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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:52

RMB : des candidats qui n'ont rien à voir avec la droite nationale

Lundi 09/12/2013

Enquête menée par Valeurs Actuelles.

D’origine immigrée, homosexuel, sioniste, syndicaliste, transfuges du PC, du PS ou de l’UMP, ils se présentent sous l’étiquette du Rassemblement bleu marine aux municipales de mars.

Rencontres.

Mungo Shematsi Le réfugié congolais

Ce réfugié politique d’origine congolaise de 56 ans, qui a voté communiste, milité à la Licra et adhéré au Parti socialiste, est un « déçu de la gauche ».

En 2006, lors d’une réunion du PS, il s’inquiète des déficits et critique les fonctionnaires. « Une enseignante m’a alors lancé desinsultes racistes, se souvient Mungo Shematsi. J’ai déchiré ma carte. » Séduit par « le discours d’ouverture de Marine Le Pen » et « son amour de la France », il s’inscrit au FN en 2011. « J’ai été étonné par la gentillesse des militants qui m’ont encouragé », note-t-il. À part « des réserves sur la sortie de l’euro », ce professeur d’économie en BTS adhère au discours frontiste, veut « limiter l’immigration de façon drastique » et dénonce « le racket fiscal de l’État ».

Opposé au mariage gay, il se dit « révolté par les coups portés à la famille depuis cinquante ans ». Aujourd’hui, il est tête de liste à Saint-Martin-d’Hères (Isère). « Certains électeurs ont encore peur de voter FN, concède-t-il, mais quand ils voient un candidat noir, ils déculpabilisent. »

Jean-François Belmondo Le neveu homo de “Bébel”

Fils du producteur de cinéma Alain Belmondo — le frère de l’illustre Jean-Paul —, ce pharmacien quinquagénaire fut “conquis” à 15 ans par les discours de Jean-Marie Le Pen.

Il est numéro deux sur la liste frontiste dans le IIIe arrondissement de Paris, qui comprend le Marais, le quartier gay de la capitale. Homosexuel revendiqué, Jean-François Belmondo assure que « cette communauté est devenue très ouverte au FN ».

Il se dit cependant opposé au “mariage pour tous”, trouvant l’expression « choquante envers les croyants ».

Passionné par l’histoire et la monarchie, il accuse l’“UMPS” de détruire la nation. « Il ne faut surtout pas parler de Charles Martel arrêtant les Arabes à Poitiers, ça risquerait de froisser les musulmans ! », raille-t-il.

Selon lui, « la France a perdu son indépendance à cause de l’Union européenne, qui décide 90 % de nos lois et veut imposer son idéologie mondialiste ». Le neveu de “Bébel” dénonce aussi « les provocations des femmes en burqa » et « les Roms qui volent les commerçants ». Selon lui, enfin, « le FN est le seul parti qui propose une baisse des impôts de 20 % ».

Quant à son célèbre patronyme : « Si mon nom peut servir le Front, ce sera avec plaisir. »

Michel Thooris Le policier sioniste

Ce policier de 33 ans, adhérent au syndicat de gauche SNPT avant de fonder France Police, a longtemps compté parmi les fidèles de Philippe de Villiers.

En 2005, il réclamait l’intervention de l’armée lors des émeutes en banlieue. Deux ans plus tard, Michel Thooris refusera de rallier Sarkozy et quittera le MPF.

Proche de Louis Aliot, celui qui se dit « ardent défenseur d’Israël »a accompagné le numéro deux du FN en visite dans l’État hébreu, en novembre 2011.

Se définissant comme « juif selon la loi juive », élevé dans le christianisme, il s’inquiète de « la montée de l’islam radical et de l’antisémitisme en France ».

Nommé conseiller sécurité de Marine Le Pen en 2012, il s’est présenté aux législatives dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, pour « montrer aux Franco-Israéliens que le FN a évolué ».

Aujourd’hui, cet ami de Gilbert Collard est le candidat du Rassemblement bleu marine (RBM) à Carros (Alpes-Maritimes).

Il promet de lutter contre la dette, l’insécurité et la création abusive de logements sociaux.

Fabien Engelmann Le cégétiste antifiscalité

Cet ouvrier territorial a milité à Lutte ouvrière entre 2001 et 2008, puis au NPA en 2009. « Sidéré » par la candidature d’une femme voilée, il quitte le parti d’Olivier Besancenot et rejoint Marine Le Pen, « une femme gauloise au sacré culot ».

Sa candidature aux cantonales de 2011 lui vaudra son exclusion de la CGT. « J’ai ouvert les yeux sur l’immigration et sur l’islam », explique Fabien Engelmann, qui est tête de liste à Hayange (Moselle). Pour lui, « la préférence étrangère est une injustice scandaleuse. À voir la politique du PS, qui trahit les classes populaires, Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe ». À l’en croire, « le vote FN n’est plus un vote de contestation mais un vote d’adhésion. » Dans sa ville, l’ex-syndicaliste pointe le matraquage fiscal et « l’escroquerie à la charité » sur la question des Roms. « Ici, l’affaire Leonarda a fait rire tout le monde, relève-t-il.

Et Hollande qui se met à genoux devant cette gamine… » Dans la ville, « il n’y a même plus de boucheries françaises dans le centre, mais deux boucheries halal » !

Daniel Gest L’ex-apparatchik PS

Il a fait la campagne de Mitterrand en 1981, fut secrétaire de section du Parti socialiste, avant d’être élu deux fois conseiller municipal.

Aujourd’hui, cet ancien fonctionnaire de 62 ans est le candidat du FN à Outreau (Pas-de-Calais). « J’ai vraiment honte d’avoir milité pour ce parti d’incapables et ces clowns du gouvernement », gronde Daniel Gest, qui a claqué la porte du PS à la fin des années quatre-vingt, « écoeuré » par le scandale du sang contaminé : « Je n’ai pas trahi les socialistes, ce sont eux qui m’ont trahi. »

À ses yeux, « le Front national est le seul parti de gauche, le seul parti qui défend les ouvriers ».

Encarté en 2008, convaincu par le discours de Florian Philippot, il se dit pessimiste : « Je ne vois pas Hollande finir son mandat en raison d’une crise sociale majeure. On est assis sur une poudrière. » Ses pires ennemis ? « Les élus PS, ces magouilleurs, qui vivent comme des princes dans leurs palais. J’espère qu’ils se prendront une sacrée dérouillée. »

Affolé notamment par la dette, son « programme est simple : économies, économies, économies ! » Dans son salon, il a remplacé le portrait de Mitterrand par celui de Marine Le Pen.

Marie-Anne Baudoui-Maurel L’orpheline de Sarkozy

L’ex-présidente départementale de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy est la candidate du Rassemblement bleu marine à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). « Déçue par la guerre des chefs à l’UMP » et par l’ouverture à gauche de l’ancien président, cette conseillère municipale, encartée au RPR puis à l’UMP depuis 1993, dit avoir « préféré l’original à la copie ».

À 55 ans, Marie-Anne Baudoui-Maurel entend « combattre le politiquement correct » et « le clientélisme outrancier » de ses adversaires, celui « des Verts, qui veulent faire monter les enchères, des communistes au ras des pâquerettes, qui vont essayer d’éviter la “tondeuse à gazon”, des socialistes, qui se cherchent un leader afin d’éviter une deuxième défaite d’affilée et celui de la droite molle, qui a honte de dire son nom pour ratisser large ».

Elle a reçu le renfort d’un ex-secrétaire départemental de l’UMP et celui d’un ancien militant PS, responsable local du mouvement d’Arnaud Montebourg, avec qui cette dentiste forme désormais un couple en politique comme à la ville.

Sofiane Ghoubali Le beur anti-immigration

À 18 ans, il glisse dans l’urne son premier bulletin Jean-Marie Le Pen, lors de la présidentielle de 2002.

Depuis, il a toujours voté FN.

Cet aide-soignant de 29 ans, encarté l’année dernière, est le candidat du RBM à Annonay (Ardèche). S’il se dit « fier de ses origines algériennes », Sofiane Ghoubali se considère comme « français avant tout ».

En fait, « ce sont l’UMP et le PS qui se servent des Français d’origine maghrébine comme faire-valoir », accuse-t-il, affirmant que le Front national fut « parmi les premiers à présenter des candidats d’origine immigrée ».

Novice en politique, ce musulman né en France, dont les parents votent à gauche, jure qu’il n’est pas là « pour faire le buzz » et que « le FN n’est ni raciste ni islamophobe ». Opposé à l’immigration massive et favorable à la « préférence nationale », il « appelle tous les Français d’origine étrangère à venir rejoindre le FN ».

José Evrard L’ancien chef communiste

« Je viens d’une famille de résistants, mon grand-oncle a été fusillé à la citadelle d’Arras en 1944 et mon père était mineur », déclare cet ancien militant communiste et membre du bureau national des élus PC, qui a quitté le Parti en 2001, en froid avec la mairie de Billy-Montigny (Pas-de-Calais).

José Evrard, adhérent au FN depuis septembre, y est le candidat du Rassemblement bleu marine, « pour dédiaboliser le parti ». « Georges Marchais l’avait déjà dit : il faut arrêter l’immigration et produire français avec des travailleurs français », rappelle ce partisan du « patriotisme économique » cher à Arnaud Montebourg.

Or, « le PC est toujours sous transfusion sanguine du PS », poursuit-il, dénonçant « ces crapules de Mellick, Kucheida et Dallongeville et leur système mafieux de copinage ».

« Les gens en ont ras le bol, confesse-t-il.Ils ne supportent plus la trahison de la gauche. Hollande et Sarko, c’est pas mieux, c’est la même politique ordonnée par Bruxelles. »

source : valeurs actuelles

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commentaires

Florian 17/01/2014 18:46

Trouver des conférences de ré-informations sur la Franc-Maçonnerie, le Droit du sang, la culture de mort, les méfaits du Gaullisme, ainsi que divers entretiens avec des nationalistes sur : http://florianrouanet.wordpress.com/