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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:57

« Au moment où les nazis construisaient la grande Allemagne, la France s’était donnée à ce ramassis de médiocres, de faux prophètes, d’avocats sans cause,
à cette petite bande d’ignorants,d’incapables, de ratés…
»

La gauche française ne cesse de faire référence au Front Populaire d’avant-guerre. Elle en brosse un tableau idyllique à tel point que les Français ont oubliés ses formidables échecs – économiques et sociales – qui furent directement responsables de l’effondrement français en Juin 1940.

Dans La Terreur rose, réédité aux éditions Déterna, Alain Laubreaux rétablit la vérité : le Front populaire fut une énorme et dramatique mascarade qui rappelle par bien des points l’actuel quinquennat de son descendant… et même la cohabitation entre droite et gauche, habituelle depuis près de quatre décennies désormais.

(Questions-réponses sur le livre réalisées par Fabrice Dutilleul d’après la préface de Pierre Gaxotte et l’avant-propos)

Pas d’ennemi à gauche ! C’est la loi, c’est le souverain mot…

Les observateurs superficiels, a écrit Abel Bonnard, s’étonnent de l’accord qui s’établit entre les hommes de gauche et ceux de l’extrême-gauche, quand ils mesurent l’intervalle qu’il y a entre eux : ils ne prennent pas garde que cette distance est une descente et qu’un radical n’a qu’à se laisser aller pour arriver parmi les révolutionnaires ; celle qui le sépare des modérés, au contraire, peut paraître petite si on la mesure en l’air, mais elle est marquée en fait par un abîme, car les modérés, si déchus qu’ils soient, représentent pour les radicaux les restes de tout ce qu’ils veulent abolir.

Qu’est-ce que le triomphe du Front populaire ?

1936 : Soixante-douze communistes, cent quarante-cinq socialistes s’apprêtaient à occuper les travées.

Depuis un mois, la France n’avait plus de gouvernement. Sarraut et ses ministres avaient abdiqué. Blum, dauphin de la République, alignait ses pièces sur l’échiquier parlementaire, en vue de la partie qui allait se jouer.

Est-ce que cela n’était pas naturel, normal, régulier, semblable à ce qui se déroulait toujours en des circonstances analogues ? Front populaire, cartel des gauches, bloc national, perpétuel alternat du régime, ce n’est qu’une nomenclature d’équipes, les camps adverses qui, dans une sorte de coupe Davis du pouvoir, se repassent le trophée de l’un à l’autre. Blum ou Laval, quelle différence pour la gent parlementaire ? Blum avait gagné ce coup-ci.

Le prochain serait peut-être pour Laval. Les gens de l’extérieur étaient bien bons, en vérité, d’y attacher de l’importance, de craindre ou d’espérer, de hurler de joie ou de frémir.

Oui, il y avait eu les défilés populaires, les rouges apprêts d’une agitation, des usines occupées.

Mais on n’impressionne pas pour si peu ces messieurs de la Chambre. Ils savent de quoi il retourne.

Quelle est la réalité société et économique du Front populaire ?

Cette année-là, on vit apparaître à l’étalage des marchands de chaussures un nouveau modèle de souliers, le bolchevik (extra-fort, pour enfants) : le Front populaire approchait, les firmes capitalistes prenaient le ton.

Puis ce fut la grande aventure : le triomphe communiste, les grèves, les occupations, le ministère Blum, ouvriers et employés s’engouffrant en troupeau docile dans les organisations du syndicalisme moscoutaire, le drapeau rouge flottant sur les chantiers de l’Exposition, l’Internationale beuglée au milieu des palais de plâtras, la crise financière toujours conjurée et jamais finie, cent milliards de billets et pas une vraie richesse, l’aviation ruinée, les lois bafouées, la magistrature évanouie, les chantiers navals transformés en centres de loisirs, les cabotins et les magnats de la presse se ruant au rouge, ceux-là pour avoir des rôles et ceux-ci pour avoir des lecteurs, les grands riches découvrant avec des sanglots la misère des pauvres et les poules de luxe cultivant l’art pour les masses, enfin du haut de son perchoir alpestre, Hitler contemplant cette mascarade, comptant les dégâts, annexant l’Autriche, un jour de crise ministérielle, tandis que Camille Chautemps embrassait Léon Blum à la fenêtre d’un hôtel cossu, sur un quai de l’île Saint Louis.

La Terreur rose, Alain Laubreaux, préface de Pierre Gaxotte,

de l’Académie française, Éditions Déterna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 214 pages, 25 euros.

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