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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 11:27

Ecrit le 29 déc 2013 à 0:15 par Maxime de La Devèze dans Poing de vue

À ceux qui doutent…

…de l’efficacité de la mobilisation contre le mariage homo en général et de la Manif pour Tous en particulier.

Le pouvoir avait gagné la première manche législative, contorsionnant nos institutions, influençant les votes par ses réseaux occultes, dressant le chapiteau du cirque médiatique pour nous faire « changer de civilisation ».

La loi est votée et promulguée. Les « unions » homosexuelles sont « célébrées » en mairie.

Les manifs roses bonbons des « bisounours » ont échoué lamentablement. Aussi faut-il enterrer ce mouvement de perdants dans les poubelles de l’histoire.

Ce pouvoir cynique nous présente comme sa victoire politique ce qui est une défaite institutionnelle. La réalité qui trouble le système partisan et les conventions idéologiques est que la Manif pour Tous a gagné la deuxième manche.

Pourquoi ? Car le pouvoir disposait de 6 mois et pas un jour de plus pour prendre les ordonnances et décrets d’applications qui organisent la mise en œuvre d’une loi promulguée et son insertion dans le corpus législatif et règlementaire. Cela n’a pas été fait. Aujourd’hui le gouvernement est forclos, hors délai. Il est trop tard.

Ce délai dépassé, la constitution impose un autre vote parlementaire. Il faudra repasser au Parlement pour réformer les dizaines de codes, de textes et de règlements qui régissent le droit de la famille.

Certes, cette revanche n’est qu’un sursis. Mais le sujet est renvoyé aux calendes grecques.

De fait, le « mariage homosexuel » est pour le moment en quarantaine dans un vide juridique, une zone de non droit, non régulée.

Restons mobilisés et ces « mariages » homosexuels resteront dans le domaine du symbolique, de l’épiphénomène, de la provocation institutionnelle.

Un hochet pour la bonne conscience bobo, une sale farce, sorte de brimade géante à l’égard du vieux fonds catholique de la France.

L’opinion l’a compris : selon le sondage BVA du 28 décembre 2013, le rejet de la loi Taubira a augmenté depuis le 26 mai 2013.

BRAVO à vous, les centaines de milliers de manifestants anonymes et paisibles, les comités d’accueil, les volontaires de la Manif pour Tous, les Veilleurs, les Sentinelles, les mères veilleuses, les « Hommen », les Salopards, les Mariannes et les autres.

Le travail de terrain inlassable, quotidien, pacifique, des militants, des sympathisants et celui de tous a payé.
BRAVO car devant la puissance de ce mouvement, son calme et son organisation le pouvoir a préféré enterrer honteusement sa piteuse réforme qui touche à l’essence même de nos vies de familles. Vies de familles déjà bien amochées par la crise et les difficultés du quotidie
n.

Cette victoire est humble, discrète, à la mesure de ce mouvement « trop bien élevé » et « trop catho ».

Cette victoire ne triomphe pas, ne fait pas la une des JT ni de la presse people. Comment en serait-il autrement de la part de ceux dont une majorité croit en un Dieu qui a envoyé son Fils dans le dénuement et la simplicité de la crèche ?

Mais cette victoire est bien réelle. La contre-offensive de la Manif pour Tous a donné un coup d’arrêt à un processus législatif et réglementaire d’ordinaire implacable.

Le pouvoir s’est raccroché aux symboles, a sauvé son orgueil en promulguant cette loi inique, dans un ultime mépris dominateur envers les manifestants.

Alors que les grincheux se réjouissent, que les douteux se motivent, ne boudons pas notre plaisir, ne nous laissons pas voler une première victoire. Les efforts ont commencé à donner des fruits.

Cette loi débile a jeté la lumière sur une autre réalité bien plus grave, celle du désastre du mariage « républicain », incapable de protéger les enfants, de maintenir unies les familles, ni de préserver les liens entre parents et enfants.

Les promoteurs du « mariage pour tous » haïssent la famille et les liens du sang pour les mêmes raisons qu’ils haïssent la nation française.

Cette France qui s’est levée pacifiquement hier pour défendre ses familles pourrait bien demain se lever en armes si la nation était menacée dans son existence.

Au fond du cœur de chacun des opposants à la loi Taubira doit s’ancrer une fierté : Ils ont eu leur revanche et brillamment remporté la deuxième manche dans la rue.

Ils ne laisseront plus faire.

Ils contesteront la politique familiale de ce gouvernement et des précédents. Ils défendront leurs familles.

Et plus encore s’il le fallait.

Après cette revanche, en 2014, sans aucun doute, la belle sera très belle…

ET AUSSI

Ecrit le 28 déc 2013 à 22:16 par Athanase Ducayla dans Poing de vue

Pour en finir avec la collaboration…

… Et ceux qui par pacifisme refusent la résistance réelle et corporelle et finissent par collaborer, sans parfois s’en rendre compte (1).

Réponse à Maxime de La Devèze.

Il semblerait que La Manif pour Tous, ou du moins l’un de ses fidèles soutiens, se décide enfin à se poser des questions quant à la raison de la concurrence dont elle fait l’objet.

Monsieur de La Devèze reproche à l’agitation des blogs réactionnaires de ne rien produire du tout en termes de mobilisation insurrectionnelle concrète.

C’est vrai, mais ne voit-il pas que toute cette nébuleuse est en train de former ses lecteurs ?

Ne voit-il pas que cette nébuleuse révèle la véritable nature du régime républicain, qui saigne la France depuis 1791 (2) ?

Pour l’instant, les Français sont domptés par l’intérêt personnel, la menace fiscale, la menace policière, mais combien de temps cela tiendra-t-il ?

L’explosion est inéluctable, et le régime le sait très bien, aussi abat-il son dernier jeu.

À voir Manuel Valls hausser son menton comme un guignol mussoliniesque, on ne doute plus de son fascisme (= fascination du pouvoir) et on ne serait pas étonné qu’il fasse tirer dans la foule, afin de sauver sa Putain-République avec qui il continue d’entretenir ce qui s’apparente à une véritable passion.

Telle Salomé demandant à Hérode, contre une belle danse, la tête de saint Jean-Baptiste, la République continuera d’exiger le sang français (le carnage républicain est surtout spirituel, mais l’histoire a montré qu’il est aussi corporel) pour maintenir son idéologie, en échange du désir du pouvoir et du fric tous les deux rassasiés.

Il est temps de montrer que la force n’est pas la violence, et que nous n’avons d’autre choix que d’exercer petit à petit la force contre la violence de l’État républicain.

Nous sommes excédés par cette espèce de morale bourgeoise (morale absolument pas catholique mais en vérité pharisienne) qui maintient des valeurs par principes, sans les faire se conforter au réel. Cette morale bourgeoise qui interdit l’usage de la force est la plus grande hypocrisie contemporaine.

La véritable morale est en accord avec la réalité, c’est-à-dire ce qui est. Elle est, en somme, le respect de l’être.

Or, il se trouve que le régime Républicain ne fait que violer la réalité depuis sa création, notamment par la suppression du régime corporatif, régime qui permettait depuis le XIIe siècle d’assurer la sécurité et la dignité du travail, et non pas d’être asservi aux caprices de la « main invisible » du capitalisme.

De plus, c’est bien la République qui légalisa l’avortement, autrement dit le plus grand crime organisé de l’Histoire, c’est bien la République qui est sur le point de légaliser l’euthanasie…

Faudra-t-il attendre le IVe Reich pour enfin réagir ? Et ce coup de poing Godwin est parfaitement justifié, comme je le démontrais déjà par le passé.

Contre le fascisme républicain, la royauté !

En vérité, l’insurrection est morale, elle est même une nécessité absolue. Mais pas n’importe comment.

La République gouverne mal mais se défend bien, comme le disait Anatole France, aussi faut-il procéder petit à petit, en exerçant des épreuves de force, plus ou moins actives, mais de plus en plus conséquentes.

S’en tenir à de la musique de supermarché et faire la fête, si cela était nécessaire au début (on peut en douter mais passons…), ne l’est plus maintenant, et cela est même idiot, car le combat est ainsi banalisé et rendu cool, alors que les enjeux sont extrêmement graves. Il est sûr que l’armée finira par prendre les choses en main, et nous comptons ouvertement sur elle, parce qu’il faudra un gouvernement fort pour procéder aux réformes nécessaires en pleine guerre civile.

En attendant, Marine Le Pen ? Pourquoi pas, ce sera toujours mieux que l’UMPS, mais Marine Le Pen reste républicaine.

« Le professionnalisme avec lequel ont été organisées ces manifestations a fait l’unanimité. Dans un questionnaire auprès de 40 000 participants, la bonne tenue des cortèges et de l’organisation ont été plébiscités à 95%. »

Voilà une formule digne d’un prospectus du Club Med, et dont l’insouciance est scandaleuse ! Sommes-nous là pour nous amuser ?

Sommes-nous là pour le bon plaisir de chacun ? Il faudrait bien que les gens comprennent que nos ancêtres n’ont pas gagné leurs batailles sans pertes, sans coups et sans blessures.

Nous ne revendiquons pas un combat passionnel (la passion a suffisamment détruit l’Occident, comme le démontre brillamment Denis de Rougemont dans L’amour et l’Occident) et héroïque mais efficace.

Quelle leçon tirer du fait que trois fois un million de personnes dans la rue soient moins efficaces que 30 000 Bonnets rouges qui exercent une force légitime contre l’État ?

La leçon qu’il faut tirer de cela, c’est que l’usage de la force est nécessaire. La force n’est pas la violence. La force, c’est la lumière dissipant les ténèbres en se contentant d’être. La force c’est le refus de se faire désintégrer, de se laisser violenter par la Gueuse avec son bonnet de nuit rouge.

Comment faut-il faire comprendre cela à la bande de démocrates-chrétiens bourgeois qui s’occupe de LMPT ?

« N’imaginons pas une seconde que la mort d’un vieillard ou d’un enfant en bas âge aurait eu quelque effet sur la cause.

Bien au contraire, les organisateurs en auraient supporté l’entière responsabilité politique et judiciaire. Et cela aurait définitivement donné raison au sinistre Valls et son préfet Boucault qui n’ont eu de cesse d’alerter les braves gens sur les menaces qui planaient sur leur intégrité physique en participant à une « Manif pour Tous ». »

La mort d’un militant ne doit pas être un principe recherché, cela serait criminel, mais cela fait tout simplement partie des risques. Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, lorsque nous n’étions pas encore émasculés, les morts dans les manifestations étaient monnaie courante.

Sommes-nous devenus des couards ?

Bien sûr, tout le monde a peur de mourir, tout le monde a une famille, mais le bien commun n’est-il pas une cause supérieure ? C’est la guerre, et c’est la République qui a commencé. Le responsable d’un tel accident lié à ce cas de légitime défense du bien commun serait alors le régime républicain, et non pas LMPT.

Ne tombons pas dans ce que René Girard appelle l’Antéchrist, c’est-à-dire dans la condamnation de toute force de l’être (autrement dit intégrité) comme une violence.

La République n’est pas, elle est une idéologie, et c’est pourquoi elle est par nature violente, et c’est pourquoi elle doit être détruite, pour revenir à une politique naturelle : une véritable « corpologie », la société organique, autrement dit le royalisme.

Le royalisme, c’est le pouvoir donné en accord avec le corps de chacun et de chaque groupe : les libertés en bas, l’autorité en haut comme le professait Charles Maurras.

Le royalisme est antifasciste, parce qu’il empêche le désir du pouvoir que cause le régime électif.

Contre le fascisme républicain, la royauté !

1. Le 4 septembre 1971, l’abolition de la royauté, qui prend la forme d’une monarchie constitutionnelle.
2. Cf. le travail de Simon Epstein sur le pacifisme et la collaboration pendant la Deuxième Guerre mondial
e.

Source : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/28-12-2013/pour-en-finir-avec-la-collaboration

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