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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 14:06

INTERNATIONAL Une campagne dénonce "le massacre" des Blancs.

Les chiffres ne le confirment pas.

Un nuage de ballons rouges s’envole dans le ciel ensoleillé de Pretoria, devant le siège du gouvernement sud-africain.

Baptisé "Octobre Rouge", l’événement n’a rien à voir avec un rassemblement communiste ou le roman d’espionnage de l’Américain Tom Clancy.

Les quelques centaines de personnes rassemblées hier dans plusieurs villes d’Afrique du Sud sont venues, souvent en famille, pour protester contre ce qu’elles qualifient d’"oppression" et de "massacre" des Sud-Africains blancs.

A leur tête, des chanteurs afrikaners populaires, Steve Hofmeyr et Sunette Bridges, qui enchaînent photos-souvenirs et autographes.

Dans le défilé, sur fond de musique en afrikaans, flottent les anciens drapeaux d’Afrique du Sud et des républiques boers et s’affichent quelques tenues militaires, des symboles fortement associés à l’extrême droite.

Violence raciale

Pour les manifestants, la population blanche est victime d’une violence dirigée contre elle en raison de sa couleur de peau. "Stop au génocide blanc" , clame une pancarte, illustration de l’angoisse qui a saisi les anciens maîtres du pays depuis l’avènement de la démocratie.

"Je suis ici pour mes enfants. Notre culture est menacée" , lance Tina Vermeer, une mère de famille vêtue d’un t-shirt rouge, qui peine à s’exprimer en anglais.

"L’Afrique du Sud d’aujourd’hui, c’est l’apartheid à l’envers" , ajoute-t-elle.

Pour elle, comme pour toutes les personnes présentes, le Black Economic Empowerment, cette forme de discrimination positive à l’emploi pour corriger les inégalités du passé, est perçu comme une injustice.

Les quatre millions de Blancs sud-africains représentent un peu moins de 8 % de la population du pays. Statistiquement, ils ne sont pas à plaindre.

Un ménage blanc gagne en moyenne six fois plus qu’une famille noire.

Malgré les politiques mises en place, les Sud-Africains blancs continuent d’avoir un meilleur accès à l’éducation et à l’emploi.

Le chômage touche plus de 25 % de la population noire, contre environ 5 % chez les Blancs. Les postes à responsabilité sont toujours détenus à près de 80 % par des Blancs.

La population noire est aussi la première victime de la criminalité. Selon les statistiques de la police, plus de 85 % des victimes de meurtres sont noires et moins de 2 % blanches. " Peut-être souffrent-ils aussi de la violence , reconnaît Sunette Bridges. Mais ils ne sont pas abattus par des Blancs.

Pourquoi alors les Noirs viennent-ils nous tuer alors que nous les laissons en paix ?"

La peur ne s’explique pas avec des statistiques. Les meurtres, souvent très violents, de fermiers blancs choquent.

Et la crainte d’être le prochain Zimbabwe, d’où les anciens colons ont été expulsés de leurs propriétés, reste ancrée. Elle a été ravivée par les récentes provocations de Julius Malema, ancien leader des Jeunes de l’ANC (le parti au pouvoir), appelant à une nationalisation sans compensation des terres et des mines.

La campagne "Red October", si elle a attiré pas mal d’attention, n’a reçu que relativement peu de soutien.

A Pretoria, la manifestation a rassemblé moins de 400 personnes.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup parmi les Sud-Africains blancs, ont tenu à se distancer des propos tenus par le mouvement.

Et Trevor Noah, un célèbre humoriste sud-africain qui se délecte souvent des contradictions de l’Afrique du Sud post-apartheid, affirme sur son compte Twitter : "En tant que Sud-Africains, nous devrions protester contre TOUTE forme de crime et de corruption.

Ces problèmes nous touchent TOUS de manière égale.

http://www.lalibre.be/actu/international/en-afrique-du-sud-les-fermiers-blancs-ont-peur-5257738f3570d36e85e2a693

ET AUSSI

Orania. La ville blanche d'Afrique du Sud

Orania est une petite ville Sud Africaine de 1.700 habitants dans laquelle ne vivent uniquement que des afrikaners, c'est-à-dire des Sud-Africains blancs d'origine européenne (néerlandaise, française, allemande) et qui ne parlent que l'afrikaans (langue dérivée du néerlandais).

Cette communauté de propriétaires terriens s'est installée ici au début des années 1990, suite à la libération de Nelson Mandela et à la fin du régime d'apartheid. Ils ont aujourd'hui un hôpital, une école mais aussi leur propre drapeau et une monnaie locale spécifique.

Les habitants d'Orania justifient leur choix de vivre en communauté par le souhait de défendre la culture afrikaners ainsi qu'une volonté d'auto-détermination de leur peuple. Cependant, ne souhaitant pas être apparentés à un refuge raciste, les citoyens d'Orania souhaitent plutôt se se rapprocher de modèles communautaires comme les kibboutz (en Israël) et les
Amish.

Ces résidents justifient aussi leur choix de s'établir à Orania par l'insécurité qui sévit en Afrique du Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/orania-la-ville-blanche-d-afrique-du-sud-26-04-2013-2084392.php

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