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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:21

Le 16 février 2014

Un politicien – ou une politicienne – est toujours prêt(e) à promettre la lune pour quelques suffrages supplémentaires.

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, avait coutume de répéter Charles Pasqua, ex-ministre de l’Intérieur, ex-mentor de Jacques Chirac, ex-président du conseil général des Hauts-de-Seine, ex-multiple mis en examen… Il avait de quoi s’y connaître, en effet !

Et il est certain qu’on ne prête qu’aux riches et qu’en termes de promesses non tenues, un politicien – ou une politicienne, et ce n’est pas qu’une obligation de parité – est toujours prêt(e) à promettre la lune pour quelques suffrages supplémentaires.

La lune ou… la disparition des SDF, comme à Paris où les candidats Anne Hidalgo (PS), Danielle Simonnet (Parti de gauche), Charles Beigbeder (Divers droite) et Christophe Najdovski (Écologiste) se sont tous engagés « promis, juré, croix de bois, crois-moi » à ce qu’il n’y ait plus aucun SDF dans les rues de Paname d’ici… 2020 ! Soit le terme du futur mandat municipal.

C’est le jour de la Saint-Valentin – celui habituellement réservé aux déclarations amoureuses, assorties de promesses aux chandelles et de cadeaux de dernière minute – qu’Emmaüs et le SAMU social ont présenté leur plan en six points pour sortir de la rue les « 15.000 personnes qui y vivent actuellement » : une vilaine tache dans le bilan de Bertrand Delanoë, maire sortant…

Après l’adhésion des sus-nommés, il y a eu bien sûr celle de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), qui a fait savoir qu’elle aussi soutenait un tel programme. Pensez !

Selon l’AFP, « leur plan vise à proposer un logement à une personne qui vit dehors en moins de 48 heures, mettre en place des parcours d’insertion progressifs pour accéder à l’emploi, assurer un suivi santé, faciliter le recrutement des exclus dans les entreprises, expérimenter et passer d’une logique de dépenses à une logique d’investissements ».

Rien que cette déclaration montre à l’évidence que la date de péremption de la belle promesse de ces futurs « Moi maire, je » sera le 30 mars prochain, soir du second tour des élections municipales…

Qui peut croire à un tel miracle municipal ? Pas le « Collectif Les Morts de la Rue » en tout cas… Son président Christophe Louis a ainsi déclaré à Metronews qu’il « n’y croit absolument pas […] Pour promettre zéro SDF dans une ville aussi attractive que Paris, il faut une politique nationale. Une ville, à elle seule, ne peut pas le faire… », et un autre membre du Collectif de renchérir : « Il y a déjà tellement de gens en attente d’un logement… Cela veut dire qu’ils iront dormir dans la rue pour être logés en 48 h ? »

En décembre 2006, à Charleville-Mézières, un candidat à l’élection présidentielle du nom de Nicolas Sarkozy avait eu cette belle envolée de campagne : « Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid.

Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine.

Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a pas un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société qui s’en trouvera remis en cause. »

Promesse purement démagogique, donc, déjà servie et resservie et, frimas de la saison oblige, hélas toujours aussi mal réchauffée !

http://www.bvoltaire.fr/philipperanda/paris-meme-les-sdf-sont-lenjeu-de-mensonges-electoraux,50815?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=2d3d4be23c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-2d3d4be23c-30403221

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