Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:34

Le 19 mars 2014

Décidément, entre socialistes et écologistes, c’est l’amour vache ! À moins d’une semaine des élections municipales, une soixantaine de militants de Greenpeace se sont introduits cette semaine dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Fessenheim. Comme s’ils ne pouvaient pas attendre l’après-élection ! Ou alors, justement, ils ont dû se dire que c’était maintenant ou jamais pour enquiquiner un Parti socialiste qui ne cesse de les mépriser…

À moins aussi que ce ne soit en représailles de la toute récente « agression »commise par la candidate à la marie de Paris Anne Hidalgo contre Pierre Serne, vice-président d’Europe Écologie Les Verts d’Île-de-France.

Sans doute exaspérée par les tacles incessants de ses « chers alliés », la première n’a rien trouvé de mieux que de reprocher au second, lors d’une conférence de presse, d’avoir voté une commande de bus diesel en échange d’avantages en matière de gratuité des transports.

Réaction indignée, on s’en doute, de l’intéressé via l’AFP : « En décembre, le PS parisien a voulu qu’on annule les commandes déjà passées. Mais les bus étaient en construction, nous aurions dû payer deux tiers du prix des bus sans les avoir, alors qu’ils étaient bien moins polluants que ceux qu’ils allaient remplacer…

C’est hallucinant d’arriver à ce niveau de démagogie ! »

Il a sommé Anne Hidalgo de revenir sur son « mensonge », mais c’est le bras droit de celle-ci, Jean-Louis Missika, qui lui a répondu, presque amusé : « Un petit moment d’irritation, comme il en existe dans les derniers jours de campagne. »

Tandis que Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la candidate, en a rajouté de son côté dans la provocation : « Les Parisiens retiendront surtout qu’Anne Hidalgo est contre les bus diesel […] En critiquant EELV, elle montre de l’autorité. Il en faut, de l’autorité, quand on est maire de Paris… »

Après l’attaque « scandaleuse » (dixit Cécile Duflot) contre l’élu écologiste, on aurait donc là une tentative en bonne et due forme de récupération politique du fonds de commerce écolo.

On n’en est pas encore à la vaisselle dans la figure, mais le ton monte, assurément, Jean-Vincent Placé constatant pour sa part que « ces déclarations révèlent un état de fébrilité » (euphémisme !).

Le pic de pollution et sa médiatisation ayant abouti à la circulation alternée lundi dernier en région parisienne ont-ils dopé ou non les espérances électorales des écologistes ?

Et est-ce pour parer une remontée électorale de ceux-ci que la candidate socialiste est ainsi montée au créneau contre eux ?

Ces derniers ont-ils alors occupé la centrale nucléaire de Fessenheim pour ne pas laisser retomber le soufflé de ces espérances de remontée électorale dimanche prochain ?

Ou alors, autre explication : suivant une habitude qui leur est chère, la soixantaine de furieux qui s’en sont pris à la centrale n’obéissent ni à Dieu ni à Diable et encore moins aux responsables d’EELV – cette « firme », comme l’a baptisé Noël Mamère, député démissionnaire de cette formation… – et qui ont fait leur son constat de la participation écologiste au gouvernement de « Moi Président » : « Nous avons avalé tellement de couleuvres qu’aujourd’hui, nous sommes déconsidérés. »

Déconsidérés, mais toujours déterminés : la preuve !

Philippe Randa

Ecrivain et éditeur

Fondateur du site francephi.com

Source: http://www.bvoltaire.fr/philipperanda/les-ecologistes-danger-nucleaire-chantage-politique,53822?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=8fb223c503-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-8fb223c503-30403221&mc_cid=8fb223c503&mc_eid=35158644a0

Partager cet article

Repost 0

commentaires