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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:57

Le 4 avril 2014

C'est la religion catholique qui a façonné notre pays. En tentant coûte que coûte de la réduire à néant, la République prend un risque considérable.​

« On ne peut construire un pays de libertés avec le catholicisme […] il faut fonder une religion républicaine. »

Vous avez sans doute déjà entendu cette phrase désormais fameuse de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon.

Aujourd’hui, le débat sur la place du catholicisme en France revient au moment où un rapport nous apprend que 250 églises sont menacées de démolition en France, que l’église Sainte-Rita (XVe) va être détruite pour laisser place à des HLM et que seuls 21 % des 18-24 ans se déclarent catholiques.

Le ministre est parti, me direz-vous, mais l’idéologie reste, bien ancrée comme une tique à sa plaie. Depuis la Révolution française et l’instauration de la République, la France nourrit une profonde haine pour le catholique qui représente le royaliste, le réactionnaire, celui qui s’oppose au rythme immuable du progrès et à l’ordre républicain.

En son temps, Gambetta disait déjà : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! ». C’était il y a 130 ans, l’idéologie reste, on vous dit…

De plus en plus de Français le pensent, et particulièrement ceux des jeunes générations dont je fais partie : le catholicisme, c’est fini.

Je ne compte plus le nombre de fois ou l’on m’a dit : « Les catholiques, c’est des coincés, des réacs, des homophobes. »

La République a bien fait son travail : non seulement les jeunes ne sont plus catholiques, mais ils sont « cathophobes » !

On oublie, dès lors, que le catholicisme n’est pas synonyme de contrainte et d’oppression.

Certes, l’Église a fait des erreurs, mais on préférera parler ici de religion plutôt que de l’institution…

Outre les dix commandements et les valeurs de cohésion et de fraternité, le catholicisme est avant tout une morale et une raison supérieure auxquelles se vouer, des valeurs auxquelles se conformer, qui permettent, quand elles sont partagées, de créer une nation unie, plutôt qu’un pays d’individualistes, où chacun se conforme à « sa morale » au détriment des autres et où naissent les communautarismes, réponses désespérées au manque d’unité nationale et de sentiment d’appartenance à la nation.

Mais ce que l’on risque surtout en tuant le catholicisme, c’est de voir apparaître d’autres morales, d’autres systèmes de valeurs, puisque l’homme en a besoin.

Ce système concurrent aujourd’hui, c’est la religion musulmane.

Dans 30 ans, les musulmans pratiquants seront plus nombreux que les catholiques pratiquants en France…

Les 36.000 églises désertées que compte notre pays s’orneront-elles alors de minarets ?

N’en déplaise à M. Peillon, c’est la religion catholique qui a façonné notre pays.

En tentant coûte que coûte de la réduire à néant, la République prend un risque considérable.

Comme disait Tolstoï : « Si Dieu n’existe plus, tout est permis. »

Maxime Belacel

Etudiant

http://www.bvoltaire.fr/maximebelacel/ce-catholicisme-que-certains-aimeraient-reduire-neant,55443?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=9943c38de8-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-9943c38de8-30403221&mc_cid=9943c38de8&mc_eid=35158644a0

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