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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:14

Vers la création d’un nouveau front républicain ?

Ce sentiment est si désagréab
le !

Observer limpidement la trahison, la saleté, la médiocrité, la collusion systémique, avoir mille preuves du fait qui paraît si évident, l’appréhender en son cœur, ressentir de plein fouet sa malfaisance et constater, encore, que tant de béjaunes, de jocrisses et de cocus s’alimentent à son pis.

Las, le niais enfle de ses certitudes, fanfaronne, fait son petit coq.

Et tous les errements, toutes les vilénies, la pantomime, toute cette prostitution idéologique, cette corruption, ces connivences et cette collusion, ces mensonges de huit lustres, l’ensemble des indices éclairant violemment l’ensemble fuligineux de la comédie frontiste, toute cette crasse ignorée d’un peuple tout naïf qui s’accommode des béquilles mentales d’un Front national qui joue son rôle de modérateur et de dérivation politique à fond… La crémation d’un Front national était-elle inscrite dans ses gènes pour qu’elle s’accomplisse de la sorte ?

Tout flambe, tous les symboles, tous les principes, toutes les valeurs, tout est incendié aux yeux de tous et surtout de ceux d’une population déculturée, graissée à l’aliment télévisuel, dirigée là où le veut la caste qui régit la démocratie comme l’on dirige par percussion la dernière boule de billard vers un trou.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait la même limonade ! L’électoralisme intégral du mouvement lepéniste constituait déjà originellement un vice se développant sur le dos de la doctrine qui fut d’abord tronquée avant d’être piétinée.

Car l’électoralisme n’a pas seulement pour effet d’enlaidir ses candidats et de les lessiver au fur et à mesure de leurs expériences « démocratiques », il a également pour conséquence de liquider progressivement l’essence du combat initial.

Hier défenseur d’une France française libérée de son joug nomade, d’une France virile, d’une France puissante, le mouvement devenu néo-lepéniste s’est transformé en un cirque de Barnum inapte à diffuser ne serait-ce qu’un élémentaire sentiment patriotique au travers des masses décérébrées.

L’on nous dit souvent pour défendre le joker du Système que les campagnes électorales permettraient, au moins, de diffuser largement les positions nationalistes par l’entremise des journaux et des télés.

Force est de constater que cet argument ne tient plus, la barque des Le Pen ayant pris l’eau de toute part, les derniers patriotes noyés… Restant exposés, sous les projecteurs des media rigolards, des candidats interlopes, nomades, allogènes ou équivoques. Mais le carnaval s’amplifie, la dédiabolisation, vendue comme une stratégie, devient ringardisation, extension continue de la cage aux folles, civisme exubérant de collégiens, « vertu » d’immigrés « intégrés ».

Ces dernières semaines, l’électoralisme à la Marion Le Pen (Marine pour faire davantage show biz) exposa des candidats hauts en couleur, super swag (pour parler djeun), branchés, vraiment branchés.

Nous n’allons pas vous faire un dessin, les intéressés se précipiteraient sur leur portable design pour contacter d’urgence SOS Intolérance.

Nous avons déjà la Licra sur le dos à RIVAROL ; ce n’est vraiment pas le moment de titiller les susceptibilités des unes et des autres.

Le pandémonium électoral

Mais il existe des cas qui en disent long sur l’inanité du projet néo-frontiste qui confond la propagande la plus élémentaire avec les strass et les
paillettes.

A quoi rime-t-elle, cette mise en avant délirante d’un candidat bleu marine (comme ils disent) en pantalon étroit, en compagnie pour tractage du gourmand Florian Philippot (duo immortalisé par une photo stupéfiante circulant sur le Net), le jeune Bruno Clavet, 24 ans, dilettante en communication et participant occasionnel de jeu télévisé bizarroïde.

Cet individu bien soigné, trop soigné, incarnant dans ses hyperboles la nouvelle tendance de la PME de Nanterre dégage une impression guignolesque de pusillanimité qui ne devrait laisser personne insensible.

Alors que l’égérie esthétique du parti faisait sa promotion à la fin du mois de février un dimanche sur le marché dans le 3ème arrondissement de Paris, une troupe d’élus de gauche en place, dont le maire du secteur, fit irruption pour taquiner l’ami de Philippot et de Paul-Marie Coûteaux.

Bruno Clavet n’a évidemment pas apprécier l’incursion de cette petite horde mais les agressions évoquées par le dandy frontiste sont éloquentes quant à sa perception du combat politique.

Le jeune Bruno prétend s’être fâché tout rouge après avoir subi les incivilités de ses adversaires devant l’urne.

Et l’ancien participant de l’émission X Factor d’évoquer des coups de tract qui l’aurait rendu furieux : « J'ai dit alors au maire du 3e que c'était la gauche qui avait accordé les pleins pouvoirs à Pétain. Il a vu rouge » ! Le nom de Pétain devenu un vulgaire nom d’oiseau chez les nouveaux frontistes ?

Certainement et ça ne devrait rassurer personne quant à la prétendue exposition des idées nationales par le truchement de l’exhibition électoraliste commise par des individus de cet acabit.

Ancien militant UMP, Bruno est encore plus traumatisé par l’indicible injure dont il fut la victime lors de ces hostilités de petits gourdiflots en mal de reconnaissance. Impensable assassinat verbal ! Oralité destructrice !

C’était vraiment mal connaître le petit Clavet que de pouvoir ne serait-ce qu’esquisser l’ombre du qualificatif qui l’épouvante encore : « Depuis quelques minutes, ils nous poussaient et nous traitaient de fascistes devant tout le monde », se plaint le gracile militant en incorporant dans son récit effrayant ses deux colistiers tracteurs dont nous ignorons le pedigree tout en imaginant sans peine la veine de leur personnalité.

Mais laissons de côté le joujou des Philippot, Coûteaux, Briois, Bilde, Bay et autres flamboyants cadres de la galaxie de la femme aux grands pieds.

Il y a plus grave encore que cet épisode fantasmagorique de crachats et de griffures.

D’abord cette volonté permanente d’attirer un genre de militants des plus spécifiques ; des militants qui n’auront pas pour passion la chose publique, les grandes questions politiques au nom d’un patriotisme ardent et circonstancié, des militants qui n’auront pas, chevillé au cœur, cet amour invincible de la patrie comme peut l’avoir par exemple un Yvan Benedetti ou un Alexandre Gabriac.

Non, bien au contraire, la sélection s’établit à partir de critères autrement plus vulgaires.

Un discours captieux, la République au tournant

Notamment un égotisme démesuré, une préciosité complètement incongrue, une ambition d’ordre matérielle et vaniteuse des plus exceptionnelles (comme nous l’avions entendu de la bouche d’un cadre fn il y a quelques années, il est vrai, alors que nous étions encore étudiant), mais aussi des profils intellectuels, quand il en reste, dépourvus étrangement de mordant, de cet aspect France poignarde qui constitue la fibre génétique de tout nationaliste
français.

Pis, comme nous le savons, c’est la doctrine qui est attaquée à ses racines mêmes, et le renouveau pédagogique institué par la maisonnée Le Pen ne peut être l’occasion d’une surprise tant le nouveau geste didactique administré ici s’écarte de la pensée nationaliste opératoire.

La dernière structure sortie de terre tout récemment porte un nom qui fait frissonner tout dissident authentique. « Le Front national s'est doté, samedi 8 mars, d'un « think tank » étudiant.

Baptisée Collectif Marianne, cette nouvelle structure associative, associée au Rassemblement Bleu Marine, est le pendant du Collectif Racine lancé en octobre 2013 pour les enseignants.

Ce collectif entend défendre la « méritocratie » et dénonce « la massification de l'enseignement supérieur » productrice de « dépréciation de la valeur des diplômes ». « Les détenteurs d'une licence, d'un master ou même d'un doctorat peinent toujours davantage pour trouver un travail.

Cette situation ne sera à terme plus tenable », peut-on lire dans le texte fondateur. ». La Gueuse au service de la méritocratie ? Nous savons très bien vers quoi cela débouche réellement, et nous savons aussi bien que la structure baptisée du nom de Marianne constitue un club d’attrape-nigauds plus à gauche que ne l’était en son temps, sous l’ère pré-chiraquienne, la célèbre UNI.

Hé ! Comment les étudiants pris on ne se sait par quel biais dans les rets de cette organisation aux statuts incertains pourraient-ils être capables de bûcher sérieusement sur la dépréciation des diplômes quand ils ne voient pas où ils sont véritablement tombés, quand ils n’ont même pas les capacités de constater la dépréciation infernale de la doctrine nationaliste volontairement engagée en son sein, quitte à combattre frontalement les authentiques nationalistes ?

Les étudiants s’investiront-ils en masse dans cette supercherie qui sert la république, rien que leur république ?

La familia n’en a cure puisque le bidule servira en premier lieu à détecter les futurs cadres du parti postpatriotique, c’est-à-dire, on le répètera inlassablement, les nouveaux Philippot, Briois, Bilde, et Bay qui sauront cependant profiter à bon escient, avant leur départ vers d’autres horizons plus ensoleillés, des talents des apprentis et des novices.

En attendant, les petits gars de la Narine dirigés par un certain David Masson-Weyl (dont notre petit doigt nous dit qu’il ne doit pas être un grand lecteur d’Edouard Drumont) se font les dents (et tout le reste) en planchant sur des sujets inessentiels et surtout propices à développer chez ceux leur fibre épaisse de démocrate en herbe.

Premier thème étudié par nos petits républicains, le faible engagement démocratique des étudiants de France (allogènes compris) qui ne voteraient pas suffisamment lors des élections syndicales universitaires, pas assez massivement selon ce Masson-Weyl…

Bref, c’est la pantomime démocratique qui intéresse Masson-Weyl, c’est cette interminable comédie qui intéresse Masson-Weyl, non l’évolution de la mouvance nationaliste chez les jeunes gens d’aujourd’hui, non le contenu qui est par ailleurs véhiculé par tel ou tel syndicat.

« L'objectif de ce collectif : s'implanter dans les grandes écoles et les universités pour éveiller « les consciences face à la dépolitisation ».

David Masson-Weyl a ainsi donné quelques exemples de l'engagement des étudiants vis-à-vis du syndicalisme universitaire : « Université de Bourgogne : 26 711 inscrits, 4 410 votants ; Nanterre (Paris X) : 32 457 inscrits, 3 257 votants et enfin Lyon II : 28 828 inscrits, 2 363 votants.

Les faits sont là ! Ils sont peu reluisants », s’exclame pour Le Monde le bon David, qui cumule dans son entrevue informelle avec les journaleux vespéraux les pires insanités.

A propos de la présence toujours plus lourde d’étudiants étrangers, David Masson-Weyl se montre prudent et préconise une limitation des flux (mais comment pourrait-il être crédible lui qui a passé plus de 6 mois de sa scolarité à l’étranger) sur la base d’une sélection encore étonnamment angélique s’appuyant sur un universalisme à la gomme : « Il faut que l'on accueille les meilleurs ou ceux qui en tireraient le plus grand bénéfice ».

Pourquoi la France s’intéresserait-elle au plus grand bénéfice d’un allogène ?

Cette seule question, nous le voyons, disqualifie d’emblée cette mascarade typiquement post-nationale.

Le patriotisme devenu chasse gardée des allogènes qui se veulent « intégrés » ?

Les marécages néo-frontistes ne s’arrêtent pas à ces contrées de l’esprit puant la mort. Ils sont infinis, ils n’ont plus de frontières, ils sont le reflet profond de la société libérale sous perfusi
on juive.

Un jour, Le Point sort un papier sur les nouveaux militants frontistes, un autre c’est Le Nouvel Obs ou L’Express qui s’y colle.

La semaine dernière, les newsmagazines ont évoqué le militantisme de deux jeunes adolescents à la peau foncée. Un Maghrébin de 14 ans et un Antillais de 15 ans qui soutiennent de toutes leurs forces l’entreprise de séduction marinesque.

Des militants du Troisième Millénaire qui jurent devant le pupitre sacré de l’école républicaine que Marine Le Pen et sa clique ne sont absolument pas racistes.

Ces gamins, se présentant devant les gratte-papiers ravis, affirmant, conquérants, que leur idole n’est autre que Florian Philippot. « On ne peut pas comparer le FN d'aujourd'hui avec celui d'il y a quarante ans. [...] Nous sommes allés à la galette des Rois organisée par Marine Le Pen.

À aucun moment, nous n'avons été rejetés par les militants pour notre couleur de peau.

Les accusations de xénophobie, c'est pour faire le buzz", soutient Julien.

Le fils d'immigrés algériens et le lycéen d'origine antillaise n'en démordent pas : ils incarnent la "nouvelle génération du FN" ».

Oh ! La belle image d’une dédiabolisation réussie qui nous présente la diversité comme sérieuse et engagée politiquement quand le petit Kevin, au même âge, fume le shit de Mokhtar !

Oh les bons petits patriotes scrupuleux, inflexibles, ces promesses des élections de demain !

Comment ne pas voir en eux l’assurance future d’une campagne électorale réussie, demain ?

Car pour l’heure, la moindre pression téléphonique fait fuir Maurice, le colistier de la dernière chance, vers son bistro préféré et dévoile à la France entière toute la vanité d’un militantisme de tocards et de traîtres.



Par François-Xavier Rochette.

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