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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:01

De la paroisse catho à la paroisse bobo

On observe au quotidien une appropriation des églises par une nouvelle bourgeoisie activiste, hystérique, bavarde.

Elle use d’idéologies diversifiées pour accompagner et justifier sa progression subreptice et conquérante.

Faisons un bref inventaire de ces idéologies liguées contre le catholicisme populaire :

-l’esthétique du dépouillement (c’est-à-dire : remplacement du mobilier, des ornements, de l’éclairage, de l’autel même par des produits de designers et d’artistes, glacés, ruineux, et interdisant, dans la mesure du possible, le recueillement et les pratiques de dévotion) ;

- l’esthétique de type « art contemporain », esthétique de la distance, de la provocation et du choc (c’est-à-dire introduction de la mentalité du masochisme chic, de la dérision généralisée et de la haine des vertus simples, transformation discrète et progressive des églises en lieux d’exposition pour artistes névrosés) ;

-l’idéologie du mépris du peuple, sot et grossier, et surtout esthétiquement ringard (c’est-à-dire : chasse active au buis bénit, aux cierges, aux statues, aux reliques, lamentables fétiches, heureusement très vite remplacés par des crottes d’art contemporain gravement commentées) ;

-l’idéologie scientiste de la « vie » (par exemple : les obsessions bizarres autour de l’embryon et des cellules embryonnaires permettant de toiser et de mépriser à bon compte les croyants ayant une morale normale et sachant reconnaître et aimer la vie vraie et sensible) ;

-l’idéologie de la communication, du dialogue (c’est-à-dire papotage, exubérance et agitation permanentes entre complices bobos excluant implicitement les non bobos du jeu) ;

-l’idéologie de la communauté, de la convivialité (par exemple : celles de la paroisse parisienne bobo chic et arty ayant chassé à grand renfort de ricanements tous les braves gens du quartier) ;

-l’idéologie de la tolérance et de l’accueil d’autrui (c’est-à-dire : applaudissement frénétique de tout massacre mental et moral de la population enracinée non encore convertie au masochisme chic, ébahissement et pâmoison devant les divers gangsters et racailles chargés de ces tâches, sans doute prochainement canonisés par l’Eglise bobo).

Source : Jacques-Yves Rossignol

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 16:29

Le 29 novembre 2013

Xavier Raufer

Docteur en géopolitique et criminologue

Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin).

Avec le soutien des bobos au voyou et assassin Cesare Battisti, on pensait avoir touché le fond.

Mais il est un domaine dans lequel le bobo peut toujours mieux faire : celui du soutien au terrorisme gauchiste — a posteriori, bien sûr… quand ce n’est plus dangereux.

Soyons honnête, le militantisme de pure posture, a posteriori et loin du front, n’est pas l’apanage de la gauche-caviar : il sévissait aussi en Afghanistan, vers la fin du djihad contre l’URSS.

En sahariennes haute couture, de jeunes princes saoudiens visitaient les tranchées devant Khost, y tiraient deux rafales de Kalach’ puis rentraient à Riyad narrer leurs exploits.

Férocement, les guerriers pachtounes les surnommaient « Gucci-Moudjahidines ».

Dans le même registre, voici le dernier exploit de Mme Yamina Benguigui. Le week-end dernier, à Fontenay-sous-Bois, celle-ci inaugure le buste du guérillero Raúl Sendic, ex-chef des Tupamaros uruguayens, « un homme hors du commun » pour le ministre de la Francophonie.

Selon l’hagiographie du Parisien (24/11/2013), les Tupamaros sont un « mouvement de libération nationale né face à la dictature militaire, de 1973 à 1985″.

Peut-être fut-il un temps où les ministre ne disaient pas n’importe quoi et où les journalistes vérifiaient leurs infos avant d’écrire… Clairement, ce temps n’est plus et en voici la preuve.

Retour à l’Uruguay des années 1960 où un pouvoir, à l’origine plutôt démocratique, sombre dans l’impuissance et les malversations.

Dès 1964, le Parti communiste uruguayen y crée un groupe armé « antifasciste », tandis que les Tupamaros naissent en mai 1965.

Ces révolutionnaires armés commencent par attaquer des banques et voler des armes dans des clubs de tir, puis multiplient les kidnappings, assassinats et actes de « propagande armée ».

En bon français, du terrorisme, puisque face à eux, nulle féroce junte fasciste, mais d’ineptes et corrompus politiciens civils.

Incapable de juguler l’anarchie, le déliquescent gouvernement finit en juin 1968 par imposer des mesures d’exception.

Mais le terrorisme perdure si bien qu’en juin 1973, l’armée en vient à prendre le pouvoir – huit ans après la fondation des Tupamaros.

Ce pouvoir, les militaires uruguayens le restituent aux civils en février 1985, après avoir tant bien que mal jugulé le chaos local.

Telle est la véritable histoire des Tupamaros en Uruguay : s’ils finissent par« combattre la dictature militaire », ils ont d’abord, en huit ans de violences et de crimes, rendu cette dictature inéluctable.

Au Mali, nous dit le président de la République, la France « combat le terrorisme » ; tandis qu’à Paris même, un « individu perturbé » ouvre le feu dans des halls de journaux ou devant des banques. Siphonné peut-être, mais quand même jadis militant gauchiste-autonome, genre indic ou agent provocateur.

Pendant ce temps-là, Mme Benguigui se pâme devant des terroristes — type précurseurs-Brigades

http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/gauche-caviar-et-terroristes-lattraction-fatale,43048?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=edff335022-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-edff335022-30403221

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 16:07

Mgr Housset soutient Madame Taubira

POSTED ON 29 NOVEMBRE 2013 BY MAXIMILIEN BERNARD IN COMMUNICATION P,DIOCÈSES, EGLISE EN FRANCE, EN UNE, IDENTITÉ CATHOLIQUE, PEREPISCOPUS

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Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, habituellement inaudible sur les principes non négociables, absent des manifestations contre la dénaturation du mariage, se fait tout d’un coup le défenseur du ministre de la justice, trahissant ainsi son militantisme de gauche. Avec une pensée à la hauteur du politiquement correct, il écrit :

« Chacun le sait, la photo de Mme TAUBIRA, ministre de la justice, a fait la une d’un hebdomadaire avec le titre injurieux de singe [Il n'a même pas du lire Minute, qui parlait de singeries, ce qui est quand même différent ! Note de Perepiscopus]. J’ai été profondément choqué par une telle expression de mépris raciste. Que l’on exprime un désaccord avec sa politique, c’est le jeu normal de la démocratie. Que l’on s’attaque à sa personne en la caricaturant de manière aussi pernicieuse révèle une régression de nos relations humaines. Une telle insulte dénote une grave détérioration de notre démocratie. Nous sommes loin de la conviction de Voltaire [quelle référence pour un évêque ! note de Perepiscopus] : je respecte votre personne et je la respecterai toujours, mais je combats vos idées. C’est le fonctionnement sain de la confrontation politique.

Je suis d’autant plus choqué que la chronique de Sylvie GERMAIN, dans le Sud-Ouest en date du 23 novembre, m’apprend que des enfants auraient parcouru des rues d’Angers en brandissant des bananes avec l’inscription suivante [sic, on est là dans la contre-vérité totale, il s'agissait de slogans inaudibles ! Note de Perepiscopus] : « C’est pour qui la banane ? C’est pour la guenon ! ». Si cette information est exacte, non seulement elle n’honore pas leurs parents, mais elle est profondément attristante. Utiliser des enfants pour ridiculiser une personne est vraiment anti-éducatif et inquiétant pour l’avenir de notre pays. Distiller ainsi le racisme en traitant une femme d’animal peut nous mener vers des situations catastrophiques. »

Avec des évêques comme celui-là, l’Eglise n’a plus besoin d’ennemis !

http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/mgr-housset-soutient-madame-taubira

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:48

Hausse de la TVA : à quand le ras le bol des tartuffes UMPS ?

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

La gauche augmente l’impôt, la droite le baisserait. Ah bon ?

À quelques semaines de la mise en œuvre de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier 2014, il est tout de même nécessaire de remettre les pendules de la fiscalité politique à l’heure.

Les Français ont la mémoire courte, mais quand même…

L’ancienne majorité UMP n’avait-elle pas voté une hausse de la TVA à 21,2 % avec une entrée en vigueur dès septembre 2012 si Nicolas Sarkozy avait trompé une seconde fois les électeurs ?

« Aujourd’hui, les entreprises n’en peuvent plus de l’impôt, il faut savoir arrêter de matraquer », martèle avec culot Christian Jacob, chef de file de l’opposition à l’Assemblée, qui rappelle à François Hollande son engagement de campagne de marquer une pause fiscale.

L’UMP qui a soutenu les Bonnets rouges bretons refusant l’écotaxe, se moque du monde, car si cette taxe n’est pas juste, c’est un peu tard pour le découvrir, puisqu’issue du Grenelle de l’environnement en 2009, ses parlementaires l’ont adoubé…

Sa condamnation en 2013 sous prétexte que le gouvernement Ayrault a trop alourdi par ailleurs la fiscalité des Français, c’est reconnaître que ce n’était finalement qu’un impôt de plus, sans légitimité particulière, décidé sous un quinquennat précédent déjà fort aux abois…

N’est-ce pas le Premier ministre d’alors, François Fillon, qui avait reconnu que les « caisses étaient vides »… déjà ?

Quant à la hausse prochaine des taux de TVA, elle serait différent de celle du quinquennat précédent, a précisé le ministre du Travail, Michel Sapin sur Europe 1 « La précédente TVA sociale ne touchait qu’au taux principal de TVA, qui passait de 19,6 % à 21,2 %. La TVA “socialiste” augmente ce taux à 20 %, le taux intermédiaire passe de 7 % à 10 %, et diminue le taux réduit, qui concerne les biens et services de première nécessité de 5,5 % à 5 %… »

C’est dit : la TVA socialiste ne touchera pas les ménages les plus modestes, comme il est convenu désormais de nommer les très pauvres de nos concitoyens.

Dommage pour les milliers de cavaliers (et de poneys) qui défilaient dimanche dernier à Paris qui n’entrent pas les critères socialistes de pauvreté…

Tant pis alors, si, comme le dénonce un dirigeant de centre équestre, la « hausse socialiste » de 7 à 20 % qui concerne (entre autres) cette activité « va entraîner la fermeture de 2 000 centres équestres sur 7 000, la perte de 6 000 emplois directs et envoyer 80 000 chevaux à l’abattoir ».

Diantre ! Si cette prédiction n’est pas exagérée, ça laissera presqu’autant de nos concitoyens sur le tapis que le dépôt de bilan du transporteur Mory Duclos dont on a tant parlé ces derniers jours.

Quelques milliers de futurs « ménages des plus modestes » supplémentaires, en quelques sortes !

Mais heureusement, le gouvernement a assuré qu’il comptait « sauver la filière ».

Pour cela, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, se dit prête à « activer tous les leviers » pour : « que l’on puisse réviser cette directive (européenne) TVA et pouvoir emmener d’autres pays qui n’y sont pas favorables à ouvrir légalement un taux de TVA réduit pour les centres équestres. »

Après l’exception culturelle française, voici envisagée l’exception équestre française ! Et combien d’autres exceptions encore seront-elles envisagées avant que l’UMP ne revienne aux Affaires ?

Afin de lever de nouvelles taxes que les socialistes, revenus dans l’opposition, ne manqueront pas de combattre sans être le moins du monde gêné.

Le ras le bol fiscal est d’actualité, à l’évidence. Mais ne serait-il pas grand temps d’assister enfin au ras le bol des tartuffes ?

Cette chronique a été publiée sur le site du Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr).

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leur origine, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

Hausse de la TVA : à quand le ras le bol des tartuffes UMPS ?

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

La gauche augmente l’impôt, la droite le baisserait. Ah bon ?

À quelques semaines de la mise en œuvre de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier 2014, il est tout de même nécessaire de remettre les pendules de la fiscalité politique à l’heure.

Les Français ont la mémoire courte, mais quand même… L’ancienne majorité UMP n’avait-elle pas voté une hausse de la TVA à 21,2 % avec une entrée en vigueur dès septembre 2012 si Nicolas Sarkozy avait trompé une seconde fois les électeurs ?

« Aujourd’hui, les entreprises n’en peuvent plus de l’impôt, il faut savoir arrêter de matraquer », martèle avec culot Christian Jacob, chef de file de l’opposition à l’Assemblée, qui rappelle à François Hollande son engagement de campagne de marquer une pause fiscale.

L’UMP qui a soutenu les Bonnets rouges bretons refusant l’écotaxe, se moque du monde, car si cette taxe n’est pas juste, c’est un peu tard pour le découvrir, puisqu’issue du Grenelle de l’environnement en 2009, ses parlementaires l’ont adoubé… Sa condamnation en 2013 sous prétexte que le gouvernement Ayrault a trop alourdi par ailleurs la fiscalité des Français, c’est reconnaître que ce n’était finalement qu’un impôt de plus, sans légitimité particulière, décidé sous un quinquennat précédent déjà fort aux abois… N’est-ce pas le Premier ministre d’alors, François Fillon, qui avait reconnu que les « caisses étaient vides »… déjà ?

Quant à la hausse prochaine des taux de TVA, elle serait différent de celle du quinquennat précédent, a précisé le ministre du Travail, Michel Sapin sur Europe 1 « La précédente TVA sociale ne touchait qu’au taux principal de TVA, qui passait de 19,6 % à 21,2 %. La TVA “socialiste” augmente ce taux à 20 %, le taux intermédiaire passe de 7 % à 10 %, et diminue le taux réduit, qui concerne les biens et services de première nécessité de 5,5 % à 5 %… »

C’est dit : la TVA socialiste ne touchera pas les ménages les plus modestes, comme il est convenu désormais de nommer les très pauvres de nos concitoyens.

Dommage pour les milliers de cavaliers (et de poneys) qui défilaient dimanche dernier à Paris qui n’entrent pas les critères socialistes de pauvreté… Tant pis alors, si, comme le dénonce un dirigeant de centre équestre, la « hausse socialiste » de 7 à 20 % qui concerne (entre autres) cette activité « va entraîner la fermeture de 2 000 centres équestres sur 7 000, la perte de 6 000 emplois directs et envoyer 80 000 chevaux à l’abattoir ».

Diantre ! Si cette prédiction n’est pas exagérée, ça laissera presqu’autant de nos concitoyens sur le tapis que le dépôt de bilan du transporteur Mory Duclos dont on a tant parlé ces derniers jours. Quelques milliers de futurs « ménages des plus modestes » supplémentaires, en quelques sortes !

Mais heureusement, le gouvernement a assuré qu’il comptait « sauver la filière ». Pour cela, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, se dit prête à « activer tous les leviers » pour : «que l’on puisse réviser cette directive (européenne) TVA et pouvoir emmener d’autres pays qui n’y sont pas favorables à ouvrir légalement un taux de TVA réduit pour les centres équestres. »

Après l’exception culturelle française, voici envisagée l’exception équestre française ! Et combien d’autres exceptions encore seront-elles envisagées avant que l’UMP ne revienne aux Affaires ? Afin de lever de nouvelles taxes que les socialistes, revenus dans l’opposition, ne manqueront pas de combattre sans être le moins du monde gêné.

Le ras le bol fiscal est d’actualité, à l’évidence. Mais ne serait-il pas grand temps d’assister enfin au ras le bol des tartuffes ?

Cette chronique a été publiée sur le site du Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr).

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leur origine, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:08

Lettre ouverte aux Bonnets rouges, par Serge Ayoub

  • La crise a rattrapé la Bretagne.

La riche Armorique connaît à son tour la pression des marchés internationaux et les effets du dumping social.

Par-dessus cette précarisation économique, il a fallu que la gauche, qui gouverne aussi bien qu’un capitaine de paquebot aveugle au milieu d’une forêt d’icebergs, rajoute l’écotaxe.

De l’iceberg, c’est la face émergée, le symbole d’une gouvernance économique antipopulaire, anti-française, et suicidaire. Jadis la gauche luttait contre la violence du capitalisme.

Elle s’est ensuite contentée d’en atténuer les effets, puis s’est résignée à s’excuser de ne pouvoir le faire, sous Mitterrand et Jospin.

Aujourd’hui, tout au contraire elle accentue cette violence, et espère s’en sortir en souriant bêtement. L’écotaxe est à l’image de nos socialistes : une stupidité et une honte.

Celle-ci découle initialement du principe de la taxation du réseau routier secondaire dans une perspective écologique.

De prime abord il est difficile de concevoir qu’une taxe puisse être écologique, mais les gouvernements successifs de la France n’ont trouvé que cette option pour renflouer les caisses de l’État chroniquement vides. Pour se faire ils réclament toujours plus aux mêmes, les travailleurs français, au point d’épuiser encore davantage leur base fiscale.

Cette nouvelle taxe, officiellement, à pour premier objectif de « responsabiliser » les Français en les incitant par le porte-monnaie à moins se servir de leurs véhicules polluants.

De plus l’écotaxe devrait financer l’entretien et le développement du réseau routier.

Elle devrait encourager l’usage de transports alternatifs via les réseaux ferroviaires et fluviaux nationaux pour substituer au « tout camion » qui règne en France l’instauration d’autoroutes ferroviaires et fluviales. Malheureusement, ce projet généreux qui veut réduire le taux de pollution et la facture énergétique de la France se heurte au principe de réalité.

En effet, il paraît difficile techniquement de demander à un transporteur routier de déposer son camion sur un wagon plat et d’engager un autre camionneur à la réception ou de payer le billet au premier pour suivre son camion.

Les coûts seraient plus élevés, et malgré la réduction de la facture énergétique, les habitudes actuelles semblent réticentes à ce projet.

Plus que les belles et grandes déclarations d’intentions qui cachent mal l’alourdissement de la fiscalité sur les transporteurs et les producteurs, il faut saisir l’impact de cette taxe sur la France et les Français.

Tout d’abord il s’agit d’un double mensonge fait à nos concitoyens. En effet, les impôts et le Service des ponts et chaussées (la DDE) sont déjà destinés à payer et à entretenir nos routes.

Cela fonctionne depuis toujours plutôt bien, et de ce point de vue l’écotaxe apparaît comme un impôt-doublon imposé aux professionnels. Ensuite, contrairement à ce que les Français croient, ce doublon ne sera pas assumé uniquement par les transporteurs et les producteurs.

Il est évident que cette nouvelle taxe sera inévitablement répercutée sur le consommateur dans le prix de revient des marchandises.

C’est une taxe qui coûtera de toute manière une fortune aux entreprises, à cause des multiples passages sous les fameux portiques qui augmenteront d’autant la facture à régler pour les consommateurs que nous sommes.

Le doublon est même un « triplon » ! Lorsque l’on pénètre un peu plus les raisons financières de cette écotaxe, c’est-à-dire l’entretien et le développement du réseau routier, on s’aperçoit que les péages des autoroutes et les taxes sur le carburant remplissent également cette fonction. Il s’agit donc ouvertement d’une surtaxe sur des taxes !

De surcroît, cette taxe carbone nouvelle version se rajoute aux 80 nouvelles taxes et sur-taxations créées en 18 mois par le gouvernement Hollande.

On comprend mieux l’énervement des contribuables qui assimilent en une même « pompe à fric » cette écotaxe et les radars. Fait révélateur de cette fronde antifiscale, et encore plus inquiétant pour notre gouvernement, les agences de notations ont récemment pris en compte ce phénomène de ras-le-bol des Français, considérés jusqu’à ce jour comme d’excellents payeurs d’impôts, en dégradant la note du pays AA+ à AA.

Ce qui signifie que le malaise français est palpable jusque de l’autre côté de l’Atlantique.

L’incompréhension et l’écœurement pour nos concitoyens sont d’autant plus vifs que cette écotaxe est perçue par une société privée, étrangère de surcroît, qui empoche 20% de cette taxe pour son propre compte.

On comprend que les révoltés de Bretagne aient choisi le nom de Bonnets rouges, car ce système de perception privée des impôts nous replonge des siècles en arrière, sous l’Ancien régime et le règne des fermiers généraux honnis.

Ancien régime est un mot bien choisi car il ne faut pas se leurrer, le système de perception par portique va s’étendre rapidement à l’entrée des grandes villes où tous les véhicules, professionnels et privés, seront soumis à un octroi, un péage. Puis, dès que la pilule sera avalée, le régime se déploiera sur tout le territoire et les Français devront systématiquement payer pour se déplacer.

Ce jour-là, notre pays sera sous surveillance totale et tous seront tracés par les cartes de crédits, réseaux sociaux, Smartphones, GPS, et maintenant ces portiques vidéo.

Voilà donc toutes les bonnes raisons de refuser cette écotaxe et de soutenir la lutte des Bonnets rouges.

Mais s’il est important de soutenir, il est surtout urgent de proposer. Nos Bonnets rouges, assez forts par eux-mêmes, n’ont pas besoin de soutiens extérieurs mais de solutions pour arrêter ce conflit.

Aussi inique que soit cette taxe, il est néanmoins évident que le gouvernement ne lâchera rien qu’il ne pourrait récupérer ailleurs, autrement, car il est aux abois et cherche de l’argent partout où sa récolte ne gène pas les intérêts des grands groupes qui ont financé son élection.

Il serait bon de rappeler à l’UMPS qu’il est responsable de cet état lamentable de nos finances.

En ce qui concerne le réseau routier, ce sont notamment Jospin et Fillon qui l’ont bradé aux grands groupes comme Vinci, Eiffage et Albertis.

Ce sont eux qui ont vendus pour une misère les autoroutes que les Français avaient payées de leurs poches. Il est temps de prendre des mesures de salut public et d’intérêt général.

Il faut renationaliser les autoroutes françaises, d’abord parce qu’elles appartiennent aux Français qui les ont financées, ensuite parce qu’il est inadmissible que des intérêts privés s’arrogent le pouvoir de contrôler les moyens de communications nationaux.

Surtout, les autoroutes ont institué un péage dans le cadre de l’entretien et du développement de ce réseau.

Les milliards de bénéfices engendrés seraient donc les bienvenus dans les caisses de l’État plus que dans celles des actionnaires.

Au lieu de taxer le réseau secondaire, il faut redistribuer les revenus des autoroutes. C’est là que le terme de solidarité prendrait tout son sens, en l’appliquant aux grands groupes et pas seulement aux petites gens.

Je ne parle pas d’une expropriation mais d’une réappropriation.

Étrangement, Ayrault, premier ministre, décide au même moment de prolonger d’encore trois ans les concessions d’autoroutes à ces organismes privés alors que leurs bénéfices seraient estimés à plus de dix milliards par an. On est en droit de se demander pour qui travaille Ayrault.

En faisant un pont d’or au grand capital, il roule sur l’autoroute de la colère du peuple qui travaille.

Mais le point de fixation qu’est l’écotaxe ne doit pas cacher les raisons du désarroi breton et du malaise national.

La Bretagne allait déjà mal avant cette mauvaise idée.

La composition des bonnets rouges est révélatrice de l’ampleur de la crise. Des pêcheurs, des ouvriers, des entrepreneurs, des artisans, des commerçants, des producteurs et des agriculteurs.

C’est cette foule hétéroclite et « contradictoire » pour Mélenchon qui lui fait déclarer avec mépris qu’à Quimper « les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres ».

Le chef du Front de gauche est d’une mauvaise foi qui dépasse le supportable. Il ne comprend pas (ou fait semblant de ne pas comprendre) que la lutte des classes a évolué depuis la fin du XIXème siècle, et que les petits patrons sont tout aussi précarisés que leurs employés par l’exploitation du capitalisme global.

En Bretagne s’opère une autre solidarité que l’hermétique et obsolète communauté de classe, comprise au sens stricte.

Ces nouvelles solidarités privilégient l’humain et son environnement régional, et transgressent les lois du marché international.

Ces Bretons veulent travailler chez eux, avec leurs familles, leurs habitudes et refusent de se délocaliser comme leurs entreprises, d’être aussi flexibles que les cours de la bourse et aussi mobiles que les marchandises.

Mais à cette revendication populaire qui unit petits patrons et ouvriers dans une défense de leur identité commune de travailleurs, de Bretons et de Français, il faut en ajouter d’autres, plus strictement économiques.

En effet Bruxelles, Paris, les banques et les marchés ont demandé des investissements considérables ces dernières années aux producteurs et éleveurs de Bretagne comme à ceux de toute la France.

Traçabilité, modernisation, conditions moins stressantes et meilleure alimentation pour les animaux ont coûté une fortune aux éleveurs français.

Pour pouvoir suivre, ceux-ci ont dû emprunter massivement.

Les banques ont accepté parce que les contrats pris avec les grands groupes industriels garantissaient la vente totale de la production. C’est une réalité économique : les éleveurs français ont souvent un seul client, un grand groupe industriel qui fournit la marchandise, les œufs fécondés, les poussins, qui sortent tout droit de leurs usines ou coqs et poules se reproduisent.

Les éleveurs français sont donc complètement dépendants de leur unique client. Simultanément la pression de la concurrence étrangère et européenne s’est accrue sur le marché national. Par exemple, de manière tout à fait légale, l’Allemagne importait des poulets élevés en Europe de l’Est.

Les poulets de ces élevages aux conditions d’exploitation plus que douteuses, sans contrôle ni traçabilité, étaient vendus en Europe à des prix défiant toute concurrence. Ainsi, aujourd’hui nous avons peut-être dans nos assiettes un poulet élevé à Tchernobyl…

Une fois en Allemagne ils sont transformés dans des abattoirs où des employés qualifiés se voient payer des salaires inférieurs à 400€ par mois.

Pour terminer la production est acheminée en France par des transporteurs qui contrairement à nous ne connaissent ni Smic, ni 35 heures, ni charges sociales. Ultime coup de grâce : l’inégale taxation des carburants qui renforce encore l’effet dumping dont ces pays bénéficient.

La conséquence de cette concurrence faussée et que le marché national de Rungis n’a aucune raison de se fournir en France.

Les grands groupes qui fournissent la production à nos éleveurs n’y trouvent plus le moindre intérêt et rompent tout partenariat avec eux.

Les éleveurs français n’ont, comme je l’ai écrit plus haut, souvent qu’un seul client, ce grand groupe, et si celui-ci les lâche, ces éleveurs ne peuvent plus payer leurs crédits et se retrouvent en cessation de paiement. Il en est de même pour la filière porcine, céréalière et pour la pêche.

Pour cette dernière, la solution ne peut venir que d’une véritable volonté politique nationale et européenne.

Il faut, lorsque le marché est en situation de surpêche, interdire l’achat de production étrangère qui inonde le marché et dilue les prix.

C’est cette situation de monopole qu’ont instituée les grands groupes de distribution que l’on doit briser. Il faut une loi antitrust à la française.

Quoiqu’il en soit se contenter de détaxer le gasoil comme le fait le gouvernement ne saurait suffire.

Il faut structurer un réseau de petits et moyens producteurs, recréer un réseau de distribution alternatif, de véritables centrales d’achats indépendantes, et aider le commerce indépendant qui pourra se fournir sur ce second marché.

D’une manière générale, pour lutter contre cette concurrence déloyale qui détruit nos entreprises et nos emplois, nous proposons de créer au niveau européen une taxe sociale sur les produits de provenance extra-européenne.

Cette taxe prendra en compte toutes nos exigences en matière de production et de qualité.

Au niveau national il faut réorganiser notre marché avec un différentiel par estampillage d’un label made in France véritable qui garantisse et encadre la production, l’élevage, l’abattage et la transformation.

Ce label fixera les normes françaises de production et de traçabilité et s’appuiera sur une charte qui tiendra compte des obligations qui sont imposées à nos entrepreneurs et éleveurs.

Cette charte de qualité devra à terme se généraliser sur toute l’Europe et deviendra l’étalon de la taxe sociale instaurée à l’entrée de notre espace européen.

Pour terminer et donner un second souffle aux petits et moyens producteurs de l’agriculture, de la pêche ou de l’élevage, il sera institué des coopératives de production et de distribution des Indépendants sous contrôle de l’État.

Utopie, me direz-vous ? Non, ce n’est que la reformation de l’ancien marché national avant qu’il ne soit dévoyé par les grands groupes industriels mondiaux.

Mieux, ce grand projet prend en compte ce qui a fait la fortune de la France, les coopératives de productions agricoles et de distribution. Ironie de l’histoire, ce sont celles-ci, victimes de leurs succès, qui furent rachetées par les grands groupes. L’éthique initiale de l’esprit des coopératives se vit détournée vers une logique de profit maximum.

Ce que nous voulons, nous solidaristes, c’est l’instauration d’un marché français équitable pour le producteur comme pour le consommateur.

Ce second marché n’exclura pas le premier, bien au contraire il en ouvrira un nouveau, il permettra aux consommateurs un choix différent, responsable.

Quel libéral pourra nous accuser de bafouer le principe de la concurrence, puisque ce projet la renforce ! L’arbitrage de l’État garantira le respect des grands principes défendus par ce second marché. Stratégiquement et de manière planifiée, il investira vers les différents secteurs de ce marché pour lui permettre de s’épanouir.

C’est tout le contraire de cette fuite en avant fiscale qu’on veut nous faire passer pour une politique de redressement national. Pour accomplir cet effort, il ne faut pas se contenter de changer les hommes, il faut aussi de nouvelles règles.

Ces règles, je les ai décrites : coopération, libre concurrence maîtrisée et un État capable d’assumer son rôle d’arbitre. Ces règles ont un principe : l’esprit de solidarité nationale.

Serge Ayoub

http://solidarisme.fr/13832-lettre-ouverte-aux-bonnets-rouges-par-serge-ayoub/

29 novembre 2013

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:54

Il est communément prédit qu’en Europe, lors des prochaines élections européennes de mai, les partis d’extrême droite réaliseront des gains importants.

Ces partis d'extrême-droite feront avant tout campagne contre l’Union européenne, en se présentant dans la plupart des cas comme des adversaires des mesures d’austérité imposées par l’UE partout en Europe.

En modifiant quelque peu leurs préoccupations habituelles en ce qui concerne l’immigration et l’islam, ils espèrent tirer profit de l’hostilité populaire envers l’UE et son programme d’austérité.


Les partis politiques « dominants », tant de la « gauche » officielle que de la droite, sont politiquement responsables de la situation qui permet à l’extrême droite de prendre une telle pose étant donné que l’ensemble de l’establishmentpolitique est impliqué dans les attaques brutales infligées aux travailleurs européens depuis le krach financier de 2008.


Sur tout le territoire européen, les partis sociaux-démocrates, au gouvernement comme dans l’opposition, ont fait en sorte que la classe ouvrière paie pour la crise du système capitaliste, par le biais du chômage de masse, de la réduction des salaires et de la destruction des services sociaux.

De ce fait, les sociaux-démocrates sont devenus aussi impopulaires que l’UE elle-même.


Il en va de même pour les syndicats qui étouffent toute opposition contre la rigueur et contre l’UE, en dépit des efforts entrepris année après année par les travailleurs pour contre-attaquer, notamment dans les pays les plus durement touchés par l’austérité comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal.


Les groupes de pseudo-gauche agissent comme un frein politique sur la classe ouvrière en insistant sur le caractère sacré de l’UE et en s’opposant à toute rupture avec les bureaucraties sociales-démocrates et syndicales.

C'est ce qui permet à l’extrême droite de profiter de la paralysie politique de la classe ouvrière qui s’ensuit, en canalisant le mécontentement social vers des voies réactionnaires.


Deux exemples suffisent pour illustrer ces propos.


Les gains les plus spectaculaires obtenus par l’extrême droite l’ont été en France suite à la défiance quasi généralisée qu’inspire le gouvernement PS (Parti socialiste) de François Hollande.

Dans les récents sondages, le Front national (FN) de Marine Le Pen recueille un quart des intentions de vote. Il mène une nouvelle alliance avec le Parti pour la liberté (PVV) néerlandais de Geert Wilders et qui a été forgée dans le but de mobiliser la droite anti-UE sur une plateforme commune.


Le mois dernier, lors de l’élection cantonale partielle de Brignoles (Var), le FN a facilement battu le parti conservateur, l’Union pour un Mouvement populaire (UMP), après que le candidat de « gauche », soutenu par le PS et le Parti communiste (PCF), a été éliminé dès le premier tour.


La réaction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à la défiance croissante à l’égard de Hollande est de s’accrocher encore plus fort au Front de Gauche (FdG) qui est composé du PCF et du Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon, alors même que le Front de Gauche s’accroche au PS.


Le dirigeant du NPA, Alain Krivine, a écrit dernièrement qu’au sein du Front de Gauche il y avait « un débat essentiel dont nous devons être partie prenante : être de simples opposants à la politique d’austérité ou construire une véritable opposition politique de gauche à un gouvernement dont les capitulations nourrissent l’extrême droite ? »

L’affirmation de Krivine de pouvoir construire une « opposition politique de gauche » contre le PS en coopération avec le Front de Gauche dont les forces ont passé des décennies soit au sein du PS soit dans des alliances parlementaires avec lui, est un mensonge absurde.


Le NPA colporte de telles illusions parce qu’il est un allié du PS. Il cherche à maquiller son rôle en promouvant le Front de Gauche de manière à mieux démoraliser l’opposition de la classe ouvrière à l’égard de la politique du PS.


En Grèce, l’extrême droite a pris des formes ouvertement fascistes avec l’émergence d’Aube dorée qui jouit du soutien de quelque dix pour cent de l’électorat.


Alexis Tsipras est le dirigeant du principal parti d’opposition SYRIZA, et le chouchou de la pseudo-gauche. Il a été choisi comme candidat du Parti de la gauche européenne pour la fonction de président de la Commission européenne pour les prochaines élections parlementaires européennes


Loin toutefois, d'avancer une alternative anticapitaliste contre l’austérité, SYRIZA propose ses services en tant que clef de voûte politique à un nouveau gouvernement d’union nationale au cas où l’actuelle coalition menée par le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) serait évincée suite à l'opposition sociale.


En juillet, lors de son dernier congrès, SYRIZA avait abandonné sa structure fédérale en place et qui permettait à diverses tendances de pseudo-gauche d’opérer en tant que factions ouvertes au sein de SYRIZA.

Tsipras avait déclaré qu’il était nécessaire de former un parti unique « pour rendre SYRIZA plus sain, plus efficace, plus disposé à gouverner et à diriger ce pays. »


La pseudo-gauche a naturellement souscrit à cette nouvelle manière d'organiser le parti.
Tsipras a clairement fait savoir que SYRIZA réclamait une alliance politique allant du Parti communiste grec (KKE) au parti droitier des Grecs indépendants en passant par les membres du parti social-démocrate PASOK qui fait actuellement partie de la coalition droitière gouverneme
ntale.

Il a spécifié que ses alliés étaient « tous les gens de gauche, quel que soit le parti auquel ils appartiennent, » « tous les démocrates et tous les patriotes » et « tous ceux qui placent la liberté et la souveraineté nationale au-dessus des calculs et de l’intérêt personnel…

Même les citoyens conservateurs qui aujourd’hui se sentent offensés par la propagande raciste contre la Grèce démontrée par les gestes de [la chancelière allemande] Merkel et par les exercices humiliants imposés à notre pays par la troïka. »


La rhétorique nationaliste de SYRIZA représente une défense du capitalisme grec et une tentative de lier la classe ouvrière à la bourgeoisie.

En insistant pour dire qu’une alternative à l’austérité est compatible avec l’adhésion à l’UE, à la seule condition que les termes du remboursement de la dette grecque soient renégociés, SYRIZA soutient la collusion des classes dirigeantes européennes contre la classe ouvrière et les dictats de l’oligarchie financière mondiale.


Le 4 novembre, s’exprimant lors d’une conférence à l’université du Texas, Tsipras a dit clairement que sa principale préoccupation était la stabilité du capitalisme grec et européen. « Nous avons une union économique et une monnaie unique et les autres alternatives possibles sont pires, » a-t-il déclaré.

« Une sortie de l'UE ne profitera à personne. »


Le combat contre la montée de l’extrême droite et le destin-même de la classe ouvrière nécessitent que l'on brise l’emprise politique exercée par les sociaux-démocrates, les syndicats et leurs apologistes de la pseudo-gauche.

Le NPA et SYRIZA sont dirigés par une couche de la classe moyenne aisée qui cherche à se faire une niche politique au sein du gouvernement, de l’appareil d’Etat et de la bureaucratie syndicale en échange de l'étouffement de toute lutte indépendante de la classe ouvrière.

Le plus grand service qu’ils rendent au capital est d'entacher le socialisme en l’associant à la défense servile de l’ordre existant.


Les Partis de l’Egalité socialiste (Socialist Equality Party) d’Allemagne et de Grande-Bretagne s’opposent sans ambiguïté à l’UE et à tous les gouvernements qui la constituent.

Contre l’Europe du patronat, de l’austérité et de la politique réactionnaire, nous avançons la perspective d’une lutte unie de tous les travailleurs du continent pour former des gouvernements ouvriers et les Etats socialistes unis d’Europe.

Pour la concrétisation de cette perspective il est indispensable de construire d’authentiques partis socialistes de la classe ouvrière en tant que sections du Comité international de la Quatrième Internationale.

W
SWS

source et publication= http://www.alterinfo.net/La-montee-de-l-extreme-droite-en-Europe_a97156.html

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:48

Pour toucher des subventions, Israël fait partie de l’Union Européenne (c’est le seul État non européen à toucher des subventions de l’Union Européenne).

Pour appliquer le Droit, Israël n’est pas dans l’UE.

Le dernier programme pluriannuel de subventions à la recherche de l’UE a donné à Israël plus de 1,5 milliards d’euros d’avantages.

Mercredi 30 Octobre 2013

Il existe un projet de directives de la Commission Européenne visant à refuser de distribuer des subventions européennes à des entreprises ou autres activités israéliennes dans les colonies illégales (dans les territoires occupés illégalement par Israël, au delà de la ligne verte). Il s’agit simplement pour l’UE de ne pas se rendre complice de graves violations du Droit International et de crimes de guerre.

Javier Solana, secrétaire général de l’OTAN et ancien chef de la diplomatie européenne, Mme Benita Ferrero-Waldner, ancienne commissaire euro péenne pour les relations exté rieures, ainsi que l’ancien Premier ministre néerlandais Andreas Van Agt, ont par ticipé à la mise en place de ces directives pour mettre la politique de subventions versées par l’UE en conformité avec le Droit Européen et International.

Ces nouvelles directives devraient entrer en vigueur le 1er janvier prochain et en parti culier elles devraient s’appliquer au prochain programme de coopération scientifique Horizon 2020 (ce sont les programmes de subvention des activités de recherche par l’Union Européenne).

Environ 800 universitaires et chercheurs, dont plus de 700 appartenant à treize États membres de l’Union Européenne, ont écrit à Madame Ashton, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères, demandant à l’UE de ne pas édulcorer ses nouvelles directives interdisant tout financement par l’UE pour des projets et des entités israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

http://www.aurdip.fr/Des-universitaires-et-des.html

51 parlementaires européens exhortent déjà l’Union Euro péenne à ne pas assouplir ou retarder l’application de ces directives.

http://www.aurdip.fr/51-MEP-s-call-Ashton-to-implement.html

Mais les gouvernements israélien et américain ont immédiatement mis la pression sur l’UE pour qu’elle édulcore ces directives et les rendent inopérantes. Et madame Ashton a annoncé qu’elle tiendrait compte de leur « sensibilité ».

Les négociations sont sur le point de se terminer par une capitulation complète de l’ UE :

1. Les institutions israéliennes subventionnées par l’UE n’auront pas à certifier qu’ils ne fonctionnent pas dans les territoires occupés. Il reviendra à l’UE de prouver qu’ils le font pour leur refuser des subventions.

2. Des institutions israéliennes hors des colonies illégales pourront recevoir des financements de l’UE et seront autorisées à les transférer aux colonies illégales.

L’UNION EUROPÉENNE VA AINSI AFFECTER UNE PARTIE DE NOS IMPÔTS À LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ILLÉGALE DE LA PALESTINE.

C’EST UNE TRAHISON COMPLÈTE DES PRINCIPES FONDATEURS DE L’UNION EUROPÉENNE.

Vous pouvez agir :

Demandez à vos députés européens de soutenir les nouvelles règles sur la participation d’Israël aux programmes communautaires.

L’outil électronique simple proposé ci-dessous permet d’envoyer un message à vos députés européens en leur demandant de prendre des mesures pour soutenir les nouvelles lignes directrices, et pour s’assurer que l’UE cesse de financer les crimes de guerre israéliens :

http://act.eccpalestine.org/lobby/37/0/France

Page facebook :

https://www.facebook.com/events/1424344694451211/?source=1

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2013/10/14/demandez-a-vos-deputes-europeens-de-soutenir-les-nouvelles-regles-sur-la-participation-disrael-aux-programmes-communautaires/

Source : blogmediapart

http://www.alterinfo.net/Israel-fait-partie-de-l-Union-Europeenne-et-touche-des-subventions_a96241.html

Pour toucher des subventions, Israël fait partie de l’Union Européenne (c’est le seul État non européen à toucher des subventions de l’Union Européenne). Pour appliquer le Droit, Israël n’est pas dans l’UE.

Le dernier programme pluriannuel de subventions à la recherche de l’UE a donné à Israël plus de 1,5 milliards d’euros d’avantages.

Mercredi 30 Octobre 2013

AUTRES ARTICLES

l existe un projet de directives de la Commission Européenne visant à refuser de distribuer des subventions européennes à des entreprises ou autres activités israéliennes dans les colonies illégales (dans les territoires occupés illégalement par Israël, au delà de la ligne verte). Il s’agit simplement pour l’UE de ne pas se rendre complice de graves violations du Droit International et de crimes de guerre. Javier Solana, secré taire général de l’OTAN et ancien chef de la diplo matie euro péenne, Mme Benita Ferrero-Waldner, ancienne com mis saire euro péenne pour les rela tions exté rieures, ainsi que l’ancien Premier ministre néer landais Andreas Van Agt, ont par ticipé à la mise en place de ces directives pour mettre la politique de subventions versées par l’UE en conformité avec le Droit Européen et International. Ces nouvelles directives devraient entrer en vigueur le 1er janvier prochain et en par ti culier elles devraient s’appliquer au prochain pro gramme de coopé ration scien ti fique Horizon 2020 (ce sont les programmes de subvention des activités de recherche par l’Union Européenne).

Environ 800 universitaires et chercheurs, dont plus de 700 appartenant à treize États membres de l’Union Européenne, ont écrit à Madame Ashton, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères, demandant à l’UE de ne pas édulcorer ses nouvelles directives interdisant tout financement par l’UE pour des projets et des entités israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

http://www.aurdip.fr/Des-universitaires-et-des.html

51 parlementaires européens exhortent déjà l’Union Euro péenne à ne pas assouplir ou retarder l’application de ces directives.

http://www.aurdip.fr/51-MEP-s-call-Ashton-to-implement.html

Mais les gouvernements israélien et américain ont immédiatement mis la pression sur l’UE pour qu’elle édulcore ces directives et les rendent inopérantes. Et madame Ashton a annoncé qu’elle tiendrait compte de leur « sensibilité ».

Les négociations sont sur le point de se terminer par une capitulation complète de l’ UE :

1. Les institutions israéliennes subventionnées par l’UE n’auront pas à certifier qu’ils ne fonctionnent pas dans les territoires occupés. Il reviendra à l’UE de prouver qu’ils le font pour leur refuser des subventions.
2. Des institutions israéliennes hors des colonies illégales pourront recevoir des financements de l’UE et seront autorisées à les transférer aux colonies illégales.

L’UNION EUROPÉENNE VA AINSI AFFECTER UNE PARTIE DE NOS IMPÔTS À LA COLONISATION ISRAÉLIENNE ILLÉGALE DE LA PALESTINE.

C’EST UNE TRAHISON COMPLÈTE DES PRINCIPES FONDATEURS DE L’UNION EUROPÉENNE.

Vous pouvez agir :

Demandez à vos députés européens de soutenir les nouvelles règles sur la participation d’Israël aux programmes communautaires.

L’outil électronique simple proposé ci-dessous permet d’envoyer un message à vos députés européens en leur demandant de prendre des mesures pour soutenir les nouvelles lignes directrices, et pour s’assurer que l’UE cesse de financer les crimes de guerre israéliens :
http://act.eccpalestine.org/lobby/37/0/France

Page facebook :
https://www.facebook.com/events/1424344694451211/?source=1

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2013/10/14/demandez-a-vos-deputes-europeens-de-soutenir-les-nouvelles-regles-sur-la-participation-disrael-aux-programmes-communautaires/

Source : blogmediapart

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:34

Daniel PIGNARD

24 oct 2013

TRIBUNE LIBRE !

C’est un impôt rétroactif.

L’Etat se permet de mettre des impôts rétroactifs sur les gains des années antérieures, même pourquoi pas 30 ans en arrière en dépit du principe fondamental de l’article 2 du Code Civil qui énonce :
« La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif.
»


S’agit-il des lois civiles dans lesquelles ne rentrent pas les lois de l’impôt ?


Non parce que l’article 2 du Code Civil est dans un chapitre intitulé :
« TITRE PRELIMINAIRE DE LA PUBLICATION, DES EFFETS ET DE L’APPLICATION DES LOIS EN GENERAL
»


Donc les lois de l’impôt ne peuvent être rétroactives.


Le bon sens nous dit que si l’Etat pouvait vous imposer sur les gains d’il y a 30 ans, vous seriez bien incapable de payer puisqu’il y a belle lurette que tout cela est dépensé.


Donc tyrannie ordinaire imposée par toute la caste politique et magistrature.


Où en sont les journalistes sur cette question ?

Voici la réponse des tribunaux sur des récriminations soulevées sur des impôts qui violaient les Droits de l’homme et du citoyen
« Le juge de l’impôt n’est pas juge de la constitutionnalité des lois.
»

Circulez, il n’y a rien à voir.


Ah bon ! leur répondais-je, mais alors voici des textes qui disent le contraire :
« Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée… n’a point de constitution. » (Art.16 Déclaration de 178
9)

« L’autorité judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même d’assurer le respect des libertés essentielles telles qu’elles sont définies par le préambule de la Constitution de 1946 et par la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il se réfère. » (loi constitutionnelle du 3 juin 1958 – 4°)


« Le peuple français réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. » (préambule de la Constitution de 1946 )

Et puis le préambule de la Déclaration de 1789 nous permet de soulever les Droits de l’homme à chaque instant afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.


http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

Alors, les juges n’ont-ils pas le droit de juger sur les Droits de l’homme et sur les principes fondamentaux ?

Ils en ont le droit mais leurs professeurs, habilement je suppose, les ont persuadés que non. D’où tous les ennuis qui en découlent.


Et dire que les commissariats ont obligation d’afficher les Droits de l’homme et du citoyen à la vue de tous.

ET AUSSI

http://www.franceinfo.fr/economie/l-invite-de-8h15/epargne-vidalies-minimise-la-hausse-de-la-taxation-1187885-2013-10-24

Source : https://www.facebook.com/?ref=tn_tnmn

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:26

Vendredi 29 novembre 2013

Le meurtrier algérien de La Ricamarie déclaré « irresponsable »

Le 29 janvier, un Algérien assassinait à coups de couteau une Gitane dans un supermarché à La Ricamarie (Lyonnais).

Il ne sera jamais jugé : les prétendus experts psychiatres ont affirmé qu’il a agi alors que son discernement était « aboli ».

Le criminel étranger avait pourtant prémédité son geste : il était venu la veille dans le magasin dissimuler le couteau dont il s’est servi pour tuer Jeanne Guerdener.

Il bénéficiera d’un non-lieu prochainement, privant la famille de la victime de toute autre information, d’un procès équitable et d’une peine exempl
aire.

Les « experts » ont préconisé « internement psychiatrique sécurisé [sic] de longue durée ».

Source http://www.thomasjoly.fr/article-le-meurtrier-algerien-de-la-ricamarie-declare-irresponsable-121347829.html

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:44

TRIBUNE LIBRE !

jeudi, 28 novembre 2013

Petite phrases révélatrice à propos de la viande halal pour taulards !

Yves Darchicourt

Le récent arrêt du Tribunal Administratif de Grenoble imposant à l'administration de la maison d'arrêt de Saint Quentin-Fallavier la distribution de repas assortis de viande halal aux détenus mahométans va-t-il faire jurisprudence ?

C'est en tous les cas ce que souhaite Me Alexandre Ciaudo, un des bavards associés du cabinet DGK Avocats à l'origine de l'affaire. Interrogé sur France Info -dont on connaît la ferveur collaboratrice pour l'invasion migratoire et l'islamisation de la France et de l'Europe- par une animatrice de service frétillante d'émotion et de joie contenue, le babillard voit dans cet arrêt une avancée majeure conciliant laïcité et liberté de religion mais surtout un progrès en matière de santé publique, des taulards coraniques souffrant de carence alimentaire faute de n'avoir pas de viande halal à se mettre sous la dent.

Une belle envolée de mirliton du Barreau à faire glousser de plaisir la donzelle chargée de diriger l'entretien et puis patatras, la gaffe...emporté par l'épique du propos le baveux se laisse aller à dire que les détenus musulmans sont très nombreux en France !

La petite phrase malheureuse qui, répercutée par des malfaisants, pourrait corroborer les propos intolérables de certains ignobles qui prétendent que les adeptes de cette belle religion de paix et d'amour forment les plus gros bataillons de cellulards qui sur peuplent les prisons françaises aux frais des contribuables gaulois.

De là à ce que l'on renifle des relents de racisme pur et dur et des fragrances islamophobes sous la robe d'un humaniste du Prétoire...navrant !

18:21 Publié dans Les articles de Yves Darchicourt http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2013/11/28/temp-426f6af3ca3e6fccca9e2bd4032f7cf3-5233184.html​

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