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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 04:58

La Suisse a allumé la mèche, l’UE a peur

17 février 2014 |

Par PHILIPPE BARRAUD

Représailles, menaces, chantage, ultimatums comminatoires…

La Commission européenne n’en finit pas d’agresser la Suisse. Pourquoi ? Parce qu’elle a peur.

La Suisse a allumé une mèche qui va propager l’espoir dans plusieurs pays de l’Union. Le mouvement est peut-être irréversible.
La Commission européenne – qui se passe allègrement de l’avis du Parlement européen, parlement-croupion s’il en est – répète plusieurs fois par jour, par la voix du pathétique Barroso ou d’autres petits chefs cooptés, que la libre-circulation n’est pas négociable, qu’elle est un acquis fondamental, et donc qu’il est interdit de seulement en discuter. Autrement dit: un tabo
u.


Cette insistance doit nous faire dresser l’oreille: ce discours est-il destiné à la Suisse, ou aux citoyens des pays de l’Union tentés par la contestation du tabou ? Ils sont nombreux, ceux qui se demandent si la libre-circulation est bien le don du Ciel qu’on dit; s’ils ne vivraient pas mieux avec une libre-circulation régulée, plutôt qu’avec les portes ouvertes actuelles.

M. Barroso a récemment pris exemple des cantons suisses pour dire que la libre-circulation dans l’UE ne pouvait pas s’arrêter aux frontières.

Mais pardon: l’UE n’est pas une Confédération d’États, l’UE n’est pas la Suisse, et surtout, elle ne peut pas imposer ses règles à un pays extérieur.

La Suisse n’applique pas ses lois à la Lombardie ou à la Savoie, que l’on sache (hélas ! disent les Lombards et les Savoyards…).


La contestation de la libre-circulation, initiée par la Suisse, va nécessairement se propager et, en raison de la position obtuse de la Commission, favoriser les partis d’extrême-droite dans les pays de l’Union, ce qui peut inquiéter.

Les dirigeants européens le savent bien, et c’est pourquoi ils persécutent la Suisse, pour l’exemple.

En tapant là où cela fait mal, à savoir la recherche et les étudiants – pénalisant au passage les chercheurs et les étudiants de l’Union !


M. Barroso a créé un abcès de fixation sur la Croatie, et posé un ultimatum à la Suisse – verra-t-on bientôt le Charles-de-Gaulle dans la rade de Genève ?

En annonçant à la Croatie qu’une votation à son sujet en Suisse n’aurait pas de sens, Mme Sommaruga a fait preuve d’une honnête candeur, ce qui est fatal dans les relations internationales.

Juridiquement, elle a évidemment raison: pourquoi accorder la libre-circulation à la Croatie, alors que celle-ci sera sévèrement limitée peu après ?

Mais il eût été beaucoup plus habile de laisser aller, avec un minimum de cynisme, le calendrier électoral: en cas de non, le Conseil fédéral aurait pu plaider sa bonne foi, et l’obstination butée du peuple contre laquelle il ne peut rien; en cas de oui, elle aurait évité à notre pays cette grêle de sanctions un peu infantiles, qui paniquent l’establishment suisse et ravissent les commissaires européens par l’effet produit.


Il faut absolument que nos élus et les médias cessent de se vautrer dans la Schadenfreude, et d’attiser ainsi la soif de vengeance des dirigeants européens.

Ils font ainsi le jeu de nos adversaires, médiocre cinquième colonne qui compromet les solutions à venir.

Cette politique du pire vise à dégrader délibérément la situation politique et économique de la Suisse, afin de pouvoir en rendre l’UDC responsable et ainsi, réduire son influence.


Petits politiciens, petits médias, politique nulle…

*

http://www.reduitnational.com/philippe-barraud-la-suisse-allume-la-meche-lue-peur/

Commentaire de B. Brunner le 17 février 2014 à 22:14

Quand on connaît la paperasse bureaucratique et les tracasseries administratives pour participer à un projet Européen par rapport à celles pour la participation à un projet Suisse, on peut sérieusement se demander s’il ne vaudrait pas mieux réserver l’argent versé à l’UE aux universités (et entreprises) Suisses directement.

La Suisse y serait probablement gagnants au final…tout ça de retombées économiques qui reviendraient à la Suisse au final (et des économies de constructions de places d’études non-rentables à ne plus en pouvoir). L’UE y perdra probablement au final plus que la Suisse…

En tout cas ce genre de gamineries de la part de l’UE ne font que confirmer le vote et que ce n’est pas encore un partenaire adulte.

Le Conseil Fédéral devrait continuer à ignorer ces gamineries et si elles persistent, en prendre acte, si nécessaire avec des actions proportionnées en réponse, pour montrer clairement que nous ne nous laisserons pas intimider et que les Européens ont aussi quelque chose à y perdre en se comportant de la sorte.

Pendant ce temps, 1000 migrants de plus à Lampedusa ce week-end…

Commentaire de Michel Gaillard le 18 février 2014 à 12:52

“Il faut absolument que nos élus et les médias cessent de se vautrer dans la Schadenfreude, et d’attiser ainsi la soif de vengeance des dirigeants européens. ”

Hmmm cette phrase est comme qui dirait ambiguë, pour ne pas dire “tétravalente”…

Peut-être serons nous le trig qui aura marqué le début de la destruction de l’Europe en montrant aux peuples qu’ils peuvent voter “contre” un système malgré le message univoque des dirigeants.

Ces “gens qui savent”… càd souvent les pires puisqu’ils n’ont comme horizon que le maintien de leur situations.
Les pires catas se sont toujours produites à cause de ce genre d’immobilisme.
Comme s’ils appelaient de leurs voeux la falaise de Sénè
que.

Commentaire de Paul Bär le 18 février 2014 à 15:19

On comprend pourquoi les Britanniques, s’ils vivaient vraiment dans une démocratie (la démocratie représentative n’a rien de démocratique) voteraient à près de 75% (selon un récent sondage) contre la libre-circulation:

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2559776/This-week-Eurocrat-told-Britain-benefit-tourism-myth-read-Rudi-huge-Romanian-family-say-new-home-Your-benefits-crazy-Its-like-finding-sackful-cash-left-road.html

Commentaire de Jean-Michel Esperet le 18 février 2014 à 17:56

Opinion publique européenne à part, une autre peur noire ( encore moins avouée) des dirigeants des pays voisins (et de Barroso) est que les quotas suisses à venir fassent que 72’000 des 80’000 immigrants européens absorbés annuellement par la Suisse, par rapport aux 8’000 initialement prédits par l’OFS et repris les Conseils Fédéraux, aillent démontrer les bienfaits de la “libre circulation” chez eux.

Commentaire de M.Chappuis le 18 février 2014 à 21:32

Il faut absolument que le Conseil Fédéral fasse comprendre aux dirigeants de Bruxelles les deux problèmes principaux de la Suisse: superficie et démographie.

Et que 80 000 personnes par an (plus de 100 000 si on compte les requérants d’asile et les clandestins) ne peut conduire le pays qu’à la catastrophe dans un proche avenir.

S’ils n’arrivent pas à comprendre ça et ne veulent pas entrer en matière pour de nouvelles négociations, alors de deux choses l’une: soit ils sont complètement bouchés ou deuxième hypothèse plus grave, et j’espère que je me trompe, ils veulent nous voir crever.

Source et publication : Articles et Commentaires : http://www.commentaires.com/suisse/la-suisse-a-allume-la-meche-lue-a-peur

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