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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:18

Droit au logement : les immigrés clandestins vont pouvoir l’exiger, merci Cécile Duflot

Posted On 08 déc 2013

By : Hervé Roubaix

C’est par un amendement « adopté en catimini », le 14 octobre, au Sénat, sur proposition de l’écologiste Aline Archimbaud, que le projet de loi de Cécile Duflot pour l’accès au logement (Alur) permettra aux clandestins non européens d’imposer à la France de leur procurer un logement.

Le député UMP du Loiret Claude de Ganay a levé le lièvre, révèle Valeurs actuelles1, de ce qui constitue « une bombe économique et sociale » .

Le coup de grâce porté à une France économiquement à terre

Bombe économique et sociale, le député est largement en dessous de la réalité, et il serait plus juste de parler de coup de grâce porté à une France économiquement à terre.

Car cette loi aspirateur de toute la misère du monde pointe vers l’accord historique que l’Europe signe avec la Turquie le 16 décembre prochain2 et qui supprime l’obligation de visa pour les citoyens turques qui veulent se rendre en France.


La Commissaire européenne aux affaires intérieures, la suédoise Cecilia Malmstrom, et le Commissaire européen pour l’élargissement de l’Europe, le tchèque Stefan Fule, signataires, ont même décidé de ne rien voir, ne rien dire et ne rien entendre quand la Turquie a décidé de faire une déclaration solennelle selon laquelle sa signature n’est pas une reconnaissance de la République de Chypre. On sent les Etats Européens soutenus par leurs représentant
s.

Mais le plus terrible, c’est bien entendu que les Africains ne restent pas non plus là à se sucer le pouce, et ils suivent la législation française de près.

Le site senegalaisement.com, par exemple, s’est fait une spécialité d’informer ses concitoyens des failles du système français qui permettent de rejoindre l’eldorado de la vie en rose financée par les impôts des Français qui s’épuisent au travail.

Ainsi, peut-on lire sur le site sénégalais que Senegalaisement.com 3 présente depuis 2006 « les tendances et bons plans « émigration »", car, dit-il « le contexte électoral français [est] favorable » (sic)

Exemple, la « grande tendance 2012″ était de devenir « un père putatif…comme une source de revenus à part entière ». « Il s’agit pour un Sénégalais ayant obtenu la nationalité française de reconnaitre qu’il est le père d’un enfant né ou à naître d’une sénégalaise présente sur le sol français (en situation régulière ou irrégulière) ou restée au Sénégal…Il faut évidemment multiplier autant que possible cette activité si l’on souhaite en faire sa principale source de revenus. »

Résultat, conclut le site sénégalais : « des dizaines de milliers d’euros et des papiers qui vous permettront d’envisager l’avenir avec optimisme. »

Ils ne rêvaient plus que du logement, Cécile Duflot l’a fait.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

1 valeursactuelles.com/droit-opposable-au-logement-immigrés-clandestins-pourront
2 www.hurriyetdailynews.com/turkey-and-eu-agree-to-sign-historic-visa-deal
3 çsenegalaisement.com/senegal/comment_emigrer_en_fr
ance

- See more at: http://www.dreuz.info/2013/12/droit-au-logement-les-immigres-clandestins-vont-pouvoir-lexiger-merci-cecile-duflot/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29#sthash.Yvs0eKyl.dpuf

Savez-vous qu' actuellement, la ville de Saint -Malo organise tous les jours des transports GRATUITS, allez-retour, en car vers Rennes, pour les personnes étrangères, sans emploi et sans domicile, et que celles-ci sont également hébergées, GRATUITEMENT, dans 2 hôtels de notre ville.

Ne cherchez plus où vont vos impôts!!!

Et quand on demande une explication, on nous répond que ce sont les associations qui financent.

Mais qui financent ces associations????

Braves petits moutons que nous sommes! Et naïfs en plus !

Merci Chantal pour l' info!

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:00

Les journalistes en prennent plein les dents et n'osent pas répondre à sa question, qui fait mouche.


VOIR LA VIDEO SUR : http://www.francetvinfo.fr/dupont-aignan- provoque-un-esclandre-sur-canal_83611.html


David PUJADAS ………….. (environ)………240 000 €

Laurence FERRARI ……….(environ)………500 000 €

Michel APATHIE……… ... (environ)………500 000 €

Alain DUHAMEL ……… ...(environ)………240 000 €

Claire CHAZAL…Hors concours (environ)….900 000 €

Sans oublier...Marie DRUCKER.....Laurent DELAHOUSE....et les autres...

Tous ces journalistes se gardent bien de parler de leurs avantages fiscaux.

Au-delà de 3 mois de présence les journalistes ont droit à la totalité de la rémunération mensuelle pendant 3 mois, ils ont demandé à François HOLLANDEde porter la durée à 6 mois.

Les journalistes en service, victimes d’accidents du travail, de trajet ou atteints de maladie professionnelle contractée à l’occasion de leur travail, conservent pour tous les arrêts reconnus par la sécurité sociale comme directement liés à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle, l’intégralité de leur rémunération dans la limite de 2 ans.


Ils ont demandé de pousser à 4 ans.

En cas d’incapacité permanente –partielle telle qu’elle est reconnue par la sécurité sociale, le journaliste a droit à une PRIORITE DE RECLASSEMENT dans une fonction compatible avec son état physique, avec maintien de tous ses droits (y compris la déduction fiscale), notamment en matière de salaire.


A compter de la date de leur engagement, les journalistes atteints d’une affection de longue durée reconnue par la sécurité sociale entraînant momentanément une incapacité totale d’exercer leur fonction, conservent pendant les trois premières années l’intégralité de leur salaire et les avantages fiscaux.

Ils ont demandé à François HOLLANDE de porter à 5 ans.

Au cours de la dernière campagne présidentielle :

Les journalistes ont plutôt fait l’apogée de F.-Hollande.

En France tous les salariés sont exonérés de 10 % sur les revenus.

En France tous les journalistes sont exonérés depuis 1934 d’une réduction supplémentaire de 30 % (avec un plafond) qui s’additionne aux 10 %.

En 1996, un premier ministre a osé tirer un trait sur certaines niches !

Une profession va particulièrement se plaindre « LES JOURNALISTES ».Alain LAMBERT ex-rapporteur du budget au Sénat se souvient : « De la hargne de journalistes et de la trouille des politiques ».

Le premier ministre de l’époque avait tenu bon, mais avait offert une première concession à la profession :

La création d’un fonds budgétaire pour compenser la hausse d’impôt que subiront les journalistes.

Parallèlement, les négociations étaient engagées avec les syndicats.

Elles aboutiront sous JOSPIN, il est décidé : De rétablir l’avantage fiscal, sous forme un peu plus juste !!!!!

Au lieu de 30 % les journalistes pourront dorénavant retirer soit 7 650 € (50 000 frs de l’époque) de leurs revenus (mesure unique pour les journalistes – et les autres Français ---RIEN---).

Avant les primaires socialistes :

Les syndicats ont demandé à François HOLLANDE de rétablir les 30% d’abattement,42.500journalistes bénéficieront de cet avantage.

Quand on pense que le gouvernement a défiscalisé les heures supplémentaires pour les ouvriers et employés !...

Savez-vous que des proches des journalistes, (qui ne sont pas journalistes) se déclarent journalistes sans carte de presse.

Et maintenant des journalistes de l’audiovisuel ont demandé un abattement supplémentaire de 10 % pour des frais esthétiques !!!

Mesdames, Messieurs les journalistes :

Parlez aussi de vos privilèges au JT de 20 heures !

Merci Serge B.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:03

La mise en place

de la fausse gauche culturelle

Des chrétiens de gauche à la « culture culturelle »

Un nouveau militantisme

Un type de militantisme inédit apparait à la « libération ».

Plus ou moins issu de la « résistance », comme tout ce qui s’invente alors, il est aux antipodes du militantisme franc et « rationaliste » du Parti communiste ou de l’adhésion sincère et joyeuse aux mouvements d’Action catholique.

C’est un militantisme extrêmement élitiste et conscient de l’être, bavard, affété, volontariste, donneur de leçons, moralisateur en diable, bien peu rationnel, un militantisme du libre examen qui initie à l’art d’éluder ou d’entortiller les vraies questions, un militantisme qui n’aime pas les hommes aux vertus simples, un militantisme qui sait brasser du vent jusqu’à ce que l’on oublie l’existence d’une réalité politique et sociale : méthodes promises à un bel avenir.

On aura reconnu

-d’une part le christianisme social et les « chrétiens de gauche » ayant pris leur autonomie ;

-d’autre part certains petits mouvements « socialistes » affectés et extrêmement ambitieux.

Sous deux étiquettes différentes, on a création d’une mouvance d’ensemble. Reconstituer l’histoire détaillée de cette mouvance conduirait à étudier et situer une multitude de petits mouvements très actifs, aux dénominations d’ailleurs changeantes et trompeuses.

Je ne peux ici qu’évoquer l’ensemble de la mouvance et son résultat : l’invention d’une nouvelle forme d’intervention politique.

Ici, donc, une bourgeoisie émergente fabrique ou plutôt fait fabriquer ses intellectuels, ses clercs, son personnel politique.

Le recrutement mord largement dans les rangs de l’Eglise. Les idées qui vont être développées dans ces sphères ont conquis entre 1945 et 1980 une bonne moitié des jeunes prêtres français si l’on en croit les enquêtes de sociologie politique. Ils deviendront les porte-paroles inconscients de la bourgeoisie la plus faisandée.

Un nouveau personnel politique

On a donc l’invention quasi secrète d’un mode de militantisme politique nouveau dont les produits paraitront au grand jour quelques années plus tard. Des militants auront acquis une longue pratique commune de l’art du consensus, de l’art d’éluder et d’écarter la réalité sociale, de l’art d’éliminer les gêneurs, c’est-à-dire les pauvres et aussi les naïfs qui seraient bien capables de viser à autre chose qu’au maintien d’une immense chape d’hypocrisie dissimulant des intérêts de caste : c’est essentiellement par la formation et l’entretien de consensus veules et onctueux, confusionnistes, entre initiés de même obédience que le personnel politique du nouveau capitalisme obéira à ses commanditaires.

L’obédience ? Disons un moralisme confusionniste très dégradé et malléable se pliant à toutes les exigences du marché.

C’est un personnel politique très différent de celui de la république parlementaire qui est formé.

Une osmose entre les chrétiens de gauche, la fausse gauche et le capitalisme culturel

Les militants de certains mouvements d’Action catholique venus doubler le « christianisme de paroisse » vont développer des types d’intervention dans le monde qui ne sont issus ni de la doctrine sociale de l’Eglise ni d’une politique doctrinale cohérente et réfléchie.

Ils agissent dans l’espace qui leur est socialement concédé, quelque part entre le sérieux des luttes de la classe ouvrière et le sérieux de la préservation des intérêts dynastiques de la bourgeoisie la plus traditionnelle.

C’est dans ces sphères confusionnistes que vont s’inventer des modes de fonctionnement mentaux para-politiques ou pseudo-politiques qui ne pourront que réjouir certaines gens de gros argent en pleine ascension puisque toute pratique politique consistante et sérieuse se trouve d’emblée invalidée et exclue de ces réseaux.

La grande bourgeoisie en cours de mondialisation va disposer là d’un stock permanent de petits bourgeois activistes politiquement non conscients mais bardés de discours éthiques aussi creux que prétentieux, versions très dégradées et très édulcorées de la pensée et de la morale catholiques.

Au gré des besoins, ces petits bourgeois goberont sans broncher le tiers-mondisme, le mythe de l’inexistence de différences dans l’ordre intellectuel et affectif entre les races humaines comme fait scientifique acquis, l’égalité morale des cultures et ainsi de suite, tout le fatras idéologique confusionniste dirigé contre l’Europe civilisée.

Ils deviendront des militants « politiques » directement formés et téléguidés par le capitalisme mondialisé le plus âpre, qui saura d’ailleurs les récompenser : par une culture aliénante qui viendra à la fois égayer et redoubler leur domestication.

Entre les chrétiens de gauche, la fausse gauche et le capitalisme culturel, l’osmose est parfaite.

Il conviendrait de faire à ce sujet une étude systématique, J’illustre seulement par quelques traits rapides.

Les chrétiens de gauche moralisateurs et zélateurs vont intimider, faire taire et finalement, chasser les très rares militants populaires égarés dans les rangs de la fausse gauche.

C’est tout à fait artificieusement qu’ils vont aborder les problèmes économiques (parlottes sur l’autogestion et autres fariboles, la lecture de traités d’économie étant un petit peu fatigante). Ils vont ajouter un peu de flou et de nauséeux dans les « débats » et les « programmes ».

Ayant pris de l’assurance en passant à la « politique », ils courront voir leurs curés et leurs évêques avec plein d’idées nouvelles et généreuses à mettre en œuvre : très exactement celles du capitalisme à son stade mondialiste culturel.

On aboutira très à l’Eglise néo-bourgeoise, celle qui se pâmera devant les embryons et les cellules embryonnaires et qui adulera l’art contemporain.

Cette Eglise qui aime tant « la vie » embryonnaire toisera, jugera et méprisera les braves gens qui, eux, savent ce qu’est la vraie vie sensible et souvent malheureuse, celle des hommes et des bêtes.

Très vite, ce sera la fin du catholicisme populaire et l’Eglise scientiste et arty deviendra un adversaire cruel et redoutable pour le petit peuple français.

Réseaux soudés, aplomb, à propos dans l’infiltration et le noyautage, hypocrisie consommée et pharisaïsme rassis, ces jeunes vieillards vont attendre leur heure dans l’ombre avant de participer à l’extraordinaire pillage de 1981.

Un état mental anté-doctrinal et anté-politique

Ces militants prédestinés devaient permettre aux grands anonymes de se débarrasser définitivement des deux grands obstacles à l’installation du néo-capitalisme : la fraction nationaliste résiduelle de la vieille bourgeoisie française et les classes populaires organisées, essentiellement par les mouvements d’Action catholique, le catholicisme social et le Parti communiste.

Catholiques et communistes : étrange association dans la désignation des adversaires à éliminer me dira-t-on ! Je maintiens. C’est un point capital.

Je m’explique

On ne peut pas comprendre vraiment l’histoire récente si l’on refuse de considérer qu’il a été inventé sur mesures une fausse gauche n’ayant rien à voir avec la tradition de critique sociale qui fut au fondement du mouvement socialiste dès le XIXe siècle. Et si l’on refuse de considérer qu’elle a été lâchée contre tous les types de militantisme et de sociabilité traditionnels ou populaires, catholiques et communistes.

Ce sont bien des types de sociabilité, des modes de pensée qu’il fallait poursuivre et éradiquer.

Les sociologues ont remarqué depuis longtemps que c’est le même type de militantisme, au sens des dispositions mentales générales requises pour l’exercer : sérieux, continuité, solidarité, ascétisme, qui affleurait dans l’Action catholique et dans le militantisme communiste.

Les conceptions du monde sont antinomiques, objectera-t-on : mais, précisément la gauche culturelle est fabriquée pour invalider l’esprit humain bien en-deçà des possibilités d’exercer un choix fondé entre des conceptions du monde cohérentes.

La gauche culturelle est chargée d’entraver le développement de l’esprit humain de manière à rendre impossible une réflexion politique autorisant un engagement réfléchi quel qu’il soit.

Elle intervient avant le développement d’un sens politique de manière à interdire son émergence, elle maintient les hommes dans un état mental anté-doctrinal, anté-politique et c’est là le spécifique de sa fonction.

J’illustre cette idée que je crois donc capitale par une image : avant l’ère culturelle, on aurait pu dire que les différents partis ou groupes politiques chantaient plus ou moins juste.

La gauche culturelle ne chante pas juste ou faux, elle ne chante pas du tout et surtout elle ne supporte pas que d’autres puissent chanter.

Mais la gauche culturelle n’est pas obscurantiste, elle est opposée à la peine de mort et à la torture : elle ne va ni exécuter les chanteurs potentiels, ni leur arracher la langue, elle va seulement entraver leur développement mental, les maintenir à l’état d’ahuris culturels.

C’est son métier, sa fonction, elle est là pour ça, uniquement pour ça. D’ailleurs elle ne saurait rien faire d’autre.

En résumé, dans le catholicisme social originel, intransigeant comme au Parti communiste, on trouvait des braves gens qui essayaient de comprendre des doctrines difficiles et tendanciellement rationnelles ; chez les « chrétiens de gauche » et dans la gauche culturelle, on trouve essentiellement des petites pestes hystériques et perverses desquelles le bavardage est chargé de décourager toute tentative de pensée politique organisée et rationnelle.

Une élite politico-mondaine contre les vivants

Le capitalisme culturel mondialisé a fabriqué une structure sociale, une « élite politico-mondaine » et ses petits pédagogues, parallèle aux pouvoirs et élites en place, et totalement contradictoire avec ceux-ci.

La confrontation ne pouvait être qu’un duel à mort entre les vivants et les sophistes suréquipés en ratiocination spécieuse et en hypocrisie pleurnicharde : effectivement la droite parlementaire s’est trouvée ridiculisée par son « inculture » et son goût old school et le Parti communiste a été carrément éradiqué.

Pour le crétinisme culturel, la voie est devenue libre.

Le capitalisme mondialiste a offert à des sots triés sur le volet d’abord une solide formation à la sophistique et au vide mental, ensuite les postes clefs de l’Etat en échange de leur participation à la mise en place d’un Etat culturel hégémonique.

Participation à laquelle précisément leur solide formation à la sophistique et au vide mental les préparait on ne peut mieux.

La vie intellectuelle et spirituelle anéantie

Nul n’était politiquement formé pour s’opposer à la révolution culturelle fomentée par le néo-capitalisme : une droite parlementaire tatillonne, obnubilée par les sempiternelles geignardises de son électorat archéo-bourgeois « libéral » étriqué, égoïste et mesquin, ne pouvait développer des stratégies culturelles permettant de prévenir ou de limiter la catastrophe ; le parti communiste refusait de sortir de ses analyses économistes pour apercevoir l’horreur culturelle qui se profilait à l’horizon ; la contre-révolution avait été mise hors d’état de combattre par l’épuration.

Le danger a été perçu par quelques isolés, marxistes conséquents d’une part, contre-révolutionnaires d’autre part.

Lorsque ce pouvoir fondamentalement « culturel » apparaîtra à visage découvert en 1981, après des années d’incubation discrète, il ne trouvera en face de lui aucun adversaire équipé pour lui résister.

En quelques années, la vie intellectuelle et spirituelle va se trouver anéantie.

Merci à Jacques-Yves Rossignol

décembre 2013

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:44

"Aujourd'hui, 9 novembre les mères veilleuses s'étaient donné RV au champs de mars à midi pour aller remettre toutes ensemble une lettre à Mme Bertinotti, au ministère de la famille (55 rue St Dominique)

Vers 13h, la centaine de mères veilleuses, dont des femmes enceintes, des jeunes mamans avec nourrisson, des mamans, des grands mères, se sont mise en route en longeant le champs de Mars, puis ont emprunté la rue St Dominique, toujours pacifiquement, sur le trottoir pour ne pas gêner la circulation. au niveau du 72 rue St Dominique (juste avant l'avenue de la Tour Maubourg), une Cie de CRS a foncé sur nous, bousculant une poussette avec un enfant dedans, nous bloquant le passage et ne nous donnant comme autre solution que de déborder sur la voie publique.

Privées de liberté nous avons décidé de faire un sit-in, en commençant d'âpres négociations avec le commissaire qui a mis 3/4 d'heures à venir.

Petit clin d'oeil du Ciel, nous étions parquées devant la boulangerie du Moulin de la Vierge et avons pu envoyer en délégation des anges gardiens qui nous ont rapportées des sandwichs.

Au bout d'une heure et demi le commissaire a commencé à relâcher qq mères veilleuses qui ont continué leur chemin vers le ministère.

Rattrapées par les CRS, l'un deux m'a fait un croche pâte en me projetant au sol, tout en déclarant que j'étais tombée toute seule.

Malheureusement pour lui, il y avait des témoins et qq qui filmait ! Nous avons rebroussé chemin et pris un autre itinéraire, toujours déterminées à nous rendre à ce ministère déposer notre lettre.

Nous sommes parvenues à déjouer le dispositif et avons fini par atteindre le ministère en dépassant même les barrières que les policiers ont vite installé en nous voyant arriver (nous n'étions plus qu'une vingtaine) 20 mn

Plus tard, les camions de CRS sont arrivés sirènes hurlantes, nous ont encagées et violemment repoussées de la rue St Dominique en nous empoignant. (vidéo et photo à l'appui) Nous avons été à nouveau encagées 1/2 heure à l'angle de la rue de Constantine et de St Dominique, puis relâchées vers 16h.

Une jeune maman merveilleuse a même été obligée d'allaiter son nourrisson assise par terre dans la rue car elle avait interdiction de se déplacer."

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 09:49

Les démocrates contre

Le 9 décembre 2013

Il y aurait en France un peuple populiste, qui n’est pas le même que le peuple démocrate.

Inquiets de voir fondre leurs ouailles, plusieurs syndicats ont lancé récemment une grande action contre le populisme, avec promenades rituelles dans les rues.

Peu de gens s’en doutaient en effet, mais il y aurait en France un peuple populiste, qui n’est pas le même que le peuple démocrate.

Pourtant, considérons les deux étymologies : demos, en grec, veut dire le peuple ; populus, en latin, veut dire exactement la même chose.

La démocratie, pourrait-on dire — avec une étymologie latine —, la populopotence, c’est le pouvoir du peuple.

Elle est donc le populisme par excellence. Mais, pour ces lanceurs d’actions, il y aurait un peuple d’origine grecque demos, un autre d’origine latine populus.

Allez comprendre quelque chose à cette subtile sémantique par laquelle les tyranno-potentats (terme latin et grec) du politiquement correct font deux peuples avec un seul !

À moins qu’ils ne distinguent celui – démocrate – qui vote pour eux et les reconduit à l’infini, et l’autre – populiste – qui ne les supporte plus et n’a qu’une envie, c’est qu’ils dégagent !

Ainsi le premier, le peuple démocrate, est un bon peuple, constitué par des citoyens responsables.

Il vote tantôt pour la droite, tantôt pour la gauche, car il croit que la gauche molle sortira le pays des difficultés où l’a mis la droite-fric, puis que la droite blabla sortira ce même pays des difficultés où l’a mis la gauche bête.

Différenciant les partis dits de gouvernement, le libéral/menteur et le social/tartuffe, il s’enflamme tous les cinq ans pour l’un ou pour l’autre et condamne le tous pourris.

Il accepte avec fatalisme d’être taxé et tondu, il s’en réjouit même parfois, car l’impôt est l’apanage du citoyen. Il prend au sérieux des discours politiques vides de sens.

Syndiqué ou non, il manifeste dans le calme sa légitime revendication, puis se disperse à l’appel des responsables des syndicats qui iront décider à sa place avec les ministres.

Il appelle France Inter pour poser des questions convenues et filtrées et remercie les journalistes de ce moment de libre expression et de la qualité des émissions.

Le second, le peuple populiste, est un mauvais peuple, dangereux, constitué d’irresponsables, quelquefois appelés gens en colère.

Il s’abstient de voter, vote blanc, ou pour ce qu’on nomme les extrêmes, Front national, Front de gauche et autres. Il critique les hommes politiques, de droite comme de gauche, qu’il voit se succéder pour faire la même chose et qu’il ose traiter de guignols et de rigolos.

Il considère que ni les uns ni les autres ne s’attaquent depuis trente ans aux vrais problèmes d’un pays qu’il voit s’enfoncer chaque jour davantage.

Il est présenté par les journalistes démocrates du Monde Libéré comme vivant dans les cafés du commerce, et considéré comme primaire, simpliste, veule, raciste, xénophobe, franchouillard et pétainiste.

Souvent pauvre, quelquefois aisé, le peuple populiste véhicule un discours nauséabond ; il vitupère contre les impôts, qu’il trouve trop lourds, et lorsque la coupe déborde, il descend dans la rue pour tout casser et refuse de se disperser.

Il peut mettre un bonnet rouge et se livrer à des jacqueries d’un autre temps, il ose dire que les politiques sont tous des pourris et, horreur suprême, il penserait presque, comme en son temps le général de Gaulle, que « la droite financière et l’intelligentsia de gauche s’entendent comme larrons en foire sur le dos du populo » !

source et publication : http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrepelaez/les-democrates-contre-le-populisme,43772?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=cacc95547b-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:16

Caprices de politiciens : Hollande et Sarkozy chacun dans un avion pour l’hommage à Mandela

Alors que ni le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ni le Président Shimon Pérèsn’assisteront aux cérémonies officielles d’hommage à Nelson Mandela mardi en Afrique (en raison du coût trop élevé du voyage et des mesures de sécurité qu’un déplacement impliquerait) et que le Premier ministre tchèque rechigne à y participer, François Hollande et Nicolas Sarkozy devraient s’y rendre chacun dans un avion.

En effet, dimanche, l’Élysée indiquait que François Hollande avait invité Nicolas Sarkozy à l’accompagner.

Ce dernier a accepté mais Le Parisiennous informe que les deux hommes « ne voyageront pas ensemble » dans l’Airbus présidentiel A330.

La faute à une « incompatibilité d’humeur »,explique Le Figaro.

François Hollande voyagera donc à bord d’un premier Falcon avec ses invités et Nicolas Sarkozy dans un second Falcon qui suivra…

Coût pour le contribuable de ce caprice de nos dirigeants : 8 000 euros l’heure de vol.

Rappel. La France, lors des obsèques de Margaret Thatcher en avril dernier, fut représentée par…. même pas Fabius, ministre des Affaires Étrangères, mais par Guigou (en sa qualité de président de la Commission des AF à l’AN).
Un camouflet diplomatique ! Une femme exceptionnelle, chef pendant 11 ans du gouvernement d’un pays de premier plan, pays ami (à portée de train qui plus est !), fut donc honorée de cette très chiche façon par le culbuto.
Alors qu’aller en grande pompe (avec son prédécesseur, qui plus est) saluer la dépouille de Mandela, leader de l’ANC communiste, est jugé comme une évidence.
Propagande, propa
gande…

Source : http://www.ndf.fr/nos-breves/09-12-2013/caprices-politiciens-hollande-sarkozy-avion-lhommage-mandela

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:40

Miss France 2014, vestale du culte à Mandela – Par Camille Galic

Cette année, les “blondes” étaient très minoritaires parmi les concurrentes, il apparaît donc que, désormais, la beauté française se porte résolument cosmopolite.

« Tout est politique », y compris les péripéties les plus dérisoires, telle l’élection de Miss France, qui vient de démontrer une fois de plus les ravages de la « tyrannie des médias », pour lesquels tout est bon pour servir la religion de l’antiracisme.

Début octobre, quand Alain Delon avait déclenché une tempête médiatique en se réjouissant, dans le quotidien suisse Le Matin, de la « place très importante » prise par le Front national dans notre vie politique, le Comité Miss France, dont le célèbre acteur était encore le « président à vie », avait sèchement répliqué : « L’élection Miss France a pour but de valoriser toutes les régions de France et réunit des jeunes femmes de toutes origines.

Nous demandons au jury de l’élection, ainsi qu’aux candidates elles-mêmes, de ne pas faire état de leur couleur politique, religieuse et idéologique. » Mais aucune interdiction pour elles de faire état de leur couleur tout court.

Moyennant quoi, la première phrase de Flora Coquerel, Miss Orléanais devenue Miss France 2014, après son élection le 7 décembre, fut : « Je suis très fière de représenter une France cosmopolite. »

Non pas la France tout simplement, ni même la République, dont nos gouvernants ont plein la bouche, mais la France cosmopolite, la nation Arc-en-Ciel, celle qui, selon la bonne vieille définition de SOS Racisme en 1985, « marche au mélange », comme les mobylettes.

Après le match retour France-Ukraine le 19 novembre, certains mauvais esprits s’étaient interrogés sur les circonstances de la victoire du Onze tricolore, éclatante autant qu’étonnante compte tenu du triste spectacle qu’il avait précédemment offert à Kiev. Mlle Coquerel étant une belle plante de 1,82 mètre au sourire ravageur, nous nous garderons ici de telles spéculations.

Force est de constater toutefois que le choix de cette métisse franco-béninoise tombait à pic en plein culte mandélesque – car c’est en toute impunité que la religion des droits de l’homme antidiscriminationniste peut, elle, déployer ses fastes, s’afficher en tout triomphalisme et exiger Urbi et orbi une obéissance absolue à ses dogmes –, au terme d’une décade vouée à la « lutte contre le racisme ».

Célébration du trentième anniversaire de la « Marche des Beurs » (dont les meneurs avaient été reçus à l’Elysée par François Mitterrand et aussitôt régularisés pour ceux qui ne l’étaient pas encore », ahurissant tintamarre médiatique organisé autour du film La Marche tiré par le metteur en scène Nabil Ben Yadir de ce grand événement, meeting de soutien le 27 novembre à Christiane Taubira en présence d’une palanquée de ministres énamourés, discours officiels condamnant le ventre toujours fécond dont sort la bête immonde, etc., les piqûres de rappel avaient été innombrables.

Et elles ont, semble-t-il, porté leurs fruits puisque le public de TF1 aurait plébiscité Mlle Coquerel.

Cette élection, d’ailleurs, ne constitue pas une première puisque, depuis l’an 2000, elle est la sixième métisse (après Sonia Rolland, Corinne Coman, Cindy Fabre, Valérie Bègue et Chloë Mortaud) à être choisie comme « plus belle femme de France », deux des quatre autres finalistes du 7 décembre étant, elles aussi, exotiques : Miss Tahiti et Miss Guadeloupe, élues respectivement première et quatrième dauphine.

Si l’on ajoute que, cette année, les blondes étaient très minoritaires parmi les concurrentes, il apparaît donc que, désormais, la beauté française se porte résolument cosmopolite, en effet – mais un Cosmos réduit aux Tropiques.

Les magazines féminins, les radios, les télévisions et le cinéma qui, depuis des décennies, nous tympanisent du fameux slogan « Black is Beautiful » – auquel personne n’a jamais eu l’idée de rétorquer par « White is Wonderful » – auront bien mérité de l’ethnomasochisme puisque « aucune manipulation » n’aurait été possible dans le vote du jury.

C’est du moins ce qu’affirme Le Point du très mondialiste milliardaire François Pinault en se félicitant de la victoire de la Franco-Béninoise.

Camille Galic

Source : Polémia – 9/12/2013

http://fr.novopress.info/148425/miss-france-2014-vestale-du-culte-mandela-par-camille-galic/

Miss France 2014, vestale du culte à Mandela – Par Camille Galic

Cette année, les “blondes” étaient très minoritaires parmi les concurrentes, il apparaît donc que, désormais, la beauté française se porte résolument cosmopolite.

« Tout est politique », y compris les péripéties les plus dérisoires, telle l’élection de Miss France, qui vient de démontrer une fois de plus les ravages de la « tyrannie des médias », pour lesquels tout est bon pour servir la religion de l’antiracisme.

Début octobre, quand Alain Delon avait déclenché une tempête médiatique en se réjouissant, dans le quotidien suisse Le Matin, de la « place très importante » prise par le Front national dans notre vie politique, le Comité Miss France, dont le célèbre acteur était encore le « président à vie », avait sèchement répliqué : «L’élection Miss France a pour but de valoriser toutes les régions de France et réunit des jeunes femmes de toutes origines. Nous demandons au jury de l’élection, ainsi qu’aux candidates elles-mêmes, de ne pas faire état de leur couleur politique, religieuse et idéologique. » Mais aucune interdiction pour elles de faire état de leur couleur tout court.

Moyennant quoi, la première phrase de Flora Coquerel, Miss Orléanais devenue Miss France 2014, après son élection le 7 décembre, fut : « Je suis très fière de représenter une France cosmopolite. » Non pas la France tout simplement, ni même la République, dont nos gouvernants ont plein la bouche, mais la France cosmopolite, la nation Arc-en-Ciel, celle qui, selon la bonne vieille définition de SOS Racisme en 1985, « marche au mélange », comme les mobylettes. Après le match retour France-Ukraine le 19 novembre, certains mauvais esprits s’étaient interrogés sur les circonstances de la victoire du Onze tricolore, éclatante autant qu’étonnante compte tenu du triste spectacle qu’il avait précédemment offert à Kiev. Mlle Coquerel étant une belle plante de 1,82 mètre au sourire ravageur, nous nous garderons ici de telles spéculations.

Force est de constater toutefois que le choix de cette métisse franco-béninoise tombait à pic en plein culte mandélesque – car c’est en toute impunité que la religion des droits de l’homme antidiscriminationniste peut, elle, déployer ses fastes, s’afficher en tout triomphalisme et exiger Urbi et orbi une obéissance absolue à ses dogmes –, au terme d’une décade vouée à la « lutte contre le racisme ». Célébration du trentième anniversaire de la « Marche des Beurs » (dont les meneurs avaient été reçus à l’Elysée par François Mitterrand et aussitôt régularisés pour ceux qui ne l’étaient pas encore », ahurissant tintamarre médiatique organisé autour du film La Marche tiré par le metteur en scène Nabil Ben Yadir de ce grand événement, meeting de soutien le 27 novembre à Christiane Taubira en présence d’une palanquée de ministres énamourés, discours officiels condamnant le ventre toujours fécond dont sort la bête immonde, etc., les piqûres de rappel avaient été innombrables.

Et elles ont, semble-t-il, porté leurs fruits puisque le public de TF1 aurait plébiscité Mlle Coquerel. Cette élection, d’ailleurs, ne constitue pas une première puisque, depuis l’an 2000, elle est la sixième métisse (après Sonia Rolland, Corinne Coman, Cindy Fabre, Valérie Bègue et Chloë Mortaud) à être choisie comme « plus belle femme de France », deux des quatre autres finalistes du 7 décembre étant, elles aussi, exotiques : Miss Tahiti et Miss Guadeloupe, élues respectivement première et quatrième dauphine. Si l’on ajoute que, cette année, les blondes étaient très minoritaires parmi les concurrentes, il apparaît donc que, désormais, la beauté française se porte résolument cosmopolite, en effet – mais un Cosmos réduit aux Tropiques. Les magazines féminins, les radios, les télévisions et le cinéma qui, depuis des décennies, nous tympanisent du fameux slogan « Black is Beautiful » – auquel personne n’a jamais eu l’idée de rétorquer par « White is Wonderful » – auront bien mérité de l’ethnomasochisme puisque « aucune manipulation » n’aurait été possible dans le vote du jury. C’est du moins ce qu’affirme Le Point du très mondialiste milliardaire François Pinault en se félicitant de la victoire de la Franco-Béninoise.

Camille Galic

Source : Polémia – 9/12/2013

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:10

lundi, 09 décembre 2013

LES EUROCRATES, version KLEPTOCRATES…

Pieter Kerstens

Le secteur bancaire et financier est maintenant géré de telle façon que chaque gouvernement peut instantanément fermer les guichets, bloquer les comptes bancaires des particuliers et des sociétés, clôturer les opérations électroniques et limiter ou stopper les retraits en cash aux distributeurs automatiques.

C’est ainsi que les comptes en banques ont été confisqués à Chypre en mars 2013.

Que le gouvernement impose alors une taxe de 90% sur l’ensemble des dépôts ou en restitue la totalité, peu importe : il aura accaparé votre propriété pour la mettre au service de ses propres intérêts !

La conclusion du hold-up chypriote est limpide : plus personne ne peut prétendre posséder quelque chose, car désormais l’Etat peut s’en saisir à tout moment, sans préavis. L’usage de vos biens ne dépend in fine que de son seul bon vouloir.

La confiscation des comptes en banques à Chypre n’a pas été décidée par le gouvernement lui-même.

Ce sont les ministres européens qui en ont été les maîtres d’œuvre. Toute cette opération s’est déroulée dans le dos des citoyens, bien sûr à l’encontre de toute règle de droit.

Pour les Eurocrates, le risque de défaut souverain ou de faillite bancaire justifie potentiellement tous les abus. Avant cette odieuse confiscation des comptes bancaires, nous avions déjà connu de nombreuses entorses à tous les principes de l’Etat de droit :

- le gouvernement belge qui vend la banque Fortis -qui ne lui appartient pas- pour un montant dérisoire au groupe BNP-Paribas,

- la BCE qui s’assied sur ses statuts pour faire tourner la planche à billets,

- la Troïka qui usurpe la souveraineté nationale,

- le secteur bancaire européen protégé à tout prix des règles élémentaires du capitalisme.

Sans réactions des citoyens, les mesures qui nous sont présentées comme « exceptionnelles » et « transitoires » deviendront courantes pour nos enfants. Ce qui est tout de même surprenant est le fait que ni les politiciens, ni les intellectuels et seulement une minorité d’analystes n’aient réagi au drame qui se joue devant nous.

Il faut arrêter de voir la crise de la dette comme un problème financier complexe et incompréhensible. C’est avant tout un problème politique qui touche tous les citoyens et qui impose un débat démocratique, afin de sauver notre liberté et notre prospérité, parce que nous sommes tous concernés car tous responsables.

Et si l’on taxe aveuglément tous les comptes bancaires, sans discernement, quelle sera la majorité la plus touchée ?

Ceux qui ont la plus grande partie de leur fortune en argent liquide sur des comptes bancaires : il s’agit des plus pauvres de notre société (peu d’épargne et peu d’avoirs financiers) et ceux qui ne gèrent pas leurs patrimoine financier, comme les vieilles personnes seules. Les nantis ou les fraudeurs ont tendance à gérer leur richesse de manière active en investissant leurs avoirs dans des compartiments plus rentables que le cash.

Cette taxation est donc moralement inacceptable et exclue les fraudeurs.

Cette proposition de taxation est illégale du point de vue d’un Etat de droit, qui doit refuser l’arbitraire dans le processus d’élaboration et d’application de la loi. La vitesse à laquelle le hold-up chypriote s’est exécuté a requis beaucoup de mauvaise foi, pour parler de processus démocratique plutôt que de fait du prince. Et depuis 8 mois, on assiste à une méfiance de la part des clients chypriotes envers les banques qui, elles, constatent une baisse généralisée des dépôts, en route vers des cieux plus cléments.

Les ministres européens des Finances qui sont responsables de ce braquage à Chypre sont non seulement incompétents et stupides, mais dans la panique n’ont pas voulu prendre de mesures drastiques. Ils ont totalement été emprisonnés par les tabous de l’Euro et du pouvoir européen. Ils se sont comportés comme des apprentis sorciers, reniant toute légalité et morale.

Chypre n’est pas l’exception : la Slovénie, l’Espagne, l’Italie, la France, ou la Belgique vont suivre. L’expérience chypriote en grandeur nature démontre que, du sommet de l’Etat, il est plus rentable de garantir les puissants (dans ce cas, les banksters) que de s’occuper des intérêts de la population, et qu’à ce titre, tout est permis.

Mais, cher lecteur, ne croyez pas que la situation en France, en Espagne ou en Belgique soit meilleure.

Venus au Pouvoir par les votes des pauvres et des petits qui réclament l’argent des riches, les pourriticards du gouvernement feront tout ce qu’il faut pour sauver leurs prébendes.

Et ils vous serviront les éternelles excuses et les mêmes promesses éculées en se justifiant de la manière suivante :

- Si vous refusez nos solutions, ce sera le chaos.

- Mais ne vous inquiétez pas, ce sont les riches qui vont payer. (dans le style « les compte bancaires de moins de 100.000 € sont garantis » ! Par qui ?)

Il va falloir quand même vous réveiller : dans leur logiciel, les « riches » c’est vous ! Les « autres » c’est encore vous ! « L’Etat » c’est toujours vous ! Et ceux qui vont payer l’addition : c’est évidemment vous, « les petits » !

Et là, il est indispensable de s’octroyer un temps de réflexion : à quel moment, notre seuil d’intolérance sera-t-il atteint ? Quelle limite chaque citoyen a-t-il pour choisir entre le chaos et la fuite ?

Plusieurs milliers de Français ont fui l’Hexagone pour des pays limitrophes ou plus lointains, afin que le fruit de leur travail ne soit plus laminé par la pression fiscale. 40% d’entre eux ne reviendront jamais. 30% seront absents plusieurs années et 20% attendront leur retraite pour revenir au pays.

Et comment les RAPETOUT vont-ils piquer vos sous ?

D’abord, en augmentant la taxation sur l’épargne et sur les revenus du capital, ce qui se fait déjà régulièrement dans les pays de la zone euro depuis 5 ans.

Ensuite, en instaurant un impôt « exceptionnel » de 10% sur la totalité de vos dépôts bancaires. Ceci afin de ramener la dette publique de chaque pays au niveau d’endettement de l’année 2007, comme le préconise Christine Lagarde, présidente du FMI.

Enfin en spoliant tout simplement les déposants qui possèdent plus de 100.000 € sur leurs comptes, si la banque tombe en déconfiture. Et des banques qui vont « sauter », il y en aura quelques-unes !

Ces trois possibilités pourraient être misent en vigueur séparément ou conjointement, en fonction des circonstances ou de l’intérêt de chacun des Etats de l’U.E, car la justification qui en sera donnée servira de prétexte à des causes différentes, bien que les conséquences financières en seront supportées par tous.

Les banques européennes vont-elles faire exploser la zone euro ?

L’objectif de l’Union bancaire est de répondre aux vulnérabilités structurelles de la zone euro et constitue un préalable au fonctionnement du Mécanisme Européen de Stabilité qui impose quatre directives :

- Un renforcement des exigences de solvabilité pour les banques.

- Une surveillance par la BCE et les banques nationales.

- La garantie des dépôts.

- Un mécanisme de liquidation ordonné des banques non viables.

Toutes les banques ne sont pas concernées, notamment celles hors zone euro. Et le dispositif de surveillance propose de se focaliser sur les banques systémiques, dont le total des actifs dépasse 30 milliards d’euros.

A ce titre, un « stress test » sera effectué auprès des 130 banques les plus importantes de la zone euro, dont les résultats seront connus à la fin du 1er trimestre 2014. Cette Union bancaire est le lien entre l’Union Monétaire et la coordination des politiques budgétaires exigée par le Pacte budgétaire entré en vigueur le 1/1/2013. Il fallait éviter une certaine collusion entre les banques et les Etats.

Le but est de refuser que les Etats ne renflouent systématiquement le secteur bancaire et financier et que soit limitée la prise de risques des banques, quand il s’agit d’acheter de la dette publique.

Mais aujourd’hui, les banques vivent dans un contexte où leur marge est de plus en plus réduite : on leur demande plus de fonds propres au passif et plus de liquidités à l’actif. Elles vont être surveillées étroitement par la BCE.

Pour ce qui est de la garantie des dépôts bancaires inférieurs à 100.000 €, un simple exemple : si une petite banque ayant 300.000 clients dont le dépôt moyen est de 50.000 €, fait faillite, les pertes seront de 15 milliards, compensées par le capital social. Qui va garantir la différence ?

En Belgique un fonds spécial a été mis en place, alimenté par les banques et les clients. A fin juin 2013, les disponibilités de ce fonds « de garanties » s’élevaient à 756 millions d’euros….On fait quoi, on tire au sort ? On indemnise en fonction de l’ancienneté des clients ? Ou alors selon l’âge des déposants ? Fumisterie, mensonge et C° !

Quant à l’ordonnancement des faillites (point 4 ci-dessus), les actionnaires seront maintenant les premiers mis à contribution, puis les prêteurs « juniors », ensuite les prêteurs « seniors » et enfin les déposants qui ont plus de 100.000 € de dépôts.

La plus grande « bad bank » de la zone euro est DEXIA qui possède plus de 260 milliards d’actifs pourris dans ses comptes, actifs dont les plus récents arriveront à maturité en 2060 ! Quel sera l’effet « domino » si cette banque tombe en faillite ?

CONCLUSIONS : « on vit une époque formidable ! » La BCE ne peut pas autoriser le redressement des banques de la zone euro. Cet aspect est purement politique. Et c’est là que l’on retrouve les liaisons nauséabondes entre les Etats et leurs banques, les uns renflouant les autres et inversement, grâce à l’argent de nos impôts…et de nos dépôts.

Mais le mandat de la BCE est de garantir la stabilité des prix, et non de garantir les Etats ou les banques (traité de Maastricht). Encore un traité bafoué.

Sous la pression du Conseil des Chefs d’Etat et de gouvernement, des insistances de la Commission Européenne et au grand soulagement des « banksters », la BCE a déjà transféré une partie des dettes souveraines et bancaires (actifs « pourris ») dans ses comptes.

N’oubliez surtout pas que vos dépôts en banque font de vous un créancier de votre banque : la banque ne dépose pas votre argent dans un coffre, mais en fait vous l’échange contre une reconnaissance de dette.

La nouvelle réglementation européenne en gestation pour ce qui concerne les résolutions bancaires, va vous mettre à contribution en cas de malheur de votre banque. Et si la BCE le décide, dans un cas extrême, la totalité des billets en circulation pourraient être remplacés par d’autres coupures ayant une valeur différente.

Mon analyse ci-dessus vous semble pessimiste et hors de propos ? Parlez-en autour de vous ! Informez-vous auprès de votre banquier !

Ecrivez donc à votre député ou encore au Ministre des Finances ! Consultez Internet en tapant « Hold-up sur les comptes bancaires ».

Vous aurez alors une idée plus claire sur le braquage du siècle qui se prépare, avec la complicité de ceux qui nous gouvernent !

Et choisissez le terme qui correspond le mieux à l’image que vous vous faites face à votre banquier :

Client : personne qui reçoit de quelqu’un, contre paiement, des fournitures commerciales ou des services.

Déposant : personne qui fait un dépôt et spécialement un dépôt d’argent (somme confiée à un organisme bancaire) qui doit le garder et le rendre fidèlement (rôle du dépositaire, la banque).

Créancier : titulaire d’un droit de créance, c'est-à-dire le droit qu’une personne (le créancier) a d’exiger quelque chose de quelqu’un (le débiteur).

Sources : l’Echo, agence Medisma, Atlantico et Reuters.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50

Perrier et Navarro en voie d’exclusion du FN, Navarro préfère claquer la porte

RENÉ DIEZ

13/10/2013, 19 h 51 | Mis à jour le 13/10/2013, 20 h 15

Deux des trois élus municipaux du Front national se sont faits arracher leurs galons. (Photo archives)

Ils ont eu le tort de parler librement à Midi Libre...

"On se croirait revenu au temps des colonels".

Que Jean-Pierre Navarro, représentant de la vieille garde frontiste compare la situation de son parti dans le Gard rhodanien au coup d’État de la junte militaire grecque, ne manque pas de piment.

Et ravale, le Front national, au rang d’un parti comme les autres, avec ses gueguerres internes et ses têtes coupées.

Claire Perrier et Jean-Pierre Navarro, tous deux élus dans l’opposition municipale bagnolaise, viennent de se voir arracher leurs galons.

Leur fait de haute trahison ?

Avoir répondu librement aux questions de Midi Libre. "Une attitude aussi irresponsable qu’inadmissible car nuisant à l’image du mouvement...

Ces deux responsables se devaient, plus que tout autre, de respecter les règles internes", écrit le secrétaire départemental de l’extrême droite à l’attention des adhérents et sympathisants du canton bagnolais dans un courrier qui a fait grincer quelques dents.

"J’ai derrière moi quarante militants écœurés par ce qui se passe"

Retour de bâton immédiat : "Claire Perrier est suspendue de ses fonctions de responsable de canton et Jean-Pierre Navarro fait l’objet d’une demande de suspension temporaire d’un an du Front National."

Consterné par "un tel mépris", le cadre local lâche, "on veut m’écarter pour que je ne me mêle pas de leurs affaires, refusant la sanction, si elle venait à être appliquée, je démissionne."

À moins de six mois des élections, les barons frontistes, officiers en retraite, héritiers de la grande muette, et habitués à être obéis au doigt et à l’œil, veulent asseoir leur pouvoir, et reprendre en main les troupes. Gilles Caïtucoli, lieutenant-colonel de l’armée de l’air, François Bonnieux, secrétaire de circonscription et lieutenant-colonel parachutiste nomment Thierry Perrin, lieutenant colonel de la légion étrangère, nouveau responsable de canton et sans doute future tête de liste FN.

"Je ne vois pas pourquoi je ne répondrai pas aux journalistes"

Même en comptant la Marine, il faut bien plus que toutes ces armes pour claquer le beignet du Bagnolais de 77 ans, fidèle de Jean-Marie Le Pen depuis 1956 et l’Algérie française.

"Colonel Bonnieux, 2e classe Navarro, c’est moi le chef !", blaguait-il saluant le secrétaire de la circonsciption à Bagnols. Le temps lui aura prouvé qu’il se trompait.

Lucide, il pressent que "la vague “Bleu Marine” est en train de noyer tous les grognards".

Sur le terrain qu’il sillonne depuis trente ans, il en a vu de toutes les couleurs : "J’ai résisté à l’affaire Mégret.

En 1997 on a tout reconstruit à six, et en 2001 on a obtenu 18 % avec mon ami Madeleine Clap que j’appelais “ma pasionaria”. J’ai derrière moi quarante militants complètement écœurés par ce qui se passe".

Durement touché par un récent deuil, ce Pied-Noir brûle toujours pour la flamme FN : "Ne coulez pas trop le front", implore celui qui ne craint pas de se saborder.

"Si de nouveaux articles venaient à être publiés, je demanderai cette fois l’exclusion de Claire Perrier et de Jean-Pierre Navarro", menace le patron départemental.

"Je ne vois pas pourquoi je ne répondrai pas aux journalistes", réplique le trublion des troufions.

C’est en tout cas ainsi que ça se passe dans toute formation démocratique.

"A 77 ANS, ON NE ME TRADUIT PAS DEVANT UN CONSEIL DE DISCIPLINE."

La cause est entendue pour Jean-Pierre Navarro, conseiller municipal FN, "à 77 ans, on ne me traduit pas devant un conseil de discipline".

Gilles Caïtucoli, secrétaire départemental du mouvement d’extrême droite, n’aura pas à demander son exclusion, "j'ai démissionné, je ne suis plus adhérent du Front".

Dans la seule ville du Gard où des élus FN siègent au conseil, ce cadre historique local claque la porte du mouvement "pour protester contre la terrible action des trois sous-colonels paranos qui sévissent sur notre malheureux canton", écrit-il dans un courriel adressé à Julien Sanchez, dauphin du patron gardois qui a l’oreille de Paris.

Il a saisi Marine Le Pen

Jean-Pierre Navarro vise directement Gilles Caïtucoli, Fabien Bonnieux, secrétaire de la troisième circonscription du Gard et Thierry Perrin, nouveau secrétaire de section et futur candidat aux prochaines municipales, "alors qu’il est inéligible sur Bagnols puisqu’il habite Orsan".

L’ambiance est si déplorable qu’au cours d’une récente réunion à Bagnols, des responsables frontistes ont failli en venir sérieusement aux mains.

Jean-Pierre Navarro qui a saisi Marine Le Pen, en vain jusqu’à ce jour, réclame que les instances nationales interviennent "pour qu’une personne impartiale vienne rétablir le calme".

Il pressent que le secrétaire départemental veut tourner la page du passé.

Mais les troupes bagnolaises suivront-elles?

En 2010, celui qui avait sauvé la liste sur le fil n’était autre que le soldat Navarro.

source et publication: http://www.midilibre.fr/2013/10/13/perrier-et-navarro-en-voie-d-exclusion-du-fn,769464.php

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 10:31

RAPPEL !

Ecrit le 7 déc 2013 à 17:43 par Olivier Bault dans Histoire de comprendre

Artur Dmochowski : «C’est l’UE qui porte la responsabilité du fiasco des négociations avec l’Ukraine, pas le président Ianoukovytch»

J’ai interrogé mardi 3 décembre le journaliste polonais Artur Dmochowski [1] sur les causes de la crise actuelle en Ukraine et sur la tournure que pourraient prendre les événements. Suivant ces événements de près, il a accepté d’apporter aux lecteurs de Nouvelles de France un éclairage qui diffère largement du discours des médias dominants en France. La Pologne s’est souvent faite l’avocate de l’Ukraine à Bruxelles et elle est intéressée au premier plan par un rapprochement de ce pays avec l’Union européenne.

Quelle pourrait être la suite des événements en Ukraine ? Une révolution ? Une guerre civile ? Quelques répressions et la fin des manifestations ? Quel est votre pronostic ?

Il est difficile de répondre à ce stade, mais si je devais faire un pronostic, je pense que la crise va rester en suspens, les manifestations vont sans doute diminuer en ampleur mais les tensions politiques vont persister au gouvernement et au parlement. On aura peut-être un remaniement du gouvernement et sans doute un retour à la table des négociations pour discuter de l’accord d’association avec l’Union européenne qui est une étape très préliminaire à l’intégration de l’Ukraine. Les discussions ne portent pas bien sûr sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE car entre la signature de l’accord d’association et l’adhésion il peut s’écouler 10 ou 20 ans et la signature d’un accord ne donne d’ailleurs aucune garantie d’adhésion à part entière.

Vous ne pensez pas que le président et le gouvernement peuvent tomber, qu’il peut y avoir des élections anticipées ?

C’est aussi une possibilité mais la position du président Ianoukovytch me semble plutôt forte. Il n’a pas perdu le soutien des oligarques et de l’est de l’Ukraine. Ce sont toujours des groupes qu’il représente et il n’y a pas de raisons que sa position soit affaiblie. Bien entendu les manifestations actuelles l’affaiblissent d’une certaine manière, mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont des manifestations de l’opposition. Les gens qui protestent aujourd’hui ne le soutenaient déjà pas avant la crise actuelle et ils n’ont de toute façon pas voté pour lui. Ce sont des protestations des partis d’opposition. Il se peut qu’une partie de ses électeurs aient été déçus de la non-signature de l’accord d’association mais je ne pense pas que cela représente une proportion importante de son électorat. Dans leur grande majorité, les électeurs de Ianoukovytch continuent de le soutenir.

Et donc les gens manifestent principalement à Kiev et dans l’ouest du pays ? Dans l’est, il ne doit pas y avoir beaucoup de manifestants…

Dans l’est aussi il y a eu des manifestations. Mais il faut garder à l’esprit le nombre réel des manifestants. Sur la place de l’Indépendance à Kiev, on a parlé au moment culminant de 600-700 000 manifestants. C’est beaucoup, mais ce n’est pas une majorité d’Ukrainiens. Ces gens peuvent être représentatifs des émotions du moment, de la déception partagée sans doute par une majorité d’Ukrainiens qui souhaitent se rapprocher de l’Europe. Mais Ianoukovytch n’est pas opposé à un tel rapprochement. S’il n’a pas souhaité signer l’accord d’association avec l’Union européenne, il a argumenté sa décision en expliquant que l’offre de l’UE était très en deçà des pertes que l’Ukraine aurait subies en signant. Et il faut reconnaître que l’Europe n’a pas été à la hauteur : offrir quelque chose comme un milliard d’euros d’aides à ce pays de 45 millions d’habitants, c’était juste leur proposer un peu d’argent de poche.

D’autant plus que la Russie appliquait déjà des mesures de rétorsion économique et en annonçait d’autres…

Effectivement, les mesures annoncées par la Russie si l’Ukraine signait l’accord d’association avec l’UE représentaient des dizaines de milliards d’euros de pertes pour l’Ukraine : hausse des prix du gaz, barrières douanières pour le commerce, alors que l’économie ukrainienne est étroitement liée à l’économie russe. Et donc si nous devons désigner un coupable de l’échec des négociations entre l’Ukraine et l’UE, ce n’est pas Ianoukovytch mais c’est bien l’Europe de Bruxelles.

Et pensez-vous que les manifestants demandent aussi la libération de Ioulia Tymochenko comme l’exigeait l’UE pour signer l’accord d’association ?

Ioulia Tymochenko reste un symbole mais son rôle est aujourd’hui limité. Elle a indiqué elle-même qu’elle ne voulait pas faire obstacle à l’intégration de son pays avec l’Union européenne. Par ailleurs, elle et son parti ont beaucoup perdu en importance et cela a été une des erreurs commises par l’Europe : mettre en avant dans les négociations l’exigence de sa libération n’était vraiment pas sérieux ! Même si l’on assume que la justice ukrainienne n’est pas totalement indépendante, les accusations de corruption contre Tymochenko, à l’époque où elle était premier ministre, étaient très graves et son innocence est loin d’être prouvée. Faire de sa libération un symbole et un point d’achoppement à un moment où se jouait le destin de la partie orientale du continent a été une grave erreur. Cela a même été décrit par des commentateurs comme l’expression d’une solidarité dans la corruption des politiciens de l’ouest et de l’est du continent. La classe politique européenne semblait vouloir dire : « c’est l’une des nôtres, vous ne devez pas mettre l’une des nôtres en prison car nous sommes au-dessus des lois ».

Vitkor Ianoukovytch lui-même était perçu pendant la Révolution Orange comme l’homme de Moscou, et la Russie le soutenait ouvertement après les élections frauduleuses de 2004. Aujourd’hui, il aurait voulu rapprocher son pays de l’Union européenne : il n’est plus l’homme de Moscou ?

Effectivement à l’époque, par rapport aux leaders pro-occidentaux de l’opposition, Ianoukovytch, qui représentait l’est de l’Ukraine, paraissait être beaucoup plus pro-russe. Toutefois, une fois élu président, Ianoukovytch a adopté une politique à l’origine de relations très conflictuelles avec Vladimir Poutine et ces dernières années ont été une période de fortes tensions entre Ukraine et Russie. Si de nombreux observateurs ont paru surpris de la politique plutôt pro-européenne adoptée par le président ukrainien, celle-ci s’explique facilement. Le principal soutien de Viktor Ianoukovytch, ce sont les grands oligarques. Or les préférences géopolitiques de ces oligarques dépendent de critères purement économiques. Ils comptaient sur le fait que le rapprochement avec l’Union européenne serait profitable pour eux et que les bénéfices seraient supérieurs aux pertes engendrées par les rétorsions russes. Il s’est toutefois avéré que ce ne serait pas le cas car l’UE n’a pas souhaité présenter une offre suffisamment intéressante, et l’accord d’association n’a donc pas été signé.

Justement, on peut se demander si les Ukrainiens ne seraient finalement pas mieux au sein de la Communauté des États Indépendants, cette union douanière entre anciennes républiques soviétiques. Après tout l’Ukraine commerce plus avec la Russie qu’avec les pays de l’Union européenne. Quel est le sens de négociations en vue de signer un accord d’association avec l’UE ?

Si l’on regarde le long terme, je pense malgré tout que l’association avec l’Union européenne serait nettement plus avantageuse pour l’Ukraine. Le problème, c’est que l’on parle ici d’avantages qui se feront sentir dans une décennie, voire plus.

De quels avantages parlez-vous ?

Ne serait-ce que ceux dont bénéficie par exemple déjà la Pologne : les fonds structurels européens, les échanges commerciaux… sans parler de toute la question du respect des droits de l’homme, de ces valeurs européennes qui aideraient certainement l’Ukraine à se débarrasser des restes de l’époque soviétique. Il s’agit néanmoins d’une perspective éloignée et incertaine, alors que ce qui attendrait l’Ukraine immédiatement après la signature de l’accord d’association, ce seraient les sanctions commerciales russes et les énormes pertes que cela engendrerait pour l’économie ukrainienne.

Vous parlez de « valeurs européennes », mais ces valeurs semblent de plus en plus gauchistes et en phase avec les pires revendications des associations LGBT. Ces « valeurs » sont critiquées en Pologne, mais aussi de plus en plus en France et ailleurs. Les Ukrainiens sont-ils conscients du problème ? Ces « valeurs » leur plaisent-elles ? Beaucoup de Français attachés aux valeurs traditionnelles considèrent que la Russie d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la Russie soviétique et que Vladimir Poutine est un leader conservateur sur le plan des valeurs. C’est en tout cas l’opinion d’une partie des sympathisants de droite français. Comment pouvez-vous leur expliquer que les Ukrainiens préfèrent se rapprocher de ces nouvelles valeurs, très fluctuantes, pour ne pas dire délirantes et suicidaires, de l’Europe occidentale plutôt que de rester proches de la Russie orthodoxe qui défend les chrétiens face aux islamistes et à l’extrême-gauche LGBT ?

En Pologne aussi, il y a des aspects de l’Union européenne qui nous déplaisent. Quand je dis « nous », je pense bien sûr à la droite et au centre-droit. Néanmoins nous voyons ces dérives comme une certaine déformation de l’idéal européen, qui s’appuyait au départ sur les valeurs chrétiennes. Toute cette idéologie LGBT et cette idéologie du genre nous semblent être une forme d’extrémisme et, espérons-le, une simple folie passagère qui cherche à gagner du terrain à Bruxelles. Mais nous pensons encore que cette mode passera, que l’Europe ne se coupera pas définitivement de ses valeurs chrétiennes.
Quant aux Ukrainiens, ils ont une vision très idéalisée de l’Europe. Ce vers quoi ils tendent, ce au nom de quoi ils protestent, c’est justement cet idéal à l’origine de la construction européenne. Étant dans l’UE depuis 9 ans, nous savons maintenant en Pologne que la réalité est assez différente, que Bruxelles est le théâtre d’un affrontement entre différentes valeurs, différentes forces et différentes influences, et qu’il faut s’y battre pour défendre ses intérêts nationaux mais aussi ses valeurs. Et donc nous Polonais, nous n’avons plus cette vision idéalisée de l’Union européenne que semblent encore avoir les Ukrainiens. Elle est pour eux ce qu’elle était pour nous il y a 20 ans ou même à l’époque communiste. C’était cet Occident idéalisé qui n’était pour nous que libertés politiques et démocratie, prospérité et liberté économique. De même aujourd’hui les Ukrainiens ont l’impression que le drapeau européen avec ses douze étoiles est un symbole qui va régler tous leurs problème
s.

Quant à votre question sur la Russie, si ce que vous dites à propos d’une partie de la droite française est vrai, alors c’est qu’ils ont, eux, une vision très idéalisée de la Russie. La Russie est gouvernée de manière bien plus despotique et bien moins démocratique que l’Ukraine. C’est un pays où sont violés de manière notoire tous les droits humains fondamentaux et toutes les libertés fondamentales. C’est aussi le pays avec le plus grand nombre d’avortements au monde par rapport au nombre d’habitants. Par conséquent, prétendre qu’il s’agirait d’un pays orthodoxe où sont respectées les valeurs chrétiennes, c’est se faire des illusions. Ces illusions sont d’ailleurs en partie le fruit de la propagande de Moscou, dont nous faisons aussi l’expérience en Pologne. L’Église orthodoxe russe est très dépendante du pouvoir et elle le sert étroitement. Le service étranger du patriarcat de Moscou est depuis l’époque de Staline, et aujourd’hui encore, un des canaux de la propagande russe. Souvenons-nous que les liens entre les services spéciaux russes et les hiérarques de l’Église sont en Russie très étroits.
La vision idéalisée de la Russie chez certains Français, cette vision que vous décrivez dans votre dernière question, est encore plus naïve que la vision de l’Union européenne chez les manifestants ukrainiens de la place de l’Indépendance à Kie
v.

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en

1. Artur Dmochowski est journaliste au quotidien et hebdomadaire conservateur « Gazeta Polska » et auteur d’ouvrages sur la politique internationale. Né en 1959 à Cracovie, il est diplômé d’histoire de l’Université Jagellonne de Cracovie. En 1977 il a participé aux manifestations après la mort de l’étudiant Stanislaw Pyjas assassiné par les services de sécurité. Membre actif de Solidarnosc dans les années 80, il a pris part à différentes publications du syndicat d’opposition et aux grèves de 1981 et 1988. Arrêté et interrogé à de nombreuses reprises par les autorités communistes, il est devenu directeur de la rédaction de l’antenne régionale de la télévision publique à Cracovie au moment du changement de régime, puis a travaillé pour différentes rédactions. Conseiller du ministre des Affaires étrangères en 1993-96, puis représentant de la Pologne dans le cadre de la mission de la CSCE en Géorgie en 1994 et de la mission de l’OSCE en Bosnie-Herzégovine en 1996. En 2006, Artur Dmochowski a présidé à la création de la chaîne historique de la télévision publique polonaise TVP Historia et a été le premier directeur de la nouvelle chaîne avant d’être remercié avec la première vague de nettoyage politique au sein des médias publics qui a suivi l’arrivée de Donald Tusk au pouvoir. Artur Dmochowski est aussi, entre autres, co-auteur, avec le reporter Mariusz Pilis, du film documentaire « Lettre de Pologne » tourné pour la télévision publique hollandaise et du livre publié sous le même titre. Il s’agissait du premier film polonais sur la tragédie de Smolensk. Dans le mensuel Nouvelles de France d’avril 2012, Artur Dmochowski s’exprimait sur le crash de Smolensk dans une interview intitulée « La tragédie de Smolensk, un attentat russe ».

Depuis le début des manifestations en Ukraine, il est fréquemment invité à s’exprimer sur le sujet sur le plateau de la télévision polonaise d’information en continu Telewizja Republika, une nouvelle chaîne de télévision à sensibilité conservatrice et chrétienne diffusée sur Internet et sur les principaux réseaux câblés.

Ecrit le 8 déc 2013 à 18:52 par Alexandre de La Cerda dans Poing de vue

Noyer la Russie et son Église avec l’eau du bain

Réponse à M. Artur Dmochowski.

Où l’on voit toujours surgir le vieil antagonisme entre Polonais et Russes : cette année 2013 ne marque-t-elle pas le 4e centenaire du Zemski Sobor ou Assemblée des provinces russes qui mettait fin au temps des troubles et à l’invasion du pays par les troupes polonaises en appelant la dynastie Romanov sur le trône de Russie ?

- À propos des événements qui se déroulent actuellement en Ukraine, M. Dmochowski nous décrit une « Russie despotique où sont violés de manière notoire tous les droits humains fondamentaux et toutes les libertés fondamentales ». Je suppose qu’ils sont respectés dans l’Union européenne, et la France, en particulier, où l’on met en garde à vue des mères de famille et d’autres manifestants pacifiques (dont le nombre est bien supérieur à toutes les convulsions orangistes suscitées et financées en Ukraine par les grands oligarques israëlo-américains).

Et, où toute libre parole est sévèrement réprimée : les exemples sont innombrables, depuis les opposants aux autorités qui se font confisquer leur voiture jusqu’aux élus locaux exclus de leurs partis pour une parole trop franche, et aux étudiants « coffrés » pour avoir osé siffler (crime affreux au pays de « la » liberté « déifiée ») au passage du chef de l’État.

Quant aux moyens d’information, de la gauche (Libération) à la droite (Le Figaro), ils appartiennent tous à la branche locale de l’oligarchie israëlo-américaine, de Rothschild à Dassault…

- La Russie serait aussi « le pays avec le plus grand nombre d’avortements au monde par rapport au nombre d’habitants ».

Sauf qu’en Russie, les efforts législatifs et pédagogiques conjoints du gouvernement et de l’Église russe tentent désespérément d’endiguer et réduire ce fléau hérité du communisme, alors qu’à contrario, les autorités européennes et françaises ne cessent d’ouvrir toujours plus grandes les vannes d’une politique des mœurs (ou « sociétale ») mortifère qui euthanasie littéralement la population européenne.

- « Le service étranger du patriarcat de Moscou est (…) aujourd’hui encore, un des canaux de la propagande russe (…) les liens entre les services spéciaux russes et les hiérarques de l’Église sont en Russie très étroits ».

Assertion gratuite, mais quand on découvre (récemment) les facultés de pénétration des services spéciaux polonais à l’époque communiste dans les cercles les plus rapprochés du Pape Jean-Paul II au Vatican, on se permettra de sourire (jaune).

On eut apprécié, cependant, une collaboration des Affaires étrangères de l’ineffable M. Fabius avec la hiérarchie de l’Église catholique, sur le modèle de l’Église orthodoxe russe qui est quasiment la seule à défendre les chrétiens orientaux, avec le gouvernement russe dont elle a obtenu l’appui ! Il est vrai qu’à la décharge du Quai d’Orsay, certains hiérarques français préfèrent cultiver la fibre islamique, telle l’indigne réaction de Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, qui fustigeait le patriarche Gregorios III Laham pour avoir révélé le massacre des chrétiens à Maaloula avec cet imparable argument : « Il faut faire très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes » !

Et les autorités polonaises, œuvrent-elles de quelque manière à la défense des chrétiens persécutés dans le monde, en Syrie, au Kossovo et ailleurs, à part exciter les manifestants anti-gouvernementaux ukrainiens à Kiev en leur envoyant, toute honte bue, leurs ministres, avec leurs acolytes lithuaniens ?

Qu’eut-on dit si des ministres russes étaient venus encourager à Paris le million (et plus) de participants à la « Manif pour tous » contre la loi Taubira ?

> Alexandre de La Cerda est membre de l’Académie des Jeux Floraux et éditorialiste à La Semaine du Pays Basque.

Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/08-12-2013/noyer-russie-eglise-leau-du-bain

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