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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:18

Dans les semaines qui viennent, un remaniement ministériel va être annoncé. Rue de Grenelle, Vincent Peillon est en train de faire ses cartons.

Regardons les dossiers qu'il laisse sur son bureau à l'intention de son successeur (Mme Ségolène Royal, à ce qu'il paraît).

Alors que 20 à 25% des élèves arrivent en 6ème avec des difficultés sévères en lecture, qu'a fait Vincent Peillon pour recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux ?

Il a courageusement réformé les rythmes scolaires : désormais, nos enfants se rendent à l'école pour y assister à des ateliers relaxation, slam ou scoubidous, quand ce n'est pas la dame de la cantine qui est chargée de leur faire écouter un disque. Coût de ce délire : 900 millions d'euros par an, dont plus de la moitié à la charge des collectivités locales. Lesquelles, faute de moyens, se tournent vers les parents. Il y aurait matière à rire, si ce n’était pas à pleurer. Mais le prochain ministre pourra construire sur des bases solides : qu’on se le dise, l’école est “refondée”.

Alors qu'un professeur certifié, après un bac +5, commence sa carrière en étant payé à peine au-dessus du SMIC, qu'a fait Vincent Peillon pour revaloriser le statut des enseignants ?

Il a gelé leur rémunération, et suivant l’adage "plus on est de miséreux, plus on rit", il a recruté plus de 20 000 professeurs supplémentaires. Pour honorer la promesse de campagne du candidat François Hollande, le prochain ministre devra en recruter encore 35 000. On se demande bien où il va aller les trouver : lors du dernier concours ouvert en mathématiques (CAPES 2013), on a à peine pu recruter 865 candidats, pour 1210 postes offerts.

Alors que 27% des enfants au collège se font frapper par d’autres élèves, que 38% s’y rendent la peur au ventre, qu'a fait Vincent Peillon pour lutter contre la violence endémique dans les établissements scolaires ?

Il a créé un observatoire. Lequel se porte très bien, merci.

Alors que, tous les ans, au moins 100 000 garçons et 50 000 filles quittent le système scolaire sans aucun diplôme, qu’a fait Vincent Peillon ?

Il a lancé les soi-disant "ABCD de l’égalité" : ce dispositif idéologique, issu de recherches féministes sur le concept de "genre", vise à rééquilibrer les pratiques pédagogiques... en faveur des filles, alors que celles-ci connaissent moitié moins l’échec scolaire que les garçons ! Si vous ne l’avez pas encore fait, n’oubliez pas de signer notre pétition contre ce programme aberrant.

Si on apprenait encore l’histoire de France à l’école, que faudrait-il retenir de Vincent Peillon ?

Vincent Peillon est le grand ministre qui a scellé des partenariats entre les écoles et les fonds régionaux d'art contemporain, pour exposer des œuvres dans les établissements scolaires. Lors du lancement de ce plan culturel audacieux, la statue choisie représentait un diable décoré de motifs francs-maçons.

Devons-nous laisser les clés de notre école à de tels forcenés ?

Si vous pensez que non, une seule solution : soutenez SOS Éducation !

Antoine Blondel

Responsable des relations Parents-Professeurs

SOS Éducation

Dans les semaines qui viennent, un remaniement ministériel va être annoncé. Rue de Grenelle, Vincent Peillon est en train de faire ses cartons.

Regardons les dossiers qu'il laisse sur son bureau à l'intention de son successeur (Mme Ségolène Royal, à ce qu'il paraît).

Alors que 20 à 25% des élèves arrivent en 6ème avec des difficultés sévères en lecture, qu'a fait Vincent Peillon pour recentrer l'école sur la transmission des savoirs fondamentaux ?

Il a courageusement réformé les rythmes scolaires : désormais, nos enfants se rendent à l'école pour y assister à des ateliers relaxation, slam ou scoubidous, quand ce n'est pas la dame de la cantine qui est chargée de leur faire écouter un disque. Coût de ce délire : 900 millions d'euros par an, dont plus de la moitié à la charge des collectivités locales. Lesquelles, faute de moyens, se tournent vers les parents. Il y aurait matière à rire, si ce n’était pas à pleurer. Mais le prochain ministre pourra construire sur des bases solides : qu’on se le dise, l’école est “refondée”.

Alors qu'un professeur certifié, après un bac +5, commence sa carrière en étant payé à peine au-dessus du SMIC, qu'a fait Vincent Peillon pour revaloriser le statut des enseignants ?

Il a gelé leur rémunération, et suivant l’adage "plus on est de miséreux, plus on rit", il a recruté plus de 20 000 professeurs supplémentaires. Pour honorer la promesse de campagne du candidat François Hollande, le prochain ministre devra en recruter encore 35 000. On se demande bien où il va aller les trouver : lors du dernier concours ouvert en mathématiques (CAPES 2013), on a à peine pu recruter 865 candidats, pour 1210 postes offerts.

Alors que 27% des enfants au collège se font frapper par d’autres élèves, que 38% s’y rendent la peur au ventre, qu'a fait Vincent Peillon pour lutter contre la violence endémique dans les établissements scolaires ?

Il a créé un observatoire. Lequel se porte très bien, merci.

Alors que, tous les ans, au moins 100 000 garçons et 50 000 filles quittent le système scolaire sans aucun diplôme, qu’a fait Vincent Peillon ?

Il a lancé les soi-disant "ABCD de l’égalité" : ce dispositif idéologique, issu de recherches féministes sur le concept de "genre", vise à rééquilibrer les pratiques pédagogiques... en faveur des filles, alors que celles-ci connaissent moitié moins l’échec scolaire que les garçons ! Si vous ne l’avez pas encore fait, n’oubliez pas de signer notre pétition contre ce programme aberrant.

Si on apprenait encore l’histoire de France à l’école, que faudrait-il retenir de Vincent Peillon ?

Vincent Peillon est le grand ministre qui a scellé des partenariats entre les écoles et les fonds régionaux d'art contemporain, pour exposer des œuvres dans les établissements scolaires. Lors du lancement de ce plan culturel audacieux, la statue choisie représentait un diable décoré de motifs francs-maçons.

Devons-nous laisser les clés de notre école à de tels forcenés ?

Si vous pensez que non, une seule solution : soutenez SOS Éducation !

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