin de justice

Si le nouveau premier ministre veut faire une réforme utile, il faut, certes, qu’il fasse le choix de l’abaissement de l’impôt et de son financement par des économies sur les dépenses publiques.

Mais ce choix sera sans effet s’il s’exerce en ajoutant de la confusion à l’enchevêtrement des cotisations, impôts et taxes qui existent, s’il s’opère sans réformes structurelles susceptibles de rendre les impôts à la collectivité publique et les cotisations aux assurances sociales en échange des prestations correspondantes, s’il s’effectue enfin sans qu’y préside la justice d’une contribution « également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés » (Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, article XIII).

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