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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:31

Éric Zemmour : « La gauche a déclaré la guerre au peuple français »

Publié par : Christopher Lings 5 février 2014 dans Politique, Politique et Société 2 commentaires

Dans un entretien accordé au Figaro, Éric Zemmour analyse l’évolution de la gauche française ces dernières décennies.

L’écrivain et journaliste considère que « depuis 30 ans, la gauche a abandonné le peuple et la droite la nation. La gauche avait abandonné la nation dès la fin du XIXe siècle et encore plus en mai 68.

Par l’intermédiaire du général de Gaulle la droite l’avait récupérée. Après sa mort, elle l’a de nouveau délaissée par vagues européistes successives. De ce constat découle qu’il n’y a plus grande différence entre une gauche social libéral et une droite libéral social. Reste à la marge des gens qui se distinguent.

Le discours sur les frontières de Nicolas Sarkozy durant la campagne de 2012 se démarquait clairement du discours dominant… Mais il se démarquait aussi de la politique de Nicolas Sarkozy pendant 5 ans. Et il n’est repris par personne aujourd’hui. »

Pour M. Zemmour, « le prix à payer pour la soumission définitive de la gauche au libéralisme économique, c’est effectivement la marche en avant totalitaire vers un libéralisme sociétal ».

Il ajoute qu’il y a « une volonté idéologique de la part de la gauche de briser ce qui leur apparaît comme le comble du fascisme: le peuple français. Celui-ci est à leurs yeux, racistes, xénophobe et homophobe.

Et les lobbys pourtant ultra minoritaires, qui dictent leur loi au gouvernement, veulent profiter du quinquennat de François Hollande pour imposer leur vision de la société de manière irrémédiable. Il s’agit ni plus ni moins d’une déclaration de guerre. »

Je me reconnais depuis toujours dans le vieux courant bonapartiste français à la fois national et social.

Enfin, concernant son positionnement sur l’échiquier politique actuel, il déclare : « J’ai rompu avec la gauche depuis 1984 et la naissance de SOS racisme qui avait justement marqué le début de la dérive sociétale des socialistes. Je me reconnais depuis toujours dans le vieux courant bonapartiste français à la fois national et social.

Mais ce courant a été détruit par l’Europe et la mondialisation et n’a plus vraiment de leader depuis la défaite du non au traité de Maastricht en 1992.

Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement qui étaient les principaux représentant de ce mouvement à droite et à gauche ont échoué à lui donner des débouchés électoraux, même s’il reste paradoxalement majoritaire dans le pays réel. »

Lire l’entretien en intégralité sur le site du Figaro

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