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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:35

Ecrit le 24 jan 2014 à 2:58 par Athanase Ducayla dans Poing de vue

Jour de Colère : la primauté du bien commun contre le «famillisme»

Monsieur de La Dévèze a encore frappé ; et d’une verve imprécatoire, il a condamné, théologie à l’appui, le fameux Jour De Colère, avec cette tonalité romantique malheureusement encore très présente dans nos milieux catholiques, où l’esprit bourgeois a gangréné la notion de sacrifice, faisant de tout homme un veau, un veau content d’aller à l’abattoir.

Non, l’homme n’est pas un veau, et son sacrifice ne doit pas être stupide : il doit être fort, en tant qu’affirmation de la force d’être, et doit révéler la violence dans sa totalité, c’est-à-dire le mal.

· Fini de jouer

La LMPT, c’est fini. Nous avions déjà appelé la LMPT à changer ses méthodes, à évoluer vers plus de force, rien que par le choix de la musique : c’était le minimum.

Mais ils n’ont rien écouté : ils continuent la mascarade de supermarché, la rebellocratie professionnelle. Il faut bien des dissidents édulcorés pour faire croire que nous sommes encore en démocratie.

Les Français doivent comprendre que ce n’est pas un jeu, et qu’il s’agit là d’un combat très sérieux, à savoir la sauvegarde de ce qui est contre ce qui n’est pas, contre ce qui viole en permanence la réalité : à savoir, la République et l’abus de commerce.

La République viole tout, y compris la véritable démocratie, qui s’enracine dans le régime corporatif. Le régime corporatif est l’association libre et spontanée sous la forme de corps, dans lesquels on trouvera des situations sociales différentes, au sein de corps d’états organisés. Les corps d’état organisés sont les ensembles de personnes partageant le même domaine professionnel.

· Une focalisation exclusive sur la famille est une erreur, et même un dérivé de jansénisme qui empêche le véritable combat pour le bien commun

Certes la famille est un point central, puisqu’elle est le dernier rempart maintenant détruit contre le libre-échange intégral, dont rêvent tous les pacifistes très sanguinaires qui tiennent le pouvoir dans leurs mains, tout en oubliant qu’ils l’ont, et en omettant quelles responsabilités et quelle humilité cela impose.

Mais pourquoi Maxime de La Dévèze ne voit-il pas que d’en rester à sauvegarder la famille sans attaquer les causes de cette destruction, est la plus pure des imbécilités ?

La franc-maçonnerie et les réseaux du même genre ne se limitent pas à vouloir détruire la famille : leur rêve, c’est le gouvernement mondial, l’accomplissement du libéralisme (des)intégral, et la destruction de la famille n’en est qu’une étape.

Le grand programme, c’est d’assurer le maximum de circulation, le libre-échange (des)intégral, afin que quelques-uns puissent spéculer à outrance sur tout.

« La famille est le temple de l’alliance. Là est le combat. Tout le reste est impur, indigne : délaissons-le à César. »

Voilà une absurdité ! La famille serait-elle la seule chose à préserver ? Mais de quoi vit la famille ? D’une économie saine, d’une société saine et son salut ne dépend pas directement de la Grâce ! Cet espèce de dérivé du jansénisme, cette sorte de personnalisme, ou devrait-on dire « famillisme » politique est inconscient, parce qu’en réalité, rien n’appartient à César.

Tout ce qui relève de ce qui est appartient à Dieu, et tout ceci est confié à l’homme dans le but d’assurer le bien commun. Notre corps ne nous appartient pas, il nous est confié et doit être tenu pour un bien propre au service du bien commun.

Nous devons faire fructifier ce que nous tenons pour nos biens propres, ce qui nous a été donné, dans le but d’assurer le bien commun. Ce qui appartient à César dans la réponse de Jésus, c’est ce qui est artificiellement créé, ce sont les conséquences du Péché Originel, et cela ne doit pas être pris comme un principe politique, sous peine de tomber dans le jansénisme, dans le personnalisme ou le dérivé « familliste ».

Maxime de La Dévèze oublie que le bien commun est premier.

Tandis qu’il continue de grenouiller dans ce combat pour la famille, sans voir qu’il faut tirer bien au-delà, puisqu’il s’agit d’attaquer le mal à sa racine, il s’enferme dans une vision « familliste » du catholicisme, refusant toujours l’usage de la force contre la violence, et se contentant de préserver le dernier bastion qu’est la famille sans vouloir éradiquer complètement la pensée qui viole la loi naturelle dans sa totalité.

Il oublie aussi que ce sont bien des personnes qui orchestrent ce viol, et qu’il faudra bien un jour mettre ces individus hors d’état de nuire, d’une façon ou d’une autre. Il ne faut pas se contenter de parer les coups, mais il faut aussi partir à l’assaut.

C’est bien depuis qu’on a adopté des principes aussi mous, conduisant à l’égoïsme, que la France ne cesse de se dégrader.

· Sur la légitimité de la colère

La colère n’est pas un péché mais une passion, et cette passion est parfaitement légitime si elle sert un bien.

Ce n’est pas pécher que de se mettre en colère contre ce qui dégrade les êtres, contre cette vieille salope qu’est la République, qui ne cesse de violer la réalité et sur laquelle tout le monde passe.

Bientôt ce sera d’ailleurs le tour du gros fascinus (on dit phallos en grec, mais le terme latin montre bien la source du fascisme) Manuel Valls, dressé et gonflé de sang, prêt à pénétrer la Babylone républicaine, qui n’a strictement rien à voir avec la France, mais qui est l’arrangement nécessaire à une libération des marchés et à l’enrichissement de certaines élites, conduisant ainsi la France à devenir un hôtel, comme s’en enorgueillit Monsieur Attali.

· Conclusion et perspectives

Le Jour De Colère pourrait avoir un objectif plus clair, comme la restauration du régime corporatif par exemple, ce qui signerait l’arrêt de mort de la République jacobine produite par la Révolution, mais il est vraisemblablement trop tôt pour pouvoir espérer une telle chose : voyons le Jour De Colère comme une sorte de première étape nécessaire, celle de l’union nationale et de la mise en évidence des racines du mal qui ronge la société française, puisque pour la première fois, c’est peuple de France qui se retrouvera spontanément dans la rue contre un régime, et non plus seulement une frange de la population.

Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/24-01-2014/jour-de-colere-la-primaute-du-bien-commun-contre-le-famillisme

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