Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 06:50

Le président Hollande décide d’envoyer 400 militaires de plus en Centrafrique, dont des gendarmes

Le président Hollande a décidé de porter à 2.000 hommes les effectifs de l’opération Sangaris, lancée le 5 décembre en Centrafrique. Ce sont donc 400 militaires français supplémentaires qui rejoindront prochainement Bangui.

Jusqu’à présent, il était considéré que 1.600 militaires étaient suffisants. Encore récemment, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait affirmé qu’il n’était pas question d’envoyer des renforts “dans l’état actuel des choses”.

Cette décision a été prise à l’issue d’un conseil de défense restreint, qui s’est tenu ce 14 février à l’Elysée. Il y a quelques jours, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, devant le risque de partition de la Centrafrique et de génocide, avait appelé la France à renforcer ses effectifs militaires.

“Le Conseil a pris en considération l’appel du Secrétaire Général des Nations unies (…) à une mobilisation de la communauté internationale, ainsi que la décision de l’Union européenne d’engager une opération militaire en Centrafrique”, a fait valoir la présidence française, par voie de communiqué.

“Le président de la République a décidé d’y répondre en portant temporairement à 2000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l’opération militaire de l’Union Européenne dès son déploiement”, y est-il encore expliqué.

L’envoi à Bangui de forces de “police” avait été suggéré par la diplomatie américaine le 11 février. En outre, la question du déploiement de gendarmes français a régulièrement été posée à M. Le Drian, lors de ses différentes auditions devant les commissions parlementaires dédiés aux questions de défense. Le 4 février dernier, il avait ainsi affirmé que cette éventualité était envisagée, mais dans “un second temps”.

Par ailleurs, l’Elysée souligne que la France “appelle la communauté internationale à une solidarité accrue à l’égard de la Centrafrique” et qu’elle demande ainsi au “Conseil de Sécurité des Nations Unies d’accélérer le déploiement d’une opération de maintien de la paix”.

S’agissant de l’Union européenne, Paris souhaite également accélérer le déploiement de la mission EUFOR RCA/Bangui, qui, décidée le 20 janvier dernier, sera commandé par le général français Philippe Pontiès, ainsi que celui de la “Force de gendarmerie européenne”, à laquelle participent la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie. Jusqu’à présent (et sauf erreur), cette dernière éventualité n’avait pas été publiquement évoquée.

Un nouveau directeur technique à la DGSE

Compte tenu de l’importance prise par l’interception des télécommunications, le chiffrement et l’imagerie satellitaire dans le monde du renseignement, le choix du prochain du prochain directeur technique de la Direction générale de sécurité extérieure (DGSE) était particulièrement attendu depuis que Bernard Barbier, qui occupait ce poste jusqu’en janvier, a été recruté par Sogeti.

Finalement, c’est Patrick Pailloux, actuellement directeur de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) qui a été désigné pour succéder à Bernard Barbier. Cette décision, prise sur proposition du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et annoncée à l’issue du Conseil des ministres de ce jour, confirme des informations parues dans la presse il y a quelques semaines. Autrement dit, cette nomination n’est pas une surprise.

Selon Le Monde, M. Pailloux était en concurrence avec un membre de la direction technique de la DGSE, le responsable de la sécurité chez Bull, Philippe Duluc, par ailleurs ex-numéro 2 de la DT, et un haut cadre d’Orange.

Ingénieur général des mines, polytechnicien, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des télécommunications, Patrick Pailloux; 48 ans, avait été nommé à la tête de l’ANSSI en juillet 2009.

La mission de cette agence est d’assurer un service de veille, de détection, d’alerte et de réaction aux attaques informatiques, notamment celles concernant les systèmes de l’État. Auparavant, et après un passage chez France Telecom, il avait désigné chef du département des systèmes d’information et de télécommunications au ministère de la défense de 1995 à 2003, puis conseiller auprès du secrétaire général de la défense nationale avant de devenir le patron de la direction centrale de la sécurité des systèmes d’information.

Avec plus de 2.000 employé et un budget correpondant, la direction technique est la plus importante des 5 directions de la DGSE.

Source : Zone Militaire http://www.opex360.com/

Partager cet article

Repost 0

commentaires