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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 07:07

Profanation de la Madeleine : pas un délit pour le président de l’Assemblée nationale

Le 20 01 2014

Une lectrice (merci A. G. !) vient de recevoir une réponse de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale.

Notre lectrice lui avait écrit pour dénoncer l’ignoble provocation/profanation d’une Femen en l’église de la Madeleine à Paris.

Voici sa réponse.

Madame, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Claude Bartolone, a bien reçu votre courrier dans lequel vous évoquez le comportement d’une militante « femen ».

Après en avoir pris connaissance et pris note de vos remarques, il m’a chargé de vous informer, qu’au regard de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des églises de l’État, le blasphème que vous évoquez n’y est pas mentionné comme un délit.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées. Mathias Ott, chef de Cabinet

La réponse montre deux choses : la carence du droit français en matière de protection de la sensibilité des chrétiens ; la désinvolture et l’insensibilité du président de l’Assemblée nationale envers ces mêmes chrétiens.

En effet, le droit français ne connaît pas le délit de « blasphème » ou de « sacrilège ».

Le délit de « profanation » est entré récemment en droit français, mais uniquement pour ce qui concerne les tombes.

La loi de 1905 ne réprime que ceux « qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices ».

L’exhibition de seins nus en public est, en principe, réprimée (article 222-32 du code pénal), mais l’application de la loi est de plus en plus laxiste en raison du nombre incalculable d’occasions, dans la publicité, en couverture de journaux, à la télévision, au cinéma, sur les plages… où sont exhibés des seins nus.

Certes, le « trouble » et/ou « l’outrage » pourraient être retenus par un tribunal dans l’affaire de la Madeleine, mais, sans être juriste, je vois bien que la marge de manœuvre juridique est très étroite…

Quant à Claude Bartolone, la sécheresse de sa courte réponse et l’absence d’un début d’expression de regret personnel sur le « comportement d’une militante » ou d’un mot de compassion pour ceux qui en ont été blessés, en dit très long sur les sentiments qu’il nourrit envers les chrétiens…

Cela ne devrait pas, tout au contraire, nous dispenser de signer et de faire signer notre pétition au Premier Ministre pour la dissolution des Femen et l’expulsion de sa meneuse !

- See more at: http://www.christianophobie.fr/breves/profanation-de-la-madeleine-pas-un-delit-pour-le-president-de-lassemblee-nationale#sthash.0xRdRuUz.dpuf

Profanation de la Madeleine : pas un délit pour le président de l’Assemblée nationale

Le 20 01 2014 Avec 1 Commentaires

Une lectrice (merci A. G. !) vient de recevoir une réponse de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale. Notre lectrice lui avait écrit pour dénoncer l’ignoble provocation/profanation d’uneFemen en l’église de la Madeleine à Paris. Voici sa réponse.

Madame, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Claude Bartolone, a bien reçu votre courrier dans lequel vous évoquez le comportement d’une militante « femen ». Après en avoir pris connaissance et pris note de vos remarques, il m’a chargé de vous informer, qu’au regard de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des églises de l’État, le blasphème que vous évoquez n’y est pas mentionné comme un délit. Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées. Mathias Ott, chef de Cabinet

La réponse montre deux choses : la carence du droit français en matière de protection de la sensibilité des chrétiens ; la désinvolture et l’insensibilité du président de l’Assemblée nationale envers ces mêmes chrétiens. En effet, le droit français ne connaît pas le délit de « blasphème » ou de « sacrilège ». Le délit de « profanation » est entré récemment en droit français, mais uniquement pour ce qui concerne les tombes. La loi de 1905 ne réprime que ceux « qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices ». L’exhibition de seins nus en public est, en principe, réprimée (article 222-32 du code pénal), mais l’application de la loi est de plus en plus laxiste en raison du nombre incalculable d’occasions, dans la publicité, en couverture de journaux, à la télévision, au cinéma, sur les plages… où sont exhibés des seins nus. Certes, le « trouble » et/ou « l’outrage » pourraient être retenus par un tribunal dans l’affaire de la Madeleine, mais, sans être juriste, je vois bien que la marge de manœuvre juridique est très étroite… Quant à Claude Bartolone, la sécheresse de sa courte réponse et l’absence d’un début d’expression de regret personnel sur le « comportement d’une militante » ou d’un mot de compassion pour ceux qui en ont été blessés, en dit très long sur les sentiments qu’il nourrit envers les chrétiens… Cela ne devrait pas, tout au contraire, nous dispenser de signer et de faire signer notre pétition au Premier Ministre pour la dissolution des Femen et l’expulsion de sa meneuse !

Profanation de la Madeleine : pas un délit pour le président de l’Assemblée nationale

Le 20 01 2014 Avec 1 Commentaires

Une lectrice (merci A. G. !) vient de recevoir une réponse de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale. Notre lectrice lui avait écrit pour dénoncer l’ignoble provocation/profanation d’une Femen en l’église de la Madeleine à Paris. Voici sa réponse.

Madame, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Claude Bartolone, a bien reçu votre courrier dans lequel vous évoquez le comportement d’une militante « femen ». Après en avoir pris connaissance et pris note de vos remarques, il m’a chargé de vous informer, qu’au regard de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des églises de l’État, le blasphème que vous évoquez n’y est pas mentionné comme un délit. Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées. Mathias Ott, chef de Cabinet

La réponse montre deux choses : la carence du droit français en matière de protection de la sensibilité des chrétiens ; la désinvolture et l’insensibilité du président de l’Assemblée nationale envers ces mêmes chrétiens. En effet, le droit français ne connaît pas le délit de « blasphème » ou de « sacrilège ». Le délit de « profanation » est entré récemment en droit français, mais uniquement pour ce qui concerne les tombes. La loi de 1905 ne réprime que ceux « qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices ». L’exhibition de seins nus en public est, en principe, réprimée (article 222-32 du code pénal), mais l’application de la loi est de plus en plus laxiste en raison du nombre incalculable d’occasions, dans la publicité, en couverture de journaux, à la télévision, au cinéma, sur les plages… où sont exhibés des seins nus. Certes, le « trouble » et/ou « l’outrage » pourraient être retenus par un tribunal dans l’affaire de la Madeleine, mais, sans être juriste, je vois bien que la marge de manœuvre juridique est très étroite… Quant à Claude Bartolone, la sécheresse de sa courte réponse et l’absence d’un début d’expression de regret personnel sur le « comportement d’une militante » ou d’un mot de compassion pour ceux qui en ont été blessés, en dit très long sur les sentiments qu’il nourrit envers les chrétiens… Cela ne devrait pas, tout au contraire, nous dispenser de signer et de faire signer notre pétition au Premier Ministre pour la dissolution des Femen et l’expulsion de sa meneuse !

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Le 20 01 2014 Avec 1 Commentaires

Une lectrice (merci A. G. !) vient de recevoir une réponse de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale. Notre lectrice lui avait écrit pour dénoncer l’ignoble provocation/profanation d’uneFemen en l’église de la Madeleine à Paris. Voici sa réponse.

Madame, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Claude Bartolone, a bien reçu votre courrier dans lequel vous évoquez le comportement d’une militante « femen ». Après en avoir pris connaissance et pris note de vos remarques, il m’a chargé de vous informer, qu’au regard de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des églises de l’État, le blasphème que vous évoquez n’y est pas mentionné comme un délit. Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées. Mathias Ott, chef de Cabinet

La réponse montre deux choses : la carence du droit français en matière de protection de la sensibilité des chrétiens ; la désinvolture et l’insensibilité du président de l’Assemblée nationale envers ces mêmes chrétiens. En effet, le droit français ne connaît pas le délit de « blasphème » ou de « sacrilège ». Le délit de « profanation » est entré récemment en droit français, mais uniquement pour ce qui concerne les tombes. La loi de 1905 ne réprime que ceux « qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices ». L’exhibition de seins nus en public est, en principe, réprimée (article 222-32 du code pénal), mais l’application de la loi est de plus en plus laxiste en raison du nombre incalculable d’occasions, dans la publicité, en couverture de journaux, à la télévision, au cinéma, sur les plages… où sont exhibés des seins nus. Certes, le « trouble » et/ou « l’outrage » pourraient être retenus par un tribunal dans l’affaire de la Madeleine, mais, sans être juriste, je vois bien que la marge de manœuvre juridique est très étroite… Quant à Claude Bartolone, la sécheresse de sa courte réponse et l’absence d’un début d’expression de regret personnel sur le « comportement d’une militante » ou d’un mot de compassion pour ceux qui en ont été blessés, en dit très long sur les sentiments qu’il nourrit envers les chrétiens… Cela ne devrait pas, tout au contraire, nous dispenser de signer et de faire signer notre pétition au Premier Ministre pour la dissolution des Femen et l’expulsion de sa meneuse !

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