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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:11

Calais > Actualité politique

François Dubout publie « sa philosophie »

PUBLIÉ LE 23/12/2013

Par Nord Littoral

| UN LIVRE EN PRÉAMBULE DE SA CAMPAGNE POUR LES MUNICIPALES |

François Dubout, candidat aux élections municipales, distribue un livre où il parle de lui, de son parcours politique, et des autres. Un exercice de style jubilatoire, et irritant.
"Je n'ai qu'une philosophie, être acceptée comme je suis", chante Amel Bent. François Dubout, aussi, se pique de philosopher dans "Calais passionnément...", un ouvrage qu'il distribue gratuitement, pour l'instant à des lecteurs choisis pour leur influence ; « mais il y aura un second tirage » promet l'auteur.
« Calais Passionnément » commence en biographie et s'achève en déclaration d'intention politique, « philosophique » préfère François Dubout. Le livre prend la forme d'un entretien avec le journaliste Philippe Garcia, fin connaisseur de la politique. On y retrouve toutes les facettes de François Dubout : drôle, capable d'émouvoir, brillant causeur, une mine d'anecdotes, un sens de la formule imparable, de l'érudition. Mais Dubout a aussi des côtés sombres, irritants.
Tout en témoignant de la compassion pour les migrants, il ne peut s'empêcher d'associer immigration et insécurité. Comme si c'était aussi simple.
On ne cautionne pas, non plus, ses propos sur le Channel qui est pour lui « une verrue architecturale » et qu'il veut « voir disparaître pour mettre à la place un centre de développement culturel d'agglomération » qu'il « créera dès le lendemain de son élection ». François Dubout n'aime pas Francis Peduzzi, le directeur de la scène nationale. Il semble que ce soit réciproque. Seulement, Dubout utilise sa rancoeur envers Peduzzi pour caricaturer le travail du Channel, et sa vision mériterait d'être ajustée.
On préfère nettement François Dubout parlant de son personnage de Nénesse, qu'on ne présente plus à Calais et qui l'a emmené jusqu'en Belgique et au Canada.
Il consacre évidemment de beaux paragraphes à André Balle, alias Tit Louis de Peuplingues, le second mari de sa mère que François Dubout appelle toujours « mon père. »
Clemenceau pour modèle
Pour Dubout, c'est sûr, « c'était mieux avant ». Un côté vieille France, qui n'a pas peur d'être rance, qu'il revendique.
Il jure même « que cette forme de vie belle et réjouissante, ça a existé, et ça peut revenir. » D'où son engagement en politique qu'il évoque à la page 77 : « J'ai été élevé au milieu de gens exemplaires, qui cultivaient un amour profond pour la France et la Nation, qui savaient définir et expliquer les raisons et le sens de l'engagement. Gaullistes ils étaient, gaulliste je serai ! Et c'est à eux, pour eux, en mémoire de leur sens du sacrifice et pour reprendre le glaive et le drapeau, que j'ai fait le serment de m'engager si un jour je sentais que la situation du pays l'exigeait. » À l'évidence, ce jour est venu plusieurs fois. François Dubout y revient en détail, ne cachant rien de ses virages : « Moi, je n'ai jamais varié dans mes convictions », jure-t-il, « c'est l'échiquier politique qui a bougé. » Il cite « son modèle », Clemenceau : « A l'extrême-gauche au début, à l'extrême droite à la fin : pourtant, lui n'
a jamais varié ! »

De son passage remarqué au Front National, Dubout n'évoque que son amitié, toujours d'actualité, avec Carl Lang : « Ah ! » dit François Dubout, « si je ne m'étais pas retiré des municipales de 2008, je serais encore conseiller régional et je serais sur le point de remporter la mairie avec le Front. Je me suis retiré pour battre Jacky Hénin. J'ai été exclu, mais les militants du FN m'adoraient.

Ils voulaient que je sois leur chef, mais ça ne plaisait pas à la clique de Marine le Pen. » François Dubout revient, sans étiquette pour les municipales, avec Alexandre Van Kerkhove avec qui il pose au dos de son bouquin, que l'auteur définit au même endroit comme « une série d'analyses et d'idées novatrices pour faire de notre ville, Calais, un laboratoire d'application de la philosophie gaulliste comme modèle d'organisation économique et sociale. »

Le lecteur sera juge.
Grégory FAUCQU
EZ


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