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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 10:11

TRIBUNE LIBRE ET POINT DE VUE !

PRESSE: INFORMATION OU PROPAGANDE

Les journalistes à la solde du Front National ?

Hervé Montbard

le 08/12/2013

Les représentants du Front National sont l'objet, la plupart du temps, de la part des journalistes, d'un traitement particulier. Je regardais le 2 décembre l'émission de Ruth El Krief sur BFM Tv où elle accueillait Marine Le Pen. J'écoutais le lendemain matin sur Europe 1 l'interview de Marion Maréchal-Le Pen. Et cela m'a renvoyé aux prestations antérieures sur les autres médias des porte-paroles du Fn ou du Rbm (Florian Philippot, Louis Aliot, Gilbert Collard). Pour vérifier cette façon de faire, j'ai suivi, ces dernières semaines, le plus régulièrement possible les émissions politiques.

L'attitude des journalistes à l'égard des représentants de ce parti est très particulière. Sans prendre en compte les pièges qui se veulent habiles, il s'agit pour ces gens de presse non pas d'informer sur le projet politique, économique et social de la personnalité invitée, mais de montrer à la France qu'ils sont des opposants intransigeants, des moralistes, des donneurs de leçons, des petits futés qui traquent les contradictions et vont arriver à avoir leur moment de gloire en confondant les interviewés qu'ils veulent présenter comme étant peu recommandables. Le monde médiatique a trouvé un moyen de mettre en exergue sa bonne conscience. Ces journalistes se comportent en militants.

On accuse les gens de presse d'être "copains comme cochon" avec les politiques, mais ils pensent trouver avec les gens du RBM un échantillon, un faire-valoir qui permet de montrer à la société française qu'ils savent être désagréables, arrogants, pénibles, partiaux et assurément libres. Cela leur permet parfois d'être grossiers, balourds et impolis. Ils imaginent que cela les rend populaires.

Cet acharnement médiatique, ce traitement particulier est non seulement choquant pour l'auditeur qui veut s'informer et qui assiste à cette tentative de mise à mort, mais il est – le savent-ils seulement -que cela sert surtout la cause qu'ils prétendent combattre. Je n'ose évidemment pas imaginer que c'est en fait cela qu'ils recherchent.

Les représentants du Front national sont maintenant bien rodés et se préparent à recevoir les coups les plus tordus. S'ils étaient traités "normalement" on pourrait peut-être voir apparaître des faiblesses idéologiques, économiques, et les lacunes des personnages.

On ne peut qu'être surpris de constater qu'une jeune femme de 22 ans telle Marion Maréchal-Le Pen mette en difficulté un vieux routier qui a depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite comme Jean-Pierre El Kabbach, lequel est obligé de changer de sujet quand son interlocutrice le désarçonne. J'ai encore en mémoire certaines prestations de journalistes plus professionnels et moins militants tels Michel Field sur LCI où le spectateur n'a pas la sensation d'être convié à une corrida.

Ailleurs le toréador n'est jamais l'intervieweur.

Depuis plusieurs années, depuis que le président fondateur du Fn n'est plus présent pour jouer le jeu auquel il a convié des décennies durant la gent médiatique, nos amis journalistes n'ont pas changé de méthode.

Et cela ne peut que permettre à Marine Le Pen et ses amis, de surfer sur cette vague de victimisation sans cesse entretenue par des commentateurs inconséquents.

Source et publication: http://metamag.fr/metamag-1712-PRESSE--INFORMATION-OU-PROPAGANDE-Les-journalistes-a-la-solde-du-Front-National--.html

PRESSE: INFORMATION OU PROPAGANDE

Les journalistes à la solde du Front National ?

Les représentants du Front National sont l'objet, la plupart du temps, de la part des journalistes, d'un traitement particulier. Je regardais le 2 décembre l'émission de Ruth El Krief sur BFM Tv où elle accueillait Marine Le Pen. J'écoutais le lendemain matin sur Europe 1 l'interview de Marion Maréchal-Le Pen. Et cela m'a renvoyé aux prestations antérieures sur les autres médias des porte-paroles du Fn ou du Rbm (Florian Philippot, Louis Aliot, Gilbert Collard). Pour vérifier cette façon de faire, j'ai suivi, ces dernières semaines, le plus régulièrement possible les émissions politiques.

L'attitude des journalistes à l'égard des représentants de ce parti est très particulière. Sans prendre en compte les pièges qui se veulent habiles, il s'agit pour ces gens de presse non pas d'informer sur le projet politique, économique et social de la personnalité invitée, mais de montrer à la France qu'ils sont des opposants intransigeants, des moralistes, des donneurs de leçons, des petits futés qui traquent les contradictions et vont arriver à avoir leur moment de gloire en confondant les interviewés qu'ils veulent présenter comme étant peu recommandables. Le monde médiatique a trouvé un moyen de mettre en exergue sa bonne conscience. Ces journalistes se comportent en militants.

On accuse les gens de presse d'être "copains comme cochon" avec les politiques, mais ils pensent trouver avec les gens du RBM un échantillon, un faire-valoir qui permet de montrer à la société française qu'ils savent être désagréables, arrogants, pénibles, partiaux et assurément libres. Cela leur permet parfois d'être grossiers, balourds et impolis. Ils imaginent que cela les rend populaires.

Cet acharnement médiatique, ce traitement particulier est non seulement choquant pour l'auditeur qui veut s'informer et qui assiste à cette tentative de mise à mort, mais il est – le savent-ils seulement -que cela sert surtout la cause qu'ils prétendent combattre. Je n'ose évidemment pas imaginer que c'est en fait cela qu'ils recherchent.

Les représentants du Front national sont maintenant bien rodés et se préparent à recevoir les coups les plus tordus. S'ils étaient traités "normalement" on pourrait peut-être voir apparaître des faiblesses idéologiques, économiques, et les lacunes des personnages. On ne peut qu'être surpris de constater qu'une jeune femme de 22 ans telle Marion Maréchal-Le Pen mette en difficulté un vieux routier qui a depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite comme Jean-Pierre El Kabbach, lequel est obligé de changer de sujet quand son interlocutrice le désarçonne. J'ai encore en mémoire certaines prestations de journalistes plus professionnels et moins militants tels Michel Field sur LCI où le spectateur n'a pas la sensation d'être convié à une corrida. Ailleurs le toréador n'est jamais l'intervieweur.

Depuis plusieurs années, depuis que le président fondateur du Fn n'est plus présent pour jouer le jeu auquel il a convié des décennies durant la gent médiatique, nos amis journalistes n'ont pas changé de méthode. Et cela ne peut que permettre à Marine Le Pen et ses amis, de surfer sur cette vague de victimisation sans cesse entretenue par des commentateurs inconséquents.

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