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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 08:48

POINT DE VUE !

Libéralisme ou protectionnisme ? Le temps des choix

Publié par : Antoine Billot 2 janvier 2014

Le temps n’est pas au beau fixe, loin s’en faut. Le chômage et la précarité augmentent et pourtant nos hommes politiques se renvoient toujours la responsabilité de la crise comme des enfants dans une cour de récréation : « ce n’est pas moi, c’est lui. »

Mais passons, car pour analyser les causes de l’échec de la mondialisation, il faut sortir de la politique et remonter plus loin dans le temps.

Un temps où François Mitterrand était président de la République, dans les années 1980.

À cette époque, un débat de société avait opposé deux lignes bien distinctes : celle des pro-européens et celle des anti-européens.

À droite, la ligne pro-européenne était conduite par Alain Madelin.

Les lignes qui étaient opposées étaient celles de Philippe de Villiers, Charles Pasqua et Philippe Séguin.

On se souvient tous de sa fameuse citation sur l’Europe : « la droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste : l’Europe. »

À gauche, le débat n’était pas moins acharné qu’à droite.

Les deux lignes qui s’opposaient étaient celle de Jean Pierre Chevènement et les communistes à celle de Jacques Delors – un des pères fondateurs de l’Union Européenne. François Mitterrand, quant à lui, était contre le projet de l’Union européenne et supportait la ligne de Jean Pierre Chevènement.

Mais finalement, il dut s’incliner devant Jacques Delors, et c’est la ligne pro-européenne qui remporta la partie.

Les conséquences pour les entreprises furent lourdes et ne tardèrent pas à créer des obstacles pour leur développement et leur compétitivité.

Le premier problème qui fut posé fut leur rôle dans la production. Aujourd’hui, elles ne sont plus le moteur de la production nationale parce qu’elles doivent faire face à la concurrence des autres pays.

Outre cela, le coût du travail est très élevé en France raison des charges sociales qui sont favorables aux salariés mais défavorables pour l’investissement. Le second problème fut la financiarisation des entreprises.

Actuellement, elles se financent par les marchés financiers – la Bourse est un marché financier parmi d’autres mais on en entend beaucoup parler parce qu’il est très important. Mais le poids de la finance est tellement important qu’elles ne peuvent plus réserver aux salariés la part qui leur est due pour leur pouvoir d’achat.

Le troisième problème fut le rôle de l’État. Aujourd’hui, il ne peut plus intervenir pour sauver une entreprise en difficulté – hormis si celui-ci en est l’actionnaire – parce que tout se joue à Bruxelles.

Et la politique libérale féroce menée par Bruxelles amène nos hommes politiques à la laisser tomber.

De même, il ne peut pas mettre en place de protectionnisme pour protéger les emplois de la concurrence illégale qui vient des pays émergents, toujours en raison de ce même libéralisme déshumanisé.

Et pourtant, Dieu sait que trop de protectionnisme peut avoir un effet pervers sur les entreprises.

En conclusion, si nous connaissons les effets néfastes d’un interventionnisme trop fort – l’exemple de l’ex-URSS en est le meilleur – nous constatons aussi que le libéralisme (ou libre-échangisme) à outrance fait plus de mal que de bien.

À partir de là, la question est de savoir quel système s’impose pour pallier à nos difficultés et contrer les effets d’une mondialisation dévastatrice…

Par Antoine Billot

Étudiant en Histoire en deuxième année à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers. J’aimerais être archiviste.

Je m’intéresse aussi à la Politique, au Droit, à la Science et à l’Économie. J’ai fais du scoutisme et viens de terminer ma dernière année aux routiers.

Je suis aussi rédacteur sur le site journalistique : www.nouvelles - voix.fr

Commentaires

Anthony La Rocca

2 janvier 2014 at 21 h 16 min

Je suis également sur la même ligne. Le drame est là lorsque l’État est vidé de ses fonctions régaliennes essentielles: faire et imposer la loi ; faire la guerre ; battre monnaie ; accorder des grâces ; gérer ses frontières.

Au sein du marché international, le protectionnisme , ou la « Promotion des exportation par la protection contre l’importation » selon l’économiste américain Krugman, peut permettre de développer un secteur son industrie en dehors de la concurrence internationale. Les véhicules japonais ont tiré leur épingle du jeu grâce à ce principe dans les années 80-90.

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Source et publication: http://www.lebreviairedespatriotes.fr/02/01/2014/economie/liberalisme-ou-protectionnisme-le-temps-des-choix/

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