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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 15:50

LPM : Du flou sur le nombre de frégates dites de “premier rang”

2 août 2013 – 15:53

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup” a dit un jour Martine Aubry, à propos du projet de son concurrent, qui était alors François Hollande, lors de la primaire socialiste de l’automne 2011. Pour ce qui concerne les frégates dites de “premier rang” de la Marine nationale, le projet de loi de programmation militaire n’est pas très clair.

Pour rappel, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LDBSN), publié le 29 avril dernier, a fixé à 15 le nombre de frégates de 1er rang. Ce qui a donné lieu à quelques interrogations sur une éventuelle réduction de 3 FREMM (frégates multimissions) sur les 11 qui étaient alors attendues.

Le dossier de présentation du projet de LPM 2014-2019, qui a été présenté ce 2 août, indique que “la cible, cohérente avec le format du Livre blanc de 15 frégates de premier rang, est de 11 frégates (ndlr, FREMM), le choix de la définition des 3 dernières intervenant en 2016.” Et d’ajouter : “Fin 2019, 6 FREMM à capacités de base auront été livrées, les 2 unités suivantes disposeront d’une capacité renforcée de défense aérienne.”

La FREMM Aquitaine a été livrée avant la mise en oeuvre de la prochaine LPM. Les frégates Normandie, Provence, Languedoc, Auvergne et Alsace entreront donc en service au cours des 5 prochaines années.

Seulement, l’on ne sait plus trop où l’on en est quand le dossier du ministère de la Défense présente les capacités des forces françaises en 2020. S’agissant de la Marine nationale, au chapitre des “forces dimensionnées pour des opérations de haute intensité ou de crise majeure, capacités de premier plan, polyvalentes, feux précis et puissants”, l’on compte 6 sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), dont un de la classe Barracuda (les 5 autres étant bien évidemment des “Rubis”), 1 porte-avions nucléaire avec son groupe aérien, 5 FREMM, 4 frégates de défense aérienne, dont 2 d’ancienne génération (2 Horizon et 2 type F-70 AA) et 2 frégates anti-sous-marines d’ancienne génération (donc, des F-70 ASM).

Dans cette liste, une FREMM a disparu et l’on ne compte pas 15 mais seulement 11 frégates de premier rang.

Par ailleurs, les 5 frégates légères furtives de type La Fayette font partie des “unités de combat moins puissantes, permettant de préserver le potentiel des forces lourdes et un nombre suffisant de moyens pour assurer la présence en mer” (ouf!). Il est difficile de les considérer comme étant de premier rang, étant donné qu’elles ne disposent pas de sonar, un équipement indispensable pour détecter les sous-marins et assurer la protection, par exemple, d’un groupe aéronaval.

A moins qu’il y soit remédié mais cela ne semble pas prévu dans le projet de LPM.

La Loi de programmation va mettre un frein à la judiciarisation des opérations militaires

2 août 2013 – 17:21

En mai 2012, la Cour de cassation a autorisé l’ouverture d’une information judiciaire portant sur les circonstances de l’embuscade d’Uzbeen (Afghanistan), au cours de laquelle 10 soldats français furent tués, il y a maintenant près de 5 ans.

Ce type d’affaire a “suscité une prise de conscience du risque de mise en cause pénal pesant sur les militaires et la nécessité d’adapter le droit (…) aux spécificités de l’action de combat”, peut-on lire dans le dossier de présentation de la future Loi de programmation militaire (LPM), présenté en Conseil des ministres ce 2 août. Il est aussi question, dans le même temps, d’améliorer “l’information et les marques de reconnaissance à l’égard des familles de militaires” blessés ou morts au combat.

Plusieurs dispositions sont donc figurent dans ce texte, qui fera l’objet d’un débat au Parlement dès l’automne prochain. Ainsi, il va souligner “le caractère très spécifique de la mort au combat dont la cause n’est en principe ni suspecte ni inconnue”, afin d’éviter que des évènements inhérents aux opérations militaires puissent faire l’objet d’une procédure judiciaire.

Ainsi, l’ouverture automatique d’une enquête pour recherche de cause de la mort en cas de découverte d’un cadavre à l’issue de combats devrait être supprimée.

Le projet de loi vise aussi à protéger les militaires contre une “judiciarisation excessive de leur action” et de “limiter les risques d’instrumentalisation de l’action judiciaire par des acteurs ui auraient intérêt à contester par ce biais la politique militaire française”.

Pour cela, il est prévu un retour au droit commun en matière de déclenchement de l’action publique pour les militaires en redonnant au parquet “son monopole pour la mise en mouvement de l’action publique” dans le cas où que l’un d’eux commettrait un délit “à l’étranger”.

Le parquet retrouvera ce même monopole “d’engagement des poursuites pour des infractions, y compris criminelles, commises par les militaires à l’étranger” mais seulement, précise le texte, “dans le strict cadre d’une opération (…) et dans l’accomplissement de leur missions.”

Ces mesures, souligne le ministère de la Défense, donneront aux militaires une “protection efficace” contre cette “judiciarisation excessive” tout en garantissant les “droits légitimes de chacun.”

En outre, la LPM va préciser que “l’excuse pénale” des militaires engagés dans une mission de combat à l’étranger et faisant usage de la force “dans le respect des règles du droit international” s’applique aussi aux opérations ponctuelles, type antipiraterie, libération d’otages ou exfiltration de ressortissants.

Enfin, le texte prévoit également que la “responsabilité pénale des militaires ne peut être engagée pour des faits de violences involontaires qu’après prise en compte par la justice pénale d’un certain nombre de circonstances révélatrices des difficultés de l’action militaire.”

ET AUSSI

LPM : Le renseignement et les forces spéciales seront renforcés

3 août 2013 – 10:35

Comme l’avait recommandé le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN), la Loi de programmation militaire (LPM), présentée le 2 août, prévoit un effort particulier sera accompli en faveur du Commandement des opérations spéciales (COS) et du renseignement.

Alors que 23.500 postes supplémentaires vont être supprimés dans les 5 prochaines années, les forces spéciales vont quant à elles gagner 1.000 personnels, ce qui devrait porter leurs effectifs à 4.600 hommes. Le dossier de présentation de la prochaine LPM ne précise pas comment cet objectif sera atteint, et cela alors que le COS peine à recruter des spécialistes. Une des pistes serait de rattacher à ce dernier un autre régiment (1er RHP?) ou des unités de commandos (CPA 20 et 30) de l’armée de l’Air.

Le document indique aussi, sans entrer dans les détails, que la chaîne de commandement direct des forces spéciales sera “renforcée” et que sa dimension interarmées sera “confortée”. Le flotte d’hélicoptères Caracal (15 machines) sera “regroupée et centralisée sous l’autorité du” COS.

Quant aux services de renseignement dépendants du ministère de la Défense, le dossier de présentation est vague sur le nombre de poste qu’ils vont gagner. Si ce n’est que les effectifs de Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) ne devraient pas augmenter étant donné qu’il n’est question que de “création nette de postes nouveaux au profit de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, ndlr) et de la DRM (Direction du renseignement militaire, ndlr)”.

Au niveau des matériels, au sujet des 12 drones MALE (Moyenne altitude longue endurance) de type Reaper, dont il a été déjà beaucoup question ici, le texte précise qu’il “sera fait appel à l’industrie française et européenne” pour les “adapter aux besoins spécifiques français”, avec en particulier l’intégration d’une “liaison de données à vue directe” ainsi que de “capteurs optronique ou électro-magnétiques réalisés en Europe.” La question qui demeure est de savoir si ces modifications seront autorisées par Washington…

Aux côtés des Reaper, 2 systèmes de drones tactiques (soit 14 vecteurs aériens) de type Watchkeeper seront acquis afin de fournir un appui direct en matière de renseignement aux troupes engagées au sol.

Outre les drones, il est aussi question de 3 “ISR légers”, c’est à dire des avions légers de surveillance et de renseignement équipés de systèmes optroniques. Les appareils de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés (au nombre de 15) serviront toujours à faire du renseignement, comme ils l’ont encore fait récemment au Mali.

Mais c’est surtout dans le domaine des satellites qu’un effort relativement important sera consenti. Ainsi, les deux satellites du système MUSIS-CSO seront mis en orbite pendant la période couverte par la LPM. Fruits d’une coopération européenne (France, Italie, Allemagne, Espagne, Belgique, Pologne et Grèce), ces engins vont succéder aux systèmes d’observation optique Helios II et radar Sar-Lupe et Cosmo-Skymed.

Le programme spatial CERES (Capacité de renseignement électromagnétique spatiale), dont l’objet est la détection et la localisation des signaux envoyés par un système adverse (radar, émissions télécoms, etc…) poursuivra son développement. Les satellites de ce projet ne seront cependant pas mis en orbite avant 2020.

Par ailleurs, et toujours pour ce qui concerne le renseignement, de nouvelles dispositions législatives sont prévues par la LPM. Il s’agit de renforcer le contrôle des services en donnant plus de prérogatives à la délégation parlementaire au renseignement, créée en 2007. Il lui sera ainsi reconnu une “compétence de contrôle parlementaire de l’activité gouvernementale” et “d’évaluation de la politique publique” en la matière.

A cette fin, elle intégrera la commission de vérification des fonds spéciaux afin de lui donner “une meilleure visibilité d’ensemble sur l’utilisation” de ces ressources par les services de renseignement. En outre, la nature des documents qu’elle pourra consulter sera étendue.

Une autre mesure vise également à renforcer la protection de l’anonymat des agents des services “appelés à témoigner dans le cadre de procédures judiciaires, en permettant que l’audition se déroule dans un lieu garantissant sa confidentialité.”

Par ailleurs, l’accès à certains fichiers administratifs sera étendu aux services de renseignement pour “des finalités de lutte contre le terrorisme comme de prévention des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation.” Même chose pour consulter les fichiers voyageurs, dont la création figure dans une directive de la Commission européenne.

En outre, les services n’auront plus à s’adresser aux policiers et aux gendarmes pour avoir accès aux données des fichiers de police judiciaire, que ce soit pour leur recrutement ou pour la préparation de missions pouvant présenter un risque particulier pour leurs agents.

Enfin, un dernier point concerne les données de géolocalisation. La législation actuellement en vigueur “créait une insécurité juridique dans le cadre de la lutte contre le terrorime.”

Aussi, le projet de LPM prévoit d’autoriser les services de police et de gendarmerie en charge des affaires de terrrorisme à “accéder au temps réel à des données de connexion mises à jour”, afin de leur permettre de “géolocaliser un terminal téléphonique ou informatique et de suivire ainsi en temps réel certaines cibles.”

Source: http://www.opex360.com/

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:45

Le sénateur-maire de Clamart mis en examen pour corruption

Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, est soupçonné de corruption dans le cadre de l’attribution d’un logement social.

« Je suis stupéfait par cette décision.

Toutes les investigations menées ces derniers mois ne me mettent jamais en cause et concluent à l’absence de corruption. Il s’agit d’un complot politique à l’approche des municipales ».

Visiblement, le sénateur-maire PS de Clamart (Hauts-de-Seine) ne s’y attendait: Philippe Kaltenbach a pourtant été mis en examen, soupçonné de corruption dans le cadre de l’attribution d’un logement social, a indiqué vendredi 2 août le parquet de Nanterre.

Une enquête préliminaire avait été ouverte au printemps 2011 à la suite d’un signalement de Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, commune voisine de Clamart, connu pour entretenir des relations conflictuelles avec Kaltenbach.

En janvier 2012, deux vidéos, réalisées à l’insu de l’élu socialiste, par un de ses anciens adjoints avaient été mise en ligne.

Dans une scène, on voit l’édile PS recevoir, dans son bureau, de l’argent liquide de cet ancien collaborateur.

Pendant la remise de fonds, Kaltenbach et son interlocuteur discutent de ce qui semble être l’attribution d’un logement à un tiers, sans que rien ne permette formellement d’établir un lien entre l’échange d’argent liquide et cette conversation.

L’intéressé, qui a toujours nié toute corruption, avait affirmé qu’il s’agissait là d’un remboursement de prêt consenti à son ex-adjoint, qui connaissait des difficultés financières.

Le sénateur-maire avait été entendu en février en tant que témoin assisté dans ce dossier.

Philippe Kaltenbach « ne peut devenir la victime d’une instrumentalisation du processus judiciaire à des fins partisanes », a indiqué son conseil Dominique Tricaud.

L’avocat va demander l’annulation de la mise en examen devant la cour d’appel de Versailles et la délocalisation du dossier devant une autre juridiction.

http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/le-senateur-maire-de-clamart-mis-en-examen-pour-corruption-7763545940

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gaïa pour www.Dreuz.info

ET AUSSI

Tout va bien en France, vous dit Le Monde…

n ami m’a fait parvenir ces derniers jours un texte publié sur un blog du journal Le Monde, et sans lui, ce texte m’aurait échappé. C’eut été dommage.

Après avoir glosé sur les critiques que la presse britannique et américaine peut énoncer concernant la France et qui, nous suggère-t-il, sont purement subjectives et teintées de mauvaise foi, l’auteur du texte cite un article qui lui plait beaucoup, et qui décrit la France comme un pays merveilleux sur tous les plans. L’article en question a été publié dans le New York Times, le journal de référence des gauchistes de Park Avenue et de la Maison Blanche sous Obama : quelle coïncidence ! Le signataire de l’article est un certain Roger Cohen, un monsieur qui n’a cessé de trouver le régime des mollah à Téhéran plutôt sympathique et qui admire Mahmoud Abbas : quelle autre coïncidence !

Le monsieur en question dit donc que tout va bien en France, que la médecine est « superbe », que l’éducation « fonctionne » parfaitement, que le pays est d’une « immense beauté », les routes impeccables, les trains à grande vitesse, le savoir-vivre profondément ancré. S’il y avait eu quelques lignes sur le retour de la croissance, j’aurais pu confondre avec un discours de François Hollande.

L’auteur du texte publié sur le blog du Monde, qui note tout de même qu’il y a une tendance à la dépression nerveuse collective en France, se demande où réside l’explication. Comment dans un pays où tout va bien, peut-on déprimer ? Comment, oui.

Roger Cohen (encore) lui fournit la réponse : « Le malaise et l’ennui sont à la France ce que le dynamisme est à l’Amérique : un emblème arboré avec fierté ».

Pour une belle phrase, c’est une belle phrase…

L’auteur du texte publié sur le blog du Monde est, semble-t-il, journaliste.

Gloser sur des critiques concernant la France en suggérant qu’elles sont subjectives et teintées de mauvaise foi, mais sans parler un seul instant de la réalité, c’est donc du journalisme en France aujourd’hui.

Utiliser pour contrer ces critiques un article du New York Times écrit par un journaliste qui plane sur des tapis volants fournis par Téhéran et par l’Autorité Palestinienne, et qui regarde la France du haut de ses tapis volants, des lofts de Park Avenue et des salons de la Maison Blanche sous Obama, et toujours sans parler un seul instant de la réalité, c’est donc du journalisme en France aujourd’hui.

Expliquer enfin, en utilisant la prose du journaliste qui plane que le « malaise » français est en fait un trait du caractère national que les Français arborent avec fierté, c’est, encore, du journalisme en France aujourd’hui. .

Des gens simples qui n’écrivent pas pour Le Monde et qui ne publient pas dans le New York Times sous la signature du planant Roger Cohen remarqueraient qu’il y a en France un chômage de masse persistant et en hausse, une pauvreté qui s’accroit et qui touche près de dix millions de personnes, que les maladies nosocomiales se disséminent dans les hôpitaux, que la Sécurité sociale que la planète entière est censée nous envier est dans une situation de déficit abyssal, que le système de retraites est tout au bord de l’explosion, que si des trains à grande vitesse circulent, il y a un nombre croissant de personnes qui ne partent plus en vacances faute d’en avoir les moyens (mais on écrit dans des journaux tels que Le Monde qu’il y a une tendance très fashion en ce moment, les vacances à la maison : c’est d’un chic, mon cher !)

Des gens simples verraient que dans l’éducation qui fonctionne parfaitement, il y a un analphabétisme croissant, des « territoires perdus » qui se multiplient où un nombre toujours plus élevé de sujets ne peuvent plus être traités, des étudiants qui arrivent désormais à l’université et qui n’ont plus même le niveau d’un élève de sixième il y a vingt ans (et je sais de quoi je parle puisque j’enseigne à l’université).

Des gens simples verraient que le savoir vivre dont parle Roger Cohen existe encore quand on loge au Crillon, comme le planant Roger Cohen, sans doute, mais beaucoup moins quand on se rend dans un supermarché de banlieue, vraiment beaucoup moins. Ils verraient que la beauté dont parle le planant Roger Cohen peut se trouver un peu gâchée par la prolifération du béton qui transforme les avenues en impasse et par la réapparition des bidonvilles.

Nombre de gens simples se demandent s’ils auront les moyens de finir le mois, s’ils auront encore un emploi l’an prochain, si leur voiture (s’ils en ont une) ne sera pas incendiée. Et quand ils voient François Hollande leur dire depuis les jardins de l’Elysée que tout va de mieux en mieux, ils ne sont pas du tout convaincus. Ils voient que les remèdes proposés par les socialistes sont des impôts et encore plus d’impôts, des réglementations, et encore plus de réglementations, et ils se préparent à serrer de quelques crans leur ceinture déjà très serrée.

Ils devraient lire Roger Cohen plus souvent, semble penser l’auteur du texte publié sur le blog du Monde.

Il y en a encore parmi eux qui lisent des journaux tels que Le Monde et qui pensent y trouver de l’information.

S’ils ne se sentent pas insultés par ce genre de texte, c’est qu’ils ne se sentiront jamais insultés.

Et s’ils continuent à lire Le Monde en pensant y trouver des informations, c’est qu’ils méritent vraisemblablement d’être insultés.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:40

Trappes, cité perdue de la République

Secouée ces dernières semaines par des émeutes, la ville des Yvelines révèle autant les compromissions du gouvernement que l’impuissance de la police.

Plongée dans une ville où l’État-PS a renoncé à imposer la loi.

Gilet pare-balles recouvrant le teeshirt, Flash-Ball au poing, l’oeil rivé sur les barres HLM, une poignée de gros bras de la Bac (brigade anticriminalité) s’aventurent dans les allées de la cité des Merisiers, à Trappes (Yvelines).

À leurs côtés, 400 CRS maintiennent un dispositif qui est allégé de jour en jour.

La cité retrouve son indépendance. Le calme revient après les émeutes qui ont embrasé cette commune où Benoît Hamon, député de la circonscription devenu ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire, estime qu’il fait « bon vivre ».

Pour mettre le feu aux poudres, il a pourtant suffi, le 18 juillet, du simple contrôle d’une femme intégralement voilée (lire page 10). Dès le lendemain, à la prière du vendredi, des prêcheurs salafistes dénoncent une « provocation de la police en plein ramadan ».

Les réseaux sociaux aidant, des centaines de “jeunes” armés de pierres, boulons et engins incendiaires attaquent le commissariat aux cris de « Allahu akbar ». « C’était Fort Apache et nous étions les tuniques bleues ! », se souvient un policier.

Durant trois jours, Trappes et les communes alentour virent à la zone de guerre : explosions, coups de feu, voitures en flammes…

Détail sur ce champ de bataille : un ordre « venu d’en haut » intime aux CRS de ne surtout pas blesser des assaillants qui recourent aux tirs de mortiers d’artifice et de chevrotine.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a fait de cette émeute une affaire personnelle. La place Beauvau dirige la communication en direct, via la parole calibrée de la préfecture des Yvelines.

D’après une source policière, les journalistes ne doivent pas assister aux briefings de la police « où sont annoncées des consignes ministérielles incitant à un simple endiguement des violences ».

Valls rugit, mais ne mord pas.

D’autant que la gauche prend garde à ménager son électorat : au second tour de la présidentielle, Hollande a recueilli 77 % des suffrages à Trappes.

Ainsi, la sénatrice Esther Benbassa (EELV) dénonce-t-elle un « contrôle d’identité injuste » et une loi sur le voile intégral qui « stigmatise les musulmans ».

Pour éviter « l’amalgame », Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, renvoie la parole des policiers et des voyous dos à dos : « Quelques individus se sont comportés ou pas, de telle façon ou pas, c’est à la justice de le dire. »

Valls lui-même minimise l’injure faite à ses hommes.

Pour lui, 200 voyous « seulement »(sic) ont attaqué le commissariat — et non 400, comme annoncé par les médias. Et leur mauvaise humeur s’expliquerait en trois mots : « chômage », « discrimination », « exclusion ».

Dynamique cité ferroviaire bâtie par des générations d’ouvriers bretons, italiens et polonais, Trappes abrite aujourd’hui des zones de non-droit mises en coupe réglée par l’islam radical, sur fond de criminalité endémique. « Les délinquants sont pris en main par des fondamentalistes pour imposer une société alternative, en rupture avec la République », insiste Mohamed Douhane, commandant de police et membre du bureau national du syndicat Synergie officiers.

Il est déconseillé de s’y rendre : « Vous serez repéré par les “chouffeurs” [guetteurs qui assurent la tranquillité des trafics, NDLR], dépouillé et fracassé », prévient un policier.

Nous rencontrons toutefois un “fixeur” [Note de Gaïa : terme utilisé par les journalistes et les services secret pour parler d'un agent local dans un pays en guerre, indiquant à ses contacts où aller ou ne pas aller, qui rencontrer, quelles sont les milices locales, ...] congolais nommé Nsemi, garagiste de son état.

Il circule dans la cité en coupé sport Mercedes : « Ça évite de passer pour un “keuf” [policier, NDLR], ils sont fauchés.

Si ta caisse en jette, t’es un boss, t’as pas d’emmerdes. »

Le long de la route, entre les vieilles barres d’immeubles, les arrêts de bus et les toboggans brûlés, se dressent de nouvelles résidences à trois ou cinq étages, des centres sportifs, un hôpital privé.

Le centre commercial a été agrandi, un bureau de poste réimplanté. Le maire (PS) de Trappes, Guy Malandain, vante ces rénovations urbaines destinées à améliorer le “vivre ensemble” et la “mixité sociale”.

Un pari loin d’être gagné : les musulmans représentent le tiers des 30 000 habitants de Trappes (pour une centaine de nationalités), majoritairement concentrés dans des zones de non-droit.

La plupart des passants y portent la tenue islamique : tunique salafiste pour les hommes, voiles en tout genre pour les femmes. La séparation des sexes est stricte : on ne voit aucun couple.

Quant à la rénovation urbaine, elle attise la méfiance de ces nouveaux Trappistes, persuadés que les pouvoirs publics complotent pour “blanchir la ville”.

Olympe, mère de famille antillaise, estime que les loyers risquent d’augmenter et d’attirer des « bolos » (des Blancs) [Note de Gaïa : petit approximation mensongère du journaliste : un "boloss" est un "bourgeois looser", c'est un terme utilisé dans les cités pour effectivement parler du blanc, mais vu comme un gibier pour la racaille...].

Hakim, honnête commerçant, fulmine contre ces étrangers qui « voudront des restaurants ou des cafés ouverts pendant le ramadan » — une « provocation ».

Même entre immigrés, la mixité sociale est rejetée. Hakim se plaint de voir les jeunes du quartier « obligés » de se battre avec des Congolais récemment arrivés.

Leur tort ? « Ils ne sont pas croyants et vendent de l’alcool devant tout le monde ! »

Depuis les années 1980, l’arrivée d’une immigration de masse, combinée à l’abandon du modèle assimilationniste, a bouleversé les équilibres sociaux.

Prenant la “diversité” en pleine face, certains habitants s’enfuient : « J’ai failli me faire violer parce que je suis blanche », témoigne Ludivine, qui a déménagé. « Au marché, on a refusé de me servir parce que j’avais les bras nus !

Certains commerçants traitent les Blancs en citoyens de seconde zone.

Sauf à être musulmans, ils sont servis après les “croyants”. »

http://www.valeursactuelles.com/trappes-cit%C3%A9-perdue-r%C3%A9publique20130731.html

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gaïa pour www.Dreuz.info

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:26

Le Parti de la France rend hommage à Jean MADIRAN

Le Parti de la France

Email : contact@parti-de-la-france.fr
Site : http://www.parti-de-la-france.fr
Adhérez ! : http://www.parti-de-la-france.fr/adhesions
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:11

C'est quoi "Démocratie"

Un gamin africain demande à sa mère: «Maman, qu'est-ce qu'une démocratie dont on parle en classe?"


«Eh bien, mon fils, c'est quand les français travaillent tous les jours pour que nous puissions avoir tous nos avantages sans rien faire.

Comme les téléphones cellulaires gratuits pour chaque membre de la famille, le logement gratuit, les restos du Cœur, les bons d'alimentation, la gratuité des soins médicaux et pharmaceutiques, les aides infirmières, les subventions et ainsi de suite.

"
«Mais maman, est-ce que les français ne râlent pas a ce sujet
?"


"Bien sûr qu'ils râlent mais c'est ça qu'on appelle le racisme!"

Merci Jean-Claude G.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 14:08

02/08/2013

Le projet de la mosquée d'Amiens sera aussi un centre commercial halal

Selon Le Courrier Picard du 1er août , la future mosquée d'Amiens sera financée par les dons des fidèles, mais trouver 6 millions d'euros est irréalisable sans de nombreuses aides étrangères.

Le terrain est mis à disposition par la mairie socialiste, soit 4200 m2 !

Relire notre article sur ce cadeau du maire PS Gilles Demailly

Le projet constituera une enclave communautariste, une galerie commerciale étant intégrée à la mosquée:

"Un bâtiment ou plutôt des bâtiments dans lesquels on trouvera des salles de prière (une au rez-de-chaussée pour les hommes, une pour les femmes à l'étage) avec de très hauts volumes jusqu'à 15 mètres de haut. Mais aussi un grand hall, des bureaux, une salle de conférence, des salles de cours et même deux ou trois commerces de proximité (boulangerie pâtisserie, librairie...). Le centre cultuel et culturel El Feth [La Conquête] pourrait ainsi accueillir jusqu'à 3000 personnes environ."

Lire l'article dans Le Courrier Picard du 1er août

Le nom de la mosquée, Al-Fath [La victoire éclatante ou la conquête] fait référence à une sourate coranique (lire) de l'époque médinoise dont le nombre de versets est de 29. Elle tire son nom du premier verset ''En vérité, Nous t'avons accordé une victoire éclatante, ''.

La sourate traite du moment (mars 628) où Mahomet rompt le traité de paix d'Al-Hudaybiyah avec les Mecquois à la sixième année de l'hégire (qui prévoyait une paix de 10 ans)pour prendre la ville de Khaibar.

Dans la ville conquise, Mahomet remarque une jeune habitante de 17 ans, Safiyya, qu'il s'autorise à « acheter » pour 10 têtes de bétail.

La jeune femme se cachant, il torture son mari pour qu'il révèle sa cache, et liquide le malheureux en lui coupant le cou. Le prophète des musulmans épouse de force la jeune veuve (Mahomet est déjà marié à Aisha lorsqu'elle eut 7 ans) et la viole le soir même.

Dans son édition du 24 août 2010 le même Courrier Picard parlait de ses projets d'agrandissements et de ses salles de classes où est enseigné la charia :

"Pour l'heure la mosquée El Fath dispose d'un espace de 400 m² au sol. « On peut attirer au maximum 600 personnes. Pendant le ramadan, ça déborde de partout, surtout le vendredi ». Une mosquée qui attire aussi de plus en plus de jeunes. « Nous sommes ravis de ce succès, mais il faut accueillir tout le monde dans de bonnes conditions.

Aujourd'hui, nous ne disposons que d'une petite salle de classe, et nous comptons 90 à 100 élèves ».

Pendant l'année scolaire, la mosquée reçoit aussi la visite d'élèves de 5e, « aussi bien du public que du privé », qui viennent prendre des cours d'histoire. « Nous sommes contents de ce rapprochement, mais on aimerait faire ça de manière convenable ».

L'islam est effectivement au programme d'histoire de l'Education nationale en 5ème.

On imagine l'objectivité sur l'enseignement des razzias et guerres d'agressions de Mahomet, et des conquêtes sanglantes par les premiers califes, dispensé par les "professeurs" de la mosquée El-Fath...

Observatoire de l'islamisation, août 2013

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 13:48

« Faute de témoignages de première main, il était objectivement impossible de dire si des pillages en bandes avaient suivi le déraillement du train ou si un pickpocket avait seulement bousculé un pompier par inadvertance. La machine à faire taire de l’Etat français s’était mise en branle et elle paraissait efficace ».

A la Ména, nous nous sommes bien gardés de prendre parti, ne versant pas volontiers dans les accusations sans fondements. Dès samedi, dérangés par les versions contradictoires, l’abysse qui les sépare, ainsi que par la gravité des faits inférés, nous nous sommes mis en quête d’indices, ne sachant pas, à priori, qui disait la vérité, mais convaincus que quelqu’un mentait.

Notre témoin est fiable pour plusieurs raisons. D’abord, ceux qui nous l’ont présenté sont des gens bien, que j’avais côtoyés pendant que je couvrais les émeutes de la cité de la Villeneuve à Grenoble en 2010. Ils m’avaient déjà, à l’époque, permis de diffuser la vérité [voir "Grenoble ou le cimetière des rêves", sur le site d’un syndicat de policiers] sur ces troubles. Ensuite, son récit se tient, il est logique, ne contient aucune contradiction et s’illustre de détails difficiles à inventer. Et finalement, il suffit presque de voir et d’entendre ce policier de carrière, parlant sans crainte et sans préjugés, pour se persuader qu’il ne nous mène pas en bateau.

Ce nouveau témoignage permet d’établir que Manuel Valls, Frédéric Cuvillier et le Préfet Fuzeau ont menti aux Français, qu’ils ont décidé de dissimuler un crime terrible, et que, pour parvenir à leur fin, en plus de mentir, ils n’ont pas hésité à corrompre des fonctionnaires de l’Etat, à brandir des menaces et à infliger des pressions sur d’honnêtes professionnels disant la vérité, dans le but unique qu’ils la taisent.

Plus que cela, la situation générale décrite par notre intervenant dépeint un univers apocalyptique ignoré par la majorité de mes compatriotes, qui présente un état de déliquescence mafieuse et de désagrégation sociale et sécuritaire auxquelles il est difficile d’imaginer des remèdes. Et contre lesquelles l’Etat de droit ne fait rien ou si peu, à part, peut-être, s’efforcer de cacher leur existence.

J’évoque aux oreilles de M. Damien (appelons-le ainsi) la difficulté que nous avons eue à recueillir le narratif d’un témoin oculaire des faits.

Damien : »C’est normal, tout est cloisonné. La compagnie de CRS qui est intervenue à Brétigny a été spécialement rassemblée par son commandant et a reçu l’ordre de ne rien dire, de ne rien raconter aux proches de ce qui s’était passé, car il ne s’est rien passé ! »

La Ména : »Il ne s’est réellement rien passé ? »

Damien : »Il y a eu un attroupement de jeunes des banlieues autour des victimes, des blessés et des morts, qui leur ont fait les poches. Ils se sont également livrés à des vols et des rackets sur les secouristes ».

Cela s’est déroulé »en champ ouvert », selon l’expression que nous utilisons, pas en champ fermé, devant les yeux de tout le monde, pas en petit comité.

La Ména : »Les autorités parlent d’un seul secouriste qui se serait fait dérober son téléphone ».

Damien : « C’est totalement faux. D’ailleurs, si on n’avait volé qu’un seul téléphone, comment y aurait-il eu quatre interpellations ? Ils se mettent maintenant à quatre pour chouraver un portable ? Il y a eu de nombreux vols et plus encore de tentatives de vols sur les secouristes ».

Et il y a eu un affrontement en règle CRS-jeunes. Au départ, ils étaient une quinzaine, vingt peut-être ; lors de l’affrontement, leur nombre a pratiquement doublé. Les hommes ont dû faire usage de la force et de petites grenades DMP, à la fois fumigènes et lacrymogènes. Nous avons essuyé des jets de pierres et de canettes nourris.

La Ména : »Pourquoi ne les avez-vous pas appréhendés ? »

Damien : »A quoi ça sert, j’ai envie de vous dire à quoi ça sert ! Récemment, nous en avons serrés qui venaient de dégrader une voiture de RER et qui avaient racketté les passagers, ils n’ont eu que du sursis. A quoi ça sert ? »

Ils sont arrivés juste après le déraillement, se sont jetés sur les personnes qui se trouvaient au sol – je ne sais pas si elles étaient blessées ou mortes -, en tout cas, ils se sont jetés sur elles, les ont fouillées et ont commencé à leur faire les poches.

Dans un premier temps, on a cru qu’ils s’approchaient des victimes pour donner un coup de main aux secouristes, mais nous nous sommes très vite rendu compte qu’ils étaient en train de les dépouiller.

Et on a classé cela sans suite. Comme ils ne veulent pas que ça se sache, c’est classé sans suite. Eh oui !

La Ména : »Les gens dans la gare, les passagers qui n’étaient pas blessés n’ont rien vu, rien dit, rien fait ? »

Damien : »Vous savez, mademoiselle, les gens qui sont dans les gares, ce sont des locaux, des gens habitant les cités, les environs, les banlieues. Ils connaissent parfaitement la chanson. Ils savent très bien qu’ils doivent fermer leur gueule, point barre. Ils n’ont rien vu, rien entendu ».

Ils savent pertinemment que s’ils s’indignent ou s’ils contestent, il s’en prendront plein la figure, il se feront prendre à partie. S’ils sont identifiés par les jeunes, ils savent très bien que leur voiture brûlera. Les voitures ne brûlent pas par hasard dans les banlieues, mademoiselle, ce sont des otages mécaniques aux mains des jeunes pour forcer les braves gens au silence.

Vous savez, les gens d’aujourd’hui se taisent. J’ai souvent vu cela quand quelqu’un se fait prendre à partie ; ils sont quatre ou cinq sur lui et personne ne bouge – la loi du silence. Les gens passent à côté, personne ne lève le petit doigt.

La Ména : »Oui mais de là à voler des morts et des blessés ? »

Damien : »Moi je ne suis pas étonné, cela ne me surprend pas plus que ça, connaissant la mentalité des mecs des banlieues. Quand vous savez qu’ils volent leurs propres parents, donc pourquoi ne pas voler les morts et les rescapés ? »

La Ména : »Des animaux ? »

Damien : »Bin, c’est bien plus que des animaux. »

Leur métier paie, ils gagnent beaucoup d’argent. Lorsqu’ils se font prendre par la police, nous, personnellement, on les coffre, il m’est déjà arrivé d’en coffrer plusieurs. Vous les amenez au commissariat, vous établissez une procédure et, quelques heures plus tard, vous les retrouvez dans la rue en train de vous faire un doigt, un doigt d’honneur. Et ils rigolent.

La Ména : »Pourquoi ne sont-ils pas poursuivis ? »

Damien : »Mais comment voulez-vous qu’ils les poursuivent ? En fait, cela dépend des parquets ; si cela se passe à Lille ou Metz et dans quelques autres villes, ils risquent effectivement d’être poursuivis, parce qu’il y a moins de délits qu’ici. Mais sur Paris, par exemple le parquet de Bobigny… il est tellement saturé… Si vous prenez le 93, il y a tellement d’arrestations que les magistrats sont débordés, et les prisons pleines à craquer.

Je connais perso des gros braqueurs qui n’ont fait que quelques semaines, ils ont ensuite été libérés avec un bracelet. Juste un bracelet, parce que les prisons sont pleines à craquer. Les prisons sont pleines.

La Ména : »Je ne digère pas votre témoignage… Je n’y parviens pas…. Ils se sont réellement rués sur ceux qui étaient couchés ? »

Damien : »Ah oui, oui, oui, ils se sont rués ! Ils se sont jetés sur les cadavres ou sur les rescapés et ils leur faisaient les poches ! Ils leur faisaient les poches… (Damien baisse les yeux). »

La Ména : »Et il n’y en a pas un parmi toute cette compagnie qui ait le courage de s’exprimer ? »

Damien : »Ils ne le feront pas. »

La Ména : »Ils se font virer s’ils parlent ? »

Damien : »Non, ils ne se font pas virer mais en tout cas leur dossier sera noir. Le camarade qui demande une mutation, qui veut rentrer chez lui, ne l’obtiendra jamais. Celui qui veut monter en grade, ne montera jamais. Celui qui désire effectuer un stage ou partir quelque part, demander quelque chose, il ne l’aura jamais. Vous voyez, quelque part, ils nous tiennent par les cou … »

La Ména : »Ensuite, comment cela s’est passé ? »

Damien : »On a écarté les voyous, on a installé un périmètre de sécurité après quelques échauffourées, quelques jets de gaz… voilà, quoi. Cela s’est passé comme ça, avec quelques interpellations à la clé. »

La Ména : »Le timbre de votre voix est monotone, on a presque l’impression que vous décrivez des événements ordinaires ? »

Damien : »Non, ce qui s’est passé à Brétigny n’est pas normal, je n’avais jamais vu cela. Je répète simplement que cela ne m’étonne pas ; connaissant le comportement des gens ici en France, des jeunes de banlieue, cela ne me surprend absolument pas. »

La Ména : »Ils n’ont plus aucune valeur, rien ? »

Damien : »Le mot « valeur » veut dire beaucoup de choses ; malheureusement, nous ne les avons pas, ces… valeurs. »

La Ména : »Aucun de ces jeunes n’a un emploi ? Ils sont tous au chômage ? »

Damien : »Ils gagnent très bien leur vie, ils sont nourris, hein ! Les petits voyous servent de « chauffe » : si vous voulez, dans chaque cité, il y a des jeunes qui squattent. Ils restent assis toute la journée et ont pour instruction de passer un coup de téléphone ou de faire claquer des pétards quand les forces de l’ordre arrivent. De cette façon, les gros dealers, et les gros bonnets, ceux qui sont en train de couper la drogue ou de la vendre, sont alertés et ils peuvent se cacher. »

Ces jeunes-là touchent 50 à 60 euros quotidiens plus un repas livré sur place, sur leur poste de guet. Ca, c’est le minimum, vous en avez aussi qui ramassent 500, 1 000, 2 000 euros par jour.

La Ména : »Vous intervenez pour faire cesser ce trafic ? »

Damien : »Non, pas toujours. Ce qu’on nous demande est de ne pas entrer dans les quartiers pour ne pas les « énerver ». Donc on va rester à la périphérie. »

La Ména : »(J’ai du mal à déglutir) On vous demande de ne pas entrer dans les quartiers ?? »

Damien : »Oui, oui, oui… Pas toujours, mais de plus en plus fréquemment. Vous allez rester à la périphérie des cités, faire du contrôle, de gens, de véhicules. Vous allez contrôler ceux qui rentrent chez eux, qui sortent du boulot pour aller chez eux. »

Et par contre, les petits dealers que vous connaissez, de même que les gros voyous qui sont à l’intérieur, nous n’allons pas les chercher.

La Ména : »Qui est-ce qui vous donne ces ordres ? »

Damien : »La direction. Le préfet donne des ordres, la direction centrale suit les ordres et puis voilà. Ca vient de très haut, les ordres. De très très haut. »

La Ména : »C’est démoralisant… »

Damien : »Complètement démoralisant, vous voulez dire. Dans quelques années… »

Propos recueillis par Patricia La Mosca

Edifiant non ? Et Manuel Valls caracole encore en haut des sondages, même après la répression autour des manifs pour tous ! Allez y comprendre quelque chose !

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 13:29

Magali et Flavie voulaient les gamètes mais pas le père

Le 3 août 2013

C’est l’histoire de deux filles qui ont demandé à un bon copain de leur donner un coup de main.

Vous savez ce que c’est, que des femmes seules dans une maison : besoin d’un homme fort de temps en temps pour faire le bricolage.

Flavie et Magali, deux lesbiennes, ont donc demandé à leur meilleur ami, un jeune barman, de les dépanner d’un peu de sperme.

Le garçon, bien aimable et toujours prêt à rendre service, s’est obligeamment exécuté.

La PMA artisanale s’est très bien passée, merci pour elles ; le petit garçon a aujourd’hui deux ans et demi.

Sauf que faire un don de sperme, ce n’est pas exactement comme déménager une armoire normande ou fixer une tringle à rideau.

C’est, comme on dit, un tout petit peu plus impliquant.

Voilà que l’ami barman, d’un coup, se met à gamberger. Et sept mois après la naissance, se sent battre un cœur de père. Il veut reconnaître l’enfant.

Horreur et stupéfaction pour ses deux ex-meilleures amies, qui tentent de déménager ni vu ni connu pour se débarrasser de ce géniteur en CDD aussi collant qu’un vieil Urgo. « Quand vous faites un don de sang, vous ne venez pas le récupérer après ! », se plaint Magali.

Quand on donne un kilo de prunes, un vieux frigo ou même un rein, non plus.

Sauf qu’évidemment cela n’a rien à voir.

Le juge a tranché, les deux lesbiennes vont devoir reconnaître les droits du père, et se soumettre à visites régulières et droit de garde pendant les vacances.

La faute à la biologie, une science bien peu gay-friendly, dont le champ sémantique, d’ailleurs, tout tourné autour de l’hérédité, du patrimoine génétique, de la transmission et de l’héritage a des odeurs vieille France d’étude notariale. Impossible de faire table rase des liens du sang. Chassez le naturel, il revient au galop.

Magali et Flavie sont toutes retournées, n’ont plus seulement cœur à se consacrer aux préparatifs de leur mariage prévu le 17 août.

Heureusement, elles se consolent avec leur petite fille, produit d’une PMA de fortune elle aussi, mais avec un géniteur beaucoup « plus mûr, plus sûr et qui a déjà des enfants ».

Comprenez : qui ne devrait pas se poser trop de questions et enquiquiner le monde.

L’affaire, en attendant, tourne au vaudeville. S’il y a des enfants abandonnés, autour du berceau de celui-là, au contraire, on se marche sur les pieds. Trois parents pour un bébé, cela fait un peu beaucoup.

Le père ayant reconnu l’enfant, la compagne de Magali (mère biologique) ne pourra obtenir une adoption plénière. En l’état actuel de la loi au moins.

Car, susurre l’avocate des deux filles, « il y a encore un travail à faire sur ces formes de parentalité ». Il y avait la famille monoparentale, il y aura la famille triparentale.

Voire quadriparentale, avec la GPA, quand en plus de la pourvoyeuse d’ovocyte, il faudra intégrer la mère porteuse. C’est contrariant.

Pour la SNCF qui, un peu fayote, avait déjà réimprimé de nouveaux formulaires troquant père et mère contre parent 1 et parent 2.

Allez ouste, les stocks au pilon. Et la ligne pour le parent 3, alors ? Et pour le parent 4 ?

Cela s’appelle un bobinard géant et la législation française vient d’y sauter à pieds joints.

Ça pourrait aussi vous intéresser :
  1. Ils voulaient « se faire un blanc ». Racistes ? Mais non ! ...

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/magali-et-flavie-voulaient-les-gametes-mais-pas-le-pere,32474?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=25ae9f486e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-25ae9f486e-30403221

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 13:18

Une jeune infirmière loue ses seins pour allaiter les bébés des couples homosexuels

L’annonce pourrait passer au premier abord pour un canular, mais elle est bel et bien sérieuse.

Une jeune femme, infirmière de formation, propose sur un site de services, de louer ses seins pour nourrir les nourrissons de couples homosexuels masculins, contre 100€ par jour.

«Je suis une jeune maman en pleine santé, infirmière de formation, 29 ans, et loue mes seins pour l’allaitement de nourissons.».

Cecilia232 propose un service pour le moins inédit dans une annonce publiée la semaine dernière sur le site e-loue.

Elle explique vouloir aider les «couples d’hommes homosexuels (qui) n’ont pas la chance de pouvoir allaiter leur bébé». «Or, précise-t-elle, l’allaitement permet aux bébés d’être en meilleure santé.

En effet le lait maternel fournit des nutriments complets.»

La jeune femme qui indique être une jeune maman de 29 ans en pleine santé et infirmière de formation, fait payer cet allaitement 100€ par jour pour une dizaine de prises.

Alexandre Woog, cofondateur du site e-loue.com, explique qu’il a été «surpris par l’annonce mais vu qu’elle s’avère sérieuse, après vérification de notre service modération auprès de la dépositaire de l’annonce, nous avons accepté de la publier».

Selon e-loue, déjà deux demandes de locations ont été faites pour cette annonce en une semaine.

http://paris-ile-de-france.france3.fr/2013/08/01/une-jeune-infirmiere-loue-ses-seins-pour-allaiter-les-bebes-des-couples-homosexuels-296535.html

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 13:09

« La Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans » est née, sous l’impulsion de Karim Achoui

Posted On 02 août 2013By : Gaïa

Le fléau de l’islamophobie n’est pas une fatalité irrémédiable que rien ne peut juguler.

C’est animé de cette forte et intime conviction que l’avocat de renom, Karim Achoui, revient sur le devant de la scène publique, sur un terrain qui lui est familier, la justice, pour se dresser face un racisme anti-musulmans à son paroxysme.

Il a fait le choix des armes, et quel meilleur système de défense que la création d’une association, reposant sur de solides fondations, des compétences et de grands noms, pour couper le mal à la racine et enrayer des agressions violentes et lâches qui piétinent les êtres et foulent aux pieds la loi.

« La Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans » (LDJM) vient d’émerger dans le paysage national, sous l’impulsion de son fondateur, Karim Achoui, résolu à éclaircir un horizon assombri par la haine, l’inertie des pouvoirs publics, et la connivence certaine des médias, à la lumière de la justice, du respect de la loi de 1905 et de la liberté de conscience qu’elle est censée garantir.

« Face à la montée islamophobe alarmante de ces dernières semaines, face aussi au sentiment de panique générale qui, dans le même temps, s’est emparé de nos compatriotes français de confession musulmane et d’un nombre de musulmans vivant sur le territoire français, j’ai fondé avec le concours d’avocats, de juristes, et professionnels du droit la Ligue de Défense Judicaire des Musulmans (LDJM) », peut-on lire sur la page Facebook de l’avocat qui a troqué sa robe contre le costume de président du Conseil d’Administration de son association.

Karim Achoui a su bien s’entourer, fédérant des avocats et juristes de qualité, mais aussi des musulmans et non-musulmans autour d’un combat qui devrait être érigé en cause nationale et faire taire tous les clivages, pour constituer une équipe de choc qui est déjà sur le pied de guerre depuis les émeutes de Trappes.

L’islamophobie galopante, ses pyromanes et ses brutes épaisses ne pourront plus imposer le règne de la terreur en toute impunité, à l’heure où « La Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans » vient renforcer un maillage associatif déterminé à criminaliser les actes islamophobes et à traîner leurs auteurs devant les tribunaux.

La liste des membres de l’association parmi lesquels figure l’ancien ministre et avocat, Roland Dumas

http://oumma.com/18616/ligue-de-defense-judiciaire-musulmans-nee-l-impulsion-

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