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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 10:21

Les soldats français entament leurs opérations lundi en Centrafrique

À la une du Point.fr

Les soldats français ont étendu dimanche leur champ d'action dans tout Bangui, où de premières tensions sont perceptibles avec des éléments de l'ex-rébellion Seleka, en attendant le désarmement des groupes armés promis par Paris.

"La période d'impunité est terminée", a prévenu dimanche soir Jean-Yves Le Drian, qui s'exprimait sur des médias français. Lundi tout le monde pose les armes", a affirmé le ministre de la Défense.

Ou alors "on utilise la force pour les faire poser", a-t-il mis en garde.

En véhicules blindés ou à pied, pour la deuxième journée consécutive, les soldats français de l'opération Sangaris ont été très visibles dimanche sur les boulevards et carrefours stratégiques de Bangui, où l'activité est restée réduite malgré le retour à un calme relatif après les massacres des jours derniers.

Les militaires de Sangaris patrouillent désormais "dans l'ensemble" de la capitale, selon l'état-major français : "Là où nous sommes, nous ne constatons pas de menace à l'encontre de la population, mais la situation sécuritaire reste tendue."

Les soldats français ont notamment observé une certaine "tension" à l'approche d'éléments armés de l'ex-rébellion de la Seleka (au pouvoir), selon l'état-major : "Ils ont compris qu'ils vont devoir être regroupés, désarmés, que la force française est en train de s'imposer à leurs dépens dans la capitale, ce qui crée une tension."

Patrouille française visée par des tirs

Près de l'aéroport, une patrouille française a répliqué dimanche après avoir été la cible de tirs, selon des témoins.

Il n'y a eu aucun blessé côté français, d'après une source militaire. Jeudi, un premier incident survenu également près de l'aéroport avait fait quatre morts dans les rangs de l'ex-Seleka.

De facto, l'avertissement français s'adresse en priorité à ces ex-combattants rebelles, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois -pillages, exécutions sommaires - à l'encontre de la population.

Haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des "occupants" venus du Tchadet du Soudan voisins, les ex-Seleka, majoritairement musulmans, sont les seuls à évoluer en armes dans la capitale, face aux milices villageoises et chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes, favorables à l'ancien régime), présentes en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et interreligieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Seleka.

Ces violences se sont multipliées à Bangui comme en province, dans un pays de 4,6 millions d'habitants en totale décomposition, précipitant l'intervention française dans le pays, officiellement lancée jeudi soir après le vote d'une résolution de l'ONU.

Le matin même, des miliciens anti-balaka avaient lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de Bangui, massacrant de nombreux civils musulmans, et entraînant des représailles sanglantes des ex-Seleka contre la population terrorisée.

Près de 400 morts à Bangui en trois jours

En trois jours, 394 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan donné dimanche par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

"Le calme est revenu dans Bangui, même s'il y a encore ici ou là des exactions", a-t-il expliqué, alors que l'armée française a véritablement lancé ses opérations de sécurisation.

L'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local) mobilise 1 600 militaires français, déployés en appui à une force africaine sur place, la Misca (2 500 soldats). Avec pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", ils demeureront dans le pays "autant que nécessaire", et jusqu'à la tenue d'élections, selon Paris.

L'essentiel des forces françaises est concentré à Bangui, mais des unités sont également déployées dans le nord-ouest du pays, où les affrontements à caractère interreligieux sont réguliers depuis septembre.

Arrivée la veille par la route du Cameroun, via les villes de Bouar (ouest) et Bossembélé, une colonne de blindés français a fait son entrée dimanche soir à Bangui sous les vivats de la foule, a constaté l'AFP. Une centaine d'autres soldats, venus eux de Bangui, se sont déployés à Bossangoa (270 km au nord-ouest de la capitale), une localité où la tension reste extrêmement vive.

Un président "qui a laissé faire"

La plupart des militaires de Sangaris sont issus de la 11e brigade parachutiste, avec une nette prédominance des troupes de marine.

L'opération dispose aujourd'hui de huit hélicoptères et du soutien d'avions de chasse Rafale, en provenance du Tchad voisin, qui ont de nouveau survolé Bangui dimanche matin en guise de démonstration de force.

"On attend que les Français rentrent dans nos quartiers pour qu'on ne voie plus tous ces gens armés", expliquait dimanche matin à l'AFP un habitant de Bangui, en référence aux hommes de la Seleka.

Les combattants de l'ex-rébellion ont presque disparu des rues de la ville, après avoir reçu l'ordre des autorités de rentrer dans les casernes.

Samedi soir, le président centrafricain et ancien chef rebelle Michel Djotodia, apparemment incapable de garder le contrôle d'une partie de ses troupes (supposées être intégrées aux forces de sécurité), a fait l'objet de vives critiques de la part du président François Hollande, plutôt inhabituelles dans la bouche d'un président français. "On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire", a accusé le chef de l'État français à propos de Michel Djotodia, censé quitter le pouvoir fin 2014 avant l'organisation d'élections.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power est intervenue dimanche par téléphone auprès de Michel Djotodia pour lui demander d'appeler au calme et de sanctionner les responsables des récentes violences.

À ce jour, près de 480 000 Centrafricains ont été déplacés par les violences, dont environ 50 000 à Bangui, a estimé le représentant de l'Unicef en RCA, évoquant des déplacements "massifs" et qui se sont "encore accentués" ces derniers jours.

La Commission européenne a par ailleurs annoncé la mise en place d'une liaison aérienne quotidienne de son service aérien humanitaire (Echo flight) entre Bangui et Douala, au Cameroun.

Source et publication: http://www.lepoint.fr/monde/centrafrique-l-armee-francaise-entame-le-desarmement-des-milices-09-12-2013-1766197_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20131209

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:58

http://fr.novopress.info/148267/nelson-mandela-licone-et-le-neant-par-bernard-lugan/#more-148267

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela [1] ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui.

Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :

1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ».

Éduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.

2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King.

Nelson Mandela fut en effet et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.

Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.

3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :

- désintégra une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,

- empêcha la réalisation d’un Etat multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC,

- torpilla les négociations secrètes menées entre Thabo Mbeki et les généraux sud-africains, négociations qui portaient sur la reconnaissance par l’ANC d’un Volkstaat en échange de l’abandon de l’option militaire par le général Viljoen [2].

4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui total. Selon le Rapport Économique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine, pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est ainsi classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport).

Le chômage touchait selon les chiffres officiels 25,6% de la population active au second trimestre 2013, mais en réalité environ 40% des actifs. Quant au revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, il est aujourd’hui inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 [3] .En 2013, près de 17 millions de Noirs sur une population de 51 millions d’habitants, ne survécurent que grâce aux aides sociales, ou Social Grant, qui leur garantit le minimum vital.

5) Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen», aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.

6) Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.

7) Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux. Ainsi, entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était “en guerre” contre le« gouvernement blanc », une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, plus de 2000 fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.

8) Enfin, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement « racial », les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du« tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultra-performants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs.

Pouvait-il en être autrement quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la « nation arc-en-ciel » ? Ce « miroir aux alouettes » destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.

Le culte planétaire quasi religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité.

[1] La véritable biographie de Nelson Mandela sera faite dans le prochain numéro de l’Afrique Réelle qui sera envoyé aux abonnés au début du mois de janvier 2014.

[2] Voir mes entretiens exclusifs avec les généraux Viljoen et Groenewald publiés dans le numéro de juillet 2013 de l’Afrique réelle

[3] Institut Stats SA.

Merci Luc

http://fr.novopress.info/148267/nelson-mandela-licone-et-le-neant-par-bernard-lugan/#more-148267

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela [1] ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :

1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Éduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.

2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.

Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.

3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :
- désintégra une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,
- empêcha la réalisation d’un Etat multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC,
- torpilla les négociations secrètes menées entre Thabo Mbeki et les généraux sud-africains, négociations qui portaient sur la reconnaissance par l’ANC d’un Volkstaat en échange de l’abandon de l’option militaire par le général Viljoen [2].

4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui total. Selon le Rapport Économique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine, pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est ainsi classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport).
Le chômage touchait selon les chiffres officiels 25,6% de la population active au second trimestre 2013, mais en réalité environ 40% des actifs. Quant au revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, il est aujourd’hui inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 [3] .En 2013, près de 17 millions de Noirs sur une population de 51 millions d’habitants, ne survécurent que grâce aux aides sociales, ou Social Grant, qui leur garantit le minimum vital.

5) Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen», aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.

6) Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.

7) Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux. Ainsi, entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était “en guerre” contre le« gouvernement blanc », une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, plus de 2000 fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.

8) Enfin, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement « racial », les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du« tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultra-performants, mais de plus en plus réduits, le plus souvent dirigés par des Blancs.

Pouvait-il en être autrement quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la « nation arc-en-ciel » ? Ce « miroir aux alouettes » destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.

Le culte planétaire quasi religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité.

[1] La véritable biographie de Nelson Mandela sera faite dans le prochain numéro de l’Afrique Réelle qui sera envoyé aux abonnés au début du mois de janvier 2014.
[2] Voir mes entretiens exclusifs avec les généraux Viljoen et Groenewald publiés dans le numéro de juillet 2013 de l’Afrique réelle
[3] Institut Stats SA.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 15:06

2 décembre 2013

LES RENDEZ-VOUS DU PDF/ BRETAGNE....

LES PATRIOTES ET LE PARTI DE LA FRANCE / BRETAGNE !


A VOS AGENDA !


Réunion de cohésion et Déjeuner
Débats !

A l'invitation des quatres délégués départementaux du PdF et de Jean-Marie Lebraud, délégué régional du PdF pour la Bretagne, Martine LE HIDEUX présidera un déjeuner-débat LE 19 JANVIER 2014

Avec la présence de Michel MADORE Secrétaire Général du Cercle National des Combattants !

Pour le déjeuner débats :

La participation aux frais est de 27 €.

RÉSERVATIONS ET RÈGLEMENTS AVANT LE 12 JANVIER 2014

Les chèques faisant foi de réservations

Attention: Places Limitées

Pour tous renseignements et réservations :

DANIEL

Tel : 06 65 61 08 62

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com/

Mail : pdfbretagne@



Rassemblons la Droite nationale sur ses valeurs et organisons l’Alliance des Patriotes.


La droite nationale française, riche de ses personnalités et sensibilités, vit un des tournants de son histoire avec le départ de Jean-Marie Le Pen de la présidence du Front national.


Le vieux modèle du parti unique autour d’une seule personnalité disposant des pleins pouvoirs avait douloureusement montré ses limites au moment de la rupture avec les partisans de Bruno Mégret, ainsi qu’avec les anciens et récents départs forcés, les exclusions et les suspensions d’un très grand nombre de cadres et militants


Ce modèle est aujourd’hui totalement archaïque, inadapté aux réalités humaines et à l’évolution de la société française ainsi qu’aux nécessités politiques du futur.


Les modes de fonctionnement à établir d’une nouvelle droite nationale unie et conquérante doivent tourner le dos à ceux du siècle dernier.

Dorénavant, chaque militant de la cause nationale doit être respecté et associé pleinement et réellement aux décisions et aux projets, en privilégiant l’organisation décentralisée, locale et régionale et l’enracinement électoral.



Dans l’expression actuelle de la légitime résistance nationale, nous voyons émerger une multitude de remarquables initiatives individuelles ou collectives, culturelles, médiatique
s ou politiques.


Ces démarches qui sont souvent locales ou régionales procèdent toutes d’une même volonté de défense de nos identités et de nos valeurs.


Elles démontrent la capacité d’une partie du peuple français à refuser le déclin historique, la soumission culturelle, l’abandon de nos valeurs et de nos droits ainsi que la colonisation étrangère.


C’est cette synthèse identitaire de nos traditions, cultures et héritages, locaux, provinciaux, nationaux et européens qui doit pouvoir s’exprimer et se réaliser politiquement. Il faut que chacun prenne conscience que c’est par la coopération de toutes nos initiatives que s’organiseront les succès de demain.



Il est par ailleurs clair que face au véritable défi de civilisation imposé par la colonisation migratoire et l’islamisme révolutionnaire, l’affirmation de notre héritage historique, de notre identité française, de nos racines chrétiennes et de nos valeurs spirituelles sont un socle puissant et salvateur de convictions, de liberté et d’actions en faveur de nos compatriotes.


Si notre pays a un corps physique et géographique et un esprit culturel et politique, notre rôle est aussi de préserver et de défendre en priorité l’âme de la France.


N’oublions pas que notre identité nationale est la communion, naturelle, historique, culturelle et spirituelle entre le peuple français et la terre de France.

Une France sans âme ne serait plus rien d’autre qu’ une pitoyable et dérisoire République citoyenne et la
ïque.


Comme il est dangereux et affligeant d’entendre aujourd’hui, de la part de personnages qui prétendent obtenir une part de la droite nationale en héritage, proférer des discours jacobins, laïcistes et républicains.


Cette pensée obtuse, archaïque et ringarde mène de toute évidence aux idéologies sectaires et aux cultures de mort.


Nous devons aussi, en réponse au déclin économique et social réaffirmer notre attachement aux notions de libertés économiques, de promotion de l’initiative privée, de refus du collectivisme, de promotion de la propriété individuelle et du modèle familial tradi
tionnel.


C’est sur la base d’un Etat véritablement national, d’une politique économique protectrice, d’une politique sociale et familiale réservée exclusivement aux Français que nous pourrons offrir une voie alternative au libéral-mondialisme, au socialo-mondialisme et au pouvoir totalitaire du cartel bancaire et de la finance mondiale.


La résistance sur nos valeurs, le renouveau et l’adaptation de notre projet national aux défis du siècle et la volonté de rassemblement, par une alliance politique et électorale des mouvements nationaux, constituent les vecteurs essentiels de la reconquête et de la libération nationales.


Quoi qu’il advienne, Le Parti de la France, s’imposera, comme un véritable mode de résistance en remplissant sa mission de défense du peuple français et des intérêts de la France.

Il le fera en ouvrant grand ses portes à tous les militants de la droite nationale soucieux de la survie de la France française.


Carl LANG

Jean-Marie LEBRAUD, Délégué du Morbihan (56)

Responsable Régional sur la Bretagne

Membre élu du Bureau Politique

Membre élu du Conseil national

Mail : j-m.lebraud@orange.fr

Tél : 06.09.53.93.84

Site : http://jean-marielebraud.hautetfort.com

Blog : http://pdf.bretagne.over-blog.com

Mail : pdfbretagne@orange.fr

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 11:22

Le 8 décembre 2013

« Payer ses impôts est un devoir glorieux ».

La formule est du regretté président Mao-Tsé-toung. Et c’est vrai !

Oui, il est glorieux de payer des impôts pour effacer les dettes (4 millions) du journal L’Humanité.

Et apporter 2 milliards de subventions (directes et indirectes) à la presse écrite car il faut bien aider les miséreux à se faire entendre : Le Point (Pinault propriétaire), Les Échos (Arnault), Le Monde(la banque Lazard et Pierre Bergé), Libération (Rothschild), la PQR (les banques mutualistes et le Crédit agricole).

Oui, il est glorieux de payer des impôts pour subventionner à hauteur d’un milliard des syndicats de moins en représentatifs, et de plus en plus inutiles, sinon nuisibles.

Oui, il est glorieux de subventionner (État et collectivités territoriales) à hauteur de près d’un milliard des associations politiquement correctes : SOS Racisme, France terre d’asile, la LICRA, le CRAN, la LGBT et tant d’autres qui le valent bien ; et ils en ont bien besoin pour nous formater et nous censurer.

Oui, il est glorieux de financer à hauteur de centaines de millions les achats« d’art conceptuel » et « d’art contemporain » des FRAC, sans compter les subventions à la mise en scène de Golgota picnic et autres spectacles faussement provocateurs.

Oui, il est glorieux d’aider la charmante Leonarda Dibrani et sa famille et de consacrer plusieurs milliards d’euros chaque année à loger et à nourrir les escrocs au droit d’asile.

Oui, il est glorieux de payer (800 millions) pour soigner les étrangers clandestins (AME) et d’accorder (CMU et CMU complémentaire) la gratuité des soins refusée aux paysans français à des étrangers chômeurs.

Oui, il est glorieux de payer des centaines de millions pour accueillir à l’université des cancres étrangers poursuivant leurs études pendant 10 ans et parfois au-delà de 30 ans comme Fabienne Kabou, cette Sénégalaise de 36 ans, étudiante (en philosophie) à Paris-VIII, qui a noyé sa fille à Berck.

Oui, il est glorieux d’avoir une éducation parmi les plus chères du monde pour se retrouver au 25e rang mondial dans le classement PISA.

Oui, il est glorieux de payer près de 2 milliards pour faire bénéficier de notre aide judiciaire et de notre système carcéral une population pénale à 70 % d’origine étrangère.

Oui, il est glorieux de payer des milliards pour le « logement social » dont sont exclues les classes moyennes et les classes populaires, mais dont bénéficient les arrivés de fraîche date ainsi (pas aux mêmes endroits) que les élus et leurs clientèles privilégiées.

Oui, il est glorieux de payer des centaines de millions pour permettre à des consultants d’élaborer des logiciels de paye (Louvois, par exemple) rendant impossible le règlement normal des soldes des militaires.

Oui, il est glorieux de payer des armes aux rebelles syriens permettant à nos djihadistes de banlieue de s’entraîner.

Pardon pour cette liste incomplète.

Elle montre naturellement que rétablir les finances publiques, c’est possible : simplement en supprimant les dépenses parasitaires et nuisibles.

Contre celles-ci, il est temps que les Français montrent leur mécontentement.

Rendez-vous dimanche 26 janvier pour le jour de colère !

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/jeanyveslegallou/payer-ses-impots-est-un-devoir-glorieux,43612?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=0c7e700b4e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-0c7e700b4e-30403221

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 11:15

Ecrit le 7 déc 2013 à 14:23 par Christian Vanneste dans Article

Les Roms : censurer la parole, n’est-ce pas casser le thermomètre ?

« Roms, l’unique objet de mon ressentiment » semblent dire les uns après les autres les maires de Cholet, de Croix ou de Roquebrune-sur-Argens.

Ces « dérapages » verbaux, épinglés par les médias et sanctionnés ou au moins désavoués par les partis de rattachement sont faciles à stigmatiser.

Il est plus intéressant d’analyser le processus dans lequel ils se situent.

La présence inopportune, non souhaitée et dérangeante des Roms est de plus en plus mal supportée par les riverains des campements insalubres dans lesquels il s’installent illégalement, en suscitant de nombreux soupçons sur leurs activités et l’origine de leurs ressources.

Les élus locaux, parfois détenteurs de mandats nationaux, sont souvent dans la situation schizophrénique de tenir des discours « politiquement corrects », c’est-à-dire hypocrites dans leurs interventions officielles, et de se laisser aller à des boutades démagogiques dans la chaleureuse ambiance des réunions de proximité : un bon mot, un excès de langage ou un coup de colère qui rencontrent l’adhésion de l’assistance par le rire ou les applaudissements sont des tentations difficiles à éviter.

Le fil du rasoir est particulièrement délicat pour les élus de centre-droit dont les électeurs sont majoritairement à droite mais les états-majors soumis à la pensée unique parisienne.

Soit ils se taisent au risque de décevoir leur public, soit ils encourent les foudres des médias qui les accusent de plagier le Front national, celles de leur parti et éventuellement celles de la Justice. Ils sont donc astreints au double langage : durs sur le terrain, et prudents ailleurs.

On sait depuis Freud que les plaisanteries sont un retour du refoulé. Il est sûr que les maires souhaiteraient voir les Roms ailleurs, mais lorsqu’ils l’ont dit de manière politiquement incorrecte, les voilà condamnés aux circonlocutions ou aux contorsions pour échapper au piège : ils n’ont fait que reprendre la phrase d’une personne de l’assistance.

Eux-mêmes sont aux antipodes de ces mauvaises pensées.

Comme disait l’autre, je ne parlais pas des Arabes, mais des Auvergnats.

Ces retraites sans gloire masquent l’acuité de la question.

Cette question est celle de la tolérance.

Lorsque la passivité à l’égard de l’illégalité voire de la délinquance accompagne la répression de la parole indignée contre elles, alors c’est la société qui dérape et devient injuste aux yeux de la plupart des citoyens.

Spinoza écrivait : « Il est impossible d’enlever aux hommes la liberté de dire ce qu’ils pensent ».

Si on les en empêche, ils n’en penseront pas moins, jusqu’au moment où la pression de l’inacceptable deviendra telle que faute de parole, on passera aux actes.

La liberté d’expression est donc à la fois une libération salutaire, une « catharsis » et un indicateur de l’opinion qu’il faut prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard.

C’est une sorte de désobéissance civile « à blanc ».

Toutes les désobéissances ne se valent pas.

Lorsqu’une poignée de farfelus estiment posséder la vérité qui leur donne le droit de saccager un magasin ou un champ expérimental d’OGM, c’est doublement inacceptable, puisqu’aucune censure ne frappe leur discours et que leurs victimes sont dans la plus parfaite légalité.

En revanche, comme le dit encore Spinoza : « Une mesure provoquant l’indignation générale a peu de rapport avec le droit de la Cité ».

Autrement dit, lorsque l’opposition à une situation, même protégée par le Droit, soulève les foules, comme on le voit en Bretagne, il est nécessaire de lui trouver une solution politique et non judiciaire.

Les dérapages verbaux ne sont que des signaux annonciateurs.

Les réprimer aveuglément revient à casser le thermomètre lorsque la fièvre monte.

Actuellement, les Roms sont nombreux à venir et à revenir en France, à s’y installer dans des conditions déplorables, à se livrer pour certains à la mendicité et à des activités délictuelles. Ils seront plus nombreux demain si l’on intègre leurs pays d’origine, assez incertains, comme l’affaire Leonarda l’a montré, dans l’application du Traité de Schengen.

La lenteur de la Justice, la volonté et les moyens de l’État, le droit et l’idéologie de l’oligarchie européenne irritent davantage encore l’indignation.

Comme beaucoup d’autres en ce moment, il faut l’écouter, entendre un peuple qui pense à 88% que les gouvernants ne s’intéressent pas à ses problèmes.

source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/07-12-2013/les-roms-censurer-parole-nest-ce-pas-casser-thermometre

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 11:03

TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

Ecrit le 7 déc 2013 à 17:43 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre

Artur Dmochowski : «C’est l’UE qui porte la responsabilité du fiasco des négociations avec l’Ukraine, pas le président Ianoukovytch»

J’ai interrogé mardi 3 décembre le journaliste polonais Artur Dmochowski [1] sur les causes de la crise actuelle en Ukraine et sur la tournure que pourraient prendre les événements.

Suivant ces événements de près, il a accepté d’apporter aux lecteurs de Nouvelles de France un éclairage qui diffère largement du discours des médias dominants en France.

La Pologne s’est souvent faite l’avocate de l’Ukraine à Bruxelles et elle est intéressée au premier plan par un rapprochement de ce pays avec l’Union européenne.

Quelle pourrait être la suite des événements en Ukraine ?

Une révolution ? Une guerre civile ?

Quelques répressions et la fin des manifestations ?

Quel est votre pronostic ?

Il est difficile de répondre à ce stade, mais si je devais faire un pronostic, je pense que la crise va rester en suspens, les manifestations vont sans doute diminuer en ampleur mais les tensions politiques vont persister au gouvernement et au parlement.

On aura peut-être un remaniement du gouvernement et sans doute un retour à la table des négociations pour discuter de l’accord d’association avec l’Union européenne qui est une étape très préliminaire à l’intégration de l’Ukraine.

Les discussions ne portent pas bien sûr sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE car entre la signature de l’accord d’association et l’adhésion il peut s’écouler 10 ou 20 ans et la signature d’un accord ne donne d’ailleurs aucune garantie d’adhésion à part entière.

Vous ne pensez pas que le président et le gouvernement peuvent tomber, qu’il peut y avoir des élections anticipées ?

C’est aussi une possibilité mais la position du président Ianoukovytch me semble plutôt forte. Il n’a pas perdu le soutien des oligarques et de l’est de l’Ukraine.

Ce sont toujours des groupes qu’il représente et il n’y a pas de raisons que sa position soit affaiblie. Bien entendu les manifestations actuelles l’affaiblissent d’une certaine manière, mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont des manifestations de l’opposition.

Les gens qui protestent aujourd’hui ne le soutenaient déjà pas avant la crise actuelle et ils n’ont de toute façon pas voté pour lui.

Ce sont des protestations des partis d’opposition. Il se peut qu’une partie de ses électeurs aient été déçus de la non-signature de l’accord d’association mais je ne pense pas que cela représente une proportion importante de son électorat.

Dans leur grande majorité, les électeurs de Ianoukovytch continuent de le soutenir.

Et donc les gens manifestent principalement à Kiev et dans l’ouest du pays ?

Dans l’est, il ne doit pas y avoir beaucoup de manifestants…

Dans l’est aussi il y a eu des manifestations.

il faut garder à l’esprit le nombre réel des manifestants.

Sur la place de l’Indépendance à Kiev, on a parlé au moment culminant de 600-700 000 manifestants. C’est beaucoup, mais ce n’est pas une majorité d’Ukrainiens.

Ces gens peuvent être représentatifs des émotions du moment, de la déception partagée sans doute par une majorité d’Ukrainiens qui souhaitent se rapprocher de l’Europe.

Mais Ianoukovytch n’est pas opposé à un tel rapprochement. S’il n’a pas souhaité signer l’accord d’association avec l’Union européenne, il a argumenté sa décision en expliquant que l’offre de l’UE était très en deçà des pertes que l’Ukraine aurait subies en signant.

Et il faut reconnaître que l’Europe n’a pas été à la hauteur : offrir quelque chose comme un milliard d’euros d’aides à ce pays de 45 millions d’habitants, c’était juste leur proposer un peu d’argent de poche.

D’autant plus que la Russie appliquait déjà des mesures de rétorsion économique et en annonçait d’autres…

Effectivement, les mesures annoncées par la Russie si l’Ukraine signait l’accord d’association avec l’UE représentaient des dizaines de milliards d’euros de pertes pour l’Ukraine : hausse des prix du gaz, barrières douanières pour le commerce, alors que l’économie ukrainienne est étroitement liée à l’économie russe.

Et donc si nous devons désigner un coupable de l’échec des négociations entre l’Ukraine et l’UE, ce n’est pas Ianoukovytch mais c’est bien l’Europe de Bruxelles.

Et pensez-vous que les manifestants demandent aussi la libération de Ioulia Tymochenko comme l’exigeait l’UE pour signer l’accord d’association ?

Ioulia Tymochenko reste un symbole mais son rôle est aujourd’hui limité.

Elle a indiqué elle-même qu’elle ne voulait pas faire obstacle à l’intégration de son pays avec l’Union européenne.

Par ailleurs, elle et son parti ont beaucoup perdu en importance et cela a été une des erreurs commises par l’Europe : mettre en avant dans les négociations l’exigence de sa libération n’était vraiment pas sérieux !

Même si l’on assume que la justice ukrainienne n’est pas totalement indépendante, les accusations de corruption contre Tymochenko, à l’époque où elle était premier ministre, étaient très graves et son innocence est loin d’être prouvée.

Faire de sa libération un symbole et un point d’achoppement à un moment où se jouait le destin de la partie orientale du continent a été une grave erreur.

Cela a même été décrit par des commentateurs comme l’expression d’une solidarité dans la corruption des politiciens de l’ouest et de l’est du continent.

La classe politique européenne semblait vouloir dire : « c’est l’une des nôtres, vous ne devez pas mettre l’une des nôtres en prison car nous sommes au-dessus des lois ».

Vitkor Ianoukovytch lui-même était perçu pendant la Révolution Orange comme l’homme de Moscou, et la Russie le soutenait ouvertement après les élections frauduleuses de 2004.

Aujourd’hui, il aurait voulu rapprocher son pays de l’Union européenne : il n’est plus l’homme de Moscou ?

Effectivement à l’époque, par rapport aux leaders pro-occidentaux de l’opposition, Ianoukovytch, qui représentait l’est de l’Ukraine, paraissait être beaucoup plus pro-russe.

Toutefois, une fois élu président, Ianoukovytch a adopté une politique à l’origine de relations très conflictuelles avec Vladimir Poutine et ces dernières années ont été une période de fortes tensions entre Ukraine et Russie.

Si de nombreux observateurs ont paru surpris de la politique plutôt pro-européenne adoptée par le président ukrainien, celle-ci s’explique facilement.

Le principal soutien de Viktor Ianoukovytch, ce sont les grands oligarques.

Or les préférences géopolitiques de ces oligarques dépendent de critères purement économiques. Ils comptaient sur le fait que le rapprochement avec l’Union européenne serait profitable pour eux et que les bénéfices seraient supérieurs aux pertes engendrées par les rétorsions russes.

Il s’est toutefois avéré que ce ne serait pas le cas car l’UE n’a pas souhaité présenter une offre suffisamment intéressante, et l’accord d’association n’a donc pas été signé.

Justement, on peut se demander si les Ukrainiens ne seraient finalement pas mieux au sein de la Communauté des États Indépendants, cette union douanière entre anciennes républiques soviétiques.

Après tout l’Ukraine commerce plus avec la Russie qu’avec les pays de l’Union européenne.

Quel est le sens de négociations en vue de signer un accord d’association avec l’UE ?

Si l’on regarde le long terme, je pense malgré tout que l’association avec l’Union européenne serait nettement plus avantageuse pour l’Ukraine.

Le problème, c’est que l’on parle ici d’avantages qui se feront sentir dans une décennie, voire plus.

De quels avantages parlez-vous ?

Ne serait-ce que ceux dont bénéficie par exemple déjà la Pologne : les fonds structurels européens, les échanges commerciaux… sans parler de toute la question du respect des droits de l’homme, de ces valeurs européennes qui aideraient certainement l’Ukraine à se débarrasser des restes de l’époque soviétique.

Il s’agit néanmoins d’une perspective éloignée et incertaine, alors que ce qui attendrait l’Ukraine immédiatement après la signature de l’accord d’association, ce seraient les sanctions commerciales russes et les énormes pertes que cela engendrerait pour l’économie ukrainienne.

Vous parlez de « valeurs européennes », mais ces valeurs semblent de plus en plus gauchistes et en phase avec les pires revendications des associations LGBT.

Ces « valeurs » sont critiquées en Pologne, mais aussi de plus en plus en France et ailleurs.

Les Ukrainiens sont-ils conscients du problème ?

Ces « valeurs » leur plaisent-elles ?

Beaucoup de Français attachés aux valeurs traditionnelles considèrent que la Russie d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la Russie soviétique et que Vladimir Poutine est un leader conservateur sur le plan des valeurs.

C’est en tout cas l’opinion d’une partie des sympathisants de droite français.

Comment pouvez-vous leur expliquer que les Ukrainiens préfèrent se rapprocher de ces nouvelles valeurs, très fluctuantes, pour ne pas dire délirantes et suicidaires, de l’Europe occidentale plutôt que de rester proches de la Russie orthodoxe qui défend les chrétiens face aux islamistes et à l’extrême-gauche LGBT ?

En Pologne aussi, il y a des aspects de l’Union européenne qui nous déplaisent. Quand je dis « nous », je pense bien sûr à la droite et au centre-droit.

Néanmoins nous voyons ces dérives comme une certaine déformation de l’idéal européen, qui s’appuyait au départ sur les valeurs chrétiennes.

Toute cette idéologie LGBT et cette idéologie du genre nous semblent être une forme d’extrémisme et, espérons-le, une simple folie passagère qui cherche à gagner du terrain à Bruxelles.

Mais nous pensons encore que cette mode passera, que l’Europe ne se coupera pas définitivement de ses valeurs chrétiennes.


Quant aux Ukrainiens, ils ont une vision très idéalisée de l’Europe.

Ce vers quoi ils tendent, ce au nom de quoi ils protestent, c’est justement cet idéal à l’origine de la construction européenne.

Étant dans l’UE depuis 9 ans, nous savons maintenant en Pologne que la réalité est assez différente, que Bruxelles est le théâtre d’un affrontement entre différentes valeurs, différentes forces et différentes influences, et qu’il faut s’y battre pour défendre ses intérêts nationaux mais aussi ses valeurs.

Et donc nous Polonais, nous n’avons plus cette vision idéalisée de l’Union européenne que semblent encore avoir les Ukrainiens. Elle est pour eux ce qu’elle était pour nous il y a 20 ans ou même à l’époque communiste.

C’était cet Occident idéalisé qui n’était pour nous que libertés politiques et démocratie, prospérité et liberté économique.

De même aujourd’hui les Ukrainiens ont l’impression que le drapeau européen avec ses douze étoiles est un symbole qui va régler tous leurs problèmes.

Quant à votre question sur la Russie, si ce que vous dites à propos d’une partie de la droite française est vrai, alors c’est qu’ils ont, eux, une vision très idéalisée de la Russie.

La Russie est gouvernée de manière bien plus despotique et bien moins démocratique que l’Ukraine. C’est un pays où sont violés de manière notoire tous les droits humains fondamentaux et toutes les libertés fondamentales.

C’est aussi le pays avec le plus grand nombre d’avortements au monde par rapport au nombre d’habitants. Par conséquent, prétendre qu’il s’agirait d’un pays orthodoxe où sont respectées les valeurs chrétiennes, c’est se faire des illusions.

Ces illusions sont d’ailleurs en partie le fruit de la propagande de Moscou, dont nous faisons aussi l’expérience en Pologne.

L’Église orthodoxe russe est très dépendante du pouvoir et elle le sert étroitement. Le service étranger du patriarcat de Moscou est depuis l’époque de Staline, et aujourd’hui encore, un des canaux de la propagande russe.

Souvenons-nous que les liens entre les services spéciaux russes et les hiérarques de l’Église sont en Russie très étroits.


La vision idéalisée de la Russie chez certains Français, cette vision que vous décrivez dans votre dernière question, est encore plus naïve que la vision de l’Union européenne chez les manifestants ukrainiens de la place de l’Indépendance à Kiev.

Lire aussi :
> Manifestations en Ukraine : un point de vue ukraini
en

1. Artur Dmochowski est journaliste au quotidien et hebdomadaire conservateur « Gazeta Polska » et auteur d’ouvrages sur la politique internationale.

Né en 1959 à Cracovie, il est diplômé d’histoire de l’Université Jagellonne de Cracovie. En 1977 il a participé aux manifestations après la mort de l’étudiant Stanislaw Pyjas assassiné par les services de sécurité.

Membre actif de Solidarnosc dans les années 80, il a pris part à différentes publications du syndicat d’opposition et aux grèves de 1981 et 1988. Arrêté et interrogé à de nombreuses reprises par les autorités communistes, il est devenu directeur de la rédaction de l’antenne régionale de la télévision publique à Cracovie au moment du changement de régime, puis a travaillé pour différentes rédactions.

Conseiller du ministre des Affaires étrangères en 1993-96, puis représentant de la Pologne dans le cadre de la mission de la CSCE en Géorgie en 1994 et de la mission de l’OSCE en Bosnie-Herzégovine en 1996.

En 2006, Artur Dmochowski a présidé à la création de la chaîne historique de la télévision publique polonaise TVP Historia et a été le premier directeur de la nouvelle chaîne avant d’être remercié avec la première vague de nettoyage politique au sein des médias publics qui a suivi l’arrivée de Donald Tusk au pouvoir.

Artur Dmochowski est aussi, entre autres, co-auteur, avec le reporter Mariusz Pilis, du film documentaire « Lettre de Pologne » tourné pour la télévision publique hollandaise et du livre publié sous le même titre.

Il s’agissait du premier film polonais sur la tragédie de Smolensk.

Dans le mensuel Nouvelles de France d’avril 2012, Artur Dmochowski s’exprimait sur le crash de Smolensk dans une interview intitulée « La tragédie de Smolensk, un attentat russe ».

Depuis le début des manifestations en Ukraine, il est fréquemment invité à s’exprimer sur le sujet sur le plateau de la télévision polonaise d’information en continu Telewizja Republika, une nouvelle chaîne de télévision à sensibilité conservatrice et chrétienne diffusée sur Internet et sur les principaux réseaux câblés.

Source et publication: http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/07-12-2013/artur-dmochowski-cest-lue-porte-responsabilite-du-fiasco-negociations-lukraine-pas-president-ianoukovytch

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 18:15

Innovation : le coup de gueule d'un serial entrepreneur

Le Point.fr - Publié le 06/12/2013 à 20:08 - Modifié le 07/12/2013 à 10:17

Éric Carreel, créateur de Withings, regrette le peu d'intérêt des élites françaises pour les produits et la production en France.

Une erreur stratégique !

Par GUILLAUME GRALLET

À la une du Point.fr

Invité d'honneur de l'observatoire Netexplo à l'occasion de la présentation du livre Voyage dans la société numérique qui rassemble une série d'innovations radicales, Eric Carreel est revenu cette semaine à l'Unesco sur son parcours d'entrepreneur.

Aujourd'hui à la tête de trois entreprises, Withings (balances connectées), Sculpteo (impression 3D) ou encore Invoxia (terminaux de téléphonie fixe), cet entrepreneur de 54 ans vient d'être nommé à la tête d'une mission gouvernementale sur les objets connectés.

Devant l'assistance, il a expliqué : "Beaucoup me demandent ce qu'est innover. Prenez l'exemple de la balance connectée.

Des tas de personnes avaient l'idée avant moi.

Mais, avec Cédric Hutchings, nous sommes tout simplement ceux qui ont osé se lancer dans l'aventure.

Dans quelques années, vous verrez, nos petits enfants ne comprendront pas comment on a pu vivre un jour avec des balances non connectées. (...) En effet, innover, c'est aller de l'avant, parfois tomber et se relever comme on apprend à marcher. Quitte à changer de modèle plusieurs fois : c'est ce que l'on appelle pivoter, et il faut avoir l'agilité pour le faire à tout moment."

Chez Thomson, "une expérience douloureuse"

Pourtant, ce serial entrepreneur a aussi connu la vie dans un grand groupe. Ce fut le cas de 2005 à 2008, lorsqu'il a rejoint Thomson, à qui il avait revendu sa pépite Inventel. Il y occupe alors le poste du directeur technique de la division des produits domestiques du nouvel ensemble. Un beau poste, certes, mais qui ne le rend pas heureux.

"Ce fut une expérience douloureuse. Non seulement je n'aimais pas les réunions à répétition, mais la hiérarchie ne faisait rien pour encourager l'innovation", explique-t-il.

D'ailleurs, Eric Carreel ne tiendra pas dix-huit mois, lassé de "la consanguinité des conseils d'administration, où les entrepreneurs n'ont pas leur mot à dire".

Eric Carreel explique alors : "Je me souviens très bien, j'expliquais aux dirigeants de Thomson qu'un P-DG d'une entreprise technologique doit être à même de faire lui-même la démonstration d'un produit.

Cela permet de répondre du tac au tac à ses clients et partenaires. C'était d'ailleurs le cas de Steve Jobs, et aujourd'hui de Larry Page chez Google" explique-t-il, avant de poursuivre : "Or, bien souvent, à l'époque, on m'expliquait que cette tâche revenait au directeur technique."

Cette vision est d'ailleurs proche de celle de Steven Levy, auteur de L'éthique des hackers (éditions Globe), qui explique que les plus bidouilleurs peuvent être à l'origine des plus belles aventures.

Une erreur stratégique : l'entreprise sans usine

Il se trouve qu'au cours des dix dernières années, les géants de l'électronique française, d'Alcatel à Thomson, ont singulièrement réduit leur activité de production en France. C'était la mode de l'entreprise sans usine : on estimait alors qu'il serait possible de garder la recherche en France en assurant la production à l'autre bout du monde. Mauvaise pioche !

Car, comme l'a prouvé le succès ultérieur de Samsung qui a conservé l'essentiel de ses usines en Corée du Sud, on n'innove jamais aussi bien que si on garde le contrôle de la production.

La recherche appliquée permet en effet d'interagir directement avec le produit.

D'ailleurs, aujourd'hui, Eric Carreel rêverait de produire en France.

"Aujourd'hui, et cela est dommage, l'appareil productif est cassé, il y a des briques à reconstruire, dans le domaine mécanique comme dans l'assemblage", détaille-t-il.

Eric Carreel est aujourd'hui en pourparlers pour produire une partie des dalles de ses balances dans l'Hexagone.

Éric Careel est ingénieur et entrepreneur.Un profil trop peu reconnu en France.​

http://www.lepoint.fr/technologie/innovation-le-coup-de-gueule-d-un-serial-entrepreneur-06-12-2013-1765722_58.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20131207

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 17:56

Gagny : assassiné de deux balles dans le dos, trois suspects qui n’aiment pas les sous-chiens sous les verrous

Posted On 07 déc 2013

By : Dreuz Info

Trois jeunes hommes de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont été écroués ce mercredi, quatre jours après l’assassinat d’un habitant de Gagny, en début de week-end. La victime, également originaire de La Courneuve, venait de s’installer à Gagny depuis deux mois.

C’est dans son nouveau pavillon que l’homme a été tué de deux balles dans le dos, dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit.

La police a pu rapidement prévenir les secours puisque la victime avait eu le temps d’appeler le 17.

Elle a succombé à ses blessures un peu plus tard à l’hôpital mais dans un dernier soupir, a pu donner le prénom de son tueur et la voiture dans laquelle il roulait, une Scenic blanche.

Des policiers de la Brigade anti-criminalité de La Courneuve sont tombés sur une Scenic blanche ce soir-là, dont le conducteur portait le fameux prénom.

Il avait les mains tâchées de sang et ses sièges étaient protégés par des sacs poubelles. Cette arrestation a été un tournant décisif dans l’enquête, ensuite confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Deux autres hommes, d’une vingtaine d’années, ont été arrêtés dans la foulée et déférés devant un juge d’instruction mercredi.

Tous les trois ont été placés en détention provisoire pour assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime et infraction à la législation sur les armes.

Le mobile de l’expédition meurtrière reste encore flou.

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/gagny-trois-suspects-sous-les-verrous-apres-l-assassinat-04-12-2013-3376935.php

- See more at: http://www.dreuz.info/2013/12/gagny-assassine-de-deux-balles-dans-le-dos-trois-suspects-qui-naiment-pas-les-sous-chiens-sous-les-verrous/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29#sthash.3JEGk2Zy.dpuf

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 17:44

Révolution fiscale ou esquive politique ?

Tous s’accordent sur la nécessité d’une remise à plat des prélèvements obligatoires. Ils sont aujourd’hui perçus à juste titre comme excessifs, d’autant plus qu’ils sont iniques et incompréhensibles.

Une révolution fiscale et sociale consisterait à remédier à tous ces maux par une baisse des charges, une simplification du système et plus de transparence et d’équité au titre des prélèvements obligatoires, ceux-ci devant être mieux répartis dans les rouages sociaux.

Les espoirs à cet égard sont sans doute vains.

Sommaire

>La baisse des charges improbable

>La simplicité impossible ?

>Transparence et équité

La baisse des charges improbable

D’emblée, le Premier ministre a prévenu que la réforme, si elle se fait, se fera à prélèvements constants. Il marque là son refus idéologique de la réalité économique, dont il ressort déjà que le poids des charges fiscales et sociales est si élevé, que toute augmentation nouvelle tendrait à en décroitre le rendement. C’est ce que dit de manière technique le projet de loi de finances pour 2014 : « les élasticités très inférieures à l’unité viennent diminuer le rendement des recettes publiques de 0,4 point du PIB ». Il faudrait donc à, l’inverse, réduire ce niveau de pression sur les contribuables et les cotisants, afin de libérer leur envie de travailler et de créer, et de leur permettre ainsi de concourir à la croissance économique. De tout cela le secteur public profiterait lui-même par l’augmentation du produit de l’impôt sur une assiette élargie.
Mais le pire est ailleurs, car le maintien de prélèvements insupportables favorise la multiplication des niches fiscales qui constituent le- moyen- d’acheter la paix sociale à moindre prix, en accordant à ceux qui crient le plus fort de menus avantages destinés à calmer leurs ardeurs de contestatair
es.

La simplicité impossible ?

Certes la complexité des organisations sociales et fiscales est liée aux rouages infiniment compliqués de nos sociétés occidentales avancées. Mais au-delà d’un certain niveau de complexité, l’efficacité du système tend aussi à décroitre ; c’est ainsi qu’à force de vouloir prendre en compte les situations particulières, l’équité du système est remise en cause.

C’est précisément l’avantage de l’impôt proportionnel, la flat tax, qui consiste à rendre l’impôt plus simple et plus acceptable, lorsque son taux reste raisonnable comme dans la trentaine de pays qui pratique un taux unique, ou quasi unique, de 10 à 25% selon les cas. Et lorsque de surcroit le taux est identique pour l’impôt sur les sociétés et la TVA, la simplicité devient telle, qu’elle évite les fraudes, favorise le paiement de leur charge fiscale par les contribuables et diminue considérablement le nombre nécessaire d’agents du fisc, - donc le coût de la collecte.

L’IREF a chiffré, à titre d’exemple, le fait qu’avec un taux de 2% pour un revenu de 8 000€ par an, afin que chacun soit soumis à l’impôt, et 15% au-delà, le produit de l’impôt sur le revenu serait supérieur à son montant actuel. Cela, sans compter le produit supplémentaire qui, dans ce cas, pourrait provenir de la suppression de toutes les niches ; celles-ci représentant au minimum 100 milliards par an et même, d’après le Président de la commission des Finances du Sénat, jusqu’à 230 milliards par an.

Transparence et équité

Mais serons-nous prêts à aller dans le sens qui conduirait à supprimer tous les petits avantages que se sont construits au fil du temps toutes les professions, tous les groupes de pression, tous les intérêts catégoriels, au détriment des autres, - de telle façon que le classes sociales elle(s)-même(s) sont devenue(s) difficiles à définir (?). Car au-delà de la fiscalité et de ses prélèvements sociaux, la France a besoin d’un grand nettoyage et de plus de transparence. Ce serait ainsi l’occasion de remettre en cause tous ceux qui cherchent indument à profiter du système :

• les syndicats patronaux et salariés, qui veulent garder le monopole de la désignation des mutuelles au détriment de la liberté des employés ; et qui s’accrochent à la conservation d’institutions paritaires désuètes pour -vivre sur ces organismes, qui embauchent leurs salariés et payent des jetons de présence à leurs élus ;
• les avocats qui utilisent les fonds de leurs clients, sans le leur dire, pour les placer dans des caisses professionnelles, les CARPA, qui rémunèrent les barreaux au détriment des clients ;
• les médecins qui ne payent pas les mêmes cotisations sociales que les autres, comme si les notaires devaient payer moins de droit d’enregistrement ;
• et les notaires, précisément, qui bénéficient d’un droit inouï, consistant à déclarer leurs recettes de décembre au titre de l’année suivante, afin de bénéficier d’un décalage d’une année d’imposition ;
• Les SAFER qui monnayent leurs interventions, en profitant de cette arme fatale qu’est la préemption, dont elles ne disposent que pour se faire de l’argent ;
• les conducteurs de TGV qui bénéficient d’une retraite à 50 ans et qui ont autant de peine à travailler 35 heures par semaine que les contrôleurs aériens. (Pour ces derniers on compte un temps de travail réglementaire de trente-deux heures par semaine, avec huit heures de pause et cinquante-six jours de congés par an, sans compter leur retraite avant 60 ans, - majorée d’une prime de 1200€) ;
• et - les autres qui désormais vont revendiquer l’octroi d’une retraite précoce au nom de la pénibilité, comme si tous les travaux n’étaient p
as pénibles !

Et cætera et cætera …. Mais oserons-nous vraiment faire cette remise à plat, qui permettrait d’alléger le fardeau des charges collectives qui pèsent indument sur les personnes privées !?

La révolution fiscale qui nous est annoncée n’est sans doute qu’une esquive politique, un moyen illégitime de faire durer un peu plus longtemps le gouvernement aux abois.

C’est pourtant celle qu’il faudrait engager pour remettre la France sur ses pieds !

Source et publication: http://fr.irefeurope.org/Revolution-fiscale-ou-esquive-politique,a2696

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 16:50

Aurelien Petit Dessaux.

Dans quelques années avec du recul , définition du marinisme : Le marinisme est un courant politique apparu en 2010 avec l' ascension de Marine Le Pen a la tête du FN .

Dès sa création , le marinisme a toujours été ambigu .

En effet , les cadres se revendiquant du marinisme entendent combattre un système alors que ce qui différencie leurs idées du système tend à disparaître .

La volonté de rassemblement , d' unité nationale a toujours fait parti des priorités des dirigeants , reste à savoir qui , car le marinisme se définit comme étant ni de droite , ni de gauche , ni nationaliste , ni mondialiste , ni libéral , ni conservateur , ni européiste , ni anti- communiste .

L' objectif avéré est l' accession au pouvoir de Marine Le Pen , pour y parvenir , elle a l' audace de s' opposer au système en cherchant coûte que coûte à bien figurer devant celui ci et en copiant ce qu' elle considère être ses adversaires .

Le sens profond de l' engagement politique d' un mariniste est simple , essayer de faire fonctionner ce qui a par le passé été un échec lorsque les socialistes , républicains de droite , centristes , communistes étaient au pouvoir , vous gardez les mêmes idéologies , les mêmes grands principes mais vous y mettez la lumière Marine .

Respecter les valeurs de la république ,un programme économique proche du socialisme et un euroscepticisme néo gaulliste qui préconise un pseudo patriotisme et une indépendance nationale voilà les priorités .

Le marinisme use d'un argumentaire tout droit sorti des loges maçonniques et il est très conforme à la pensée des intellectuels juifs pour lutter contre l' islamisation .

Malgré tout , un musulman qui respecte la république est le symbole d' une intégration réussie , d' ailleurs, les marinistes ne voient aucun inconvénient à les mètrent en avant dans leur grand parti .

En fait , être mariniste , c'est avant tout être visionnaire , mais aussi assez pessimiste .

C'est croire que la France est condamnée si Marine n' accède pas le plus rapidement au pouvoir .

Accéder au pouvoir , oui , pour appliquer une politique d'union nationale avec toutes les sensibilités et membres des gouvernements qui ont amenés la France dans l' état qu' elle est ?

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