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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 16:12

Consigny : "Jeunes de France, libérez-vous" !

Le Point.fr - Publié le 03/03/2014 à 10:19 - Modifié le 03/03/2014 à 11:12

Une récente étude affirme que la jeunesse se sent méprisée.

Charles Consigny, 24 ans, conseille à ses contemporains de briser leurs chaînes.

Par CHARLES CONSIGNY

À la une du Point.fr

"La jeunesse française se sent méprisée", et on la comprend. "Tentée par la révolte", aussi ; qu'elle lise Oscar Wilde et cède à cette tentation pour s'en délivrer, le même Wilde qui écrivait que la jeunesse est le seul bien qui vaille.

Comme disait Bernanos avec un peu de grandiloquence, "c'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.

Quand la jeunesse refroidit, le reste du monde claque des dents."

Une enquête de France Télévisions publiée par Le Monde du 26 février 2014 affirme que "la jeunesse française se sent méprisée et tentée par la révolte".

Quand ils sont "amenés à définir leur génération", ce sont les mots "sacrifiée" ou "perdue" qui viennent le plus souvent à "l'esprit" de ces jeunes.

"Vingt ans n'est pas le plus bel âge de la vie, pensent-ils majoritairement", reprenant la saillie sans fondement de Paul Nizan, qui est à mon avis moins vraie, même si plus rassurante, que celle de Wilde.

"45 % pensent que leur vie sera pire que celle de leurs parents", les trois quarts sont tentés de s'installer à l'étranger, et ils ne veulent "rien renverser", ne sont "pas en conflit de valeurs avec la société vieillissante" dans laquelle ils se contentent de vouloir "entrer de plain-pied".

"Les jeunes sont individualistes, libéraux, par dépit plus que par essence", dit la sociologue auteur de l'enquête.

Je prends les paris de ce qui va se passer : rien. Ces jeunes, dont je suis, vont vieillir, et voilà. Ils ne quitteront pas le pays en masse, ils ne provoqueront pas de révolution, pas de coup d'État, pas de campement sur plusieurs jours sur une place quelconque, il ne se passera absolument rien.

Les plus forts / travailleurs / ambitieux s'en tireront, les plus faibles / malchanceux / paresseux vivront comme des esclaves, les rêveurs fumeront des pétards et les trois catégories boiront trop, parce qu'il faudra bien affronter la peur de la mort.

Les jeunes ne fabriquent pas un monde barbare

Je ne connais pas les jeunes de France. Je ne peux pas parler en leur nom.

Je sais que je ne suis pas vraiment représentatif de ma tranche d'âge, par divers aspects dont je ne tire guère d'orgueil, et je pense d'ailleurs qu'aucun jeune n'est représentatif des jeunes, que tout ça ne veut rien dire et que ceux qu'on entend dans les médias sont des individus qui n'incarnent qu'eux-mêmes, fussent-ils à l'Unef, à la Manif pour tous, dans des collectifs ou dans des associations, ou dans rien, tranquillement dépolitisés.

Des jeunes, j'en connais des riches et des pauvres, des snobs, des hétérosexuels, des lettrés et des qui sont carrément analphabètes et s'en moquent (ce qui me désole et m'amuse en même temps), j'en connais qui ont été au Brésil et ne songent qu'à y retourner, des qui sont restés aux États-Unis parce que la France les déprime, j'en connais qui font de l'audit et qui ne sont pas moins sensibles à la poésie du monde que ceux qui font de la musique, j'en connais qui se droguent, qui attrapent des MST ou qui ne parviennent pas à trouver l'amour.

Mais dans l'ensemble, les jeunes que je connais, je les trouve assez joyeux, angoissés mais joyeux, épouvantés par l'idée même de vieillir mais donc contents d'être ce qu'ils sont : dans l'ensemble, mes contemporains vivent ce que je crois être, moi, le plus bel âge de la vie avec intensité, souci d'en profiter, d'en maximiser le potentiel.

Dans l'ensemble, bien sûr, ils ont arrêté de lire, et ils essaient même d'arrêter de fumer, mais ils se font passer des sonates de Chopin sur Facebook.

S'ils n'apprennent plus par coeur des petits bouts de Racine ou d'Alfred de Vigny, n'ouvrent plus Les Mémoires de guerre, les livres d'histoire de Michelet ou même les biographies de Zweig, et s'ils ne se passent pas les films de Claude Sautet qui racontent un monde révolu, ne s'intéressent pas aux régions de France, à la littérature américaine, au mobilier Art déco ou à l'architecture des années 1930, je ne crois pas qu'ils soient pour autant en train de fabriquer un monde barbare, sans culture ni manières, sans humour, sans goût, bref, sans oeuvre civilisatrice, ou civilisationnelle, sans poursuite de la civilisation.

Dans l'enquête évoquée par Le Monde, deux tiers des sondés se déclarent optimistes pour eux-mêmes, étant pessimistes pour le groupe : le groupe étant la somme des individus, il croit en son avenir - c'est le principal.

Les jeunes produisent une société apeurée et sans audace

Si l'on ne veut pas être béat, que pointer ? Un manque d'exigence vis-à-vis des libertés individuelles d'abord : les jeunes ne protestent jamais quand les libertés reculent, parce qu'ils ne s'en aperçoivent pas quand ça advient.

On peut être de droite ou de gauche, il est difficile aujourd'hui de ne pas voir, par exemple, que les prélèvements obligatoires ont atteint un taux qui les fait largement entrer dans la définition de la spoliation.

C'est un propos antipathique car inégalitaire, mais il faut voir dans quel cauchemar la France est entrée sous l'impulsion du socialisme et de la mauvaise gestion : l'État est ridicule d'omniprésence.

Contre cela, aussi, les jeunes ne s'élèvent guère, peut-être découragés d'avance par l'obésité du mammouth.

Mais la grande charge de la jeunesse dans les années qui viennent, si elle doit faire quelque chose pour son pays, sera d'avoir le courage d'ouvrir les yeux sur la dimension dépressive de l'étatisme et d'y renoncer.

Il y a ensuite un manque de risque. Jadis, la prudence était assimilée à la pleutrerie, et elle était moquée.

Les jeunes gens d'aujourd'hui craignent les maladies, les accidents et les conflits, en conséquence de quoi ils appliquent le principe de précaution à tous les aspects de leur quotidien.

Parce qu'ils ne lisent pas Nietzsche, qui affirme que "le secret pour récolter la plus grande fécondité, la plus grande jouissance de l'existence, consiste à vivre dangereusement", nombre de mes contemporains vivent comme Michel Drucker alors qu'ils devraient rouler sans casque ; leur comportement produit une société apeurée d'individus sans audace et psychiquement faibles.

Enfin, et peut-être aurais-je dû commencer par là, la jeunesse actuelle souffre de moeurs contraintes dont elle pourrait et devrait s'affranchir.

Les magazines féminins feignent de croire qu'aujourd'hui, grâce à l'oeuvre législative du progressisme, chacun peut suivre agréablement ses inclinations et donner ainsi à la brièveté de l'existence humaine son pendant de densité, et surtout que chacun le fait.

Or, rien n'est plus faux. Les placards sont pleins de mes contemporains, et les portes en sont solidement fermées.

"Être libre ne sert à rien si l'on n'est pas libéré", proclamait la jet-set à sa naissance : libérez-vous, jeunesse, voilà mon conseil de jet-setteur, les placards sont sombres et on est mieux dehors.

source et publication: http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-jeunes-de-france-liberez-vous-03-03-2014-1797146_1449.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140303

ET aussi

Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre

L'autoportrait est sombre. Amenés à définir leur génération, ce sont les mots « sacrifiée » ou « perdue » qui leur viennent le plus souvent à l'esprit.

A l'automne 2013, les jeunes de 18 à 34 ans étaient conviés par France Télévisions à répondre à un long questionnaire en ligne sur eux-mêmes et leur génération. 210 000 se sont pris au jeu de cette opération « Génération quoi ? ». Leurs 21 millions de réponses fournissent un matériau de recherche exceptionnel pourles deux sociologues de la jeunesse Cécile Van de Velde et Camille Peugny, maîtres de conférences respectivement à l'EHESS et à l'université Paris-VIII, qui ont contribué à concevoir le questionnaire. Ils en tirent aujourd'hui pour Le Monde les principaux enseignements, en se focalisant sur la tranche d'âge des 18-25 ans, centrale pour l'analyse.

  • La vie en noir
  • suite :

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