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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 10:33

Réflexion sur la mainmise politico-idéologique réussie sur le Front National par son

véritable conducteur, Florian PHILIPPOT

Par Bernard ANTONY

« Nous sommes aujourd’hui un parti clairement gaulliste » a déclaré, en décembre 2013, au Figaro le vice-président du Front National Florian Philippot qui a magistralement réussi une entreprise dans laquelle Bruno Mégret avait échoué.

Moyennant quoi, il proclame, sans être contredit publiquement par les autres pseudo-dirigeants de ce parti, un ancrage historico-idéologique non seulement passéiste mais profondément regrettable.

Monsieur Philippot fait fi de la vérité historique notamment par une position objectivement occultationniste et donc négationniste de l’immense crime gaulliste d’un très volontaire « laissez faire » face au crime génocidaire perpétré en Algérie en 1962 contre la communauté des français musulmans fidèles à la France et notamment contre les harkis ; face aussi aux crimes contre l’humanité, massacres, tortures et enlèvements dont des milliers de nos compatriotes pieds-noirs furent victimes pour la seule raison d’appartenance au peuple français.

Les dirigeants de l’Institut du Pays Libre, dans la continuité de leurs maîtres et amis, grands hommes de la seconde guerre mondiale et de la Résistance tels que Jean-Baptiste Biaggi, Jean-Jacques Plat, Albert Chambon et tant d’autres, reconnaissent que le général De Gaulle de la France Libre a eu un rôle éminent et à bien des égards admirables quoique terni par des actes très regrettables.

Mais ils ne sauraient suivre Florian Philippot lorsqu’il évoque « le projet du général De Gaulle pour la France », celui donc du retour au pouvoir en 1958, avec les mots « d’indépendance nationale », de « grandeur » et de « pacte social affirmé ».

Encore une fois comment peut-on parler de « grandeur » alors que le général De Gaulle a sciemment, au mépris de toute morale et sans aucune contrainte, abandonné l’Algérie dans les pires conditions d’une cynique non assistance à communautés françaises en danger de génocide ?

Comment peut-on parler « d’indépendance nationale » alors que toute autre solution d’avenir, à la fois humaine et politiquement réaliste, et dans l’intérêt commun des peuples de France et d’Algérie, eut pu permettre de conserver à la France une large part de son indépendance énergétique et de maintenir aussi les bases militaires stratégiques qui nous font tant défaut aujourd’hui ?

Comment peut-on parler de « pacte social affirmé » alors qu’avec Edgar Faure notre enseignement fut livré à la gabegie et à la dictature marxiste, qu’avec Egdar Pisani fut planifiée la destruction eurocratique de notre agriculture, qu’avec André Malraux et ses « maisons de la culture » fut abandonnée la culture à la gauche, et que, tout au long des années au pouvoir du général De Gaulle, se renforça la main-mise du syndicalisme révolutionnaire sur les entreprises nationales et les administrations ?

La solution politique française en 2014 ne passe pas plus par une étiquette gaulliste que par une étiquette pétainiste ou par les vieilles idées jacobines de Mr Philippot !

Les responsables de l’Institut du Pays Libre éprouvent beaucoup de compassion pour les dirigeants et responsables du Front National, surtout pour ceux se proclamant si proches des drames des Pieds-Noirs, qui, avec à peine peut être quelque embarras de déglutition, doivent avaler la couleuvre gaullolâtrique de Florian Philippot.

Bernard Antony

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Mon billet d’humeur…

Par José CASTANO

Qu’ajouter de plus à cette perspicace réflexion de Bernard Antony ?

Qui mieux que cet ancien cadre et député européen du Front National, actuel président de l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne (AGRIF) pouvait analyser avec une telle objectivité la nouvelle orientation politique de ce Mouvement ?

Qui aurait pu imaginer que le FN « new look » de Marine Le pen aurait fait d’un gaulliste pur et dur le numéro deux d’un parti politique, jadis, emblématiquement adversaire de de Gaulle ?

Mais il est vrai cependant que sitôt investie à la tête du FN, Marine Le pen n’hésita pas à se réclamer du « grand homme » de Colombey, allant jusqu’à réaliser une véritable captation d’héritage sous l’œil médusé ou incrédule de bon nombre de militants représentant la « vieille garde » antigaulliste.

Aujourd’hui, au grand dam de certains, à la grande satisfaction d’autres, le catéchisme gaullien est de notoriété au QG de Nanterre. On recrute à tour de bras les « déçus » de l’UMP, du PS et autres spéculateurs arrivistes et on écarte sans le moindre ménagement les « nostalgiques de l’Algérie française » et ceux considérés désormais comme « trop radicaux »... autant de voix qui rejoignent au fil des scrutins locaux et nationaux la longue cohorte des abstentionnistes.

Et pour réussir le holdup parfait, on pousse vers la sortie les « anciens » –cadres ou simples militants- dont la loyauté ne s’est jamais démentie, pour nommer en lieu et place de « jeunes loups » représentant la « jeune vague bleu marine » sans le moindre charisme… mais redoutablement assoiffés d’ambition et de pouvoir.

C’est ainsi que dans l’Hérault, pour exemple, tous les anciens ayant fait les beaux jours du FN 34 ont quitté, désabusés, le Mouvement en voyant émerger une faune de jeunes arrivistes, opportunistes et courtisans aux « dents longues » qui n’ont de cesse de tirer vanité de « leurs bonnes relations » en se parant grossièrement des plumes du paon.

Ces roturiers, inguérissables de ne point s’extraire de leur petitesse, ont ce besoin primitif qu’ont les âmes désemparées, de réduire par tous les moyens ceux qui leur portent ombrage en les empêchant d’accéder à cette reconnaissance dont ils rêvent tant : Un statut social avec les lueurs pâles des feux de la rampe que leur permettrait d’obtenir un mandat électoral… C’est que, quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l’ambition !...

Bonaparte, Premier Consul, soutenait que le crime le plus grave en politique était d’avoir des ambitions plus grandes que ses capacités…

Dans la 9ème circonscription de l’Hérault où, candidat FN investi, j’ai connu lors des dernières élections législatives, la délation, la démagogie et la trahison de mes « camarades » frontistes -notamment à Lunel, Mauguio et La Grande Motte- les prétendants au trône ont fait de ces localités leur laboratoire expérimental. En ces lieux, le FN a préféré investir dans des crétins et des thuriféraires de niveau antédiluvien plutôt que dans des maréchaux d’empire sur quoi se dressent les belles aventures…

Ces courtisans dans l’âme, quémandeurs et carriéristes sans talent auxquels des petits malins ont donné un os à ronger qu’ils ne lâcheront pour rien au monde, ferment la marche d’un long répertoire de marionnettes qui remplissent les cases d’un damier sur lequel évoluent sans le moindre scrupule ces nouveaux intrigants. Ils incarnent à merveille cette race de prétendants au trône sans valeur, sans envergure, sans talent, sans charisme… Ils sont comme une velléité de pensée, un fœtus avorté de pensée, un borborygme de pensée préférant, au débat public (dont ils sont inaptes), le soliloque du miroir.

Campagne électorale aidant, ils s’actualisent au jour le jour comme la méduse au ras du flot. Ils vivotent dans l’éventuel, dans l’irréel, dégagés de tout acte supérieur à tout objet, à tout concept même. Ils surnagent dans l’attente… dans l’attente d’une pensée, dans l’attente de la vie, dans l’attente d’une promotion usurpée… d’un succès improbable, dans l’attente de se voir, une seule fois, face à face avec leur néant et leur mauvaise odeur d’âme.

Ces arrogants qui piétinent pour mieux se hisser, sont maîtres dans l’art de louer. Un lilliputien s’il sait se rabaisser assez, les bras chargés de lauriers, et se grandir assez pour piétiner dans les éliminatoires, se retrouve vite au premier rang du défilé sur le trottoir du 14 Juillet.

A Mauguio, Lunel et La Grande Motte, ils ne sauraient y parader…

José CASTANO

mailto : joseph.castano0508@orange.fr

« Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n’en avez pas, c’est que vous n’avez rien fait » (Georges Clemenceau)

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