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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 06:41

« Le droit, à l’ombre de l’antifascisme et de la Shoah, (a) été absorbé par la nouvelle morale antidiscriminatoire dite, par extension, antiraciste… »

Maître Éric Delcroix est l’auteur du Théâtre de Satan (éditions L’Æncre)

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Pourquoi le « Théâtre de Satan » ?

J’ai repris l’expression d’un universitaire, Robert Muchembled, pour désigner toute la fantasmagorie sidérante qui rendait possible les procès en sorcellerie (voyez, Les derniers bûchers, Ramsay, 1981).

Même un penseur politique classique, découvreur du mécanisme de l’inflation monétaire, comme Jean Bodin, croyait aux sorcières, au point de commettre un abominable monument de superstition judiciaire,

De la démonomanie des sorciers(1587). Or, malheureusement, de tels errements sont redevenus d’actualité, le droit, à l’ombre de l’antifascisme et de la Shoah ayant été absorbé par la nouvelle morale antidiscriminatoire dite, par extension, antiraciste…

Qu’est-ce à dire ?

À l’exemple du retour au droit archaïque des procès en sorcellerie qu’a été le grand procès de Nuremberg (1945-1946), notre droit, spécialement pénal, a cessé d’être rationnel et impartial.

Jusqu’à la loi Pleven du 1er juillet 1972, en France, on était encore jugé en fonction de l’acte commis. Certes, il fallait un « élément intentionnel » – c’est-à-dire la conscience de l’acte, ce qui renvoyait à la seule question « le sujet a-t-il voulu l’acte ? » – criminel.

Désormais, avec les lois Pleven et celles qui s’en sont suivies, la question est de plus en plus « pourquoi a-t-il voulu l’acte ? », c’est à dire le mobile du sujet est-il conforme à la morale ? Cela renvoie, comme dans la morale monothéiste, à l’examen du for intérieur, le droit étant confondu avec la morale, ce dont nous étions libérés depuis le XVIIIe siècle avec Kant ou Beccaria.

Dans la morale chrétienne intime, un acte en soi autorisé, peut devenir un péché si le sujet en son for intérieur est mû par l’un des sept péchés capitaux ; dans la morale égalitariste contemporaine, un acte qui n’est pas en soi un délit peut le devenir si son auteur est mû par une arrière-pensée discriminatoire illicite.

Dans la France post-révolutionnaire, en dehors des crimes de trahison, plus politiques que juridiques, le mobile n’était jamais un élément constitutif du crime ou délit, sauf dans le cas des lois contre les actes anarchistes, en 1894, aussi les a-t-on appelé lois scélérates !

Pouvez-vous nous en donner des exemples concrets ?

Depuis la loi Pleven, le propriétaire d’un appartement est toujours censé demeurer libre de choisir son locataire, mais si son « libre » arbitre a pour ressort intime le refus de louer à un Musulman ou un Tzigane, il commet un délit-péché, un délit peccamineux pour reprendre l'expression issue de la morale chrétienne.

Autre exemple, dans l’état actuel du droit, le mobile discriminatoire est un cas général d’aggravation des crimes et délits.

Aussi est-il formellement plus grave d’incendier une mosquée qu’un supermarché (crime a priori non peccamineux, sauf meilleure inquisition de l’état d’âme de l’auteur).

Mais les Français demeurent dans l’illusion du caractère laïc de l'État, ce que je développe également dans Le Théâtre de Satan.

Pouvez-vous préciser ce point ?

Depuis la loi Pleven, dont les principes ont fini par être généralisés par les lois subséquentes, s’attaquer à quiconque en raison de sa religion est assimilé au « racisme » protéiforme.

Aussi pouvez-vous dire que le communisme rend pervers, mais pas que l’islam ou le judaïsme rend pervers.

J’ai essayé de forlancer les magistrats là-dessus, mais, de nos jours, lorsqu’une juridiction se sent en danger au regard de l’Idéologie, elle répond à côté de la question : le hors sujet, proscrit en fac de droit, devient l’art suprême dans l’exposé des motifs des jugements et arrêts...

Vous avez dit « en danger » ?

Évidemment, les magistrats aussi vivent dans la crainte du système, sous la chape d’un nouvel ordre moral dont la puissance est relayée par tous les organismes politiques, sociaux et médiatiques.

Les libres discriminations, qui étaient le lot de tout-un-chacun, qui relevaient de la licence arbitraire de la personne privée, ont vécu au nom de l’antiracisme passionnel.

Toutes les discriminations naturelles sont devenues légalement punissables ; les discriminations artificielles seules demeurent libres, telles les discriminations par l’argent. (Remarquez que, corrélativement, la provocation à la haine ou à la discrimination de classe n’est pas un délit).

C’est tout cela que je décris et condamne dans Le Théâtre de Satan.

Entre mon entrée au barreau et mon départ, écœuré, j’ai vu sur quatre décennies, dans le silence général, mi-inconscient, mi-lâche, l’inversion de tout notre droit et de ce que les juristes appellent l’ordre public.

Le Théâtre de Satan d’Éric Delcroix, 448 pages, 31 euros, éditions L’Æncre, collection « Politiquement incorrect », dirigée par Philippe Randa.

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