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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:27

Classement Pisa : l’éducation française en chute libre ...

L’échec du monopole public et du statut des enseignants

Le rapport Pisa mesure périodiquement le niveau des connaissances des élèves dans différents pays.

La France se classe au 25ème rang sur 65. En dépit d’un effort financier très lourd, la médiocrité des résultats tient à la structure du monopole public et aussi au statut de la fonction publique dont bénéficient les enseignants.

La dernière enquête Pisa fait, une nouvelle fois, dégringoler la France dans le classement.

Elle se situe au 25e rang (sur 65) pour les mathématiques et au 26e rang pour la culture scientifique.

Ces résultats ont provoqué de nombreuses réactions de la part des responsables politiques et des médias, mais en a-t-on vraiment tiré les leçons - ?

Pour l’IREF, l’enquête PISA montre très bien qu’un bon système éducatif ne correspond pas à de grandes dépenses d’argent public et que, contrairement à la croyance habituelle, l’Etat n’est pas le mieux placé pour combattre les inégalités.

De la même façon, on pourrait sérieusement se poser la question – taboue en France – de la qualité de nos enseignants.

Ce n’est pas une question d’argent, ni de service public

La France est en tête pour les dépenses en faveur de l’Education.

Avec 130 Mds d’euros (7 % du PIB), notre pays dépense tous les ans 30 Mds d’euros de plus que l’Allemagne, qui se trouve dans les classements Pisa parmi les dix premiers.

La France consacre 2.2 points de son PIB de plus que le Japon (4.8 % du PIB), qui se classe lui-même dans les cinq premiers !

De plus, tout cet argent public, qui a donné naissance à une armée de fonctionnaires (plus d’1 million de personnes), n’a pas contribué à l’amélioration des résultats des élèves, ni à l’amélioration des conditions de l’enseignement pour donner aux élèves la chance de réussir.

La distribution sans compter de l’argent public, l’étatisation du système scolaire et l’endoctrinement idéologique ont sclérosé l’école française et l’ont rendu presqu’impossible à réformer aujourd’hui.

Dans une Etude consacrée à la réforme du système scolaire suédois, l’IREF a montré qu’à partir du moment où l’école suédoise s’était ouverte à la liberté et à la concurrence, grâce aux chèques éducation, les résultats des élèves s’étaient améliorés et les inégalités scolaires baissaient rapidement.

Une autre Etude, encore plus récente, réalisée par notre Institut, a comparé le degré de liberté du système scolaire et les résultats des élèves et a prouvé que plus l’école était autonome, meilleurs étaient les résultats des élèves.

Dans le classement Pisa, le Singapore, Hong Kong et les Pays-Bas se situent respectivement à la 2ème, 3ème, et 8ème place.

Ce sont aussi les pays dont le système scolaire est le plus libre donc le plus concurrentiel.

Ne faudrait-il pas évaluer les enseignants aussi ?

En Suède et aux Pays-Bas, les enseignants n’ont pas le statut de fonctionnaire.

Ce sont des employés de droit privé, embauchés – et licenciés – par les directeurs des écoles, qui bénéficient eux-mêmes d’une véritable autonomie et d’un budget propre.

On peut donc choisir pour son école les meilleurs enseignants. De plus, un bon enseignant va souvent de pair avec un bon élève.

C’est en tout cas ce que montre le résultat du Rapport publié en septembre par l’Académie américaine des Sciences qui prouve que les élèves (primaire et collège) sont plus performants s’ils ont un bon professeur.

Non pas parce que l’Etat dépenserait plus ou parce qu’ils seraient moins nombreux par classe.

Mais ce genre de rapport conduit à des mesures qui constitueraient une véritable révolution en France : qui oserait supprimer le statut de la fonction publique ?

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