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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:37

Ecrit le 25 mar 2014 à 14:44 par Eric Martin dans Article

Rencontre avec Anne Brassié et Stéphanie Bignon, auteurs de « Cessez de nous libérer ! »


Anne Brassié et Stéphanie Bignon viennent de signerCessez de nous libérer !, aux éditions Via Romana.

L’occasion pour Nouvelles de France d’interroger ces deux militantes pro-féminité et anti-féminisme.

Cessez de nous libérer !, demandez-vous. Mais à qui s’adresse ce cri du cœur et du corps ?

Au gouvernement pour ses lois démoniaques, aux hommes politiques comme Sarkozy qui osent dire que les congés maternité sont un manque à gagner pour le PIB , aux médias qui nous lavent le cerveau avec des mensonges dont nous ne sommes plus dupes.

Notre vocation n’est pas d’être exclusivement des agents de la vie économique mais avant tout des mères et des éducatrices. Avec la vie, nous transmettons nos traditions et notre religion.

Vous avez confié la préface à un homme, n’est-ce pas étrange pour un livre qui prétend défendre les femmes ?

Pourquoi avoir choisi Yves Meaudre, qui dirige une association dont la charte fait référence au christianisme ?

Le christianisme n’a-t-il pas oppressé les femmes tout au long de son histoire, comme on le lit souvent ?

Parce que nous sommes complémentaires.

La lutte des sexes, après la lutte des classes, très peu pour nous ! Yves Meaudres allie une plume merveilleuse à des convictions profondes. Il a vu sur le terrain qui maintenait la vie dans des conditions extrêmes : les femmes et les petites filles du Mékong.

Loin d’avoir opprimé les femmes, le christianisme les a libérées. Le christianisme a transcendé la maternité.

Existe-t-il selon vous un bon féminisme (traditionaliste, par exemple) ?

Il n’y a pas de bon féminisme, il y a une célébration de la vocation féminine, de la féminité dans la société.

Le féminisme, c’est la continuité de la lutte des classes par la lutte des sexes.

Or nous devons mener une autre lutte : nous devons nous délivrer de la propagande idéologique et de la pression économique.

Chaque femme doit pouvoir choisir en fonction des cartes données par la Providence. Toutes n’auront pas de mari ou n’auront pas d’enfants.

La féminité, le temps long et la gratuité doivent reprendre leur place face à l’immédiateté et la rentabilité, la féminité a grand besoin d’être protégée et défendue .

Savez qu’on nomme en anglais cette activité, le care ? Et selon certains, il pourrait représenter 30% du PNB et rapporter gros. C’est ainsi qu’on retire petit a petit le soin des vieillards aux ordres caritatifs pour les confier à des sociétés qui vous proposent des actions tellement c’est rentable !

Quel regard portez-vous sur le masculinisme, cette réaction (parfois violente) au féminisme révolutionnaire ?

Finalement, risquons-nous davantage d’assister à la guerre entre les sexes (féminisme radical « classique ») ou à la guerre contre les sexes (théorie du genre, queer theory) ?

Comment les éviter toutes les deux ?

En prônant la complémentarité, en relisant le récit de la Genèse, qui nous fait homme et femme, moitié l’un de l’autre, et non seulement une côte…

Le risque du masculinisme est de confondre féminisme et féminité, ce qui est absurde car cela serait accorder aux féministes, leurs ennemis, le monopole du genre féminin.

La vraie féminité met en valeur l’homme, et refuser ce fait serait refuser le réel. Le refus du réel par un bord ou l’autre mène aux mêmes impasses.

Quels conseils donneriez-vous aux parents pour apprendre le vrai respect des femmes à leurs enfants (garçon et fille) ?

Les emmener à la messe d’abord. Et leur apprendre dès le plus jeune âge le rôle créateur de l’homme et de la femme. Le petit garçon doit apprendre à défendre le foyer et à respecter celle qui en est le cœur.

La petite fille doit apprendre à respecter le trésor qui est en elle.

Filles et garçons doivent apprendre que grandir, c’est contrôler et magnifier ses fonctions vitales et non se laisser dévorer par elles, ce que nous apprenions jadis sur les chapiteaux de nos églises romanes.

Bref, le contraire absolu de la propagande actuelle du jouir sans entrave.

Le rôle du père n’est-il pas clef dans la transmission de ce respect ? Mon épouse pense que beaucoup de jeunes filles ont un comportement de « fille facile » parce qu’elles n’ont pas été aimée par leur père, absent du fait du divorce, et du coup qu’elles cherchent cet amour dans les bras de jeunes hommes de manière précoce et désordonnée, ces derniers profitant évidemment de la situation…

C’est très juste : ce manque d’amour dans l’enfance provoque des catastrophes à l’âge adulte, chez les filles comme chez les garçons. Un foyer qui dure diffusera assez d’amour pour construire filles et garçons.

Que répondre aux féministes dont l’agressivité semble dire qu’elles ont été blessées par des hommes ou par un système ?

Oui, elles ont été blessées. Mais qu’elles s’assoient et qu’elles réfléchissent : elles sont en train de se battre pour le système qui les asservit.

Source et publication: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/25-03-2014/rencontre-avec-anne-brassie-et-stephanie-bignon-auteurs-de-cessez-de-nous-liberer#.UzJ1hK6vdQ8

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