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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 10:19

Le 7 janvier 2014

L’affaire Dieudonné prend décidément toute la place dans l’actualité, « pain bénit » pour le gouvernement : c’est la nouvelle affaire Taubira ?

Entretien avec Renaud Camus

Notre seul salut est d’établir ce qui est français et ce qui ne l’est pas !

Renaud Camus

Ecrivain

Fondateur du NON

J’avoue que je m’y intéresse peu et que j’aurais bien aimé n’avoir pas à m’en occuper du tout.

C’est tout de même horriblement significatif du niveau du débat dans notre pays.

Le président de la République dialogue par médias à peine interposés avec une collégienne diaboliquement demeurée, qui ridiculise sa fonction et la dignité de la France, et les principaux ministres paraissent n’avoir pas de souci plus pressant qu’un humoriste diaboliquement médiocre, dont tout l’humour prétendu est dans l’idiote transgression, cet hommage des obsédés aux puissances qu’ils prétendent nier.

On peut toujours être plus grossier, on peut toujours être plus bas, il y aura toujours un public pour applaudir au record. Mais il s’agit de la France.

Alain Finkielkraut et Christian Combaz ont tout à fait raison quand ils dénoncent le règne des humoristes et des Guignols.

Le rapporteur public du tribunal administratif de Besançon a conclu, mardi 7 janvier, au rejet des requêtes déposées par la famille de Leonarda Dibrani en vue d’obtenir un titre de séjour en France. Une bonne chose ?

Oui, bien sûr, une bonne chose en soi. Mais ce n’est pas fini et surtout, pendant ce temps, combien de milliers de familles Dibrani ou pis encore s’installent-elles dans notre pays, réclamant et obtenant ces fameuses « prestations » que les Dibrani apprécient tant et qui nous valent, de leur part, des certificats répétés de meilleurs imbéciles à duper d’Europe — encore meilleurs que les Italiens, c’est dire !

Un arrêt du tribunal administratif de Paris, se référant à la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, interdit depuis le 1er janvier le tintement du clocher du village de Boissettes.

Une nouvelle atteinte aux racines de France ?

Bien entendu. La laïcité est le cheval de Troie de la conquête musulmane, ce qui est tout de même un comble, si l’on y songe. Quant à l’égalité, et pour en rester à Troie, elle est notre belle Hélène, dont Eschyle disait, dansAgamemnon : « Elle a détruit les murailles, détruit les vaisseaux, détruit les hommes. »

Égalité et laïcité sont les deux ennemies de l’intérieur, pour la Cité. Si on leur laisse libre cours, elles ne laisseront rien subsister de la nation.

La laïcité, telle qu’elle est entendue désormais, n’est d’ailleurs qu’une variante de l’égalité.

Chaque fois que par un geste rare de résistance on refuse quelque chose aux musulmans, l’égalité et la laïcité, d’une seule voix, exigent que ce soit aussi refusé aux chrétiens et aux juifs, même si les premiers, au moins, en jouissaient depuis quinze siècles.

À ce jeu, l’islam gagne toujours : gagne quand il gagne et gagne encore quand il perd, parce que doit reculer d’autant ce qu’il s’apprête à remplacer, et qu’il remplace déjà si largement. Si l’on ne veut pas d’appels du muezzin, faudra-t-il faire taire les cloches ? Si l’on ne veut pas de minarets, faudra-t-il détruire nos clochers ?

Aucune nation, aucun peuple, nulle civilisation ne peuvent survivre si elles se plient de façon suicidaire à la règle aberrante qu’il y a égalité, en leur sein, entre ce qui constitue leur essence et ce qui la sape : entre l’ami et l’ennemi, entre l’indigène et le conquérant, entre le remplacé et le remplaçant, entre le citoyen et le non-citoyen, ou tout simplement entre soi et pas soi.

À quoi bien sûr remplacistes et métissolâtres répliquent que la nation n’a pas d’essence, qu’elle est ce qu’on veut qu’elle soit, une expression géographique, un hôtel, un coup de tampon.

Je tiens pour ma part que la seule planche de salut est d’établir une charte de ce qui est français et de ce qui ne l’est pas (comme pour la langue) et de refuser farouchement toute égalité entre ceci et cela : entre les cloches et les muezzins, entre les églises et les mosquées, entre les cheveux au vent et les foulards islamiques, entre les visages et les boîtes à lettres.

http://www.bvoltaire.fr/renaudcamus/notre-seul-salut-est-detablir-ce-qui-est-francais-et-ce-qui-ne-lest-pas,46727?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e70755a516-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e70755a516-30403221

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