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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:29

Les premières victimes de l’insécurité sont les habitants des « quartiers sensibles » !

Le 17 février 2014

Xavier Raufer

Docteur en géopolitique et criminologue

Il enseigne dans les universités Panthéon-Assas (Paris II), George Mason (Washington DC) et Université de Sciences politiques et de droit (Pékin)

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Las d’arrêter des malfaiteurs aussitôt remis en liberté, la police et la gendarmerie ont le moral dans les chaussettes.

Christiane Taubira paraît catalyser ce ressentiment. Ne fait-elle pas un épouvantail trop facile ?

Affirmons d’abord sereinement ceci : si, au lieu de ce qu’elle est, Mme Taubira se présentait à nos yeux comme une longiligne et blonde athlète aux yeux d’azur, d’évidence sa politique n’en serait ni plus ni moins néfaste.

Maintenant, le fond : d’origine, le garde des Sceaux et sa cour persistent à dédaigner le monde extérieur ; à ignorer le résultat des politiques judiciaires positives appliquées dans de grands États de droit.

À ce titre, sa politique aveugle est donc néfaste en soi.

Pas besoin de bouc émissaire : comme garde des Sceaux, elle est responsable de ses paroles comme de ses actes et doit en rendre compte – si l’exercice ministériel a un sens.

Depuis deux ans, police et gendarmerie s’échinent à attraper des malfaiteurs et à les livrer à un appareil judiciaire qui fuit par tous les bouts. Entre ceux qui sont trop jeunes… dont des juges naïfs font des victimes… pour qui on n’a pas de place en prison… à qui l’on donne du sursis ou une peine alternative… que l’on condamne, certes à la prison ferme mais sans mandat de dépôt – astuce permettant au « condamné » de quitter le tribunal libre comme l’air et les mains dans les poches –, la justice française ressemble vraiment à une passoire.

En France métropolitaine, on a ainsi de 80.000 à 100.000 malfaiteurs condamnés à la prison – et qui n’y sont pas. Ce, sans décompter les bandits nomades, par définition plus évanescents encore.

Cette culture de l’excuse que vous dénoncez si souvent, quels en sont les fondements philosophiques et politiques ?

Pour la « culture de l’excuse », la misère sociale est l’unique origine du crime – les voyous n’étant que « de malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme ».

Cette bouffonnerie soixante-huitarde baigne dans le déni du réel criminel, dans la commisération envers des agresseurs, des braqueurs et des assassins.

Les pires crimes y deviennent des « performances viriles et transgressives », provoquées par « des impasses pour l’accès à l’estime de soi » et « un déficit de gratification ». Les victimes des racailles (vieilles dames, handicapés, etc.) ?

Pour ces sociologues-critiques, ce sont des « cibles par défaut qui maîtrisent moins les stratégies de mobilité ».

Mais, les années passant, la rengaine de « la-faute-de-la-société » devient inaudible. Même à gauche, des ruptures s’opèrent avec cette doctrine ; des appels au réalisme criminel se multiplient.

Le premier, Malek Boutih, déclare fin 2010 : « Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis… Je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles – Africains, Maghrébins – est exceptionnelle par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française » (« On n’est pas couché », 10/11/2010).

Mieux encore : en janvier 2013, le site (de gauche) Rue 89 publie une étude de Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration (extraits) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà [...] les violences à l’égard des personnes ont augmenté [...]

Une délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne [...]

Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que nul n’a vraiment envie d’y habiter [...]

Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration [...] gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées.

En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance. » Propos qui nous ravissent, mais constituent pour les Diafoirus-sociologues un vrai camouflet.

Dans les prochaines élections municipales et européennes, quel sera, d’après vous, le poids de la question sécuritaire ?

Ce que veulent les Français est simple : que leurs enfants trouvent un emploi décent, que leur fille puisse chercher le pain sans se faire courser ; enfin, retrouver leur voiture intacte le lendemain, là où ils l’ont garée la veille au soir.

Tels sont les desiderata fondamentaux d’une majorité de Français – d’abord, de ceux qui vivent dans les fameux « quartiers sensibles ».

Ajoutons que des promesses en la matière, ils en ont déjà entendu des centaines !

Voici, selon moi, les paramètres à partir desquels ils voteront bientôt.

Source et publication: http://www.bvoltaire.fr/xavierraufer/les-premieres-victimes-de-linsecurite-sont-les-habitants-des-quartiers-sensibles,50873?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=303c553e49-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-303c553e49-30403221

Le 17 février 2014

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Las d’arrêter des malfaiteurs aussitôt remis en liberté, la police et la gendarmerie ont le moral dans les chaussettes. Christiane Taubira paraît catalyser ce ressentiment. Ne fait-elle pas un épouvantail trop facile ?

Affirmons d’abord sereinement ceci : si, au lieu de ce qu’elle est, Mme Taubira se présentait à nos yeux comme une longiligne et blonde athlète aux yeux d’azur, d’évidence sa politique n’en serait ni plus ni moins néfaste. Maintenant, le fond : d’origine, le garde des Sceaux et sa cour persistent à dédaigner le monde extérieur ; à ignorer le résultat des politiques judiciaires positives appliquées dans de grands États de droit. À ce titre, sa politique aveugle est donc néfaste en soi. Pas besoin de bouc émissaire : comme garde des Sceaux, elle est responsable de ses paroles comme de ses actes et doit en rendre compte – si l’exercice ministériel a un sens.

Depuis deux ans, police et gendarmerie s’échinent à attraper des malfaiteurs et à les livrer à un appareil judiciaire qui fuit par tous les bouts. Entre ceux qui sont trop jeunes… dont des juges naïfs font des victimes… pour qui on n’a pas de place en prison… à qui l’on donne du sursis ou une peine alternative… que l’on condamne, certes à la prison ferme mais sans mandat de dépôt – astuce permettant au « condamné » de quitter le tribunal libre comme l’air et les mains dans les poches –, la justice française ressemble vraiment à une passoire.

En France métropolitaine, on a ainsi de 80.000 à 100.000 malfaiteurs condamnés à la prison – et qui n’y sont pas. Ce, sans décompter les bandits nomades, par définition plus évanescents encore.

Cette culture de l’excuse que vous dénoncez si souvent, quels en sont les fondements philosophiques et politiques ?

Pour la « culture de l’excuse », la misère sociale est l’unique origine du crime – les voyous n’étant que « de malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme ».

Cette bouffonnerie soixante-huitarde baigne dans le déni du réel criminel, dans la commisération envers des agresseurs, des braqueurs et des assassins. Les pires crimes y deviennent des « performances viriles et transgressives », provoquées par « des impasses pour l’accès à l’estime de soi » et « un déficit de gratification ». Les victimes des racailles (vieilles dames, handicapés, etc.) ? Pour ces sociologues-critiques, ce sont des « cibles par défaut qui maîtrisent moins les stratégies de mobilité ».

Mais, les années passant, la rengaine de « la-faute-de-la-société » devient inaudible. Même à gauche, des ruptures s’opèrent avec cette doctrine ; des appels au réalisme criminel se multiplient. Le premier, Malek Boutih, déclare fin 2010 : « Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis… Je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles – Africains, Maghrébins – est exceptionnelle par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française » (« On n’est pas couché », 10/11/2010).

Mieux encore : en janvier 2013, le site (de gauche) Rue 89 publie une étude de Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration (extraits) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà [...] les violences à l’égard des personnes ont augmenté [...] Une délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne [...] Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que nul n’a vraiment envie d’y habiter [...] Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration [...] gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance. » Propos qui nous ravissent, mais constituent pour les Diafoirus-sociologues un vrai camouflet.

Dans les prochaines élections municipales et européennes, quel sera, d’après vous, le poids de la question sécuritaire ?

Ce que veulent les Français est simple : que leurs enfants trouvent un emploi décent, que leur fille puisse chercher le pain sans se faire courser ; enfin, retrouver leur voiture intacte le lendemain, là où ils l’ont garée la veille au soir. Tels sont les desiderata fondamentaux d’une majorité de Français – d’abord, de ceux qui vivent dans les fameux « quartiers sensibles ». Ajoutons que des promesses en la matière, ils en ont déjà entendu des centaines ! Voici, selon moi, les paramètres à partir desquels ils voteront bientôt.

Le 17 février 2014

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Las d’arrêter des malfaiteurs aussitôt remis en liberté, la police et la gendarmerie ont le moral dans les chaussettes. Christiane Taubira paraît catalyser ce ressentiment. Ne fait-elle pas un épouvantail trop facile ?

Affirmons d’abord sereinement ceci : si, au lieu de ce qu’elle est, Mme Taubira se présentait à nos yeux comme une longiligne et blonde athlète aux yeux d’azur, d’évidence sa politique n’en serait ni plus ni moins néfaste. Maintenant, le fond : d’origine, le garde des Sceaux et sa cour persistent à dédaigner le monde extérieur ; à ignorer le résultat des politiques judiciaires positives appliquées dans de grands États de droit. À ce titre, sa politique aveugle est donc néfaste en soi. Pas besoin de bouc émissaire : comme garde des Sceaux, elle est responsable de ses paroles comme de ses actes et doit en rendre compte – si l’exercice ministériel a un sens.

Depuis deux ans, police et gendarmerie s’échinent à attraper des malfaiteurs et à les livrer à un appareil judiciaire qui fuit par tous les bouts. Entre ceux qui sont trop jeunes… dont des juges naïfs font des victimes… pour qui on n’a pas de place en prison… à qui l’on donne du sursis ou une peine alternative… que l’on condamne, certes à la prison ferme mais sans mandat de dépôt – astuce permettant au « condamné » de quitter le tribunal libre comme l’air et les mains dans les poches –, la justice française ressemble vraiment à une passoire.

En France métropolitaine, on a ainsi de 80.000 à 100.000 malfaiteurs condamnés à la prison – et qui n’y sont pas. Ce, sans décompter les bandits nomades, par définition plus évanescents encore.

Cette culture de l’excuse que vous dénoncez si souvent, quels en sont les fondements philosophiques et politiques ?

Pour la « culture de l’excuse », la misère sociale est l’unique origine du crime – les voyous n’étant que « de malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme ».

Cette bouffonnerie soixante-huitarde baigne dans le déni du réel criminel, dans la commisération envers des agresseurs, des braqueurs et des assassins. Les pires crimes y deviennent des « performances viriles et transgressives », provoquées par « des impasses pour l’accès à l’estime de soi » et « un déficit de gratification ». Les victimes des racailles (vieilles dames, handicapés, etc.) ? Pour ces sociologues-critiques, ce sont des « cibles par défaut qui maîtrisent moins les stratégies de mobilité ».

Mais, les années passant, la rengaine de « la-faute-de-la-société » devient inaudible. Même à gauche, des ruptures s’opèrent avec cette doctrine ; des appels au réalisme criminel se multiplient. Le premier, Malek Boutih, déclare fin 2010 : « Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis… Je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles – Africains, Maghrébins – est exceptionnelle par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française » (« On n’est pas couché », 10/11/2010).

Mieux encore : en janvier 2013, le site (de gauche) Rue 89 publie une étude de Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration (extraits) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà [...] les violences à l’égard des personnes ont augmenté [...] Une délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne [...] Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que nul n’a vraiment envie d’y habiter [...] Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration [...] gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance. » Propos qui nous ravissent, mais constituent pour les Diafoirus-sociologues un vrai camouflet.

Dans les prochaines élections municipales et européennes, quel sera, d’après vous, le poids de la question sécuritaire ?

Ce que veulent les Français est simple : que leurs enfants trouvent un emploi décent, que leur fille puisse chercher le pain sans se faire courser ; enfin, retrouver leur voiture intacte le lendemain, là où ils l’ont garée la veille au soir. Tels sont les desiderata fondamentaux d’une majorité de Français – d’abord, de ceux qui vivent dans les fameux « quartiers sensibles ». Ajoutons que des promesses en la matière, ils en ont déjà entendu des centaines ! Voici, selon moi, les paramètres à partir desquels ils voteront bientôt.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Las d’arrêter des malfaiteurs aussitôt remis en liberté, la police et la gendarmerie ont le moral dans les chaussettes. Christiane Taubira paraît catalyser ce ressentiment. Ne fait-elle pas un épouvantail trop facile ?

Affirmons d’abord sereinement ceci : si, au lieu de ce qu’elle est, Mme Taubira se présentait à nos yeux comme une longiligne et blonde athlète aux yeux d’azur, d’évidence sa politique n’en serait ni plus ni moins néfaste. Maintenant, le fond : d’origine, le garde des Sceaux et sa cour persistent à dédaigner le monde extérieur ; à ignorer le résultat des politiques judiciaires positives appliquées dans de grands États de droit. À ce titre, sa politique aveugle est donc néfaste en soi. Pas besoin de bouc émissaire : comme garde des Sceaux, elle est responsable de ses paroles comme de ses actes et doit en rendre compte – si l’exercice ministériel a un sens.

Depuis deux ans, police et gendarmerie s’échinent à attraper des malfaiteurs et à les livrer à un appareil judiciaire qui fuit par tous les bouts. Entre ceux qui sont trop jeunes… dont des juges naïfs font des victimes… pour qui on n’a pas de place en prison… à qui l’on donne du sursis ou une peine alternative… que l’on condamne, certes à la prison ferme mais sans mandat de dépôt – astuce permettant au « condamné » de quitter le tribunal libre comme l’air et les mains dans les poches –, la justice française ressemble vraiment à une passoire.

En France métropolitaine, on a ainsi de 80.000 à 100.000 malfaiteurs condamnés à la prison – et qui n’y sont pas. Ce, sans décompter les bandits nomades, par définition plus évanescents encore.

Cette culture de l’excuse que vous dénoncez si souvent, quels en sont les fondements philosophiques et politiques ?

Pour la « culture de l’excuse », la misère sociale est l’unique origine du crime – les voyous n’étant que « de malheureuses victimes de l’exclusion et du racisme ».

Cette bouffonnerie soixante-huitarde baigne dans le déni du réel criminel, dans la commisération envers des agresseurs, des braqueurs et des assassins. Les pires crimes y deviennent des « performances viriles et transgressives », provoquées par « des impasses pour l’accès à l’estime de soi » et « un déficit de gratification ». Les victimes des racailles (vieilles dames, handicapés, etc.) ? Pour ces sociologues-critiques, ce sont des « cibles par défaut qui maîtrisent moins les stratégies de mobilité ».

Mais, les années passant, la rengaine de « la-faute-de-la-société » devient inaudible. Même à gauche, des ruptures s’opèrent avec cette doctrine ; des appels au réalisme criminel se multiplient. Le premier, Malek Boutih, déclare fin 2010 : « Quand je regarde le centre des jeunes détenus de Fleury-Mérogis… Je constate que la proportion de jeunes des minorités visibles – Africains, Maghrébins – est exceptionnelle par rapport à ce qu’ils représentent dans la société française » (« On n’est pas couché », 10/11/2010).

Mieux encore : en janvier 2013, le site (de gauche) Rue 89 publie une étude de Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration (extraits) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà [...] les violences à l’égard des personnes ont augmenté [...] Une délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne [...] Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que nul n’a vraiment envie d’y habiter [...] Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration [...] gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance. » Propos qui nous ravissent, mais constituent pour les Diafoirus-sociologues un vrai camouflet.

Dans les prochaines élections municipales et européennes, quel sera, d’après vous, le poids de la question sécuritaire ?

Ce que veulent les Français est simple : que leurs enfants trouvent un emploi décent, que leur fille puisse chercher le pain sans se faire courser ; enfin, retrouver leur voiture intacte le lendemain, là où ils l’ont garée la veille au soir. Tels sont les desiderata fondamentaux d’une majorité de Français – d’abord, de ceux qui vivent dans les fameux « quartiers sensibles ». Ajoutons que des promesses en la matière, ils en ont déjà entendu des centaines ! Voici, selon moi, les paramètres à partir desquels ils voteront bientôt.

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